cahiers de l'egare
le pas-sage de Marcel Conche
un hommage à Marcel Conche, inédit, qui aurait pu être lu le 9 avril 2022
Ce naïf que fut Marcel Conche
Je me souviens très bien de ma première rencontre avec Marcel Conche. Ce qui l’a caractérisée, c’était non seulement la gentillesse avec laquelle il me reçût, mais aussi l’intérêt qu’il accordait à votre personne.
Ce jour, je venais lui demander la dédicace d’un de ses livres, il voulut savoir pour quelle raison je m’intéressais à la philosophie. Je lui expliquais que ce n’était pas pour moi, mais que je souhaitais offrir ce livre pour l’anniversaire d’un ami qui avait découvert sa philosophie avec beaucoup d’intérêt.
Mais vous, me demanda-t-il, que pensez-vous de la philosophie ?
Peu habitué à ce genre de questions, surtout posées par l’un de ses plus éminents spécialistes, je préférais botter en touche.
- Euh, moi je m’intéresse plutôt au bouddhisme.
- Ah ! me fit-il, je ne connais pas cette religion, et vous en pensez quoi ? Il se gardait bien de me dire qu’il avait écrit un ouvrage intitulé « Nietzche et le bouddhisme ».
Je ne pouvais à nouveau échapper à la question et je fis appel à mes dernières lectures qui étaient relativement fraîches, car l’apprenti bouddhiste, que j’étais, avait été accroché par le sourire irrésistible du Dalaï-Lama qui était en couverture d’un livre censé parler du bonheur.
Néanmoins méfiant, je ne me lançais pas dans de longues explications et je m’en tins à l’essentiel.
Je lui parlais de la douleur perpétuelle compagne de nos vies, et qu’aucune félicité n’est durable, ça j’étais sûr de mon coup, que cette douleur naît de la «soif» de vivre, des désirs et des passions qui font naître la convoitise, la jalousie, la haine et l'erreur. Jusque-là j’étais en phase totale avec le bouddhisme tout autant qu’avec le principe de causalité qui explique qu’en supprimant la cause, on annule son effet ; lorsque j’avançais cela à cette époque, j’en étais certain. Mais j’appris, grâce à Marcel Conche, qu’il faut s’apprêter parfois à changer nos convictions. Ceci ne manqua pas d’arriver avec le principe de causalité. Je découvrais qu’il n’était vrai qu’en apparence ; et qu’en supprimant la cause, on n’annule pas toujours les effets, mais, bien au contraire, que les effets eux- mêmes étaient générateur d’autres causes. Depuis je m’intéresse plus au principe du tao avec le Yin et le yang qui ont plus satisfait mon goût de la vérité, car, en éteignant les désirs, on n’annihile pas totalement la souffrance, il reste toujours un peu de Yin dans le Yang ; ainsi renaissent d’autres souffrances. C’est sans doute pour cette raison que je me suis arrêté en chemin et que je ne pourrais jamais parler de la quatrième vérité, qui est la «Voie des huit vertus» qui conduit au Nirvana des bouddhistes. Cependant, je n’arrêtais pas totalement mes recherches, Marcel Conche prit le relais de mon éducation spirituelle. Il m’enseigna les principes d’Épicure qui me convenaient mieux, il ne conseillait pas d’éteindre en nous toute cette soif de vivre, mais de s’en tenir aux désirs essentiels. J’interprétais ce conseil à ma manière en agrémentant parfois mes repas avec un petit verre de vin que je trouve essentiel pour border ma vie avec le bonheur avec qui j’ai décidé depuis longtemps d’entretenir de bonnes relations, car, à ce jour, je ne vois pas en quoi il y a quelque chose d’intelligent à ne pas vouloir être heureux.
C’est en me questionnant avec cette naïveté socratique, ce que faisait souvent Marcel Conche, qu’il ouvrit en moi une curiosité philosophique qui depuis ne m’a jamais quittée. C’est ainsi qu’il interrogeait le monde et les hommes avec cette fausse naïveté qui lui permettait de mieux vous analyser et ci-besoin était de vous placer en face de vos incohérences. Des amis qui souhaitaient le rencontrer s’en souviennent encore.
Durant des dizaines d’années, j’allais avoir l’honneur de recevoir les leçons particulières de ce grand professeur qu’il fut également. Il ne me posait que des questions auxquelles j’étais capable de répondre. Il ne chercha à aucun moment à me mettre en difficulté, mais sans m’en rendre compte il me fit progresser sur la voie de la réflexion. Je l’en remercie encore, il fut mon véritable père et mon guide dans la vie. Je gardais du bouddhisme ce qui me semblait bon au même titre que chez les philosophes Grecs comme Héraclite avec l’impermanence et la sobriété d’Épicure. En soulignant naïvement, les limites de mon discours il m’accompagna vers le scepticisme. C’est ainsi qu’il m’offrit mon premier burin avec un marteau pour que je puisse effacer, si le besoin s’en faisait sentir, certaines de mes convictions que je croyais gravées dans le marbre. Depuis je me sens plus léger donc libre. C’est ainsi qu’il m’aida à découvrir d’autres facettes d’une vie éternellement changeante. Il me prépara à aimer ce monde plongé au cœur d’une nature merveilleuse. Pour appréhender tout ceci sans doute comprit-il très tôt qu’il fallait mieux être ce Candide de Voltaire. Parfois, dans nos conversations, j’avais l’impression que nous n’étions que deux grands enfants naïfs, mais pas crédules pour autant.
Cette naïveté que j’ai partagée avec lui, celle que Georges Sand attribuait à son personnage qu’était Planet : « naïf comme un enfant , avec un esprit pénétrant et une finesse déliée », ne pouvait que nous tenir à l’écart de tous ceux qui n’avaient que des certitudes. Aujourd’hui il en est toujours ainsi avec ceux qui nous promettent le bonheur avec une croissance infinie de l’avoir, dussent-ils oublier l’être, l’humanisme et l’environnement. Ils sont si éloignés des conseils de Maître Eckart qui conseille d’être vide de notre propre connaissance, non pas d’oublier ce que nous savons, mais d’avoir une sorte d’innocence, pas loin de la naïveté qui nous prépare à une disponibilité de l’esprit pour mieux nous imprégner des choses ; ce qui est indispensable, car, celui qui ne comprend pas le problème ne trouvera jamais la solution. Alors comprenons-nous bien le sens et la possibilité d’un développement durable, ou sommes-nous simplement dans le développement durable de nos erreurs ?
Notre société est en face de deux points de vue radicalement différents. Ce sont des contraires et ces derniers sont indissociables comme nous l’a enseigné Héraclite. Mais œuvrer pour l’un ou pour l’autre, ceci aura des conséquences radicalement différentes.
Nous avons un premier groupe, qui sous l’impulsion des femmes
( majoritairement) se développe rapidement, car elles sont animées par la force de ceux qui savent, comme les Grecs et les bouddhistes, qu’aucune félicité n’est durable. Si ces naïves arrivent à faire des choses qui semblent impossibles pour beaucoup, c’est qu’elles sont propulsées par la culture de la vie qui fait si souvent défaut aux hommes ; ces derniers sont essentiellement manipulés par la culture du face à face, que j’appelle par ailleurs, la culture de la mort. Ces ignorants se croient autorisés à traiter ces dernières de naïves ou de rêveuses plus ou moins utopistes. Puis, pour bien enfoncer le clou, du haut d’un prétendu savoir, ils leur expliquent que le monde ce n’est pas ça, qu’elles ne comprennent rien aux affaires, à l’économie et à la politique ; que les choix qu’elles proposent ne sont que des choix fictifs, sans fondement sérieux en dehors d’un petit cercle de rêveurs plus ou moins naïfs comme elles.
C’est là qu’une femme plus hardie que les autres prit la parole :
- Cher Monsieur, vous et vos amis tous tellement persuadés d’avoir raison je vous signale que « Fictif » ne signifie pas forcément « impossible ». J’en veux pour preuve que le papier-monnaie, que vous vénérez tant, n’a qu’une valeur fictive, pourtant c’est le moteur du monde que vous prétendez nous imposer et qui aujourd’hui ressemble à un cauchemar.
Je vois bien qu’avec votre sourire narquois, vous souhaitez nous envoyer sur l’ile d’Utopia, ce vieux pays imaginaire où les habitants sont gouvernés d’une manière idéale et sont parfaitement heureux. Ne vous y trompez pas ce pays qu’est l’Utopia dont nous parle Thomas More ce philosophe humaniste anglais existe bel et bien, ce sont toutes mes sœurs et mes frères, ces entrepreneurs du sens, qui chaque jour lui donne vie en mettant en place non seulement une économie de précaution, mais aussi des moulins à bonheur.
Nous sommes les nouveaux résistants face à la dystopie que vous installez un peu partout et dont la dernière guerre en Ukraine n’est qu’un pâle reflet de ce qui malheureusement arrivera ailleurs. Votre économie mondialisée est devenue une économie hégémonique. Puis comme toutes les hégémonies, elle ne pouvait que devenir despotique en détruisant les hommes et leur environnement. Une dystopie ce n’est plus simplement une fiction terrifiante, mais c’est devenu une réalité avec cette économie mise en place par ceux qui sont persuadés d’être les maîtres du monde. Il sera de plus en plus difficile de leur échapper, car ils entendent tout dominer et exercer une autorité totale sur leurs consommateurs qui se prennent encore pour des citoyens qui peuvent exercer leur libre arbitre. Espérons qu’il n’est pas trop tard pour choisir son camp, Utopie contre Dystopie, croissance contre bonheur.
