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Blog de Jean-Claude Grosse

Ivresse

24 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours

Ivresse
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Ivresse est sculptée dans du châtaignier. Ce châtaignier a été déraciné par une tempête en 2004. Le sculpteur, Michel Gloaguen, a débité l'arbre en 2010, sculpté Ivresse puis mis le feu à l'œuvre lors d’une cérémonie pyrénéenne traditionnelle : la grilladerie (grillades, vins bus au pourou et rires) à Coudaruque, dans le Val d’Azun, en août 2010. Avant destruction de la sculpture, sur intervention d’amis soucieux de conserver L’Ivresse, arrêt de la mise à feu et à mort. Long travail de nettoyage au chiffon pour enlever le noir de fumée. Ponçage et peaufinage à la cire d'abeille.

Ivresse est la dernière œuvre d’une série de 10 pièces Intimités réalisées par Michel Gloaguen (idée et bois) et Françoise Gourvès (verre). Un an de travail pour évoquer l’union entre deux corps, leurs positions possibles (69, 96, fellation, jouissance, extase, symbiose 1 et 2, abandon), leurs états d’âme, leurs émotions. Grande retenue dans ces œuvres élégantes, raffinées, délicates mais aussi puissance latente des pulsions sexuelles, des élans passionnés qui nous envahissent parfois, nous mettent hors de nous. C’est la marque de l’amour. Certaines amours ne durent qu'un jour. D'autres durent jour après jour jusqu'à ce que ça fasse toujours.

La série a été exposée à la galerie L'if à Elne, en septembre 2010. La galerie L'if, dirigée par Odette Traby (décédée depuis) fut un lieu remarquable d'expositions, de rencontres poétiques animées par Les Authentiques Cabochards avec Gilbert Desclaux, Michel Gloaguen, Michel Gorsse et bien d'autres.

Michel Bories dit Pof, inventeur du Pof Art, fut bien sûr défendu, exposé par Odette Traby.

Vernissage le 3 septembre 2010. Annie et moi avons décidé d'acheter Ivresse. La sculpture, osée, correspondait à notre état du moment. Je revenais du bocal agité au Baïkal. J'avais rencontré la sirène Baïkala. Tourmente affective. Tourment sexuel et amoureux. Nous étions très proches à ce moment-là. Et cela dura jusqu'à là où ça prend fin.  Annie prit sa retraite le 17 septembre 2010. Entre le 17 septembre et le 18 octobre, elle s'occupa de réinstaller et réaménager la maison. Je n'ai rien changé depuis son départ, je vis dans sa maison, son univers. Le 18 octobre, elle se plaignit de violentes douleurs dorsales. Le 29 octobre, je l'amenais aux urgences. Le 29 novembre, elle s'en allait.
 

La série est reproduite (avec l'accord de Michel Gloaguen) dans le livre Le Fils du Baïkal, épuisé, non réédité. Mon analyste (une femme) m'a fait comprendre que ce titre (sur les conseils d'Annie mais que je partageais) était très mauvais. L'hommage au fils disparu revenait à mettre à l'écart la fille, la soeur, elle bien vivante, à l'oublier. Place aux vivants, pensez à vos vivants m'a-t-elle dit, aimez-les encore plus, encore mieux, dites le leur, ce sont ces mots, des mots d'amour, des Je t'aime, qu'ils veulent entendre. J'ai donc réécrit une partie du livre qui est devenu Les Enfants du Baïkal, épuisé aussi, avec dédicace spéciale à Katia, ouvreuse de la voie théâtrale à son frère cadet.

J'ai compris suite à cet épisode que les survivants ont à être encore plus et mieux aimés, ils souffrent comme nous et donc ont besoin de voir qu'on les aime mieux et autrement que les disparus. Quelle place accorder aux morts, quelles relations avoir avec eux, quelle place accorder aux vivants, aux survivants, c'est un des enjeux de L'Île aux mouettes (2012) entre la chamane et l'épousée, pages 142 à 147. La chamane qui a charge des morts et de leur âme sait combien on a tendance à oublier ceux qui restent. Cela m'a amené à changer d'attitude vis à vis de ma fille, à être très proche d'elle, à l'écoute, en soutien.

