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Blog de Jean-Claude Grosse

L'affaire Gabrielle Russier, 40 ans après

1 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #les 4 saisons d'ailleurs

L'affaire Gabrielle Russier, 40 ans après


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Les 3 et 4 décembre 2008, Les 4 Saisons d’ailleurs (anciennement Les 4 Saisons du Revest) accueillent 7 auteurs: Roger Lombardot (EAT, Écrivains Associés du Théâtre)), Jean-Claude Grosse (EAT), Gérard Lépinois, Gilles Desnots, Albertine Benedetto, Sylvie Combe, Muriel Gébelin.
Ils ont travaillé sur un thème proposé par l’association : l’affaire Gabrielle Russier.
Ils ont en commun, la lecture de deux livres: Les écrous de la haine de Michel del Castillo et
les Lettres de prison de Gabrielle Russier, précédées de Pour Gabrielle de Raymond Jean.
 
Au printemps 1968, cette jeune professeur d’un lycée marseillais vit une histoire d’amour avec l’un de ses élèves. Les parents, l’institution scolaire, puis l’ensemble de la société crient au scandale. Gabrielle est arrêtée, emprisonnée, jugée, harcelée. Elle se suicide le 1° septembre 1969.

article du 16 juin 2008 consacré à cette affaire sur le blog des 4 Saisons d'ailleurs


Quarante ans après, en contre-point des commémorations, réflexions, évocations des événements de Mai 68, l’affaire Gabrielle Russier nous interpelle sur la complexité des sociétés et des relations humaines.
Ce que nous avons désiré interroger, c’est le rapport prof-élève, jeune-adulte, individu-société, hier, aujourd’hui.
Une affaire Russier paraît impensable en 2008. Pour autant les difficultés de vivre ensemble sur fond de remontée d’un Ordre Moral conservateur sont très réelles et douloureuses.
 
Ces 7 auteurs nous livrent le fruit de leur travail d’écriture : monologue, dialogue, poésie, théâtre, correspondance, essai.
Les Cahiers de l'Égaré éditeront sans doute un livre à partir de ces écritures.

Les 3 et 4 décembre, ils échangeront entre eux, leurs expériences et construiront avec notre artiste associée: Katia Ponomareva, les bases d’une forme artistique finalisée au printemps 2009 que Les 4 Saisons d’Ailleurs présenteront au public en avril prochain, au Théâtre Denis à Hyères, forme vivante éphémère accompagnée d'une création vidéo pour durer un peu.
Nous inviterons si possible  Michel del Castillo pour la journée d'avril 2009 ainsi que l'ami de Gabrielle Russier qui a accepté d'être parmi nous le 4 décembre.
 
Le Jeudi 4 décembre, à partir de 17H, vous êtes invités à nous rejoindre :
 
À LA BAGAGERIE au Lycée Professionnel du Golf Hôtel à Hyères

       La bagagerie se situe au centre du Lycée Professionnel du Golf Hôtel, à Hyères: suivre après la voie "rapide" qui traverse la ville, la direction "Golf Hôtel".
       C’est un lieu mis à notre disposition par le lycée, pour accueillir artistes et projets.
      
POUR UNE LECTURE PUBLIQUE DES TEXTES

UN ECHANGE ENTRE LES AUTEURS ET LE PUBLIC en présence d'un ami de Gabrielle Russier

UNE ADRESSE  AUX ARTISTES, AUX ÉLÈVES ET PROFESSEURS, À TOUS,  SUR LA  FORME ARTISTIQUE À VENIR.

 
Pour annoncer votre participation, pour toute information complémentaire, appeler au 06 73 54 33 20.
Merci, et à l’avantage de vous voir.                                                                                                       

Pour Les 4 Saisons d’Ailleurs, 
Gilles Desnots, directeur artistique

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GIF 11/05/2009 11:09

Merci pour cet article.

Marie Kl. 14/03/2009 16:50

Re-bonjour, Je viens de constater que la conclusion de votre travail est déjà venue au jour.Sincères salutations

