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Blog de Jean-Claude Grosse

eat (ecrivains associes du theatre)

Thérèse Rousseau Pauline Tanon

26 Juillet 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #Corsavy, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #amour, #histoire, #écriture, #épitaphier

Thérèse Rousseau Pauline Tanon

Thérèse Rousseau
La lingère et le philosophe
Pauline Tanon
Collection Résister
Éditions Ampelos, 2022

Lire Pauline Tanon n’est pas un hasard. 
Nous avons partagé des expériences d’écriture et de lecture au temps des EAT MED, des écritures nomades à Anduze, Toulon…, sur des livres pluriels (Envies de Méditerranée, Diderot pour tout savoir…). Je l’ai aussi vue comme comédienne de sa compagnie Mistral gagnant, au Jardin remarquable de Baudouvin à La Valette du Var. 

Livre lu précédemment : Armand Gatti, Dans le maquis des mots, coécrit avec Jean-Jacques Hocquard, éd. Actes Sud, 2014 (biographie, prix du Meilleur livre sur le théâtre du Syndicat de la critique).

L’avertissement p.1 est essentiel. 
Je le reproduis intégralement :  
« Jeanjaque ne voulait pas que je change mon écriture car il disait qu’elle était naturelle. « Sachez ce que vous voulez dire puis dites-le sans vous embarrasser d’autre chose », me conseillait-il. En voici un exemple : 
Persona ace deula pasianceu delire mongrifonage… mai il etan deuraconte ceuquice veritableuman pacedanmavie. Ilia uace deumansonge… Maim gangaqueu danse quon fesion meupace souci lance.
Pour aider le lecteur, John Henry Bally, mon homme de confiance, a transcrit mon récit dans la grammaire et l’orthographe communes. Je lui en suis très reconnaissante, ainsi que de tout le soutien qu’il m’apporte depuis la mort de Jeanjaque, il y a seize ans.
(Note de John Henry Bally, secrétaire : Thérèse Rousseau a craint, à juste titre, que l’éditeur n’ait pas la patience de déchiffrer, s’il avait été de sa main, le récit de sa vie avec J.J. Rousseau – dont elle souhaite que le prénom soit écrit en un seul mot, car c’est ainsi qu’elle l’a toujours entendu. Le temps n’est plus au silence. Ma contribution est le tribut patriotique zélé d’un frère de l’indéfectible loge St Jean d’Ecosse du Contrat Social. Salut et fraternité !)

On a donc une narratrice à l’écriture naturelle, déchiffrable mais c’est laborieux, et un transcripteur en langue commune qui se permet parfois d’apporter entre parenthèses et en italiques, des précisions. 

La narratrice, c’est Thérèse, âgée de 72 ans au moment du récit. Elle a vécu, heureuse, avec Jeanjaque, 33 ans durant, en union naturelle puis mariée civiquement selon un rituel inventé par Jeanjaque le jour de leur mariage le 30 août 1768 devant le maire de Bourgoin, Luc-Antoine de Champagneux à l’auberge de la Fontaine d’Or.
Thérèse, lingère, était fille d’un officier de la Monnaie. Rousseau, fils d’un artisan.
Ils se sont rencontrés en 1745, elle avait 23 ans. Rousseau n’avait encore rien écrit, était inconnu, il avait 33 ans. 
Ils eurent 4 enfants, confiés à l’Hospice des Enfants-Trouvés et un 5°, mort-né.

Le transcripteur, c’est un domestique du prince de Conti, puis du marquis de Girardin, John Henry Bailly, écossais, amateur de jardins à l’anglaise bien différents des jardins à la française, devenu homme de confiance de Thérèse, que des mauvaises langues présentent comme le nouvel amant de Thérèse, de 23 ans plus jeune qu’elle.

 

Récit en 4 parties : Une union naturelle p.3 à 50. Montmorency p.51 à 100. Voyages en terres étrangères p.101 à 144. Une vie nouvelle p.145 à 200 plus un addenda d’une page. 