Merci à cette sagesse qui me gagne petit à petit, avec l'âge, que je ne vis plus comme vieillissement programmé, inéluctable (merci Deepak Chopra) mais comme potentialités inédites de longévité, de maturité du jugement, de créativité renouvelée ou approfondie, de spiritualité de la vision, sagesse que je m'incite à acquérir par exercices et nouvelles attitudes, habitudes, par vigilance reposée et maîtrise active, en ayant des projets à long terme (2028 à Baklany avec Katia et Rosalie, 2019: 50° anniversaire du suicide de Gabrielle Russier au Théâtre Toursky à Marseille, 2018 : 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest et au Bateau Lavoir à Paris) ;

comme dit Byron: Ce que l'homme atteint devrait être hors de sa portée, sinon à quoi sert le ciel ?

merci à l'ouverture d'esprit et de coeur toujours un peu plus grande qui en résulte, accueil toujours plus vivant de la Vie qui nous habite et nous traverse et qui inclut la mort, accueil donc aussi de cet horizon destinal qui donne à la vie sa dimension tragique, son "prix", sa valeur (c'est nous, chacun, individuellement, librement, qui décidons de cette valeur car attention, lisez attentivement, la vie n'a pas de sens puisque le sens de la mort est inconnaissable mais elle n'est pas absurde, c'est l'erreur de Camus d'avoir déduit l'absurdité de la vie du néant auquel la mort conduit) d'où cette sagesse qui m'habite de plus en plus est une sagesse tragique. Les liens vers des articles de mes blogs montrent que la méditation sur la mort est partie vivante de mon cheminement spirituel, non religieux. Bien sûr, ce qu'on appelle la petite mort, la jouissance mérite attention surtout si certaines femmes accèdent à l'Autre Jouissance.

Échange entre le père et la mère dans L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto (2014):

Le père – c’était le soir, on avait allumé un feu pour faire griller les omouls qu’on avait péchés, on avait porté deux toasts de kedrovaïa au lac, à l’amour, ça nous avait émoustillés, nous avons fait l’amour sur le plancher de l’isba de rondins blonds

La mère – j’aurais voulu que tu me baises
Le père – je t’ai fait l’amour
La mère – tu ne m’as pas baisée, tu m’as fait l’amour, pas comme j’attendais
Le père – tu m’as surpris, tu n’avais jamais été aussi ouverte
La mère – tu t’es retiré
Le père – tu m’as ramené en toi, tu l’as eu, ça ne te suffit pas
La mère – je n’ai plus jamais été Ouverte comme ce soir-là
Le père – je suis désolé, j’avais envie de m’abandonner, de me livrer à ton étreinte, ça s’est bloqué
La mère – chez moi aussi
Le père – te plains-tu de nos étreintes
La mère – on fait l’amour comme tu dis, on ne baise pas, j’étais Ouverte par l’Appel de la Vie,
ça pouvait ressembler à de l’indécence,
je me suis sentie jugée, quelle violence, cette impression, pour la vie. Tu vois, mon sexe n’a pas oublié l’obscénité de ton retrait
Le père – je regrette vraiment de m’être refusé, peut-être par trop de respect pour ton corps que je ne voulais pas outrager
La mère – c’est ça, mon p’tit chat ; depuis, tu es le maître de cérémonies minutées avec paliers et plateaux, plus de place pour les effondrements dionysiaques, pour les envols mystiques. Tu ne ressentiras jamais où t’aurait mené une plongée sauvage, sans calculs, dans ma béance
Le père – tu as quand même du plaisir
La mère plaisir, plaisir, petit mot qui convient bien à une pâle jouissance, sans retentissement au profond du corps et de l’âme. Fusionner avec le Tout, des Femmes rares connaissent.
Aurais-je pu connaître la Grande Vie Cosmique, pas la petite mort orgasmique ?

Ivresse est devenue le totem de la villa joie au Revest. Le soleil de fin d'après-midi caresse les fesses de la belle, plantée sur son beau. Vivant à l'extérieur, sans soins ni entretien, le temps finira par avoir sa peau mais ce sera dans très très longtemps, le châtaignier étant quasi-imputrescible.

