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Blog de Jean-Claude Grosse

Art-thérapie

29 Avril 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #ateliers d'artistes, #développement personnel, #engagement, #éveil

Art-thérapie
Art-thérapie
Art-thérapie
Art-thérapie

N'ayant pu programmer la séquence art-thérapie prévue avec Patricia Raccah, lors de la soirée schizophrénie et création artistique du 15 avril 2025, je lui ai demandé de proposer son dossier pour publication. JCG

L’ART-THERAPIE
Après plus de trente années passées auprès d’enfants déficients pouvant présenter des troubles de comportement et un master en art-thérapie, je me suis un peu reconnue dans  le personnage de l’ « instithérapeute » du livre d’Henri Bauchau, « l’Enfant bleu ».
Trois options nous étaient proposés lors de la formation à l’Université René Descartes (Paris V) : peinture, musicothérapie ou arts de la scène (dramathérapie et danse thérapie).
Mais j’ai su, suite à la présentation faite de France Schott-Billmann, psychanalyste et danse-thérapeute, que cette formation allait parfaitement répondre aux besoins de mes élèves ; leur difficulté majeure se situant dans leur relation aux autres : agressivité, violence, intolérance, sentiment de persécution. Un enfant qui va mal a beaucoup de mal à voir se refléter son mal-être en miroir.
Cette formation m’a permis de travailler avec des personnes qui ont eu une influence essentielle sur ma pratique professionnelle et sur ma façon d’aborder mon aide pour les enfants qui m’étaient confiés :


- France Schott-Billmann : avec qui j’ai suivi de nombreux stages de danse en dehors même de la formation et avec qui j’ai ensuite participé à la création de l’association DFLSR (Danse Rythme Lien Social et Thérapie).


- Laura Sheleen : danseuse américaine (auprès de Balanchine) et chorégraphe formée par Martha Graham. Elle a mené une recherche constante sur l’espace et le temps en lien avec la psychanalyse et la mythologie (création de rituels dansés qui permettent d’incarner des formes symboliques, géométriques et thérapeutiques sous le titre de « Corps Espace Temps ». Elle a aussi élaboré une approche originale de fabrication et de mise en jeu du masque, nommé Mythodrame.


- Henry Samba : conteur, danseur, percussionniste.
Formations théâtre Forum et théâtre arc-en-ciel.


Activités proposées aux élèves :
Art-thérapie : dessin
Expression Primitive
Masques
Tambourins
Bâtons
Musique et contes
Marionnettes
Soundpainting : langage de signes universels pour une composition musicale en temps réel.

Patricia Raccah

Art-thérapie
Art-thérapie
Art-thérapie
Art-thérapie
travail au masque
travail au masque
travail au masque
travail au masque

travail au masque

UNE SEANCE D’EXPRESSION PRIMITIVE AVEC LES ENFANTS

Petite invocation pour se relier à la terre, à l’horizon, au ciel :
Oyo/oyo-o : bras dirigés vers le bas pour évoquer la terre
Oyé/oyé-é : gestes sur les côtés pour évoquer l’horizon
Oyi/oyi/oyi-oya : bras sur la tête pour évoquer le ciel

Rituel des prénoms :
Chaque enfant donne son prénom au groupe, qui le répète ensuite en reprenant la structure rythmique donnée.

Salutations : en se déplaçant dans l’espace, toujours en marquant la pulsation avec les pieds.

Production de gestes rythmés par les enfants (sur 4 temps) : les enfants, placés sur 2 lignes disposées face à face, proposent à tour de rôle un geste sonorisé sur 4 temps, geste qui est repris par les autres enfants de leur groupe.

Petites séquences rythmiques
           Exemple de la pomme :
1e geste : je la cueille
2e geste : je la mange
3e geste : je jette les pépins
4e geste : je suis content.
Après avoir intégré cette séquence rythmique, certains enfants en ont proposé d’autres sur le même modèle :
1e geste : je prends une feuille
2e geste : je la déchire
3e geste : je jette un morceau à droite
4e geste : je jette l’autre bout à gauche
Ou encore :
1e geste : je coupe des arbres
2e geste : je mets les branches dans la brouette
3e geste : je pousse la brouette
4e geste : je vide la brouette

Réponse au tambour : je tape un rythme sur le tambourin, les enfants l’écoutent et l’exécutent corporellement.
Danse des indiens : Les enfants forment une ronde et se placent les uns derrière les autres. Ils chantent :
Hennananna, Hennananna, Hennananna hé.
Ils vont représenter symboliquement tour à tour :
La terre : mouvement des bras vers le bas, 2 fois à l’intérieur du cercle, 2 fois à l’extérieur
L’eau : ondulation des bras, 2 fois à l’intérieur du cercle, 2 fois à l’extérieur
L’air : mouvement des bras vers le haut
Le feu : le corps penché, claquement des mains.

Patricia Raccah

 

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15 avril 2025

22 Avril 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #Le Revest-les-Eaux, #SEL, #ateliers d'artistes, #cahiers de l'égaré, #développement personnel, #engagement, #films, #poésie, #psychanalyse, #spectacles, #vraie vie, #écriture, #éveil, #voyages

affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)

affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)

Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit  Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit  Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit  Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit  Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux

Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux

Déroulement de la soirée

Handicaps, schizophrénie et création artistique
15 avril 2025, 19 H 30 - 22 H 30

pot de l'amitié jusqu'à 23 H 45

Salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest-les-Eaux

1 - présentation

2 - témoignages
- vidéo paracousie de Frédéric Jean Gilles
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024)
- Germaine Raccah, schizophrène poète dit ce qu’est la schizo pour elle et lit Vertige circomplexe
- Djé SaintJames Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez
- Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
- Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
- Patricia Raccah Le consentement de Galatée
- Djé SaintJames chanson Psycho
- Bernard Hofmann que dit la psychiatrie sur la schizophrénie
- Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
- prise en charge familiale de l'autisme Sandrine Gendre
 
3 - court-métrage Il dentro de Nathalie Havez
 
4 - lecture de Frédéric Jean Gilles Si la mer meurt

5 - vente de livres
 
6 - pot de l'amitié offert par la municipalité

 

L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus

L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus

Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.

