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Blog de Jean-Claude Grosse

L'affaire "Gabrielle Russier" vue par 7 auteurs

23 Décembre 2008 , Rédigé par grossel Publié dans #les 4 saisons d'ailleurs

LA BAGAGERIE
Lycée professionnel du Golf Hôtel à Hyères
MERCREDI  3 ET JEUDI 4 DECEMBRE 2008

ACTION "GABRIELLE RUSSIER"

 
Etape 2 , rencontre entre les auteurs et avec l’artiste associée, puis débat public.

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Journée du 3 Décembre
(article annonçant les 2 journées)

Les objectifs des deux jours :
1/ contribuer à l’élaboration de la forme artistique à présenter en avril
2/ travailler au devenir éditorial des textes
3/ organiser la séance publique du 4

Après un tour de table et une présentation rapide de chaque texte par les auteurs, la discussion a considérablement « ouvert la focale » sur des thèmes politiques, sociaux, psychologiques, culturels, donnant tout son sens à ces journées :
- stimulation intellectuelle dans le cadre d’un débat riche à partir d’expériences d’écritures très différentes des auteurs ;
- affaire Gabrielle Russier intéressante dans la mesure où est abandonnée toute idée de commémoration, ressassement du passé, entreprise mémorielle, pour aller vers des questionnements sur la société, l’homme, la vie, ses mythes, ses valeurs, ses comportements, hier et aujourd’hui.

Ainsi plusieurs axes de réflexion se sont dégagés :

- qu’est-ce qu’une vie humaine ?  notions de fragilité, exemplarité, fabrication, transmission ; « qu’est-ce qu’une vie si on ne se la raconte pas » ?
- le temps, la postérité : ce qui reste des faits, d’une vie, avec le temps ; déformation, oubli, fragments, recomposition du passé avec sa mémoire et celle des autres , temps de la personne, temps de la société. Pour évoquer l’affaire Russier, la distance avec les faits permet une réflexion stimulante car pas d’enjeu immédiat ; mais cette même distance pose la question de l’analyse, l’interprétation que l’on peut faire de ce passé avec notre seul regard de 2008, fait d’ignorance et de simplification, si l’on n’y prend garde.
- La personne dans et face à la société : le contexte de l’affaire Russier, mai 68, homme sur la Lune en 69 , illustrations d’une ouverture, mais en contre point l’affaire, l’oppression politique, sociale ; discussion sur l’oppression actuelle ; grande fragilité, complexité d’un homme plein de contradictions, soumis chaque jour à des possibilités d’ouverture et de fermeture.
- Le jugement : juger, faire un choix manichéen, fonctionnement binaire de la société : un dépassement est-il possible ? y a t-il une voie possible, souhaitable, entre relativisme absolu produisant l’image d’un homme salaud universel, et le manichéisme traditionnel, les bons d'un côté, les méchants de l'autre ? Difficulté des hommes de sortir de schémas, de se libérer
- Une tragédie : l’affaire Russier, une forme archétypale, renvoyant à

Harold et Maud, West side story, la tragédie classique.
Et si tout cela n’était qu’une fabrication à commencer par  l’histoire d’amour entre Gabrielle et Christian ?

- La mort : le suicide, la mort choisie ou pas, le sens de la mort ; Gabrielle n’a t-elle pas été assassinée ? La nécessité de dire les choses avant de mourir ; la mort par laquelle commence le cycle de la tragédie, mais aussi l’affaire Russier : sans sa mort, on n'en parlerait plus depuis longtemps ; la mort comme fondatrice.
- Une affaire Gabrielle Russier, possible aujourd’hui ? oui si l’angle par lequel vient le scandale est la pédophilie ou l’homosexualité, par exemple ; oui car poids des conservatismes ; mais une telle histoire irait-elle jusque devant les tribunaux ?

