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Blog de Jean-Claude Grosse

Oui à l'éducation artistique: comment?

27 Janvier 2007 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #essais

Voici la synthèse envoyée à Désirs d'avenir, le 31 janvier:
(la lire sur le site Désirs d'avenir)

Se guider dans la modernité par l’éducation artistique
et la culture


Je pars du constat que les professions artistiques attirent de plus en plus de jeunes : ils tentent de vivre (de) leur passion. Beaucoup galèrent, certains prospèrent. Le statut des intermittents est en crise suite à cette prolifération. L’état, son ministère de la culture, sont dépassés, ayant empilé des lignes budgétaires en fonction des formes artistiques à soutenir.
En 1998, lors de la consultation Allègre, les jeunes avaient massivement demandé de l’éducation artistique, de l’informatique et de la cuisine.
Il est donc possible d’ajuster à cette demande très forte à l’école et hors école, l’offre pléthorique artistique et culturelle qui n’arrive pas à démocratiser les pratiques artistiques et culturelles dans les lieux culturels, à peu près bien répartis sur le territoire et à peu près bien dotés dans la plupart des cas.
Je propose donc qu’on envisage pour les artistes qui sont des intermittents, deux métiers :
Leur premier métier d’artiste avec leurs projets de création ou leurs réponses à des appels d’offre
Un second métier consistant en interventions artistiques dans les écoles, de la maternelle à l’université, largement ouvertes, les artistes étant formés pour intervenir et pourvus d’un diplôme pour ce travail.
Il y a beaucoup d’artistes qui galèrent, beaucoup de jeunes perdus, en mal-être, en sursis; l’arrivée des artistes dans les écoles et dans les structures d’animation existant un peu partout, à l’initiative d’associations, de municipalités, contribuerait à faire passer un grand vent démocratique dans l’éducation nationale où les enseignants ne seraient plus seuls face aux élèves, (ils sont rarement avec) et à créer du lien social dans le paysage urbain et rural.
La gamme des pratiques artistiques ne doit pas être hiérarchisée ni étriquée : elle doit intégrer des pratiques innovantes, émergentes, les jeunes étant souvent inventifs, surtout dans les domaines de la musique et des NTIC. Cela veut dire que ça circule dans les deux sens. Il y a vraiment échange, partage.
Quelques idées : chants, musiques, théâtres, danses, slam, rap, photo, vidéo, peinture, lecture à voix haute, écriture…Donc écrivains, auteurs (de théâtre en particulier, comme auteurs et comme passeurs) ont leur place dans ce projet.
Il faut une conception très large du champ artistique et culturel : les pratiques culinaires en sont comme toutes les pratiques de collection, de recherche patrimoniale, archéologique; il faut aussi se soucier de la culture scientifique et technique, en s’appuyant sur l’engouement pour les nouvelles technologies et en cherchant à développer l’esprit de découverte par reprise de grandes découvertes.
Ces pratiques qui vont mobiliser les artistes, en grand nombre, peuvent aussi mobiliser des ouvriers en retraite ou au chômage, des techniciens en retraite ou au chômage, des ingénieurs en retraite ou au chômage, des professeurs en retraite, sans oublier les grands-mères, les paysans ou jardiniers (comment semer, bouturer, greffer…) qui pourraient être bénévoles ou rémunérés, façon d’augmenter des retraites maigres.
La diffusion des pratiques artistiques et culturelles que je préconise suppose que les différents niveaux territoriaux aient des missions ou des compétences bien définies, sans effets cumulatifs, non contradictoires.
Aux législateurs le soin de définir, après concertation, l’organisation de ce schéma : communes chargées des écoles avec quels moyens pour l’éducation artistique, départements chargés des collèges et des prisons, régions chargées des lycées et des universités…
Favoriser comme aux USA le don personnel, non plafonné, déductible des impôts, à des projets d’éducation comme à des projets de création.
Dans ce schéma, quel pourrait être le rôle de l’état ?
L’éducation nationale aurait la responsabilité de la formation pédagogique des intervenants artistes et autres, de la validation de leurs acquis et de l’attribution d’un diplôme reconnu et nécessaire pour l’exercice de ce métier de passeur à temps partiel qui pourrait être un mi temps ou un 2/3 de temps, le temps de la création (une tous les 2 ou 3 ans, à définir) occupant 1/3 ou un mi temps.
La culture aurait deux missions : le patrimoine et la création. Sans doute, peut-on s’appuyer sur les différents niveaux territoriaux. Municipalités, pays, communautés d’agglo, départements, régions ont sans doute un rôle à jouer, mieux défini, mieux doté, sur ces deux terrains.
Il y aurait à redéfinir les rôles des équipements culturels, faisant assez peu de vrai soutien à la création et assez peu d’ouverture aux pratiques amateurs (la diffusion de 25 ou 35 spectacles sur une saison relève de la consommation culturelle, sans bénéfice réel pour les consommateurs). Ouvertes aux artistes et aux amateurs, les structures n’auraient pas besoin de tout ce personnel chargé de missions impossibles de conquête, de fidélisation du public, pratiques commerciales avec de l’argent public, personnel qui pourrait se consacrer à l'accompagnement des projets des jeunes.
L’empilement des labels (Théâtres nationaux, CDN, Scènes nationales, scènes conventionnées pour ceci ou cela, labels arts de la rue, labels nouveau cirque, labels musiques actuelles et même nouvelles musiques traditionnelles…) est devenu ingérable en créant des lobbies : il faut remettre à plat ce système. Il faut bien sûr que dans les créations proposées une saison, je pense au théâtre en particulier, le répertoire occupe le 1/3 ou la moitié des propositions (le guide des commémorations peut servir de repère mais il faut savoir sortir du seul cadre français, notre patrimoine est européen et même mondial : 1000 chefs d’œuvre d’une centaine d’auteurs dont on ne voit en une vie qu’une petite partie).
Je n’ai pas de choses particulières à dire sur le patrimoine, si ce n’est que la politique de grands travaux de certains présidents marque le territoire, enrichit le patrimoine (centre Pompidou, bibliothèque Mitterrand…) et que le patrimoine, étant la propriété de tous, il ne saurait être question qu'une " élite " plus ou moins autoproclamée (l'autoproclamation est un problème général, elle ne concerne pas seulement les artistes) spécule douteusement avec lui, au nom de l'assimilation plus ou moins consciente de tout bien à un capital (voir l’affaire du Louvre que l’état se propose de vendre comme marque à Abou Dhabi pour un milliard d’euros).
En ce qui concerne, la création, je suis favorable à des appels à projets, à des commandes publiques (y compris et d'abord de pièces, en théâtre, en musique...) accessibles à tout artiste quelle que soit sa place dans le dispositif, reconnu ou pas, dans le gruyère ou en galère. Les jurys de sélection des projets, quel que soit le niveau d’attribution (département, région, DRAC, État), devraient être composés de personnalités indépendantes, ni directeurs de structures, ni techniciens territoriaux. Une fois, les projets retenus, budgétisés en dépenses (salaires et non cachets), directeurs de structures et techniciens se concerteraient avec le créateur pour lui donner les moyens de sa création et de sa diffusion (départementale, régionale, nationale). Cela soulagerait les créateurs de la tâche insupportable, souvent insurmontable, les contraignant à se transformer en chef d’entreprise, avec des administrateurs, chargés de ceci et de cela qui pompent beaucoup d’argent public pour des pratiques commerciales. Les équipes seraient ainsi de vraies équipes artistiques.
grossel


