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Blog de Jean-Claude Grosse

une histoire de la vraie vie / l'ultime port-folio

16 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #FINS DE PARTIES, #album, #pour toujours, #voyages, #vraie vie, #écriture

Une histoire de la vraie vie
vendredi 15 octobre 2001, 5 H 15, je me lève, descends dans la cuisine ; deux annonces de messages se font entendre ; je lis : message énigmatique de Leila, la messagère d'un 15 août (il y a 2 ou 3 ans) qui avait souhaité me rencontrer pour parler de Cyril, professeur de théâtre au Lycée d'Arles ; rencontre qui eut lieu sur le chemin Corsavy-Le Revest, renouvelée quelque temps après où je lui donnais toute une série de textes de Cyril); dans le message, elle exprime le manque de Cyril
petit-déjeuner pris, je téléphone à Leila : 1 H 10 d'échanges
et à la fin, un moment sublime : nous étions toutes amoureuses de Cyril, il avait un tel charisme. Moi, j'étais timide, réservée. Il me propose de faire une impro. Je choisis d'être une directrice de pensionnat de jeunes filles, lunettes, pincée, coincée, étriquée, yeux baissées. Cyril toujours très intense dans son regard, très présent, très animal par rapport à ce que je tente. Soudain, il vient vers moi, clope au bec, me prend par la taille et me fait valser à m'étourdir puis soudain : maintenant tu es une femme, regarde-moi dans les yeux ; j'ai levé les yeux, il m'a percé l'âme, traversé le cœur ; je vis avec ça depuis plus de 20 ans ; il me manque
j'en ai les larmes aux yeux ; quelle puissance dans la proposition ; par sa valse, il a fait naître Leila à son désir
on n'est plus dans l'apprentissage du théâtre (avec les risques et pratiques dénoncés aujourd'hui), on est dans du coaching de vie
 
aujourd'hui, 19 septembre 2019,

il est parti sans être parti depuis 18 ans

et je me dis

mais c'était un ressuscité

(comme en parle Jean-Yves Leloup)

"Le mot « résurrection » vient du mot grec anastasis qui signifie « se lever après le sommeil, se poser dans l’espace, dans la hauteur ». Ainsi, celui qui est ressuscité est celui qui est passé de l’état de conscience limitée à un état de conscience sans limite. C’est pour cette raison que dans la tradition on dira que le Christ était ressuscité avant de mourir. Et lorsque saint Jean parle de « vie éternelle » cela signifie que la vie éternelle n’est pas opposée à la mort, qu’elle est avant, pendant et après la vie ; c’est la dimension d’éternité qui est au cœur de la vie.
Et c’est à cette dimension qu’il s’agit de s’éveiller, à ce non-né, non-fait, non-créé, à cette dimension de l’incréé. C’est cela la résurrection. Aussi lorsqu’on dit que le Christ est ressuscité et que nous sommes appelés à la résurrection, cela signifie que nous ne sommes pas appelés à nous réanimer, mais à nous éveiller au cœur de notre finitude, à la dimension d’éternité, dimension que dans un autre langage on appellera l’Eveil…

…Nous avons donc la liberté de nous ouvrir ou la liberté de nous fermer ; nous avons le choix entre l’ouvert et l’enfer. En nous ouvrant au cœur même des conditions dans lesquelles nous sommes, en nous ouvrant à cet infini qui nous habite, nous entrons dans le monde de la résurrection. Dans toutes les traditions, le but n’est jamais la réincarnation mais l’Eveil, la résurrection, la délivrance du Karma. 

Dans l’Evangile de Philippe il nous est rappelé (logion 21) que la Résurrection (Anastasis) n’est pas une réanimation…L’Evangile de Philippe, à la suite du Christ, nous invite à nous éveiller dès cette vie à ce qui en nous ne meurt pas et que Saint Jean appelle la Vie éternelle. La vie Eternelle n’est pas la vie « après la mort », mais la dimension d’éternité qui habite notre vie mortelle, et à laquelle il s’agit de s’éveiller comme le Christ avant de mourir.
Par ailleurs l’apôtre Paul précise bien que ce n’est pas notre corps biopsychique qui ressuscite, mais notre corps spirituel « pneumatique ».

