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Blog de Jean-Claude Grosse

Articles avec #sel tag

Comment Solon d'Athènes vint à bout d'une montagne de dettes

2 Novembre 2011 , Rédigé par grossel Publié dans #SEL

Le combat depuis 1995 de Jacques Cheminade

contre le cancer financier

une vidéo très instructive

 

 

 

 

 

COMMENT SOLON D’ATHÈNES VINT À BOUT D’UNE MONTAGNE DE DETTES

 

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Par Andréa Andromidas - importé du site Solidarité et Progrès

« Il faut supprimer un quatorzième du salaire mensuel. Les gens ont vécu au-dessus de leurs moyens, maintenant il faut se serrer la ceinture ! »

Voilà ce qu’on entend souvent dire aujourd’hui à propos de la Grèce, et pourtant tout le monde sait que les montagnes de dettes des banques portugaises, irlandaises, espagnoles, italiennes, allemandes et autres, sont non seulement gargantuesques, mais qu’elles ont été générées de manière tout à fait frauduleuse.

Solon d’Athènes (VIIe siècle av. J.-C.), homme d’Etat encore encensé aujourd’hui, non sans raison, comme un modèle de sagesse, fut confronté à un problème d’endettement similaire, lorsqu’il fut élu archonte en 594 av. J.-C. La situation à l’époque étant beaucoup plus évidente que celle de notre monde « mondialisé », le lecteur pourra saisir plus facilement les principes se rapportant à la situation actuelle.

Un peu d’histoire

Au VIIe siècle av. J.-C., la Grèce sombre dans une terrible crise sociale. Les soulèvements armés de l’aristocratie sont devenus monnaie courante tandis qu’une tyrannie en chasse une autre. La population, qui vit en grande partie de l’agriculture, s’enfonce dans la misère. Les paysans sont obligés d’hypothéquer leurs terres pour obtenir des prêts, et s’ils ne parviennent pas à rembourser avec la prochaine récolte, il ne leur reste plus qu’à se mettre eux-mêmes en gage ! C’est ainsi que d’innombrables citoyens endettés sont réduits en esclavage, privés de tous droits, et parfois même vendus en terre étrangère. Parmi ceux qui refusent ce sort, bon nombre doivent s’exiler. Dans la mesure où la richesse se concentre entre les mains d’un groupe de plus en plus restreint, alors que la productivité de la population ne cesse de diminuer, le pays se retrouve bientôt criblé de dettes et la guerre civile gronde.

Du poème de Solon Au peuple d’Athènes, il ressort très clairement que la dangereuse crise d’endettement qui menace de détruire le pays n’est pas le fait d’une population qui aurait vécu au-dessus de ses moyens, mais bien la conséquence de la perversité de ses gouvernants :

« Même obtenue à un prix monstrueux, la quête de la richesse reste encore votre unique but !

Vous ne respectez ni le bien sacré, ni encore les possessions du peuple, et vous volez et pillez, là où il reste encore un butin. Et vous ne tenez aucun compte des nobles règles de Dikè [1], qui certes, garde encore le silence et laisse passer ces évènements, mais qui bientôt, lorsque le temps sera mûr, sans pitié, exigera des réparations ».

Aujourd’hui

Ceux d’entre vous qui avez suivi dernièrement les interrogatoires des hauts responsables de Goldman Sachs par la Commission de Carl Levin au Sénat américain, aurez immédiatement reconnu sur quoi porte ce discours-poème. Aujourd’hui aussi, la richesse s’obtient au prix d’injustices monstrueuses. Au sommet, les gérants de Goldman Sachs vendaient, sans scrupules, des titres toxiques sans valeur à leurs clients et faisaient ensuite des gains considérables en spéculant sur leur effondrement.

Cependant, Goldman Sachs n’est pas le seul à se livrer à cette pratique. Presque toutes les banques le font. Et à la fin, est-ce aux citoyens ordinaires d’être saignés pour rembourser ces dettes ?

Solon d’Athènes a vu clair dans ce jeu rusé, prévoyant qu’à la fin tous seraient frappés par le malheur si on ne mettait pas fin à ces pratiques. Convaincu qu’il était possible de ressusciter l’assiduité au travail chez les Athéniens, il se mit à élaborer sa législation.