Propositions sur l’éducation artistique,
la culture et l’école
(vidéo de SheinB et de jeunes en slam)

Je pars du constat que les professions artistiques attirent de plus en plus de jeunes : ils préfèrent tenter de vivre (de) leur passion, se réaliser ainsi et cette prolifération d’artistes qui gêne les institutions, le Medef, le ministre, l’état, me semble plutôt saine si ce que l’on doit souhaiter dans une société démocratique et moderne, c’est que chacun puisse devenir lui-même, choisir sa vie comme propose un thème de débat participatif, ce qui ne se réalise pas en général avec le travail tel qu’on le pratique quand on en trouve.
Et qu’on ne vienne pas dire que tout le monde ne peut pas peindre ou écrire, que seuls, quelques-uns y arrivent ou peuvent y arriver. Un vrai " professionnel " devrait continuer à prouver sa valeur picturale ou autre (et non marchande), à travers la montée en puissance démocratique des désirs et des capacités de peindre ou autre du plus grand nombre. L’'art ne se confond pas avec la défense d'une niche acquise (d'un marché captif). L'art est une pratique on ne peut plus individuelle, mais jamais coupée du mouvement social, et une socialisation des pratiques artistiques ne va pas à l'encontre de l'extraction d'une élite fondée artistiquement dans ces domaines ; tout au contraire, si on regarde de près l'histoire de l'art, on voit qu'à la déqualification du peuple ou de larges couches dans un domaine ou un autre, correspond presque toujours une déqualification des " élites ".


Il y a donc beaucoup d’artistes autoproclamés mais on ne peut pas concevoir la chose autrement, puisque l’artiste part de lui et revient à lui. Beaucoup galèrent, certains prospèrent (l’échelle des droits d’auteur et d’interprète est considérable et immorale comme dans d’autres secteurs, échelle qui contribue à dévaloriser la valeur-travail : l’argent facile ou abondant ne donne pas l’envie de se former ou ne donne pas la patience que beaucoup d’œuvres demandent ; des jeunes attirés par la star-ac veulent gagner beaucoup et vite, des stars se réfugient à l’étranger pour ne pas avoir à payer en France ce qu’ils gagnent en France).

