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Blog de Jean-Claude Grosse

Le Revest : histoire d'un échec collectif

14 Mars 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #Le Revest-les-Eaux

voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public
voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public
voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public

voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public

Je fais remonter cet article de novembre 2009 et je le réactualise en ce printemps 2015.
Une liste a réussi à se constituer aux municipales de 2014, pour faire face au maire sortant. Je suis content de voir que le travail collectif réalisé en 2008 ne s'est pas perdu dans les sables. Il y a urgence à changer de politique au Revest où l'urbanisation outrancière saccage le présent et le futur du village, où les problèmes de circulation et de stationnement dans le village vont devenir aigus. La liste Pour Le Revest, une alternative de démocratie a fait 28%.
Comme souvent, on croit qu'on va entraîner les gens derrière soi ou avec soi et les résultats sont en-dessous des attentes
par rapport à 2008, cette liste double le pourcentage, de 14 à 28 %
d'autant que la liste est apparue assez tard dans la campagne (j'ai cru en janvier qu'il n'y aurait qu'une liste) et n'a pu faire de travail de terrain s'appuyant sur des associations, des rencontres, des réunions de voisinage ...
mais on a vu en 2008 qu'en faisant intensivement ce travail ça ne paye pas nécessairement car les autres se bougent aussi
Musso certes monte mais moins que cette liste, lui de 7%, l'opposition de 14%
(en 2008, j'ai dit qu'il est là pour 6 mandats sauf si les conditions nationales et internationales se dégradent fortement)
pour une liste classée DVG par Le Monde, le score est bon par rapport à Toulon (10%), La Valette (17%) et le taux d'abstentions est moindre qu'autour de nous
sans FN en lice, on peut penser que les voix FN se sont portées sur la liste Musso (on fait plus de 20% de FN au Revest quand même)
3 élus au conseil, ce n'est pas rien et c'est la première fois depuis 60 ans au moins, sans doute plus encore, qu'il y a une autre parole au conseil municipal du Revest
comme quoi, le mode de scrutin est décisif,
en cantonnant le suffrage avec panachage aux communes de moins de 1000 habitants contre 3500 ou 4000, il y a peu encore, Le Revest a enfin droit à une représentation plus conforme à la réalité
mais il y aurait beaucoup à dire sur les usages de la loi électorale par les gens au pouvoir, en général au service de leurs intérêts mais pas de la démocratie, trop peu participative et assez peu représentative ce qui supposerait une meilleure proportionnalité

Ayant fait 2 mandats (1983-1995),  m'étant présenté en 1995 et en 2008, sans oublier la législative de 1997, je me permets de dire ceci
1- il faut présenter la candidature de Marie-Claude Rocchi, lors de l'élection du maire
2- les commissions où il faut être : finances, urbanisme et à mon avis, culture, fêtes et animations (en ce domaine, il y a des choses à proposer comme réutiliser la tour qui est devenue monovalente, patrimoniale exclusivement et c'est dommage; idem pour l'amphithéâtre sous la crèche);
rien n'empêche d'être dans 2 commissions; en réalité, les 3 élus sont dans toutes les commissions
(environnement si le projet de ferme solaire remonte à la surface)
(écoles mais ce n'est pas là que ça se joue surtout sans appui sur une association de parents d'élèves)
3- il faut demander une place dans le bulletin municipal et pédagogiquement, poser des questions obligeant Musso à donner des réponses et précisions,
par exemple pourquoi fixer 4500 habitants comme plafond, pour les mettre où, comment ?
vous avez déjà réussi à lui faire dire que la privatisation du ramassage c'est pour qu'il n'y ait pas de blessés chez les employés municipaux; idem pour le terrain vendu (il a donné le chiffre) ...
vous aurez la possibilité de mettre en évidence l'opacité, la faiblesse des arguments, l'absence de projet pour le village; la demie page a été obtenue
4- obtenir un bureau, l'accès gratuit aux salles de réunion (afin de réunir votre équipe mais aussi les habitants qui ont envie d'être informés, de participer, ce qui n'est pas possible en assistant aux conseils municipaux, préparés d'avance)
Le site de votre liste doit être actif et vous devez être présent sur celui de la mairie aussi
Il faut suivre certaines choses: la restauration du tableau L'école du Revest de Giaccobazzi, où est passé le tableau de Nicole Budonaro, acheté pour l'accueil des Comoni et le sort du cabinet des monnaies, patrimoine de 300000 F des années 1985-1987
Jean-Claude Grosse
complément écrit en mars 2015

