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Blog de Jean-Claude Grosse

Balade à la Touravelle au Revest

31 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Hier, 30 janvier 2008, en fin de matinée, je me suis rendu à La Touravelle. Moisson de quelques photos. Le Revest  est plein d'endroits magiques, mal mis en valeur, dégradés, à restaurer et à réanimer.

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Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest

28 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle

J’ai fait cette balade le jour où je suis remonté en silence à la source de la Ripelle, le 25 janvier 2008, là où j’ai conçu le projet  L’invitation à la vie : aventure artistique de 2 fois 12 heures (12 H jour, 12 H nuit, aux équinoxes) pour 12 personnes sur lettre de motivation, aventure destinée à mes enfants, 1 fille, 1 garçon, metteurs en scène. Ce projet n'a pu voir le jour.
Le château de la Ripelle fut un des lieux du Festival de théâtre du Revest avec la Tour, le stade de la colline et une fois, le château de Dardennes, entre 1986 et 1989.
Il y eut bien sûr tout le village avec Clepsydre en 1984 : 8 heures de théâtre-parcours de 20 H à 2 H du matin.

Rien qu’au château de la Ripelle, le festival a utilisé le perron du côté sud, le perron du côté est , l’espace devant le box à chevaux, le parking intérieur, le tennis, le petit bassin. Avait été envisagé de donner de grands spectacles sur une scène flottante du grand bassin. Aujourd’hui, ce serait impossible : absence d’eau.
Les 4 Saisons du Revest ont évidemment les archives photos de ces spectacles, dues à Élian Bacchini qui a couvert toute l’activité théâtrale des 4 Saisons du Revest de 1984 à 2004 soit des centaines de photos.
Ces archives n’ont jamais été montrées (sauf une exposition en 1994 d’une centaine de photos légendées et encadrées pour les 10 ans des 4 Saisons du Revest) et ne seront jamais cédées à la mairie actuelle du Revest qui volontairement occulte l’existence et le travail des 4 Saisons du Revest (qui a pourtant profité au maire pour obtenir le vote de l’intérêt communautaire de la Maison des Comoni fin 2003).
Voici quelques photos d’aujourd’hui et quelques photos de spectacles au château.
Je suis d’autant plus sensible au devenir du château que dès 1987, j’ai conçu en tant que conseiller municipal, un projet : la fondation pour le temps présent, exposé en conseil municipal, présenté au Conseil général (au directeur de cabinet du président de l’époque).
Je suis toujours persuadé de l’intérêt de ce projet pour le département et même la région mais je garde au réfrigérateur le concept de ce projet qui m’a demandé des mois de travail avec des étudiants en Gestion des entreprises et des administrations (GEA), en attendant des jours meilleurs.
Jean-Claude Grosse

 

undefinedla descente extérieure du château
undefinedla façade est où fut jouée La Esmeralda de Victor Hugo
undefinedla façade sud où fut jouée Médéa par Elizabeth Macocco
undefinedElizabeth Macocco dans Médéa par L'Attroupement 2 en 1989
undefinedle petit bassin où fut créé L'auteurdutexte de Claude Ber
undefinedl'aqueduc qui amenait l'eau de la source dans le grand bassin
undefinedle grand bassin sur lequel j'ai rêvé de faire créer des spectacles, scène flottante
undefinedle tennis où fut créé Les tragédiennes sont venues d'après Saint-John Perse
undefinedLes tragédiennes sont venues par L'Attroupement 2 en 1986
undefinedLes tragédiennes sont venues, 1° mise en scène de Dominique Lardenois,
aujourd'hui directeur de la scène nationale de Privas en Ardèche
undefinedaire de battage pour lectures d'été
undefinedLa locandiera de Goldoni sur le parking intérieur du château par L'Égrégore
undefinedMidi à nos portes de et par Paul Fructus devant le box à chevaux


 
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Dardennes-les-Eaux en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Dardennes-les-Eaux en photos

Dardennes, le hameau du bas du village du Revest-les-Eaux, est enchanteur quand les pluies ayant rempli le barrage, la déverse alimente le Las.