Le statut des intermittents est en crise suite à cette prolifération et les institutions, Medef, ministre, état ont décidé de mettre de l’ordre, injuste, en liquidant 1/3 des intermittents.

L’état et son ministère de la culture sont dépassés, ayant empilé des lignes budgétaires en fonction des trouvailles à soutenir, formes émergentes de toutes sortes, éphémères ou effets de mode : arts de la rue gratuits pour badauds, cirque nouveau, musiques actuelles, maquettes de créations à venir…

Que veulent les gens et en particulier les jeunes ?

L’éducation artistique

En 1998, lors de la consultation Allègre, les jeunes avaient massivement demandé de l’éducation artistique, de l’informatique et de la cuisine.
Il est donc possible d’ajuster à la demande très forte à l’école et hors école, l’offre pléthorique artistique et culturelle qui n’arrive pas à démocratiser les pratiques artistiques et culturelles dans les lieux culturels, bien répartis sur le territoire pourtant et bien dotés dans la plupart des cas.

Je propose donc qu’on envisage pour les artistes, deux métiers :
- Leur premier métier d’artiste avec leurs projets de création ou leurs réponses à des appels d’offre.
- Un second métier consistant en interventions artistiques dans les écoles, largement ouvertes, les artistes étant formés pour intervenir et pourvus d’un diplôme pour ce travail.

Relèveraient-ils du statut d’intermittents ? Ce statut n’est pas sain. On connaît les dérives qu’il a entraînées, les pratiques de fausses déclarations et surtout, il n’est pas normal que le temps de travail créatif soit payé par des indemnités de chômage.

Il faut donc envisager deux modes de rémunération : par les projets (salaires et non cachets) et par les interventions artistiques (salaires là aussi).

Il y a beaucoup d’artistes qui galèrent et beaucoup de jeunes en sursis. L’arrivée des artistes passeurs (ne serait-ce que les techniques de leur pratique passées par le jeu) dans les écoles (de la maternelle à l’université) et dans les structures d’animation, de rencontres existant un peu partout, à l’initiative d’associations, de municipalités, contribuerait à faire passer un grand vent démocratique dans l’éducation nationale où les enseignants ne seraient plus seuls face aux élèves, (ils sont rarement avec) et à créer du lien social dans le paysage urbain et rural.


La première pratique artistique partagée pourrait être le chant choral parce qu’il joue à la fois sur l’individu et sur le collectif, l’individu étant accepté avec ses caractéristiques vocales et prenant place, prenant conscience de sa place dans un ensemble harmonieux, capable d’intégrer des dysharmonies.

On peut imaginer du choral avec le théâtre : lecture à voix haute et polyphonique de textes réitératifs comme chez Lagarce.
Qu'il s'agisse de chanter, de parler / chanter ou de parler, le problème de formes chorales se pose.
Les artistes, tout en étant créateurs, seraient donc aussi des passeurs, des accoucheurs, pour le plus grand bonheur des jeunes trouvant leur individualité.

La gamme des pratiques artistiques ne doit pas être hiérarchisée ni étriquée : elle doit intégrer des pratiques innovantes, émergentes, les jeunes étant souvent inventifs, surtout dans les domaines de la musique et des NTIC. Cela veut dire que ça circule dans les deux sens. Il y a vraiment échange, partage.

Quelques idées : chants, musiques, théâtres, danses, slam, rap, photo, vidéo, peinture, lecture à voix haute, écriture…Donc écrivains, auteurs ont leur place dans ce projet.

Il faut une conception très large du champ artistique et culturel : les pratiques culinaires sont des pratiques culturelles comme toutes les pratiques de collection, de recherche patrimoniale, archéologique, comme les fêtes (peut-être en déclin et à réinventer comme la Fête de la musique…) et les festivals. Il faut aussi se soucier de la culture scientifique et technique, en s’appuyant sur l’engouement pour les nouvelles technologies et en cherchant à développer l’esprit de découverte par reprise de grandes découvertes, à commencer par le feu (apprendre à allumer un feu comme au temps de la préhistoire), à mesurer la circonférence de la terre comme Ératosthène…
Ces pratiques qui vont mobiliser les artistes, en grand nombre, peuvent aussi mobiliser des ouvriers en retraite ou au chômage, des techniciens en retraite ou au chômage, des ingénieurs en retraite ou au chômage, des professeurs en retraite, sans oublier les grands-mères, les paysans ou jardiniers (comment semer, bouturer, greffer…)

Parmi les lieux autres que l’école, il faut une attention particulière à la prison, aux lieux regroupant les jeunes délinquants ou les jeunes en difficulté sociale et psychologique : il serait souhaitable que les équipes soient composées plus largement qu’elles ne sont aujourd’hui (avec éducateurs, psychologues, maîtresses de maison, hommes ou femmes d’entretien) ; les artistes y ont tout à fait leur place.