Sa première tâche consista à faire ce que les Grecs appelaient à l’époque « l’élimination des charges » (Seisachtheia en grec ancien). Aujourd’hui on dirait : la suppression des dettes. Mais un tollé de mécontentement s’éleva alors de toutes parts. L’aristocratie perdait d’un seul coup tout espoir de recouvrer ses prêts, mais les couches sociales les plus pauvres n’étaient guère plus enthousiastes, car elles avaient espéré une redistribution des terres. Solon, cependant, ne toucha pas aux propriétés des nobles. A la place, il leur interdit d’endetter le peuple injustement et leur ôta tout pouvoir de réduire les gens en esclavage par le biais de l’endettement.

La bataille pour la justice

Solon réprima sévèrement le mal, comme il le dit lui même. Sa législation visait avant tout à combler le profond fossé qui s’était creusé entre riches et pauvres.

Au-delà de l’annulation des dettes, sa législation prévoyait de relancer l’économie. L’agriculture de l’Attique ne suffisait pas à elle seule pour nourrir une population croissante. C’est pourquoi une grande partie de ses nouvelles lois s’appliquèrent à augmenter le nombre d’entreprises et de commerces, mettant à profit sa propre expérience de négociant. Il commença par interdire l’exportation de tout produit issu de l’agriculture, dont dépendait la survie de la population. Par contre, il promut la culture de l’olivier, afin d’encourager l’exportation d’huile d’olive.

S’attaquant ensuite à cette idée aberrante héritée de l’ancienne éthique de la noblesse, qui refusait tout travail manuel, il promulgua une loi obligeant les parents à donner une formation artisanale à leurs enfants, faute de quoi ils ne pourraient bénéficier d’aucune aide dans leurs vieux jours. Il ouvrit aussi la porte aux entreprises commerciales étrangères, à condition que leurs employés, et toute leur famille, s’engagent à devenir citoyens athéniens.

La réforme de la politique monétaire fut organisée de manière à favoriser les exportations, stimuler le désir de tous les citoyens de participer à la vie économique et relancer l’économie. De plus, il intégra une importante réforme constitutionnelle, comprenant de nouvelles lois dans les domaines de la religion et de la justice, qu’il serait trop long de détailler ici.

Solon avait reconnu un principe fondamental, plus que jamais d’actualité pour la crise financière qui nous frappe. L’injuste accumulation de dettes étrangle peu à peu la capacité productive réelle de l’économie. Si l’on maintient coûte que coûte le droit au recouvrement de ces dettes illégitimes, alors la paix sociale s’en trouve détruite et c’est la guerre civile qui s’annonce inéluctablement.

Qu’on laisse les traders, les spéculateurs, les investisseurs, les ignobles (peu importe le nom qu’on leur donne), en liberté ou qu’on les mette derrière les barreaux n’est qu’une formalité. Mais si l’on veut survivre, il faut leur ôter au plus tôt le pouvoir d’agir injustement contre la société. Nous devons leur refuser le droit d’infliger à la population le remboursement des dettes contractées ces dernières années sur le casino financier, qui n’ont de toutes façons aucune valeur.

Une fois cette décision prise, la prochaine étape sera : comment redonner à la population le goût du travail productif ? Comment relancer l’économie ? N’étant plus obligés d’engloutir des sommes insensées pour rembourser les dettes, la tâche sera beaucoup plus simple. On pourra investir dans l’économie réelle, domaine dans lequel la Grèce a, aujourd’hui, bien plus de possibilités qu’à l’époque de Solon.

Le grand défi historique qui nous est posé reste le même qu’à l’époque : allons-nous décider d’être aussi sages que Solon ? Ajoutons encore qu’il ne fut en fonction qu’une seule année, que ses lois, malgré les nombreuses tempêtes, ont perduré et que sans lui, l’antiquité n’aurait probablement jamais connu cette renaissance classique sur laquelle fut fondée notre civilisation européenne.

Extraits d’un poème de Solon d’Athènes
(592 – 559 avant J.-C.)

Nommé archonte (grand législateur) en l’an 569 av. J.-C., pour un an, Solon abrogea d’abord les lois injustes de Dracon (à qui nous devons aujourd’hui le mot draconien) et rétablit la stabilité et l’harmonie à Athènes, à travers des lois sages. Il refusa cependant le pouvoir souverain en disant qu’il ne se « ferait jamais le tyran de ses égaux ». Après avoir pacifié Athènes, il prit volontairement la route de l’exil pendant dix ans, après avoir fait jurer à ses concitoyens qu’ils vivraient en paix jusqu’à son retour. Voici malheureusement ce qui arriva. Combien de fois les hommes laisseront-ils l’histoire se répéter de la sorte ?