Tout près d'Ivresse, les fesses sublimes de Laurent Ribeirat, un ami peintre de Michel Bories et Gilbert Desclaux, parti aussi. J'aime ces quelques sculptures en plein air sans parler des tableaux accrochés dans la maison, une vingtaine et les objets en dentelles végétales d'Aïdée Bernard.

Un univers sensible grâce à des oeuvres d'artistes.

Jean-Claude Grosse

Extrait de L'Île aux mouettes (2012):

Réel 1 – Bande blanche du zèbre

L’épousé et l’épousée se promènent sur la plage de Baklany. Soudain, une mouette pique sur eux, inattendue ; l’époux la chasse ; elle recommence son vol en piqué plusieurs fois ; à chaque fois, l’époux la chasse ; que dérangent-ils ? puis la mouette tombe devant l’épousée, morte ?

on n’a entendu aucun coup de feu ; la mouette a, à la tête, une tache couleur rouge, du même rouge que les cheveux de l’épousée ; aucune trace de blessure.

L’épousée – qu’est-ce qui t’arrive, la mouette ? (elle la prend dans ses mains, la caresse)

L’épousé – étranges, ces attaques !...

La fille – an other perfect fucking day in Baklany !

L’épousée – c’est un signe !

L’épousé – annonçant quoi ?

L’épousée – je ne sais pas ! nos amis sibériens ont toujours des explications ! il y en a bien un qui va nous dire !

Baïkala – шаманка Бакланьего мыса ! Матрёна Петровна кулбертичёва ! la chamane de Baklany ! Matrena Petrovna Koulbertichova !

La chamane a assisté à la chute de la mouette. Elle a revêtu le manteau aux pendeloques portant les emblèmes du soleil, de la lune, d’Emeget, l’esprit universel et d’Ekgetou, l’oiseau mythique à deux têtes. Au dos du manteau, la bride, tenue par Baïkala, qui lui permet de retenir Koulbertichova, si jamais elle s’éloigne trop des vivants présents. Sur la tête, Matrena Petrovna porte la coiffe surmontée d’une ramure de renne. Les franges de la coiffe représentent les mouettes qui vont lui permettre de voler, de plonger. Elle trace un grand cercle autour de la mouette, tape sur son tambour d’abord doucement et lentement en tournant à l’extérieur du cercle dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre puis elle accélère tournant dans le sens horaire. Elle vocalise, assistée par Baïkala ! koutou- routsouk de la chamane, chants hystériques préparatoires au voyage. Brusquement, Koulbertichova s’arrête.

Baïkala (traduisant) – une âme n’est pas partie après les 40 jours de la disparition de son corps ! des vivants ne l’ont pas laissé partir ! la chute de cette mouette dit que si cette âme ne s’en va pas ! elle fera un malheur ! je pars à la chasse de cette âme malheureuse ! devenue malveillante ! pour la gagner... mes semblables, nous allons nous adresser aux âmes de nos ancêtres, eux qui ont vécu longtemps avant nous, pour qu’ils nous aident ! Âmes de nos ancêtres ! rassemblez-vous pour une longue route avec moi ! Nous volerons vers l’île aux mouettes à tête rouge, comme une nuée de mouettes, pour gagner l’âme de cette mouette ! L’île lui sera-t-elle port d’attache, rupture de direction, vol cassé ou propice aux insolites traversées ?... Vents du Baïkal ! bargouzine ! sarma ! gournaïa déferlant de l’est ! koultouk du sud ! verkhovik du nord ! chelonnik de la Selenga ! Kharakhaïkha de l’Angara ! à vous de décider !

