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Blog de Jean-Claude Grosse

L'affaire "Gabrielle Russier" vue par 7 auteurs

23 Décembre 2008 , Rédigé par grossel Publié dans #les 4 saisons d'ailleurs

LA BAGAGERIE
Lycée professionnel du Golf Hôtel à Hyères
MERCREDI  3 ET JEUDI 4 DECEMBRE 2008

ACTION "GABRIELLE RUSSIER"

 
Etape 2 , rencontre entre les auteurs et avec l’artiste associée, puis débat public.

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Journée du 3 Décembre
(article annonçant les 2 journées)

Les objectifs des deux jours :
1/ contribuer à l’élaboration de la forme artistique à présenter en avril
2/ travailler au devenir éditorial des textes
3/ organiser la séance publique du 4

Après un tour de table et une présentation rapide de chaque texte par les auteurs, la discussion a considérablement « ouvert la focale » sur des thèmes politiques, sociaux, psychologiques, culturels, donnant tout son sens à ces journées :
- stimulation intellectuelle dans le cadre d’un débat riche à partir d’expériences d’écritures très différentes des auteurs ;
- affaire Gabrielle Russier intéressante dans la mesure où est abandonnée toute idée de commémoration, ressassement du passé, entreprise mémorielle, pour aller vers des questionnements sur la société, l’homme, la vie, ses mythes, ses valeurs, ses comportements, hier et aujourd’hui.

Ainsi plusieurs axes de réflexion se sont dégagés :

- qu’est-ce qu’une vie humaine ?  notions de fragilité, exemplarité, fabrication, transmission ; « qu’est-ce qu’une vie si on ne se la raconte pas » ?
- le temps, la postérité : ce qui reste des faits, d’une vie, avec le temps ; déformation, oubli, fragments, recomposition du passé avec sa mémoire et celle des autres , temps de la personne, temps de la société. Pour évoquer l’affaire Russier, la distance avec les faits permet une réflexion stimulante car pas d’enjeu immédiat ; mais cette même distance pose la question de l’analyse, l’interprétation que l’on peut faire de ce passé avec notre seul regard de 2008, fait d’ignorance et de simplification, si l’on n’y prend garde.
- La personne dans et face à la société : le contexte de l’affaire Russier, mai 68, homme sur la Lune en 69 , illustrations d’une ouverture, mais en contre point l’affaire, l’oppression politique, sociale ; discussion sur l’oppression actuelle ; grande fragilité, complexité d’un homme plein de contradictions, soumis chaque jour à des possibilités d’ouverture et de fermeture.
- Le jugement : juger, faire un choix manichéen, fonctionnement binaire de la société : un dépassement est-il possible ? y a t-il une voie possible, souhaitable, entre relativisme absolu produisant l’image d’un homme salaud universel, et le manichéisme traditionnel, les bons d'un côté, les méchants de l'autre ? Difficulté des hommes de sortir de schémas, de se libérer
- Une tragédie : l’affaire Russier, une forme archétypale, renvoyant à

Harold et Maud, West side story, la tragédie classique.
Et si tout cela n’était qu’une fabrication à commencer par  l’histoire d’amour entre Gabrielle et Christian ?

- La mort : le suicide, la mort choisie ou pas, le sens de la mort ; Gabrielle n’a t-elle pas été assassinée ? La nécessité de dire les choses avant de mourir ; la mort par laquelle commence le cycle de la tragédie, mais aussi l’affaire Russier : sans sa mort, on n'en parlerait plus depuis longtemps ; la mort comme fondatrice.
- Une affaire Gabrielle Russier, possible aujourd’hui ? oui si l’angle par lequel vient le scandale est la pédophilie ou l’homosexualité, par exemple ; oui car poids des conservatismes ; mais une telle histoire irait-elle jusque devant les tribunaux ?

Des manques à interroger et pouvant être l’occasion d’un nouveau travail d’écriture :
- sur la forme archétypale de l’affaire et des protagonistes ;
- sur deux hypothèses : - si Gabrielle avait survécu, que dirait-elle de cela, et de notre intérêt pour l’affaire : n’y a t il pas plus important, plus urgent aujourd’hui ?
                                    - et si c’était Christian qui s’était donné la mort ?
- inclure dans l'ouvrage à publier pour mars 2009 par Les Cahiers de l'Égaré : un résumé de l’affaire, le fruit de nos discussions, en faisant attention de ne pas construire un discours aui aurait la prétention de poser une parole de vérité sur cette affaire.
- Travailler sur la photo de Gabrielle qui pousse à des interprétations contradictoires où chacun peut trouver son compte : c’est Jeanne d’Arc, un ange de pureté, ou l’incarnation du vice, de la folie.

Sur la forme artistique : réfléchir notamment au public et à la manière de l’accrocher pour le faire venir ; définir clairement ce que l’on est et ce que l’on fait ; penser à la diffusion de la forme artistique.
 