Grâce à son « ami » Diderot qu’il visite à la prison de Vincennes où il est enfermé après parution de sa Lettre sur les aveugles, Rousseau participe au concours de l’académie de Dijon posant cette question : « Si le rétablissement des sciences et des arts a contribué à épurer les mœurs » et obtient le prix avec son Discours sur les sciences et les arts en 1750. Il a 38 ans. Il devient immédiatement célèbre, son portrait multiplié le rend reconnaissable. Admiré par certains mais aussi très critiqué par d’autres, il se voit rapidement obligé d’errer de résidences protégées en ermitages secrets. 
Thérèse le rejoint chaque fois, quand Jeanjaque lui donne sa nouvelle adresse. Voyages discrets où il lui faut se protéger de la grossièreté des messieurs. 
Le froid, la solitude sont leur lot. Ils y résistent par des activités manuelles (herbiers, fabrication d’instruments de musique pour Jeanjaque, broderie, vêtements et autres pratiques pour Thérèse). 

Le reste est à découvrir par le lecteur. 
Ainsi la longue lettre que lui écrit Jeanjaque qu’elle mit trois jours à lire et à apprendre par coeur, p.135 à 142, alors que Thérèse menace de le quitter. Elle en retiendra les leçons : « mieux vaut jouir du bonheur de vivre libre sans argent que souffrir enchaînés par les mille obligations que créent certains soutiens financiers. La vie commune nous avait sortis peu à peu l’un et l’autre des contraintes ordinaires de la vie en société. Nous n’étions pas indigents parce que nos désirs n’excédaient pas nos besoins ; nous vivions au jour la journée, ne dépendant que de nous-mêmes. Les petites privations s’endurent sans peine quand le cœur est mieux traité que le corps. Il a écrit ceci mieux que je ne le dis. Nous nous répétions souvent, en trinquant à notre bonne amitié, que, libres de chaînes, nous pouvions respirer, marcher, aimer, bavarder, boire et manger de bon cœur et d’un bel appétit ! » p. 183 

Quatre souvenirs me sont venus à cette lecture :
1 - évoquant Louise de Warrens, la Maman qui a adopté Jeanjaque, elle raconte leur voyage jusqu’en Savoie, à Chambéry, un émerveillement pour elle qui n’avait connu qu’Orléans et Paris, et la visite impossible des Charmettes, 1° refuge de Rousseau à 16 ans après sa fugue de Genève, devenue dans son esprit, le paradis perdu p.36. 

Eh bien, Les Charmettes ont donné leur nom à un prix littéraire. Le prix des Charmettes – Jean-Jacques Rousseau est un prix littéraire franco-suisse créé en 1989, attribué en alternance une année sur deux « à un écrivain français ou lié à la France et à un écrivain suisse ou lié à la Suisse ». Il va à des auteurs dont l’œuvre « récente et imprimée, se trouve, volontairement ou non, correspondre à la ligne Confessions et/ou Rêveries de Rousseau. 
Ce prix a été décerné en 2011, à Marcel Conche pour Le silence d’Émilie, Journal étrange VI, Les Cahiers de l’Égaré, 2010. 

2 - - château d'Ermenonville. En 1778, Jean-Jacques Rousseau passe six semaines chez les Girardin et meurt à Ermenonville le 2 juillet, après une promenade. René de Girardin le fait enterrer dans l’île des Peupliers. 
Pauline Tanon raconte p.165 à 170 le désappointement de Thérèse lors de la représentation en 1790 d'une pièce de Jean-Nicolas Bouilly, Jean Jacques Rousseau à ses derniers moments
Thérèse nous donne la vraie version de la fin de Jeanjaque (à la fin d’une promenade, d’une rêverie) et raconte comment le marquis de Girardin la spolia des manuscrits et de l'argent de Jeanjaque. 

