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CONVERSION

Table rase.
Plus de presse
de radio
de télé.
Si beaucoup comme moi,
que de faillites !
système en crise.
Fuis
cocottes cyniques
grenouilles bénites
autruches confites.
Toutes espèces
de contemplatifs :
drogué
alcoolique
mystique
sage
naturiste
mélomane
Et toutes espèces
d’hommes d’action :
en portable.
Si beaucoup comme moi,
que de misanthropes !
faillite du système.
Refuse les comportements
majoritaires
populaires : …
les modes
minoritaires
snobinardes : …
Si beaucoup comme moi,
finie la commerie,
achevée la révolution.

Jean-Claude Grosse
La Parole éprouvée,
Les Cahiers de l'Égaré
 

 

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Photo prise à Petergoff en 2005

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Les agoras d'ailleurs

Les Cahiers de l'Égaré



ateliers d'artistes

Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 16:36
L'atelier de Claude Parent

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J'aime visiter les lieux  où des artistes travaillent. Je trouve ce cheminement plus intéressant que  la visite de galeries ou de musées. En galerie, en musée, le travail d'installation, de choix a été fait par le galeriste, par le commissaire d'exposition. Ce sont eux qui parlent. En atelier, c'est l'artiste qui par sédimentation construit un univers, une oeuvre.  Avec l'atelier de Claude Parent, visité le 29 août 2005 à Sainte Marie la Mer, j'inaugure une série de  reportages sans prétention dans des univers  d'artistes que je connais, dont j'apprécie le travail et la personnalité.
Les ateliers d'artistes sont-ils les derniers refuges où la mort et le néant s'arrêtent à l'entrée, s'interroge Dimitri Analis dans Silencieuse fraternité, publié aux Cahiers de l'Égaré, en 1996, épuisé comme beaucoup de livres édités par Les Cahiers de l'Égaré. Aucun livre n'est mis au pilon. Il va sa vie jusqu'à épuisement. Parfois, il est aidé dans sa fin de vie, donné à des lycéens méritants, offert à des gens intéressants. Sauf exception, aucun titre n'est réédité. Il faut donc se les procurer quand ils sortent. Avis aux bons lecteurs qui cherchent leurs livres.
grossel

 
Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : ateliers d'artistes
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /2007 19:57
La forêt de liège sculpté de François Pous

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François Pous a été toute sa vie sculpteur, il a oeuvré jusqu'à sa mort à 92 ans, remplissant la bouchonnerie familiale, de ses oeuvres,
avec art.
Voici la forêt de liège de François Pous, filmée par une caméra un peu saoûle sur une musique de Dasha-Vörse.
Les personnages de François Pous (1911-2003) peuvent faire penser par leurs formes
à Dubuffet ou à Giacometti. Mais ils sont porteurs, chose rare, de joie. Ils dansent.
François Pous aimait tant la vie – pour travailler le liège, les genêts, les ferrailles, la pierre, pour créer – que par ses sculptures il nous transporte de bonheur.
Mais quelle patience et quelle passion pour en arriver là !
François Pous n’a jamais fait que sculpter dès 11 ans.
Et pour sculpter dans le liège, il a attendu 50 ans pour extraire l’écorce dure des chênes-liège de la forêt familiale.
Son père Jean (1874-1973), hostile longtemps à la passion de son fils, s’est mis lui aussi à 87 ans à sculpter des galets dont on trouve aujourd’hui des exemplaires au musée des Arts bruts à Lausanne et au musée d’Art moderne de Lille-Villeneuve d’Asq.
Cyril Grosse a réalisé en 1997 un film-vidéo de 35’, en collaboration avec Michel Bories :
Les joies de François Pous. Un montage sera mis en ligne, un jour.



Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : ateliers d'artistes
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /2007 20:33
Le Casot

