Texte Libre
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CONVERSION
Photo prise à Petergoff en 2005
bocal agité sur la mer en mai 2006

Ces deux poèmes sont à lire dans un ordre tiré au sort par le lecteur, pile ou face.
Je les publie pour le 40° anniversaire des premiers pas de l'Homme sur la lune, le 20 juillet 1969, à 21 H 36, bien après que poètes et peintres aient imaginé la chose.
Tu es venue du pays des 10000 lacs
Je suis arrivé de Sully sur Loire
Au pays des 10000 lacs
Ton visage de 32 ans a 10000 images
N’es-tu que mirage
Es-tu vraiment Claire
Au château de la Trémouille
J’ai fait un tabac
Avec mes poèmes
Sur Mélissa
Philomène
Ne suis-je qu’un manieur de phonèmes
A Vitebsk
Ta ville si souvent assiégée
Par le passé
Tu as fait un carton
Avec le Monument pour une ville détruite
D’Ossip Zadkine
A Rouen brûlant Jéhanne
A eu lieu
Une rencontre
Offerte par le dieu
Anonyme au milieu de 80 flammes
Je ne t’ai pas vue
Ce 16 juillet 2009
Entre 9 heures et midi
Je n’ai pas eu de flash
D’illumination
Ce ne fut pas un coup de foudre
Ce fut lente émergence
Photo sortant du polaroïd de la vie
Et moi qui vous présentais
L’art de la présence
Le don du présent
J’ai fini par ne plus voir que toi
Entre 15 et 18 heures
Tu étais tellement présente
A cette présentation
Tu me donnais ton adhésion
Dans ton regard il y avait
Le plus précieux
La compréhension intelligente
D’une démarche de vie
Le théâtre de la cruauté
Comme offrande
Ouverture aux autres
Rassemblées
Diffusion d’énergie négative
De terreur
Le théâtre de la cruauté
Comme puissance de déconstruction
Torture des autres
Coincées
Dans leurs jupes sans tourbillons
Leurs corps sages sans horizons
Ouverture de toi déjà ouverte
A des Promenades d’Amoureux
Entre ciel et terre
Selon le cœur de Marc Chagall
Joyeux carnaval de corps légers
Allégés de leur poids de Terre
Cirque céleste pour colorier
D’amour et d’espoir
La vie vouée à la mort
Toi déjà offerte à l’homme de ta vie
Toi en recherche d’un compagnon de vie
Gâtée par le dieu qui t’en a fait rencontrer deux
Désespérée d’avoir à choisir
Au risque de perdre l’un et l’autre
Poussé par l’audace de l’intuition
Je fraie une voie à une brève rencontre
Ce 17 juillet 2009
A 9 heures du matin
Je contemple ton visage
Sans fard
Je pourrais y passer ma vie
C’est l’infini là ici
Si près
Je regarde ton regard
Qui parfois faiblit
Paupières battantes
Prêtes à l'envol
J’écoute tes paroles
Elles m’entraînent
Dans les labyrinthes
Sans fil de sortie
De ta pensée
Sur la vie
Le monde
En un quart d’heure
Tu te livres
Me livre
L’intimité de ton intimité
Ta philosophie de la vie
Le dieu est peut-être Dieu
Peut-être hasard
Peut-être destin
Peut-être destination
Peut-être création libre
Ton front porte une souffrance
Qui ne se livre pas
La transparence de l’échange
Rend plus opaque ton opacité
La dualité des contraires
L’unité des contraires
Qui t’animent
Animent le monde
Dans l’après-midi du 17 juillet
Tu as été MM rencontrant JFK
Pour une montée au 7° ciel du désir
De la sensualité déchaînée
Exprimée par ta voix d’eau calme
Sans prendre dans ton regard
L’auditoire
J’étais au premier rang
Après la prise de photos
J’ai traîné dans le hall
Souhaitant que le dieu nous réserve
La possibilité de prendre à droite
Sur la carte
Ce chemin qui se découvrait
Vers le pays des 10000 lacs
Vers le midi des Tournesols de Vincent
Car il existe n’est-ce pas
Des halls qui sont des ports
Des instants-navires
Pour partir
Repartir
Changer d’enveloppe terrestre
De carte d’identité
Au largage d’amarres j’étais prêt
Tu es partie pour une destination
Secrète
Secrètement
Dans l’après-midi
Sans traverser le hall