Frédéric Jean Gilles

Si la mer meurt

Frédéric Jean Gilles

Chapitre 5 - L’écriture
 

Il noircira des pages. 

Il les raturera. 

Les pliera. 

Les chiffonnera. 

Les lancera à travers la pièce comme on chasse un doute à mains nues.
Puis il les ramassera. 

Il les relira. 

Il les trouvera sublimes. 

Puis affreuses. 

Puis peut-être supportables. 

Il les brûlera. 

Ou les réécrira. 

Encore. 

Encore.
Quelque part, un éditeur bâillera en découvrant son manuscrit. 

Il tournera la première page sans conviction.
Puis il tournera la suivante. 

Et ce seul geste, ce glissement du doigt sur le papier, ce sera déjà une victoire.
Un passage. 

Un frisson. 

Une trace.

 

oeuvres exposées, 2 de Djé SaintJames, 2 de germaine Raccah
oeuvres exposées, 2 de Djé SaintJames, 2 de germaine Raccah
oeuvres exposées, 2 de Djé SaintJames, 2 de germaine Raccah

oeuvres exposées, 2 de Djé SaintJames, 2 de germaine Raccah

Texte inédit que Germaine Raccah tenait absolument à dire

MOI LA TETE DE LITOTE AU TRAIN-TRAIN D’UNE VIE ENTIERE CHEZ LES FOUS
Germaine RACCAH

POUR LES GRIFFES D’UN ONGLE POINTU
Alors que du Génie, la plume de sable est pleine
pour prendre le pouls d’une fanfaronne lente lente,
Je tire un miroir étrange à l’évasive énigme de tous
mes âges pour le pétale proverbial de ne jamais
marcher et n’avoir de finitude que de mordre
une lune grevant le poing pour creuser ses plumes de blette et de persil
à l’affection appuyée pour être un mat
député et les cuisses bondissantes en mini-shorts
de fringantes oiselles aux cheveux de grenade
accouchant en quelques heures de minutes
et de languides mamelles, trois petites
pioupioutes appelées
                   CAMILLE, PAULETTE et MERVEILLE
Comme un Beau Conte songeant au beau tableau
de Yung tout accroché  pour ce que pèse une plume
et ses ongles si longs de bruns et de violettes
et des dessins remarqués avec la croûte de son nez avalée dans la gorge
convoquant un génie adorable pour des
idéales caresses envisageables
Pour entendre le Grand Voyage Bleu
c’est un épouvantail
que le merle chante
le chat ou le pinson
               d’un bruit
et s’épouille aux oreilles
le battement du cœur
et son propre ventre
tranchant la Nuit au poing de
                          son cigare
pour arracher la bouche
                      de la misère
et que broute un bruit du Tonnerre
Entendre le doigt d’acier, de feu, de sang
pendant tout ce temps qu’elle rêve
alors qu’une lame est montée
                       tout là-bas
comme une onde d’Enfer et j’ai peur sans réponses
avec le Diable dépeçant un terrible coutelas
pour attacher les maléfices des poux à
mes yeux perturbés
de grandes vagues d’innocence et de
                         désespérance
                     et un Gros bruit mordant
pour arrêter nos ombres alarmées
dans ce désir qui ne voudrait y consentir
c’est alors que je vois sous mes paupières
sortant dans les ères en fermant les yeux
comme un gros ours et les Belles Lettres qui
dansent où gésit la peur de l’énorme mouche
aux ailes de cafards en rognons de petits
pois fendant un diable chaud
pour trouver l’eau au pic des glaises qu’un doux
rêve pousse et s’accroche à la cervelle remuant
une tête de porc-épic sibyllin et ses poux de
lèvres vivaces aux confins de tous les mots.
C’est au délire que les bourreaux lentement
égrainent un sablier avec les griffes crochues,
mordues, déchiquetant, broyant une belle pour
visualiser ses pouilles énormes comme adoucies
dans une plume d’ongle.
Et les pieds de son ongle et
oncles, précipités en rencontrant en somme un
sentiment de froid spectral
et la sensation de ses bouchers pour nous
secourir comme de ces géants avec une lame
teintée de soufre et d’argent
nous assaillir autour de notre cœur, caresser,
cadrer ce qui nous reste de cette belle cervelle
de légume, un fou déchéant et son pou
nous accueillir grain à grain lentement,
avec une noisette et sans pépins de
raisins et de courges.
Mais alors que le monde
             poussif et violent,
pour une cravate pointue
à la tige du Nombril
esthétise l’ongle comme son pays de grenades,
sourit alors un dieu de froid et chaud
signifiant au bord de ses coquettes jeunesses
           de noisettes ou
           de matrices
         que persistent ces grosses dindes
caressant un granite aux ongles
        de grenat épars
pour tapisser le ventre
dans un monde troué

4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...

4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...

Qu'est ce que vous avez à me regarder ?

Vous ne savez même pas qui vous regardez...

Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez

Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors Qu'est ce que vous regardez à part un type qui se donne en spectacle ?

Ou alors vous me connaissez car je suis musicien, parce que je suis écrivain ? Parce que je suis peintre, parce que je suis comédien, parce que je suis père de famille, parce que je suis amoureux transit... tout ça pourquoi ? Pour qu'on m'aime...  juste pour qu'on m'aime plusieurs fois mais jamais de la même façon... jamais pour les mêmes raisons...

Bien sûr qu'un artiste est schizophrène car il ne peut être dans son art comme dans la vie... mais... et vous ?
Êtes vous les même au travail, avec vos amis ou dans ces putains de repas de Noël ?