En 2008 quand j'ai été tête de liste au Revest de la liste Avec vous maintenant, c'est bien un projet de village éco-citoyen que nous avons élaboré et porté). À relire notre projet, il aurait dû être plus concret (projet sur la Tourravelle, sur la Ripelle en s'inspirant de ce qui se passe au domaine de Tourris, culture du safran, de la truffe, oliviers ; au domaine du Marlet, il y avait eu de la vigne) et partant plus attractif mais ça n'aurait pas changé grand-chose. La crise des subprimes (prononcez à la française, ça fait supprime) de 2008 est arrivée après et a été surmontée avec la planche à billets et l'austérité. Nous n'avons eu aucun élu malgré 15% des voix.

En 2014, une bonne partie de la liste de 2008 s'est à nouveau rassemblée et s'est élargie sous l'appellation alternative de démocratie au Revest et a obtenu 3 élus avec 28% des voix.

À ce rythme, encourageant mais insuffisant, le village sera dans peu de temps complètement défiguré par l'habitat pavillonnaire, l'urbanisation galopante, le trop plein des piscines à débord, asphyxié par une circulation excessive de particules fines et des difficultés insurmontables de stationnement. Les oliviers disparaissent pour donner naissance à des lotissements (au moins 4 en cours) appelés jardin des oliviers, mont des oliviers, parc des oliviers, vallée des oliviers.

Cette politique d'urbanisation outrancière constitue ce que j'appelle l'échec collectif du Revest, elle est le fait des élus certes mais c'est une politique qui répond aux demandes des vendeurs de terrains comme aux demandes des acheteurs de parcelles de 400 m2 et moins. Les gens voyant le monde au travers de la lunette « profit pour moi de vendre ou d'acheter », il est évident que tant que le mur ne leur écrasera pas le nez (car bizarrement le mur se déplace pendant que les gens font du sur-place), ils ne changeront pas de lunette, on restera dans le paradigme du progrès, du confort, de la piscine personnelle, de l'isolement sécurisé avec alarme bruyante, de la consommation trépidante...

Il est évident en conséquence que ce n'est pas par les élections (pièges à cons, a-t-on dit en 1968, je crois que c'est de plus en plus juste !) et la soi-disant démocratie (il y a beaucoup à dire sur ce sujet, représentative, participative ...) que le changement nécessaire (mais combien croit que ce changement est nécessaire) de paradigme se fera.

 
 
