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Blog de Jean-Claude Grosse

eat (ecrivains associes du theatre)

Ultime scène à la Sainte Baume

Rédigé par grossel Publié dans #jean-claude grosse, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #FINS DE PARTIES, #SEL, #agoras, #album, #amour, #développement personnel, #pour toujours, #vraie vie, #écriture

Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour
Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour

Marie Madeleine vue par Le Tintoret, Francisco Hayez, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour

De retour de la Sainte-Baume, avec Moni Grego qui connut le lieu dans les années 1970 quand y travaillèrent Grotowski, Peter Brook, Koltès, le Bread and Puppet, à l'instigation du frère Philippe Maillard, directeur du Centre international de la Sainte-Baume. En ces années d’après Mai 68, ce lieu de pèlerinage accueillit de nombreux jeunes et artistes en recherche. Philippe Maillard fit venir des conférenciers, bâtit une chapelle avec le peintre et sculpteur Thomas Gleb, organisa un festival de cinéma chrétien et des sessions de yoga. Pas de traces de cette période dans la mémoire des frères actuels. Quant à moi, c'est dans les années 75-80 que je fus invité à partager la notion d'action exemplaire par de jeunes étudiants chrétiens (la JEC); il en est résulté deux fascicules; c'était une tentative pour décliner au quotidien, la notion d'action exemplaire, héritée des "gauchistes" de 68: provocation, répression, généralisation; évidemment, on ne peut pas avec le temps, ne pas voir le "mépris" sous-jacent de la classe ouvrière qui a besoin d'être réveillée de son sommeil par des actions exemplaires; aujourd'hui, je crois aux actions genre colibris, faire sa part, dans l'humilité et le partage, dans la sobriété heureuse.

Montée vendredi 7 avril après-midi à la grotte par le chemin des Rois, 214 m de dénivelé en 2,5 Kms et 150 marches à l'arrivée puis montée à la chapelle du Pilon; 3 H 1/2 AR; coïncidences: je rencontre Tamara du cabaret russe du Toursky, une 1° fois à la grotte, une 2° fois au Pilon; rencontre à l'hostellerie avec une Allemande charismatique, Marie-Josée; 2 repas partagés; discussion passionnée au bar de La Terrasse avec Martine sur Madeleine, sainte controversée, disons plutôt composite parce que mélange de plusieurs personnages féminins des Écritures. Depuis 1969, l'Église tente de restaurer une image plus pure, ce n'est plus une pècheresse, une prostituée, une repentante; moi, c'est la sexualité spiritualisée de Madeleine qui me semble la voie d'approche la plus féconde, en plus de sa traversée, légendaire sans doute, de la Méditerranée sur une barque sans voile, sans rame, sans gouvernail; olé!; et en plus de sa traversée au désert du Plan d'Aups où bonheur, les sources donnent de l'eau fraîche ce qui doit rendre plus facile, le renoncement aux Tentations.
Je me suis procuré les actes d'un colloque organisé en 1988 par le Musée Pétrarque; évidemment, et c'est une coïncidence, j'ai raté ma rencontre avec la grotte, croyant la batterie de ma caméra déchargée, je n'ai donc pas filmé et je dois donc une nouvelle visite à la grotte pour mon chemin de la Consolation, le chemin que parcourent celles et ceux qui veulent que leurs enfants non-nés trouvent la paix.
Une grande envie d'y retourner régulièrement, en semaine.

Je me suis approprié les diverses salles, la bibliothèque, la boutique du pèlerin où deux titres m'ont fait frémir: Épouse-la et meurs pour elle (des hommes vrais pour des femmes sans peur), Marie-toi et sois soumise (Pratique extrême pour femmes ardentes), les extérieurs. Je ne peux dire encore les effets d'un tel environnement, propice au silence, à la contemplation, à la méditation et aux rencontres chaleureuses.

J'ai enregistré samedi 8 avril vers 11 H, Moni Grego lisant les dernières pages de L'Ultime Scène, le monologue théâtral d'une sentinelle, gardienne d'un théâtre en ruines, qui sera publié par Les Cahiers de l'Égaré pour fin juin.
J'ai choisi pour illustrer cet article quelques représentations de Madeleine par Le Tintoret, Jean-Jacques Henner, Georges de La Tour, Francisco Hayez.

Après cette ultime scène à la Sainte Baume, nouvelle lecture par Moni Grego et jeux d'écriture pour le 2° été du léthé dans un lieu toulonnais magique, théâtre en ruines, au riche passé; je compte y inviter quelques personnes; ça se passera fin juin, début juillet, peut-être sur deux jours.

Marie Madeleine et ses traversées (de la Méditerranée dans une barque sans voile, sans rame, sans gouvernail, au désert du Plan d'Aups où bonheur, il y a de l'eau fraîche) seront au coeur des consignes et conseils d'écriture que je me fais déjà un plaisir d'élaborer.
JCG

Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.
Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure,  nudité totale, crâne, rousse,  beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.