Des manques à interroger et pouvant être l’occasion d’un nouveau travail d’écriture :
- sur la forme archétypale de l’affaire et des protagonistes ;
- sur deux hypothèses : - si Gabrielle avait survécu, que dirait-elle de cela, et de notre intérêt pour l’affaire : n’y a t il pas plus important, plus urgent aujourd’hui ?
                                    - et si c’était Christian qui s’était donné la mort ?
- inclure dans l'ouvrage à publier pour mars 2009 par Les Cahiers de l'Égaré : un résumé de l’affaire, le fruit de nos discussions, en faisant attention de ne pas construire un discours aui aurait la prétention de poser une parole de vérité sur cette affaire.
- Travailler sur la photo de Gabrielle qui pousse à des interprétations contradictoires où chacun peut trouver son compte : c’est Jeanne d’Arc, un ange de pureté, ou l’incarnation du vice, de la folie.

Sur la forme artistique : réfléchir notamment au public et à la manière de l’accrocher pour le faire venir ; définir clairement ce que l’on est et ce que l’on fait ; penser à la diffusion de la forme artistique.
 

(article sur l'affaire Gabrielle Russier)

Présents : Albertine, Gérard, Gilles, Jean-Claude, Muriel, Roger, Katia. Absente: Sylvie.

A/ Matinée consacrée à l’organisation de la séance publique du jour et au devenir des textes.

1/ Sur la forme
-important de construire le public à partir d’une tête d’affiche comme Del Castillo, et à partir d’une accroche thématique :
- un titre accrocheur et qui ouvre : donc pas "L’affaire Russier" mais par exemple « si on racontait une histoire (ou une tragédie) ».
- important de croiser les disciplines, pour faire rêver le public ; ouvrir mais ne pas gommer l’histoire, ni même 68 .
- lien entre cette histoire et la réflexion politique, philosophique, sur la société, donne à notre initiative un aspect provocateur à exploiter.
- Problématiser dans ce sens pour le public :
Une histoire d’amour entre un prof et un élève est-ce une histoire d’amour comme les autres ?
Une affaire Russier est-elle possible aujourd’hui ?

      
-questions d’autant plus légitimes que l’on est dans un lycée et que l’on s’adresse d’abord à des jeunes ; ne pas exclure les jeunes en restant sur l’affaire Russier, si lointaine, et sur 68 dont ils ignorent tout. Mais essentiel de partir de là.

2/ Sur le fond
- Les 2  questions pour le public  poussent à s’interroger sur  :
Qu’est ce qu’aimer ? Qu’est-ce qu’enseigner ?  Quelle différence entre détournement de mineur et pédophilie ? quelle est la particularité de la relation prof/élève ? Quels sont les interdits, et comment se déplacent-ils avec le temps ? Où se situe le seuil de transgression ? Comment et par qui arrive le scandale ?


-Des éléments de réponse sont proposés :
- avant de frapper, la société met à distance la victime en la déshumanisant, en la chosifiant. Visible avec le pédophile : pas de sentiment possible, définition froide, renvoyant à un acte sexuel, à une maladie ; au contraire "détournement de mineur" est plus riche, plus ouverte comme expression. Passer de "détournement de mineur" (en 68) à "pédophilie" (depuis quelques années), c'est le signe, le symptôme d'une "aggravation" des faits et de leur répression: tout est fait pour qu'on exclue le pédophile. Qui a intérêt à cette aggravation qui jette dans l'oubli des personnes comme Patrick Font par exemple.
- Idée d’une sacralisation du prof et de l’élève dans la société qui rend difficile toute sortie des normes ; idée de désacralisation aujourd’hui qui fait du prof et du jeune des criminels potentiels ; dans les deux cas, "affaires Russier" possibles mais aggravées.
- Le corps du prof et le corps de l’élève : bien souvent ignorés ou à la base du scandale. Entre prof et élève, une parole sans corps,  difficile de parler de relations de personne à personne, et ça coince aujourd’hui, vue l’évolution de la société
- Poids des interdits en 68-69, d’où le slogan "il est interdit d’interdire".