Pour une histoire vraie du Revest 
Hypothèse :
l’histoire d’un échec collectif
 
 
On parle des leçons de l’histoire, le « plus jamais ça » incantatoire qui n’empêche pas de recommencer car peut-être sommes-nous incapables de tirer des leçons de l’histoire. Encore faut-il avoir une histoire vraie ?
De quoi disposons-nous pour l’histoire du Revest ? Des petits livres de Pierre Trofimoff qui était peintre et à ses heures, historien local. D’un petit livre de Charles Aude. De deux livres plus conséquents, l’un sur Le Revest à la révolution, l’autre sur l’eau et le barrage. Le bulletin des amis du Vieux Revest fournit aussi des éléments ainsi que quelques autres publications de cette association sur l’âge d’or du Revest, l’école laïque au Revest, le château de la Ripelle…
On dispose donc de livres et documents, mais cela ne fait pas une histoire du Revest. C’est une histoire à trous en fonction des centres d’intérêt des auteurs.
Ce qui m’a conduit à mon hypothèse d’un échec collectif du Revest, c’est mon séjour à Collioure de 42 jours en septembre, octobre 2009.
Collioure ne fait pas 3000 habitants, Le Revest en compte plus de 3500. Aucune comparaison entre ces deux villes ou villages. À Collioure, il y a des vignes, des chênes-liège, des pins, des jardins, des figuiers, des vergers… Les collines très abruptes sont cultivées ou en garrigues. L’urbanisation résiste à la pression touristique. Les collines, sauf les plus immédiates, construites en habitat groupé plus qu’en lots individuels, sont mises en valeur par des vignerons attachés à leur terroir. Il y a plus de 180 viticulteurs et leurs familles à Collioure. En quelques minutes, on est dans des paysages travaillés, productifs. Collioure dispose d’un « cadre » magnifique, d’un patrimoine architectural intéressant, le château royal mis en valeur depuis seulement 20 ans, une église dont le clocher (ancien phare) fait le tour du monde, le moulin à farine devenu moulin à huile. Deux peintres y ont séjourné quelques mois, Matisse et Derain : c’est là qu’ils ont inventé le fauvisme, assez vite détrôné par le cubisme. Un poète républicain y meurt 3 semaines après son arrivée : Antonio Machado. Enterré à Collioure, sa tombe est l’objet de la visite de dizaines de milliers d’Espagnols par an. La maison où il est mort, Casa Quintana, va être transformée en centre d’études Machado. Depuis 50 ans, un restaurateur, Pous, père et fils, sait recevoir aux Templiers les artistes qui n’hésitent pas à lui céder une œuvre. Collioure regorge d’artistes de valeur inégale ; j’ai dénombré une quarantaine de galeries et d’ateliers, fonctionnant d’avril à novembre. Aujourd’hui, Collioure dispose d’une vingtaine d’hôtels et de restaurants. Les commerces, cafés, boutiques ne manquent pas. Les artisans dont on a besoin sont sur place. Il y a en outre une petite industrie artisanale de conditionnement des anchois, de production d’huile d’olive, de fabrication de biscuits. Les gens ajoutent à leurs revenus la location de meublés. Parce qu’à côté d’une ville de travailleurs, pas à plaindre financièrement, du secteur primaire agricole ayant su mettre en valeur leurs vins (Collioure et Banyuls) et d’autres produits, on a une ville pour touristes pouvant monter jusqu’à 150000 visiteurs pour le feu d’artifice du 16 août. 50000 est une fréquentation habituelle en été. La vie associative est très riche. Animations et fêtes tout au long de l’année. La municipalité, parce qu’elle a les ressources, sait gérer l’afflux, le stationnement, la sécurité… Tout n’est pas idyllique mais  Collioure est une ville dynamique qui depuis 50 ans sait faire fructifier son patrimoine viticole, architectural, pictural. (Paradoxe : il n’y a pas une œuvre de Matisse, Derain à Collioure, mais le Musée d’art moderne de la ville dont la conservatrice est aussi celle du fabuleux Musée d’art moderne de Céret a su et sait acquérir les œuvres d’hier et d’aujourd’hui qui compteront demain.
Comparez avec ce que deviennent les œuvres acquises par Le Revest: elles sont dans des bureaux et le public ne peut les voir. Rappelez-vous le sort réservé à une œuvre de Giacobazzi: l’école du Revest, où à l’œuvre de Nicole Budonaro qui avait été achetée pour l’accueil des Comoni, enlevée pour aller où ?).
Bref, Collioure a su collectivement profiter de son histoire, de son « cadre », préservant ses terres agricoles, viticoles, son liège, ses légumes locaux vendus directement. Les traditions comme la sanchs à Pâques sont très fortes, inscrites dans une catalanité vécue et non folklorique. La ville a su aussi profiter de l’installation de quelques étrangers de renom attirés par le « cadre »…