Madeleine pieds-nus, Madeleine nue habillée par sa chevelure qui descend jusqu'aux pieds; deux titres dans la Boutique du Pèlerin m'ont fait frémir; Une Madeleine, de Victor Orsel (1795-1850); dernière oeuvre : crucifix, coiffure, nudité totale, crâne, rousse, beauté physique. Le septième élément est la grotte elle-même.

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Manifestations Cervantes-Shakespeare/Éclats de rires

Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #pour toujours, #bocals agités

Manifestations Cervantes-Shakespeare/Éclats de rires

Je vous en informe, le 23 avril 2015 pour le 100° anniversaire de la relativité générale coïncidant avec le 399° anniversaire de la mort de Cervantes et de Shakespeare, des égaux morts même jour, même mois, même année dans 2 calendriers différents, indifférents aux calendriers donc, l'espace va devenir enfin élastique; quant au temps, il se mettra à passer de temps en temps en prenant son temps car il en a marre de se dérouler en continu ou en boucles pour des gens qui ne ressentent plus grand-chose. Et je peux le dire, le poète de l'éternité des secondes Bleu Giotto est en train petit à petit de trouver des mots de poète pour dire que rien ne se perd, que tout se crée au hasard et par hasard, que chaque paraître se transforme ; en clair rien n'est voué au néant, tout laisse traces dans des langues inouïes, rarement entendues, peut-être en langue binaire 0 - 1 indéfiniment. Mais il y a tellement d'autres langages mathématiques, logiques, poétiques, métaphysiques à explorer, à inventer. Bref, les cabarets du futur ont-ils pensé à l'espace et au temps de demain ?

Ce fut donc la 1° fête du livre d'Hyères, les 11 et 12 avril 2015

18 Cervantes-Shakespeare vendus, 5 L'éternité d'une seconde Bleu Giotto à signaler : toute la recette va à l'éditeur, pas un % à l'organisateur, la librairie Charlemagne, prestataire pour la ville de la manifestation, très bien organisée, avec du monde, de la fluidité (je ne m'attendais pas du tout à vendre mon texte; je demandais à la personne qui regardait, de lire à voix haute un passage, moi à côté pour lui donner confiance; eh bien, elles aimaient) d'autres livres vendus, François Carrassan sur Port-Cros, Diderot, Marilyn

anti-salonnard depuis des lustres, me voici donc sous le regard du public au début, je regarde défiler les gens aux attitudes diverses devant tant de livres impudiquement offerts; je m'ennuie profondément : je n'arrête pas d'aller à l'espace détente boire un coup de blanc de Porquerolles, offert pompette, je décide l'intrusion d'un vendeur de BTS force de vente en hyper-surface : oui oui, il est là le livre que vous cherchez, qui vous attend, ayez du nez, vous le trouverez et hop, sourires, rires, certains s'arrêtent, d'autres disent un mot

à un historien ami, de passage, je me plains : vous dépoétisez tout, à preuve, vous avez démoli la légende de la coïncidence stupéfiante de la date de mort de Cervantes-Shakespeare; que nenni me répond-il, c'est encore plus stupéfiant, mourir le même jour, la même année, dans deux calendriers différents, ça prouve qu'ils transcendaient les calendriers l'idée chemine

Alain Cadéo, l'auteur des Réveillés de l'ombre (avec Quichotte et Sancho), l'ami solitaire et solaire du Broussan, qui était initialement sur notre projet et qui n'a pas livré de texte, est présent avec un roman remarqué, Zoé, au Mercure de France; il fait une intervention expéditive quand il est interviewé dans le salon Edith Warthon; il ne court après rien, il a passé l'âge, il écrit, point; son frère achète notre livre,

je lui signale qu'Henri Aparis, mon locataire indélogeable du rez-de-chaussée de la Villa Joie, parle de la création de la pièce d'Alain à Mataterre; page 27; Alain m'alpague et me dit qu'Aparis a commis une grave erreur, Mataterre n'existe pas; je lui rétorque qu'Aparis lui a fait un clin d'oeil en le citant dans le livre, hors contribution annoncée et non livrée et que s'il y a erreur sur la ville de création de sa pièce c'est sans doute que Borges est passé par là; il m'embrasse la pièce sera jouée à Bandol le 23 mai au Théâtre Jules Verne

brève 1: j'ai rencontré une superbe jeune femme, toute de noir vêtue, l'élégance suprême, à l'espace détente des auteurs, qui se remettant en marche sur les dalles du forum avec ses hauts-talons, glisse, se rattrape in extremis, moi déjà près d'elle pour la ramasser et la relever; je ne sais pas continuer l'histoire

brève 2: une médecin-orthopédiste de Sardaigne, au bon français, à l'accent délicieux, m'achète L'éternité d'une seconde Bleu Giotto pour me porter chance; elle fait un selfie de nous deux; je ne sais pas continuer l'histoire

