CONVERSION
Photo prise à Petergoff en 2005
22 décembre 2008 (LPAC) – Inspirés par la démarche du Président Franklin D. Roosevelt lors de la grande dépression des années trente, Lyndon LaRouche et son mouvement LPAC, ont mis depuis deux ans l’alternative à la crise globale sur la table des décideurs américains.
Il s’agit plus précisément d’un projet de loi, la Homeowners and Banking Protection Act (HBPA), qui propose, à la fois un moratoire sur les saisies des résidences des citoyens américains et la mise en redressement judiciaire via une procédure de banqueroute organisée de l’ensemble du système bancaire américain.
Constatant la « mort » du système financier international fin juillet 2007, LaRouche ne voit aucun salut hors de sa proposition d’un « banking holiday » [fermeture d’office des banques], comme celui décrété par Roosevelt en 1933.
Cette proposition semble faire son chemin. Un article publié par le principal hebdomadaire de la gauche américaine, The Nation, rapporte que le Levy Economic Institute, un think-tank économique de réputation Keynésienne, vient de publier un rapport sous le titre : « Le moment des renflouements : une alternative au plan Bush-Paulson »
Selon les auteurs de l’étude :
On voit donc, comment les propositions de Lyndon LaRouche, parfois considérées comme farfelues, irréalistes, archaïque et utopistes, se retrouvent au centre de la réflexion parmi tous ceux désirant saisir l’occasion d’une transition du pouvoir outre-atlantique pour faire changer le monde de cap.
Lyndon LaRouche : Le 20 janvier, selon toute probabilité, le président élu des Etats-Unis prendra ses fonctions. D’ici là, il est extrêmement difficile de prévoir précisément ce qui se passera. Les attentats terroristes perpétrés à Mumbai, en Inde, sont typiques de l’actuelle période de transition et nous devons être prêts à y faire face.
Cependant, la question à laquelle sera confronté le nouveau président des Etats-Unis et un certain nombre de mes amis et collaborateurs qu’il vient d’intégrer dans son gouvernement, à commencer, bien sûr, par Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat, sera celle que j’avais évoquée dans ma conférence internet du 25 juillet 2007, lorsque j’avais prévu que, très vite, peut-être dans les quelques jours suivants, le monde risquait de se retrouver face à la plus grande crise de l’histoire moderne. Trois jours après, la crise éclatait.
Cette crise est, essentiellement, celle des produits financiers dérivés. Le système spéculatif mis sur pied par Alan Greenspan lorsqu’il prit la direction de la Réserve fédérale – un système de produits dérivés – est sur le point d’exploser. Il s’agit de millions de milliards de dollars de dettes, et il n’existe aucune possibilité d’honorer ou d’apurer ces dettes. Cela représente un danger pour le monde. Le défi d’une réorganisation du système monétaire et financier que je pose à mes amis et sympathisants dans la nouvelle administration, consiste à appliquer à l’ensemble du monde une procédure de réorganisation financière, dans l’esprit des politiques appliquées par Franklin Roosevelt en 1944. Non pas ce que Truman commença à promouvoir à partir de 1945, mais ce que Franklin Roosevelt présenta lors de la conférence de Bretton Woods en 1944. Il s’agit de créer un système international de crédit, fondé sur des cours de change fixes, et de mettre en œuvre un véritable programme de redressement économique et financier.
Nous connaissons la situation en Europe et nous savons grosso modo comment elle se présente aux Etats-Unis. La décision du gouvernement américain en place d’imposer sur le marché interbancaire des taux d’intérêts quasiment nuls, à peu près comme on l’a fait avec le Yen il y a quelques années, est une folie pure dont on ne tardera pas à voir les résultats. J’espère qu’on abandonnera très vite cette politique insensée, sinon, elle aura des conséquences incalculables.
En résumé, nous devons en finir avec le type de système instauré depuis 1971-1972, pour en revenir à un système de parités fixes, fondé sur un système de crédit et non sur un système financier. Voilà ce dont je parle : les Etats-Unis ont une particularité unique en tant que nation, qui est de posséder un système de crédit, alors que les pays européens sont dotés de systèmes financiers, c’est-à-dire de systèmes monétaires. La différence est la suivante : en vertu de la Constitution américaine, la création monétaire, ou création de crédit, est un acte souverain du Président des Etats-Unis, avec le consentement de la Chambre des représentants. Ce crédit peut ensuite être utilisé, et monétisé, comme le prévoient la loi et la fonction régalienne du Président.
En réalité, ce que je propose ici, c’est de faire appel à la Constitution américaine, avec ses clauses définissant ce système de crédit, pour conclure des accords ratifiés par traités avec d’autres nations, en vue d’établir un système de crédit à parités fixes.