Cette vidéo de montage, à partir d'un film réalisé par Alexandre Burési, montre différents aspects du Casot, le "Versailles" du peintre Michel Bories, comme dit son plus vieil ami, le peintre Gilbert Desclaux, Casot filmé lors de l'inauguration festive du "château", le 19 mai 2001, en présence de Lulu, le pigeon unipatte hébergé par Pof, hôte d'innombrables souris et mulots, protecteur des chiens faméliques et de toute espèce à poils ou à plumes, battue par les barbares civilisés.
Michel Bories dit Pof, inventeur du Pof Art, a disparu à Cuba, le 19 septembre 2001, avec son neveu, Cyril Grosse, écrivain, metteur en scène et comédien. Les gouaches montrées en fin de film ont été réalisées à Cuba entre le 12 et le 18 septembre 2001. Les 2 artistes étaient partis de Paris, le 11 septembre 2001. Après 13 heures d'attente à Madrid, au lieu des 3 prévues, à cause des attentats de New York, ils ont décidé, non d'annuler leur voyage comme la plupart des voyageurs mais de le poursuivre. Des imbéciles
à chaque disparition accidentelle disent que c'était écrit ou que c'était le destin,  pas pour les morts "naturelles".
Deux autres vidéos consacrées à Michel Bories sont en ligne, sur ces blogs:
Le Pof Art,
à partir d'un film réalisé par Cyril Grosse et
Un livre est en préparation: Michel Bories et le Pof Art, qui sera édité par Les Cahiers de l'Égaré.
Voici en avant-première, un texte de Michel Bories:

Pensées d’un jour, pensées du 10 mars 1989 (30 pensées sur 57)

L’accumulation d’objets a des effets décoratifs qui très souvent minimisent le travail réalisé.
Travailler un seul objet et tenter d’en tirer la plus grande plasticité possible.
L’accumulation est la plus grande ennemie de la sobriété.

Apprendre à regarder l’objet, le matériau, s’en imprégner pour qu’il devienne familier puis l’ayant tour à tour regardé, touché, médité, l’exalter.

Rompre le silence que l’on s’est soi-même imposé et rester cependant silencieux.

(manque la pensée 4)

Remettre en question les connaissances, les acquis pour s’exprimer plus fort.

Ne jamais se cacher la vérité, les vérités.

(manque la pensée 7)

Être à l’écoute de soi-même au moment du doute.

Ne jamais être soumis à la défaite.

(manque la pensée 10)

Ne plus se retourner, jamais.

Tenter les utopies sans craindre la chute.

Je ne me sens ni d’ici ni d’ailleurs peut-être plus de nulle part.

Je n’ai jamais renoncé à mon enfance.

Dire sans entrave, sans pudeur, mon mal d’être.

Tourner le dos à une vie impossible et en tenter une probable.

Je suis parfois comme le chien qui se mord la queue et devient prisonnier de son cercle.

Le temps est souvent à l’orage.

Le soir atteint par son silence à la douleur.

Le silence est parfois oppressant.

Ma mémoire bat de l’aile quand s’installe la douleur.

L’instant dépasse les souvenirs trop vite.

Je cherche le calme intérieur.

Je cherche le silence intérieur.

Quand l’esprit avance, le travail avance.

La peinture me rend insomniaque.

Rien ne peut être achevé vraiment.

Épurer et laisser vivre autour l’espace.

Peindre c’est faire le vide autour et en soi.

Une vie est bien trop courte pour dire.


 

Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : ateliers d'artistes
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 16:21
Oh les beaux jours ... de la création artistique


Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un "conseil pour la création artistique" qu'il coprésidera avec la ministre de la Culture, Christine Albanel, et qui sera animé par le producteur de cinéma Marin Karmitz, marqué à gauche.

Il s'agira notamment de "recentrer les aides sur l'excellence artistique" et mettre de l'ordre dans "l'empilement de subventions".

rappel des faits : info issue du site du Ministère de la Culture


Mardi 13 janvier, Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux au monde Culturel lors d’un déplacement à Nîmes. L’occasion de préciser les priorités et objectifs pour 2009.


Des priorités. Rappelant que les Arts et la Culture sont les valeurs les plus hautes et les plus précieuses de la civilisation, Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux au monde Culturel le 13 janvier à Nîmes.
Le Président de la République a notamment présenté les grandes créations en cours dans le domaine de la Culture : le grand Musée des Civilisations de la Méditerranée qui ouvrira ses portes à Marseille en 2012 , la Maison de l’histoire de France qui verra le jour en 2009.
Les vœux ont également été l’ocacsion de préciser les missions prioritaires pour l’année à venir : politique de l’éducation artistique et culturelle, amélioration de la qualité architecturale grâce à des consultations et concours, adoption de la loi création et internet, poursuite de la réforme du marché de l’art par des mesures législatives et fiscales… L’augmentation de 100 millions du budget alloué à la restauration du patrimoine protégé pour 2009 est également un axe essentiel de la politique culturelle en 2009.