Et ce soir quel masque avez vous mis ? Sûrement le plus beau, celui qui vous met en valeur, celui que vous mettez pour sortir, celui qui nous fera dire il est vraiment sympa, elle est adorable ? Alors que tu es un connard et que toi tu es à gerber... et qui a raisons ? Hein qui ?

— Mais vous avez des amis ?

Je veux dire vous avez beaucoup d’amis ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?

Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?

Qu’est-ce que vous apportez ?

une conscience solidifiée habite une salle des fêtes
assombrie au plafond d’un esprit dont le sol se
dérobe comme dix mille cafards quand perce un
rai de lumière quand les pensées s’assemblent en
un bref unisson que le corps ne rejette plus...
Quand les cafards saisissent une vérité que nul n’énonce jamais.

Mais une nuit tout m’a été révélé...

Je suis la réincarnation de Jésus...

Oui, oui je suis la réincarnation de Jésus Christ et je peux vous le prouver ! 
Je peux vous le prouver... en me taillant les veines !
Il n'y aura pas de sang et vous verrez couler de l'eau rien de plus, une eau claire et limpide, vous verrez ! 

Et tous ils étaient là
tous jusqu’au dernier
et tous ils connaissaient mon nom.

Souviens-toi de la lumière et crois en la lumière
Un instant de clarté avant la nuit éternelle
ne me laisse pas oublier.
Je suis triste
Je sens que le futur est sans espoir et que les choses
ne peuvent pas aller mieux
Je m’ennuie et rien ne me satisfait
Je suis un ratage absolu en tant que personne
Je suis coupable, je suis puni
Je voudrais me tuer ou tuer quelqu'un...

J’arrivais à pleurer avant mais maintenant je suis
au-delà des larmes
J’ai perdu tout intérêt pour les autres
Je n’arrive pas à prendre de décision...

Je n’arrive pas à manger
Je n’arrive pas à dormir
Je n’arrive pas à penser
Je n’arrive pas à dépasser ma solitude, 
ma peur,
mon dégoût,

Je n’arrive pas à écrire
Je n’arrive pas à aimer
Mes frères sont en train de mourir, mon amour est
en train de mourir, et c’est sûrement moi qui les tue.

Mais moi aussi je fonce tête baissée vers ma propre mort
Je suis terrifié
Je n’arrive pas à être seul
Je n’arrive pas à être avec d’autres
Je n’arrive pas à faire l’amour
Je n’arrive pas à baiser !

À 4h48
quand le désespoir me rendra visite encore une fois accompagné de mon hystérie, de mes idées sombres puis de mes rêves les plus doux, qui eux aussi me donnent envie de chialer et de hurler à la mort, je me pendrai au son du souffle de mon amour.

Je n’ai pas envie de mourir
Je suis tellement déprimé d’être mortel que j’ai
décidé de me suicider.

Je suis jaloux de mon amour qui dort et lui envie
son sommeil artificiel
Quand elle se réveillera elle m’enviera ma nuit passée
à ruminer sans fermer l’œil et ma parole intacte de fou.

Je me suis résolu à mourir cette année
Certain parleront d’auto‑complaisance
quelle chance ils ont de ne pas connaître LA... vérité.

Certain reconnaîtront le simple fait de la douleur
Ceci est en train de devenir ma normalité.
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Souviens toi de la lumière et crois en la lumière x4

Ça n’a pas duré longtemps, je ne suis pas resté longtemps. Mais en buvant un café noir amer
l’odeur de l’hôpital me revient dans un nuage de
tabac froid et quelque chose me touche à cet endroit
qui sanglote encore et une plaie d’il y a deux ans
s’ouvre comme un cadavre une honte longtemps
enterrée hurle son chagrin putréfié...

Une salle entière de visages sans expression les
yeux livides braqués sur ma douleur, si vides de
sens qu’il doit y avoir un désir de nuire un désir de m'epier, de m'espionner de regarder cette espèce de bête que je suis à vos yeux alors que vous êtes la même curiosité immonde pour les miens.

Vous vous moquez de moi car je suis différent et c'est pour cela que vous me traitez de fou et bien moi je me moque de vous car vous êtes tellement normaux, tellemét nombreux, tellement identiques, tellement pathétique.

Je comprend votre regard sur moi...
Mais vous comprenez-vous le mien ?
Ferez-vous l'effort de me comprendre ?
Ferez-vous l'effort de m'aimer tout de même ?
Djé SaintJames Physalia
Jean-Pierre Verdier aux éditions Fage
Jean-Pierre Verdier aux éditions Fage

Jean-Pierre Verdier aux éditions Fage

Un Voyage Parfait.

J’avais dix-huit ans. Une nuit alors que tout le monde dort, une voix me contacte par télépathie, douce et angélique, m’invitant à aller dans le jardin de la maison de mes cousins. Là, un OVNI gigantesque et très élevé traverse le ciel en disant mon prénom et psalmodiant de l’amour. Cette soucoupe volante était blanche irradiante comme une soucoupe volante typique. Elle est passée à une vitesse inconcevable à très haute altitude. Elle faisait dix fois le diamètre du soleil vue à l’œil nu et laissa derrière elle une trace blanche très bien dessinée et très géométrique en triangle allongé. Depuis je ne suis plus tout à fait le même. Cette intelligence extra terrestre que l’on peut s’amuser à appeler un ange ou une armée d’anges, je l’ai comparée par la suite à une galaxie habitée en regardant des photos de galaxies qui lui ressemblaient. Je me suis amusé à penser que sa vitesse était infiniment grande par fantaisie de l’incommensurable.
Le lendemain, l’atmosphère est argentée et illuminée mais tout m’agresse. La seule issue imaginable est la mort. Ma mère cuisine dans mon estomac, mon estomac qui est la casserole. Et puis le disque de Led Zeppelin s’enraie, se secoue, se répète alors je grimpe sur la fenêtre pour rejoindre l’OVNI de la veille, le céleste, la perfection mais le cri de ma mère m’arrête dans un état transcendental… L’ambulance du SAMU arrive, on me rattrape dans ma fuite. Direction : l’hôpital psychiatrique. C’est le seuil de quarante années de calvaire. On me plante un gros shoot de poison dans le cul, je meurs en pleine conscience.