On comprend bien que Le Revest au « cadre » magnifique, au patrimoine moins prestigieux mais tout de même, mais sans agriculture, sans commerces, n’ayant à offrir que des terrains à bâtir est passé à côté d’une vraie vie collective. Quelques pistes. La vente des sources et la construction du barrage pour l’usage de Toulon ont fait disparaître les bugadières dès 1910. Elles auraient disparu avec l’invention de la machine à laver, 40 ans plus tard. Le paysage du Revest moins abrupt que celui de Collioure est composé de collines en restanques ce qui veut dire créées par l’homme qui y a cultivé oliviers, fleurs : jonquilles et autres, jusqu’à quand ? Les moutons ont disparu,  il y a moins de 50 ans. Quand j’ai acheté mon terrain en 1962, la culture des jonquilles sur ce secteur venait de disparaître… La vigne n’a pas intéressé les anciens, j’ignore pourquoi, question de sols ? Le domaine viticole du Marlet a eu une vie éphémère, le village a boudé le vin du Mont Caume de la famille Higgons. Le gel de 1956 a porté préjudice aux oliviers mais pas plus qu’ailleurs. Le moulin à huile du Revest comme celui du château de La Ripelle ne fonctionnent plus depuis 40 ou 50 ans.
Je pense que Le Revest est passé à côté de son histoire parce que les paysans d’ici n’étaient pas que paysans, plutôt ouvriers, et paysans en complément, mais tout ceci mérite d’être vérifié en interrogeant des gens de 70-80 ans car c’est dans les années 50 que le changement s’est fait avec l’arrivée des commodités et des facilités. Il a été plus facile de vendre des restanques que de les cultiver et le « charme » du village a profité à des importés d’en bas et d’ailleurs, enrichissant petitement les gens du cru qui ont su se garder les belles parcelles.
Ce processus d’urbanisation n’a pas été maîtrisé par les municipalités successives portées au pouvoir par des gens désirant vendre leurs terres ingrates. Il suffit d’étudier la composition socioprofessionnelle des conseils municipaux depuis 60 ans.
Il n’y a pas eu de politique de reconquête agricole, de politique de zone artisanale, d’urbanisation sous forme de logements sociaux regroupés, exception de la résidence du Mont Caume (à Collioure, vous avez pour l’essentiel deux quartiers, le village, ses ruelles, ses escaliers, le faubourg). Au Revest, que de l’habitat mité, mangeur d’espace au nom de l’individualisme dominant, gage de bonheur autour de sa piscine et de son barbecue.
Le Revest est bel et bien devenu un village dortoir, il n’a pas d’identité car il l’a perdue en vendant ses restanques (regardez les restanques vers Fontanieu, sous la Touravelle, vers la Ripelle et de partout), en les transformant en habitat pavillonnaire.
À la Touravelle, ça fait 25 ans que j’entends parler d’une ferme pédagogique qui ne verra jamais le jour alors qu’une reconquête agricole et pastorale serait peut-être possible. Et aucune animation, aucune fête traditionnelle ne redonnera de la vraie vie au Revest.
Même le jeu de boules est autrement plus vivant et dynamique à Collioure qu’ici. Pareil pour la vie sportive. La vie associative regroupe des associations de professionnels (caves et domaines, anchois), des associations culturelles catalanistes (les soirées sardanes sont de véritables concerts avec des coblas talentueuses, créatrices de nouvelles sardanes que les gens dansent tout en les écoutant) et bien d’autres associations (même les peintres, en concurrence, sortent un dépliant commun). Ce que je décris de Collioure correspond à ce que j’ai vu et vécu, ayant rencontré tout ce qui compte à Collioure, y compris à plusieurs reprises le maire ou Jojo Pous, la figure des Templiers, la journaliste de L’Indépendant, les caves, les peintres, le musée, la bibliothèque, l’équipe des guides du château…
Si Musso a renoncé par facilité à quasiment toutes les compétences du Revest, si Le Revest est quasi sous tutelle, ce n’est pas parce que c’est un traître (bien que ça en soit un par rapport à Fenassile et par rapport à ses engagements de 2001), c’est sur la base de 50 ans et plus de démission collective.
Évidemment, cette évidence est difficile à admettre, à dire et Musso se doit de construire un discours de propagande : un village, une identité, qui redonne bonne conscience à la fois aux vieux habitants et aux nouveaux arrivants.
Notre liste Avec Vous Maintenant avait tenté quelque chose mais on a vu le choix des habitants.
 
