Ce blog est consacré à la culture et aux arts, aux questions politiques et sociales. Et depuis deux ans au développement personnel, à l'éveil spirituel.
- Les vivants au prix des morts de René Frégni (2017)
Lorsque le douzième coup de midi tombe du clocher des Accoules, un peu plus bas, sur les quais du Vieux-Port, les poissonnières se mettent à crier : «Les vivants au prix des morts!» Et chaque touriste se demande s’il s’agit du poisson ou de tous ces hommes abattus sur un trottoir, sous l’aveuglante lumière de Marseille…
À Marseille, René n’y va plus que rarement. Il préfère marcher dans les collines de l’arrière-pays, profiter de la lumière miraculeuse de sa Provence et de la douceur d’Isabelle. Il va toutefois être contraint de retrouver la ville pour rendre service à Kader, un encombrant revenant. Kader qu’il a connu lorsqu’il animait des ateliers d’écriture à la prison des Baumettes, belle gueule de voyou, spécialiste de l’évasion. Kader, qu’il voit débarquer un jour à Manosque traqué par toutes les polices, en quête d’une planque, bien avant la fin prévue de sa longue peine. Dès lors, il est à craindre que le prix des vivants soit fortement revu à la baisse…
Commence un face-à-face entre le silence de l’écriture et celui des quartiers d’isolement, entre la petite musique des mots et le fracas des balles. Au fil de l’intrigue haletante, René Frégni entraîne le lecteur de surprise en surprise, tout en célébrant de son écriture brutale et sensuelle la puissance de la nature et la beauté des femmes.
- À l'encre de mon âme de Marie Kern (juin 2026)
Après avoir tout perdu, un homme en quête de sens se reconstruit à travers l’écriture d’un roman inspiré d’un meurtre qui le fascine.
Simon touche le fond. Privé de son emploi, abandonné par sa compagne et confronté au vide de son quotidien, il peine à trouver un sens à son existence. Alors qu’une nouvelle année débute, un événement inattendu vient bouleverser sa routine : le meurtre de Clovis Gauvain, retrouvé mort à proximité du bois où il vit à La Seyne-sur-Mer.
Intrigué par cette disparition, Simon décide d’en faire la matière de son premier roman. Au fil de l’écriture, ce qui n’était qu’un projet littéraire devient une véritable obsession. En cherchant à comprendre qui était Clovis Gauvain, il s’immisce dans l’existence du défunt et se laisse entraîner dans une quête où les frontières entre réalité, imagination et création se brouillent peu à peu.
Entre enquête intérieure, renaissance personnelle et pouvoir des mots, À l’encre de mon âme explore la manière dont l’écriture peut transformer une vie et redonner un sens à ce qui semblait perdu.
acheté à la FDL d'Hyères en 2018, dédicacé par René que je connais, lu en juin 2026 à Corsavy en une après-midi et soirée, Les vivants au prix des morts se présente comme un journal de bord, d'un 1° janvier à un 21 avril, avec des trous, entre le 31 janvier et le 17 février par exemple et passant du 21 avril à novembre parce qu'il a fallu à René disparaître après avoir jeté son portable (un policier dans notre poche) puis avoir jeté sa carte bleue (un autre flic dans la poche).