Jean-Claude Grosse, le 14 avril 2015

depuis la parution, plein de bizarreries sont apparues

la préface signée par moi annonce 45 textes j'en ai compté 47 la préface annonce 42 auteurs, j'en trouve 44 la préface annonce 20 F / 22 H; je trouve 20 F / 24 H serait-ce que des textes se sont immiscés à mon insu dans le livre ? j'avoue avoir été très intrigué voire dérangé par certaines allégations trouvées dans une note dite de l'éditeur pages 232-233 alors que je n'ai pas le souvenir d'avoir écrit de note surpris bien sûr par la faute énorme qui nous a échappé puisque un texte dont je n'avais pas eu connaissance a été signé par un faussaire Marc Ysraël Le Pelletier il y a bien un auteur du nom de Marc Israël Le Pelletier avec I, pas avec Y faux grossier ou faute non repérée, c'est énorme bref, notre livre sent l'embrouille la citation Shakespeare was a black woman attribuée à Maya Angelou page 381 est un faux;

je n'ai rien trouvé de tel dans son oeuvre je ne vois pas ce que vient faire l'étrange texte sur l'étrange Monsieur Ménard dans notre opus sauf à considérer que l'auteur est très bien renseigné sur les moeurs de notre tribu il décrit des incidents de voyage on ne peut plus réels qu'ai-je trouvé encore page 4, est évoquée la photo d'un cheval blanc au premier plan, page 280 or le cheval est noir et toujours page 4, il est parlé de deux auteures alors que sur décision du sommet de la pyramide des EAT, il faut dire et écrire autrice nous sommes en retard d'une orthographe

Marc Israël-Le Pelletier m'a signalé un nouveau problème : "... une dernière chose. Dans les deux exemplaires reçus, la photo de Pierre Ménard page 382 a une macule, un texte fantôme qui circule sur l'image, je croyais au début que c'était un manque d'encrage, en fait c'est un texte, on peut d'ailleurs lire Monaco. Pascal m'a dit qu'il n'y avait rien sur son exemplaire, quoi qu'il en soit vérifie sur ton stock, Quelques rares exemplaires ça passe encore, bien que, c'est pas gratuit, mais si c'est un exemplaire sur deux, à mon sens l'imprimeur doit refaire…" j'en informe l'imprimeur au cas où il y aurait trop de Monaco, ville que je déteste et cocktail dont j'ignore la recette je reste au blanc de Porquerolles ou à celui du domaine de la Vernède à Puget-sur-Argens

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Le livre Cervantes-Shakespeare, cadavres exquis, a été livré au sud du sud par un camion aléatoire conduit par un pilote automatique non soumis au stress ni victime d'un burnout.

Il a été stocké dans un garage réfrigéré pour bonne et longue conservation car toute oeuvre veut durer, ne pas connaître l'épreuve du pilon suite à une distribution-diffusion déficiente.

Les 408 pages des 500 exemplaires imprimés pour la postérité ne seront pas marchandisées en librairie ni salonisées au Salon du Livre à Paris.

L'équation ne peut être : pas d'auteurs, pas de livres comme le prétend un slogan rétréci. Car les livres pullulent. Donc les auteurs de ces livres.

Dans une librairie, j'ai la nausée devant cette abondance d'objets présentés comme des livres, dont certains sont les coups de coeur des vendeurs de la librairie, brrr....

Lecteur, je sais ce que je veux, j'ai choisi avant d'entrer et aucune découverte de fouine ne me tente. Trop peu de temps à consacrer à la lecture de distraction d'ouvrages formatés. La lecture pour se construire, se déconstruire, oui. Pour passer un moment même palpitant, non.

L'équation serait plutôt : sans auteur écrivant par nécessité vitale (au sens de Rilke, de Pessoa ... écrivant parce qu'agité par un séisme intérieur et non en suivant un scénario, en construisant des personnages, en travaillant situation et suspense) et se moquant par suite d'être publié, pas d'oeuvre ayant une minuscule chance d'être impérissable.

Toute marchandise est périssable. Un livre en librairie a une durée de vie éphémère raccourcie encore par la mise au pilon ; cette menace du pilon menaçant toute édition n'a aucune chance de menacer l'improbable immortalité de l'oeuvre trouvée par hasard dans la malle abandonnée d'un auteur qui ne se croyait pas tel, inconnu voire anonyme.

44 auteurs mortels (20 F, 24 H), français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais, indépendantistes ont travaillé pendant 15 mois pour écrire 47 cadavres exquis immortels sur les deux figures quantiques que sont Cervantes et Shakespeare.