B/ Après-midi consacré à la discussion sur les textes de Muriel et Gérard

- Importance des mots pour dire l’amour, par exemple : l’amour n’existe que par les mots qui le font exister. La parole peut magnifier l’amour. Aujourd’hui, dans tous les domaines, difficultés à dire, à nommer : cerveaux bourrés de raccourcis et de lieux communs.
- Le théâtre, une manière de dire les choses : dans nos textes, importance des monologues, qui vont dans la chair des choses, imposent un rapport frontal, quand le dialogue propose fuite et transversalité. Mais dialogue pas vain quand donne toute sa place à l’intériorisation.
- Une formule de Gérard : sur l’homme pas encore humain. Une clef pour comprendre l’affaire Russier et tous les problèmes d’aujourd’hui : humanisation, lente, chaotique. Etre humain, c’est être capable de reconnaître le monde dans son mystère, reconnaître les autres et être reconnu par eux.
- Quelques pistes pour la suite :
               -  distinguer l’objet livre de la forme artistique ;
            -  on peut imaginer une incarnation de Gabrielle à partir de croisements de fragments des textes ;
               -  le slam, intéressant pour remettre le mot au centre.
               -  art de la formule dans les textes de Gérard, permettant mise en relation des textes.


C/ DEBAT AVEC LE PUBLIC JEUDI 4 DECEMBRE 17H à 19H

Notes prises par Albertine durant le débat :
JEUDI 4 DECEMBRE 2008 17h-19h


17 présents (dont les auteurs) + 3 élèves qui ont assisté au slam de Muriel avant de repartir, pour eux, 68 ne leur dit rien.
Sont présents du lycée : un élève, les trois documentalistes, un professeur
Présentation des 4 Saisons d’ailleurs
La semaine du souffle culturel : au mois d’avril, présentation d’une forme artistique au théâtre Denis à Hyères.

Chaque auteur présente brièvement son texte.

Sylvie Combe a écrit du point de vue de Gabrielle qui attend dans sa salle de bain, en se rimmellisant, son amant, pensant à l'écart d'âge, à son vieillissement

Jean-Claude Grosse a fait écrire par Christian
, devenu professeur, une lettre à Gabriella, sa petite fille, il est devenu le mari de son élève Gabrielle-Petit Chat, le père de Christian, mort dans un accident de voiture avec son oncle Gabriel-Garcia, et de Gabrielle qui vient de donner naissance à Gabriella, arrière petite fille de Gabrielle-Gatito et de Christian, père de Gabrielle-Petit Chat et de son frère Gabriel-Garcia.

Albertine Benedetto a écrit un monologue du point de vue de la mère à la fin de sa vie, son fils enfin revenu pour s'occuper d'elle

Gilles Desnots a imaginé le difficile dialogue entre le père, sur son lit de mort et son fils devenu curé des Accoules sous le nom de Père Russier

Muriel Gébelin a écrit du point de vue de Satan, la co-détenue de Gabrielle, aux Baumettes, Satan sur laquelle Gabrielle a exercé une influence positive

Roger Lombardot a fait enregistrer un message de Neil Armsrtrong, au moment où le vaisseau spatial va alunir le 20 juillet 1969, événement entre les 8 semaines d'emprisonnement (avril-juin 1969) et le suicide (1° septembre 1969)

Gérard Lépinois a écrit divers textes de réflexion favorisant des éclairages simultanés comme l'a pratiqué le cubisme ou Claude Simon dans La Route des Flandres.


Lecture d’un texte de Gérard Lépinois : Les reins

Postérité du travail : une édition, un débat thématique au mois d’avril, une forme artistique
Première étape : faire le point à partir de ce foisonnement d’idées suscité par le travail mené pendant ces deux jours autour de Gabrielle Russier et des textes produits.

Débat :

Une histoire d’amour est-elle possible entre un professeur et un élève ?