(article sur l'affaire Gabrielle Russier)

Présents : Albertine, Gérard, Gilles, Jean-Claude, Muriel, Roger, Katia. Absente: Sylvie.

A/ Matinée consacrée à l’organisation de la séance publique du jour et au devenir des textes.

1/ Sur la forme
-important de construire le public à partir d’une tête d’affiche comme Del Castillo, et à partir d’une accroche thématique :
- un titre accrocheur et qui ouvre : donc pas "L’affaire Russier" mais par exemple « si on racontait une histoire (ou une tragédie) ».
- important de croiser les disciplines, pour faire rêver le public ; ouvrir mais ne pas gommer l’histoire, ni même 68 .
- lien entre cette histoire et la réflexion politique, philosophique, sur la société, donne à notre initiative un aspect provocateur à exploiter.
- Problématiser dans ce sens pour le public :
Une histoire d’amour entre un prof et un élève est-ce une histoire d’amour comme les autres ?
Une affaire Russier est-elle possible aujourd’hui ?

      
-questions d’autant plus légitimes que l’on est dans un lycée et que l’on s’adresse d’abord à des jeunes ; ne pas exclure les jeunes en restant sur l’affaire Russier, si lointaine, et sur 68 dont ils ignorent tout. Mais essentiel de partir de là.

2/ Sur le fond
- Les 2  questions pour le public  poussent à s’interroger sur  :
Qu’est ce qu’aimer ? Qu’est-ce qu’enseigner ?  Quelle différence entre détournement de mineur et pédophilie ? quelle est la particularité de la relation prof/élève ? Quels sont les interdits, et comment se déplacent-ils avec le temps ? Où se situe le seuil de transgression ? Comment et par qui arrive le scandale ?


-Des éléments de réponse sont proposés :
- avant de frapper, la société met à distance la victime en la déshumanisant, en la chosifiant. Visible avec le pédophile : pas de sentiment possible, définition froide, renvoyant à un acte sexuel, à une maladie ; au contraire "détournement de mineur" est plus riche, plus ouverte comme expression. Passer de "détournement de mineur" (en 68) à "pédophilie" (depuis quelques années), c'est le signe, le symptôme d'une "aggravation" des faits et de leur répression: tout est fait pour qu'on exclue le pédophile. Qui a intérêt à cette aggravation qui jette dans l'oubli des personnes comme Patrick Font par exemple.
- Idée d’une sacralisation du prof et de l’élève dans la société qui rend difficile toute sortie des normes ; idée de désacralisation aujourd’hui qui fait du prof et du jeune des criminels potentiels ; dans les deux cas, "affaires Russier" possibles mais aggravées.
- Le corps du prof et le corps de l’élève : bien souvent ignorés ou à la base du scandale. Entre prof et élève, une parole sans corps,  difficile de parler de relations de personne à personne, et ça coince aujourd’hui, vue l’évolution de la société
- Poids des interdits en 68-69, d’où le slogan "il est interdit d’interdire".

B/ Après-midi consacré à la discussion sur les textes de Muriel et Gérard

- Importance des mots pour dire l’amour, par exemple : l’amour n’existe que par les mots qui le font exister. La parole peut magnifier l’amour. Aujourd’hui, dans tous les domaines, difficultés à dire, à nommer : cerveaux bourrés de raccourcis et de lieux communs.
- Le théâtre, une manière de dire les choses : dans nos textes, importance des monologues, qui vont dans la chair des choses, imposent un rapport frontal, quand le dialogue propose fuite et transversalité. Mais dialogue pas vain quand donne toute sa place à l’intériorisation.
- Une formule de Gérard : sur l’homme pas encore humain. Une clef pour comprendre l’affaire Russier et tous les problèmes d’aujourd’hui : humanisation, lente, chaotique. Etre humain, c’est être capable de reconnaître le monde dans son mystère, reconnaître les autres et être reconnu par eux.
- Quelques pistes pour la suite :
               -  distinguer l’objet livre de la forme artistique ;
            -  on peut imaginer une incarnation de Gabrielle à partir de croisements de fragments des textes ;
               -  le slam, intéressant pour remettre le mot au centre.
               -  art de la formule dans les textes de Gérard, permettant mise en relation des textes.


C/ DEBAT AVEC LE PUBLIC JEUDI 4 DECEMBRE 17H à 19H

Notes prises par Albertine durant le débat :
JEUDI 4 DECEMBRE 2008 17h-19h


17 présents (dont les auteurs) + 3 élèves qui ont assisté au slam de Muriel avant de repartir, pour eux, 68 ne leur dit rien.
Sont présents du lycée : un élève, les trois documentalistes, un professeur
Présentation des 4 Saisons d’ailleurs
La semaine du souffle culturel : au mois d’avril, présentation d’une forme artistique au théâtre Denis à Hyères.