Qu’est-il ce corps dit « spirituel » ? Ne se tisse-t-il pas déjà dès cette vie, à travers nos actes de générosité et de don ? Car la seule chose que la mort ne peut pas nous enlever, c’est ce qu’on aura donné. L’Evangile de Philippe insiste sur cette puissance du don, cette capacité d’offrande que le Soter (Sauveur) vient libérer en nous…" 

JY Leloup

 
 
dorénavant, je n'écrirai plus que des histoires de la vraie vie, toujours brèves, intenses
tu ne provoques rien, tu n'attends rien et l'abondance te tombe dessus comme flocons de neige ou pluies de saison, à te transpercer
 
je vis depuis un mois, des moments incroyables, par exemple, le surgissement sans préavis du fils de Michel, mon neveu donc, samedi 9 octobre ; il avait besoin de poser un acte, 20 ans après la mort de son père à Cuba, il avait 12 ans ; je ne connais rien de mon père, je dois me reconstruire, je veux voir son œuvre, entendre sa voix, aller à Cuba, mettre en valeur son œuvre jusqu'au ciel ; 450 kilomètres et 450 kilomètres = 900 kilomètres sans savoir si je serais là, sans savoir comment je le recevrais et même si je le reconnaîtrais ; je l'ai reçu comme je suis devenu, dans le présent, sans préjugés venus d'il y a 9 ans en arrière et nous avons passés 7 heures ensemble, très intenses ; tout d'un coup le voyage à Cuba que je devais faire du 10 au 30 septembre (qui me paraissait un peu réchauffé) et qui n'a pas eu lieu prend toute sa signification : un passage de relais à un adulte de 32 ans, parlant de pardon et de rédemption, complètement investi dans une mission d'épitaphier et pas d'héritier ; merci la Vie ; il est reparti avec 11 gouaches, un carton d'oeuvres sur papier, avec l'ultime port-folio des gouaches de Cuba... 
 
parlerai-je de ce qui se passe avec Les pieds tanqués dont une enseignante universitaire anglaise assure la traduction pour que cette pièce sur la guerre d'Algérie soit largement exploitée par les jeunes anglais ? Ou de la traduction de mon Histoire de places par une enseignante de l'université de New York ?
 
Et ce soir, l'inauguration d'un café-culture se réunissant au bar de Dardennes 21 participants et quel panel : mathématicien, médecins, GJ, cosmologiste, historien … et les piliers du bar...
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio

à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio

le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie

le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie

couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H

couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H

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Confessions / Alain Cadéo

7 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #essais, #notes de lecture, #pour toujours, #écriture, #vraie vie

Confessions (ou les spams d'une âme en peine, Gaspard Staccato) / Lettre en vie
Confessions (ou les spams d'une âme en peine, Gaspard Staccato) / Lettre en vie

Confessions (ou les spams d'une âme en peine, Gaspard Staccato) / Lettre en vie


Confessions

(ou les spams d'une âme en peine)

Alain Cadéo

Éditions La Trace, 2021

 

Qui souhaiterait recevoir les mails délirants d’un parfait inconnu prétendant être une âme perdue entre Ciel et Terre ?
Comment et pourquoi ces satanés messages ne s’effacent qu’une fois lus ?
Qui répondrait à cette farce inquiétante et macabre d’un étranger dérangeant, un fantôme, devenant objet de haine, de sarcasmes ou d’amour ?