Deux registres d'écriture :
- le registre concernant la vie dans les collines de Manosque et environs. Pour tout provençal, méditerranéen, catalan, occitan, corse, ça fleure bon les senteurs de la garrigue, ça sonne bien les stridences des oiseaux, décrits avec précision, le plus cruel étant le moineau, les arbres, la forêt, le maquis, la lune, la nuit, le jour, la chaleur, l'ombre, les ombres; René l'écrivain nous ravit par la fluidité de son écriture; on est embarqué dans quelque chose qui s'apparente à une expérience sensible de vraie vie goûtant l'instant présent, savourant aussi les plaisirs sensuels avec la magnifique Isabelle (on est dans de beaux draps !). "Un livre, la lumière, les femmes... Ces trois mots résument ma vie. Un rêve entre mes mains et la beauté partout." p. 130. "J'avais vingt ans. Je ne suis pas devenu cruel, ni avide de pouvoir, je suis devenu solitaire. J'observe les hommes, je fréquente les arbres." p. 18
- le registre concernant le monde cruel, sans pitié, sans amitié, de la prison. L'aide qu'apporte René, ex-animateur de l'atelier d'écriture de la prison des Baumettes, à Kader, le roi de l'évasion, froid et impitoyable tueur dans ce monde de truands, l'entraîne bien au-delà de ce qu'en régime normal, gouverné par la seule raison, le seul bon sens, il aurait accepté. A-t'il été faible ? Il n'a guère le temps de répondre à la question. Il lui faut changer de lieu, se faire oublier, laisser Isabelle. Là aussi, on est embarqué, nous prenant d'empathie pour ce roi de l'évasion (on serait là encore dans de beaux draps!). "Aurais-je dû écarter la main égarée de Kader ? Refuser d'entendre l'appel si sombre de sa solitude ? Poursuivre ma vie, en ouvrant chaque jour ce cahier sur de belles pages de silence ? Oublier les démons qui rôdent encore autour de moi, pour dessiner à l'encre bleue la lumière des saisons qui me restent à vivre ?" p.65
En conclusion, cette conversation inouïe : "Tu sais combien de romans sortent chaque mois en France. Les lecteurs sont beaucoup plus rares que les écrivains.
- Mais aucun romancier ne parle des seins d'Isabelle comme toi." p. 73
Lire À l'encre de mon âme, dans la foulée du roman-journal de René Frégni n'a pas été un hasard. Je connais bien Marie Kern (spécialiste de Giono) qui connaît bien René Frégni (installé à Manosque et citant Giono dans son roman) pour avoir beaucoup partagé avec lui sur l'écriture.
J'ai connu Marie Kern comme auteur de théâtre par Georges Perpès, de la bibliothèque Armand Gatti.
Elle m'a invité deux-trois fois chez elle où elle vivait avec sa mère. J'ai découvert deux femmes, folles des oiseaux, s'occupant de pigeons estropiés, d'un gabian mutilé, de poules pondeuses sauvées de l'abattage, de canaris sauvés du congélateur. La cruauté des humains et l'amour inconditionnel pour la gente ailée, médiatrice entre la Terre et le Ciel. Sensibilisé à la maltraitance dans les élevages en batterie, j'ai écrit une pièce sur ce sujet, jamais édité.
Marie Kern avait confié son manuscrit aux Cahiers de l'Égaré. J'avais été séduit mais minoritaire dans le comité de rédaction, il n'avait pas été publié.
En recherche tous deux sur le plan spirituel, nous avons beaucoup échangé par mails. Elle est devenue un des personnages de Et ton livre d'éternité ? Lola.
C'est un grand roman, pré-sélectionné pour le prix de l'évêché. Sa lecture mobilise la sensibilité et la spiritualité. On peut en sortir modifié comme le voyage chamanique que fait Simon sous la guidance de Morag, le chaman, lui fait vivre ce qu'on appelle un état modifié de conscience : il devient, il est Gauvin. Qui, que devenons-nous ?
À l'encre de mon âme est le journal de bord écrit par Simon Martin après la découverte, au pied du chêne magique de la forêt de Janas, du cadavre de Clovis Gauvain. Journal daté, à trous, du 1° janvier 20 au 3 mars, trou jusqu'au 1° novembre suivi de quelques dates jusqu'au 2 février.
Simon Martin se vit comme un médiocre, après une vie de comptable, licencié, abandonné par sa compagne, Camille. Devenu solitaire, il flashe sur Salomé, qui lui fait découvrir le lieu de vie de Clovis et qui fréquente le milieu chamanique.
Ce "médiocre", par amour pour Salomé, accepte de jouer le jeu que lui propose Salomé, amoureuse et compagne de l'assassiné Clovis Gauvain : devenir Gauvain, corps et âme.
Jeu qui n'en est pas un.
Salomé lui dit : je vous parle d'âme, pas de costume. p.120
Simon dans son journal : Me grimer en Clovis, je peux le faire, apprendre à être ce qu'il était, c'est également possible. Mais s'emparer de son âme... p. 120.