- MF : c’est un professeur, c’est une femme, elle est plus âgé; Simone de Beauvoir radiée de l’EN pour affaire sur mineur (détournement pour Sartre)
- Témoignage d’élève : pas de problème à condition que ça reste discret. Gênant parce que c’est un prof.
- MF : fascination des élèves pour certains profs.
- Qu’est-ce qui est choquant ?
- L’élève : c’est le regard des gens. Même si l’amour n’a pas d’âge. Prof pas sérieux.

- Gérard : L’élève peut-il être considéré comme un homme ?
- Françoise : une femme professeur peut aimer pas seulement des hommes accomplis
- Rencontre de deux personnes : l’amour est possible
- Ludovic : on se bride, on est cadre de l’institution
- Roger : relation maître-élève. Le théâtre, c'est très physique, on se touche d'où prudence avec de très jeunes comédiens
- JC : la tenue vestimentaire, question qui se pose pour les élèves mais aussi pour les profs
- Les jeunes sont sensibles de plus en plus au physique des professeurs et le disent
- Difficile d’évacuer le corps
- F : il y a le costume qui correspond à l’institution. Les gens ont tendance à laisser leur vie privée en dehors du cadre professionnel. Codes ni écrits, ni dits. On s’y conforme pour éviter les ennuis.
- JC : Réfléchir sur la manière dont ces normes s’acquièrent
- Roger : notion de responsabilité
- Gilles : Intrusion de l’intime dans le cadre social d’où le besoin de se cacher
- MF : relation prof-élève d’une grande richesse, désir d’aller vers les élèves
- Gilles : Rôle de la représentation très important, image qui peut évoluer dans le temps.

Deuxième temps de la réflexion

- Gilles : cette femme transgresse, à partir de quand et comment est-ce qu’on bascule dans l’affaire ?
- F : contexte dans lequel Gabrielle a été située comme une prof qui passe du côté des élèves. C’est plus cet aspect qui compte que la relation amoureuse.
- Gilles rappelle le contexte de l’appel a minima de 1969 : l’Etat croit pouvoir remettre en ordre la société. Casser tout ce qui peut être cause de désordre. Mouvement de sympathie pour Gabrielle à partir du procès. Aujourd’hui : vague conservatrice, défoulement du conservatisme, une affaire Russier possible.
- Muriel : peur de se regarder en face
- MF : possible
- JC : aujourd’hui il y aurait un contre-pouvoir, comité de soutien
- Roger : les contre-pouvoirs sont mous ! il faut alerter le monde entier avant que l’entourage proche réagisse.
- F : sentiment d’être démuni. Manque de relations de proximité.
- Roger : un metteur en scène intervient à Avignon dans un contrôle d’identité. Violences policières. Où est le soutien du Festival d’Avignon ? Se bagarre seul pendant des mois.
- Gilles : deux choses complémentaires.
1) Porosité de l’opinion publique par rapport à l’idéologie sécuritaire. La sensibilité collective a évolué
2) les contre pouvoirs existent formellement mais pas assez puissants. Des associations essentiellement, ni les partis politiques, ni les syndicats. Il faudrait militer 24h sur 24h, impossible !
- Association Ni pute ni soumise : témoignage. Le combat des femmes est loin d’être fini. Les pères pédophiles restent protégés.

19h 05 Conclusion faite par Gilles :
un débat riche
créer du lien
objectif artistique : maintenir une parole contre l’oppression économique et politique
L'Affaire G. R. nous parle aujourd’hui : elle touche à des choses essentielles dans la société. Au-delà du fait divers, dimension universelle.


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La Demeure du Chaos/En procès

17 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #SEL

La Demeure du Chaos/En procès


Communiqué de la Demeure du Chaos sur la décision de la Cour d'Appel de Grenoble le 16 décembre 2008 (quatrième jugement).

thierry Ehrmann, auteur de la Demeure du Chaos, et le Collectif des Artistes prennent acte que l'Arrêt de la Cour d'Appel de Grenoble les condamne à la remise en état demandée par le Ministère public ainsi que la Mairie de Saint Romain au Mont d'Or, qui s'acharne dans son "négationnisme artistique" depuis 9 années.