Eh bien c'est au château d'Ermenonville que Roger Lombardot (Les premiers humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet, Les Cahiers de l’Égaré, juin 2026) y créa un spectacle pour une seule spectatrice. Mille roses offertes par un mécène fleuriste l’attendaient sur la terrasse après un parcours de 60 kms. Ce spectacle, Le voyage (1992) n’eut qu'une représentation, durée 7 H. « Un spectacle magique, féerique, unique en son genre. Du jamais vu, jamais ressenti. Une fête pour les sens et pour l’esprit. Une révolution! Au bout des sept heures qu’il dure, on en redemande. On voudrait ne jamais en sortir.» A. Magheru

Quant à moi, j’ai écrit Les parcours d’un promeneur solitaire/solidaire dans De l’impasse à la traverse (Les Cahiers de l’Égaré, 2003.) « Des villes, je ne retiens que les théâtres essentiellement, quand leur programmation relève d’une autre logique que celle du divertissement. Je déteste les spectacles avec vedettes, les textes à effets, je ne suis pas réceptif aux visions du monde et de l’homme formatées par le goût dominant: fascination pour le sexe, la violence, la mort. J’aspire à rencontrer des œuvres, des univers personnels où il y a de l’amour, de la beauté, de la sincérité. Rare en ces temps d’abondance sans avenir. »

3 - Transfert du corps de Rousseau d'Ermenonville au Panthéon, p.187 à 199. Le récit qu'en fait Thérèse insiste sur quelques incidents, en particulier lorsque le citoyen François Boissel monte sur le char, fait un discours, puis plus tard tombe, entraînant dans sa chute la grande sculpture La Gloire qui se brise en mille morceaux. Seule résiste, la petite sculpture La Nature. 
À signaler que Thérèse se présente à la barre de la Convention nationale le 11 avril 1794 pour réclamer la translation de la dépouille de Jean-Jacques au Panthéon, ce qui se fait en grande pompe le 11 octobre 1794, après un voyage de 3 jours, 9-11 octobre.

Eh bien, c'est lors d'un festival des auteurs ardéchois accueilli à Privas en mars 2025 que j'ai découvert François Boissel, grâce à Pierre Antoine Courouble qui a fac-similé les oeuvres introuvables de cet ardéchois de Joyeuse devenu avocat au parlement de Paris et juge de paix, archiviste puis vice-président du Club des jacobins, auteur entre autres du Catéchisme du genre humain paru en avril 1789. Précurseur du communisme selon Jaurès, précédant Babeuf et Saint-Simon, pionnier du féminisme, écologiste.

 

les oeuvres en fac-similé du citoyen fantôme François Boissel
les oeuvres en fac-similé du citoyen fantôme François Boissel
les oeuvres en fac-similé du citoyen fantôme François Boissel
les oeuvres en fac-similé du citoyen fantôme François Boissel

les oeuvres en fac-similé du citoyen fantôme François Boissel

Ce roman biographique de Pauline Tanon est sorti sans relais médiatique. Le silence autour de ce texte est également problématique. 
Aucune trace dans la page Wikipédia consacrée à Marie-Thérèse Levasseur où apparaissent d’autres titres. 
Charly Guyot, Plaidoyer pour Thérèse Levasseur, Ides et Calendes (Neuchâtel), 1962.
Jean-Didier Vincent, Les mémoires apocryphes de Thérèse Rousseau, Paris, Odile Jacob, 2006.
Aucune critique dans la presse nationale. 
Aucune chronique substantielle sur un blog littéraire. 

Or la voix de Thérèse Rousseau par la « magie » de la transcription de John Henry Bally et le talent de Pauline Tanon s’entend comme une voix personnelle et naturelle, différente et égale de celle de Jeanjaque : « nous étions tous deux plus proches des tourterelles et des chats, entretenant leurs plaisirs par d’interminables coups de becs et de griffes, dispensés à égalité… » p.28