Et selon un principe posé dès le début des projets pluriels (Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, Diderot pour tout savoir) tous les textes proposés par les auteurs volontaires sont retenus ; aucune censure; aucun rejet.

On ne pouvait mieux rendre hommage à ces deux écrivains qu'en les restituant dans leur insaisissable mystère.

Il va de soi qu'il sera très difficile de se procurer l'ouvrage. En même pas 15 jours, 140 exemplaires se sont envolés vers leurs lecteurs sur les 500 tirés. Comme d'habitude et par principe injustifiable, il n'y aura pas de retirage.

Il a toutefois été communiqué au pape Py car le Sha sans Cer de Schrödinger est l'hôte privilégié de la cité des Papous (c'est tout à fait exceptionnel car en principe, je ne sers pas ce genre de personnage, je suis athée même si je crèche l'été en Avignon, pas à Noël). On espère que le pape Py en fera bon usage. Si à l'été 2016, les 2 cadavres exquis sont célébrés dans la cité des papes, cela voudra dire que le pape Py a pyqué l'idée.

En tout cas, la ville d'Hyères va célébrer les deux cadavres exquis en avril 2016. On y travaille sérieusement. Seront investis la médiathèque, le Théâtre Denis, l'église anglicane, le cinéma Olbia et un espace leur sera dédié lors de la 2° fête du livre. Hyères sera sans doute la seule ville de France à traier les deux géants, les anglais pensant à Will, les espagnols à Miguel, le pape Py à lui.

Il faudra pour tomber sur le Sha sans Cer de Schrödinger, autant de persévérance que celle manifestée par les chercheurs du squelette de Cervantes ou de celui du roi Richard III.

On pourra avoir la chance de tomber dans quelques décennies sur un exemplaire du livre, soumis à la critique rongeuse comme ce fut le cas pour un first-folio des oeuvres de sir William, trouvé inopinément dans la bibliothèque municipale de Saint-Omer, le 23 avril 2015 (je suis un peu en avance pour cette révélation).

Les textes devaient être livrés le 31 décembre 2014 après un appel à textes début janvier 2014, ouvert pendant une semaine.

Quel ne fut pas mon étonnement de découvrir par la bande que Fernando Arrabal (je lui avais communiqué une version papier du projet) livra le 31 décembre 2014, le texte d'une pièce inédite, Pinguinas, inspirée par le 2° livre du Don Quichotte, qui sera créée le 23 april 2015 dans un théâtre de Madrid.

Et coïncidence encore plus surprenante, le Théâtre de l'exil créera le 23 avril 2015, une pièce d'Alain Cadéo, Les Réveillés de l'ombre (Quichotte et Sancho revenus d'entre les morts) au Palace, rue des déportés, à Malataterre, la bourgade au plus fort score FN aux élections démocratiques départementales françaises.

Enfin, pour vous décourager définitivement de comprendre ce qui se déroule dans le monde, sachez que Juan Goytisolo recevra le 23 april 2015, les 125000 € du prix Cervantes 2014,

dans une bourgade de la Mancha dont il ne peut pas se rappeler le nom.

La date du 25 avril 2015 s'annonce particulièrement riche en disparitions, réapparitions, épaississements de mystères, dévoilement d'énigmes puisque pour les 100 ans de la relativité générale, ce jour-là et pour on ne sait combien de temps, l'espace deviendra élastique et le temps ne se déroulera pas en continu ou en boucles mais il passera de temps en temps en prenant son temps.

Jean-Claude Grosse, le 1° avril 2015

le sommaire de l'ouvrage fantôme, à l'identique du membre fantôme de Miguel de Cervantes
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Manifestations Marilyn après tout

Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #bocals agités

Manifestations Marilyn après tout
Manifestations Marilyn après tout
Manifestations Marilyn après tout

Projet Marilyn Monroe

lancé en avril 2011

réalisé en mai 2012

Le livre Marilyn après tout

est paru aux Cahiers de l'Égaré

 

Réalisations :

2015 : 10 mars à 19 H au Théâtre Denis à Hyères, cabaret Marilyn, 36° manifestation comme les 36 ans de Marilyn

exposition de la subway dress d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles dans la Sarthe, du 4 février au 31 mai 2015

exposition de la subway dress au Bateau-Lavoir à Paris du 18 au 25 octobre 2015 et soirée Marilyn le 21 octobre

2014 :

exposition de la Subway Dress d'Aïdée Bernard à la salle des Jacobins de Saintes du 11 mars au 11 avril 2014