Chaque auteur présente brièvement son texte.

Sylvie Combe a écrit du point de vue de Gabrielle qui attend dans sa salle de bain, en se rimmellisant, son amant, pensant à l'écart d'âge, à son vieillissement

Jean-Claude Grosse a fait écrire par Christian
, devenu professeur, une lettre à Gabriella, sa petite fille, il est devenu le mari de son élève Gabrielle-Petit Chat, le père de Christian, mort dans un accident de voiture avec son oncle Gabriel-Garcia, et de Gabrielle qui vient de donner naissance à Gabriella, arrière petite fille de Gabrielle-Gatito et de Christian, père de Gabrielle-Petit Chat et de son frère Gabriel-Garcia.

Albertine Benedetto a écrit un monologue du point de vue de la mère à la fin de sa vie, son fils enfin revenu pour s'occuper d'elle

Gilles Desnots a imaginé le difficile dialogue entre le père, sur son lit de mort et son fils devenu curé des Accoules sous le nom de Père Russier

Muriel Gébelin a écrit du point de vue de Satan, la co-détenue de Gabrielle, aux Baumettes, Satan sur laquelle Gabrielle a exercé une influence positive

Roger Lombardot a fait enregistrer un message de Neil Armsrtrong, au moment où le vaisseau spatial va alunir le 20 juillet 1969, événement entre les 8 semaines d'emprisonnement (avril-juin 1969) et le suicide (1° septembre 1969)

Gérard Lépinois a écrit divers textes de réflexion favorisant des éclairages simultanés comme l'a pratiqué le cubisme ou Claude Simon dans La Route des Flandres.


Lecture d’un texte de Gérard Lépinois : Les reins

Postérité du travail : une édition, un débat thématique au mois d’avril, une forme artistique
Première étape : faire le point à partir de ce foisonnement d’idées suscité par le travail mené pendant ces deux jours autour de Gabrielle Russier et des textes produits.

Débat :

Une histoire d’amour est-elle possible entre un professeur et un élève ?

- MF : c’est un professeur, c’est une femme, elle est plus âgé; Simone de Beauvoir radiée de l’EN pour affaire sur mineur (détournement pour Sartre)
- Témoignage d’élève : pas de problème à condition que ça reste discret. Gênant parce que c’est un prof.
- MF : fascination des élèves pour certains profs.
- Qu’est-ce qui est choquant ?
- L’élève : c’est le regard des gens. Même si l’amour n’a pas d’âge. Prof pas sérieux.

- Gérard : L’élève peut-il être considéré comme un homme ?
- Françoise : une femme professeur peut aimer pas seulement des hommes accomplis
- Rencontre de deux personnes : l’amour est possible
- Ludovic : on se bride, on est cadre de l’institution
- Roger : relation maître-élève. Le théâtre, c'est très physique, on se touche d'où prudence avec de très jeunes comédiens
- JC : la tenue vestimentaire, question qui se pose pour les élèves mais aussi pour les profs
- Les jeunes sont sensibles de plus en plus au physique des professeurs et le disent
- Difficile d’évacuer le corps
- F : il y a le costume qui correspond à l’institution. Les gens ont tendance à laisser leur vie privée en dehors du cadre professionnel. Codes ni écrits, ni dits. On s’y conforme pour éviter les ennuis.
- JC : Réfléchir sur la manière dont ces normes s’acquièrent
- Roger : notion de responsabilité
- Gilles : Intrusion de l’intime dans le cadre social d’où le besoin de se cacher
- MF : relation prof-élève d’une grande richesse, désir d’aller vers les élèves
- Gilles : Rôle de la représentation très important, image qui peut évoluer dans le temps.

Deuxième temps de la réflexion

- Gilles : cette femme transgresse, à partir de quand et comment est-ce qu’on bascule dans l’affaire ?
- F : contexte dans lequel Gabrielle a été située comme une prof qui passe du côté des élèves. C’est plus cet aspect qui compte que la relation amoureuse.
- Gilles rappelle le contexte de l’appel a minima de 1969 : l’Etat croit pouvoir remettre en ordre la société. Casser tout ce qui peut être cause de désordre. Mouvement de sympathie pour Gabrielle à partir du procès. Aujourd’hui : vague conservatrice, défoulement du conservatisme, une affaire Russier possible.
- Muriel : peur de se regarder en face
- MF : possible
- JC : aujourd’hui il y aurait un contre-pouvoir, comité de soutien
- Roger : les contre-pouvoirs sont mous ! il faut alerter le monde entier avant que l’entourage proche réagisse.
- F : sentiment d’être démuni. Manque de relations de proximité.
- Roger : un metteur en scène intervient à Avignon dans un contrôle d’identité. Violences policières. Où est le soutien du Festival d’Avignon ? Se bagarre seul pendant des mois.
- Gilles : deux choses complémentaires.
1) Porosité de l’opinion publique par rapport à l’idéologie sécuritaire. La sensibilité collective a évolué
2) les contre pouvoirs existent formellement mais pas assez puissants. Des associations essentiellement, ni les partis politiques, ni les syndicats. Il faudrait militer 24h sur 24h, impossible !
- Association Ni pute ni soumise : témoignage. Le combat des femmes est loin d’être fini. Les pères pédophiles restent protégés.