Marcel nous avait prévenus
Jean Delorme
(ce texte aurait été lu à la soirée Marcel Conche du 9 avril si Jean Delorme avait pu y venir mais de nuit et de loin c'est peu prudent)
aujourd'hui, en 2025, Les Cahiers de l'Égaré assurent l'édition de la collection Liberta, à l'initiative de Jean Delorme, LoÏc Molla, Luc Martin (village Made in France à Puget-sur-Argens); déjà 3 titres édités au profit de l'association OGENA qui intervient aussi au Burundi
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Marcel Conche philosophe et humaniste
By TV83.info -Mar 31, 2022 0 Maison des Comoni Le Revest Film, débat, témoignages, librairie, livres en délivrance Entrée libre le samedi 09 avril de 19 à 22 h À l'initiative de Jean-Claude G...
https://www.operavenir.com/marcel-conche-philosophe-et-humaniste/
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9 avril 2022 hommage à Marcel Conche - Les Cahiers de l'Égaré
article paru le 8 avril dans Var Matin retour sur la soirée Marcel Conche du 9 avril 2022, 19 H 15 - 21 H 30 mistral en folie dans le hall, livres en service dans un caddie et sur une table : la ...
https://cahiersegare.over-blog.com/2022/04/9-avril-2022-hommage-a-marcel-conche.html
Friedrich Nietzsche - Hymnus an das Leben
Friedrich NietzscheHymnus an das Leben per coro e orchestraOrchestra 1813 - Orchestra del Conservatorio di ComoCoro del Conservatorio di ComoMaestro del Coro...
en ouvrant Métaphysique de Marcel Conche, je trouve l'hymne à la vie de Lou Andreas Salomé dite LAS, découpé par Marcel avec corrections de sa main / Nietzsche, pianiste émérite, compose l'hymne à la vie en 1887 sur un poème de son amour contrarié Lou Salomé. Fou seulement, poète seulement comme l'a écrit Nietzsche mais le surhomme est cette folie. "Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes." Nietzsche in Par-delà le bien et le mal §106 "– Sans musique la vie serait une erreur." Nietzsche in Le Crépuscule des idoles – Maximes et pointes §33
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Lou Andreas-Salomé - Prière à la Vie (Gebet an das Leben, 1882)
Certes, comme on aime un ami Je t'aime, vie énigmatique - Que tu m'aies fait exulter ou pleurer, Que tu m'aies apporté bonheur ou souffrance. Je t'aime avec toute ta cruauté, Et si tu dois m'an...
https://schabrieres.wordpress.com/2010/05/05/lou-andreas-salome-priere-a-la-vie-gebet-an-das-leben/
la version offerte, jointe par Marcel dans Métaphysique, une de ses oeuvres majeures, diffère de celle présentée ici
L'ami Marcel Conche, métaphysicien de l'infini de la nature est décédé,
dcd, (j'ai repris décédé sur proposition d'Annie Bergougnous)
le dimanche 27 février 2022, à 8 H du matin, dans son sommeil.
J'ignore quel a été son état dans les jours qui ont précédé. Mais une quinzaine de jours avant, je lui avais téléphoné. Clair, lucide comme d'habitude même si, à ce que M.M me racontait, il perdait peu à peu une certaine mémoire, celle du quotidien, heure, jour-nuit, repas pris ou pas...
Marcel est mort de sa belle mort, d'une mort naturelle comme il la décrit dans un article de 6 pages Comment mourir ? paru dans la Revue L'enseignement philosophique, N°3, mars-mai 2013.
Une mort naturelle qui vient après le parcours des âges de la vie (enfance, adolescence, âge adulte, vieillesse) à la différence des morts paranaturelles (par virus, amiante, rayonnement...), des morts infligées par assassinat (Marseille, Corse), par fanatisme religieux (un peu partout), par la guerre à laquelle on participe par patriotisme ou toute autre raison idéologique, qu'on subit parce qu'on ne peut pas fuir, guerre qu'on peut ne pas faire par pacifisme, objection de conscience, désertion avec risque personnel bien sûr (guerres en cours, ne focalisons pas seulement sur l'Ukraine), des morts encourues par de vains désirs non naturels, infinis, insatiables tels que décrits par Épicure : manger trop riche, trop gras, boire à l'excès, fumer comme un pompier, baiser à mort, être baisé à mort entre pluri partenaires, se droguer en dur, en doux, pratiquer des sports extrêmes pour l'état de flow, pour se dépasser, se surpasser => usure prématurée du corps, désirer les honneurs, la richesse, la gloire, le pouvoir, la domination, la conquête, (dans ces cas-là, la compétition est féroce et on finit toujours par tomber de haut), l'immortalité (le transhumanisme annonce la couleur pour les ultra-riches).
Marcel Conche en menant une vie d'Épicure en Corrèze a en quelque sorte choisi sa mort, une belle mort, comme on dit, chez lui, dans son lit, dans son sommeil, soigné, aidé, accompagné, pendant 4 ans par une femme admirable de dévouement, de sa famille, M.M.C. et par les services de l'hospitalisation à domicile (j'ignore pendant combien de temps; il perdait de son autonomie mais rien de sa vivacité intellectuelle, de son sens de la répartie, du rebond).
Mourir chez soi plutôt qu'en Epahd, c'est ce que je souhaite à chacun. Je l'ai permis, à mon père dont j'ai recueilli le dernier souffle, à ma mère, morte dans son sommeil, moi dormant dans la pièce à côté. Pendant 4 ans, j'ai été l'aidant de mon beau-père, accueilli chez nous avant son départ. Quand une famille le peut, qu'elle n'abandonne pas celui qui vieillit "mal" (par perte d'autonomie...) et va passer (à plus ou moins longue échéance et déchéance) aux marchands de l'or gris.
Disons pour être plus précis, qu'en vivant comme Épicure, en Corrèze, Marcel se donnait plus de chances de mourir de mort naturelle, sans garantie cependant de ne pas mourir de mort accidentelle, brutale ou des suites d'une longue maladie comme on dit aujourd'hui pour désigner les fins de vie par cancer avec traitements lourds, voire soins palliatifs.
Que philosopher c'est apprendre à mourir dit Montaigne et de l'imaginer par une tuile tombant d'un toit ou suite d'une mauvaise chute. Combien de fois, avons-nous eu la sensation d'avoir frôlé la mort, de lui avoir échappé, sans même avoir besoin de l'imaginer. Une vie prudente ne nous en protège pas certes mais une vie prudente est une vie sage pouvant rendre le pas-sage plus lointain.
Marcel a pu ainsi quasiment jusqu'au bout écrire, jusqu'au 13 novembre 2021, où écrivant sa dernière lettre pour M.C., il se pose la question "les morts ont-ils une réalité autre que dans nos souvenirs et nos coeurs ?"
Son dernier livre publié, le 27 septembre 2021 au milan de sa centième année, L'âme et le corps est d'une belle vigueur.
les deux derniers livres de Marcel Conche, La nature et l'homme, L'âme et le corps, son dernier livre paru au milan de sa centième année, le 27 septembre 2021 / Lettres en vie, lettres écrites pour des personnes en soins palliatifs à La Seyne-sur-mer, un livre d'accompagnement, lettres dAlain Cadéo, peintures de Michel Cadéo
Contexte de la nouvelle du pas-sage de Marcel Conche
Un mail adressé à 12 H 30 m'informe du passage de Marcel. Je suis en balade sur la route des crêtes avec les enfants. Au bord des falaises de Cassis et dans Cassis. Je découvre le mail vers les 20 H. Je ne m'y attendais pas et posais comme réalisé le souhait de nous retrouver le 27 mars pour ses 100 ans lorsque je parlais aux deux oliviers de 50 ans, dédiés à Marcel, sur la restanque front de mer de 20 m où je fais mes allers-retours tous les jours pendant 30 à 40' deux fois par jour.
Mais depuis le 24 février, début de la crise ukrainienne, je suis nerveux, cherchant à comprendre sans réussir à me positionner.
La nouvelle me percute. Quand auront lieu les obsèques ? Comment effectuer le voyage ?
On continue nos balades en famille dans des lieux chargés énergétiquement, spirituellement, la Sainte-Baume, le 4 mars, Lourmarin, le 5 mars.
Rosalie venue deux fois chez Marcel appréciée de lui qui lui avait offert 3 robes, ne veut pas assister aux cérémonies (nous n'insistons pas); elle remonte en train le dimanche 6 mars. Elle sera seule pendant 4 jours mais reliée téléphoniquement et humainement avec Toto.
Son anniversaire des 14 ans sera le lendemain de celui de Marcel (27, Marcel, 100, 28, Rosalie, 14).
Dans ce deuxième volet de cette série d'entretiens, Marcel Conche dialogue avec le poète et homme de théâtre Jean-Claude Grosse, et confie à Laure Adler la façon dont une rencontre amoureuse...
une des 5 émissions Hors-Champs réalisées par Laure Adler à Altillac, chez Marcel, le 23 mars 2010
en date du 1° mars
La mort ne peut plus m'enlever ma vie
γνῶθι σεαυτόν Marcel Conche, à l'occasion de la parution de son Journal étrange, nous a reçus chez lui, dans l'Ain. Il revient sur ses origines paysannes, son athéisme, sa concep...
entretien du 3 octobre 2006, Marcel a 84 ans
4 mars, la Sainte-Baume
" Rencontres " est une collection web-documentaire de 12 modules, interconnectés, inter-modulables qui racontent la Sainte-Baume comme s'il était donné de vivre l'expérience en situation de ré...
la grotte aux oeufs réalisée par Jean Belvisi, 12 courtes vidéos à visionner, une approche artistique
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L'éternel féminin ou l'archétype de Marie Madeleine - Avec Jean-Yves Leloup, écrivain et théologien.
une remarquable causerie sur Marie-Madeleine avec bonhommie, humour, profondeur de l'ex dominicain directeur du centre international de la Sainte-Baume dans les années 80; Rappelé en France par l’ordre dominicain, il dirige à la suite du père Maillard et avec Bernard Rérolle, le centre international de la Sainte Baume. C’est là qu’il fonde l’Institut pour la rencontre et l’étude des civilisations et organise de nombreux colloques dont la mémoire est gardée dans les annales des éditions de l’Ouvert. E. Lévinas, A. Abécassis, Professeur Keller, A. Desjardins, M. M. Davy, A. Chouraqui seront parmi ses hôtes. Il y organise aussi le premier colloque de psychologie transpersonnelle en France avec Pierre Weil, Anne Ancelin Schützenberger et un congrès autour de l’oeuvre de Karl Graf Durchkeim. C’est également à la Sainte Baume qu’il développe son intérêt pour Marie Madeleine et la présence du féminin dans l’histoire du christianisme.
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lecture devant la tombe d'Albert Camus au cimetière de Lourmarin d'un passage de La voie certaine vers "Dieu" de Marcel Conche, décédé le dimanche 27 février...