Je pense que ce petit pensum peut éventuellement servir à une réflexion préalable aux municipales de 2014. Vous pouvez bien évidemment ne pas être d’accord avec ce regard. Mais il est à confirmer ou infirmer objectivement pour voir d’où on vient, où on est, où on peut aller raisonnablement.
Jean-Claude Grosse, octobre 2009

P.S. : une balade inopinée vers le château de Tourris, au niveau des Bouisses, m’a fait découvrir une oliveraie toute récente de plusieurs centaines d’arbres et l’existence d’un troupeau de moutons. On a donc la preuve qu’un autre aménagement de l’espace est possible.
Comment un domaine en friche il y a 15 ans, racheté aux enchères il y a 10 ans, a été transformé avec la plantation de 2500 oliviers qui produisent depuis 3 ans, 1 ha de vignes, bientôt 4, qui déjà donnent du vin, un troupeau de moutons. Les nuisances sont dues aux chiens errants, aux sangliers l'été, aux promeneurs indélicats, aux chasseurs qui chassent dans une propriété réserve de chasse interdite mais qu'est-ce qui arrêterait des chasseurs. Comme quoi, l'urbanisation de terres agricoles n'est pas une fatalité. Quand cela se produit, il s'agit d'une démission collective de la population locale voulant se faire du blé sur d'anciennes terres à blé.
 
 

Qu’est devenu le cabinet des monnaies ?

 

Voilà un patrimoine municipal de 12000 pièces dont une collection unique de monnaies de nécessité, d’ouvrages de numismatique, qui a été acheté par la municipalité de Charles Vidal dans les années 80, qui a été exposé au cabinet des monnaies dans la Maison des Comoni de 1990 à 2005 et qui a disparu. Les ouvrages ont été jetés dans la poubelle des Comoni (témoignage d’Armand Lacroix, conservateur de ce cabinet et collectionneur auquel on doit ce patrimoine). Quant aux vitrines, aux pièces, personne ne peut plus les voir. Où sont-elles ?

Certes, malgré des efforts de communication, le cabinet des monnaies n’attirait pas énormément de monde mais du temps des 4 Saisons du Revest, cabinet des monnaies et salle d’exposition étaient ouverts au public qui ainsi pouvait découvrir, apprécier les expositions thématiques mises en place régulièrement.

Les Revestois sont en droit de demander des comptes sur cette disparition et d’exiger la restauration du cabinet des monnaies, patrimoine communal qui avait coûté à la commune quelques dizaines de milliers de francs.

L’espace dédié au cabinet des monnaies est devenu le bureau de l’équipe marseillaise gérant le pôle jeune public. Les 4 Saisons du Revest gérait la Maison des Comoni depuis un bureau installé dans l’ancienne mairie, rue Foch.

 
Un commentaire :
Certains autres facteurs ont pu jouer aussi, défavorables au Revest:
- le fait que ce soit un cul de sac: on ne passe pas par le Revest, on y va . Quelles raisons d'y aller? Pour Collioure, c'est différent: c'est sur une voie de passage entre Espagne et France d'une part et d'autre part, le site favorise une autarcie réelle dans les terres avec ouverture sur la mer et donc commerce possible.
- Le Revest est lié à l'histoire de Toulon, donc à un espace touché de plein fouet par la crise industrielle depuis plus de 30 ans, cela a fait partir des gens; cet espace toulonnais est aussi lié à un tourisme balnéaire basique, pensé surtout comme source de profit facile et rapide, pendant longtemps, cela n'est jamais favorable à l'arrière pays, ni à des politiques d'aménagement du territoire.
- Le Revest a souffert sans doute aussi du statut spécial de Toulon, port militaire donc administré en partie directement par l'Etat, mal intégré à un ensemble régional: la ville a eu du mal à s'imposer comme métropole locale organisant naturellement l'espace de l'agglomération ; il n'y a qu'à voir les communes avoisinantes qui se sont longtemps imaginées comme des républiques à elles seules, imaginant pouvoir se développer sans Toulon, voire sans les autres collectivités territoriales. C'est peut être jouable, à condition de posséder des atouts immenses , mis en valeur par un volontarisme politique...
 