Jupiter ou le Destin qu’il représente veut que notre ville ne soit jamais détruite ; elle est en outre défendue par la fille illustre du dominateur éternel, Pallas Minerve, qui l’a bâtie de ses mains. Mais hélas ! des citoyens insensés veulent détruire eux-mêmes cette cité superbe par leur amour insatiable de l’or : ceux qui la gouvernent entassant injustice sur injustice hâtent encore sa ruine. Leur immense avidité n’a aucune borne. Ils ignorent que le bonheur de la vie est dans la modération et la tranquillité ; ils ne songent qu’à amasser des richesses par des moyens honteux.

Ils ne respectent ni les propriétés sacrées ni le trésor public ; ils pillent tout ce qui se rencontre au mépris des saintes lois de la justice.

Mais cette justice éternelle, silencieuse aujourd’hui, conserve dans sa mémoire leurs coupables rapines ; elle connaît le passé, elle voit le présent, elle arrive à l’heure marquée, elle punit enfin tant d’infamies. C’est par ces raisons criminelles qu’Athènes tout entière se trouve affligée de cruelles souffrances, que nous sommes tombés dans un esclavage insupportable, que nous avons été environnés d’horribles séditions, qu’une guerre cruelle est venue nous dévorer et qu’au bonheur le plus doux ont succédé des maux affreux. Notre ville si puissante et si aimable a été tout à coup opprimée par des hommes féroces : le crime triomphe ; l’homme de bien est exposé à l’outrage ou à la mort. Voilà les malheurs qui sont venus fondre sur Athènes. Et défié plusieurs de nos citoyens, mis à d’indignes enchères, chargés de liens comme des criminels, sont entraînés ignominieusement dans des régions lointaines.

La calamité publique envahit toutes les maisons particulières ; ni les beaux portiques ni les portes d’airain ne sauraient l’empêcher : elle monte sur les toits les plus élevés et y découvre ceux qui s’y réfugient comme s’ils étaient dans leur lit. Que les Athéniens apprennent ainsi que l’injustice est toujours la ruine des empires. Avec la justice au contraire règne la modération : elle tempère la dureté, elle abaisse l’ambition, elle repousse l’injure et l’outrage ; elle détruit les semences naissantes de la discorde, elle rectifie les jugements, elle calme les cœurs aigris, elle met un frein à la sédition ; sous son gouvernement heureux la sagesse et l’intégrité règlent toutes les actions des hommes.

Athéniens, n’attribuez pas aux dieux les maux qui vous accablent ; c’est l’œuvre de votre corruption : vous-mêmes avez mis la puissance dans la main de ceux qui vous oppriment. Vos oppresseurs se sont avancés avec habileté comme des renards, et vous, vous n’êtes que des imprudents et des lâches : vous vous laissez séduire par la vaine éloquence et par les grâces du langage. Jamais la raison ne vous guide dans les choses sérieuses.

Une force destructive s’échappe de la nue embrasée et de la grêle retentissante ; un tonnerre impétueux sort de l’éclair brillant ; le vent soulève d’immenses orages sur la mer, et souvent par les grands hommes périssent les grands Etats ; souvent les peuples imprudents se trouvent tout à coup dominés par les usurpateurs. J’avais donné par mes lois une égale puissance à tous les citoyens ; je n’avais rien ôté, rien ajouté à personne ; j’avais ordonné aux plus riches et aux plus puissants de ne rien faire contre les faibles, j’avais protégé les grands et les petits d’un double bouclier d’une force égale de chaque côté, sans donner plus aux uns qu’aux autres ; mes conseils furent méprisés : on en porte la peine aujourd’hui. »

(Traduit par Ernest Falconnet)


Notes:
[1] Dikè : divinité de la justice qui symbolisait à la fois l’idée abstraite du droit et, sous de multiples formes, l’action judiciaire.