DELANNOY 26/12/2008 12:06


DELANNOY écrit,
17 décembre, 2008 @ 12.10
Encore quelques notes en ce qui concerne Gabrielle.Gabrielle avait repris des études et était devenue une femme agrégée de lettres et de philosophie. Elle avait demandé un poste d’assistante en linguistique à la faculté d’Aix là où enseignaient les parents de Christian Rossi. Seulement, paraît-il, le recteur ,Paul Franck, voyait Gabrielle d’un trés mauvais oeil,non seulement pour son aventure avec Christian mais parceque Gabrielle était trop conviviale avec ses élèves ou ses étudiants. Un professeur doit conserver son autorité et il y a une frontière à ne pas franchir.Aussi Paul Franck aurait fait pression auprés du parquet afin que Gabrielle soit défénitivement écartée de l’enseignement. Rappelons toutefois q’au tout début des années 1960, son mari étant ingénieur, était en poste à Casablanca, Maroc. Gabrielle étant titulaire d’un propédeutique sollicita un poste d’enseignante.Ce qu’elle obtint.Elle fut nommée professeur au collège Abdallah Moulay.A cette époque Gabrielle ressemblait plus à une adolescente qu’à une femme mariée. Or, contraire à tout préjugé, elle fut respectée par les adolescents collégiens de l’école et adulée. (aujourd’hui avec du recul on pourrait presque penser à un conte de fée: Blanche Neige et les sept nains)
Sans trop revenir sur les détails, nous savons que Pompidou ordonna une enquête adminstrative.
Maintenant voici les bons mots incontestables, irréfutables tenus par certains des protagonistes Ces paroles ont été prononcées quasiment sur la place publique. Nombreuses sont les oeilles qui ont réceptionnées et enregistrées.Marcel Caleb, procureur général:- Un professeur n’a pas à supplanter l’autorité parentale sinon où irions-nous!Paul Tirel, procureur:- Gabrielle Russier s’est suicidée pour ne pas se présenter en cour d’appel et puis je suis bien obligé d’obéir à mes chefs.Jean Testut, sustitut:- Gabrielle n’est qu’une fleur maladive, elle a pourri d’amour!Maître Grisoli, avocat de l’accusation:- C’est une honte,c’est scandaleux,le procureur a outrepassé ses devoirs. Nous,nous ne souhaitions que le retour de Christian, nous ne voulions pas plus. C’était chose faite, l’affaire était conclue.En appel nous, nous plaiderons notre indignation.Raymond Guy,avocat de Gabrielle n’a pas de commentaire, il a perçu ses honoraires.Le ménage du juge d’instruction, Bernard Palanque, battit de l’aile,si bien qu’il divorça.
Et puis pour clore, un bon mot que l’on pourrait attribuer au père de Gabrielle:- Dans ma carrière d’avocat, j’ai tellement vu défiler de faux témoignages qu’il n’y pas besoin de preuves pour condamner un innocent, mais on ne peut pas accuser des fonctionnaires de justice même avec des preuves à l’appui;

 

DELANNOY 25/12/2008 04:25


DELANNOY écrit,

13 décembre, 2008 @ 7.46
Tout ce que je sais est que,Gabrielle étant fille d’avocat, voulait demander un jugement en cour d’assises pour suspicion légitime et avait déclaré :- plutôt que de faire des procès avec acharnement et harcèlement, les magistrats devraient plutôt faire le procès du barbarisme perpétré en Algérie. Les autorités judiciaires ont vu rouge. D’autant qu’en 1960, lorsqu’elle était jeune professeur avec son propédeutique au collège Moulay à Casablanca elle était co-signataire d’une pétition adressée à De Gaulle pour arrêter le massacre en Algérie. Ensuite l’appartement n’a jamais été soufflé ; d’après certains, des co-locataires n’auraient pas décelé de fuite de gaz, d’autres, on aurait ouvert le gaz ensuite pour donner le change. D’autres encore, elle aurait donner son chat le matin à une voisine????? Or ce qui est sûr, Gabrielle se trouvait dans une maison de repos la Recouvrance dans les Pyrénées, comment aurait-elle pu s’occuper d’un chat. Le vendredi 29 août elle écrivait à son ex-mari : ma tante arrive le jeudi 04 septembre. Je serai là juste un peu avant. Le suicide supposée a eu lieu le lundi 1er septembre ? Drôles d’éléments et si l’on rajoute tous les autres détails….!!!!!!!!!Lorsque j’ai appris la nouvelle, je me trouvais à Oran (Algére) en coopération, je me suis effondré sur la chaise à côté de moi en hurlant : c’est impossible, c’est impossible, elle a été assassinée pour lui faire fermer sa gueule!!!! Un ami, à côté de moi, me dit : ne crie pas aussi fort tu vas alerter les voisins. Bien que ne l’ayant jamais rencontrée, il ajouta : ça ce pourrait bien.

DELANNOY 23/12/2008 06:58

 


DELANNOY écrit,


13 décembre, 2008 @ 13.22

Petite histoire, fait divers, anecdote sans importance, détail de l’histoire.
J’ai connu Gabrielle Russier au cours d’un séminaire pour enseignants à la faculté d’Aix en Provence au début du mois de juillet 1965 avec d’autres personnes : Adams inspecteur d’académie, Le Bras, ami que je perdrai de vue en juillet 1970 à Oran (Algérie).
Après une conférence, en discussion Le Bras, deux autres dont j’ai oublié les noms et moi-même, un auditeur de la conférence s’avança vers nous et annonça : - la voie est libre Gabrielle Russier est une divorcée avec deux enfants. Sur le coup cela nous a refroidi. Ensuite j’ai enchaîné de quoi je me mêle.
Nous avons pu voir à l’époque un film “” Les pianos mécaniques”. Ce film est une comédie psycho-dramatique sur les aléas de la vie sentimentale. Divorce, homme qui tombe dans l’alcoolisme qui doit élever son fils parce sa mère ne veut pas de lui, jeune écrivain qui devient amoureux d’une femme de vingt ans son aînée, adolescents en crise d’amour, etc… au début ce film m’avait paru banal. Mais par la suite j’ai pu y voir en filigrane l’affaire Gabrielle. Aussi j’ai constamment voulu revoir ce film. Puis il est arrivé que je tombe sur une copie en 1975 à Paris, j’ai donc acheté la pellicule qui est en noir et blanc alors que l’original est en couleurs.
Inutile de dire combien de fois je l’ai fait visionner à des amis !
Qui maintenant adhère à ma thèse ?