Gilles
 
en 1962, 1478 habitants
en 1962   1968    1975    1982    1990    1999    2005   
    1 478  1 659   1 688   2 055   2 704   3 441  3 664 habitants

                                en  1999    2005
Nombre d'habitants         3 440    3 664   

Pourcentage d'hommes    49.6%    49.2%    -0.4%
Pourcentage de femmes    50.4%    50.8%    +0.4%
Population masculine agée de 0 à 19 ans    30.2%    28.7%    -1.5%   
Population masculine agée de 20 à 39 ans    23.4%    20.7%    -2.7%
Population masculine agée de 40 à 59 ans    31.3%    33.7%    +2.4%
Population masculine agée de plus de 59 ans    15.1%    16.9%    +1.8%
Population féminine agée de 0 à 19 ans    24.9%    25.1%    +0.2%   
Population féminine agée de 20 à 39 ans    26.2%    21.6%    -4.6%
Population féminine agée de 40 à 59 ans    32.0%    35.4%    +3.4%
Population féminine agée de plus de 59 ans    16.8%    17.9%    +1.1%

Actifs    1 552    1 720    +168 entre 1999 et 2005
Actifs occupés    40.0%    42.6%    +2.6%
Chômeurs    5.1%    4.3%    -0.8%
Inactifs    1 888    1 944    +56
Retraités et pré-retraités    14.4%    16.7%    +2.3%
Elèves, étudiants et stagiaires    8.8%    8.5%    -0.3%
Autres inactifs    31.7%    27.8%    -3.9%
Population active (15-64ans)    1 547    1 711    +164
Population active occupée (15-64ans)    1 371    1 553    +182
Chômeurs (15-64ans)    176    158    -18
Taux d'activité (15-64ans)    66.2%    68.4%    +2.2%
Taux de chômage (15-64ans)    11.4%    9.2%    -2.2%

Nombre de logements    1 379    1 484    +105
Nombre de logements vacants    74    70    -4
Résidences principales    1 229    1 346    +117
Résidences secondaires    76    68    -8
Résidences principales en %    89.1%    90.7%    +1.6%
Résidences principales - 1 pièce    1.9%    1.8%    -0.1%
Résidences principales - 2 pièces    7.4%    5.7%    -1.7%
Résidences principales - 3 pièces    20.3%    14.5%    -5.8%
Résidences principales - 4 pièces ou plus    70.4%    78.0%    +7.6%
Nombre moyen de pièces par résidences principales    4.1    4.1   
Maisons    77.8%    86.8%    +9.0%
Nombre moyen de pièces par maison    4.4    4.7   
Appartements    21.0%    12.6%    -8.4%
Nombre moyen de pièces par appartement    3.4    3.1   
Propriétaires    75.2%    78.0%    +2.8%
Locataires    19.9%    18.2%    -1.7%
Emménagement de moins de 5 ans    25.2%
Emménagement de 5 ans à 9 ans    23.1%
Emménagement de 10 ans ou plus    51.7%
Ancienneté moyenne d'emménagement    14 ans

 
1° février 2010
8R0015793.jpg
pour une gestion municipale au ras des pâquerettes
au plus près de tout ce qui reste à bâtir pour atteindre 4500 habitants
on se demande ce que signifie cet objectif 2014
 
