une histoire de la vraie vie / l'ultime port-folio
/image%2F0551669%2F20161001%2Fob_5b155b_la-havane-12-9-2001.jpg)
Partis en avion le 11 septembre 2001, pour toujours le 19 septembre - Blog de Jean-Claude Grosse
photos prises à Cuba pendant leur dernière semaine du 12 au 19 septembre 2001; photos exhumées et scannées 15 ans après; photos prises par Nadia qui a su nous retrouver et nous les communiquer...
https://les4saisons.over-blog.com/article-ils-sont-partis-le-11-septembre-2001-110337197.html
Le 19 septembre 2021, pour les 20 ans de leur disparition, je n'ai rien célébré; je n'ai fait que dormir, par tranches de 1H 30; ce fut plus fort que moi, une volonté du corps, lourd et douloureux
il est parti sans être parti depuis 18 ans
et je me dis
mais c'était un ressuscité
(comme en parle Jean-Yves Leloup)
"Le mot « résurrection » vient du mot grec anastasis qui signifie « se lever après le sommeil, se poser dans l’espace, dans la hauteur ». Ainsi, celui qui est ressuscité est celui qui est passé de l’état de conscience limitée à un état de conscience sans limite. C’est pour cette raison que dans la tradition on dira que le Christ était ressuscité avant de mourir. Et lorsque saint Jean parle de « vie éternelle » cela signifie que la vie éternelle n’est pas opposée à la mort, qu’elle est avant, pendant et après la vie ; c’est la dimension d’éternité qui est au cœur de la vie.
Et c’est à cette dimension qu’il s’agit de s’éveiller, à ce non-né, non-fait, non-créé, à cette dimension de l’incréé. C’est cela la résurrection. Aussi lorsqu’on dit que le Christ est ressuscité et que nous sommes appelés à la résurrection, cela signifie que nous ne sommes pas appelés à nous réanimer, mais à nous éveiller au cœur de notre finitude, à la dimension d’éternité, dimension que dans un autre langage on appellera l’Eveil…
…Nous avons donc la liberté de nous ouvrir ou la liberté de nous fermer ; nous avons le choix entre l’ouvert et l’enfer. En nous ouvrant au cœur même des conditions dans lesquelles nous sommes, en nous ouvrant à cet infini qui nous habite, nous entrons dans le monde de la résurrection. Dans toutes les traditions, le but n’est jamais la réincarnation mais l’Eveil, la résurrection, la délivrance du Karma.
Dans l’Evangile de Philippe il nous est rappelé (logion 21) que la Résurrection (Anastasis) n’est pas une réanimation…L’Evangile de Philippe, à la suite du Christ, nous invite à nous éveiller dès cette vie à ce qui en nous ne meurt pas et que Saint Jean appelle la Vie éternelle. La vie Eternelle n’est pas la vie « après la mort », mais la dimension d’éternité qui habite notre vie mortelle, et à laquelle il s’agit de s’éveiller comme le Christ avant de mourir.
Par ailleurs l’apôtre Paul précise bien que ce n’est pas notre corps biopsychique qui ressuscite, mais notre corps spirituel « pneumatique ».
Qu’est-il ce corps dit « spirituel » ? Ne se tisse-t-il pas déjà dès cette vie, à travers nos actes de générosité et de don ? Car la seule chose que la mort ne peut pas nous enlever, c’est ce qu’on aura donné. L’Evangile de Philippe insiste sur cette puissance du don, cette capacité d’offrande que le Soter (Sauveur) vient libérer en nous…"
JY Leloup
/image%2F0551669%2F201309%2Fob_48f98a_cyril-au-coeur-le-ger-comme-les-ble-s.jpg)
L'insolite traversée de Cyril Grosse (13/4/1971-19/9/2001) - Blog de Jean-Claude Grosse
Réalisation d'un court documentaire d'archives photos et vidéos sur l'insolite traversée de Cyril Grosse (1971-2001). Au piano et au chant, Dasha Baskakova. hommage à Cyril Grosse réalisé par...
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
/image%2F0551669%2F20211012%2Fob_9c2ebe_couverture-et-ton-livre-d-eternite2.jpg)
Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova - Blog de Jean-Claude Grosse
couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova format 16 X 24, à paraître le 29 novembre 2021 après la fête du livr...
https://les4saisons.over-blog.com/2021/03/alors-ton-livre-d-eternite-tu-le-rends-quand/l-auteur.html
roman de 666 pages à paraître le 29 novembre 2021 pour le 11° anniversaire de la disparition de l'épousée dont la question je sais que je vais passer, où vais-je passer m'a mise en mouvement
Confessions / Alain Cadéo
Confessions
(ou les spams d'une âme en peine)
Alain Cadéo
Éditions La Trace, 2021
Qui souhaiterait recevoir les mails délirants d’un parfait inconnu prétendant être une âme perdue entre Ciel et Terre ?