L’objectif est, essentiellement, d’émettre du crédit, qui puisse être utilisé au niveau international pour des investissements capitalistiques à long terme dans l’économie mondiale. Cela implique d’éliminer la plupart des produits financiers dérivés, qui sont de toutes façons impayables. Il est impossible de satisfaire les besoins du système financier actuel car la quantité d’argent nécessaire pour rembourser les millions de milliards de dollars de cette dette, en majorité frauduleuse, n’existera jamais.
Pour cela, nous devons effacer cette partie de la dette comme perte nette et revenir à un système de crédit fondé sur l’idée d’Etat-nation, à l’opposé de ce nouveau système financier international assez bizarre auquel nous sommes arrivés. Revenons à l’Etat-nation et engageons-nous à long terme, pour une génération, un demi-siècle, voire un siècle entier, en fonction du type d’investissement.
A cet égard, l’Asie pose un problème. Dans le cadre de ma démarche, comme je l’ai proposé, l’initiative devrait de toute évidence résulter d’un accord entre les Etats-Unis, la Russie, l’Inde et la Chine, parce que c’est là, en Asie (en y intégrant le rôle de la Russie en Eurasie), que se trouve la plus vaste concentration de pauvreté, donc le plus grand besoin de développement.
En Inde, par exemple, 63% des habitants souffrent d’extrême pauvreté et il est peu probable que cette population puisse rapidement accéder d’elle-même à une meilleure productivité. Il faut donc mettre en œuvre de grands projets d’infrastructures, tels que des centrales nucléaires et autres équipements de ce genre, indispensables pour relancer son infrastructure et augmenter les pouvoirs productifs de sa force de travail.
Un énorme problème se pose avec la Chine, comme nous le savons tous. La Chine s’effondre, conséquence de l’effondrement des marchés américains, et c’est désormais tout le système chinois qui est en crise. Cela va se répercuter rapidement sur le reste du monde, amplifiant encore l’instabilité générale.
La Russie a un rôle fondamental à jouer parce qu’elle a une culture eurasiatique, ni européenne ni asiatique. C’est le cas depuis environ l’époque de Gengis Khan.
Il est clair que dans les conditions actuelles, ce sont les richesses en matières premières, majoritairement présentes dans le nord de la Russie, qui permettront la croissance économique de pays tels que la Chine et l’Inde. Ils ne peuvent y arriver seuls, car cela implique l’utilisation de technologies que seuls les Russes maîtrisent. Ainsi, l’Institut Vernadski s’est spécialisé dans ce domaine — par exemple, concernant la façon d’ouvrir à l’exploration minière certaines régions comme la toundra, l’Arctique ou la région sub-Arctique. Il ne s’agit pas simplement de creuser dans le sous-sol, mais de mettre au point un système de gestion des matières premières.
Il faut aussi reconnaître que l’avenir de l’humanité se trouve de plus en plus du côté de l’Asie, avec ses vastes populations ; 40% de l’espèce humaine y habite, pour la plupart dans des conditions de grande pauvreté.
Nous devons donc une fois de plus mobiliser les Amériques, en particulier les Etats-Unis, ainsi que l’Europe, pour jouer, à nouveau, un rôle de premier plan dans le domaine de la science et de la technologie, s’intégrant dans un processus de développement de toute la planète, y compris l’Asie et l’Afrique, et développant le monde afin que l’humanité s’épanouisse pleinement.
De par les signaux que je reçois, je suis convaincu que sous l’administration Obama, quelque chose de cette nature va se produire. Il y aura des complications, comme avec tout gouvernement, car les gouvernements sont toujours compliqués. Ils ne font jamais exactement ce qu’on attend d’eux, mais si vous arrivez à obtenir 50 à 60% de ce vous voulez, vous pouvez vous considérer comme plutôt bien loti de nos jours.
Voilà où nous en sommes. Le problème clef, c’est qu’en économie, il n’y a presque personne dans ce métier qui ait une véritable compréhension du problème et de sa nature. La crise actuelle, ils ne l’ont ni vue ni prévue, et ils se sont exagérément fiés à des données statistiques plutôt qu’à une vraie prévision. Une vraie prévision économique se base sur la science physique, elle tient compte du libre arbitre, de la volonté des gens concernant ce qu’ils vont faire et de savoir si leurs idées sont vraies ou fausses.
Voilà donc ma position. Mes qualifications, plusieurs fois démontrées dans le domaine des prévisions économiques, se fondent sur une branche de la physique connue comme la physique riemannienne, ce qui m’a permis d’obtenir de bons résultats. Cela fait longtemps que je me risque à cet exercice. Largement inconnu en 1950, j’avais alors prévu la récession de 1957. J’avais anticipé l’effondrement des accords de Bretton Woods et j’ai formulé quelques autres prévisions avec un certain succès. Sur la base de la viabilité de mes prévisions économiques, certaines personnes au sein de la nouvelle administration reconnaissent le bien-fondé de ma démarche et ont décidé que je devrais jouer un rôle significatif dans la formulation de la politique du nouveau gouvernement.