Des annonces. Par ailleurs, lors de son discours Nicolas Sarkozy a annoncé : l’instauration d’un accès gratuit aux musées et monuments dépendant de l’Etat pour tous les jeunes de moins de 25 ans et leurs professeurs à compter des vacances de Pâques, la création d’un conseil pour la création artistique, le dégel de la réserve au titre du programme création en 2009 et poursuite du soutien de l’Etat pour lancer la réforme basée sur les Entretiens de Valois. Le Président de la République s’est par ailleurs engagé à préserver la spécificité du régime de l’intermittence dans la réforme de l’assurance chômage. Enfin, Nicolas Sarkozy a souhaité la mise en œuvre d’une politique culturelle ambitieuse notamment grâce à l’évolution du Ministère de la Culture qui fête ses 50 ans en 2009, avec une organisation modernisée, des établissements plus autonomes, une administration plus stratégique et tournée vers les enjeux du futur, notamment le développement de la culture dans l’environnement numérique.

interview de Marin Karmitz, producteur
Marin Karmitz : "La culture a disparu du champ politique"


LE MONDE | 14.01.09 | 09h59  •  Mis à jour le 14.01.09 | 11h10
 
Vous allez animer un conseil pour la création artistique, présidé par Nicolas Sarkozy. Quel est son rôle ?

Marin Karmitz : Cette structure part d'un constat : la culture a disparu du champ politique. Depuis De Gaulle et Malraux, puis Mitterrand et Lang, elle n'est plus au cœur de la politique. Or, depuis le début des années 1990, les données de la création culturelle ont changé : la révolution numérique, la mondialisation et maintenant la crise économique ont bouleversé le paysage. Avec des professionnels, je veux proposer des solutions pour que la création redevienne un élément de l'imaginaire, du rêve, de la cohésion sociale, qu'elle redonne un mouvement à la société.

Quelles disciplines culturelles entendez-vous couvrir ?
Toutes, à l'exception du patrimoine. Je veux d'abord faire un bilan des blocages. Puis proposer des solutions pour redonner de la mobilité. Les structures lourdes ont prévalu jusqu'à présent. Il faut inventer des dispositifs plus légers, utilisables par tous.

Par exemple ?

Après La Graine et le mulet, Abdellatif Kechiche a voulu garder la péniche qu'il avait utilisée pour le film et l'installer devant la barre de HLM où il avait tourné L'Esquive. Son objectif était d'y créer une école de cinéma pour les jeunes des cités dont il aurait été le professeur. Cela n'a pas été possible.

Qui sera dans le conseil ?

J'ai le pouvoir de le composer. J'ai déjà obtenu l'accord de pas mal de personnes, des professionnels qui ont une pratique que je qualifierais de "différente". J'annoncerai l'équipe d'une quinzaine de personnes sans doute dans une dizaine de jours.

Quand rendrez-vous votre rapport ?

Nous ne rendrons pas de rapport. Ce conseil fera des propositions régulièrement car, et c'est essentiel à mes yeux, ce sera une structure pérenne. Et, autre élément important, même si la ministre de la culture y est évidemment présente, le conseil est directement en lien avec le président de la République. Il ne peut y avoir de véritable politique culturelle, porteuse d'un projet de société, si elle n'est pas directement soutenue par le président.

Pourquoi avoir accepté cette fonction ?

Je réfléchis à ces questions depuis des années. J'ai présidé la commission culture, compétitivité et cohésion sociale du XIe plan à la demande de Pierre Bérégovoy et Jacques Lang. J'ai présidé le château d'Oiron, je préside la chambre philharmonique dirigée par le chef d'orchestre Emmanuel Krivine… Je ne m'intéresse pas qu'au cinéma. Mais jusqu'ici, j'avais l'impression de ne pas avoir les moyens de faire aboutir mes idées. Là, j'espère les avoir.

Le monde culturel risque d'être choqué qu'un conseil de la création soit présidé par le président de la République.

Est-ce qu'à l'époque de De Gaulle, il aurait été terrorisé ? Est-ce qu'il a été terrorisé par Mitterrand ? Moi, j'ai commencé à être très inquiet quand Mitterrand a invité Berlusconi à lancer en France la première télévision privée. Et terrorisé quand la culture a disparu des préoccupations des politiques.