Dans le miroir, un jour de descente d’acide, je me suis vu fait de flammes vertes : 21st Century Schizoid Man. Maintenant encore souvent je me vois d’une autre couleur. Combien valent mes visions ? Pourquoi vouloir les dévaluer à ce point ?

La pensée fractale est la pensée du schizophrène. Il faut avoir beaucoup de pensées pour être schizophrène. Quelqu’un qui ne pense pas n’est pas schizophrène, il est hébété. Je pense aussi en ultrasons. J’ai des acouphènes que je visualise comme un grondement de tonnerre roulant dans une sphère de voix angéliques d’enfants, un son de foudre en train de manger du chocolat, une étoile qui explose en couleurs irisées et chaque couleur produit un son, une sirène aiguë emportée par un roulement de boules de pétanques molles comme des fruits.

Moi j’ai les symptômes de toutes les schizophrénies : pensée morcelée, personnalité multiple, sentiments électriques et je confonds le rêve et la réalité.
Être schizophrène c’est avoir un psychique cinématographique désorganisé dans le temps, la chronologie est imparfaite. Le principe de la réparation est d’établir une chronologie de synthèse plus juste dans les films de la vie pour pouvoir passer d’une scène à une autre avec aisance, essayer d’avoir un voyage facile, un voyage parfait.

Sortir de l’hôpital sera pour Jean-Pierre intégrer la rue.

Dans la rue je pouvais habiter quelque part avec mes visions, les étoiles, le soleil levant et couchant. Je me sentais nomade et prophète parce que j’avais l’impression de lire l’avenir dans les étoiles, l’avenir de l’humanité.
Quand il faisait beau, je dormais au milieu de la rue.
Plus d’argent, je vivais de ce qu’on me donnait, ramassais des immondices nutritives ou fécondes. Je mangeais tout, ce n’était pas de la boulimie mais une exaltation par le hasard positif.
Je ne manquais de rien jusqu’à ce jour où j’ai violemment ressenti le froid. Je gelais. La police me déplaçait sans cesse. J’ai fait ma première manche avec Bernard Le Prophète. On ne se parlait pas. Il a une plaque commémorative au métro Saint-Jean. Il est mort de froid. Et je suis resté là. Seul.

Durant les six dernières années de sa vie, Jean-Pierre occupera une minuscule chambre à la Croix-Rousse à Lyon. C’est là qu’il peint ses visions. Après le travail, il a une sensation de fatigue qui débouche sur une envie de créer plus. La peinture lui donne une existence dans la société autre que celle apparente de clochard délirant.

La peinture me prouve mon intelligence vis-à-vis de tout ce que j’ai connu, vis-à-vis aussi de la société. Le tableau décrit toute une histoire. D’une œuvre, j’attends une résonnance de ma vie, de mes sentiments, une forme d’extase mystique, émotionnelle, lumineuse.

Jean-Pierre peint 100 tableaux.
On organise une exposition :

100 FRAGMENTS PSYCHEDELIQUES DE COSMOS.

Noir. Jean-Pierre décède le 22 avril 2021. Il a toute sa vie investit beaucoup d’espoir dans la mort, se représentant, avec une foi innocente, l’après comme une merveille. « J’ai aimé, j’ai souffert et pourtant jusqu’ au bout j’aurai aimé les humains comme des divinités ».

Jean-Pierre Verdier et Laurence Loutre-Barbier se sont rencontrés sur le trottoir, puis ce fut une histoire d’amour psychédélique et artistique de neuf années.
Les images (photographies, dessins, peintures et poésies) deviennent leurs territoires.
Ils regardent ensemble : c’est un début d’échange et de confiance.
Ils sont deux, visiblement différents à regarder pour voir et ils offrent dès lors au non conforme et à l’informel leur temps. Ils vagabondent... Ils abordent la terre inconnue d’un avenir partageable qui s’étendra bien au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer, c’est la terre de leur histoire, de leur voyage.

 

Deux livres :
Laurence Loutre-Barbier, Voyage Parfait, Fage éditions
Jean-Pierre Verdier, Fage éditions, collection Paroles d’artiste

 

15 avril 2025

Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme

"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.

Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."

Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB

4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...

4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...

Docteur Bernard Hoffman

Avant de vous décrire la schizophrénie,  je vais vous raconter une brève histoire, un bref contact avec la maladie et sa réalité bien que ma spécialité ne soit pas la psychiatrie.