Cependant, je ne peux rien garantir ni prévoir sur cette question, parce que d’ici au 20 janvier, il reste encore pas mal de jours, et avec le terrorisme qui éclate en Inde et ailleurs, et la probabilité, dans ces conditions, d’un regain de terrorisme dans différentes parties du monde, nous ne pouvons pas savoir exactement ce qui se passera.
Quoi qu’il en soit, nous devons nous tenir prêts, en sachant ce que nous devons faire, quels doivent être les objectifs de l’humanité, quelles devraient être les politiques, quelles ressources mettre en œuvre pour atteindre ces objectifs, et aussi, nous devons avoir un plan B, tout autant qu’un plan A.
Le plan A, c’est ce qui pourrait arriver et qui serait un grand bien pour l’humanité. Le plan B, c’est ce qu’il faut faire si cela n’arrive pas. En politique, il faut toujours avoir les deux options : la meilleure, et celle que vous seriez obligé de suivre si la première ne s’applique pas. Je pense que c’est parfaitement compris par ceux qui sont en politique depuis un moment.
Voilà donc dans quelle situation nous sommes. C’est une situation extrêmement dangereuse. Dans toute l’histoire contemporaine, on n’a rien eu de comparable à ce qui arrive aujourd’hui, si ce n’est l’âge des ténèbres du quatorzième siècle, lors de la faillite des banquiers Bardi et Peruzzi.
Mais avec la crise des produits financiers dérivés, avec des millions de milliards de dettes impayables, nous sommes dans une crise bien pire que celle de la faillite des banquiers Bardi et Peruzzi au quatorzième siècle.
Cela signifie simplement qu’il faut procéder ainsi : annulez ce qui ne doit pas être considéré comme une dette, annulez ce qui ne doit pas être payé. En même temps, honorez ce qui doit l’être sans oublier un détail et en protégeant le peuple, protégeant les individus, protégeant les productions, évitant toute rupture. Nous pouvons opérer ainsi, j’en suis sûr, dans le cadre d’une politique de réorganisation.
Mais nous devons avoir, comme je l’ai dit, aussi bien un plan B qu’un plan A. Je travaille sur le plan A et j’avertis les gens de ce que sera le plan B ; et c’est effroyable, littéralement effroyable. Cependant, si nous en arrivons là, il faudra faire face, comme nous avons été capables de faire face à des choses effroyables dans le passé.
Merci.
Questions et commentaires
Question de Ivo Caizza (Corriere della Sera) : Permettez-moi de poser deux questions. Premièrement, si j’ai bien compris, vous dites que l’ensemble de la dette des marchés financiers ne peut être honorée. Ainsi, vu la quantité d’argent engagée sur les marchés financiers, il devient quasiment impossible de rétablir un équilibre. Ma question est donc : quelle est votre prévision exacte sur cette crise financière ?
LaRouche : En réalité, ce que nous devons faire est assez simple d’un point de vue américain, c’est-à-dire du point de vue de la Constitution américaine. C’est compliqué du point de vue européen, mais il s’avère que la Constitution américaine a précisément été conçue pour traiter ce genre de problème. Ce que nous devons faire, c’est prendre les banques agréées (c’est ainsi que nous les appelons aux Etats-Unis) et les autres banques du même type – c’est-à-dire les vraies banques [commerciales ou de dépôts], avec des épargnants et des déposants, qui travaillent avec la monnaie d’un pays donné, et dire : « Pour réorganiser ces banques suivant une procédure de faillite, nous les mettons en redressement judiciaire. Elles garderont leurs guichets ouverts et fonctionneront sous protection de l’Etat. »
Cela implique aussi la protection des accords négociés entre gouvernements, afin de mettre en oeuvre un système de change fixe à l’échelle planétaire, pourvue du même objectif, celui d’une coopération entre Etats-nations souverains pour protéger leur système bancaire. Il s’agit également de fixer un certain nombre d’objectifs qui devraient être ceux de ces gouvernements souverains, chacun individuellement, et leurs relations de coopération, en vue de revenir immédiatement à l’économie réelle productive dans l’industrie, l’agriculture et l’infrastructure économique de base. Et cela signifie, en premier lieu, de fixer des objectifs pour des périodes d’une génération, un demi-siècle, voire un siècle entier. Voilà à quoi se résume votre système de crédit.