Voici quelques photos prises le 21 janvier 2008 vers 15 H 30.

On comparera la beauté naturelle de l'eau à Dardennes aux couleurs  bleu fluo choisies par les designers relookant le village. Comme on comparera la rivière naturelle à la rivière artificielle s'écoulant d'une jarre alimentée par une pompe électrique réveillant le quartier.

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Le barrage du Revest en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

 

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Le barrage comme le village du Revest méritent bien d'être montrés sur le blog des 4 Saisons du Revest.
Les photos sépia sont de Bernard Puigserver; les photos en couleurs sont de grossel.
La vidéo sur les 20 ans des 4 Saisons du Revest complète cet article qui va faire le tour du Mont Caume.


Barrage vide - barrage plein: deux aspects

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Le Revest en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Le Revest en photos

Les photos du Revest mise en ligne avec cet article sont de Bernard Puigserver, un Revestois, que je remercie de les avoir mises à la disposition des 4 Saisons du Revest.
La vidéo des 20 ans des 4 Saisons du Revest complète cet article qui va faire le tour du barrage.

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---bicyclette.jpgwindows.jpgdevine.jpgdove.jpgexpulsion.jpgfloraison.jpgfree-mandela.jpgjim-morisson.jpgkeops-tour-sarrasine-.jpgmistigri.jpgmoire.jpgpolychrome.jpgvillage-rue-maison-copte.jpgvillage-rue-face-maison-copte.jpgvillage-porte-place-tour-sarrasine.jpgvillage-maison.jpgvillage-rue-face-groupe-revestois.jpgvillage-vue-2-freres.jpgvue-sud-haut-village.jpgvillage-vue-colombier.jpgvillage-vue-bas-colombier.jpgvillage-vue-du-colombier.jpgvillage-vue-eglise-de-la-tour-sarrasine.jpg
 
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Arts vivants en France: trop de compagnies ?

12 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #notes de lecture

Arts vivants  en France : trop de compagnies ?

Cet ouvrage collectif édité par les éditions L'espace d'un instant avec le soutien du SYNAVI, consacré aux arts vivants en France est organisé  en 4 parties : un univers singulier, regards pluriels, domaines spécifiques, un monde à gérer.
Il met à contribution  23 intervenants dont les analyses, critiques, propositions aident à comprendre le continent noir des compagnies indépendantes.
La 1° partie : un univers singulier, apporte un éclairage historique (sur plusieurs siècles et sur les 30 dernières années) et géographique (quelle est la situation dans différents pays européens ?)
Ce qui ressort, c’est l’extrême vitalité de ce monde, sa prolifération, sa capacité à s’adapter, à trouver des réponses à la multitude des sollicitations  qui lui sont adressées, des contraintes qui lui sont imposées, tout cela sur un fond d’insécurité, de précarité ayant pour effet de rendre les aventures incertaines.
La 2° partie : regards pluriels, fait appel au témoignage de gens de terrain, directeurs de compagnies avec lieux, directeurs de lieux et  de théâtres, élu à la culture, artistes en milieu rural.
De cette diversité de témoignages aux tons variés (de l’invective  au manifeste en passant par le constat), ce qui ressort c’est le souci des publics, un souci relevant de la démocratisation  de la culture pour les uns (donner les clefs, les codes d’accès, accueillir et partager), de la démocratie culturelle pour d’autres (prendre en compte les attentes et pratiques culturelles des gens).
La 3° partie : domaines spécifiques, aborde le domaine de la danse, celui des musiques actuelles, celui du jeune public. Le domaine des arts du cirque mais pas celui des arts de la rue a échappé à ces coups de projecteur très éclairants.
La 4° partie : un monde à gérer, essaie d’apporter des concepts et des solutions. Économistes, sociologues, syndicalistes, gens de terrain permettent de recadrer l’activité des compagnies dans les évolutions du monde du travail et celles de la société, d’indiquer des pistes comme les différentes formes de mutualisation ou très prometteuse : la sécurisation des parcours et des revenus (concept mis en avant par Ségolène Royal dans son pacte présidentiel en 2007.
On aimerait que ce livre soit lu par les compagnies, les responsables  de lieux, les institutionnels, les élus. Il aide  à prendre de la hauteur et du recul, peut aider les compagnies à mieux situer leurs projets et leurs problématiques, peut aider responsables de lieux, institutionnels, élus à harmoniser leurs attentes et demandes en direction des compagnies. Ce n’est donc pas qu’un état des lieux, c’est aussi une invitation à l’action transformatrice.
L’opération : Le var entre en scène peut trouver dans ce livre, matière à définir formes et contenus de sa 2° édition.