2'16 d'un extrait de La voie certaine vers "Dieu", titre devenu La voie certaine vers l'incertain dans le Bouquins L'infini de la nature
les cérémonies
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100 ans le 27 mars 2022 - Blog de Jean-Claude Grosse
affiche de la soirée du 9 avril 2022 en hommage à Marcel Conche aux Comoni au Revest; Marcel et la nature (le clos de Treffort); au revoir pour certains, adieu pour d'autres voilà, tu es mort de...
https://les4saisons.over-blog.com/2022/03/100-ans-le-27-mars-2022.html
affiche du film de Christian Girier qui sera présenté le 9 avril 2022 à 19 H , salle Pétrarque, maison des Comoni, théâtre du Revest et de la métropole TPM; Marcel près de la chapelle des Pénitents à Beaulieu sur Dordogne, Marcel sortant de la partie médiévale de Beaulieu, Marcel me disant Heureusement qu'on meurt (photos F.C.); portrait de Pétrarque réalisé par Ernest-Pignon Ernest
bonjour Folie, une analyse sans pissikanalyse d'une des folies de Marcel, son attrait pour les romans policiers américains qui le distrait de son travail de réflexion, de sa vocation de philosophe
Le souffle des raisons ou la joyeuse rencontre entre le philosophe et la musicienne ou comment une femme se saisit du naturalisme de Marcel Conche pour l'amener sur des chemins d'imprévus
Marcel Conche et JCG, Marcel et Cyrille Elslander (des 4 saisons du Revest à l'époque, devenu directeur-adjoint du Pôle) en juin 2002 à Treffort dans l’Ain; 20 ans d’amitié, 10 livres de et sur Marcel Conche édités par Les Cahiers de l’Égaré dont le dernier, L’âme et le corps, le 27 septembre 2021 au mitan de sa centième année
échange post-mortem
Merci, Jean-Claude, de votre restitution fidèle et émouvante du ou des jours de départ de Marcel. C'est souligner que la famille de pensée (dont Yvon Quiniou) était là pour épauler et honorer la famille de sang (famille qui s'est exprimée avec justesse et profondeur !)C'est vrai, vous n'y avez rien dit, mais vous expliquez ici très bien que l'amitié n'a pas nécessairement de compte-rendu public à faire.Merci aussi d'avoir remarqué aussi bien le nuage à forme d'homme (que vous avez vu pour nous, je n'étais pas à Altillac) que la réouverture "pneumatique" (comme dirait Jankélevitch) de la porte du funerarium (je la confirme).J'étais heureux qu'un de ses éditeurs (Jacques Neyme) soit présent : leur travail commun fut ardent, exigeant, et juste !Et bonne chance aussi dans le déploiement de la "métamorphose" que vous accueillez (ou qui vous accueille...). Conche n'excluait rien - pas même (je plaisante à peine) que Bergson ou Jung aient finalement vu juste.merci,m.merci M. pour ce retourje n’ai rien exprimé, par amitié inconditionnelle pour l’homme Marcel, d’une complexité rare, impossible à démêler, complexité à accueillir sans jugement dans son entièreté et son mystère qui se confondent(cela vaut pour chacun, chacun est mystère et en cela sacré)mais aussi pour une autre raisonMarcel en partant est devenu un être-un corps pour autrui sartrien, objectivé-aliéné(impossible maintenant de nous surprendre par un acte, une action "inattendus")qu’il a su faire exister comme figure du philosophe par vocation(il a fabriqué sa légende, son monument; rien de péjoratif là-dedans; on est tous des fictions, des légendes qu’on fabrique; ce n’est pas mensonge, ce n’est pas vérité, c’est croyance, conviction vécue comme dit Marcel)et Comte-Sponville sera sans doute le garant de cette doxa, reprise partoutor les discussions que j’ai eu à la fin avec Marcel dont une évoquée dans le livre d’éternité m’ont révélé qu’il était bien en chemin, prêt à concevoir que la Nature (ou tout autre nom, ne nécessitant pas qu’on se fasse la guerre des noms et des dieux) n’est pas seulement créatrice au hasard, aveugle mais créatrice avec-par amour inconditionnel, sans jugements, sans oppositions, de tout ce qui existe; l’amour comme force créatrice, pas seulement sentiment accompagnateur, compassion…oui Bergson (citation en début du livre d'éternité), oui Jungmais je leur préfère aujourd'hui Christiane Singer, Jean-Yves Leloup
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Edmond Blattchen reçoit Christiane Singer
entretien datant de 2000, dans le cadre de l'émission noms de dieux de la RTBF, animée par Edmond Blattchen ; une séquence particulièrement forte vers 49', l'histoire du rabbin revenant en fin ...
une méditation en 7 étapes, comme une montagne, comme un coquelicot, comme l'océan, comme une tourterelle, comme Abraham, comme Jésus et maintenant Va!
9 mars 2022, entre 18 H et 20 H, sur la trace des souvenirs; dernière photo : l'idiot regarde le doigt, ne voit pas la lune montrée par le doigt (photos K.P et G.B.)
dialogue à venir entre J.-C. di Vita Nova et Jean-Claude Carrière, auteur de La vallée du néant, paru chez Odile Jacob en décembre 2018, en cours de lecture depuis le 14/02/2022, 74° anniversaire de l'épousée
présentation du livre
"Nous en venons et nous y retournons. Pourtant, nous ne pouvons rien en dire. Le néant – qui n’est ni le rien, ni le vide – reste l’inconnu fondamental, le non-être, sans sensation, sans conscience et sans mémoire.
Pour m’en approcher, prudemment, je me suis lancé dans une promenade, un peu au hasard des chemins, en reprenant un vieux thème persan. J’ai voulu voir comment d’autres ont réagi, ici ou là, dans l’histoire du monde, au plus secret, au plus insistant des mystères. J’ai découvert, au passage, plusieurs attitudes, qui peuvent paraître contradictoires. Chacun peut choisir.
C’est banal à dire, nous sommes tous emportés par un mouvement irrésistible. Il est notre maître, et nous savons où il nous conduit. Rien ne reste, rien ne revient. Pour peupler ce passage où il n’y a « rien » (« N’y a-t-il rien dans ce rien ? » se demandait Chateaubriand), nous avons, au long des siècles, imaginé toute une farandole de monstres, de vapeurs, de fantômes, des hurlements, dont un grand nombre sont évoqués ici.
Avec quelques questions inévitables : comment nous protéger du désespoir et de la vanité de toutes nos vies, si nous n’en devons rien garder ?
Comment, peut-être, en tirer une force, et même une joie ?
Pourquoi rire ? Pourquoi pleurer ?
Et pourquoi rêver d’immortalité ?"
Scénariste, dramaturge, écrivain, Jean-Claude Carrière est l’auteur de grands succès comme Einstein, s’il vous plaît, Fragilité, Tous en scène et, plus récemment, Croyance et La Paix.
La vallée du néant, offert à Noël, livre d'occasion dédicacé à X; lecture à venir d'un livre offert parce que j'avais choisi , jeune professeur au lycée de Le Quesnoy (nord), un nom de poète Jean Rogues
commentaires sur l'article
Annie Bergougnous
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La mort et la pensée de Marcel Conche/J.C.Grosse - Blog de Jean-Claude Grosse
Dans sa dernière lettre du 13 novembre 2021 à M. C., celle qui au téléphone recevait les textes de Marcel pour ensuite les mettre en page et cela durant 8 ans, quotidiennement, sauf week-end, M...
un livre majeur par tous temps puisque on meurt par tous temps et qu'on croit penser tout le temps (4 vraies pensées journalières sur 60000 pensées perroquetées)
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Marcel Conche dans sa 100° année - Blog de Jean-Claude Grosse
clos et maison vus d'en bas à Treffort Marcel Conche s'est éteint, dimanche 27 février 2022 à 8 H du matin dans la maison familiale de Treffort dans l'Ain. À un mois de son 100° anniversaire....
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LOU ANDREAS SALOME : UNE PHILOSOPHIE DE LA JOIE - Conférences de Solange Anastasia Chopplet
LOU ANDREAS SALOME : UNE PHILOSOPHIE DE LA JOIE De qui Lou Andreas Salomé dite Las est-elle le nom ? D'une aventurière scandaleuse ? De la muse de Nietzsche ? Du Pygmalion de Rilke ? De la ...
http://chopplet.canalblog.com/archives/2019/07/12/37495171.html
ayant commencé cet article par la Prière à la vie de Lou Andreas Salomé dite LAS
Et ton livre d'éternité ? / JC Grosse + Vita Nova
Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova - Les Cahiers de l'Égaré
premier papier du philosophe Yvon Quiniou sur Et ton livre d'éternité ? L'auteur de ce livre d'éternité fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porte...
https://cahiersegare.over-blog.com/2021/07/alors-ton-livre-d-eternite-tu-le-rends-quand.html
avec tous les retours de lecture
Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova
format 16 X 24, paru le 14 février 2022
Vous pourrez commander le livre directement auprès de:
666 pages dont 6 en quadrichromie
ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € /
Licence Creative Commons
L’écrivain / Jean-Claude Grosse
hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge /
et de Corps Ça Vit /
et / Vita Nova
Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux
Voilà un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril.
L’auteur de ce livre d’éternité, Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie.
Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.
À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne.
Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00H00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.
Sommaire
Les derniers jours de l’humanité
Dehors devant la porte
Livre I – au temps de l’apocalypse joyeuse /
autant en emporte le vent de chernobylhome /
autant en brasse l’océan de foukirira /
au temps du CAC 40 – COP 21 = COVID 19
1 – les migrerrants
2 – les marrantschiants
3 – 15 août 1971
4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus
5 – le temps du confinement
6 – admis aux soins intensifs
7 – le jour d’après
8 – sortie progressive du confinement
9 – contribution au jour d’après / nature et culture
10 – 9 juin 2021
Livre II – Romans polyphoniques de sa vie /
Ça vit choisit ses romans et romances
1 – La question (Question de vie et de mort)
2 – La déclaration inaugurale
3 – (Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise
4 – La jeune fille de 16 ans
5 – Le jeune homme de 27 ans
6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime
7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d’amour fusion de Serge et Lula
8 – Oui, je veux bien OUI
9 – Lola fille de joie
10 – Es-tu disponible ?
11 – 46 ans d’effet lune de miel
12 – 46 ans d’effet lune de miel (suite)
13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après
14 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto
15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)
16 – Les déambulations d’un confiné
17 – Brouillon à toutes les personnes singulières-plurielles que nous sommes
18 – où JE-LUI en est à 80 ans passés
19 – un manuscrit inédit
20 – rêve d’une école de la vie
21 – s’ensauvager l’été
22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme
23 – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme
24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé
Livre III – Sa vie antérieure /
Ça vit adesso et sempre hic et nunc
1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)
2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1953 - 1962)
3 – Lieutenant dans l’Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)
4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 - 1967)
5 – Mai 68
6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)
7 – Les 4 Saisons d’Avers sous les eaux (1983 – 2004)
8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...