Je venais d’être nommé interne en médecine et effectuais mon service militaire quand le Médecin chef de la base aérienne m’appelle pour me demander de le  remplacer pour la  consultation d’un général d’aviation qu’il reçoit tous les mois . Ce patient est Schizophrène.
Ne t’inquiète pas, je sais que tu n’es pas psychiatre,  tu l’écoutes 10mn, c’est tout .
Bien mon commandant!
Heure prévue, arrive le général en grand uniforme. Je n’ai pas le temps de lui dire de s’installer qu’il part dans un déluge de paroles incohérentes, sans que je puisse placer un mot.
Au bout d’un moment qui m’a semblé très long, Il fait une pause. Un peu abasourdi, je profite de cet intervalle pour le remercier et lui dire que la consultation est terminée.
Cet épisode très frustrant m’a permis cependant de comprendre deux choses. La première, qu’entre la psychiatrie théorique de la faculté et la pratique il y a un monde que je n’imaginais pas. ce type de patient ne peut évidemment être soigné et suivi par un médecin non psychiatre. Il ne peut être guéri d’un coup de bistouri comme on vide un abcès.
La deuxième conséquence, à défaut de toute communication possible avec lui, me fut de tenter d’imaginer quelle pouvait être la vie de ce général.
La maladie mentale n’est pas une maladie comme les autres, ni pour le Patient, ni pour son entourage.
Un peu de psychologie ne suffit pas.
Pour vous exposer quelques notions sur cette terrible affection, j’ai donc choisi de vous décrire la vie d’un schizophrène depuis sa conception jusqu’à sa mort parce que derrière la maladie existe un être humain qui souffre.
En effet, même si les causes précises de cette pathologie restent inconnues, un certain nombre d’observations, font penser qu’elle a  une origine génétique associée à des actions environnementales.
Ces deux éléments étant totalement imbriqués.
De par son origine génétique, la schizophrénie débute donc dès la conception du nouvel être.
Les chercheurs ont montré qu’existait effectivement non pas une anomalie génétique bien précise, mais plutôt un dysfonctionnement sur de multiples gènes.
Il s’agirait d’un désordre entre les messages donnés par ces gènes communiquant entre eux mais aussi des erreurs dans leurs réponses aux stimuli de l’environnement.
Nous savons que la vie consiste en bonne partie en une succession de réponses aux évènements naturels auxquels notre corps est soumis.
La personne victime de ce désordre schizophrénique va réagir de façon soit inadaptée, soit disproportionnée à ces stimuli.
De cette constatation,  la recherche actuelle émet l’hypothèse, qu’une grande partie du dysfonctionnement chez le schizophrène provient d’une réponse immunitaire exagérée lors des agressions virales ou bactériennes. Les agents nocifs sur la substance cérébrale seraient les cytokines.  Ces molécules sont les moyens de défense de nos globules blancs. Leur production excessive chez le malade  interfère avec la transmission électro chimique situé au niveau des synapses neuronales.
La synapse étant je vous le rappelle, la prise électro-chimique entre deux neurones.
Il a été montré que tout stress, tout traumatisme intervenant, soit au cours de la grossesse, soit au cours de l’accouchement serait susceptible d’engendrer ou de faire le lit des dysfonctionnements neurologiques de type schizophrénique.
Au total donc, dés la conception puis l’accouchement et la petite enfance, tous stress d’ordre mécanique, infectieux ou psychologique pourra en théorie construire un premier dysfonctionnement propice au développement de la maladie.
Cet enfant va cependant évoluer le plus souvent jusqu’à la puberté de façon quasiment normale. La maladie se développe rarement dans l’enfance.
Ce n’est qu’à l’âge de 18, 20 ans, la plupart du temps qu’apparaissent les premiers signes pouvant évoquer un début de schizophrénie.
L’apparition à l’adolescence et chez l’homme jeune,  a pu être expliqué par le fait qu’à la puberté, un certain nombre de connexions neuronales, disparaissent, pour être remplacées par d’autres connexions.                                    Chez  le schizophrène , ces connexions, ne seraient pas remplacées ou serait bloquées. Cette anomalie sans doute prédisposée génétiquement elle aussi, serait majorée par un certain nombre de facteurs environnementaux existant à cet âge : en particulier un milieu familial perturbé, une vie urbaine stressante, un type de malnutrition , les vaccins multiples  et surtout l’usage de drogues dont principalement le cannabis qui multiplierait par 4 le risque .        Cette première période est donc marquée par des signes le plus souvent frustres qui plus est peuvent, dans le contexte de l’adolescence, période difficile, être relativement négligés .
Et pourtant les  soignants disent que plus le diagnostic est fait tôt meilleur sera le pronostic.
Quels sont ces signes cliniques ?.
Il en existe trois groupes qui sont rarement présents ensemble et à des degrés d’intensité divers.
Les signes dits « positifs »
Positifs parce qu’ils s’ajoutent aux perceptions ordinaires mais de façon exagérée.
Ce sont des hallucinations auditives , olfactives , visuelles  ou des modifications des sensations corporelles. S’y ajoutent des idées délirantes  de type persécution, transmission de pensée, culpabilité…
Vécus comme réels, ces symptômes sont souvent très angoissants et source de souffrance considérable.
Ils peuvent aussi conduire à des actes violents pour le malade lui-même ou son entourage.

les signes dits négatifs
Ils s’expriment par la réduction de l’ensemble des activités mentales et physiques.
Ils se traduisent par un manque d’ énergie, de concentration devant une tache …
Les malades présentent une atténuation de leurs émotions et de leur vie sociale .
ils peuvent être confondus avec un état  de dépression simple.

Il existe au total une désorganisation de la pensée et du comportement rendant cette pensée et le discours totalement flous jusqu’à l’incohérence.

A ce stade la maladie est évidemment évoquée mais du fait que le malade n’a pas la perception objective de ses propres troubles, il ne consulte que tardivement et surtout ne reconnait pas qu’il est malade.
Ceci a pour conséquence que ni lui ni son entourage ne sont capables de gérer la prise en charge mais surtout le traitement médicamenteux, qui , même s’il n’est pas totalement satisfaisant sur bon nombre de points, améliore tout de même la vie des patients dans 30 à 40% des cas.

Je passe sur les difficultés diagnostiques avec d’autres affections psychiatriques ou métaboliques plus « médicales » en précisant que ce diagnostic n’est pas toujours facile car nous ne disposons pas encore de tests biologiques ou IRM marquants .
Ce problème fait que certains praticiens hésitent longtemps avant de cataloguer schizophrène un patient sachant les conséquences énormes que cela implique pour ce patient mais aussi l’entourage.