Ce quatrième jugement qui exige la remise en état n'est ni plus ni moins que la demande de destruction pure et simple des 3123 œuvres formant le corpus de la Demeure du Chaos depuis 1999. Il est aussi la conséquence du réquisitoire de l'Avocat général qualifiant thierry Ehrmann de terroriste intellectuel.

thierry Ehrmann décide donc de se pourvoir contre l'Arrêt de la Cour d'Appel de Grenoble ; en sa qualité de plasticien il se défendra à nouveau devant la Cour de Cassation et conclura bien entendu à sa relaxe intégrale. Il ne peut imaginer que la plus haute juridiction française choisira la censure de l’expression artistique et la normalisation par les bulldozers.

Ce procès historique devrait être plaidé devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans le cadre de l'article 10 de la convention européenne des Droits de l'Homme sur la liberté d'expression. La jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France.

Forts désormais de 81 000 signatures, thierry Ehrmann et le Collectif des Artistes appellent plus que jamais à la mobilisation contre la censure de l’expression artistique en France par la signature de la pétition pour la Demeure du Chaos.

La Demeure du Chaos, née le 9 décembre 1999 de l'acte conceptuel de thierry Ehrmann, est une oeuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21è siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent le 11-Septembre .

La Demeure du Chaos appelée aussi "Abode of Chaos" dixit le New York Times est devenue aujourd'hui, avec plus de 1 080 reportages de presse écrite et audiovisuelle de 72 pays, en 9 ans, une "Factory" incontournable et unique dans le monde, selon la presse artistique internationale. C'est un musée à ciel ouvert et gratuit, présentant plus de 3 123 oeuvres, où convergent chaque année désormais 120 000 visiteurs. La Demeure du Chaos dénombre, dans le cadre de son statut d'E.R.P. (Etablissement Recevant du Public) muséal, depuis son ouverture au public, 312 012 visiteurs du 18/02/06 au 31/10/08, avec 23,4 % de visiteurs hors-France. Elle est aussi une résidence d'artistes.

Un siècle plus tard, la France décide de refaire le procès de Brancusi contre les Etats-Unis sur la définition de l’œuvre d’art au regard du droit. L’Histoire inévitablement se clôturera par : « en 1928 c’était un oiseau, c’est aujourd’hui la Demeure du Chaos ». L’enjeu du procès de la Demeure du Chaos est donc bien la reconstitution d’un consensus cadré par le droit sur la délimitation des frontières cognitives de l’Art. C’est un nouveau « labelling theory » déjà expérimenté par Duchamp que la Haute Cour jugera pour la seconde fois.



Pour les développements futurs, l'analyse complète du dispositif et des motivations du jugement,

restez connectés sur le site : http://www.demeureduchaos.org

ou sur le blog : http://blog.ehrmann.org/

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La Demeure du Chaos est à nouveau dans l’arène judiciaire par l’arrêt de la Cour de Cassation du 11/12/2007, qui casse et annule l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon du 13/09/2006 sur toutes ses dispositions et renvoie les parties devant la 1ère Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Grenoble, le lundi 17 novembre 2008 à 14h00.




999 «visite initiatique au coeur de la Demeure du Chaos»
envoyé par abodeOFchaos

Mille fois la première question de mes visiteurs abasourdis de la Demeure du Chaos est
« pourquoi » ?

La réponse me replonge en 1999, quand après avoir dévoré le veau d'or dans le grand festin paganiste du siècle dernier, je cherchai à nouveau ce monde gnostique.

Ma seule rédemption passait de nouveau par cette terrible épreuve, renaître par ma damnation première, la démence que l'on reçoit comme une onction suprême à la naissance pour se transcender dans l'Art. Cette fureur maniaque, ma sulfureuse maîtresse sera de nouveau ma complice avec ses troubles de l'humeur.