9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015
10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015
11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)
12 – Écrire le viol / Réflexions sur l’affaire Weinstein / Le Consentement /
13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon / Décapitation de Louis XVI / Décapitation de Samuel Paty
14 – 150° anniversaire de la Commune
15 – Ses nouvelles convictions politiques
16 – 35 ans après Chernobylhome
17 – Cahier des Futurs Désirés pour Corps Ça Vit
18 – en attendant, je pleure /
en attendant le ruissellement
19 – et puis après, j’ai souri /
et puis après, ce fut l’exil généralisé
Livre IV – Baklany / Baïkal - Sillages /
la Vie / l’Amour-Agapé
Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /
Dans le sillage de Baïkalal
Dans le sillage de Dasha K
Dans le sillage de Marilyn
Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé
Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova
« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme
une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,
phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »
Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)
« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »
Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)
en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021
en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen
Jean-Claude Grosse
Né le 25 octobre 1940, période de l’esprit munichois et de la drôle de guerre
-
professeur de lettres et de philosophie de 1964 à 1998
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créateur et directeur bénévole du Festival de théâtre du Revest (Var) de juillet 1983 à juillet 1991
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directeur artistique bénévole des 4 Saisons du Revest et de la Maison des Comoni, de juillet 1990 à décembre 2004, théâtre subventionné par le CG Var, le CR PACA, la DRAC PACA
-
directeur des éditions Les Cahiers de l’Égaré depuis juillet 1988 (théâtre, philosophie, poésie) : 230 titres publiés
JCG se veut poète tentant de rendre léger le quotidien mortifiant du commun des vivants. Poète de l’instant fugace laissant trace légère sur paroi rupestre ou peau délicieuse. Poète des rencontres floues et de l’amour fou. Poète de la part nomade qui survit en chacun, prête aux départs, sous la croûte sédentaire. Poète de l’intervention d’urgence contre les oppressions mangeuses d’hommes. À l’émotion de ceux que la vie interpelle – heurs et malheurs de chacun et de tous – il veut allier la lucidité de celui qui l’accepte comme elle vient – jusqu’à épuisement de ses jours et de ses nuits –. La volonté de celui qui veut la changer, en renonçant à ses aveuglements. L’humour de celui qui sait dérisoires son savoir et son pouvoir à l’échelle des grands espaces, des temps infinis, comme à l’échelle de l’infime, de l’intime. Il veut son écriture transparente pour essayer de faire entendre une voix juste.
Bibliographie :
Gros Sel, poèmes (Saint Germain des Près, 1980, épuisé)
Le flou des rencontres rend fou, poèmes (La Table rase, 1983, épuisé)
Parole d’aimant(e), poèmes (Les Cahiers de l’Égaré, 1988, épuisé)
La lutte des places, théâtre (Les Cahiers de l’Égaré, 1997)
La Vie en jeu, théâtre (Les Cahiers de l’Égaré, 1997), aide à l'écriture DMDTS 1992
La Parole éprouvée, poèmes (Les Cahiers de l’Égaré, 2000)
Trois femmes, Le Corps qui parle, théâtre (Les Cahiers de l’Égaré, 2001, épuisé)
De l’impasse à la traverse, essais (Les Cahiers de l’Égaré, 2003)
Pour une école du gai savoir, essais (Les Cahiers de l’Égaré, 2004)
Corsavy d'hier à aujourd'hui, récit poétique (Les Cahiers de l'Égaré, 2006, épuisé)
Corsavy, paysages et visages, récit poétique (Les Cahiers de l'Égaré, 2006, épuisé)
Les Enfants du Baïkal, poème-récit (Les Cahiers de l'Égaré, 2010, épuisé)
Le Fils du Baïkal, poème-récit (Les Cahiers de l'Égaré, 2010, épuisé)
L'Île aux mouettes, œuvre ouverte (Les Cahiers de l'Égaré, 2012)
Tourmente à Cuba, théâtre, inédit 2013, répertoire des EAT
L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto, théâtre (Les Cahiers de l'Égaré, 2014)
Là où ça prend fin, théâtre (Les Cahiers de l'Égaré, 2014)
Histoire de places, théâtre (Les Cahiers de l'Égaré, 2016), création au festival d'Avignon
Dis pépé, le feu rouge, il est vert, théâtre JP, inédit 2016
Journal d'un égaré, (Les Promeneurs solitaires, 2018)
A publié dans les revues : Aporie (Le Revest), Sud (Marseille), Nu(e)(Nice), Pris de peur (Cherves), Revue des Archers (Théâtre Toursky, Marseille), La licorne d’Hannibal (Perpignan),
IA (revue du syndicat des inspecteurs d’académie, Paris),
revue de la Fondation Antonio Machado…
A participé aux Controverses d’Avignon, Manifeste pour un temps présent III, Controverses avec les auteurs, 2000
Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie/José Lenzini
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Germain Nouveau à moitié saint à demi fou - Les Cahiers de l'Égaré
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021 du Nouveau 23 novembre 2021 projection au Liberté à Toulon du film de Christian Philibert sur le poète illuminé de Pourri...
https://cahiersegare.over-blog.com/2021/11/germain-nouveau-a-moitie-saint-a-demi-fou.html
mon plus récent article sur Germain Nouveau
couverture, pages 4 et 8, 1° poème de Germain Nouveau, élève de rhétorique au collège d'Aix-en-Provence, paru dans le Cahier d'honneur qui regroupait nationalement les meilleures productions des élèves, validées par leur enseignant, poème retrouvé assez récemment et que m'a communiqué Guillaume Zeller
Je suis heureux de vous faire savoir que Les Cahiers de l’Égaré, installée au Revest-les-Eaux depuis juillet 1988 ont publié en septembre 2020 (pour le centenaire de sa disparition) la biographie de Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie, réalisée par José Lenzini, un spécialiste de Camus, ancien journaliste au Monde qui a travaillé durant près de dix ans sur cet ouvrage. La préface est signée Patrick Lorenzini, ancien journaliste et poète.
Le livre au format 14 X 22 fait 248 pages
ISBN 2-908-35502-113-8. PVP : 15 €
Germain Nouveau (1851-1920), est né et mort à Pourrières, Var. À Pourrières, il sera d'après Léon Vérane le mendiant mystique, Humilis. Mais cela apparaît comme une légende aujourd'hui, mendiant oui, Humilis, non.
Une anecdote à son propos : Un Pléiade est paru en 1970, réédité en 1993, consacré à Lautréamont et à Germain Nouveau avec photo de Germain Nouveau sur le coffret. Ce volume de la Pléiade est depuis 2009 remplacé par un volume seulement consacré à Lautréamont. Germain Nouveau dont le souhait était de disparaître, de ne pas laisser de traces, a été exaucé par Gallimard et c'est le seul écrivain dans la Pléiade à avoir connu ce sort.
Germain Nouveau (1851-1920), ami de Rimbaud et de Verlaine, est à la fois l'auteur de lestes Dixains réalistes, de vers mystiques Ave Maris Stella, son dernier recueil qu'il édite à 8 exemplaires, et de poèmes où un sentiment amoureux parfois panique s'exprime avec bonheur, Valentines, La Doctrine de l'Amour. Il condamnera toute son œuvre et se fera mendiant, avant de se laisser mourir d'inanition.
Ses liens avec les Illuminations de Rimbaud sont encore mystérieux. Il a recopié certains textes, a été chargé par Verlaine de les éditer. Il y a du Nouveau chez Rimbaud (essai d'Eddie Breuil) mais évidemment les rimbaldiens ne sont pas prêts à concéder ne serait-ce que la possibilité d'une participation de Nouveau à cette composition très difficile à reconstituer de ce qui n'a pas été une oeuvre conçue comme telle puisque ce sont les imprimeurs qui l'ont composée.
Un regret, ne pas pouvoir demander à Salah Stétié, disparu le 19 mai 2020, l'écriture d'un texte inspiré comme il en avait l'habitude, lui qui a tant écrit sur Rimbaud.
L'édition de cette biographie de José Lenzini est le juste prolongement du 1° colloque varois, consacré à Germain Nouveau et qui s’est déroulé en juin 2001, à la Maison des Comoni, le théâtre du Revest, pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, avec des invités et spécialistes comme Guillaume Zeller, Georges Lauris, Jacques Lovichi, Pierre Borel…
Depuis 2001 il y a eu aussi quatre Cahiers Germain Nouveau en 2008, 2009, 2011 et 2018, édités par des collectionneurs belges, Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde.
A travers les interviews des principaux biographes et spécialistes de Germain Nouveau, ce long métrage documentaire, tourné sur une période de 25 ans et illustré par une abondante iconographie, dévoile l'histoire et l'oeuvre de ce poète hors du commun.
Pour illustrer le livre de José Lenzini, j'ai sollicité la participation de Ernest Pignon-Ernest qui nous a offert la vignette de couverture et une vignette pour l’intérieur.
Jean-Claude Grosse, 20 juin 2020, éditeur des Cahiers de l'Égaré
pour être informé de l'actualité: http://cahiersegare.over-blog.com
PS : je profite de cet article pour évoquer la lettre de Rimbaud à Jules Andrieu, une figure de la Commune, exilé à Londres, lettre du 16 avril 1874, découverte en 2018 et rendue publique le 24 février 2019 par son découvreur Frédéric Thomas, lettre pouvant contribuer à modifier notre regard sur Rimbaud et la Commune
le dernier lien de cet article, l'enregistrement des Illuminations par Patti Smith et des maîtres soufis éthiopiens, création de 2018 diffusée par France-Culture, à écouter, réécouter, fabuleux moment
TABLE DES MATIÈRES
Page 4 Tu es notre frère Préface de Patrick Lorenzini
Page 9 À cheval sur un rossignol
Page 17 Vierges, morts et macaronis glutinés
Page 41 Dans le silence de Marseille assourdie
Page 67 Le temps des voyants
Page 105 Cythère sur Tamise
Page 133 Des Illuminations manquant de clarté
Page 153 La naissance d’Humilis
Page 175 La lettre muette
Page 201 L’aube du trimardeur céleste
Page 225 Mémoire de la fosse commune
Page 241 Bibliographie
affiche du film de Christian Philibert; le 30 octobre 2021 à la Méjanes; Germain Nouveau a été invité à participer au livre Le siècle de Marcel Conche, pages 119 à 124
un retour suite aux 1000 mails envoyés, le 23 juin
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" Illuminations ", une œuvre de Nouveau... Rimbaud ?