Cette façon de voir, à partir du tout culturel et du tous artistes dans lesquels nous baignons, qui se refuse à distinguer culture élitaire et culture populaire, qui donnerait un élan sans précédent aux pratiques amateurs pour temps de loisir et temps scolaire, et conduirait certains au professionnalisme, me semble correspondre à ce que la plupart des décideurs politiques souhaitent (voir l’article sur la politique culturelle des partis sur le blog des Cahiers de l’Égaré), à savoir moins de distance entre l’art, la culture et le peuple, les gens, puisque les artistes et d’autres seraient impliqués dans un processus non de démocratisation culturelle (c’est-à-dire d’accès du plus grand nombre aux œuvres d’art comme le souhaitait Malraux ou d’accès aux biens culturels déjà largement accessibles grâce aux industries culturelles sur lesquelles débat et polémique font rage, et aux techniques de téléchargement pour ce qui concerne l’image, le son et  bientôt l’écrit) mais dans un processus d’appropriation de pratiques, bénéfique à ceux qui s’approprient mais aussi à la création, à la diffusion.


Droit d’auteur

Un point essentiel est ici à soulever, celui du droit d’auteur. Il n’y a pas eu de droits d’auteur pendant presque toute l’histoire de l’humanité et quand cette question a été posée pendant la Révolution, Condorcet fut pour la gratuité, la libre circulation des œuvres de l’esprit, quand Beaumarchais imposait le droit d’auteur. Pour ma part, je suis favorable à la libre circulation (aujourd’hui, attendre 70 ans pour qu’une œuvre tombe dans le domaine public après la mort d’un auteur, cela autorise enfants et petits-enfants à vivre d’une œuvre qui n’est pas la leur et parfois à faire la loi : interdiction d’adaptation, de représentation…) d’autant que les pratiques massives de téléchargement gratuit rendront obsolète toute législation sur ce sujet.
La démocratie contre la domination financière. Et l’immoralisme (par exemple, ces metteurs en scène de pièces du domaine public, du répertoire, faisant une adaptation et touchant des droits sur ce travail).

La diffusion des pratiques artistiques et culturelles que je préconise suppose que les différents niveaux territoriaux aient des missions ou des compétences bien définies, sans effets cumulatifs, non contradictoires.
Aux législateurs le soin de définir, après concertation, l’organisation de ce schéma : communes chargées des écoles avec quels moyens pour l’éducation artistique, départements chargés des collèges et des prisons, régions chargées des lycées et des universités…


Favoriser, comme aux USA, le don personnel, non plafonné, déductible des impôts, à des projets d’éducation comme à des projets de création. Idem pour le mécénat d’entreprises, sous toutes leurs formes juridiques, déductible des impôts. Il s’agit de drainer de l’épargne vers la création, vers l’éducation, vers l’innovation. Car de l’épargne, il y en a et il serait bien de donner des conditions fiscales avantageuses aux dons pour détourner les boursicoteurs des mirages et des manipulations boursières.
Autre source de moyens à étudier : les moyens énormes de la Française des jeux peuvent-ils être redistribué en partie vers de grandes causes nationales ?

Dans ce schéma, quel pourrait être le rôle de l’état ?

L’éducation nationale aurait la responsabilité de la formation pédagogique des intervenants artistes et autres, de la validation de leurs acquis et de l’attribution d’un diplôme reconnu et nécessaire pour l’exercice de ce métier de passeur à temps partiel qui pourrait être un mi temps ou un 2/3 de temps, le temps de la création (une tous les 2 ou 3 ans, à définir) occupant 1/3 ou un mi temps.

La culture aurait deux missions : le patrimoine et la création.
Sans doute, peut-on s’appuyer sur les différents niveaux territoriaux. Municipalités, pays, communautés d’agglo, départements, régions ont sans doute un rôle à jouer, mieux défini, mieux doté, sur ces deux terrains.

Il y aurait à redéfinir les rôles des équipements culturels qui font assez peu de vrai soutien à la création et peu ou pas d’ouverture aux pratiques amateurs (la diffusion de 25 ou 35 spectacles sur une saison relève de la consommation culturelle, sans bénéfice réel pour les consommateurs, et toute l'activité culturelle en direction des écoles autour de ces spectacles ne constitue pas de l'éducation artistique pas plus que la visite de musées et autres lieux, même si je ne suis pas contre). Donc ouvrons les lieux culturels à l’usage démocratique, rendons ou donnons aux artistes les lieux que se sont appropriés des directeurs et des équipes de techniciens de la culture qui font, dans l’ensemble, semblant d’avoir le souci des publics et des créateurs. Ouvertes aux artistes et aux amateurs, les structures n’auraient pas besoin de tout ce personnel chargé de missions impossibles de conquête, de fidélisation du public, pratiques commerciales avec de l’argent public.

