lu mercredi matin 12 octobre 2022
L’amour et la vie, titre en rouge,
reçu mardi 11 octobre
voici ce que j'ai écrit à l'auteur
le récit en 52 pages de votre enfance, adolescence, vie d’adulte et maintenant de grand-mère m'a profondément touché
content pour vous que vous ayez réussi à parcourir pour le pacifier le territoire des lieux où vous avez été baladée, trimbalée, ceux de la lignée maternelle, ceux de la lignée paternelle, ceux d'amis de la famille, lieux où vous avez vécu des moments fort contrastés
quelques belles personnes, quelques belles rencontres mais aussi de très laides, persécutrices, maltraitantes dans l'enfance et l'adolescence, une famille en construction dès la sortie de l'adolescence, une psycho-thérapie, la musique et le chant, vous ont sauvé d’une répétition dramatique, d'un destin (mot à employer quand on n'a pas réussi, à partir de nos données initiales : milieu et lieu d'origine, époque..., à créer la vie qu'on veut vivre, qu'on ne mène que la vie qu'on peut vivre, dit-on, semblable à celle de nos semblables, démarche semble-t-il d'Annie Ernaux)
52 ans après et en 52 pages, vous trouvez l'énergie, le courage de mettre des mots sur une omerta familiale et une vie chaotique en zigs en zags engendrant pourtant une ligne droite, dans la fierté et ce dans le cadre d'un atelier d'écriture (dont les productions sont souvent de grande qualité, sans publicité ou écho mais font du bien à qui les produit, je pense à Points de mire : récits du confinement, à venir, à L'écrit-plume)
je vous souhaite le meilleur qui pour moi est dans l’accueil sans jugement de ce qui vient à nous si nous savons le voir, le ressentir et aussi dans le don, l’amour, l’attention, l’écoute que nous accordons aux gens, aux choses, aux esprits et aux âmes...
52 ans après, en 52 pages, vous réussissez autrement et efficacement ce que Annie Ernaux a, semble-t-il, tenté en 1100 pages
nous faire ressentir l’intime d’une vie déracinée, tourmentée, secouée puis s'apaisant, prenant son temps
(voir le texte ci-dessous attribué à Chaplin)
personne ne peut nous sauver à notre place
mais
les bons, les justes accompagnements, fournis parfois par le hasard mais surtout par les amis, un compliment, une judicieuse remarque sont les petites lumières, les pépites qui nous font repalpiter quand on est tétanisée, qu'on est quasi-anorexique, qu'on refuse le repas pendant des heures
et comme vous dites à la fin : les loups ne sont pas loin, ne sont jamais loin
non seulement dans la triste éducation nationale que vous avez connue
mais aussi dans le monde
à commencer par chez nous avec la double offensive soft de
l’en@tris//me&isl#amo€gôschiste§des<côlôn%ial&du-woke=isthme
contre notre langue
les loups cela fait penser à la chanson de Serge Reggiani,
les loups sont entrés dans Paris
aujourd'hui, j'en suis sûr, il n'emploierait pas la métaphore, fausse, des loups
on ne voit plus les animaux dits sauvages de la même façon;
il n'y a que les chasseurs, braconniers pour garder la vision d'avant-avant-avant-hier
du loup,
écouter sans fin la fabuleuse chanson de Vissotski La chasse aux loups
“Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd'hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd'hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui , je sais que cela s’appelle… la Maturité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd'hui , je sais que cela s’appelle… le Respect.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd'hui, j’ai découvert… l’Humilité.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.
Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.
Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.”
Kim McMillen, attribué à Charlie Chaplin (FB c'est aussi les fakes)