Jean-Claude Grosse
Les 4 Saisons du Revest
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Chagrin d'école de Daniel Pennac

9 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #notes de lecture

Chagrin d’école de Daniel Pennac
chez Gallimard

Ce récit  a pour figure centrale, le cancre, le mauvais élève. Figure déclinée à la 1° personne quand l’auteur évoque sa longue cancrerie, n’hésitant pas à passer à la 3° personne comme pour se mettre à distance, objectiver le portrait, permettre l’identification par autrui.

L’auteur n’est plus le cancre qu’il fut. De cancre à professeur puis écrivain populaire, voilà une métamorphose  peu banale qui doit beaucoup, l’essentiel,  à l’amour.
Mais le cancre n’est pas mort avec le professeur ou l’écrivain. Le professeur lui doit une attention particulière aux cancres et une réflexion pleine de bon sens sur l’école de la République. L’écrivain lui doit des interpellations, des interruptions, des irruptions intempestives, savoureuses, qui font « bruit » dans la belle construction du professeur écrivain, montrant combien l’opposition cancre-professeur, ignorance-savoir est devenue dialectique fructueuse, non élimination du contraire mais enrichissement réciproque : l’ignorant apprenant à savoir, le savant apprenant à ignorer.
Le récit finit presque par donner le dernier mot au cancre : L’amour. Comme le professeur, pédagogue, veut nous faciliter la compréhension du mot, il transforme en poète, une situation réelle en métaphore : c’est l’amour qui nous fait ranimer une hirondelle assommée, point  final. Doublon du dessin métaphorique-métonymique du début où le  « a » engendre le « b » puis un personnage batifolant horizontalement, loin des contraintes du cartable, avant de plonger, de se noyer et d’être repêché par le fond du pantalon, sauvé par un professeur-sauveteur renvoyant le cancre aux joies du cartable.
Les portraits de professeurs-sauveteurs, variés, révèlent à quelles conditions le sauvetage est parfois, souvent, possible : être pleinement présent à la matière enseignée, être pleinement présent aux élèves de la classe,  à « ses » élèves  de « sa » classe.
Le 1° paragraphe de la page 123 énonce fortement ces vérités : les maux de grammaire se soignent par la grammaire… De nombreux passages montrent comment la grammaire, sous forme de questions-réponses adressées à l’un, à toute la classe, permet de rompre avec la pensée magique (on rompt un sort, on sort du rond), de trouver le sens de ce qu’on dit sans réfléchir : je n’y arriverai jamais ; je l’ai pas fait exprès ; les profs, ils nous prennent la tête, m’sieur !…
Loin des sermons, des appels à la volonté, à l’effort, loin de la notation des réponses absurdes, loin des mensonges et hypocrisies du système, loin de l’humiliation et de la culpabilisation, ces exemples constituent une propédeutique pour un autre regard sur les élèves en difficulté. Les professeurs-sauveteurs ne sont pas des héros, ils ne réussissent pas avec tous les élèves. Par contre, ils ne s’exonèrent pas de leurs responsabilités par l’excuse : nous n’avons pas été préparés à ça, à savoir à trouver dans nos classes, des élèves estimant ne pas être faits pour ça, à savoir apprendre à l’école. Ils sauvent par amour comme devoir, par devoir d’amour, sans tri affectif, sans ostracisme, sans racisme, par agapé, par bonté  (dans ce monde, il faut être un peu trop bon pour l’être assez ; Marivaux : Le jeu de l’amour et du hasard).