 

cher monsieur Gaspard Staccato,

 

J'ai reçu les premiers de vos mails dans ma boîte spams, indésirables plus exactement (j’ignore quel logiciel à la con décide de ce qui est indésirable ou pas ; pour ma part, je regarde toujours ma boîte indésirables et assez souvent, j'en sors quelques-uns pour les placer dans la bonne boîte, j'en ai 6, épinglés quand même spam)

et je dois vous dire que je me régale car ce qui est fabuleux avec vos messages d’âme errante, c’est qu’on peut en inverser les signes comme se retourne un gant.

Vous semblez souhaiter être d'une noirceur absolue, trou noir avalant toute possibilité de lumière (et il suffit de croire à cela pour qu'effectivement, on devienne noir absolu, éructant cris, injures, jurons, vomissant l'espèce) mais paradoxe, tout trou noir, selon Stephen Hawking, produit de l'évaporation.

L'évaporation d'un trou noir, qui se traduit par le rayonnement de Hawking (dit aussi de Bekenstein-Hawking), est le phénomène selon lequel un observateur regardant un trou noir peut détecter un infime rayonnement de corps noir, évaporation émanant de la zone proche de son horizon des événements soit à la surface d'un trou noir, le point de non-retour au-delà duquel rien ne peut sortir. Par extension il s'agit de la séparation pour un observateur entre la région de l'espace-temps d'où aucun signal ne peut lui parvenir et celle où il se trouve.

Ainsi donc, lecteur du trou noir que vous semblez vouloir être, je vois s'évaporer un infime rayonnement qui me permet de recevoir votre transparence dans l'opacité où vous vous installez.

De voir que couleur de lie, vomi deviennent couleur de paradis, nectar, ambroisie. De sentir la lourdeur de la douleur affirmée, affichée s'alléger en bulles de savons de Marseille ou d'Alep, en soupirs et caresses de zéphirs. Je ne vais pas compléter cette grille de lecture qui grille vos envois, vos renvois comme rots de mauvaise digestion car en fait, vous digérez, déféquez, assimilez fort bien. Hypocondriaque par choix et pas par destin de la condition humaine, vous êtes d'une santé de malade.

Bref, on peut passer de l’enfer ou du purgatoire que vous décrivez au paradis en changeant de lunettes, des roses au lieu des noires

et on peut chevaucher avec des bottes de sept lieues ou même s’embourber, s’envaser et s’en sortir en tirant sur ses bottes comme fait l’ami amphibien  Münchhausen par bootstrap.

Et d'ailleurs, c'est ce qui se produit. La petite communauté qui vous lit, ayant saisi qu'en lisant, votre message, aléatoire quant aux destinataires s'efface, vous répond, chacun à sa façon et là, leurs messages de vivants ne s'effacent pas, vous obligent au dialogue et par cette médiation, vous amènent à vous transformer, à vous métamorphoser, chenille devenant papillon selon le processus si bien décrit par Deepak Chopra :

«Les biologistes ont découvert qu’à l’intérieur des cellules du tissu de la chenille, il y a des cellules appelées cellules imaginatives. Elles résonnent sur une fréquence différente. De plus, elles sont si différentes des autres cellules de vers que le système immunitaire de la chenille les prend pour des ennemis et tente de les détruire. Mais de nouvelles cellules imaginatives continuent d’apparaître, et de plus en plus…

Soudain, le système immunitaire de la chenille ne peut plus les détruire assez vite et elles deviennent plus fortes en se connectant les unes aux autres pour former une masse critique qui reconnaît leur mission de réaliser l’incroyable naissance d’un papillon.

En 1969 Margaret Mead a déclaré : « Nous ne devons jamais douter qu’un petit groupe de citoyens motivés et déterminés puisse changer le monde. Ce sera certainement ainsi que, malgré tout, nous nous sommes trouvés.