19h 05 Conclusion faite par Gilles :
un débat riche
créer du lien
objectif artistique : maintenir une parole contre l’oppression économique et politique
L'Affaire G. R. nous parle aujourd’hui : elle touche à des choses essentielles dans la société. Au-delà du fait divers, dimension universelle.


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grossel 08/12/2008 17:13

Je mets en commentaire, cette lettre reçue il y a deux mois.
Lettre ouverte aux «gronéléphants» !
Vous avez «fait» 1968 contre l'ordre établi, j'ai donc été élevée dans un joyeux désordre, il commençait par celui dans ma chambre et allait jusqu'à celui dans ma tête.L'idée, c'était qu'il n'y avait pas de différences entre les hommes et que celles qui existaient étaient forcément injustes, chacun devait  prendre part à la constitution de l'humanité.Le bordel, c'était de pouvoir tout dire, faire, sans règles préalables ; il fallait être surintuité (sur-entêtée ?) pour en placer une et finalement là où tout est possible, je parlais et agissais avec n'importe qui.Là  vous avez connu la pression, j'étais en dépression...Quelle chance !J'ai dû vivre 2 ou 3 ans en communauté, toute petite m'ont dit mes parents. Après il y a eu « les Jacobins », où nous étions tout le temps fourrés, entre nous les enfants, nous avions reformé une micro-société, les plus petits étaient les petits soldats et nous les plus grands, commandant  et lieutenant. Nous inventions toujours des plans d'attaques pour faire -ce que je fais encore aujourd'hui- : octroyer des sous aux « grands » pour s'acheter du plaisir...sucré, des bonbons !Quelle chance ces expérimentations ensemble, vente de vieux jouets sur la chaussée, confection de petits paniers en feuille d'aluminium, théâtre du vide poche, manifestation d'émotions : « A bas les tarés du tarot! », ...Oui, j'étais nourrie par ce « c'est possible », j'étais euphorisée par ce « tout part de nous », ce formidable chantier pour la vie, avoir des désirs, se réunir, ne pas passer sa vie en salle d'attente ou n'être qu'un potentiel de production.Oui, mais en vérité, et j'étais naïve, il y a des différences, heureuses ou malheureuses, j'en rencontrai ma part une à une. La première, grande, celle de porter Mona : une femme n'est pas un homme, j'étais naïve, nous étions trois soeurs et dans l'utopie du désordre j'avais fini par croire que oui, ce que faisait un homme, une femme aussi pouvait le faire. C'est en devenant mère que l'inverse me fut prouvé. Le choc fut profond, intime, mais j'étais « naturelle » et digérais le tout à la campagne.L'imagination au pouvoir, c'était le slogan qui disait le manque, ce qui étouffait nos parents en mai 1968.De tout cela aujourd'hui, il reste un décalage entre ce qu'ils voulaient et la France de Sarko.Le gouvernement nous met la pression avec le chômage et la carotte avec toutes sortes de produits made in china.Et nous avons quasi oublié d'inventer ces langages pour construire ensemble : c'est la ruine de la gauche.Et je cherche encore... Qu'est ce qui fait un langage ? Qu'est ce qui rassemble les flopées d'individus plus ou moins conscients pour partager ? Où trouver les valeurs d'appui, ré-accéder à la différence sans qu'elle soit une stigmatisation ? Comment faire évoluer cette barbarie policée ?
Aïdée
Jean-ClaudeMerci pour ta note de lecture de Marrakech. Les relations hommes/femmeset la façon dont ils les livrent dans la sexualité me semblentrévélateur des sociétés (bien plus que discours politiques) et tu le dissi bien. J'aimerai sûrement lire l'amande Nedjma si un jour je retournesur le sol musulman...Je suis de retour de la réunion communautaire inter-générationnelle quifut riche d'échanges et très agréable. j'ai pu lire ma "lettre ouverteaux grosnéléphants" qui a ému et où les pairs se sont retrouvés aussi.Le bouquin de Virginie Lenhardt "Le jour où mon père s'est tu" écrit àpartir d'interviews d'enfants de soixantehuitards a été évoqué (je nel'ai pas encore lu). Des pistes dans un sens peu visité de 68, selon"les parents" et qui touche beaucoup.Bien à toi et aux tiens,Aïdée