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Blog de Jean-Claude Grosse

De l'homme mondial à l'homme du mondial/Joël Poulain

De l’homme Mondial à l’homme du Mondial


« La pensée doit être capable de penser contre elle-même » Heidegger.
« Les âges et les empires s’écroulent comme les affaires, quand leur crédit est épuisé » Robert Musil.


On le sait, l’homme est un être complexe, ce qui constitue toute sa richesse mais aussi toute sa dimension problématique !
Notre cinquième séance fut consacrée à la présentation d’un enjeu essentiel pour la notion d’éthique, quel homme voulons-nous « construire » ? Est-ce un homme mondial, uniforme, standardisé, a-typique, a-topique, a-culturé ou l’homme « du » mondial, riche précisément de toutes ses « ouvertures » aux autres, typé par les différences acceptées des autres, homme vraiment culturel puisque ouvert à la pluralité des formes possibles d’être, de vivre ?
Ces conceptions, ô combien non innocentes, de l’homme ont leurs racines dans de multiples causes.
Pour Engelhard, auteur du livre-enjeu du débat, l’homme mondial, ces causes sont d’abord économiques, politiques et culturelles.
Economiques, la mondialisation, l’uniformisation du système économique ne peut mener qu’à une « absurde logique », la concurrence globalisée induit un changement de comportement des entreprises qui sont contraintes de substituer une « logique du rationnel » à celle du raisonnable, l’économique prime sur l’humain, l’exacerbation du calcul économique conduit à un objectif de maximisation des résultats et donc de minimisation des coûts ! Accentuation de la pauvreté, et ce, parallèlement à un accroissement des profits et des capitaux ! « Si les performances d’une société se mesuraient à sa capacité de résorber les « poches » de pauvreté, plusieurs grands pays du nord seraient considérés comme des pays en voie de développement voire de sous-développement ! » De même, l’économisme « pur et dur » perd le sens des réalités, voire « le bon sens », en refusant de voir que le déficit consolidé de l’Afrique subsaharienne représente au grand maximum 10% de leur PNB, que ce PNB est de l’ordre de grandeur de celui des Pays-Bas et que ces 10% représentent à peine 2% des transactions quotidiennes sur le marché international. Quand on met en balance ces chiffres et le fait que la majorité de la population de ces pays vit en-dessous du seuil de pauvreté, on ne peut se séparer de l’idée que nous vivons dans un monde absurde ou cynique ou les deux à la fois !
Cet “économisme” mondial n’est en fait qu’une “raison” économique « totalisante » qui a pour conséquence directe un conformisme social, on assiste alors à des couples d’opposition à savoir universalisme-rationalité contre différencialisme et complexité....
La thèse de Engelhard n’est pas seulement une critique de l’économie, même si elle est à l’origine et la finalité désormais de toute critique mais c’est aussi une critique de la conception de la politique et de la culture qu’elle sous-tend, bref d’une véritable conception de l’homme. Ambiguïtés et paradoxes. A l’heure des échanges de plus en plus ouverts dans le monde, (quel pays, quelle région du monde peut désormais être épargné par un contact avec l’autre ?) on assiste, en fait, à une mondialisation perverse, loin d’être source de véritables échanges, cette mondialisation est, en réalité, imposition d’une norme, d’un système, d’où, effet pervers ! A ce mondialisme “niveleur” va répondre un régionalisme certes plus “authentique”, mais expression tout de même, d’un repli sur soi, d’une peur, d’un ostracisme ! Face à cet a-typisme et a-topisme du mondialisme économique l’homme va ressentir la nécessité de racines, d’un « bien à soi », peur de disparaître par l’Autre, cela se constate aussi au sein de la construction de l’Europe ! Si pour l’instant, ce sont les marchés financiers qui arbitrent les taux de croissance de l’économie et qui déterminent indirectement le mode de régulation sociale, les défenseurs de la « conditionalité démocratique » devraient s’indigner puisque, les opérateurs financiers n’ont pas été démocratiquement élus ! A moins de considérer que la démocratie est uniquement financière et de surcroît censitaire, puisque seuls les gros capitaux y ont accès ! Si l’on ne se résout pas à cette “situation absurde”, un effort de concertation internationale est à produire qui aurait pour but de trouver une solution à l’endettement international et à la pénalisation de la spéculation-on assiste alors à un frileux repli dans la sécurité de la régionalisation-l’endettement international entretient la désinflation compétitive faisant obstacle à tout essor des taux de croissance. Mais il a aussi pour effet d’entretenir un grand désordre monétaire et financier.
Paradoxalement, ce désordre est dû à l’ordre établi par cet unique système économique fondé sur le profit avant tout....
Un problème éthique intervient alors, ce rationalisme économique « pur et dur » crée autant le profit des riches qu’il crée la dette des pauvres, d’où la thèse éthique d’éponger la dette des pays pauvres !