Je crois fermement, comme beaucoup d’autres, qu’il y a une effervescence évolutive dans le tissu de la société actuelle. Malgré la clameur de la peur, de la cupidité, de la surconsommation et de la violence qui s’exprime à travers le tissu social, il existe une union d’hommes et de femmes que nous pouvons appeler des cellules imaginatives, qui révèlent un monde différent, une transformation, une métamorphose. »

Le poète uruguayen Mario Benedetti a écrit : « Que se passerait-il si un jour, au réveil, nous réalisions que nous sommes la majorité ? » Je prétends que les cellules imaginatives domineraient et feraient sortir le papillon d’un monde de vers. C’est le temps de l’éveil. Des groupes de cellules imaginatives se rassemblent partout ; elles commencent à se reconnaître ; elles développent les outils d’organisation pour augmenter le niveau de conscience, afin que la prochaine étape de notre société humaine se manifeste, pour créer une nouvelle société qui cessera d’être une chenille et deviendra un papillon.

Une nouvelle dimension de la Vie, une société plus compatissante et plus juste, une humanité enracinée dans le bonheur et la compréhension mutuelle…
Soyez des cellules enthousiastes ! Connectez-vous avec les autres, rassemblez-vous, rassemblez-vous… et unissons-nous tous pour construire une Humanité Nouvelle !»

Comme j'aime être concret, voici une histoire de la vraie vie qui parlera à l'âme errante qu'est Gaspard Staccato.


UN SALE MOMENT À PASSER par Annie Bergougnous

La première chose que je trouve en arrivant chez Edmée,

cent cinq ans,

est le contrat "Pompes funèbres",

que quelqu'un a posé sur la table du séjour

à la vue de tous.

À son nom.

Edmée,

pas encore morte,

ne cesse de regarder vers la fenêtre, le doux soleil venant la saluer.

Boit avec plaisir une pleine tasse de tisane additionnée de miel que j'ai laissée refroidir.

Après s'être assise péniblement.

muette,

elle regarde à ses pieds, la nacre du carelage scintiller.

Elle se penche pour le toucher.

Elle balance ses pieds comme une enfant au bord d'une balançoire.

Patiente,

je la sens penser.

Ne proteste pas lorsque je coiffe soigneusement ses longs cheveux soyeux.

Son regard me suit silencieusement.

Je la laisse en compagnie de l'astre solaire.

Toute seule,

dans cette maison dont plus personne n'ouvre les fenêtres.

Elle attend,

Impuissante, au fond de son lit tout blanc.

Elle attend le rdv ultime,

bouclée à double tour,

là,

nichée au fond du petit jardin regorgeant d'oiseaux.

Combien de temps,

ce temps va-t-il durer ?

Mon coeur me fait mal

mais il faut pas,

on me dit "c'est le processus".

Et ce p-tain de soleil.

Qui continue d'irradier,

parfaitement indifférent.

Cela,

- son indifférence,

il n'en a que faire.

Ce n'est pas son rôle.

Ce que je n'accepte pas, personnellement, c'est de la part du corps médical (médecin, infirmiers et même aides de vie) d'objetiser un être humain en fin de vie; chacun se déresponsabilise en utilisant un vocabulaire formaté et un comportement protocolaire purement et à peine technique.

Edmée meurt ?

Ok, "c'est le processus".

Mais est-ce une raison pour ne plus la nourrir (plutôt que de lui proposer une nourriture solide qu'elle ne peut plus ingurgiter, POURQUOI le médecin ne lui propose-t-elle pas des produits adaptés tels eaux gelifiées etc) et l'hydrater, la laver ?

Ce "processus"(sic) entraine tout un vocabulaire déshumanisé qui déshumanise les personnes soignantes et Edmée elle-même, qu'on laisse livrée à elle-même,

-parce-que-c'est-le-processus.

Question : combien ce processus met-il de temps à arriver à son terme ? Des jours, voire des semaines où un être humain meurt ET dépérit par dénutrition et déshydratation, voire négligence hygiénique aussi

Ce cynisme monstrueux et ces négligences sont révoltants.

Ce "traitement" déshumanisant un "encore être vivant en fin de vie", en "déjà mort" alors qu'il ne l'est pas encore, m'interroge beaucoup.