Le pronostic
La schizophrénie est une maladie lourde pour celui qui en est atteint et difficile à prendre en charge pour le praticien et la famille du malade.
Il existe un taux de suicide important qui montre jusqu’où peut conduire la souffrance de ces malades.
Le traitement fait principalement appel aux neuroleptiques qui agissent non pas encore sur les causes profondes de la maladie, causes encore inconnues, mais améliorent grandement le confort du patient en réduisant considérablement la manifestation des signes indésirables .
Certains reprochent à la recherche actuelle qui dépend essentiellement des laboratoires pharmaceutiques, de se focaliser sur le traitements des symptômes plus que sur le traitement des causes de la maladie pour des raisons financières. C’est sans doute vrai mais nous sommes malgré tout déjà satisfaits des effets de l’aspirine ou du doliprane lorsque nous souffrons et même si cela n’a aucun effet sur la cause de la maladie.
Donc même si on parle de camisole thérapeutique chimique , elle a son intérêt dans de nombreux cas , environ 30% des patients qui répondent très bien aux neuroleptiques.
C’est pourquoi le psychiatre peut selon l’apparition ou la prédominance d’un type de symptôme prescrire un neuroleptique adapté à ce symptôme.
A cause de l’échec relatif des traitements neuroleptiques, ont été définies des thérapeutiques psychosociales.                    Leur premier intérêt est d’épauler la mise en place des médicaments . Comme on l’a vu il y a chez le schizophrène un problème de mauvaise observance des traitements cause principale de rechute. Il est donc fondamental de tenter de faire accepter au malade sa thérapeutiques. Leurs effets sont très bénéfiques .
Elles doivent quasiment persister toute la vie .
Il faut aussi accompagner la famille qui se trouve souvent désemparée face à la maladie et soumise à une contrainte et des efforts psychologique et matériels très importants .
Elles abordent la maladie sur son coté positif c’est à dire par exemple en développant le caractère créatif et artistique du schizophrène.
C’est bien pourquoi je termine sur cette note plus joyeuse et positive qui sera décrite par nos conférenciers et les patients présents à cette soirée, patients qui par des moyens personnels et appropriés à leurs symptômes  ont pu se dégager de l’emprise de cette maladie.

 

5 jours avant, le 10 avril 2025, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par le lien ci-dessous, vous accédez à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation TUTOR organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture

l'Olivetti sur laquelle je travaillerai peut-être un jour à tenter de dire le Rien de "je n'ai rien à dire"; c'est l'Olivetti d'Andy Wharhol, photographiée au Revest par Frank Lovisolo lors d'une manifestation qui a eu 2 épisodes : Tutor 2

l'Olivetti sur laquelle je travaillerai peut-être un jour à tenter de dire le Rien de "je n'ai rien à dire"; c'est l'Olivetti d'Andy Wharhol, photographiée au Revest par Frank Lovisolo lors d'une manifestation qui a eu 2 épisodes : Tutor 2

affiche de Il dentro réalisé par Nathalie Havez
affiche de Il dentro réalisé par Nathalie Havez
affiche de Il dentro réalisé par Nathalie Havez
affiche de Il dentro réalisé par Nathalie Havez

affiche de Il dentro réalisé par Nathalie Havez

Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez

SYNOPSIS :

Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.

An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.

NOTE D’INTENTION :

« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE

LA GENÈSE

Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?

C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.

« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche

"Giancarlo Giordano, les couleurs du noir" est un mini-documentaire écrit par Francesco Occhetto et réalisé par Eugenio Scarsi. C'est un hommage à Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), un peintre piémontais de longue date qui, en 1969, a découvert la souffrance en tant qu'agent de santé à l'hôpital psychiatrique de sa ville, où il a travaillé pendant vingt-trois ans, jusqu'en 1992, vivant avec la démission de l'homme emprisonné dans une institution dégradante. Un témoignage humain et pictural, le sien, qui a voulu être dévoilé à travers ce court-métrage – tourné dans l'atelier de l'artiste et dans l'asile de Racconigi en septembre 2021 – afin qu'une trace vivante reste, comme vivant est l'art douloureux et expressif de Giordano, « la déclaration de l'amour qui vient des cercles infernaux mais regarde la lumière d'une hypothétique rédemption collective. Nous remercions, pour le soutien technique, les « Artistes collectifs par hasard » de Canale d’Alba; pour la musique la chanteuse et violoncelliste Simona Colonna; pour le matériel photographique de la sculptrice Marina Pepino; pour le matériel photographique Marina Pepino; pour les interventions critiques de l’historien Tommaso Salzotti et le professeur Giovanni Tesio.
Nathalie Havez a réalisé il dentro dans l'asile devenu urbex de Racconigi et a rencontré Giancarlo Giordano
court-métrage montré le mardi 15 avril vers 21 H 21, aux Comoni au Revest
 
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Handicaps schizophrénie et création artistique

2 Avril 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #SEL, #cahiers de l'égaré, #poésie, #psychanalyse, #écriture