« Pour éponger cette dette, il faut que les pays du sud trouvent le moyen de mettre en place une stratégie qui leur permette d’éviter un nouvel endettement non productif et que le délire irresponsable de l’économie et de la finance mondiales ne les entraîne plus dans les drames de l’endettement. » Il est vrai que l’annulation de la dette conduirait en contrepartie à augmenter soit la fiscalité des pays riches soit à créer de la monnaie centrale au profit des créanciers privés – est-ce irréaliste ? Les précédents ne manquent pas. « Le Brésil offre par exemple en 1943 deux options à ses créditeurs. Dans la première les créditeurs conservaient le principal mais les taux d’intérêt étaient réduits de moitié. Dans la seconde les créditeurs recevaient un paiement immédiat correspondant à 10% de la dette mais le principal et les taux d’intérêt étaient tous les deux réduits ». L’annulation de la dette du tiers monde n’est donc pas hors de portée et serait pour tous ces pays concernés une chance de revenir quelque peu dans le « jeu » économique du monde. L’endettement des pays du sud contribue à destabiliser le système financier mondial. Il n’est pas exclu que cet endettement absurde soit à l’origine de tous les conflits actuels – sur 27 pays en guerre depuis 10 ans, les 3/4 sont largement endettés – si le fait en lui n’est pas nécessairement source d’une vérité, il peut cependant prêter à réfléchir !
L’économique ne doit pas être séparé du politique, qui plus est du social ! Or, c’est plutôt l’inverse qui se fait de plus en plus, la logique implacable de l’économique et cela a des répercussions directes sur la politique, son pouvoir et sur les acteurs politiques et leurs responsabilités.
Plutôt que d’un moule économique, l’auteur serait partisan d’une variété économique-les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets ! Le tissu économique à l’instar des écosystèmes ne trouve son équilibre et sa pérennité que dans un emboîtement fragile du local au régional, du régional au national et enfin du national au mondial.
Paradoxe de la thèse, l’auteur voit dans l’Afrique Noire un avenir, une chance, une originalité prometteuse. Certes, actuellement, l’Afrique Noire est le continent rayé du commerce capitaliste mondial, mais, précisément cette exclusion lui a permis non seulement de préserver une certaine identité d’Etre, de vie, de « voir les choses », mais aussi d’inventer des formes d’économie locale qui conjugueraient à la fois le mercantilisme, une certaine forme de socialisme, de capitalisme et de système D ! bref un a-typisme qui pourrait devenir un modèle ! par exemple, dans les sociétés capitalistes les inégalités se font entre familles différentes, en Afrique, ces inégalités sont plutôt au sein même d’une « grande famille », mais, la différence fondamentale, c’est qu’au sein d’une même famille il y a par principe et tradition, en Afrique, désir d’entr’aide d’où réduction de fait de ces inégalités ! qui plus est, le système D peut stimuler l’économie alors qu’un système par trop logique, rationnel, l’asphyxie !
Autre espoir, l’essor des pays d’Asie qui pourraient et peuvent déjà rivaliser avec les pays du Nord. Taux de croissance important et réserves de productivité encore potentiellement riches ! Mais la mondialisation fera là aussi ses ravages, le mythe « salvateur » du tout-marché finira par faire pression sur l’emploi dans toutes les parties du monde. Partout dans le monde, il sera possible de produire toujours plus avec de moins en moins de chômage-mondialisation des problèmes !
Dès lors, il faudrait une mondialisation des différences (logique interne de complémentarités et de synergies) plutôt qu’une mondialisation d’un modèle!
Autre enjeu fondamental, conséquence directe de cette omniprésence et omnipotence de l’économique dans les sphères du social, la déconstruction de celui-ci et ce par l’affaiblissement inquiétant d’un paramètre vital-le Politique. La mondialisation comme « produit » du libéralisme universaliste a une arrière-pensée non « innocente ». Homogénéiser le monde à partir d’une raison instrumentale corollaire d’une idéologie techno-économique, niveleuse des différences culturelles et des pluralités du politique. Paradoxes. Si l’Occident a donné sens au monde depuis le XVè siècle, il est peut-être au moment du chant du cygne (du « signe » !?), « pour beaucoup d’Asiatiques, la modernité occidentale n’aura été qu’une péripétie de l’histoire, somme toute insignifiante ! » Il faudra alors à l’Occident enfin se comprendre et s’inventer de nouvelles ritualisations !
L’affaiblissement du Politique a des incidences directes sur les fonctions et valeurs intrinsèques de l’ETAT.
1) L’ETAT comme garantie d’une protection sociale, or cela, est de moins en moins le cas, précarisation des professions de la fonction publique, mise en cause des droits acquis (la retraite, la santé, l’éducation).