 

À quoi j'ai répondu : pour Edmée, tente d’aller parce qu’elle en est là, jusqu’à son être le plus profond, le vrai

tout ce que tu fais est essentiel, soins et affection mais vois-la non comme quelqu’un aux yeux terreux qui voit avec terreur la mort arriver mais comme quelqu’un qui dépouillé de tous les masques d’hier, d’avant-hier révèle son être le plus intime, son souffle, ce qui fait qu’elle vit et non survit, son souffle, expression du Souffle. Son souffle même court est à chaque inspir, à chaque expir, un échange cosmique, une communion avec le Tout ; avec l'inspir c'est toute la mémoire de l'évolution qui la pénètre ; avec l'expir, c'est la restitution d'un poison potentiel, le dioxyde de carbone pour recyclage par la grande purification végétale planétaire ; donc, comment l'accompagner dans son souffle, sans mots.

« Chacun de nos souvenirs est une interprétation, chacun de nos désirs est un choix. Notre vrai moi est celui qui fait une interprétation ou un choix. Les pensées naissent du karma. Toute notre histoire est inscrite dans la moindre de nos pensées et chacune engendre nécessairement la suivante. La plus fugace d'entre elle contient toute notre histoire karmique depuis le commencement des temps. Et avant de mourir, notre dernière pensée recèle la totalité de notre karma. » Deepak Chopra, Ma science de la vie, p.81.

 

Ce matin, en me promenant sur la restanque où sont les arbres dédiés dont le tien, un acte à faire s’est offert à moi, ce n’est surtout pas une idée que j’ai eue

l’acte a consisté à couper les lianes de lierre mort entourant l’olivier Annie

j’ai posé l’intention que cet acte livré aux potentialités infinies de l’univers soit un jalon de ton déchaînement, de ta libération des répétitions toxiques, des entraves empêchant le déploiement de tes capacités créatrices

après l’intention, vient l’attention, être à l’écoute, percevoir les coïncidences, voire synchronicités, accueillir ce qui s’offre souvent sous forme anodine, presque imperceptible, sans attente de résultat ni action volontaire

donc, cet acte offert n’est pas une aide que je voudrais t’apporter, il est offert par la bienveillance de la source, du souffle qui crée sans cesse 

je ne suis que le passeur de cette bienveillance ou amour inconditionnel, agapé qui ne fait pas de distinction entre les êtres et en même temps aime chacun dans sa singularité 

c'est le pharmacon qui m'a libéré du tourniquet mental, la CAC 40, la conscience analytique cérébrale, puissance 40, encore plus toxique que le CAC 40 : tu es aimé, tu es mon bien-aimé.

voilà pour ce moment de partage

accueille-le avec légèreté, sans culpabilité, évacue par rituels inventés le négatif, les pensées tourne-en-rond, pose des attitudes positives.
 

Je pense que l'auteur Alain Cadéo, auteur des Confessions de Gaspard Staccato mais aussi de Lettres en vie, livre écrit en lien avec l'unité de soins palliatifs pendant 6 ans, un jour par semaine, de l'hôpital de La Seyne saisit très bien la différence entre l'écriture empathique, compasionnelle des Lettres en vie et l'écriture d'un volontairement obscur à soi voulant tout de même éclairer, éveiller quelque lecteur de ses spams

mais sent-il intimement que la personne qui lit mes mots n'est ni dans son corps ni dans son cerveau : elle n'est pas là ; ce qui est lu est localisé, le processus d'observation, de lecture est partiellement localisé : à telle heure, en tel endroit de l'espace-temps ; mais l'observateur, le lecteur n'est pas localisée ni localisable, c'est un esprit, pas un corps, un cerveau. Corps, cerveau sont des incarnations unifiés par l'esprit qui est partout à la fois, non-localisable et cosmique.

 

Affectueusement, d'esprit à esprit.
 

Jean-Claude Grosse, Le Revest, mercredi 6 octobre 2021

 

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