« Conseils donnés par la Belette dans ses Conversations d’Emilie, si j’en crois la lecture que Jeanjaque m’en donna (madame d’Epinay répondait ainsi, en 1775, à L’Emile de Rousseau). Cette lecture me fit faire un retour sur moi-même : je n’avais pas acquis la faculté de m’instruire par moi-même dans les livres mais, par la conversation quotidienne de Rousseau, la fréquentation de ses amis et ses lectures à haute voix, j’avais développé mes capacités, réprimées pendant des années par ma famille. J’y avais trouvé plaisir et avais gagné la liberté que la Belette promettait à sa petite-fille comme bénéfice de ses efforts. Mon expérience, qui m’avait éloignée des tâches strictement ménagères pour lesquelles j’avais été formée, rejoignait le projet d’indépendance formulé par Louise d’Epinay et dont elle avait, elle aussi, pris la leçon chez Rousseau. » p.75 

« J’appartiens à la grande masse du peuple qui ne sait ni compter ni lire ; c’est sans doute pour cette raison que je comprends mieux que les gens instruits les discours de Jeanjaque. Ils s’adressent à l’imagination de personnes comme
moi, auxquelles ils souhaitent un avenir meilleur. Ce n’est pas tant le luxe des riches que leur arrogance qui était devenu insupportable. Les puissants pensaient pouvoir tout acheter, même les pensées d’un philosophe. Rousseau, plus libre qu’aucun autre philosophe, leur rendait coup pour coup et ses écrits ont indiqué le chemin aux députés de la première Assemblée. »
p.50

À savourer :

- Te souviens-tu de la servante que j’étais ? lui dis-je. Je ne comprenais rien, j’avais la tête vide, je parlais peu.
- Mais ton désintéressement et ta beauté m’étaient bien sensibles et m’attachèrent tout de suite à toi. Ma Thérèse, je n’ai tout au plus été, lors de notre rencontre, que le vent qui soufflait à ta porte.
- Une porte close dont la clef était perdue.
- L’amour l’aura donc retrouvée. »
M’ayant pris dans ses bras, Jeanjaque s’endormit enfin d’un bon sommeil, après avoir murmuré après un soupir : 
« Tu as été, dès le premier jour, ma pierre et mon lierre. »
p.3-4

À rechercher :

L’addenda p.201 évoque Plainte et défense de Thérèse Levasseur, pamphlet écrit par Isabelle de Charrière en réponse aux Lettres sur les ouvrages et le caractère de J.-J. Rousseau (1788), dans lesquelles Germaine de Staël qualifie Thérèse de « mère dénaturée » et l'accuse d'avoir poussé Rousseau au suicide en le trompant avec un homme du peuple, John Henri Bally. Cela a contribué à noircir définitivement l’image de Thérèse Rousseau mais aussi celle de son transcripteur, son homme de confiance, présenté comme un profiteur. 

Pauline Tanon réussit une double gageure : réhabiliter et Thérèse et John Henri Bally. Les parenthèses de celui-ci sont marquées au sceau de l’honnêteté. «  Ma contribution est le tribut patriotique zélé d’un frère de l’indéfectible loge St Jean d’Ecosse du Contrat Social. Salut et fraternité ! » p.1, conforme à la devise de Rousseau : « vitam impendere vero »

En conclusion : ce roman réhabilitant Thérèse Rousseau et John Henri Bally a été mis sous le boisseau par la chaîne du livre, au sens propre.  C’est le sort de beaucoup de livres, de beaucoup de petits éditeurs. C’est un sort inévitable quand on sait à qui appartiennent les journaux, les diffuseurs et distributeurs, les librairies et plateformes, les médias.

J’espère que ma note de lecture, complétée par des liens, en particulier vers le film lui aussi mis sous le boisseau Le nez dans le ruisseau (2012) avec Sami Frey incitera quelques lecteurs à lire ce roman. 
La description thérésienne-rousseauiste, au fil des pages, de leurs rapports aux animaux domestiques et sauvages, aux plantes, aux arbres, aux paysages, aux saisons, au temps non mesuré,  aux marionnettes préférées aux automates, aux plaisirs et souffrances du corps, aux vraies et fausses amitiés est fortement évocatrice, « habitée ». 
Elle a fortement, intimement résonné pour le lecteur que je suis devenu, pratiquant l’effacement dans le blanc. 
Elle résonnera avec les préoccupations très actuelles de beaucoup de gens qui, comme Thérèse, ne savent pas s’ « adresser aux méchants ni même les voir, le plus souvent. Salut et fraternité ! », dernière phrase du livre. 
Son salut et fraternité final reprend celui, inaugural, de John Henri Bally de la page 1. 
Belle complicité. Belle confiance.