Comment et pourquoi ces satanés messages ne s’effacent qu’une fois lus ?
Qui répondrait à cette farce inquiétante et macabre d’un étranger dérangeant, un fantôme, devenant objet de haine, de sarcasmes ou d’amour ?
cher monsieur Gaspard Staccato,
J'ai reçu les premiers de vos mails dans ma boîte spams, indésirables plus exactement (j’ignore quel logiciel à la con décide de ce qui est indésirable ou pas ; pour ma part, je regarde toujours ma boîte indésirables et assez souvent, j'en sors quelques-uns pour les placer dans la bonne boîte, j'en ai 6, épinglés quand même spam)
et je dois vous dire que je me régale car ce qui est fabuleux avec vos messages d’âme errante, c’est qu’on peut en inverser les signes comme se retourne un gant.
Vous semblez souhaiter être d'une noirceur absolue, trou noir avalant toute possibilité de lumière (et il suffit de croire à cela pour qu'effectivement, on devienne noir absolu, éructant cris, injures, jurons, vomissant l'espèce) mais paradoxe, tout trou noir, selon Stephen Hawking, produit de l'évaporation.
L'évaporation d'un trou noir, qui se traduit par le rayonnement de Hawking (dit aussi de Bekenstein-Hawking), est le phénomène selon lequel un observateur regardant un trou noir peut détecter un infime rayonnement de corps noir, évaporation émanant de la zone proche de son horizon des événements soit à la surface d'un trou noir, le point de non-retour au-delà duquel rien ne peut sortir. Par extension il s'agit de la séparation pour un observateur entre la région de l'espace-temps d'où aucun signal ne peut lui parvenir et celle où il se trouve.
Ainsi donc, lecteur du trou noir que vous semblez vouloir être, je vois s'évaporer un infime rayonnement qui me permet de recevoir votre transparence dans l'opacité où vous vous installez.
De voir que couleur de lie, vomi deviennent couleur de paradis, nectar, ambroisie. De sentir la lourdeur de la douleur affirmée, affichée s'alléger en bulles de savons de Marseille ou d'Alep, en soupirs et caresses de zéphirs. Je ne vais pas compléter cette grille de lecture qui grille vos envois, vos renvois comme rots de mauvaise digestion car en fait, vous digérez, déféquez, assimilez fort bien. Hypocondriaque par choix et pas par destin de la condition humaine, vous êtes d'une santé de malade.
Bref, on peut passer de l’enfer ou du purgatoire que vous décrivez au paradis en changeant de lunettes, des roses au lieu des noires
et on peut chevaucher avec des bottes de sept lieues ou même s’embourber, s’envaser et s’en sortir en tirant sur ses bottes comme fait l’ami amphibien Münchhausen par bootstrap.
Et d'ailleurs, c'est ce qui se produit. La petite communauté qui vous lit, ayant saisi qu'en lisant, votre message, aléatoire quant aux destinataires s'efface, vous répond, chacun à sa façon et là, leurs messages de vivants ne s'effacent pas, vous obligent au dialogue et par cette médiation, vous amènent à vous transformer, à vous métamorphoser, chenille devenant papillon selon le processus si bien décrit par Deepak Chopra :
«Les biologistes ont découvert qu’à l’intérieur des cellules du tissu de la chenille, il y a des cellules appelées cellules imaginatives. Elles résonnent sur une fréquence différente. De plus, elles sont si différentes des autres cellules de vers que le système immunitaire de la chenille les prend pour des ennemis et tente de les détruire. Mais de nouvelles cellules imaginatives continuent d’apparaître, et de plus en plus…
Soudain, le système immunitaire de la chenille ne peut plus les détruire assez vite et elles deviennent plus fortes en se connectant les unes aux autres pour former une masse critique qui reconnaît leur mission de réaliser l’incroyable naissance d’un papillon.
En 1969 Margaret Mead a déclaré : « Nous ne devons jamais douter qu’un petit groupe de citoyens motivés et déterminés puisse changer le monde. Ce sera certainement ainsi que, malgré tout, nous nous sommes trouvés.