En acceptant ce "jeu", il se révèle moins médiocre, moins banal qu'il ne se voit. Il sait répliquer à Salomé qui souvent le paralyse. Il a de l'intuition. Son authenticité, sa sincérité finissent par séduire Salomé :
Si vraiment, tu es lui, je veux entendre de ta bouche ce poète, Rûmi, que tu aimes tellement.
- Si vraiment je suis lui ? comme tu es bizarre, ce matin
- Je t'en prie, fais comme je te demande
- Soit ! il y a une voix qui n'utilise pas les mots. Écoute. C'est ça, ai-je continué, écoute l'invisible, il t'apportera secours et guérison (Rûmi). p. 150
et leur fusion charnelle (son rêve) finit dans une extase si violente qu'elle en fut presque mystique p.167.
En devenant Gauvain, en acceptant de mourir comme Gauvain, notre mort, ce sont nos noces avec l'éternité (Rûmi). Crois-tu que l'on mourra ensemble, Clovis ? p. 212, Simon tout en se transformant, en transmutant son âme, mène l'enquête à sa façon, cherche et découvre qui est Salomé et son attachement à Gauvain. J'attendais qu'elle me dise qu'elle savait pertinemment que je n'étais pas Clovis, qu'elle avait joué pour se rassurer, pour faire pousser la vie sur une mort qu'elle n'acceptait pas. p.164.
Une horloge atomique n'aurait pu mesurer l'écart séparant les deux moments, la rencontre avec Clovis 1er et celle que nous vivions. Ils ne faisaient plus qu'un. p. 211
Conclusion : elle a fait de ma vie un roman que j'écris à l'encre de mon âme.p. 218
phrase décisive : un roman au prix d'une expérience de vie au risque de la mort.
Hasard ? la mère de Marie est décédée au moment de la sortie du roman, le 19 juin 2026, à 88 ans, sans avoir vu le livre. Marie a décoré le cercueil de papillons, livré aux flammes.
Quand j'ai appelé Marie pour avoir des nouvelles, j'ai dit : allô Marie, ici Danièle (un jeu habituel chez moi). Hasard ? la mère de Marie a pour prénom, Danièle.
Marie a écrit à ma demande, un texte dans l'ouvrage collectif : Bardot et nous, À la recherche de mon âme en deux moments :
C'est un roman étrange et passionnant que nous offre Marie Kern. Roman d'amour et roman noir. Roman dans le roman puisque c'est le projet du narrateur que d'écrire un roman. Enquête policière e...
Vous savez JC, je vais me battre pour ce livre et j'espère avoir la force d'en écrire un autre pour Totem, la faune sauvage. C est ce qui me motive.
BB, oui, elle a fait de belles choses, femme précurseure. Elle a eu la chance d avoir le monde à ses pieds en dansant simplement. C est une Salomé. Elle a eu l'intelligence de bien s'en servir mais c'est vieux tout ça. Les gens ne s'intéressent plus à BB. Elle fait partie de l'Histoire. Pour le présent beaucoup de gens luttent en faveur des animaux non humains mais je pense que la seule chose qui aura raison de la cruauté des humains c'est la chaleur. Déjà les élevages de canaris sont en péril et beaucoup d'autres oiseaux. Ils meurent à cause de la chaleur. Les bêtes d'élevage aussi. Alors les humains vont encore essayer de s'accrocher à leurs valeurs esclavagistes mais quand la chaleur deviendra intolérable, ce sera fini. Je ne signe rien en défaveur du changement climatique, je laisse faire. C'est la main de Dieu.
Je vous embrasse JC
Mon projet de roman s appellera La Vénus aux oiseaux, beaucoup de travail. (mail du 24 août 2026 à 18 H 00)
extrait d'un entretien paru dans Le Monde du 18 août 2026
Mickaël Labbé, philosophe : « L’éloignement des abattoirs prépare notre ignorance des conditions de vie des animaux »
Les infrastructures où sont produits les aliments carnés sont construits loin des villes et échappent à notre regard, ce qui permet au consommateur d’oublier l’exploitation et les violences subies par les animaux d’élevage, remarque le philosophe dans un entretien au « Monde ».