2013 :

lecture-dédicace le 31 janvier 2013 à l'espace Simone de Beauvoir à Nantes

lecture de quelques textes salle Vasse à Nantes le 18 février 2013 à 18 H 30

lecture-exposition de la subway-dress d'Aïdée Bernard à Octon le 8 mars 2013

lectures à la cinémathèque de la Sorbonne Nouvelle, le 21 mars 2013

lectures-dédicace à la Librairie La Fontaine à Lille, le 23 mars 2013 à 16 H

avril-mai-juin 2013 exposition de la subway-dress d'Aïdée Bernard à la médiathèque d'Albi

9 mai 2013 Casablanca chez la directrice de la librairie La Porte d'Hanfa

26 mai 2013 Marrakech chez un couple d'artistes-peintres, la Chems-Gallery

1° juin 2013, anniversaire de Marilyn,

et pour les 25 ans des Cahiers de l'Égaré à La Seyne sur Mer

Les réalisations depuis la parution du livre, année 2012 :

lecture-dédicace à la librairie Torcatis à Perpignan le 26 avril 2012

lecture-dédicace au Centre culturel Lucie Aubrac au Vigan, le 5 mai 2012

lecture-dédicace à la librairie Charlemagne à Toulon le 10 mai 2012

lecture-dédicace à la brasserie Le Vagenende à Paris le 24 juin 2012

lecture-dédicace à la librairie de Paris, place de Clichy à Paris le 28 juin 2012

lecture-dédicace au  bar L'Angle en Avignon le 11 juillet 2012

 

lecture-dédicace au restaurant du Chapeau Rouge en Avignon le 11 juillet 2012

lecture de 17 des 36 au conservatoire d'Avignon le 12 juillet 2012 avec exposition de la subway-dress d'Aïdée Bernard

lecture de 9 des 36 à l'espace Alya le 13 juillet 2012

performance de Bagheera Poulin à l'espace 40 avec MMM (Moi, Marilyn Monroe) le 13 juillet 2012

Marilyn après tout au Théâtre 14 à Paris du 31 juillet au 4 août 2012, 5 soirées à 7 textes chaque soir

 

 

lectures-vidéos-chansons Pour Marilyn salle des fêtes de Corsavy le 14 août 2012 à 18 H

 

vernissage-lecture de la subway dress d'Aïdée Bernard à Lauris le 16 août 2012; expo jusqu'au 16 octobre, salle des arcades du Château de Lauris (Lubéron-Vaucluse)

 

subway.jpg

 

lectureMona.jpg

présentation de MMM (Moi, Marilyn Monroe) par Bagheera Poulin à la Mousson d'été le 25 août 2012

 

lecture-dédicace à la librairie La Lucarne des Écrivains à Paris le 12 septembre 2012

 

lecture-dédicace à la librairie Le port de tête à Montréal au Canada le 28 septembre 2012

 

Annonce-Lecture-Montreal.jpg

 

lecture-dédicace à la librairie Livresse à Nantes le 11 octobre 2012 à 20 H 30

du 11 au 14 octobre 2012, création de double M d'Anne-Pascale Patris aux Théâtrales de Forges-les-Eaux


lecture-dédicace à la librairie Les mille et unes pages à Paris 18° le 20 octobre de 16 à 19 H

lecture-dédicace à la librairie L'Olivier à Nyons le 25 octobre 2012 toute la journée

lecture-dédicace le 28 octobre 2012 à partir de 16 H au Salon d'automne à Paris

lecture-dédicace le 17 novembre 2012 au marché de l'Olive, Paris 18°, de 10 à 13 H

 

flyer marilyn apres tout - novembre flyer marilyn après to

lecture-dédicace à la librairie Le grenier d'abondance à Salon de Provence, le 30 novembre 2012 à 17 H

 

 

 

 

COUV MARILYN 2 COUL.-DOS 12 2 Layout

 

18 F/18 H

de 17 à 71 ans

parlent de leur Marilyn

20 euros frais de port compris

par chèque à l'ordre des Cahiers de l'Égaré

669 route du Colombier

83200 Le Revest

 

sommaire-marilyn-apres-tout.JPG

 
  

 

 

EAT MEDITERRANEE 

LES CAHIERS DE L’EGARE

 

LES 4 SAISONS D’AILLEURS

 

   Pour Marilyn Monroe

 

 Marylin Monroe s’est donnée la mort le 5 août 1962. La commémoration du cinquantenaire de sa disparition, donnera sans doute lieu à quantité de contributions de toutes natures, jusqu’à ce que l’opinion publique en soit saturée.

 

Dans ces conditions, qu’est-ce qui peut pousser les EAT Méditerranée à rejoindre ce flot annoncé, pour 2012 ?

 

L’écho positif, souvent enthousiaste, des auteurs auxquels nous nous sommes adressés, et au-delà, l’intérêt que le projet suscite, ne cessent de surprendre. Ils soulignent, nous semble-t-il, la pérennité d’un mystère Marilyn, constitutif d’une mémoire individuelle et collective, appelée à durer, comme le pressentait Jacky Kennedy, dès 1962.