L’empilement des labels (Théâtres nationaux, CDN, Scènes nationales, Scènes conventionnées pour ceci ou cela, labels arts de la rue, labels nouveau cirque, labels musiques actuelles et même nouvelles musiques traditionnelles…) est devenu ingérable en créant des lobbies : il faut remettre à plat ce système. Il faut bien sûr que dans les créations proposées une saison, je pense au théâtre en particulier, le répertoire occupe le 1/3 ou la moitié des propositions (le guide des commémorations peut servir de repère mais il faut savoir sortir du seul cadre français, notre patrimoine est européen et même mondial : 1000 chefs d’œuvre d’une centaine d’auteurs dont on ne voit en une vie qu’une petite partie).

Je n’ai pas de choses particulières à dire sur le patrimoine, si ce n’est que la politique de grands travaux de certains présidents marque le territoire, enrichit le patrimoine (centre Pompidou, bibliothèque Mitterrand…) et que le patrimoine, étant la propriété de tous, il ne saurait être question qu'une " élite " plus ou moins autoproclamée (l'autoproclamation est un problème général, elle ne concerne pas seulement les artistes) spécule douteusement avec lui, au nom de l'assimilation plus ou moins consciente de tout bien à un capital (voir l’affaire du Louvre que l’état se propose de vendre comme marque à Abou Dhabi pour un milliard d’euros).

En ce qui concerne, la création, je suis favorable à des appels à projets, à des commandes publiques accessibles à tout artiste quelle que soit sa place dans le dispositif, reconnu ou pas, dans le gruyère ou en galère. Les jurys de sélection des projets, quel que soit le niveau d’attribution (département, région, DRAC, État), devraient être composés de personnalités indépendantes, ni directeurs de structures, ni techniciens territoriaux. Une fois, les projets retenus, budgétisés en dépenses (salaires et non cachets), directeurs de structures et techniciens se concerteraient avec le créateur pour lui donner les moyens de sa création et de sa diffusion (départementale, régionale, nationale). Cela soulagerait les créateurs de la tâche insupportable, souvent insurmontable, les contraignant à se transformer en chef d’entreprise, avec des administrateurs, chargés de ceci et de cela qui pompent beaucoup d’argent public pour des pratiques commerciales.

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Gilbert CECCALDI 18/03/2007 18:40

Marseille le 23 février 2007L’art permet-il de devenir acteur de la vie sociale ?Quel rapport entre culture et citoyenneté ?Ces questions sont nécessaires.Tenter d’y répondre nous permet de refonder l’action politique.L’article 27 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme précise que :« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts… Et des bienfaits qui en résultent ».Déjà dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, l’Article 13 précisait  que : « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture ».On retrouve encore une affirmation de cet ordre dans la Loi d'orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998  relative à la lutte contre les exclusionsIntroduction> (1)Il est aujourd’hui nécessaire de remettre la culture à la place stratégique qui lui revient. La culture doit être un enjeu important des programmes politiques. De l’offre la plus pointue à l’ensemble des pratiques amateurs des dizaines de millions d’enfants, de jeunes et d’adultes sont concernés, Il y a plus de 400 000 travailleurs dans les secteurs culturels et connexes, toutes et tous ont le droit de savoir à l’aune de quelle politique publique ils pourront poursuivre leurs activités personnelles et-ou professionnelles.Deux sites Internet (2) mis en ligne l’un par la revue Cassandre et l’autre par la SACD recueillent sans parti pris des participations pour interpeller les candidats, des avis  et des contributions sur des questions fondamentales. La participation doit y être massive pour remettre la culture en nécessité.Gilbert CECCALDIMilitant AssociatifActeur CulturelCeccaldi.pyro@wanadoo.fr, http://dixansdehors.fr(1) Commission Française du Développement Durable avis N°2002-07(2) Liens importants :  http://www.2007culture.org, http://horschamps.org