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Il y a 60 ans, l'affaire Henri Martin à Toulon

6 Mars 2010 , Rédigé par grossel Publié dans #SEL

Bravo à la Bibliothèque Armand Gatti et à ses responsables: Georges Perpès et Franço!se Trompette, d'avoir redécouvert cette pièce sur Henri Martin qu'il faudrait pouvoir lire et donc rééditer. Cette histoire me rappelle la découverte à Beyrouth de la pièce de Jean-Richard Bloch, consacrée au sabordage de la flotte, pièce rééditée par Les Cahiers de l'Égaré mais qui n'a pu être recréée à Toulon même pour le 60° anniversaire du sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 à Toulon. On doit l'échec de cette tentative à la municipalité de Toulon, maire: Hubert Falco, adjoint à la culture à l'époque: Claude-Henri Bonnet.
La dernière pièce se déroulant en partie à Toulon, dans le Petit Chicago, est Roberto Zucco, de Koltès.
Une autre pièce mériterait édition et mise en scène: La nuit, de Marcel Martinet, préfacée par Trotsky qui la présente comme le drame de la classe ouvrière française.Elle existe en version originale à la Bibliothèque Armand Gatti.

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La Demeure du Chaos/En procès

17 Décembre 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #SEL

La Demeure du Chaos/En procès


Communiqué de la Demeure du Chaos sur la décision de la Cour d'Appel de Grenoble le 16 décembre 2008 (quatrième jugement).

thierry Ehrmann, auteur de la Demeure du Chaos, et le Collectif des Artistes prennent acte que l'Arrêt de la Cour d'Appel de Grenoble les condamne à la remise en état demandée par le Ministère public ainsi que la Mairie de Saint Romain au Mont d'Or, qui s'acharne dans son "négationnisme artistique" depuis 9 années.

Ce quatrième jugement qui exige la remise en état n'est ni plus ni moins que la demande de destruction pure et simple des 3123 œuvres formant le corpus de la Demeure du Chaos depuis 1999. Il est aussi la conséquence du réquisitoire de l'Avocat général qualifiant thierry Ehrmann de terroriste intellectuel.

thierry Ehrmann décide donc de se pourvoir contre l'Arrêt de la Cour d'Appel de Grenoble ; en sa qualité de plasticien il se défendra à nouveau devant la Cour de Cassation et conclura bien entendu à sa relaxe intégrale. Il ne peut imaginer que la plus haute juridiction française choisira la censure de l’expression artistique et la normalisation par les bulldozers.

Ce procès historique devrait être plaidé devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans le cadre de l'article 10 de la convention européenne des Droits de l'Homme sur la liberté d'expression. La jurisprudence sur cet article a régulièrement fait condamner la France.

Forts désormais de 81 000 signatures, thierry Ehrmann et le Collectif des Artistes appellent plus que jamais à la mobilisation contre la censure de l’expression artistique en France par la signature de la pétition pour la Demeure du Chaos.

La Demeure du Chaos, née le 9 décembre 1999 de l'acte conceptuel de thierry Ehrmann, est une oeuvre au noir se nourrissant du chaos alchimique de notre 21è siècle, tragique et somptueux dont les braises naissent le 11-Septembre .

La Demeure du Chaos appelée aussi "Abode of Chaos" dixit le New York Times est devenue aujourd'hui, avec plus de 1 080 reportages de presse écrite et audiovisuelle de 72 pays, en 9 ans, une "Factory" incontournable et unique dans le monde, selon la presse artistique internationale. C'est un musée à ciel ouvert et gratuit, présentant plus de 3 123 oeuvres, où convergent chaque année désormais 120 000 visiteurs. La Demeure du Chaos dénombre, dans le cadre de son statut d'E.R.P. (Etablissement Recevant du Public) muséal, depuis son ouverture au public, 312 012 visiteurs du 18/02/06 au 31/10/08, avec 23,4 % de visiteurs hors-France. Elle est aussi une résidence d'artistes.

Un siècle plus tard, la France décide de refaire le procès de Brancusi contre les Etats-Unis sur la définition de l’œuvre d’art au regard du droit. L’Histoire inévitablement se clôturera par : « en 1928 c’était un oiseau, c’est aujourd’hui la Demeure du Chaos ». L’enjeu du procès de la Demeure du Chaos est donc bien la reconstitution d’un consensus cadré par le droit sur la délimitation des frontières cognitives de l’Art. C’est un nouveau « labelling theory » déjà expérimenté par Duchamp que la Haute Cour jugera pour la seconde fois.



Pour les développements futurs, l'analyse complète du dispositif et des motivations du jugement,

restez connectés sur le site : http://www.demeureduchaos.org

ou sur le blog : http://blog.ehrmann.org/

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La Demeure du Chaos est à nouveau dans l’arène judiciaire par l’arrêt de la Cour de Cassation du 11/12/2007, qui casse et annule l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon du 13/09/2006 sur toutes ses dispositions et renvoie les parties devant la 1ère Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Grenoble, le lundi 17 novembre 2008 à 14h00.