Je crois fermement, comme beaucoup d’autres, qu’il y a une effervescence évolutive dans le tissu de la société actuelle. Malgré la clameur de la peur, de la cupidité, de la surconsommation et de la violence qui s’exprime à travers le tissu social, il existe une union d’hommes et de femmes que nous pouvons appeler des cellules imaginatives, qui révèlent un monde différent, une transformation, une métamorphose. »
Le poète uruguayen Mario Benedetti a écrit : « Que se passerait-il si un jour, au réveil, nous réalisions que nous sommes la majorité ? » Je prétends que les cellules imaginatives domineraient et feraient sortir le papillon d’un monde de vers. C’est le temps de l’éveil. Des groupes de cellules imaginatives se rassemblent partout ; elles commencent à se reconnaître ; elles développent les outils d’organisation pour augmenter le niveau de conscience, afin que la prochaine étape de notre société humaine se manifeste, pour créer une nouvelle société qui cessera d’être une chenille et deviendra un papillon.
Une nouvelle dimension de la Vie, une société plus compatissante et plus juste, une humanité enracinée dans le bonheur et la compréhension mutuelle…
Soyez des cellules enthousiastes ! Connectez-vous avec les autres, rassemblez-vous, rassemblez-vous… et unissons-nous tous pour construire une Humanité Nouvelle !»
Comme j'aime être concret, voici une histoire de la vraie vie qui parlera à l'âme errante qu'est Gaspard Staccato.
UN SALE MOMENT À PASSER par Annie Bergougnous
La première chose que je trouve en arrivant chez Edmée,
cent cinq ans,
est le contrat "Pompes funèbres",
que quelqu'un a posé sur la table du séjour
à la vue de tous.
À son nom.
Edmée,
pas encore morte,
ne cesse de regarder vers la fenêtre, le doux soleil venant la saluer.
Boit avec plaisir une pleine tasse de tisane additionnée de miel que j'ai laissée refroidir.
Après s'être assise péniblement.
muette,
elle regarde à ses pieds, la nacre du carelage scintiller.
Elle se penche pour le toucher.
Elle balance ses pieds comme une enfant au bord d'une balançoire.
Patiente,
je la sens penser.
Ne proteste pas lorsque je coiffe soigneusement ses longs cheveux soyeux.
Son regard me suit silencieusement.
Je la laisse en compagnie de l'astre solaire.
Toute seule,
dans cette maison dont plus personne n'ouvre les fenêtres.
Elle attend,
Impuissante, au fond de son lit tout blanc.
Elle attend le rdv ultime,
bouclée à double tour,
là,
nichée au fond du petit jardin regorgeant d'oiseaux.
Combien de temps,
ce temps va-t-il durer ?
Mon coeur me fait mal
mais il faut pas,
on me dit "c'est le processus".
Et ce p-tain de soleil.
Qui continue d'irradier,
parfaitement indifférent.
Cela,
- son indifférence,
il n'en a que faire.
Ce n'est pas son rôle.
Ce que je n'accepte pas, personnellement, c'est de la part du corps médical (médecin, infirmiers et même aides de vie) d'objetiser un être humain en fin de vie; chacun se déresponsabilise en utilisant un vocabulaire formaté et un comportement protocolaire purement et à peine technique.
Edmée meurt ?
Ok, "c'est le processus".
Mais est-ce une raison pour ne plus la nourrir (plutôt que de lui proposer une nourriture solide qu'elle ne peut plus ingurgiter, POURQUOI le médecin ne lui propose-t-elle pas des produits adaptés tels eaux gelifiées etc) et l'hydrater, la laver ?
Ce "processus"(sic) entraine tout un vocabulaire déshumanisé qui déshumanise les personnes soignantes et Edmée elle-même, qu'on laisse livrée à elle-même,
-parce-que-c'est-le-processus.
Question : combien ce processus met-il de temps à arriver à son terme ? Des jours, voire des semaines où un être humain meurt ET dépérit par dénutrition et déshydratation, voire négligence hygiénique aussi
Ce cynisme monstrueux et ces négligences sont révoltants.
Ce "traitement" déshumanisant un "encore être vivant en fin de vie", en "déjà mort" alors qu'il ne l'est pas encore, m'interroge beaucoup.
À quoi j'ai répondu : pour Edmée, tente d’aller parce qu’elle en est là, jusqu’à son être le plus profond, le vrai
tout ce que tu fais est essentiel, soins et affection mais vois-la non comme quelqu’un aux yeux terreux qui voit avec terreur la mort arriver mais comme quelqu’un qui dépouillé de tous les masques d’hier, d’avant-hier révèle son être le plus intime, son souffle, ce qui fait qu’elle vit et non survit, son souffle, expression du Souffle. Son souffle même court est à chaque inspir, à chaque expir, un échange cosmique, une communion avec le Tout ; avec l'inspir c'est toute la mémoire de l'évolution qui la pénètre ; avec l'expir, c'est la restitution d'un poison potentiel, le dioxyde de carbone pour recyclage par la grande purification végétale planétaire ; donc, comment l'accompagner dans son souffle, sans mots.