Gilbert Ceccaldi 29/01/2007 15:09

Voici quelques retour, j’ai rédigé tout cela très vite en découvrant le texte, ce ne sont donc des réaction à chaud dont la forme n’est pas travaillée.CordialementGilbert CECCALDIPropositions sur l’éducation artistique, la culture et l’école Je pars du constat que les professions artistiques attirent de plus en plus de jeunes : ils préfèrent tenter de vivre (de) leur passion, se réaliser ainsi et cette prolifération qui gêne les institutions, le Medef, le ministre, l’état, me semble plutôt saine si ce que l’on doit souhaiter dans une société c’est que chacun puisse devenir lui-même,ce qui ne se réalise pas en général avec le travail tel qu’on le pratique.Je ne pense pas qu’il faille faire une généralité de ce point, éventuellement dire pas toujours, ou même virer la fin de la phrase.Il y a donc beaucoup d’artistes autoproclamés mais on ne peut pas concevoir la chose autrement, dont beaucoup galèrent, dont certains prospèrent (l’échelle des droits d’auteur et d’interprète est considérable et immorale comme dans d’autres secteurs, échelle qui contribue bien sûr à dévaloriser la valeur-travail ; des jeunes attirés par la star-ac veulent gagner beaucoup et vite, des stars se réfugient à l’étranger pour ne pas avoir à payer en France ce qu’ils gagnent en France).Dans l’autoproclamation il y a à boire et à manger, il y des passionnés et des paumés, mais si la prolifération est garante de diversité et de renouvellement, elle n’est pas garantie de qualité ou de talentLe statut des intermittents est en crise suite à cette prolifération et les institutions, Medef, ministre, état ont décidé de mettre de l’ordre, injuste, en liquidant 1/3 des intermittents.Pour être précis il faut parler de régime social et pas de statut, l’injustice du nouveau protocole c’est aussi de favoriser les gros employeurs du spectacle et surtout de l’audio visuel qui abusent de la permittence (emploi de permanents sous le régime de l'intermittence ) ces mesures renforçant le déficit du système justifiant son durcissement qui au lieu de limiter les abus contribuera encore à les renforcer, augmentera le déficit du dispositif bonne raison pour le supprimer totalement.L’état, son ministère de la culture, sont dépassés, ayant empilé des lignes budgétaires en fonction des trouvailles à soutenir, formes émergentes de toutes sortes, éphémères ou effets de mode.Je partirai pour faire des choix politiques sur les plans artistique et culturel de ce que veulent les gens et en particulier les jeunes. En 1998, lors de la consultation Allègre, les jeunes avaient massivement demandé de l’éducation artistique, de l’informatique et de la cuisine.Il me semble qu’il est donc possible d’ajuster la demande très forte à l’école et hors école avec l’offre pléthorique artistique et culturelle qui n’arrive pas à démocratiser les pratiques artistiques et culturelles dans les lieux culturels bien répartis sur le territoire  pourtant et bien dotés dans la plupart des cas.la région PACA est l’exemple même de la mauvaise répartition de l’offre, cette affirmation d’une offre pléthorique et généralement bien répartie est loin d’être la réalité, le déséquilibre Paris Province en est une autre preuve.Je propose donc qu’on envisage pour les artistes qui sont des intermittents, deux métiers :Leur métier d’artiste avec leurs projets de créationUn métier consistant en interventions dans les écoles, largement ouvertes à l’éducation artistique non confiée aux enseignants, les artistes étant formés pour intervenir et obtenant un diplôme pour ce travail.C’est déjà comme ça que grand nombre d’entre eux survivent, certes il y aurait à harmoniser, formaliser, mettre en place les formation idoines, il y déjà un DE de prof de danse, une formation de musicien intervenant à la fac, mais tout est très hétéroclite...Relèveraient-ils du statut d’intermittents ? Ce statut n’est pas sain. Il faut donc envisager deux modes de rémunération : par les projets (salaires et non cachets) et par les interventions (salaires là aussi).c’est pas clairIl y a beaucoup d’artistes qui galèrent d’un côté, beaucoup de jeunes en demande de l’autre; l’arrivée des artistes passeurs dans les écoles (de la maternelle à l’université) et dans les structures d’animation, de rencontres existant un peu partout, à l’initiative d’associations, de municipalités, contribuerait à faire passer un grand vent démocratique dans l’éducation nationale où les enseignants ne seraient plus seuls face aux élèvesPour l’instant la présence d’intervenants extérieurs est soumise à trois éléments: la volonté de l’enseignant, l’inscription du projet dans le projet d’école, l'agrément de l’intervenant par l’inspecteur d’académie. Les enseignant étant seuls responsable pédagogique de leur classe (dans le cadre des programmes en vigueur) il sera très difficile d’imposer quoique ce soit.