Chaque année en France, environ 1 milliard d’animaux terrestres sont abattus à des fins de consommation, soit plus de 3 millions chaque jour. Les récents épisodes caniculaires ont, par ailleurs, généré dans les élevages, notamment au sein des fermes-usines, une tension d’une ampleur inédite. La surmortalité record des animaux (+ 1 000 % pour les volailles et + 200 % pour les cochons en Normandie et en Pays de la Loire, d’après le média agricole Réussir) a même motivé l’autorisation exceptionnelle pour les éleveurs d’enfouir les cadavres d’animaux qui ne pourraient être collectés par les sociétés d’équarrissage, saturées.
Pour autant, la violence deslieux qui abritent cette exploitation est absente de nos paysages quotidiens. Cette invisibilité est le point de départ de l’ouvrage du maître de conférences à la faculté de philosophie de l’université de Strasbourg Mickaël Labbé. Dans De la cage à l’abattoir. Les conditions spatiales de l’exploitation animale (Payot, 192 pages, 18 euros), il interroge en effet la manière dont ces espaces ont été soustraits à notre regard.
A partir de quand la mise à mort des animaux non humains est-elle rendue invisible ?
Le milieu du XIXe siècle est un moment charnière de notre relation aux animaux non humains. Les travaux de William Cronon sont fondateurs en la matière. Cet historien américain de l’environnement réfléchit à la manière dont les logiques du capitalisme ont modifié notre rapport au vivant, jusqu’à réduire les animaux non humains au rang de marchandises.
L’attention nouvelle aux questions de salubrité, l’évolution des mentalités qui rend nos contemporains plus réticents au spectacle de la violence et le besoin de massifier la production en vue d’une maximisation du profit finissent par entraîner une invisibilisation des lieux de la mise à mort animale. Eloignés des villes, ils prennent des dimensions industrielles en même temps qu’on pratique une agriculture toujours plus intensive. Ce sont les fermes-usines gigantesques aux murs bétonnés, sans lumière naturelle, saturées d’odeurs et de sons agressifs, où l’on entasse les animaux sans se préoccuper de leurs besoins spécifiques...
À PEINE NÉS, DÉJÀ EXPLOITÉS 🥺 Voilà sur quoi nous sommes tombés aujourd’hui, 16 août 2026. Page FB Sanctaire les meuh'eureuses
Après nous être renseignés, il nous semblait important d’en parler. Cette vidéo a été tournée au Kansas, aux États-Unis, lors d’une visite professionnelle de Kansas Dairy Development, une immense structure liée à l’industrie laitière. Les veaux y arrivent en moyenne à seulement 2 ou 3 jours. Ils passent environ 90 jours dans ces niches individuelles, puis sont transférés en bâtiments de transition et ensuite en groupes. Les génisses destinées au renouvellement des troupeaux sont ensuite mises à la reproduction avant de retourner gestantes dans les élevages. Car pour produire du lait, une vache doit d’abord avoir un veau. Les femelles gardées pour le lait seront à leur tour inséminées, mettront bas, produiront du lait… puis, lorsqu’elles seront réformées : abattoir. Et les mâles ? Ils ne produiront jamais de lait. Beaucoup sont vendus pour être élevés pour la viande. Derrière « filière viande », la réalité est, engraissement, puis abattoir. Cette logique ne s’arrête pas aux États-Unis. En France, les ateliers spécialisés de veaux de boucherie existent déjà. À Verrie, près de Saumur, un projet soumis à autorisation prévoit 560 veaux élevés simultanément, entièrement en bâtiment, sur caillebotis, sans pâturage ni parcours extérieur. Pendant ce temps, l’accord UE–Mercosur est appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026. Il prévoit notamment, pour l’UE, un contingent de 99 000 tonnes de viande bovine à droit réduit et 180 000 tonnes de volaille. Ici ou ailleurs, les animaux paient le prix. Nous voulons sortir d’un système qui fait naître, sépare, exploite et tue des êtres sensibles pour les transformer en marchandises. 🌱 Végétaliser nos assiettes, c’est agir concrètement pour eux.