" Après le déluge ", le poème en prose qui ouvre Illuminations, recueil factice comme le dit Eddie Breuil dans son livre Du Nouveau chez Rimbaud (dans la continuité duquel et grâce auquel nous...
https://theconversation.com/illuminations-une-oeuvre-de-nouveau-rimbaud-62984
un article d'Alina Reyes, datant de 2016, en lien avec les recherches d'Eddie Breuil
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" Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux ", s'exclament les poètes dans " Matinée d'ivresse ", le poème des Illuminations où ils mentionnent leur " méthode ". Les enfan...
tous les textes d'Alina Reyes sur les Illuminations de Nouveau-Rimbaud
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Pour Germain Nouveau tout commence et tout finit sur le versant Est de la Sainte-Victoire. Il naît à Pourrières en 1851, il achève sa vie au même endroit en 1920. Entretemps ce grand vagabond s'est rendu à Saint-Jacques de Compostelle, il a traversé à pied une partie des rives de la Méditerranée. Il fut l'ami proche de Rimbaud avec lequel il partit pour Londres, on trouve son écriture dans le manuscrit des "Illuminations", on l'aperçoit devant la cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence : il est devenu un mendiant, Cézanne lui donne la pièce. A la Bibliothèque Méjanes d'Aix, un registre mentionne toutes ses lectures. A la fin de sa vie, il édite chez un petit imprimeur huit exemplaires de son dernier recueil, "Ave Maris Stella". Un film d'Alain Paire et François Mouren Provensal.
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Germain NOUVEAU - Le Mendiant étincelant (France Culture, 1974)
Voici la publication du samedi, jour dédié aux poètes français de la Modernité : Une émission spécialement consacrée à Germain Nouveau, par Jean-Pierre Vague...
Alain Rochereau: une mise au point concernant la lettre du 16 avril 1874
L'HISTOIRE SPLENDIDE, ou LA SPLENDIDE HISTOIRE D'UNE SUCCESSION ORDINAIRE Quelques explications sur le mystère entourant la révélation de la lettre d'Arthur Rimbaud à Jules Andrieu, datée du 1...
Lettre de rimbaud à jules andrieu, découverte, rendue publique le 24 février 2019
Découverte d'une lettre de Rimbaud - Frédéric Thomas
" Je serai libre d'aller mystiquement, ou vulgairement, ou savamment " : Découverte d'une lettre d'Arthur Rimbaud Découverte exceptionnelle[1] : une lettre autographe, inconnue jusqu'à présent ...
https://sites.dartmouth.edu/paradesauvage/decouverte-dune-lettre-de-rimbaud-frederic-thomas/
article du découvreur Frédéric Thomas du 27 septembre 2018, sachant que Jules Andrieu fut une figure importante des Communards exilés à Londres
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Rimbaud - lettre à Jules Andrieu (16 avril1874)
LETTRE À JULES ANDRIEU DU 16 AVRIL 1874 C'est à un arrière petit-fils de Jules Andrieu (1838-1884) que l'on doit la révélation de cet inédit. Dans un le commentaire procuré à cette occasion...
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Surprise : la lettre inconnue de Rimbaud dans Désir - Philippe Sollers/Pileface
A gauche : Antoine Watteau, La Surprise, 1718. - A droite : Honoré Fragonard, La Surprise, 1771. Zoom : cliquez sur l'image. Fin septembre 2018, un article de Frédéric Thomas attirait l'attentio...
Le 7 avril 1891, Arthur Rimbaud quitta Harar (Ethiopie), après 10 ans passés dans la corne de l'Afrique entre Aden et l'ancienne Abyssinie, dans un silence poétique aussi profond et limpide que les nuits du désert. Au cours des 125 dernières années, Rimbaud a été traduit dans des centaines de langues, mais paradoxalement jamais dans les dialectes des régions où il a choisi de vivre et de disparaître de la surface du monde.
En hommage à la terre et au peuple qui ont été témoins et qui ont partagé le silence du poète, ses poèmes ont été traduits dans les différents dialectes traditionnels de l'ancien royaume d’ Abyssinie (Amharic, Oromo, Harari) et enregistrés par des maîtres soufis accompagnés de leurs groupes dans les rituels traditionnels de « question et réponse » Zikri, dans une volonté symbolique et surréaliste de faire résonner les paroles de Rimbaud avec celles des mystiques qui incarnent la tradition soufie.
Les rituels soufis ont été un élément fondamental de l'expérience de Rimbaud à Harar.
Sa quête spirituelle et sa libération par la poésie sont en résonance permanente avec le soufisme.
Il prétendait autrefois que les poètes se rendent voyants par un long et immense déraillement calculé de tous les sens, par la connaissance de toutes les formes d'amour, de souffrance et de folie.
Le but ultime du soufisme est de devenir un avec l'invisible, c'est-à-dire l'absolu.
La poésie d'Arthur Rimbaud aspire au même objectif, à la nature de l'absolu.
Rimbaud trouve ses sources dans l'expérience visionnaire car il crée un monde original.
Il animait une concorde de sons, qui comprend toutes les possibilités qui nous entourent et que nous ne voyons pas.
Il était toujours à la recherche de l'unicité. C'est aussi ce que les Soufis cherchaient à leur manière.
Cela signifie que l'univers n'est pas composé de matière inanimée et animée.
L'unicité est une seule présence vivante, dans laquelle il n’y a pas de distinction entre la mort et la vie.
Au cours des dix dernières années de sa vie, Rimbaud a toujours été dépeint comme un commerçant africain qui n’a plus jamais écrit une seule ligne de poésie. Mais que se passerait-il si sa prose-poème hallucinatoire était secrètement maintenue en vie par les tribus soufies au pays de l'Abyssinie, comme une ultime tentative de Rimbaud pour redonner vie à la poésie ?
Et si Rimbaud avait secrètement enseigné des fragments de ses poèmes aux maîtres soufis, volant le feu de l'Europe pour l'apporter au voyant - celui qui pouvait enfin l'entendre et chanter toute la nuit avec lui, à la recherche de l'invisible, de l'inaudible, de l'intangible et de la permanence sans limite.
Chants Patti Smith avec les disciples soufis de Sheik Ibrahim
Voix Mulatu Astatke, Abel Ferrara, Melvil Poupaud, Charlotte Rampling, Patti Smith
Textes :
- Chanson de la plus haute tour et Sensation par Arthur Rimbaud
- Lettres de Vitalie Rimbaud à sa fille Isabelle
- Lettres d’Arthur Rimbaud
- Texte original : Alain Sancerni
Prise de son à Harar Simone Merli (Soundwalk Collective)
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Soudwalk Collective - Illuminations (création radio autour de Rimbaud feat Patti Smith)
Une incroyable création radiophonique diffusée dans l'émission Création on Air (France Culture, produite par Irène Omélianenko). Par Stephan Crasneanscki, So...
un fabuleux moment, les illuminations avec Patti Smith et des maîtres soufis éthiopiens
Your last video (porn theater) /JC Grosse
lecture de Your last video (porn theater) salon de La Coquette, samedi 22 septembre 2018 à 19 H, photos Carine Chambelland et Florian Nicolas
Cette pièce, toujours en cours d'écriture parce que la vie parfois te fait bifurquer, reprendre là où tu pensais avoir mis un point final alors que ce n'était qu'une virgule, a donné un texte intitulé Alors, ton livre d'éternité, tu le rends quand ?
paru dans Le Passage du temps (Les Cahiers de l'Égaré, octobre 2018)
lu le 27 septembre 2019 à la librairie Le port de tête à Montréal, Québec.
Une version raccourcie à 50' a été lue à La Coquette à Toulon, le 22 septembre 2018, avec Philip Segura, Thomas Astegiano, Pascal Rozand, Florian Onno, Marilyne Brunet, Sophie Johnson et JCG.
Your last video
(porn theater)
Jean-Claude Grosse
premières pages
Face à la caméra de son ordinateur, un vieil homme, assis ; le dispositif est tel qu'on voit le vieil homme, de dos sur scène, son image de face sur l'ordinateur et sur grand écran
Le vieil homme – pourquoi je m'installe là
aujourd'hui, mercredi 25 octobre 2017 à 7 H du matin
il se tourne vers le public
c'est mon anniversaire, 77 ans
arrivé au monde depuis déjà 6 H
il se retourne vers l'ordinateur
putain, tu te rends compte de ce que tu dis
hénaurme
77 ans !
(silence)
donc le temps existe ?
(rire)
faut-il en douter ?
arrivé au monde !
(silence)
donc le monde existe ?
(rire)
faut-il en douter ?
(silence)
c'est aussi le centenaire de la révolution d'octobre
certains disent le coup d'état bolchevik
un mythe s'effondre-t-il ?
L'Histoire ? Blabla ??
(rire)
je me plante devant l'ordi
compagnon de mes jours et nuits de solitude
connecté au savoir disponible sur la toile
savoir toujours sûr de savoir
Le Savoir ? Blabla ??
(rire)
depuis deux jours, je suis sous traitement
contre cette putain de toux spasmodique que j'attrape trop souvent, l'automne venu
c'est ma fragilité
avec l'autre, la cardiaque
je suis attentif aux signes qui peuvent m'être envoyés
dès la fin de l'été – poil au nez – je mets une écharpe autour du cou
le moindre picotement – poil au piment – je serre l'écharpe
mets deux doigts sur l'endroit irritant
(silence)
j'ai accompli mes petits rituels du matin
ça me prend 2 heures, réveil 5 H, laudes jaculatoires matutinalement joyeuses
bonjour le jour, nouveau jour, merci la vie
bonjour mes chéris, vivants et autrement vivants, vous les trans-parents
que cette journée de plus, quel que soit le temps, soit une journée de paix, de silence
(silence)
évite de te faire la guerre, de faire la guerre à d'autres
sois courtois, l'art d'être toi, adresse la parole et des sourires aux rares que tu croiseras
(silence)
étirements dans le lit, abdominaux sans excès
il fait encore un tout petit peu nuit, j'ouvre les volets, côté cuisine
sors les croquettes de la chatte fidèle au lieu
– n'entre jamais mais se laisse caresser avant de croquer –
petit déjeuner d'une durée de 40'
dont 20' yeux fermés – méditation sans soumission aux traditions de là-bas
esprit concentré sur inspir, expir – parfois sur le corps (silence) ou tel ou tel organe (silence)
– mon préféré, l'érectile – très sensible
(il fait entendre sa respiration)
toilettes au pluriel
le moment de la lecture des (il se lève, va chercher un livre, le montre) Essais
les Essais, je dis – comment dire ? je lis les Essais
à sauts et à gambades
aux toilettes
depuis 52 ans
quand devenu professeur
les Essais livre du passage, du changement
régalades et rigolades
pas livre de l'état
fadaise l'état du moi
que le je de ce moment mouvant, quand je danse, je danse
(silence)
ça pas clair moi, je, état, moment mouvant, à reprendre
(silence)
toilette au singulier, toilette de chat
pas de rasage durant 7 jours, jamais de parfum
petite gymnastique dans la chambre
huiles essentielles pour les voies respiratoires
enfin prêt, content d'être ici et maintenant, dans le silence
(silence)
comment dire ?
ici et maintenant
création de mon mental ?