(ils sont rarement avec)je ne comprends pas ce que signifie cette parenthèse, cela me semble un peu ambiguëet à créer du lien social dans le paysage urbain et rural.La première pratique artistique partagée devrait être le chant choral parce qu’il joue à la fois sur l’individu et sur le collectif, l’individu étant accepté avec ses caractéristiques vocales et prenant place, prenant conscience de sa place dans un ensemble harmonieux, capable d’intégrer des dysharmonies. On peut imaginer du choral avec le théâtre : lecture à voix haute et polyphonique de texte réitératifs comme chez Lagarce.Les artistes, tout en étant créateurs, seraient aussi des passeurs, des accoucheurs pour le plus grand bonheur des jeunes trouvant leur individualité.La gamme des pratiques artistiques ne doit pas être hiérarchisée ni étriquée : elle doit intégrer des pratiques innovantes, émergentes, les jeunes étant souvent inventifs, surtout dans les domaines de la musique et des TIC. Cela veut dire que ça circule dans les deux sens.Pour donner une idée : chants, musiques, théâtres, danses, slam, rap, photo, vidéo, peinture, lecture à voix haute, écriture…Donc écrivains, auteurs ont leur place dans ce dispositif.Certes, mais la priorité donnée au chant choral est un peu angélique, c’est aussi utiliser par les militaires pour souder les troupes...Il faut avoir une conception très large du champ artistique et culturel, les pratiques culinaires en font partie comme en font partie toutes les pratiques de collection, de recherche patrimoniale, archéologique, comme en font partie les fêtes (peut-être en déclin et à réinventer comme la Fête de la musique…) et festivals; il faut aussi se soucier de la culture scientifique et technique, en s’appuyant sur l’engouement pour les nouvelles technologies et en cherchant à développer l’esprit de découverte par reprise de grandes découvertes, à commencer par le feu (apprendre à allumer un feu comme au temps de la préhistoire), la mesure de la circonférence de la terre comme Ératosthène…Ces pratiques qui vont mobiliser les artistes, en grand nombre, peuvent aussi mobiliser des ouvriers en retraite ou au chômage, des techniciens en retraite ou au chômage, des ingénieurs en retraite ou au chômage, des professeurs en retraite, sans oublier les grands-mères, les paysans ou jardiniers (comment semer, bouturer, greffer…)Étendre à la culture scientifique et technique, à l’histoire et au patrimoine est une bonne piste déjà souvent exploité (ct association des Petits débrouillards: http://debrouillonet.dyndns.org)  pour le choix des intervenant, c’est d’abord leur compétence qui doit être le premier critère de recrutement et si il s’agit de jeunes diplômés qui peuvent être payés c’est encore mieuxParmi les lieux autres que l’école, il faut une attention particulière à la prison, aux lieux regroupant les jeunes délinquants ou les jeunes en difficulté sociale et psychologique c’est-à-dire que les équipes doivent être composées plus largement qu’elles ne sont aujourd’hui.Cette façon de voir qui prend acte du tout culturel et du tous artistes dans lesquels nous baignons, qui se refuse à distinguer culture élitaire et culture populaire, qui donnerait un élan sans précédent aux pratiques amateurs pour temps de loisir et conduirait certains au professionnalisme, me semble correspondre à ce que la plupart des décideurs politiques souhaitent ( voir l’article sur la politique culturelle des partis sur le blog des Cahiers de l’Égaré), à savoir moins de distance entre l’art, la culture et le peuple ou les gens puisque les artistes et d’autres seraient impliqués dans un processus non de démocratisation culturelle (c’est-à-dire d’accès du plus grand nombre aux ¦uvres d’art comme le souhaitait Malraux ou d’accès aux biens culturels déjà largement accessibles grâce à l’industrie culturelle et aux techniques de téléchargement pour ce qui concerne l’image, le son et même bientôt l’écrit) mais dans un processus d’appropriation de pratiques bénéfique à celui qui s’approprie mais aussi à la création, à la diffusionUn point essentiel est ici à soulever, celui du droit d’auteur. Il n’y a pas de droits d’auteur pendant l’essentiel de l’histoire de l’humanité et quand cette question est posée pendant la révolution, Condorcet est pour la gratuité, la libre circulation des ¦uvres de l’esprit quand Beaumarchais impose le droit d’auteur. Pour ma part, je suis favorable à la libre circulation et les pratiques massives de téléchargement gratuit condamnent  ceux qui veulent absolument légiférer sur ce sujet.La démocratie contre la domination financière. Et l’immoralisme.je ne suis pas persuadé que cette vision soit partagée de la même manière par tout les partis, le début et la fin du paragraphe ne sont pas cohérentsLa diffusion des pratiques artistiques et culturelles que je préconise suppose que les différents niveaux  territoriaux aient des missions ou des compétences bien définies, sans effets cumulatifs, non contradictoires. Je laisse aux législateurs le soin de définir, après concertation, l’organisation de ce schéma : communes chargées des écoles avec quels moyens pour l’éducation artistique, départements chargés des collèges et des prisons, régions chargées des lycées et des universités…Favoriser comme aux USA le don personnel, non plafonné, déductible des impôts, à des projets d’éducation comme à des projets de création. Idem pour le mécénat d’entreprise, sous toutes leurs formes juridiques, déductible des impôts. Il s’agit de drainer de l’épargne vers la création, vers l’éducation, vers