A 19 heures 03
Ce 17 juillet 2009
J’ai quitté Rouen brûlant Jéhanne
Les 10000 lacs de ton pays
Les 10000 images de ton visage
Les 10000 mirages à tournis
A 20 heures 49
Je débarquais à Paris Bercy
Jean-Claude Grosse, le 18 juillet 2009
Tu es venue du pays des 10000 lacs
Je suis arrivé de Chailles Loir-et-Cher
Au pays des 10000 lacs
Ton visage de 34 ans offre
L’image de la douceur
Au château des Brosses
J’ai fait un tabac
Avec Moi l’élu
De Say Salé
Auteur burkinabé
A Minsk
Ta ville convoitée
Ayant changé si souvent de maîtres
Par le passé
Ta Ville Héroïque
Tu as fait un carton
En accueillant
Rue Internationale
Le futur assassin
Commis d'office
De JFK
Après avoir accueilli
Dans la Maison en bois
De la Ville haute
Le 1° congrès du POSDR
A Orléans acclamant Jéhanne
A eu lieu
Une rencontre
Offerte par le dieu
Reconnue au milieu de 80 femmes
Je t’ai vue
Ce 16 juillet 2009
Entre 9 heures et midi
Attentive
Appliquée
Souriante
Et moi qui vous présentais
L’art de la présence
Le don du présent
J’ai trouvé en toi
L’appui
Pour aller plus loin
Au cœur des corps
En attente d’expression personnelle
Tu étais tellement présente
A cette présentation
Dans ton regard il y avait
Le plus précieux
La compréhension intelligente
D’une démarche de vie
Le corps qui parle
Comme offrande
Ouverture aux autres
Rassemblées
Diffusion d’énergie positive
D’enthousiasme
Le corps qui parle
Comme puissance de reconstruction
Ouverture des autres
Coincées
Dans leurs jupes sans tourbillons
Leurs corps sages sans horizons
Ouverture de toi déjà fermée
A une histoire d’amour terminée
Toujours ouverte à l’éducation du garçon
Né de vos ébats
Toi sensible à l’exemple aventureux de ta mère
Toi avouant sans complexe ton bonheur de vivre
Poussé par l’audace de l’intuition
Je fraie une voie à une brève rencontre
Ce 17 juillet 2009
A 3 heures de l’après-midi
Je contemple ton visage
Maquillé pour la circonstance
Incarner MM
Je pourrais y passer ma vie
C’est l’infini là ici
Si près
Sur ces lèvres pulpeuses
Je regarde ton regard
Qui ne faiblit pas
Par fierté
Et c’est bon
Ce face à face
Yeux dans les yeux
J’écoute tes paroles
Elles m’entraînent
A L’Île des Larmes
Au Parc Loshysta
Au bord de la Svislotch
Pour des balades sous la pluie
Sous parapluie
En un quart d’heure
Tu te livres
Me livre
Tes occupations de chaque jour
Ta philosophie de la vie
La transparence de l’échange
Rend ta transparence lisible
Dans l’après-midi du 17 juillet
Tu as été MM se confiant
Au dictaphone
Pour Ralph Greenson
Avouant ses baises infinies
Sans orgasme
Comprenant enfin
Que l’orgasme
Se passe
Dans la tête
Pas dans le sexe
Quel plaisir de te voir assumer
Cette proposition de passeur
Avec sérénité
Sans émois particuliers
Avec ta voix d’eau calme
Prenant dans ton regard
L’auditoire
Moi au premier rang
Piquant un fard
Après la prise de photos
J’ai traîné dans le hall
Souhaitant que le dieu nous réserve
La possibilité de prendre à droite
Sur la carte
Ce chemin qui se découvrait
Vers le pays des 10000 lacs
Vers le midi des Soleils noirs
Car il existe n’est-ce pas
Des halls qui sont des ports
Des instants-navires
Pour partir
Repartir
Changer d’enveloppe terrestre
De carte d’identité
Mais au largage d’amarres je n'étais pas prêt
Dans l'imaginaire peut-être
Pas dans la réalité
A 18 heures 30
Tu es venue
Me remercier
Je t’ai remerciée
Une amitié est née
A 19 heures 03
Ce 17 juillet 2009
J’ai quitté Orléans acclamant Jéhanne
Les 10000 lacs de ton pays
L’image de ton visage heureux
Le sourire de tes yeux
A 20 heures 49
Je débarquais à Paris Bercy
Jean-Claude Grosse, le 19 juillet 2009
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