Elle donnera la vie à ma plume pour écrire une longue, une très longue histoire qui naît de la nuit des temps, s'abreuve du chaos alchimique, prima materia de ce XXIème siècle tragique et somptueux pour s'incarner dans ma chair et mes œuvres et retrouver le monde des demeures philosophales.

Il fallait accomplir ce Grand Œuvre, quel qu'en soit le prix, le hurlement des gueux, la vindicte des hommes en noir, l'anathème des moralistes. Mais tous oubliaient que depuis la naissance du droit, il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu est en état de démence ou contraint par une force majeure.

Cette démence de l'acte artistique, cette force majeure qu'est la folie créatrice permet à l'homme depuis des millénaires de bâtir des temples, des catacombes, des charniers, des lieux de génuflexion, des calvaires, des labyrinthes, des Golgotha, des oratoires, des chemins de croix, des sanctuaires, des prieurés, des cathédrales de lumière.

Tout cela, fidèle lecteur, sont les mots qui désignent la Demeure du Chaos dont la dualité est l'Esprit de la Salamandre, le souffle alchimique de la Demeure.

Alors à ta véritable question, pourquoi cette noirceur ? je te réponds simplement: quand tu verras la noirceur, réjouis-toi car c'est le début de l'Œuvre…

thierry Ehrmann

Ce film crée une atmosphère, constitue un plaidoyer en même temps qu'un réquisitoire. Le ton est prophétique, apocalyptique. Je ne suis pas vraiment convaincu par le télescopage de notions diverses empruntées à des registres différents mais je me laisse interpelé par cette fureur créatrice qui fait appel au chaos ou s'appuie sur le chaos dont nous sommes les complices. En tout cas, le combat pour que vive DDC malgré la malfaisance d'une municipalité et sans doute au delà est à mener.                           (commentaire de grossel)



Salut les p'tits loups et louves,


ATTENTION :
Pas de panique !
Le livre "Honte à vous !" format papier sera disponible gratuitement et exclusivement à la Demeure du Chaos.
Compte-tenu de sa gratuité, il ne sera pas en librairie. N'hésitez pas à demander à des amis ou à votre famille de passer à la DDC si vous n'êtes pas à Lyon.

La version anglaise de "Honte à vous" / "Shame on you", sera en ligne deuxième semaine d'octobre 2008.

Pour ceux qui ont des problèmes pour se connecter pour le télécharger ou le lire en ligne, nous avons ouvert 5 plates-formes alternatives dont une en langue française :

en mode feuilletage comme un vrai livre dans un fauteuil... :
- Pour le lire chez Calameo.com
interface en français : Honte à vous

- Pour le lire chez DocStoc.com :
http://www.docstoc.com/docs/1638965/Honte_a_vous_online

- Pour le lire chez Yudu.com :
http://beta.yudu.com/library/item_details/14522/Honte à vous

- Pour le lire chez Scribd.com :
http://www.scribd.com/doc/6293033/Honte-a-VousOnline

- Pour le lire chez Issuu.com,
http://issuu.com/demeureduchaos/docs/honteavous


 
PS: n'oubliez pas le rendez-vous Hyptonik de samedi 4 octobre 2008

rePS: concernant le procès en Cour d'Appel de Grenoble, nous négocions pour le 17 novembre 2008 avec la SNCF et/ou des affrètements de car.

 

En avant-première, la version intégrale (2MB) des 290 pages du livre "Honte à vous !".

Le 9 octobre, 70 000 exemplaires du livre papier seront disponibles gratuitement à la Demeure du Chaos. 288 pages, 148 X 210 cm, ISBN 978-2-914674-07-2.