Il s’agit aussi d’équilibrer, par un système à parités fixes, les transactions financières entre nations. Je crois qu’en agissant ainsi, on peut faire beaucoup mieux que ce qui est fait aujourd’hui. Ce que l’on demande aux gouvernements, c’est d’avoir le courage de prendre ce type de mesures, et de les prendre rapidement et comme un tout. Par exemple, la question de l’énergie nucléaire civile sera au centre de cette politique, parce que sans cela, nous ne pouvons faire face aux besoins, de même que la gestion de l’eau et d’autres fonctions de base dont la planète a besoin. Les gouvernements seront obligés de se mettre d’accord sur ce genre de programme.
Et nous pouvons y arriver. On a fait des choses semblables auparavant. On doit simplement utiliser notre imagination, utiliser les leçons que nous avons apprises, et les appliquer...
2009 sera l'année de tous les périls. Mais elle peut aussi être une année exaltante si nous prenons le taureau par les cornes, car c'est seulement dans des conditions de crise systémique qu'il
devient possible de changer de système.
C'est pour faire face à ce défi que Solidarité et Progrès organise cette grande réunion le 24 janvier prochain. Avec Jacques Cheminade, des représentants d'un souverainisme allemand de progrès et
des élus locaux français, déjà quotidiennement confrontés aux conséquences de l'effondrement économique, ouvriront les pistes d'une sortie de crise par le haut.
Contrairement à ce qu'affirme Eric Besson, organisateur du colloque de Nicolas Sarkozy et Tony Blair sur le Renouveau du capitalisme, qui s'est tenu les 8 et 9 janvier, le souffle de la crise
systémique est loin d'être passé. Avec 161 000 chômeurs de plus pour les quatre derniers mois de 2008, sans compter les plans sociaux qui ne seront comptabilisés qu'en 2009, nous faisons face à
une terrible dépression. La contraction brutale du crédit, répercutée par les banques aux entreprises et aux particuliers, a provoqué un effondrement des ventes dans les secteurs de l'automobile
et de la construction, précipitant à leur tour dans la crise la production d'acier, la chimie et pratiquement toute l'économie.
L'insolvabilité des entreprises et des particuliers a un effet boomerang sur le secteur bancaire, entraîné dans un véritable maelström financier. Que peut donc faire le citoyen lambda, direz-vous
? La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même, répondait Franklin Roosevelt à ses concitoyens, lors de la grande dépression des années trente. Ces temps de tempête sont en
effet ceux qui éveillent en nous l'instinct moral et la force de caractère pour surmonter les périls.
Au lieu de chercher à sauver ce système moribond ou à le rafistoler en saupoudrant ici ou là un peu de Keynes, comme le fait le gouvernement Sarkozy, saisissons cette occasion pour en créer un
nouveau. Le scandale Madoff, après les affaires Enron, Kerviel et Lehman Brothers, confirme que l'escroquerie fait partie intégrante d'une règle du jeu que l'on doit changer.
Pour déblayer le terrain avant de reconstruire, l'on doit convoquer une commission d'enquête parlementaire, inspirée de la Commission Pecora, créée par Franklin Roosevelt afin de déterminer les responsabilités de JP Morgan et d'autres banquiers dans la crise de 1929. Ses travaux
susciteront l'adhésion populaire et feront apparaître aux yeux de tous les fondements d'une solution : 1) mise en banqueroute organisée des dettes spéculatives du système, en préservant l'épargne
populaire et les crédits à la production ; 2) réquisition temporaire des banques permettant d'entamer le processus ; 3) rétablissement de la capacité souveraine de l'Etat d'émettre du crédit
productif public pour financer de grands projets d'infrastructures, stimulant la création d'emplois qualifiés à l'échelle de l'Eurasie, dans le contexte d'un Nouveau Bretton Woods, avec des
parités fixes entre monnaies.
L'odeur de poudre et de mort venant de Gaza nous montre ce que le tigre blessé – l'oligarchie financière internationale basée à la City de Londres et à Wall Street – est prêt à faire pour tenter
de sauver sa peau en jetant les peuples les uns contre les autres. La mise en place de holdings bancaires, à l'image de l'Italie de Mussolini, est révélatrice de la politique financière
prédatrice de cette oligarchie.
Un espoir nous vient aujourd'hui d'Amérique, où le nouveau président Barack Obama et son ancienne rivale devenue sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, se sont tous deux déclarés en faveur d'une
solution rooseveltienne à la crise. Prenons-les au mot et intensifions la pression, en Amérique et dans le monde. Notre réunion, ici, est un maillon de la chaîne.
Bien avant les autres, nous avons dénoncé les causes de cette crise et avancé les solutions. Rejoignez notre combat, en devenant vous-même acteur dans le drame qui se joue !
La réunion se déroulera de 14h à 20h30, avec des interventions de nos invités allemands, de maires de communes affectées par la crise et de Jacques Cheminade. Tout au long de l'après-midi, notre
priorité sera de laisser du temps pour qu'un dialogue puisse se nouer avec la salle. Alors, vous aussi, venez préparé(e) à faire avancer le débat et soyez un élément de la solution.
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