Pour les personnes qui se demandent, ou qui affirment, que ces images auraient été générées par intelligence artificielle :
je vous invite simplement à aller voir et lire ces sources. Il s’agit de deux vidéos et de deux articles consacrés à Kansas Dairy Development, au Kansas.
Un reportage du High Plains Journal de 2023, réalisé sur place à Deerfield, au Kansas, décrivant notamment les dizaines de milliers de veaux et les rangées de niches visibles sur le site : https://hpj.com/.../02/06/business-has-dairy-calves-covered/
Nous partageons ces liens uniquement afin que chacun puisse vérifier les informations par lui-même.
reel du 16 août 2026 de la page FB Sanctuaire les meuh'eureuses / À PEINE NÉS, DÉJÀ EXPLOITÉS 🥺 Voilà sur quoi nous sommes tombés aujourd’hui. Après nous être renseignés, il nous semblait important d’en parler. Cette vidéo a été tournée au Kansas, aux États-Unis, lors d’une visite professionnelle de Kansas Dairy Development, une immense structure liée à l’industrie laitière. Les veaux y arrivent en moyenne à seulement 2 ou 3 jours. Ils passent environ 90 jours dans ces niches individuelles, puis sont transférés en bâtiments de transition et ensuite en groupes. Les génisses destinées au renouvellement des troupeaux sont ensuite mises à la reproduction avant de retourner gestantes dans les élevages. Car pour produire du lait, une vache doit d’abord avoir un veau. Les femelles gardées pour le lait seront à leur tour inséminées, mettront bas, produiront du lait… puis, lorsqu’elles seront réformées : abattoir. Et les mâles ? Ils ne produiront jamais de lait. Beaucoup sont vendus pour être élevés pour la viande. Derrière « filière viande », la réalité est, engraissement, puis abattoir. Cette logique ne s’arrête pas aux États-Unis. En France, les ateliers spécialisés de veaux de boucherie existent déjà. À Verrie, près de Saumur, un projet soumis à autorisation prévoit 560 veaux élevés simultanément, entièrement en bâtiment, sur caillebotis, sans pâturage ni parcours extérieur. Pendant ce temps, l’accord UE–Mercosur est appliqué provisoirement depuis le 1er mai 2026. Il prévoit notamment, pour l’UE, un contingent de 99 000 tonnes de viande bovine à droit réduit et 180 000 tonnes de volaille. Ici ou ailleurs, les animaux paient le prix. Nous voulons sortir d’un système qui fait naître, sépare, exploite et tue des êtres sensibles pour les transformer en marchandises. 🌱 Végétaliser nos assiettes, c’est agir concrètement pour eux.
un livre noir clair
sous la direction éditoriale de Laurence Loutre-Barbier
Un livre noir clair prolonge mon engagement encore après la cérémonie des funérailles auprès d’une – ou plusieurs – personne proche du défunt et très investie dans le projet éditorial. Le temps est notre précieux allié et nous porte avec toute l’énigme de la vie à résoudre sans fin, plus de deux années durant encore.
Le livre contient ce qui ne meurt pas : souffle, lumière, regard, valeurs, amour, talent et paix. Il contient en réalité les liens invisibles qui continuent. Le silence aussi. Un silence habité.
Un tel livre est un monument, un monument qu’on garde près de soi ou pas, un livre de recueillement, un livre qui soigne celles et ceux qui l’ont conçu et celles et ceux qui le reçoivent. Un livre noir clair n’est pas une fin, mais un seuil.
est le nom donné à la maisonnette dans laquelle sont morts par suicide Philippe et Antonia Calm. C’est le titre choisi par Alice Calm pour le livre qui les réunit et qui contient ce qui ne meurt pas.
tirage 101 exemplaires
100 pages, 13 x 19 cm couverture en papier pur coton Zieber, gauffrée cahiers intérieurs cousus, puis collés et jaspés à l’encre noire
Merci à ceux, esprits et incarnés qui m’ont fait confiance pour accompagner Didier Kowarsky dans ce grand passage qu’on appelle la mort : pour ses obsèques à Paris et pour l’édition de son livre hommage.
Laurence Loutre-Barbier
tirage 500 exemplaires
512 pages, 24,5 x 17 cm relié dos rond