999 «visite initiatique au coeur de la Demeure du Chaos»
envoyé par abodeOFchaos

Mille fois la première question de mes visiteurs abasourdis de la Demeure du Chaos est
« pourquoi » ?

La réponse me replonge en 1999, quand après avoir dévoré le veau d'or dans le grand festin paganiste du siècle dernier, je cherchai à nouveau ce monde gnostique.

Ma seule rédemption passait de nouveau par cette terrible épreuve, renaître par ma damnation première, la démence que l'on reçoit comme une onction suprême à la naissance pour se transcender dans l'Art. Cette fureur maniaque, ma sulfureuse maîtresse sera de nouveau ma complice avec ses troubles de l'humeur.

Elle donnera la vie à ma plume pour écrire une longue, une très longue histoire qui naît de la nuit des temps, s'abreuve du chaos alchimique, prima materia de ce XXIème siècle tragique et somptueux pour s'incarner dans ma chair et mes œuvres et retrouver le monde des demeures philosophales.

Il fallait accomplir ce Grand Œuvre, quel qu'en soit le prix, le hurlement des gueux, la vindicte des hommes en noir, l'anathème des moralistes. Mais tous oubliaient que depuis la naissance du droit, il n'y a ni crime ni délit lorsque le prévenu est en état de démence ou contraint par une force majeure.

Cette démence de l'acte artistique, cette force majeure qu'est la folie créatrice permet à l'homme depuis des millénaires de bâtir des temples, des catacombes, des charniers, des lieux de génuflexion, des calvaires, des labyrinthes, des Golgotha, des oratoires, des chemins de croix, des sanctuaires, des prieurés, des cathédrales de lumière.

Tout cela, fidèle lecteur, sont les mots qui désignent la Demeure du Chaos dont la dualité est l'Esprit de la Salamandre, le souffle alchimique de la Demeure.

Alors à ta véritable question, pourquoi cette noirceur ? je te réponds simplement: quand tu verras la noirceur, réjouis-toi car c'est le début de l'Œuvre…

thierry Ehrmann

Ce film crée une atmosphère, constitue un plaidoyer en même temps qu'un réquisitoire. Le ton est prophétique, apocalyptique. Je ne suis pas vraiment convaincu par le télescopage de notions diverses empruntées à des registres différents mais je me laisse interpelé par cette fureur créatrice qui fait appel au chaos ou s'appuie sur le chaos dont nous sommes les complices. En tout cas, le combat pour que vive DDC malgré la malfaisance d'une municipalité et sans doute au delà est à mener.                           (commentaire de grossel)



Salut les p'tits loups et louves,


ATTENTION :
Pas de panique !
Le livre "Honte à vous !" format papier sera disponible gratuitement et exclusivement à la Demeure du Chaos.
Compte-tenu de sa gratuité, il ne sera pas en librairie. N'hésitez pas à demander à des amis ou à votre famille de passer à la DDC si vous n'êtes pas à Lyon.

La version anglaise de "Honte à vous" / "Shame on you", sera en ligne deuxième semaine d'octobre 2008.

Pour ceux qui ont des problèmes pour se connecter pour le télécharger ou le lire en ligne, nous avons ouvert 5 plates-formes alternatives dont une en langue française :

en mode feuilletage comme un vrai livre dans un fauteuil... :
- Pour le lire chez Calameo.com
interface en français : Honte à vous

- Pour le lire chez DocStoc.com :
http://www.docstoc.com/docs/1638965/Honte_a_vous_online

- Pour le lire chez Yudu.com :
http://beta.yudu.com/library/item_details/14522/Honte à vous

- Pour le lire chez Scribd.com :
http://www.scribd.com/doc/6293033/Honte-a-VousOnline

- Pour le lire chez Issuu.com,
http://issuu.com/demeureduchaos/docs/honteavous


 
PS: n'oubliez pas le rendez-vous Hyptonik de samedi 4 octobre 2008

rePS: concernant le procès en Cour d'Appel de Grenoble, nous négocions pour le 17 novembre 2008 avec la SNCF et/ou des affrètements de car.

 

En avant-première, la version intégrale (2MB) des 290 pages du livre "Honte à vous !".