La figure du cancre est traitée à travers des exemples individuels (celui de l’auteur, celui de Maximilien, le coupable idéal et d’autres) mais aussi de façon générale dans le contexte sociétal et historique.
Au cancre quasi-impersonnel à bonnet d’âne  en fond de classe s’est substituée l’image raciste, ostracisante de la caillera, colportée, massifiée par les médias, véritable crime contre l’école, véritable arme électorale contre plus de justice,  plus d’égalité. Maximilien en est le symbole.
Et changement radical, bouleversant l’école, la société de consommation, Mère-Grand marketing  a transformé enfants et adolescents en clients comme leurs parents. Un enfant moyen, un adolescent moyen va à l’école avec 880 euros de marques de toutes sortes.
La société de satiété permet à l’enfant, à l’adolescent de prendre ses désirs pour  des besoins, de se sentir tout-puissant. Changement de comportements, changements de mentalités qui font voir l’école comme  un ghetto, image également colportée par les médias. L’école de Jules Ferry a donc duré un siècle, de 1875 à 1975.
Dans ce contexte, les professeurs-sauveteurs, s’ils sont indéniablement à la hauteur, ne me semblent pas suffisamment nombreux pour rendre leur tête à tous les Maximilien. Plus, l’école telle qu’elle est ne me semble pas à même de vaincre Mère-Grand, la grande dévoreuse de temps, d’argent, de gens.
Les vérités de la page 123 et de bien d’autres pages  me semblent convenir à la période d’avant 1975 et au cas par cas, à aujourd’hui mais le cancre consommateur d’aujourd’hui, deviendra peut-être le professeur consommateur de demain, donc le client de la société de satiété jusqu’à une fin de carrière comme celles décrites  page 74 : ôtez-nous  le rôle, nous ne sommes même plus l’acteur ; réduits à nous-mêmes, nous nous réduisons à rien. Heureux qui sait alors quitter l’état qui le quitte, et rester (devenir) homme en dépit du sort ! (Rousseau, page 164)
Cette faille, à tout le moins, dans notre éducation (page 74) me semble être aussi la faille, à tout le moins, dans ce récit. La mission de l’école de Jules Ferry (pages 284-285) ne suffit plus. L’école peut-elle nous apprendre à nous émanciper de la servitude volontaire (vécue comme toute-puissance) popur essayer de devenir cause de soi-même (plus précis, plus exigeant que devenir ce que l’on est, se connaître soi-même) ? C’est la question non abordée par ce récit car quant à lui parler (à l’élève) de nous ou de lui-même, pas question : hors sujet (page 132).
On pourra donc dépasser le chagrin d’école en plongeant dans Pour une école du gai savoir (un livre qui débloque), édité à 700 exemplaires en 2004 et dont il reste 200 exemplaires aux Cahiers de l’Égaré. Ce n’est donc pas un succès de librairie, cette école du gai savoir en compagnie de Rabelais,  La Boétie, Montaigne, Nietzsche, Marcel Conche. Rares sont ceux, à commencer par les adultes, qui ont la passion de la purgation, de la purge, prescrite par Ponocrates, purge de légende, métaphore dont il nous faut, chacun de nous, pour soi-même, trouver l’usage pour tenter de vivre notre vie en connaissance de cause, en cause de soi-même.

Jean-Claude Grosse

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