2) L’ETAT comme régulateur de l’économie, là aussi, perte de ce rôle puisque celui-ci est de plus en plus dévolu aux banques centrales, indépendantes. La finance internationale contraint l’ETAT à se dessaisir de sa souveraineté monétaire !
3) Médiateur entre les différents partenaires de croissance-désormais, l’ETAT n’a plus comme prétention celle d’inventer, d’impulser, au mieux il cherche à limiter le chômage-face à cette impuissance réelle du pouvoir d’Etat, émerge un autre pouvoir, peut-être vain mais puissant ! celui de la démocratie médiatique, étroitement liée au « mythe » d’une communication tous azimuts-si on ne peut plus agir, au moins on parlera même si c’est pour ne rien dire (car dire, c’est faire !), suprématie de l’image destructrice de l’ETAT symbolique, « l’essentiel n’est plus de penser mais de se faire voir ! » La République (la « chose » publique des latins) est abaissée lorsque triomphe l’opinion publique-paradoxe de la démocratie, par liberté, elle nourrit l’opinion mais en retour l’opinion peut la vulnérabiliser ! il en est d’ailleurs de même pour le vote démocratique, on « sait » ce qu’il a parfois produit...deux symptômes de cette dérive de sens, de consistance même de l’ETAT sont illustrés par deux citations de Régis Debray « l’univers symbolique de l’ETAT est modelé par l’avatar technique » et « la noblesse d’Ecran s’allie à la noblesse d’ETAT ». La véritable démocratie n’a de sens que si elle est la loi commune qui permet à chacun de tenter de convaincre l’autre, malheureusement comme dit Engelhard « à l’ambition de convaincre, la démocratie médiatique substitue celle de plaire ». Les hommes politiques n’ont plus de choix. Les contraintes internationales sont si fortes que leur degré de liberté dans la définition de la politique économique est extrêmement réduit ! Dès lors « la médiatisation est une gesticulation de substitution ».
A cette perte du sens du Politique, à cette mondialisation des décisions économiques et financières, s’ajoute l’exacerbation des crises identitaires et des réflexes tribaux, l’ouverture incontrôlable sans « raisons » vraiment humaines, culturelles doit se payer d’une « fermeture » quelque part à savoir dans les mentalités mêmes des individus ! A l’économie « mondialiste » correspondent des comportements intégristes, fondamentalistes, nationalistes voire régionalistes populistes ! La Raison libérale mène dit Engelhard à l’éthnicisme, « la théorie libérale considère l’idée même de nation comme idée bâtarde dont il faut se débarrasser ». Cette suspicion quant aux nations ne cacherait-elle pas une peur de la liberté même de ces nations ? d’où une idéologie universaliste dont le colonialisme a été le vecteur et dont les droits de l’homme peuvent parfois être le résidu culturel. Le problème éthique est alors  : comment concilier à la fois l’universel et les différences radicales ? l’universel ne pourrait-il pas en venir à nier certaines de ces différences au nom précisément de cet universel ?
Pour Engelhard, sept symptômes de déstabilisation du Politique au sens large se manifestent dans les démocraties
1) la déstructuration sociale conséquence de l’exclusion, et à moindre mesure d’un affaiblissement de la classe moyenne conjuguée à des inégalités croissantes
2) risque « d’éthnicisation » du corps social  : fragmentation de la société-vide politique comme perte de sens, de référents et surtout de valeurs
Cette peur confuse de la différence a des incidences sur le respect du principe d’égalité, « on » lui préfère de plus en plus le principe d’identité, quitte à ce que celle-ci soit abusive, illusoire, dangereuse.
3) perte de légitimité, de crédibilité de l’ETAT qui s’avère de plus en plus impuissant pour proposer des réformes « de fond »
4) passage pernicieux de la démocratie en médiocratie, les gouvernants perdent leur « aura »
5) l’absence de dimension idéologique (au sens positif) à l’action politique. Au mieux, on peut n’y voir qu’un pragmatisme d’opportunité
6) repli facile sur une démocratie formelle, d’où conservatisme de la classe politique et lassitude des gouvernés
7) enfin, la poussée xénophobe qui justifie tout l’enjeu paradoxal du titre du livre-l’homme mondial comme homme des peurs, de l’irrationnel, du repli sur soi !
Tous ces symptômes donnent à réfléchir, la mort du Politique n’est-ce pas la mort de l’homme lui-même, n’est-ce pas en construisant la « polis » que l’homme s’est construit ?
Une citation d’Hannah Arendt justifierait ces appréhensions.
« Le règne de la pure violence s’instaure quand le pouvoir commence à se perdre ».