Le 9 octobre, 70 000 exemplaires du livre papier seront disponibles gratuitement à la Demeure du Chaos. 288 pages, 148 X 210 cm, ISBN 978-2-914674-07-2.

“Honte à vous ” résume en trois mots la guerre à la vie, à la mort, que nous menons contre les réacs et les négationnistes de l’art qui veulent détruire la Demeure du Chaos comme symbole de la résistance face au conservatisme …

Honte à vous ! Ce cri du cœur est répété des milliers de fois avec rage. Tel est le titre du livre-vérité, où nous avons, non sans douleur, choisi 1 800 témoignages de pétitions parmi l’ensemble. Nous avons démarré la pétition en 2006 pour sauver les 2 900 oeuvres de la Demeure du Chaos.

Peu de gens peuvent imaginer que notre combat acharné pour la Demeure du Chaos et la liberté d'expression nous ont valu une avalanche de procès pénaux, de contrôles fiscaux , de barrages administratifs, de convocations quasi hebdomadaires, de descentes policières, de menaces physiques et autres coups tordus, mais au-delà de la souffrance, ces coups bas et ces persécutions nous renforcent de jour en jour dans la pertinence idéologique de notre combat.

Cette pétition a déjà recueilli plus de 72 000 signatures accompagnées de commentaires et qui, chaque jour, s’enrichit de plusieurs centaines de nouveaux soutiens. Elle ne s'arrêtera plus, car de jour en jour, la liberté d'expression s'éteint en France.

Les commentaires de ces pétitions ont été écrits par des artistes, des historiens, des élus, des professions libérales, des ouvriers, des fonctionnaires, des retraités, des étudiants, des familles, des cadres, des magistrats, de simples citoyens, des professeurs d’arts plastiques, des membres du clergé, des citoyens du monde... Ce livre, écrit par 1 827 auteurs venant de plus de 450 professions différentes, grâce aux efforts de chacun, est gratuit car il défend le droit le plus fondamental de notre république : la liberté d'expression.

Ce livre est totalement consultable et téléchargeable dans son intégralité sur internet >>>. Il est aussi fait pour circuler ; être envoyé par email, téléchargé, diffusé sur tous les canaux possibles.

Ce livre est aussi un matériau extraordinaire pour les sociologues, les historiens de l’art, les professions du droit, les journalistes à qui nous donnons la parole … mais il est surtout le témoignage implacable qu’il existe envers et contre tout, en dehors de tout système politique, un réel pouvoir d’indignation des citoyens en France. Chaque fois que je me mettais à sélectionner des témoignages, au bout d’une demi heure, j’avais les larmes aux yeux et des crampes au bide car il faut le dire, nom de Dieu, c’est bien d’amour, de rage et de beauté dont on parle dans ces commentaires. Il existe un vrai pouvoir citoyen qui n’est plus au Palais Bourbon.

Un grand merci à Philippe Liotard, Sociologue, pour "Droit dans le Mur", à Céline Moine, Historienne de l'art, pour "Le Monstre et la Liberté", à Philippe Brunet-Lecomte, Journaliste et Directeur de publication, pour "La Bible du Chaos", et Jean Tourette, Auteur, pour "Continuez". Sans oublier bien sûr mon fidèle complice depuis 25 ans, Marc Del Piano, pour la Direction Artistique et les Photos. Et Web@ngel pour la diffusion virale sur toutes les plate-formes possibles et imaginables de l'Internet visible et invisible.

Face à la Mairie de Saint Romain et à l’ensemble du Conseil Municipal qui a donné à son Maire, Françoise Revel, le pouvoir de demander à nouveau la destruction de la Demeure du Chaos le 17 novembre 2008 à la Cour d’Appel de Grenoble*, ce livre est pour les négationnistes de la Mairie et les Réac , le réquisitoire le plus cruel qu’aucun Procureur n’oserait prononcer.

Au delà du réquisitoire ce livre dévore le lecteur par la force du verbe, Une phrase parmi des milliers donne le ton :
« Il n'y a que les cathédrales qui me touchent autant. F.F. »

*La Demeure du Chaos est à nouveau dans l’arène judiciaire par l’arrêt de la Cour de Cassation du 11/12/2007, qui casse et annule l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon du 13/09/2006 sur toutes ses dispositions et renvoie les parties devant la 1ère Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Grenoble, le lundi 17 novembre 2008 à 14h00.

thierry Ehrmann

"Hasta la victoria siempre"

 

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