état instable de conscience mouvante de ce moment ?
un quale ?
expérience subjective / intime / privée / ineffable / immédiate /
rien d'objectif dans ces ici et maintenant
pas deux ici et maintenant identiques
localisation spatiale de l'ici impossible
datation temporelle du maintenant impossible
mon monde aussi impermanent que l'univers
ma bulle aussi réelle que le réel
inaccessibles aux autres
(silence)
sans radio, sans nouvelles, sans musiques
avec les petits bruits du dehors amortis par le double-vitrage
putain, ce gros chien blanc qui aboie, il m'emmerde
(silence)
bon le soliloque, ça suffit
je convoque doubles sonores et visuels
merci les techniques modernes de communication que j'utilise comme techniques d'expression
(rire)
c'est bon la compagnie
(silence)
le monologue ou soliloque, grâce aux techniques modernes, se transforme en dialogue
une voix, on dirait la sienne, prend la parole ; c'est une voix de machine l'imitant parfaitement ; c'est une voix qui répond, questionne, ou l'inverse ; c'est peut-être une voix d'intelligence artificielle ; c'est peut-être la voix d'un de ses clones
La voix – des laudes jaculatoires matutinalement joyeuses ?
(rire)
d'où te vient cette soudaine envie de dire bonjour au jour ?
dis-tu bonsoir au soir ?
tu n'as pas toujours laudativé
et j'ignore si tu complies
pourquoi ces rituels ?
t'es-tu inventé une sagesse ?
ça fait des mois que tu portes ce projet
Écrire ta dernière bande
(silence)
tu veux te mettre l'éditeur héritier de Samuel Beckett sur le dos ?
Écrire ton dernier branle
(silence)
l'homme de la branloire pérenne est depuis longtemps le compagnon préféré des bronzées de l'été
Pourquoi tu hésites entre deux titres ?
(silence)
Le vieil homme – suite à une conversation avec une vieille dame dans un train, un sous-titre m'est venu – poil au cul – rendre l'âme (rire) ; sur le titre je n'ai rien à dire, il faudrait que je sache où je vais
La voix – tu écris sans plan, sans intrigue, sans péripétie, sans acmé, sans personnages ? t'as pas fait de formation à l'écriture dramatique ?
Le vieil homme – j'écris à l'aveugle, archer aveugle qui tire dans le noir et ne rate pas sa cible – parce qu'il ne la vise pas
La voix – je n'en crois pas mes yeux ; ta métaphore, l'ar-cher-a-veu-gle-qui-ti-re-dans-le-noir, je la visualise 5 sur 5 alors que tout est noir, noir de l'aveugle, noire la nuit, noir de mon cerveau et je vois le tir
si c'est pas un quale, qu'est-ce ? la puissance du mental ?
(silence)
ton sous-titre rendre l'âme c'est pas plutôt rendre le corps ?
la mort, ça concerne d'abord le corps non ?
(silence)
Le vieil homme – j'ai parlé à la vieille dame de (il se lève, va chercher un livre, le montre)
L'éternité d'une seconde Bleu Giotto
j'y dis, enfin comment dire – l'auteur dit que tout passe, never more
mais qu'il sera toujours vrai que ça a passé, for ever
(silence)
je pose, enfin (à la Dali) commennt diiirrrre – l'auteur pose une question
où passe le passé qui ne s'efface pas ?
(silence)
que devient le livre d'éternité que nous écrivons de notre premier cri à notre dernier souffle ?
réalise – sans interruption / un jet continu / une seule phrase hachée menue / des milliards de phraselettes décousues / avec un espace entre deux / cet espace, ce blanc, ce silence entre deux jets discrets = un gap / le vide créateur
(silence)
et dire y en a qui disent : cerveau = ordinateur fait de viande
moi, dis : pas demain la veille qu'ordinateur découdra décousu / ment – poil au piment –
(rire)
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Montaigne et La Boétie/J.C.Grosse - Blog de Jean-Claude Grosse
Montaigne et La Boétie château de Montaigne La Boétie était de trois ans l'aîné de Montaigne. Leur amitié dura six ans, de 1557 à 1563. " Nous nous cherchions avant que de nous être vus......
La Dernière Bande est un texte de théâtre de Samuel Beckett. La pièce a été représentée pour la première fois en France, devant le grand public, le au Théâtre Récamier, dans une mise en...
la dernière bande, un premier amour, your last video (porn theater), un dernier amour; Beckett en ligne de mire, Beckett comme personnage
Your last video
(porn theater)
Jean-Claude Grosse
dernières pages
É Say Salé – en disant Point, vous avez eu le dernier mot, ELLE ; la réciprocité en amour (et c'est pareil pour le Q) est une condition de sa réalité et de sa durée ; vous n'avez pas voulu être sa réciproque. Point. Mon rôle d'hétéronyme est terminé. Point.
Samuel Beckett – cette histoire d'amour à sens unique / fiasco / foirade / histoire de rien / texte pour rien /
Le vieil homme – pas texte pour rien / comment faire l'amour de manière divine / ça que lui voulait LUI / ça qu'elle pas voulu ELLE /
La voix – pourquoi le vieil homme, l'éditeur, É Say Salé, LUI, et moi ?
Le vieil homme – c'est le même mais à des places et moments différents ; c'est la superposition des identités à la sauce quantique ou botanique ; là je suis moi sauf erreur, ici, maintenant, aujourd'hui 25 juillet 2018, 3 mois avant mon 78° anniversaire, 16 : 28 ; toi ?
La voix – pour te stimuler le bulbe ; ton livre d'éternité s'imprime à tout instant, indépendamment de ta volonté,
dans tes neurones hippocampiques mais long temps ne fait pas éternité
mort de ton corps = mort de ton cerveau / plat l'électro /
mort de tes neurones même si ADN vit encore 1 million d'années après toi /
donc clonable le vieil homme = éternité enfin trouvée ?
clone c'est toi mais pas à l'identique donc pas toi, sauf erreur
est-ce la fin des questions ?
s'il est vrai que le passé ne s'efface pas, sauf erreur
il y a bien alors des traces éternelles de ce qui s'est passé, sauf erreur –
tu as accepté d'appeler ce livre d'éternité âme, ton âme
âme que tu acceptes de rendre, que la faucheuse te prend serait plus juste
l'âme tu pourrais l'appeler aussi la conscience –
il y a tant à dire sur la conscience – savoir polémique en cours d'élaboration –
je choisis le silence –
que la lumière te vienne, archer aveugle
de l'intérieur, du noir du crâne
il n'y a pas d'extérieur, tout y est noir sans ton cerveau qui voit
(blanc de 14 jours)
le témoin silencieux d'une scène, résolument quantique (sans doute une Fâme, connue, aimée du vieil homme, jadis, aujourd'hui disparue) :
s'installant sur un banc d'une allée de platanes face à une montagne ferrifère le mercredi 8 août 2018 à partir de 17 : 05, le vieil homme pense au très long voyage du fer / l'explosion d'une supernova il y a des milliards d'années / le nuage d'atomes de métaux lourds fabriqués par cette explosion à température autrement supérieure à celle du soleil / la formation par gravitation des planètes dans le système solaire / le fer en fusion au coeur du magma terrestre / la circulation de ce fer par des rivières souterraines jusqu'à la croûte terrestre / il passe plein d'autres étapes / et enfin la couleur rouge de son sang, grâce à ce fer venu de si loin et qui est un de ses éléments constituants / tant de coïncidences / se superpose la vision des coïncidences entre ELLE et LUI / il regarde la petite goutte de sang qui perle à son doigt majeur, griffé par une ronce qu'il n'a pas vue / superposition / il voit le doigt de Rilke piqué par la rose qui va le tuer d'une septicémie / il ferme les yeux, respire lentement, profondément ; parfois, sa respiration se fait plus forte, plus rapide, sans doute son arythmie ; il finit par retrouver une respiration ample et lente ; il est concentré sur elle, fait le vide, chasse même la pensée : ne pense pas ; on voit peu à peu sa tête s'incliner comme s'il s'assoupissait ; il se reprend, se redresse, lutte contre la somnolence, se concentre sur le souffle et le silence extérieur et intérieur, les deux silences en harmonie, de même qualité ; soudain, il voit surgir dans le noir de son cerveau, une pensée lumineuse ; un sourire éclaire son visage : le livre d'éternité que chacun écrit n'est pas à rendre à la fin de sa vie ; il n'y a pas de bibliothèque pour conserver nos livres d'éternité ni à l'intérieur du cerveau ni à l'extérieur, quelque part dans un monde des Vérités ; s'il n'y a que le présent, l'éternité c'est le présent et notre livre d'éternité s'écrit au présent ; il n'y a ni début ni fin, ni passé ni futur, ni naissance ni mort, ni ici-bas ni très-haut ; c'est par notre présence au présent que nous participons ; présence plus ou moins consciente ; la présence la plus consciente possible est la plus souhaitable, la plus désirable ; à trancher, un jour : Hasard ? Destin ? Dessein ?
Samuel Beckett – vieil écrivain oublié donne conseil à Fâme, témoin silencieux : supprime ce que j'ai souligné ; ça pue le gourouille, poil aux couilles
à peine formulée, la suppression s'effectue, il ne reste pas trace de ce qui a été écrit, comment dire, de ce qui a été silencieusement évoqué par le témoin féminin de la scène de révélation
Le vieil homme – Les répliques qui suivent
Samuel Beckett – vieil écrivain oublié donne conseil à vieil auteur ; supprime ce dialogue ridicule entre tes deux de sexes opposés pas foutus de se frotter sur l'émeri du sexe cru
à peine formulée, la suppression s'effectue, il ne reste pas trace du dialogue ridicule entre Lui et Elle
Le vieil homme, 14 février 2028 – j'ai déjà écrit ça, peut-être : arriver / là où ça prend fin / avec des bras remplis de rien ...
La petite fille – pépé, mamie a écrit riens avec s ; pourquoi t'enlèves l's ?