Après ces remarques relatives à l’impasse du « mondialisme » économique et de ses incidences pernicieuses sur le Politique, nous terminerons en suivant la thèse de l’auteur quant aux dégâts possibles de ce mondialisme « insignifiant » sur les identités et les phénomènes culturels. La mondialisation des décisions économiques et financières exacerbe les crises identitaires et les réflexes tribaux. « La communauté de proximité » constitue, elle aussi, un repli sécuritaire. « Tout se passe comme si une ouverture incontrôlable devait se payer d’une fermeture quelque part » écrit Engelhard. Echec du mythe de la raison universaliste dont la pensée libérale est l’expression achevée. La raison libérale est destructrice de l’ETAT-nation pluraliste et elle conduit à son contraire, l’ethnicisme-la raison normalisante détruit sur son passage les pluralités identitaires, « la négation des liens communautaires est le plus sûr moyen de les voir resurgir sous une forme, cette fois-ci, violente, destructrice. Le programme libéral maximaliste vise à l’éradication des différences de quelque nature qu’elles soient parce qu’elles font obstacle à l’unité du « grand marché ». « La critique de toute spécificité sociale et culturelle finit par corrompre l’idée-même de fait social sur le plan philosophique. Il ne reste plus que le marché sans limite, la grande société qui, finalement, est tout, sauf une société ». L’ETAT-nation est garant de protection des différences et ce, par principe même d’égalité, or, de plus en plus, l’effacement du rôle de l’ETAT au profit du « pur » économique fait revenir les inégalités, l’intolérance, le tribalisme « social » et surtout une acculturation... Comme dit Renan « la division trop accusée de l’humanité en races, outre qu’elle repose sur une erreur scientifique, très peu de pays possédant une race vraiment pure, ne peut mener qu’à des guerres d’extermination-ce serait la fin de ce mélange fécond, composé d’éléments nombreux et tous nécessaires qui s’appelle l’humanité ».
Les régionalismes, les nationalismes étroits, les décompositions d’unité nationale, les intolérances, les fanatismes déguisés en retour du religieux témoignent de cette déshérence culturelle.
Une culture, c’est ce qu’on ressent en commun plus que ce qu’on est soi-disant en commun ! Ainsi, l’unité d’une nation ne se construirait que par et pour une pluralité d’identités. Fustel de Coulanges « ce qui distingue les nations n’est ni la race, ni la langue-les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances, voilà ce qui fait la patrie, la patrie, c’est ce qu’on aime ».
L’important est moins que l’homme puisse penser l’universel que le pluriel. L’universalisme pourrait rejoindre en cela un certain moule moraliste – « penser en dehors d’un terroir ou d’un clan, et, en même temps, dedans », l’appartenance plurielle n’est pas le renoncement à soi mais la construction, l’apport de soi à soi par l’Autre. En cela, la vraie démocratie, au sens culturel le plus large implique l’exigence de penser le « reste du monde » et de le faire accéder à l’existence comme distinct de soi. Quatre questions s’imposent alors  :
1) la rationalité économique et la modernité (individualisme des mœurs, droit de critique, autonomie de la conduite) sont-elles des conduites spécifiquement occidentales ? il semble que non, voir la capacité d’adaptation de l’Asie !
2) jusqu’où peut aller la « dissidence culturelle » comme signe d’une démocratie citoyenne ?
3) comment comprendre les projets de contre-modernité élaborés par exemple par l’Islam ?
4) ne faut-il pas alors invoquer plutôt qu’une raison « impérialiste » dominant le monde, une raison « modeste » qui puisse concilier les idéologies et croyances diverses ?
La raison érigée en « phare » par l’Occident depuis trois siècles a des effets pervers même si la raison a été source d’éveil salutaire de la pensée, de la conscience, de la critique (l’Aufklärung), elle va aussi produire  :
1) un certain totalitarisme de l’universalité et ce, contre le singulier, l’atypique
2) une réduction scientiste et un historicisme d’où légitimation du colonialisme
3) triomphe certes de l’autonomie de la subjectivité, mais qui, socialement, va aboutir à un individualisme inconséquent et socialement périlleux !
4) la raison n’est plus qu’instrumentale, le technique et l’économique priment.
L’ouvrage de Engelhard est une « somme », mine d’idées, de références, de critiques et de pistes, pour nous, et toujours à partir de ce point de vue éthique, il fut intéressant de le présenter pour « éveiller les esprits » et montrer ce que pouvait être une critique positive, sans mauvaise conscience facile, sans complaisance, mais avec la volonté de penser contre le penchant naturel de sa propre pensée ! Il est salutaire de critiquer, de se distancer par rapport à sa propre identité. Oser aller vers l’autre contre soi-même ! ne serait-ce pas l’espace « ouvert » de l’éthique ? Nous pouvons laisser le mot de la fin à Baudelaire
« Homme du monde, c’est-à-dire homme du monde entier, homme qui comprend le monde et les raisons mystérieuses et légitimes de tous ses usages ».

Maison des Comoni Le Revest L'agora du 5 février 1997
Joël Poulain


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