“Honte à vous ” résume en trois mots la guerre à la vie, à la mort, que nous menons contre les réacs et les négationnistes de l’art qui veulent détruire la Demeure du Chaos comme symbole de la résistance face au conservatisme …

Honte à vous ! Ce cri du cœur est répété des milliers de fois avec rage. Tel est le titre du livre-vérité, où nous avons, non sans douleur, choisi 1 800 témoignages de pétitions parmi l’ensemble. Nous avons démarré la pétition en 2006 pour sauver les 2 900 oeuvres de la Demeure du Chaos.

Peu de gens peuvent imaginer que notre combat acharné pour la Demeure du Chaos et la liberté d'expression nous ont valu une avalanche de procès pénaux, de contrôles fiscaux , de barrages administratifs, de convocations quasi hebdomadaires, de descentes policières, de menaces physiques et autres coups tordus, mais au-delà de la souffrance, ces coups bas et ces persécutions nous renforcent de jour en jour dans la pertinence idéologique de notre combat.

Cette pétition a déjà recueilli plus de 72 000 signatures accompagnées de commentaires et qui, chaque jour, s’enrichit de plusieurs centaines de nouveaux soutiens. Elle ne s'arrêtera plus, car de jour en jour, la liberté d'expression s'éteint en France.

Les commentaires de ces pétitions ont été écrits par des artistes, des historiens, des élus, des professions libérales, des ouvriers, des fonctionnaires, des retraités, des étudiants, des familles, des cadres, des magistrats, de simples citoyens, des professeurs d’arts plastiques, des membres du clergé, des citoyens du monde... Ce livre, écrit par 1 827 auteurs venant de plus de 450 professions différentes, grâce aux efforts de chacun, est gratuit car il défend le droit le plus fondamental de notre république : la liberté d'expression.

Ce livre est totalement consultable et téléchargeable dans son intégralité sur internet >>>. Il est aussi fait pour circuler ; être envoyé par email, téléchargé, diffusé sur tous les canaux possibles.

Ce livre est aussi un matériau extraordinaire pour les sociologues, les historiens de l’art, les professions du droit, les journalistes à qui nous donnons la parole … mais il est surtout le témoignage implacable qu’il existe envers et contre tout, en dehors de tout système politique, un réel pouvoir d’indignation des citoyens en France. Chaque fois que je me mettais à sélectionner des témoignages, au bout d’une demi heure, j’avais les larmes aux yeux et des crampes au bide car il faut le dire, nom de Dieu, c’est bien d’amour, de rage et de beauté dont on parle dans ces commentaires. Il existe un vrai pouvoir citoyen qui n’est plus au Palais Bourbon.

Un grand merci à Philippe Liotard, Sociologue, pour "Droit dans le Mur", à Céline Moine, Historienne de l'art, pour "Le Monstre et la Liberté", à Philippe Brunet-Lecomte, Journaliste et Directeur de publication, pour "La Bible du Chaos", et Jean Tourette, Auteur, pour "Continuez". Sans oublier bien sûr mon fidèle complice depuis 25 ans, Marc Del Piano, pour la Direction Artistique et les Photos. Et Web@ngel pour la diffusion virale sur toutes les plate-formes possibles et imaginables de l'Internet visible et invisible.

Face à la Mairie de Saint Romain et à l’ensemble du Conseil Municipal qui a donné à son Maire, Françoise Revel, le pouvoir de demander à nouveau la destruction de la Demeure du Chaos le 17 novembre 2008 à la Cour d’Appel de Grenoble*, ce livre est pour les négationnistes de la Mairie et les Réac , le réquisitoire le plus cruel qu’aucun Procureur n’oserait prononcer.