Elle crie, stridences aigües devenant progressivement graves, de plus en plus faibles, puis silence. Elle a cessé de respirer, elle est inanimée, out-of-the-body experience ; la transe profonde dure 1/2 h. Tout le monde retient sa respiration. C’est la première fois que les Français voient une chamane, une chamane en transe. Elle sort lentement de son état inerte ; recommence à respirer ; elle est en nage. Tous ont repris leur souffle depuis longtemps sauf l’épousée qui a épousé le rythme de Matrena Petrovna. Elle sort en nage de cette expérience extrême. La mouette sort de son état inerte. Elle s’envole en tournant autour de l’épousée puis s’éloigne au large, vers l’île aux mouettes où l’agitation a cessé. Matrena Petrovna s’allonge dans le cercle, face au ciel, écarte bras et jambes, offre son vieux corps à la dévoration par les âmes des mouettes.

Koulbertichova – вы потеряли кого-то, к кому были очень привязаны ? vous avez perdu quelqu’un auquel vous étiez très attachée !

L’épousée – mon fils !... noyé ! ici ! à Baklany ! мой сын !... утонул ! Здесь ! на Бакланьем мысе !

Koulbertichova – его душа была узницей вашей любви ! мне удалось её освободить ! вы сильно сопротивлялись ! вы разделились ! клан ваших мертвых зовет вас ! очень сильно ! клан ваших живых тоже ! намного меньше ! вам нужно поменять знак !

Baïkala (traduisant) – son âme était prisonnière de votre amour ! j’ai pu la libérer ! vous avez beaucoup résisté ! vous êtes divisée ! le clan de vos morts vous aspire ! très fort ! l’eau ! le clan de vos vivants aussi ! beaucoup moins fort ! l’air ! vous devez inverser le signe !

L’épousée –... pourquoi ? Почему ?
Koulbertichova – если мы живы, надо жить ! tant qu’on respire on vit !
L’épousée – comment ?
как ?

Koulbertichova – вылейте водку на пляж ! возьмите горсть песка ! Зайдите ! Голыми ! в озеро ! по пояс ! скажите Мать-моржиха дай нам солнца! три раза! выпейте три глотка озерной воды ! вдохните трижды воздух озера ! рассейте в три подхода песок в воду ! Вода! Земля ! Воздх ! они разделены !... это должно бы заставить вас порой не валить все в одну кучу !...

Baïkala (traduisant) – versez de la vodka sur la plage ! prenez une poignée de sable ! entrez ! nue ! dans le lac ! jusqu’à la taille ! dites Мать-моржиха даи нам солнца trois fois ! buvez trois gorgées d’eau du lac ! inspirez trois fois l’air du lac ! dispersez en trois fois le sable dans l’eau ! Terre ! Eau ! Air ! bien séparés !... ça devrait vous faire renoncer à tout confondre parfois !... surtout ne buvez pas la vodka ! il faut la jeter !

L’épousée s’exécute sous les yeux médusés de l’époux et du camp ! il pleut à verse ! elle plonge en apnée ! tout le monde retient sa respiration ! plus ou moins longtemps ! il y a ceux qui y croient ! ceux qui n’y croient pas ! elle réapparaît des minutes après !... tous reprennent leur souffle ! il fait soleil !

Baïkala – averse!... arc-en-ciel!... soleil!... je le répète ! la vie est comme un zèbre ! une bande noire !... une bande blanche !...

Koulbertichova – мадам, да вы шаманка ! мир это ваши крылья ! ваше оружие, любовь ! вы прошли ужасные испытания ! ужасные испытания ждут вас ! используйте вашу способность останавливать дыхание ! вырвите с корнем из вашего нутра желание пропасть ! если вы

Baïkala (traduisant) – vous êtes une chamane ! la paix est votre aile ! votre arme, l’amour ! vous avez traversé des épreuves terribles! des épreuves terribles vous attendent ! utilisez votre maîtrise de l’apnée ! extirpez de votre ventre les désirs de vous sortir de la vie ! je vous accompagne ! Ouvrez la bouche, gardez, mélangez et avalez ! (Koulbertichova crache une mixture dans la bouche de l’épousée qui s’exécute sans dégoût ; réactions partagées des autres)

69, 96, fellation, jouissance, extase, symbiose, symbiose 1, abandon, ivresse (4, face, dos), l'ivresse totem au soleil, les fesses de Laurent Ribeirat sur leur restanque; extases de Ernest Pignon Ernest et du Bernin
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