 

Une mémoire durable, donc une mémoire nécessairement complexe et évolutive dans le temps. Le cinquantenaire est un moment propice pour faire le point, nous interroger sur la capacité d’une Marilyn morte depuis si longtemps à susciter encore admiration et rejet, compassion et interrogations. A tel point qu’il est à la fois trop tôt, et peut-être même vain de chercher à faire émerger une vraie Marilyn, tant elle ne se réduit jamais et jamais définitivement au portrait que l’on croit avoir réussi à dessiner d’elle à tel ou tel moment.

 

Il apparaît en tout cas clairement que sous l’icône sexuelle, offerte habituellement  comme image-idée dominante, bouillonne un mystère construit par les medias et les témoins, par Marilyn elle-même, mystère tout autant fabriqué par nos fantasmes, nos histoires personnelles et familiales, dans leurs contextes spatial, temporel, culturel.  A terme, il est possible d’imaginer Marilyn Monroe, comme une forme archétypale du féminin sacré, figure prenant un jour sa place aux côtés de Jeanne d’Arc, Marie-Madeleine, Artémis ou les Vierges Noires, par exemple.

 

Dans cette nébuleuse du féminin, Marilyn produit aujourd’hui encore sa propre nébuleuse. Aussi nous a-t-il paru intéressant de nous adresser à des auteurs des deux sexes, appartenant à différentes générations, venus d’horizons géographiques divers et traduisant une certaine variété socio-culturelle :

 

  Afin de respecter au plus près la manière dont opère le mystère Marilyn, les contraintes d’écriture ont été limitées le plus possible :

 

- les auteurs ne dépasseront pas les 1000 mots ; leur écriture pourra être théâtrale, romanesque, poétique, philosophique, expérimentale, etc ; un objectif général est donné, au départ, qui n’a cependant rien de contraignant :  il s’agirait de faire réparation, tenter de rendre à Marilyn Monroe ce qui lui a été volé, de lui donner ce dont elle a été frustrée. Elle se comportait avec les hommes comme ceux-ci le voulaient, l’escomptaient, à la va-vite … (cela ne nous intéressera pas outre mesure) mais être miroir du désir du mâle, dominateur, irresponsable, lâche, n’était que la face visible de M.M. Il y avait Norma Jeane, il y a toujours eu Norma Jeane, cherchant le père, son amour, sa reconnaissance, cherchant la mère aussi …  Évidemment, ce sont des hypothèses. Il faudra bien se décider à en choisir certaines plutôt que d’autres, moins biographiques que métaphysiques. M.M. comme chance, comme don semblant être une des plus productives.

 

Ces indications que chacun est libre de reprendre à son compte, de détourner, d’ignorer,

répondent aussi à une préoccupation d’un autre ordre : chercher à rendre visible ce projet, donner donc envie à un lectorat et un public potentiels de s’y intéresser, au milieu du flot des publications, images et sons qui déferleront en 2012, sur des supports médiatiques, éditoriaux, et de productions,  très puissants.

 

L’originalité du projet réside donc, également, dans la place accordée aux mots, à l’écriture, pour dire Marilyn. S’il existe bien quelques ouvrages importants,  la concernant de près ou de loin, il n’échappe à personne que, pour la plupart des gens, la mémoire de Marilyn a été véhiculée, d’abord et de manière écrasante, par l’image, sous toutes ses formes. En proposant de privilégier l’écriture, notre projet présente des qualités indéniables :

-       une mise à distance par rapport à la plupart des images, et une possibilité réflexive autre ;

-       une forme de fidélité à MM qui aimait les mots,  comme en témoignent ses lectures, ses poèmes, ses correspondances tout au long de sa vie, utilisant souvent des supports liés à une urgence d’écrire : feuilles volantes, couvertures de carnet, papier à entête de restaurants ou d’hôtels où elle séjournait, etc ;

-       une appropriation du sujet par des auteurs qui partagent avec la plupart de leurs futurs lecteurs ou spectateurs, le fait de n’avoir pas connu MM, de n’être pas liés à son entourage et ses héritiers, et de n’être pas des spécialistes de la question.