Choream


Freestyle par Choream/José Bertogal

God in my pocket
Pour la première fois,
un téléphone mobile visio
a été le témoin d’une terrible histoire...
Eloignée de ses proches et retenue captive,
Caroline doit sa survie à son mobile visio.
Une histoire exclusivement racontée à travers
les flux entrants et sortants d’un téléphone portable...

Production : ENNORABAL FILMS
Pour le POCKET FILM FESTIVAL 2006 / FORUM DES IMAGES
Scénario : Arnault Labaronne (avec l'étroite collaboration de Caroline Gerdolle)
Fiction
80 minutes - 3GP - 2006
Première projection le Samedi 7 Octobre 2006 à Beaubourg (Cinéma 2)
Sélection du Pocket Film Festival 2006
avec Caroline Gerdolle
Patrick Mimoun, Deborah Cohen Tanugi,
Marie Février, Karine Pinoteau, Séverine Broussy,
Diane Dassigny, Tanya Lopez Sierra, Samuel Ganes,
Sylvia Whitman, Cécile Calvet, Manuel Pirès, Anita Lewton,
Caroline Sol, Vincent Lehoux, Grégory Granier, Candice Nechitch...
musique
Jo & Liv of Nu Planet
montage
Yannick Haennel
mixage
Dorian Darcourt

LE PREMIER LONG DE FICTION GRAND PUBLIC
ENTIÈREMENT TOURNÉ AVEC UN TÉLÉPHONE PORTABLE...




Axiom: Lille, ma médina


Développements appliqués au Spectacle Vivant
la kitchen intervient regulièrement sur des créations musicales, chorégraphiques, théâtrales, pour apporter ses ingrédients et ustensiles technologiques à des recettes melant souvent de nouveaux outils à la scénographie et la mise en scène. Voici un aperçu
Konnecting Souls
Compagnie Franck II Louise 
Projet Mouvement/Musique et nouvelles technologies
Développement informatique : Dragan (Polyfractus)

Création les 2 et 3 octobre 2004 à 16h à la Grande Halle de la Villette/ Auditorium Boris Vian, dans le cadre de Villette Numérique.

Depuis ses premiers travaux chorégraphiques, Franck II Louise explore son obsession : la musicalité du mouvement.
Le développement de dispositifs technologiques scéniques, en particulier les systèmes de capteurs non filaires, ouvrent de nombreuses perspectives sur ce thème. Ce temps de recherche doit permettre de faire évoluer le processus habituel de création danse/musique.
Généralement, le son s’adapte aux mouvements déjà crée ou vice-versa. Le but de cette recherche est d’explorer les conditions d’une création simultanée en tenant compte de la spécificité de la danse hip-hop : forte imprégnation rythmique des corps, accélérations circulaires et centrifuges, contacts spécifiques avec le sol,...
Les capteurs seront alors utilisés pour tenter de traduire la musicalité des mouvements et des corps, ou comment transformer les danseurs en instruments de musique.


extraits de la dernière performance dansée interactive de la
cie mobilis-immobilis
le danseur muni de capteurs embarqués est directement lié à l'environnement 3D temps réel réagissant selon ses mouvements.La musique electroacoustique est live.
COMPAGNIE MOBILIS-IMMOBILIS / MAFLOHE PASSEDOUET
captage.exe

     


Rien ne sera plus jamais comme avant
L'Ensemble À Nouveau


La demeure du chaos: l'oeuvre, le procès


Ce film n’est pas un reportage, ce film n’est pas un documentaire, ce film n’est pas un court-métrage, ce film est le miroir tragique d’une société profondément malade, qui demande avec froideur d’annihiler et de détruire des milliers d’oeuvres d’art…
Ce film nous explique qu’en France, l’oeuvre d’art n’a aucun droit d’exister de manière autonome sur l’espace public. Elle doit se conformer impérativement au plan local d’urbanisme.
On enlève donc à l’oeuvre d’art tout ce qui la distingue de l’urbanisme : sa singularité, l’empreinte de son auteur, ses signes distinctifs, sa forme, son médium, son sujet,son âme .
Ce film restitue l’écriture engagée du réalisateur Etienne Perrone ; il porte littéralement la voix des 104 500 signataires pour défendre la liberté d’opinion en France où les critères d’une société démocratique s’estompent peu à peu.
thierry Ehrmann

Procès en appel à Grenoble - 17-18 novembre 2008
Réalisation : Etienne Perrone sur un synopsis judiciaire de thierry Ehrmann
Images : Etienne Perrone - Simon Désage
Production : Musée l’OrgAne - La Demeure du Chaos
avec l’aimable autorisation du Musée des Beaux-Arts de Lyon