l’innovation. Car de l’épargne, il y en a et il serait bien de donner des conditions très avantageuses aux dons pour détourner les boursicoteurs des mirages et des manipulations boursières.Autre source de moyens à étudier : les moyens énormes de la Française des jeux peuvent-ils être redistribué en partie vers de grandes causes nationales ?Dans ce schéma, quel va être le rôle de l’état ?L’éducation nationale aurait la responsabilité de la formation pédagogique des intervenants artistes et autres, de la validation de leurs acquis et de l’attribution d’un diplôme reconnu et nécessaire pour l’exercice de ce métier de passeur à temps partiel qui pourrait être un mi temps ou un 2/3 de temps, le temps de la création (une tous les 2 ou 3 ans, à définir) occupant 1/3 ou un mi temps.La culture aurait deux missions : le patrimoine et la création. Sans doute, peut-on s’appuyer sur les différents niveaux territoriaux. Municipalités, pays, communautés d’agglo, départements, régions ont sans doute un rôle à jouer, mieux défini, mieux doté, sur ces deux terrains.Il y  aurait à redéfinir les rôles des équipements culturels, faisant assez peu de vrai soutien à la création et assez peu d’ouverture aux pratiques amateurs (la diffusion de 25  ou 35 spectacles sur une saison relève de la consommation culturelle, sans bénéfice  réel pour les consommateurs) donc ouvrons les lieux culturels à l’usage démocratique, rendons ou donnons aux artistes les lieux que se sont appropriés des directeurs et des équipes de techniciens de la culture qui font dans l’ensemble semblant d’avoir le souci des publics et des créateurs. Ouvertes aux artistes et aux amateurs, les structures n’auraient pas besoin de tout ce personnel chargé de missions impossibles de conquête, de fidélisation du public, pratiques commerciales avec de l’argent public.L’empilement des labels (Théâtres nationaux, CDN, Scènes nationales, scènes conventionnées pour ceci ou cela, labels arts de la rue, labels nouveau cirque, labels musiques actuelles et même nouvelles musiques traditionnelles…)est devenu ridicule : il faut remettre à plat ce système. Il faut bien sûr que dans les créations proposées une saison, je pense au théâtre en particulier, le répertoire occupe le 1/3 ou la moitié des propositions (le guide des commémorations peut servir de repère mais il faut bien sûr sortir du seul cadre français, notre patrimoine est européen et même mondial 1000 chefs d’¦uvre d’une centaine d’auteurs dont on ne voit en une vie qu’une petite partie).Je n’ai pas de propositions particulières à faire sur le patrimoine, si ce n’est que la politique de grands travaux de certains présidents marque le territoire, enrichit le patrimoine (centre Pompidou, bibliothèque Mitterrand…).En ce qui concerne, la création, je suis favorable à des appels à projets, à des commandes publiques accessibles à tout artiste quelle que soit sa place dans le dispositif, reconnu ou pas, dans le gruyère ou en galère. Les jurys de sélection des projets, quel que soit le niveau d’attribution (département, région, DRAC, État), devraient être composés de personnalités indépendantes, ni directeurs de structures, ni techniciens territoriaux. Une fois, les projets retenus, budgétisés en dépenses (salaires et non cachets), directeurs de structures et techniciens se concerteraient avec le créateur pour lui donner les moyens de sa création et de sa diffusion (départementale, régionale, nationale). Cela soulagerait les créateurs de la tâche insupportable, souvent insurmontable, les contraignant à se transformer en chef d’entreprise, avec des administrateurs, chargés de ceci et de cela qui pompent beaucoup d’argent public pour des pratiques commerciales.Je réponds globalement à la dernière partie du texte, il y a déjà de très nombreux projets d’intervention artistique et culturels, en milieu scolaire, dans le champ social, en prison... Il est clair que c’est encore insuffisant, que la multiplication des dispositifs empêche les économie d’échelle, nuit à la continuité pédagogique et trouble la lisibilité de l’existant. Même un dispositif comme les CEL (Contrat Éducatif Locaux) ne réussissent pas à harmoniser tout cela. Effectivement il faut arriver à instaurer de nouvelle synergie, harmoniser, réduire quantité de dispositifs et de superstructures et renforcer les infrastructuresEn pièce jointe quelques textes qui traitent de près ou de loin de la question, consulter aussi le site de l’ANRAT: http://www.anrat.asso.fr ; L’action de l’ANRAT porte principalement sur le théâtre, pourrait-on imaginer de l’étendre à d’autres disciplines artistiques.

Jean-Claude Grosse 29/01/2007 15:25

Merci pour ces retours, pertinents. Mais je mainriens que l'aménagement du territoire est dans l'ensemble satisfaisant; j'inclus bien sûr, les bibliothèques et médiathèques, qui pourraient jouer un rôle plus important sur l'ensemble du territoire. Certes il y a déséquilibre entre Paris et province, entre Marseille et certains coins de PACA, par exemple, 06, 04,83 mais il serait facile de multiplier les lieux avec les salles pour rencontres des collèges et lycées qui pourraient être pensées comme lieux d'expression artistique...Continuons les échanges et le débat.