Texte Libre
photo: Laurent Lavederà la seule condition
d'indiquer le nom et la qualité de leur auteur.
CONVERSION
Table rase.
Plus de presse
de radio
de télé.
Si beaucoup,
beaucoup de faillites,
système en crise.
Fuis
cocottes cyniques
grenouilles bénites
autruches confites.
Toutes espèces
de contemplatifs.
Et toutes espèces
d’hyperactifs
en portable.
Si beaucoup,
beaucoup de crises,
faillite du système.
Refuse comportements
majoritaires
populaires : …
modes
minoritaires
snobinardes : …
Si beaucoup,
finie la commerie,
achevée la révolution.
Jean-Claude Grosse
La Parole éprouvée,
Les Cahiers de l'Égaré
2000
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
photo: Laurent LavederL'Ensemble A Nouveau
serait heureux de vous accueillir à la reprise de sa dernière création
ON IRA VOIR LA MER
[A Nouveau, fragments 3]
A la Minoterie (Théâtre de la Joliette),
à MARSEILLE
9 - 11 Rue d'Hozier - 13 002 Marseille
(Tél : 04 91 90 07 94 puis taper 2 au message d'accueil
par courriel : resa@minoterie.org)
Le 30 MARS 2011 à 19h
Le 31 MARS 2011 à 20h
Le 1er AVRIL 2011 à 20h
Le 2 AVRIL 2011 à 20h
Accouchement, surgissement de la vie,
c’est d’abord de cela dont il s’agit et des bouleversements
qui accompagnent la naissance, pour le nouveau-né
arraché à une forme de tranquillité omnisciente,
pour les parents confrontés à des choix fondamentaux,
à une révélation possible du sens de l’existence,
un retour sur mémoire.
Pour tous, une solitude habillée de crainte ou
d’exaltation, et une question lancinante : et après ?
Y a-t-il au bout du chemin, pour chacun d’entre nous,
une lueur ?
Une mer que nous pourrions aller voir ? …
pour se ressourcer, chercher à se découvrir, inviter à un
voyage où l’on rêve et se cogne, où l’on apprend ou
réapprend à consentir et à aimer face à l’immensité …
une mer, source de vie et d’inspiration,
où l’on pourrait se tenir la main pour continuer,
ensemble … à nouveau.
Katia Ponomareva / Gilles Desnots
Conception, mise en scène et scénographie :
Katia Ponomareva
Sous le regard amical et accoucheur de :
Gilles Desnots
Avec :
Jacques Maury, Victor Ponomarev, Barbara Sylvain
Lumière : Jean-Louis Barletta
Son : Jean-Louis Barletta, Fabrice Gallis, Katia Ponomareva
Vidéo : Fabrice Gallis, Katia Ponomareva
Costumes : Virginie Besançon, Aurélie Guermonprez
Objets en dentelle végétale réalisés par : Aïdée Bernard
Construction Décor : Ivan Mathis
Stagiaire : Océane Fillion
Administration : Archipel Nouvelle Vague
Chargée de Production : Camille Trastour
Chargés de Diffusion : Guillaume Barrois et Silvia Gailhac
Contact Compagnie : Katia Ponomareva 06 18 09 02 15 / katiaponomareva@hotmail.com
Licence d'entrepreneur de spectacles vivants N° 2-135841
Spectacle subventionné par le Conseil Général du Var et la DRAC PACA (aide à la production dramatique 2010), produit
par L'Ensemble A Nouveau,
coproduit par le théâtre de la Méditerranée (Toulon), les 4 Saisons d'Ailleurs (Hyères) et soutenu par le théâtre
Toursky (Marseille).
Les Cahiers de l'Égaré au Revest-les-Eaux
Extrait des Entretiens croisés entre Katia Ponomareva et Gilles Desnots
Accoucher une nouvelle fois ... « Mais accoucher de quoi, le sait- on seulement en se mettant en marche
pour aller voir la mer ? La volonté peut n’être que pressentiment, comme si on se disait à soi-même : le moment est venu
pour..., il faut que j’en ai le coeur net... je sens que je suis poussé à... Alors on y va, avec courage et crainte, enthousiasme ou pas, certitudes et optimisme ou sans trop y croire... Et
l’on a pu se tromper ; il ne se passera peut-être rien, parce que... parce que toutes les raisons du monde peuvent contrecarrer le projet jusqu’à le faire échouer. Mais, dans le spectacle, il
se passera bien quelque chose, même si ce n’est pas pour tous. A quel moment du processus cela se passe, la révélation de soi, peut-être, l’accomplissement espéré, la résolution
nécessaire pour avancer ? En voyant la mer, paf, comme ça, brutalement, presque comme un miracle ? Mais ce pourra être avant, et l’on ira alors voir la mer quand même, pour confirmer ce que
l’on sait maintenant, ou simplement pour la beauté du geste, se rendre compte que la mer est parfois n’importe où, là on a envie de la voir. Mais il est probable que le processus qui nous a
mis en mouvement se termine après avoir vu la mer, un peu après... longtemps après. On sera donc allé voir la mer pour vivre une étape de la recherche qui anime notre vie. Une étape
nécessaire malgré tout, que l’on pourra renouveler, de la même manière que ceux qui se croyaient chanceux en ayant croisé dès le premier jour le regard de la mer, mais qui reviendront un
jour, parce qu’au bout du compte, on n’épuise en effet ni la mer ni la complexité de la vie en trouvant des réponses aux questions du moment, qui, pour essentielles qu’elles furent un temps ne
furent que celles d’un moment. »
la jupe de correspondance, exemplaire unique, réalisé à la
demande
Commentaires