Le vieil homme, 14 février 2028 – il me semble que c'est la fin (il se lève, va chercher un livre, le montre) de L'éternité d'une seconde Bleu Giotto (silence)
je corrige légèrement
J'arriverai là où ça ne prend pas fin avec les bras remplis de riens avec s
comme l'avait écrit l'épousée au commencement de nos étonnements
Laisser l's, c'est ce que la vie m'a appris
l'épousée le savait d'intuition dès ses 16 ans
on ne laisse pas rien sans s
on sème des riens de conscience et de participation agissante à tout instant
parfois gravés en lettres d'or sur du marbre noir
Samuel Beckett – vieil écrivain oublié donne avis d'auteur autrefois honoré Nobel : tout ce fatras avec un S et pour un S
(s'adressant au public) écoutez bien ou dites à voix haute : laisse l'S, enlève l'S ;
est-ce Ta laisse ? est-ce Une laisse ? (rire)
t'as entendu ? (rire)
Le vieil homme, 14 février 2028 – je t'ai entendu (rire)
STU précédé de PQR (rire)
Samuel Beckett – trouver un peu d'ordre alphabétique dans le chaos absurdo-cosmique et dans le désordre amoureux des coups de foudre à sens unique débouchant sur un sens interdit, est-ce cela que nous cherchions, toi et moi, deux vieux au bout du rouleau (suspens) de papier Q ? (rire)
apparaît sur un écran une épitaphe, recueillie par l'épitaphier dans la mémoire d'un ordinateur orphelin de son utilisateur
L'épitaphe du 19 septembre 2001 (impossible de géolocaliser le cimetière où on peut la lire) –
Il existe encore des possibilités de départs, d’infimes moments d’absence où se retirer.
Il existe encore dans le reflux des vagues, des lieux pour rêver, des rues qui sont des ports, des instants-navires, de longues mers pour changer d’enveloppe terrestre, de carte d’identité.
Il suffit parfois de prendre à droite, ce chemin que je ne connais pas.
À nouveau. Voilà, peut-être, le plus beau des titres.
Il suffirait de s’accorder une trêve, un répit.
Suis-je responsable des mouvements de la lune ? Et des courants de la mer ?
Suis-je responsable du temps ?
L’eau et les vagues, le sel, l’écume, l’horizon inachevé,
à nouveau.
1° septembre 2016 – inachevé
en PDF au lien ci-dessous, Your last video (porn theater), non paginé dans la version papier, non indiqué dans le sommaire
version publiée dans Et ton livre d'éternité ? le 14 février 2022
Gabrielle Russier/Anne Riebel
Le 1° septembre 2014 paraît un témoignage fort d'une élève de Gabrielle Russier, Anne Riebel. Soit 45 ans après son suicide à Marseille, le 1° septembre 1969.
Un an d'enseignement, un an dans le cercle de poésie et d'amitié de Gabrielle Russier. Anne Riebel a gardé jusqu'à ce jour, les lettres et petits mots de Gabrielle Russier pendant cette année d'utopie qui l'a marquée à vie. 15 lettres entre le 15 juin 1968 et juin 1969, deux textes inédits de Gabrielle Russier, une carte postale, deux petits mots (des conseils écrits de sa main), voilà le trésor offert aujourd'hui par une élève devenue femme, 46 ans après la rencontre, après toi, le reste de ma vie.
Ce témoignage réussit en quelques pages à nous restituer un contexte et à mesurer la traque dont non seulement Gabrielle Russier a été victime mais aussi les jeunes qui étaient attirés par son enseignement et sa manière d'être avec eux comme jeunes et pas seulement comme élèves.
L'édition de ce livre aux Cahiers de l'Égaré doit beaucoup au précédent livre que nous lui avions consacré, Gabrielle Russier/Antigone, paru le 1° septembre 2009 pour le 40° anniversaire de sa disparition. Un an avant, les 3 et 4 décembre 2008, 7 écrivains s'étaient retrouvés à la bagagerie du Lycée du Golf Hôtel à Hyères. Ce furent deux journées riches.
Le livre édité, offert aux enfants de Gabrielle (sa fille était entrée en contact avec moi) est aujourd'hui épuisé mais il a cheminé.
Le 10 février 2014 à 23 H 35, je recevais ce message par le formulaire de mon blog :
Bonsoir, je suis la petite-fille de Gabrielle Russier, j'aimerais savoir si vous l'aviez connu.
Bien à vous,
je répondais le 12 février à 19 H 15, s'ensuivirent quelques autres messages avec cette jeune fille de 18 ans qui allait passer son bac.
Et le 26 mars 2014, je reçois un mail par le formulaire de mon blog, Anne Riebel me propose de lire son témoignage. J'accepte et devant l'indéniable intérêt et émotion de ce document, partagé avec deux autres lectrices, j'en décide la publication.
J'ai pris conscience en faisant ce travail éditorial d'une coïncidence comme je les aime : Gabrielle est une valentine (14 février 1937), la mouette à tête rouge, Annie, qui fut mon élève en 1964, 4 ans avant l'affaire, mais dans le nord, fut aussi une valentine (14 février 1948).
Déjà le 24 janvier, j'avais reçu un mail étonnant :
Bonjour,
Mon nom est Jocelyne Hermann Salley issue de l'école des Beaux Arts de Troyes; j'ai abordé la peinture en 1990; aujourd'hui je vis de ma peinture
en 2006 j'ai eu entre mes mains complètement par "hasard" le livre Beverly trouvé sur les quais à Paris
Le plus étonnant lorsque j'ai découvert les peintures de Michel Bories je travaillais à cette époque les mêmes couleurs.
Je voulais juste vous en parler, ce livre m'a donné confiance en moi encore maintenant dans les moments de doutes
merci de m'avoir lu
bien cordialement
JHS
Beverly est un roman écrit par Cyril Grosse avec le peintre Michel Bories, entre 1992 et 1994 dans le cadre d'un projet Défi-Jeunes, Ulysse à Hollywood. Il avait 21 ans. Le roman est suivi d'Un carnet d'Hermann Salley, écrit par Michel Bories, Hermann Salley étant un peintre, peut-être faussaire, inventé par Cyril Grosse. Page 18, ligne 5 de ce roman, le narrateur écrit cette phrase: À peine seize ans, impatient d'en avoir trente et un. Cyril Grosse est mort accidentellement à Cuba entre 30 et 31 ans. Michel Bories est décédé le même jour dans le même accident ainsi que deux Cubaines, une mère et sa fille, le 19 septembre 2001 à 16 H au carrefour surnommé le Triangle de la mort à Jaguey-Grande. Le 19 septembre 2001, à l'heure française de l'accident, je dégueulais tripes et boyaux. Ce n'est qu'après coup que j'ai fait le rapprochement.
Pour évoquer ces coïncidences, je suis assez tenté par l'hypothèse de l'holomouvement posée par David Bohm dans La plénitude de l'univers, l'univers comme hologramme conservant toutes les informations et en créant sans cesse des nouvelles; hypothèse que je formule ainsi, nous concernant: tout instant que je vis, passe, never more mais rien ne peut faire que ce que j'ai vécu n'ait pas eu lieu, donc il est vrai éternellement que j'ai écrit ce message, ce jour à 14 H 30, for ever; c'est un des thèmes abordés dans ma pièce L'éternité d'une seconde bleu Giotto, inédite.
Dernière coïncidence, TNT m'a livré les livres le 11 août à 11 h 55. Et c'est le 11 août 2014, à approximativement 11h 55 dit la police que Robin Williams s'est suicidé, délivré à 63 ans, Robin Williams, le professeur du Cercle des poètes disparus. Anne Riebel donne à son livre ce sous-titre : À Gabrielle Russier. Dans son cercle de poésie et d'amitié.
Ceux qui sont intéressés par le livre d'Anne Riebel doivent le commander aux Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest, 14 €, frais de port compris, par chèque à l'ordre des Cahiers de l'Égaré. Le livre ne sera pas disponible en librairie.
Jean-Claude Grosse, directeur des Cahiers de l'Égaré
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Elle s'appelait Gabrielle Russier - Blog de Jean-Claude Grosse
Gabrielle Russier s'est suicidée le 1° septembre 1969. Une pensée pour elle en cette rentrée scolaire 2014 . Retour sur Mourir d'aimer 2 couverture du livre publié le 1° septembre 2009 par Le...
http://les4saisons.over-blog.com/article-retour-sur-mourir-d-aimer-110337334.html
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Lettre à Gabriella (arrière-petite fille de Gabrielle Russier)/J.C.Grosse - Les Cahiers de l'Égaré
la version papier est épuisée; le livre est disponible en version numérique sur le site des Cahiers de l'Égaré: http://www.lescahiersdelegare.com Lettre à Gabriella (cette lettre fictionnelle...
en écrivant cette lettre, je tentais de tenir compte du fait que très souvent nous transmettons des valises à nos enfants, petits-enfants, en croyant bien faire; exemple, les parents de Van Gogh donnent le prénom d'un aîné décédé à Vincent
Manifestations Cervantes-Shakespeare/Éclats de rires
Je vous en informe, le 23 avril 2015 pour le 100° anniversaire de la relativité générale coïncidant avec le 399° anniversaire de la mort de Cervantes et de Shakespeare, des égaux morts même jour, même mois, même année dans 2 calendriers différents, indifférents aux calendriers donc, l'espace va devenir enfin élastique; quant au temps, il se mettra à passer de temps en temps en prenant son temps car il en a marre de se dérouler en continu ou en boucles pour des gens qui ne ressentent plus grand-chose. Et je peux le dire, le poète de l'éternité des secondes Bleu Giotto est en train petit à petit de trouver des mots de poète pour dire que rien ne se perd, que tout se crée au hasard et par hasard, que chaque paraître se transforme ; en clair rien n'est voué au néant, tout laisse traces dans des langues inouïes, rarement entendues, peut-être en langue binaire 0 - 1 indéfiniment. Mais il y a tellement d'autres langages mathématiques, logiques, poétiques, métaphysiques à explorer, à inventer. Bref, les cabarets du futur ont-ils pensé à l'espace et au temps de demain ?