 

 

  Gilles Desnots, secrétaire des EAT MED et des 4 Saisons d'ailleurs

Jean-Claude Grosse, président des EAT MED et des 4 Saisons d'ailleurs

                              éditeur des Cahiers de l'Égaré

 

exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles
exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles

exposition des papiers de mots d'Aïdée Bernard à Carnuta, Juquilles

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Manifestations Diderot pour tout savoir

Rédigé par grossel Publié dans #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #pour toujours, #bocals agités

Diderot n'a pas eu d'après moi, la célébration qu'il méritait il y a eu quelques événements (il n'a pas fait très attention, occupé qu'il est avec le noyau qui l'étouffe depuis si longtemps) il n'y a pas eu de Panthéon (il s'en moquerait peut-être mais pas sûr)

avec nos moyens, nous avons inscrit dans le temps une quinzaine de manifestations à partir d'écritures vivantes nourries de Diderot

La Seyne-sur-Mer Théâtre Apollinaire (12 octobre 2013),

Ferrières en Bray La Grange (2 fois, 9 novembre 2013, 15 février 2014),

Avignon Théâtre de l'Isle 80 (16 novembre 2013),

Lille Librairie Dialogues Théâtre (7 décembre 2013), Paris Maison des Auteurs de la SACD (9 décembre 2013)

Caen (le 23 février 2014), Marseille le Non Lieu (le 25 mai 2014)

Paris, Le Grand Parquet, Jardins d'Éole, le 27 mai 2014 à 19 H

Nantes Théâtre La Ruche (le 19 juin 2014),

Avignon (2 fois cet été, les 11 et 13 juillet 2014 à Présence Pasteur et à l'Espace Alya),

Grasse Lycée pour des Biélorusses (13 et 26 juillet 2014)

Forges-les-Eaux Théâtre municipal (le 13 novembre 2014)

Hyères Théâtre Denis (le 11 décembre 2014, 19 H)

Paris au Bateau Lavoir entre le 18 et le 25 octobre 2015, soirée du 22 octobre 2015, lecture pour la première fois en public de la Suite Diderot, 6 textes de Marc Israël-Le Pelletier.

Manifestations Diderot pour tout savoir

JEAN-CLAUDE GROSSE
OPACITÉ/TRANSPARENCE
ENTRETIEN ENTRE UNE COSMOLOGISTE
ET UN PHILOSOPHE

10 août 2013. Soirée (g)astronomie au gîte de Batère, 1 500
mètres d’altitude, à Corsavy. Ciel constellé. Pour observation
après le repas.

Ont été invités Ada Lovelace, descendante de Lord Byron,
36 ans, cosmologue, génie du calcul intensif et Marceau Farge,
fils de paysans corréziens, 91 ans, philosophe naturaliste
d’une grande liberté d’esprit.