À Corsavy, le 26 juillet 2026 
Jean-Claude Grosse

Thérèse Rousseau Pauline Tanon
SMS adressé le 3 août 2025 par Jom Roniger à Pauline Tanon, presqu'un an avant ma note de lecture sur son roman le 26 juillet 2026
 
THÉRÈSE ROUSSEAU, la lingère et le philosophe dans NÉGAT|F ce dimanche 😃
À PAULINE TANON, par SMS, dimanche 3/08/2025. — Comme tu ne réponds pas au téléphone, je t'écris Pauline ce que je tenais à te dire déjà ce matin. Ton livre est magnifique. Tu manies la narration de façon spectaculaire et subtile, c'est vigoureux et tendre à la fois. L'un des détails remarquable techniquement dans THÉRÈSE ROUSSEAU, LA LINGÈRE ET LE PHILOSOPHE, c'est d'abord dans le premier tiers de ton roman la grande séduction de JJR à travers les yeux de Thérèse, on se sent nous aussi tomber amoureux de lui, puis en arrivant à la moitié du parcours vers la page 100, on distingue mieux les failles de ce personnage historique auquel tu sais donner une hauteur plus humaine et surtout plus féminin via Thérèse. Et les faille de JJR sont assez terribles, tu les poses là comme on met les pieds dans le plat, si je puis dire, en disant assez haut ce que nous devinions confusément mais sans jamais oser le dire. J'aime comment tu ressuscites les événements dans ce récit qui semble sorti d'un nuage, dont on ne voit rien au départ puis où l'on devine tout, comme si on vivait à cette époque, ou dans ce nuage, on ne saurait le dire, ou les deux ! La magie de l'écriture opère. Tu emploies toutes sortes de détails qui s'animent d'une page à l'autre en donnant cette profondeur à ton récit, cette perspective historique et vraie, point lointain dans le décor qui soudain surgit en gros plan et nous frappe — la mort de cette femme page 93 qui meurt trois jours plus tard sortant des geôles du prince de Conti, c'est puissant à la fin d'un chapitre, époustouflant, très fort et beau. Tu avances par touches, comme une peintre qui recrée toute la matière et cette matière irrésistible que tu as recréée, c'est TOI plus que l'histoire, temps suspendu entre tes pages comme par la grâce entre tes mains, bravo ! Que te dire encore que je voulais t'exprimer oralement ce matin ? J'aime l'amitié entre Diderot et Rousseau, moderne et très "people" (rires), passionnante avec ces femmes en spectatrices, Nanette et Thérèse pas dupes du tout, auxquelles nous nous identifions. Quel charme avec elle que ton amour d'écrire opère comme pour nous soigner ! Cette lecture nous remplit, tu dis à la fois l'injuste et l'amour, l'attachement des uns aux autres au quotidien, pour le meilleur et le pire comme avec la maman de Thérèse comparée avec Mme de Warens, la chère "maman" de Rousseau à Chambéry, mais surtout la beauté que tu attrapes à chaque phrase, dirait-on, avec suavité. Ton vocabulaire et de ta grammaire semblent calquée sur celle du XVIIIe siècle, mais ils sont à toi. Je tenais à te le dire Pauline avant de finir ton livre, car c'est une grande joie de le lire et de te savoir vivante, en contact, concernée… J'ai eu beaucoup de chance cet été quand, par fantaisie ou je ne sais trop quoi, tu m'as proposé de m'envoyer ce livre aux Jasses. MERCI PAULINE
JCG et Pauline Tanon Ginko et Ginka

JCG et Pauline Tanon Ginko et Ginka

dialogue entre Ginko et Ginka

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