Michel Bories (1949-2001), artiste-peintre

(voir sur ce blog, les articles sur le livre
Disparition
publié par Les Cahiers de l'Égaré
en octobre 2007)

testament d'un chasseur de lion, 1787

origines

Vénus Africa

le peintre


Le Pofart
de Michel Bories
envoyé par grossel


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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /2009 21:07

 

 

 


Tracey Emin en Berne


J'ai découvert cette artiste par un reportage du magazine Métropolis sur Arte le 18 avril, à l'occasion de son exposition au Kunstmuseum de Berne du 19 mars au 21 juin 2009. Ce qui m'a intéressé c'est l'ambiguité entre vie personnelle et art, l'usage artistique qu'elle fait de ce qu'elle est, de ce qu'elle vit ou a vécu. Sacré pied de nez à ceux qui prétendent que l'art est à séparer de la vie.                        

grossel

 

 

Tracey Emin (née le 3 juillet 1963 à Croydon) est une artiste britannique d'origine chypriote turque faisant partie du groupe des Young British Artists.

Elle s'est fait connaître du public britannique par deux scandales médiatiques : un esclandre sur le plateau d'une émission culturelle de Channel 4 alors qu'elle était totalement ivre et son installation de 1999 pour le prix Turner, My Bed, composée de son propre lit défait ainsi que de préservatifs usagés et de sous-vêtements tachés de sang. Emin utilise différentes formes d'expression comme la couture et la sculpture, le dessin, la vidéo et les installations, la photographie et la peinture. Elle est en conflit avec son ancien petit ami, l'artiste Billy Childish, à propos du stuckisme notamment. Tracey Emin a rejoint la Royal Academy of Arts de Londres en mars 2007.

Jeunesse 

Tracey Emin est née à Croydon mais fut élevée à Margate. Elle a un frère jumeau. Son père, un chypriote turque, était marié à deux femmes et divisait son temps entre deux familles. Vers l'age de 13 ans elle a été victime d'un viol.[réf. nécessaire]

Son Œuvre 

En 1994 eut lieu la première exposition personnelle de Tracey Emin, à la White Cube Gallery à Londres, intitulée My Major Retrospective. Elle y exposait des photographies personnelles, des photos de ses premières peintures qu'elle a détruites...

En 1995 elle réalise une de ses œuvres les plus célèbres, Everyone I Have Ever Slept With 1963-1995, une tente bleue sur laquelle étaient cousus les noms de toutes les personnes avec lesquelles elle avait dormi, des petits amis, des membres de sa famille avec lesquels elle a dormi étant enfant et ses deux enfants avortés. L'ambiguïté du titre pousse certains à taxer l'œuvre d'exhibition de la vie sexuelle de l'artiste, mais il s'agirait plutôt d'une œuvre intime au sens large. L'œuvre fut achetée par Charles Saatchi et exposée à la Royal Academy de Londres en 1997. Elle fut détruite dans l'incendie du dépôt de Saatchi en 2004. Le tissu et la couture prennent une part importante du travail d'Emin, souvent découpé pour faire des lettres cousues sur un autre matériau. Elle a notamment voyagé à travers les États-Unis avec le fauteuil de sa grand-mère, There's A Lot Of Money In Chairs (1994), sur lequel elle a cousu son nom et celui de son frère, le nom des villes où elle s'est arrêtée et a fait des lectures publiques de son livre Exploration Of The Soul.

Bien que ses œuvres aient donné à Emin une certaine notoriété dans le milieu de l'art, elle était inconnue du public jusqu'à son apparition, en 1997, dans une émission de télévision sur Channel 4 à propos du Prix Turner, durant laquelle, ivre, elle avait injurié les invités.

En 1999, nominée pour le Prix Turner, Emin expose My Bed à la Tate Gallery. Il s'agit de son lit aux draps souillés entouré de préservatifs usagés, de paquets de cigarettes, une culotte tachée de sang menstruel... Le lit était présenté tel qu'elle l'avait laissé après y être resté plusieurs jours alors qu'elle était déprimée et pensait au suicide à cause de problèmes de couple.