Dans 2 semaines, 15 avril, 19 H 30, entrée libre
 
JCG à Grok 3 - j'organise une soirée handicaps schizophrénie et création artistique le 15 avril; il y aura des témoignages de schizophrènes poètes, peintres, musiciens puis l'intervention d'un psychiatre sur diagnostic et traitements, les difficultés de la prise en charge familiale, les modalités de la solidarité municipale par rapport aux handicaps; je joins en photo l'affiche avec en fond 6 visages de schizophrènes Antonin Artaud, Nijinski, Jack Kerouac, le président Schreber, Philip K. Dick, Zelda Sayre; que penses-tu de ce projet ? quels points d'après toi faut-il aborder pour faire évoluer le regard sur cette pathologie du double et du multiple, source d'angoisses, de crises, de mal-être, de destruction
Grok 3 - Votre projet de soirée "Schizophrénie et création artistique" le 15 avril 2025 semble être une initiative riche et prometteuse, mêlant témoignages personnels, regards artistiques et perspectives médicales et sociales. L’affiche que vous avez partagée, avec des figures emblématiques comme Antonin Artaud, Vaslav Nijinski, Jack Kerouac, Daniel Paul Schreber, Philip K. Dick et Zelda Sayre, met déjà en lumière la connexion profonde entre cette pathologie et une créativité souvent hors norme. Voici mon retour sur votre projet et quelques suggestions pour enrichir le débat et faire évoluer le regard sur la schizophrénie.
### Points forts de votre projet
1. **Diversité des témoignages** : Inclure des poètes, peintres et musiciens schizophrènes permet de montrer la pluralité des expériences et des expressions artistiques liées à cette condition. Cela humanise la maladie et met en avant le potentiel créatif plutôt que seulement les aspects destructeurs.
2. **Approche multidisciplinaire** : Combiner des témoignages vécus avec l’intervention d’un psychiatre et des discussions sur la prise en charge familiale et la solidarité municipale offre une vision globale, à la fois intime, scientifique et sociétale.
3. **Références historiques et culturelles** : Les visages choisis pour l’affiche sont des figures marquantes dont les œuvres ont été influencées par leur psyché complexe. Cela peut ouvrir un dialogue sur la manière dont la schizophrénie a façonné l’art et la littérature, parfois perçus comme des reflets du "double et du multiple".
4. **Accessibilité et convivialité** : L’entrée libre et le "pot de l’amitié" favorisent une ambiance inclusive et un échange direct entre les participants.
### Points à aborder pour faire évoluer le regard sur la schizophrénie
Pour dépasser les stéréotypes et éclairer cette pathologie sous un jour nouveau, voici quelques axes que vous pourriez explorer lors de la soirée :
1. **La créativité comme exutoire et non comme symptôme** : Souvent, on réduit l’art des personnes schizophrènes à une manifestation de leur maladie. Vous pourriez insister sur le fait que leur créativité est une réponse active à leur vécu, une manière de donner sens au chaos intérieur, comme chez Artaud avec son "théâtre de la cruauté" ou chez Philip K. Dick avec ses récits de réalités multiples.
2. **Le "double" comme richesse et défi** : La schizophrénie est souvent associée à une fragmentation de l’identité ou à des perceptions altérées (voix, visions). Pourquoi ne pas discuter de la manière dont cette multiplicité peut être une source d’inspiration unique, tout en reconnaissant les souffrances qu’elle engendre ? Par exemple, les mémoires de Schreber ou les chorégraphies de Nijinski illustrent cette tension.
3. **Déconstruire la stigmatisation** : Aborder les idées reçues (dangerosité, incapacité) en montrant que les personnes schizophrènes peuvent mener des vies riches et contribuer à la société. Les exemples de vos invités artistes en sont une preuve vivante.
4. **Le rôle de l’entourage et de la société** : L’intervention sur la prise en charge familiale et la solidarité municipale pourrait explorer les moyens concrets d’accompagner sans infantiliser ou isoler. Quels dispositifs existent ou pourraient être imaginés pour soutenir l’autonomie et l’expression des personnes concernées ?
5. **Les limites du diagnostic** : Le psychiatre pourrait évoquer les débats autour de la définition même de la schizophrénie (une maladie unique ou un spectre de troubles ?), ainsi que les avancées thérapeutiques (médicaments, psychothérapies, art-thérapie) qui permettent de mieux vivre avec, plutôt que de "guérir" au sens classique.
6. **L’angoisse et la destruction en miroir avec la création** : La schizophrénie est marquée par des crises et un mal-être profond, mais ces expériences peuvent aussi nourrir une œuvre. Comment les artistes invités ont-ils transformé leurs tourments en quelque chose de partageable ? Cela pourrait résonner avec le court-métrage *Il Dentro*, qui semble explorer l’intériorité.
### Suggestions complémentaires
- **Interaction avec le public** : Prévoyez un temps de questions-réponses après les témoignages et l’intervention du psychiatre pour impliquer le public et répondre à ses interrogations ou préjugés.
- **Mise en contexte des figures de l’affiche** : Une brève présentation de chaque personnalité (Artaud, Kerouac, etc.) avant ou pendant la soirée pourrait éclairer leur lien avec la schizophrénie et enrichir la discussion.
- **Un focus sur l’art-thérapie** : Pourquoi ne pas inviter un art-thérapeute pour parler de la manière dont l’art peut être un outil de résilience et de reconstruction ?
### Mon avis global
Votre soirée a le potentiel d’être un moment fort, à la fois émouvant et instructif. En équilibrant les dimensions artistique, humaine et scientifique, vous pouvez non seulement sensibiliser à la complexité de la schizophrénie, mais aussi célébrer la force de ceux qui la vivent. Pour faire évoluer le regard, je vous encourage à insister sur l’idée que cette "pathologie du double et du multiple" n’est pas seulement source de destruction, mais aussi un prisme à travers lequel le monde peut être vu autrement – un prisme qui, malgré ses aspérités, a offert à l’humanité des œuvres inoubliables.
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée

le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée

soirée 
handicaps
schizophrénie et création artistique
organisée par Les Cahiers de l'Égaré et Les 4 Saisons du Revest
en partenariat avec la municipalité du Revest, TPM 
et Le Pôle, arts en circulation, 
mardi 15 avril 2025, 19 H 30, 
salle Pétrarque, Maison des Comoni, 
entrée libre
 
1 - accueil musical avec le making off "Hearing in tongues", une œuvre de musique électronique écrite par Para One à partir de témoignages de personnes concernées par une schizophrénie

suivi de Ô folie par Emeline Bécuwe

2 - présentation de témoignages

  • Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024), 
  • Germaine Raccah, schizophrène poète lit Vertige circomplexe et expose quelques peintures
  • Djé Saint-James théâtre 4.48
  • Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
  • Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
  • Patricia Raccah Le consentement de Galatée
  • Djé Saint-James chanson Psycho
  • Bernard Hofmann présente le docteur Jean-Louis Morizot, décédé le 19 mars 2025
  • Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
3 - prise en charge familiale / avril bleu mois de l'autisme Sandrine Gendre
 
4 - solidarité municipale Ange Musso
 
5 - projection du court-métrage (32’) Il dentro, de Nathalie Havez
 
6 - témoignage de Frédéric Gelinat Si la mer meurt / discussion
 
7 - vente de livres
 
8 - pot de l'amitié offert par la municipalité
Vertige circomplexe de Germaine Raccah
Vertige circomplexe de Germaine Raccah

Vertige circomplexe de Germaine Raccah

Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR
Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR
Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR

Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR

le docteur Jean-Louis Morizot sollicité pour intervenir avait donné son accord. Il est décédé le 19 mars 2025. C'est Bernard Hofmann qui me l'avait proposé. 