Ce fut donc la 1° fête du livre d'Hyères, les 11 et 12 avril 2015
18 Cervantes-Shakespeare vendus, 5 L'éternité d'une seconde Bleu Giotto à signaler : toute la recette va à l'éditeur, pas un % à l'organisateur, la librairie Charlemagne, prestataire pour la ville de la manifestation, très bien organisée, avec du monde, de la fluidité (je ne m'attendais pas du tout à vendre mon texte; je demandais à la personne qui regardait, de lire à voix haute un passage, moi à côté pour lui donner confiance; eh bien, elles aimaient) d'autres livres vendus, François Carrassan sur Port-Cros, Diderot, Marilyn
anti-salonnard depuis des lustres, me voici donc sous le regard du public au début, je regarde défiler les gens aux attitudes diverses devant tant de livres impudiquement offerts; je m'ennuie profondément : je n'arrête pas d'aller à l'espace détente boire un coup de blanc de Porquerolles, offert pompette, je décide l'intrusion d'un vendeur de BTS force de vente en hyper-surface : oui oui, il est là le livre que vous cherchez, qui vous attend, ayez du nez, vous le trouverez et hop, sourires, rires, certains s'arrêtent, d'autres disent un mot
à un historien ami, de passage, je me plains : vous dépoétisez tout, à preuve, vous avez démoli la légende de la coïncidence stupéfiante de la date de mort de Cervantes-Shakespeare; que nenni me répond-il, c'est encore plus stupéfiant, mourir le même jour, la même année, dans deux calendriers différents, ça prouve qu'ils transcendaient les calendriers l'idée chemine
Alain Cadéo, l'auteur des Réveillés de l'ombre (avec Quichotte et Sancho), l'ami solitaire et solaire du Broussan, qui était initialement sur notre projet et qui n'a pas livré de texte, est présent avec un roman remarqué, Zoé, au Mercure de France; il fait une intervention expéditive quand il est interviewé dans le salon Edith Warthon; il ne court après rien, il a passé l'âge, il écrit, point; son frère achète notre livre,
je lui signale qu'Henri Aparis, mon locataire indélogeable du rez-de-chaussée de la Villa Joie, parle de la création de la pièce d'Alain à Mataterre; page 27; Alain m'alpague et me dit qu'Aparis a commis une grave erreur, Mataterre n'existe pas; je lui rétorque qu'Aparis lui a fait un clin d'oeil en le citant dans le livre, hors contribution annoncée et non livrée et que s'il y a erreur sur la ville de création de sa pièce c'est sans doute que Borges est passé par là; il m'embrasse la pièce sera jouée à Bandol le 23 mai au Théâtre Jules Verne
brève 1: j'ai rencontré une superbe jeune femme, toute de noir vêtue, l'élégance suprême, à l'espace détente des auteurs, qui se remettant en marche sur les dalles du forum avec ses hauts-talons, glisse, se rattrape in extremis, moi déjà près d'elle pour la ramasser et la relever; je ne sais pas continuer l'histoire
brève 2: une médecin-orthopédiste de Sardaigne, au bon français, à l'accent délicieux, m'achète L'éternité d'une seconde Bleu Giotto pour me porter chance; elle fait un selfie de nous deux; je ne sais pas continuer l'histoire
Jean-Claude Grosse, le 14 avril 2015
depuis la parution, plein de bizarreries sont apparues
la préface signée par moi annonce 45 textes j'en ai compté 47 la préface annonce 42 auteurs, j'en trouve 44 la préface annonce 20 F / 22 H; je trouve 20 F / 24 H serait-ce que des textes se sont immiscés à mon insu dans le livre ? j'avoue avoir été très intrigué voire dérangé par certaines allégations trouvées dans une note dite de l'éditeur pages 232-233 alors que je n'ai pas le souvenir d'avoir écrit de note surpris bien sûr par la faute énorme qui nous a échappé puisque un texte dont je n'avais pas eu connaissance a été signé par un faussaire Marc Ysraël Le Pelletier il y a bien un auteur du nom de Marc Israël Le Pelletier avec I, pas avec Y faux grossier ou faute non repérée, c'est énorme bref, notre livre sent l'embrouille la citation Shakespeare was a black woman attribuée à Maya Angelou page 381 est un faux;
je n'ai rien trouvé de tel dans son oeuvre je ne vois pas ce que vient faire l'étrange texte sur l'étrange Monsieur Ménard dans notre opus sauf à considérer que l'auteur est très bien renseigné sur les moeurs de notre tribu il décrit des incidents de voyage on ne peut plus réels qu'ai-je trouvé encore page 4, est évoquée la photo d'un cheval blanc au premier plan, page 280 or le cheval est noir et toujours page 4, il est parlé de deux auteures alors que sur décision du sommet de la pyramide des EAT, il faut dire et écrire autrice nous sommes en retard d'une orthographe
Marc Israël-Le Pelletier m'a signalé un nouveau problème : "... une dernière chose. Dans les deux exemplaires reçus, la photo de Pierre Ménard page 382 a une macule, un texte fantôme qui circule sur l'image, je croyais au début que c'était un manque d'encrage, en fait c'est un texte, on peut d'ailleurs lire Monaco. Pascal m'a dit qu'il n'y avait rien sur son exemplaire, quoi qu'il en soit vérifie sur ton stock, Quelques rares exemplaires ça passe encore, bien que, c'est pas gratuit, mais si c'est un exemplaire sur deux, à mon sens l'imprimeur doit refaire…" j'en informe l'imprimeur au cas où il y aurait trop de Monaco, ville que je déteste et cocktail dont j'ignore la recette je reste au blanc de Porquerolles ou à celui du domaine de la Vernède à Puget-sur-Argens
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Le livre Cervantes-Shakespeare, cadavres exquis, a été livré au sud du sud par un camion aléatoire conduit par un pilote automatique non soumis au stress ni victime d'un burnout.
Il a été stocké dans un garage réfrigéré pour bonne et longue conservation car toute oeuvre veut durer, ne pas connaître l'épreuve du pilon suite à une distribution-diffusion déficiente.
Les 408 pages des 500 exemplaires imprimés pour la postérité ne seront pas marchandisées en librairie ni salonisées au Salon du Livre à Paris.
L'équation ne peut être : pas d'auteurs, pas de livres comme le prétend un slogan rétréci. Car les livres pullulent. Donc les auteurs de ces livres.
Dans une librairie, j'ai la nausée devant cette abondance d'objets présentés comme des livres, dont certains sont les coups de coeur des vendeurs de la librairie, brrr....
Lecteur, je sais ce que je veux, j'ai choisi avant d'entrer et aucune découverte de fouine ne me tente. Trop peu de temps à consacrer à la lecture de distraction d'ouvrages formatés. La lecture pour se construire, se déconstruire, oui. Pour passer un moment même palpitant, non.
L'équation serait plutôt : sans auteur écrivant par nécessité vitale (au sens de Rilke, de Pessoa ... écrivant parce qu'agité par un séisme intérieur et non en suivant un scénario, en construisant des personnages, en travaillant situation et suspense) et se moquant par suite d'être publié, pas d'oeuvre ayant une minuscule chance d'être impérissable.
Toute marchandise est périssable. Un livre en librairie a une durée de vie éphémère raccourcie encore par la mise au pilon ; cette menace du pilon menaçant toute édition n'a aucune chance de menacer l'improbable immortalité de l'oeuvre trouvée par hasard dans la malle abandonnée d'un auteur qui ne se croyait pas tel, inconnu voire anonyme.
44 auteurs mortels (20 F, 24 H), français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais, indépendantistes ont travaillé pendant 15 mois pour écrire 47 cadavres exquis immortels sur les deux figures quantiques que sont Cervantes et Shakespeare.
Et selon un principe posé dès le début des projets pluriels (Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, Diderot pour tout savoir) tous les textes proposés par les auteurs volontaires sont retenus ; aucune censure; aucun rejet.
On ne pouvait mieux rendre hommage à ces deux écrivains qu'en les restituant dans leur insaisissable mystère.
Il va de soi qu'il sera très difficile de se procurer l'ouvrage. En même pas 15 jours, 140 exemplaires se sont envolés vers leurs lecteurs sur les 500 tirés. Comme d'habitude et par principe injustifiable, il n'y aura pas de retirage.
Il a toutefois été communiqué au pape Py car le Sha sans Cer de Schrödinger est l'hôte privilégié de la cité des Papous (c'est tout à fait exceptionnel car en principe, je ne sers pas ce genre de personnage, je suis athée même si je crèche l'été en Avignon, pas à Noël). On espère que le pape Py en fera bon usage. Si à l'été 2016, les 2 cadavres exquis sont célébrés dans la cité des papes, cela voudra dire que le pape Py a pyqué l'idée.
En tout cas, la ville d'Hyères va célébrer les deux cadavres exquis en avril 2016. On y travaille sérieusement. Seront investis la médiathèque, le Théâtre Denis, l'église anglicane, le cinéma Olbia et un espace leur sera dédié lors de la 2° fête du livre. Hyères sera sans doute la seule ville de France à traier les deux géants, les anglais pensant à Will, les espagnols à Miguel, le pape Py à lui.
Il faudra pour tomber sur le Sha sans Cer de Schrödinger, autant de persévérance que celle manifestée par les chercheurs du squelette de Cervantes ou de celui du roi Richard III.
On pourra avoir la chance de tomber dans quelques décennies sur un exemplaire du livre, soumis à la critique rongeuse comme ce fut le cas pour un first-folio des oeuvres de sir William, trouvé inopinément dans la bibliothèque municipale de Saint-Omer, le 23 avril 2015 (je suis un peu en avance pour cette révélation).
Les textes devaient être livrés le 31 décembre 2014 après un appel à textes début janvier 2014, ouvert pendant une semaine.
Quel ne fut pas mon étonnement de découvrir par la bande que Fernando Arrabal (je lui avais communiqué une version papier du projet) livra le 31 décembre 2014, le texte d'une pièce inédite, Pinguinas, inspirée par le 2° livre du Don Quichotte, qui sera créée le 23 april 2015 dans un théâtre de Madrid.
Et coïncidence encore plus surprenante, le Théâtre de l'exil créera le 23 avril 2015, une pièce d'Alain Cadéo, Les Réveillés de l'ombre (Quichotte et Sancho revenus d'entre les morts) au Palace, rue des déportés, à Malataterre, la bourgade au plus fort score FN aux élections démocratiques départementales françaises.
Enfin, pour vous décourager définitivement de comprendre ce qui se déroule dans le monde, sachez que Juan Goytisolo recevra le 23 april 2015, les 125000 € du prix Cervantes 2014,
dans une bourgade de la Mancha dont il ne peut pas se rappeler le nom.
La date du 25 avril 2015 s'annonce particulièrement riche en disparitions, réapparitions, épaississements de mystères, dévoilement d'énigmes puisque pour les 100 ans de la relativité générale, ce jour-là et pour on ne sait combien de temps, l'espace deviendra élastique et le temps ne se déroulera pas en continu ou en boucles mais il passera de temps en temps en prenant son temps.
Jean-Claude Grosse, le 1° avril 2015
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le mystère du tombeau de Montaigne - Blog de Jean-Claude Grosse
18 novembre 2019, émotion et pendant que je découvre cette vidéo, 18 mai 2020 à 17 H 30, je relève 18/11-18/5, orage de grêle de 15' (Re)-découvrez en synthèse le déroulé de la première ...
https://les4saisons.over-blog.com/2020/05/le-mystere-du-tombeau-de-montaigne.html
découverte dela tombe de Richard III, caricaturé en imposteur par Shakespeare, le 25 août 2012 / découverte de la tombe de Cervantes, le 22 avril 2016 / découverte de la tombe de Montaigne le 18 novembre 2019
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