Ange Musso, maire du Revest, s'est plié à l'exercice de l'interview de début d'année. Il évoque les aménagements programmés, les finances communales, la perspective des élections régionales et livre une petite révolution au village : l'installation de dix caméras de vidéosurveillance, dès cette année.
Quels seront les principaux aménagements en 2010 ?
Le permis de construire pour la maison des associations sera déposé début février. Les travaux doivent débuter en octobre, livraison au premier semestre 2011. Elle sera ouverte aux écoliers durant le temps scolaire, servira pour le périscolaire et pour le centre de loisirs. Le reste du temps, les clubs pourront y pratiquer le judo, karaté, le yoga... On va reconstruire une cantine à la maternelle de Dardennes, tout en conservant le préfabriqué actuel au cas où les travaux ne seraient pas finis en septembre.
Vous semblez avoir franchi le pas pour l'installation de caméras de surveillance...
J'ai longtemps hésité au regard de la liberté individuelle. Mais des élus me sollicitent depuis des années. J'ai été rassuré par la technologie : personne ne sera rivé derrière un écran. Les images ne seront consultables que par moi ou un officier de police judiciaire. Les enregistrements sont effacés automatiquement après 30 jours. Nous veillerons à ne pas filmer la sortie de l'école et la caméra qui surveille le Circuit rustique d'activités physiques aménagées (Crapa) sera inopérante durant le temps scolaire.
Quels sont les actes de délinquance qui vous ont décidé ?
Des voitures sont ouvertes gratuitement sur le parking Jean-Moulin. Des vitres brisées pour un butin minime. Ce sont des petits soucis qui vous gâchent la vie et deviennent difficilement supportables au fil du temps. J'espère que les dix caméras ne serviront pas. Quand vous êtes maire d'un village, si vous ne faites rien, on vous le reproche très vite. L'installation des caméras a un coût de 30 000 E, ouvert aux subventions d'État. Les frais de maintenance sont de 2000 E par an. La mise en service est prévue cet été. On réfléchit à une extension du réseau au hameau de Dardennes, mais ça nécessite de disposer d'un local.
Les autres projets ?
Nous remplaçons le véhicule du Comité communal des feux de forêt, vieux de 30 ans. Ces bénévoles font un travail formidable, ils auront un 4x4 avec autopompe et citerne cet été. On débute l'embellissement des entrées du village et du hameau de Dardennes. L'objectif est de décrocher une 2e fleur, voire une 3e en fin de mandat (2014). On travaille avec le conseil général pour créer un rond-point à Malvallon, sécuriser l'accès de l'école.
À l'avenir, on voudrait reconstruire un moulin municipal pour avoir une huile du Revest. Le projet de réfection du centre du village est arrêté par l'enfouissement de la ligne haute tension. L'objectif sera de briser la vitesse et de créer une zone piétonne devant la boulangerie et le bar du Vieux-Château.
Aucun nouvel emprunt ne sera souscrit en 2010. La dette sera de 145 e par habitant à la fin de l'année, j'espère qu'elle sera résorbée en 2014.
Quel est le projet de maison de retraite dont les travaux doivent débuter fin 2010 ?
C'est le fruit d'une réflexion de quatre ans. Nous avons opté pour une réalisation privée parce que la gestion d'une maison de retraite publique est très compliquée pour une petite commune. Il y aura 77 lits dont 14 dans une unité Alzheimer. La mixité étant importante, à tous les âges, 25 lits seront « sociaux conventionnés » car le département a le pouvoir de modérer les prix.
Le ramassage des ordures par un délégataire privé est-il une réussite ?
L'année d'essai s'est si bien passée qu'on a signé le marché avec Veolia sur cinq ans. Nous avions des difficultés à remplacer le personnel, ou alors c'était un autre service à la population qui en pâtissait (Le Revest compte cinquante employés communaux, Ndlr). Il n'était pas possible de recruter davantage pour le ramassage des ordures.
Le Revest doit-il se doter d'un gymnase ?
On n'en a pas les moyens : un gymnase représente trois points d'impôts en plus. Les Revestois, comme les enfants du centre de loisirs, ont accès aux équipements sportifs de Toulon. Ils profiteront aussi du complexe aquatique prévu à Toulon ou La Valette pour le nord-ouest de l'agglo.
Regardez les Comoni : la salle est au Revest, c'est fabuleux. Mais c'est ingérable sans TPM : 350 000 e de fonctionnement et 250 000 e de subvention au Pôle jeune public Massalia pour accueillir 35000 spectateurs par an.
Quel candidat soutenez-vous pour les élections régionales ?
Je soutiens Hubert Falco parce qu'on travaille très bien à TPM. Même si je suis non encarté - après être passé par l'UDF - j'assume mes idées libérales et conservatrices. J'ai été élu sans étiquette et ma liste comprend des gens de gauche et de droite.
En défendant ses arguments, seule l'opposition rend le débat enrichissant.
Où en est la ferme solaire ?
« Après deux réunions avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), nous approfondissons les études par rapport aux aires de chasse de l'aigle de Bonelli. Suez a eu la concession pour deux centrales de 12 mégawatts chacune, pouvant approvisionner 6 000 foyers. Le site de 30 ha d'emprise dont 15 à 20 ha couverts (panneaux photovoltaïques), est situé à côté de la carrière, sous les lignes à haute tension auxquelles se relier à moindre coût. Les panneaux solaires seront visibles du Faron et du mont Caume, mais pas du village. Soit on débute les travaux à la fin 2010, soit on abandonne le projet. L'enquête publique est prévue dans le courant de l'année. »
Propos Recueillis Par Sylvain Mouhot - smouhot@varmatin.com
 
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voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale
voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale
voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale

voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale

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