Au delà du réquisitoire ce livre dévore le lecteur par la force du verbe, Une phrase parmi des milliers donne le ton :
« Il n'y a que les cathédrales qui me touchent autant. F.F. »

*La Demeure du Chaos est à nouveau dans l’arène judiciaire par l’arrêt de la Cour de Cassation du 11/12/2007, qui casse et annule l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon du 13/09/2006 sur toutes ses dispositions et renvoie les parties devant la 1ère Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Grenoble, le lundi 17 novembre 2008 à 14h00.

thierry Ehrmann

"Hasta la victoria siempre"

 

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L'affaire Gabrielle Russier, 40 ans après

1 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #les 4 saisons d'ailleurs

L'affaire Gabrielle Russier, 40 ans après


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Les 3 et 4 décembre 2008, Les 4 Saisons d’ailleurs (anciennement Les 4 Saisons du Revest) accueillent 7 auteurs: Roger Lombardot (EAT, Écrivains Associés du Théâtre)), Jean-Claude Grosse (EAT), Gérard Lépinois, Gilles Desnots, Albertine Benedetto, Sylvie Combe, Muriel Gébelin.
Ils ont travaillé sur un thème proposé par l’association : l’affaire Gabrielle Russier.
Ils ont en commun, la lecture de deux livres: Les écrous de la haine de Michel del Castillo et
les Lettres de prison de Gabrielle Russier, précédées de Pour Gabrielle de Raymond Jean.
 
Au printemps 1968, cette jeune professeur d’un lycée marseillais vit une histoire d’amour avec l’un de ses élèves. Les parents, l’institution scolaire, puis l’ensemble de la société crient au scandale. Gabrielle est arrêtée, emprisonnée, jugée, harcelée. Elle se suicide le 1° septembre 1969.

article du 16 juin 2008 consacré à cette affaire sur le blog des 4 Saisons d'ailleurs


Quarante ans après, en contre-point des commémorations, réflexions, évocations des événements de Mai 68, l’affaire Gabrielle Russier nous interpelle sur la complexité des sociétés et des relations humaines.
Ce que nous avons désiré interroger, c’est le rapport prof-élève, jeune-adulte, individu-société, hier, aujourd’hui.
Une affaire Russier paraît impensable en 2008. Pour autant les difficultés de vivre ensemble sur fond de remontée d’un Ordre Moral conservateur sont très réelles et douloureuses.
 
Ces 7 auteurs nous livrent le fruit de leur travail d’écriture : monologue, dialogue, poésie, théâtre, correspondance, essai.
Les Cahiers de l'Égaré éditeront sans doute un livre à partir de ces écritures.

Les 3 et 4 décembre, ils échangeront entre eux, leurs expériences et construiront avec notre artiste associée: Katia Ponomareva, les bases d’une forme artistique finalisée au printemps 2009 que Les 4 Saisons d’Ailleurs présenteront au public en avril prochain, au Théâtre Denis à Hyères, forme vivante éphémère accompagnée d'une création vidéo pour durer un peu.
Nous inviterons si possible  Michel del Castillo pour la journée d'avril 2009 ainsi que l'ami de Gabrielle Russier qui a accepté d'être parmi nous le 4 décembre.
 
Le Jeudi 4 décembre, à partir de 17H, vous êtes invités à nous rejoindre :
 
À LA BAGAGERIE au Lycée Professionnel du Golf Hôtel à Hyères

       La bagagerie se situe au centre du Lycée Professionnel du Golf Hôtel, à Hyères: suivre après la voie "rapide" qui traverse la ville, la direction "Golf Hôtel".
       C’est un lieu mis à notre disposition par le lycée, pour accueillir artistes et projets.
      
POUR UNE LECTURE PUBLIQUE DES TEXTES

UN ECHANGE ENTRE LES AUTEURS ET LE PUBLIC en présence d'un ami de Gabrielle Russier

UNE ADRESSE  AUX ARTISTES, AUX ÉLÈVES ET PROFESSEURS, À TOUS,  SUR LA  FORME ARTISTIQUE À VENIR.

 
Pour annoncer votre participation, pour toute information complémentaire, appeler au 06 73 54 33 20.
Merci, et à l’avantage de vous voir.                                                                                                       

Pour Les 4 Saisons d’Ailleurs, 
Gilles Desnots, directeur artistique

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