En juillet de la même année elle expose une série de monotypes inspirés de la vie de la Princesse Diana à la Blue Gallery, dans une exposition intitulée Temple of Diana. Par ailleurs, Tracey Emin a produit un nombre important de monotypes, souvent biographiques, à propos de ses avortements ou la mettant en scène dans des situations personnelles ou intimes. Ces dessins, exécutés très rapidement, comprennent souvent du texte, parfois raturé ou mal orthographié, très spontané, qui exprime sa pensée à l'instant où elle écrit.

Pour l'exposition tenue pour le Prix Turner, Emin choisit de présenter parmi ses œuvres six petites aquarelles intitulées Berlin The Last Week in April 1998. Il s'agit de peintures d'après des clichés au Polaroïd pris d'elle-même dans son bain à Berlin en 1998. D'après Simon Wilson, porte=parole de la Tate Gallery Emin aurait inclus ces peintures pour répondre aux accusations qui disent qu'il n'y a plus de peinture dans les expositions du Prix Turner. La pratique de la peinture d'Emin est variée et a évolué au fil du temps. Dans les années 80, influencée par son petit ami de l'époque, Billy Childish, elle peignait dans un style proche de l'Expressionisme, elle cite souvent Edvard Munch et Egon SchielePurple Virgin (2004), Asleep Alone With Legs Open (2005) ou Masturbating (2006). comme influences majeures. Elle peint principalement des autoportraits, souvent des peintures représentant son anatomie intime comme

En 2007, Emin est choisie pour représenter la Grande Bretagne à la Biennale de Venise où elle expose notamment des peintures sur toile de grand format représentant ses jambes et son vagin, une série d'aquarelles intitulée " The Purple Virgins", ainsi que la série des aquarelles, datant de 1990, qu'elle a faite de son avortement, exposées pour la première fois. Le 29 Mars 2007, Tracey Emin a été nommée Académicienne Royale par la Royal Academy of Arts.

La première rétrospective importante de l'œuvre d'Emin a eu lieu à la Scottish National Gallery of Modern Art à Edimbourg, d'août à novembre 2008, visitée par plus de 40 000 spectateurs, battant le record du musée pour un artiste vivant. On pouvait y voir un grand nombre d'œuvres de Tracey Emin, des œuvres rarement exposées de ses débuts aux plus connues, des couvertures cousues, des peintures, sculptures, films, néons, dessins et monotypes.


 

Le stuckisme est un mouvement artistique britannique fondé en 1999 par Billy Childish et Charles Thomson. Il prône une peinture figurative en réaction à l'art conceptuel, et particulièrement à celui du courant des Young British Artistsmécène Charles Saatchi. Le mouvement du stuckisme, qui réunissait à l'origine treize artistes, s'est depuis étendu, et compte en 2006 plus de 120 groupements d'artistes répartis en différents points du globe. Billy Childish a quitté le mouvement en 2001. (également appelé « Brit Art ») soutenus par le

Depuis leurs débuts, les stuckistes ont mis sur pied de nombreuses interventions artistiques mais ils ont réellement commencé à attirer l'attention sur eux en organisant des manifestations et en faisant de l'agitprop auprès des médias, notamment à l'extérieur du musée londonien Tate Britain contre le Prix Turner[1], parfois déguisés en clowns, afin de tourner en dérision ce type d'institution. Après avoir exposé principalement dans des petites galeries du quartier de Shoreditch, à Londres, ils ont fait pour la première fois leur entrée dans une exposition temporaire d'un grand musée public en 2004, à la Walker Art Gallery, dans le cadre de la biennale de Liverpool.[2]

Les campagnes d'agitprop des stuckistes passent aussi par les voies officielles : ainsi, ils se sont présentés aux élections du parlement britannique[3], ils ont intenté une action contre Charles Saatchi auprès de l'Office of Fair Trading, l'organisme britannique chargé de veiller au respect du droit de la concurrence, considérant que Saatchi jouissait d'un pouvoir déloyal dans le monde de l'art[4], et ils ont, en vertu de la loi sur la liberté de l'information promulguée en 2000 au Royaume-Uni (Freedom of Information Act 2000), obligé la Tate Gallery à divulguer publiquement des informations relatives à l'achat d'une œuvre de l'artiste britannique Chris Ofili, The Upper Room, pour une somme exorbitante, action qui fut à l'origine d'un scandale dans la presse britannique, dans la mesure où Chris Ofili était alors membre du conseil des curateurs du musée concerné[5].

 




Par grossel - Publié dans : ateliers d'artistes - Communauté : L'art e(s)t la vie
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