MARCEAU – Je me suis souvent demandé, Madame, ce que
nous apportait la science : des certitudes valables un
temps seulement, souvent contestées du temps même de
leur prééminence, sur lesquelles s’appuient des volontés
intéressées de maîtriser la nature et l’homme. N’est-ce pas
ainsi qu’il faut voir la recherche acharnée des constantes
universelles ?
ADA – Les quinze constantes physiques actuelles sont d’une
précision et d’un équilibre qui nous ont rendu possible :
matière, vie, conscience. Votre méditation métaphysique,
cher Marceau, n’est qu’une spéculation solitaire sans
vérifications. Les chercheurs avec leurs télescopes
comme Hubble captent des lumières (la gamma, la X,
l’ultraviolette, la visible, l’infrarouge, la radio) de plus
en plus faibles provenant de l’univers (sans lumières, ils
sont dans le noir). Voir faible c’est voir loin dans l’espace
indéfini et tôt dans le temps immense. Nos tâtonnements
lents, rigoureux, collectifs, débouchent sur un modèle
d’univers cohérent et beau, en symbiose avec nous.
80MARCEAU – La disproportion entre l’opacité et la clarté ne
plaide-t-elle pas pour la méditation impatiente et quasi-
aveugle sur l’opacité ? Elle ne dérange pas l’ordre des
choses étant sans volonté de puissance, sous-jacente au
désir de savoir.
ADA – Vous provoquez là ! Votre métaphore n’a rien
d’aveuglant. Nous, chercheurs, mettons en place des
notions nous permettant d’éclairer l’opacité : hasard, chaos,
inflation, singularité, fluctuation quantique. Nous voyons
se multiplier les paradoxes qui mettent en difficulté nos
modèles à contraintes et constantes
MARCEAU – la métaphysique a inventé des modèles depuis
longtemps. Anaximandre, son infini, son germe universel,
Héraclite, le feu comme principe de création, destruction,
bien avant votre big bang, Démocrite, ses atomes, Épicure, le
clinamen (une déviation, une mutation). La contemplation
ouvre sur des visions développées en métaphores
ADA – vos métaphores métaphysiques, Marceau, sont figées.
Nos paradoxes scientifiques sont dynamiques. Pensez
aux effets du paradoxe EPR (1935) qui révèle qu’ici est
identique à là (1998). Observer en 1998 que l’expansion
de l’univers, décelée en 1929, est en accélération oblige à
poser l’existence d’une énergie répulsive responsable de
cette accélération : l’énergie noire. Les calculs intensifs,
pétaflopiques, bientôt exaflopiques, que j’entreprends
avec les calculateurs Ada et Turing sont réalisés pour tenter
de la caractériser avant de la déceler.
MARCEAU – On a donné votre prénom à un calculateur
pétaflopique ? (Elle rit.) Rien n’interdit ma méditation de
se nourrir de vos calculs. Échange chiffres contre images.
Pour évoquer la recherche de la vérité, j’imagine un archer
tirant dans le noir. Où est la cible ?
ADA – Les constantes sont d’une telle précision qu’il faut que
votre archer vise une cible d’un centimètre carré, placée aux confins de l’univers. Enlevez un 0 à 10 puissance 35 et vous avez
un univers vide, stérile.
MARCEAU – Savoir que nous sommes des poussières d’étoiles
dans un univers anthropique, connaissances scientifiques
du jour, enrichit ma pensée de la Nature, m’évite de
m’égarer dans une théologie créationniste ou dans une
métaphysique matérialiste, déterministe et réductionniste
comme celle du Rêve de d’Alembert de Diderot
ADA – d’autant que nous distinguons deux sortes de matières,
la matière lumineuse, visible, connue et la matière noire,
jamais observée, inconnue, comme l’énergie noire
MARCEAU – si vous permettez que je vous appelle Ada, le noir,
Ada, semble dominer en astrophysique
ADA – 73 % d’énergie noire, 23 % de matière noire, 4 % de
matière ordinaire dont 0,5 % de matière lumineuse, telles
sont les proportions proposées aujourd’hui pour l’Univers
MARCEAU – soit 0,5 % de clarté pour 99,5 % d’opacité.
Le raccourci de la méditation sur le Tout de la Réalité
me convient mieux que le long chemin sinueux de la
connaissance parcellaire qui bute sur le mur de Planck.
ADA – Cela nous mène où, Marceau ?
MARCEAU – vous Ada à savoir presque tout sur presque
rien, moi à voir la Nature comme infinie, éternelle, un
ensemble ouvert, aléatoire, en perpétuelle création de
mondes inédits, ordonnés, périssables, inconnaissables.
Notre conversation par exemple n’était pas programmée
bien qu’annoncée. Elle est inédite et restera unique. Parce
que c’est vous, parce que c’est moi. L’infini ne s’épuise
pas et ne se répète donc pas. Dans de telles conditions de
créativité au hasard et d’inconnaissance de cette créativité,
la seule attitude me semble être le respect de ce que je ne
peux connaître complètement selon le théorème de Gödel
de 1931.
ADA – Connaisseur à ce que j’entends. Le chemin de la
connaissance scientifique est à l’opposé de votre raccourci
méditatif sur le Tout. Il ne vise à expliquer que du détail,
même aux dimensions de l’Univers. Il rend compte de ce
qui existe par des lois et du chaos, facteur de créativité.
MARCEAU – Pourquoi ce détail, Ada, l’origine de l’Univers,
plutôt que tel autre ? parce que la métaphysique vous attend
aux confins. Expliquer par du nécessaire et du contingent
n’empêche pas les trous noirs entre les différents domaines
expliqués incomplètement.
ADA – Ce sont les visages troués de votre Nature.
MARCEAU – Je médite sur ces visages mais j’en vois les limites,
Ada. L ’Univers n’est pas la Nature. Vous vouliez un
tableau fidèle. La Réalité vous impose le flou quantique.
ADA – Votre raccourci vous a demandé une vie pour déboucher
sur une métaphore de dix lignes
MARCEAU – sur l’étonnement et l’émerveillement, chère Ada.
Ce qui nous a construits par asymétries et découplages,
des atomes primordiaux aux éléments chimiques, puis par
code depuis LUCA, des gènes aux hémisphères cérébraux,
si dissemblables, le droit (celui des images), le gauche
(celui des calculs). Ce qui nous a conduits par les chemins
sinueux de la causalité probabiliste, par les raccourcis de la
liberté, à Corsavy, aujourd’hui, pour contempler la Beauté.
(Il plonge ses yeux rieurs dans les siens. Elle rit.)


Fascinante la découverte de Stephen Hawking ! 
En observant l'expansion de l'univers, on découvre une énergie extraordinaire. C'est une grande explosion. Mais parallèlement, une force de gravité joue comme un lien et tient tout cela en place. 
Ce sont deux forces qui s'opposent. Si la force de gravité avait été légèrement plus intense, l'univers tout entier aurait été écrasé en un trou noir en un million d'années.
Si elle avait été plus faible, tout aurait explosé et aucune galaxie ne se serait formée. C'est un équilibre impressionnant.

La différence est d'un pour 10 puissance 59 pour cent - le trillionième, d'un trillionième, d'un trillionième de pour cent. 
C'est aussi délicat que cela. 
Plus délicat que de danser sur le fil d'une lame de couteau !
Carolyne Cannella, 23 juillet 2010

Manifestations Diderot pour tout savoir
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