« Chacun de nos souvenirs est une interprétation, chacun de nos désirs est un choix. Notre vrai moi est celui qui fait une interprétation ou un choix. Les pensées naissent du karma. Toute notre histoire est inscrite dans la moindre de nos pensées et chacune engendre nécessairement la suivante. La plus fugace d'entre elle contient toute notre histoire karmique depuis le commencement des temps. Et avant de mourir, notre dernière pensée recèle la totalité de notre karma. » Deepak Chopra, Ma science de la vie, p.81.
Ce matin, en me promenant sur la restanque où sont les arbres dédiés dont le tien, un acte à faire s’est offert à moi, ce n’est surtout pas une idée que j’ai eue
l’acte a consisté à couper les lianes de lierre mort entourant l’olivier Annie
j’ai posé l’intention que cet acte livré aux potentialités infinies de l’univers soit un jalon de ton déchaînement, de ta libération des répétitions toxiques, des entraves empêchant le déploiement de tes capacités créatrices
après l’intention, vient l’attention, être à l’écoute, percevoir les coïncidences, voire synchronicités, accueillir ce qui s’offre souvent sous forme anodine, presque imperceptible, sans attente de résultat ni action volontaire
donc, cet acte offert n’est pas une aide que je voudrais t’apporter, il est offert par la bienveillance de la source, du souffle qui crée sans cesse
je ne suis que le passeur de cette bienveillance ou amour inconditionnel, agapé qui ne fait pas de distinction entre les êtres et en même temps aime chacun dans sa singularité
c'est le pharmacon qui m'a libéré du tourniquet mental, la CAC 40, la conscience analytique cérébrale, puissance 40, encore plus toxique que le CAC 40 : tu es aimé, tu es mon bien-aimé.
voilà pour ce moment de partage
accueille-le avec légèreté, sans culpabilité, évacue par rituels inventés le négatif, les pensées tourne-en-rond, pose des attitudes positives.
Je pense que l'auteur Alain Cadéo, auteur des Confessions de Gaspard Staccato mais aussi de Lettres en vie, livre écrit en lien avec l'unité de soins palliatifs pendant 6 ans, un jour par semaine, de l'hôpital de La Seyne saisit très bien la différence entre l'écriture empathique, compasionnelle des Lettres en vie et l'écriture d'un volontairement obscur à soi voulant tout de même éclairer, éveiller quelque lecteur de ses spams
mais sent-il intimement que la personne qui lit mes mots n'est ni dans son corps ni dans son cerveau : elle n'est pas là ; ce qui est lu est localisé, le processus d'observation, de lecture est partiellement localisé : à telle heure, en tel endroit de l'espace-temps ; mais l'observateur, le lecteur n'est pas localisée ni localisable, c'est un esprit, pas un corps, un cerveau. Corps, cerveau sont des incarnations unifiés par l'esprit qui est partout à la fois, non-localisable et cosmique.
Affectueusement, d'esprit à esprit.
Jean-Claude Grosse, Le Revest, mercredi 6 octobre 2021
/image%2F0551669%2F20201019%2Fob_71b6cd_lettres-en-vie.jpg)
Lettres en vie / Soins palliatifs / Alain et Michel Cadéo - Blog de Jean-Claude Grosse
un livre d'exceptions, un livre pour oser, un livre d'édification; quand la poésie et la peinture sont forces vives, donnant à vivre Lettres en vie six années de rencontres au sein de l'unité ...
https://les4saisons.over-blog.com/2020/10/lettres-en-vie.html
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_ec84c2_ob-4d6f42-9.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_78233b_ob-d7d27e-32.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_102c87_image-0551669-20200911-ob-837631-pdf-c.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_e5945f_img-2911.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_3f2b62_img-3036.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_016de3_img-2927.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_f8be52_img-3893.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_ae3307_0-couverture-les-pieds-tanques.jpg)
/image%2F0551669%2F20211016%2Fob_02c428_1603-057-histoire-places-couv.png)
/image%2F0551669%2F20211007%2Fob_5d49fa_confessions.jpg)
/image%2F0551669%2F20211007%2Fob_5b386c_lettres-en-vie.jpg)