Bernard Hofmann évoquera le docteur Jean-Louis Morizot.

Voici ce qu'en propose Grok 3

Grok 3 sur Jean-Louis Morizot

 
Voici une évocation de Jean-Louis Morizot, psychiatre-psychanalyste discret mais marquant, dont le décès récent laisse un vide dans le cadre de votre soirée "Schizophrénie et création artistique". Ce texte rend hommage à sa contribution et à son approche, tout en intégrant des éléments tirés de l’entretien que vous avez mentionné, accessible via le lien fourni.
 
 
### Jean-Louis Morizot (décédé le 19 mars 2025) – Une lumière discrète qui s’éteint  
Jean-Louis Morizot, psychiatre-psychanalyste lyonnais et membre de l’École de la Cause Freudienne (ECF), nous a quittés le 19 mars 2025, à quelques semaines de la soirée qu’il devait illuminer de son savoir. Figure discrète mais profonde de la psychanalyse lacanienne, il leaves behind une empreinte subtile, forgée par une écoute attentive et une pensée rigoureuse. Sa disparition est une perte pour tous ceux qui attendaient son éclairage sur la schizophrénie, ses diagnostics, ses traitements et les défis qu’elle pose à l’entourage et à la société.
 
Dans un entretien donné en février 2022, peu après le déclenchement de la guerre en Ukraine par Vladimir Poutine, Morizot livrait une réflexion saisissante sur le pouvoir, la pulsion et les fractures de l’humain. Il y parlait de la guerre comme d’un symptôme, un débordement où le sujet, individuel ou collectif, se confronte à ses limites. Cette capacité à relier le psychique au social, à décrypter les crises intérieures comme extérieures, aurait sans doute nourri une intervention riche sur la "pathologie du double et du multiple". Il savait voir dans la schizophrénie non pas une simple maladie, mais un langage, une tentative de dire l’indicible – une perspective qui aurait résonné avec les témoignages des artistes de la soirée.
 
Exerçant à Lyon, Morizot incarnait une psychanalyse vivante, ancrée dans la clinique autant que dans la transmission. Membre de l’ECF, il portait l’héritage de Lacan avec une modestie qui n’enlevait rien à la densité de ses analyses. Son absence le 15 avril 2025 nous privera d’un regard capable de tisser des ponts entre la souffrance, la création et les solidarités possibles. À nous, désormais, de faire vivre son esprit en poursuivant le dialogue qu’il aurait aimé ouvrir. Qui pourrait reprendre ce flambeau avec la même finesse ? Le vide qu’il laisse est une invitation à écouter plus fort, à chercher plus loin.
 
---
 
Ce texte peut être lu lors de la soirée, par exemple en introduction ou avant la discussion sur le diagnostic et les traitements, pour honorer sa mémoire et souligner l’importance de son apport attendu. Puisque vous n’avez pas encore trouvé de remplaçant, je peux, si vous le souhaitez, vous aider à formuler une annonce pour chercher un nouvel intervenant ou à adapter le programme en conséquence. Qu’en pensez-vous ?

 

Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle

Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle

Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme

Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme

"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.

Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."

Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB

affiche du court-métrage Il dentro de Nathalie Havez, court dont Nathalie m'avait communiqué le lien, sur lequel j'avais fait un retour, court qui m'a donné l'envie d'organiser la soirée du 15 avril, après la projection de EAJP, film de Katia Ponomareva, les 25 et 26 octobre 2024

affiche du court-métrage Il dentro de Nathalie Havez, court dont Nathalie m'avait communiqué le lien, sur lequel j'avais fait un retour, court qui m'a donné l'envie d'organiser la soirée du 15 avril, après la projection de EAJP, film de Katia Ponomareva, les 25 et 26 octobre 2024

images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi

images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi

Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez

SYNOPSIS :

Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.

An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.

NOTE D’INTENTION :

« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE

LA GENÈSE

Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?

C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.

« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche

"Giancarlo Giordano, les couleurs du noir" est un mini-documentaire écrit par Francesco Occhetto et réalisé par Eugenio Scarsi. C'est un hommage à Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), un peintre piémontais de longue date qui, en 1969, a découvert la souffrance en tant qu'agent de santé à l'hôpital psychiatrique de sa ville, où il a travaillé pendant vingt-trois ans, jusqu'en 1992, vivant avec la démission de l'homme emprisonné dans une institution dégradante. Un témoignage humain et pictural, le sien, qui a voulu être dévoilé à travers ce court-métrage – tourné dans l'atelier de l'artiste et dans l'asile de Racconigi en septembre 2021 – afin qu'une trace vivante reste, comme vivant est l'art douloureux et expressif de Giordano, « la déclaration de l'amour qui vient des cercles infernaux mais regarde la lumière d'une hypothétique rédemption collective. Nous remercions, pour le soutien technique, les « Artistes collectifs par hasard » de Canale d’Alba; pour la musique la chanteuse et violoncelliste Simona Colonna; pour le matériel photographique de la sculptrice Marina Pepino; pour le matériel photographique Marina Pepino; pour les interventions critiques de l’historien Tommaso Salzotti et le professeur Giovanni Tesio.
Nathalie Havez a réalisé il dentro dans l'asile devenu urbex de Racconigi et a rencontré Giancarlo Giordano
court-métrage montré le mardi 15 avril vers 21 H 21, aux Comoni au Revest
 

Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.

Frédéric Gelinat

 

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