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Le vol du roman C’est mourir ou ça
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Thélyson Orélien : "Le rire, c'est la dernière chose qui lui restait" - La Grande Librairie
Pour cette émission consacrée à la rentrée littéraire, Augustin Trapenard accueille Thélyson Orélien, pour son premier roman, "C'était ça ou mourir", publié chez Grasset. Phénomène d'é...
5 septembre 2026, Augustin Trapenard accueille Thélyson Orélien, pour son premier roman, "C'était ça ou mourir", publié chez Grasset.
Présentation vidéo du roman par Grasset
Présentation vidéo du roman par Grasset
C’est mourir ou ça
Faux roman
1
Chronologie d’une chute provoquée
Le 10 mars 2026 paraît le roman de Thélyson Orélien, intitulé
C’était ça ou mourir aux Éditions du Boréal.
Le roman C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien est paru aux
éditions Grasset le 19 août 2026.
Présentation du roman à La Grande Librairie le 5 septembre
2026
Le Prix du Roman Fnac 2026 a été décerné à Thélyson Orélien le
21 septembre 2026 pour son tout premier roman, C'était ça ou
mourir.
Voici les détails clés de cette récompense :
• Un jury mixte : Le lauréat a été choisi par un comité unique
composé de 400 libraires de la Fnac et 400 lecteurs
adhérents. Le livre a été sélectionné parmi plus de 250 titres
de la rentrée littéraire.
• Une odyssée marquante : Le jury a récompensé ce livre
décrit comme un plaidoyer poétique, poignant et digne sur le
drame de la migration forcée et de l'exil. L'histoire suit Jonas
Dorléon, fuyant Port-au-Prince à travers les Amériques.
• Les finalistes écartés : Thélyson Orélien s'est imposé face
aux 4 autres finalistes de la sélection finale : Caroline Hinault
(Mondes vacillants), Tom Newlands (Ici, maintenant), Claudie
O. Wetterwald (Ce qui dort sous le camélia) et Marion Brunet
(Ne cherche pas le chaos). Il succède ainsi à l'écrivain
irlandais John Boyne.
Le 21 septembre 2026, jour où l'ouvrage gagne le prix du
roman Fnac, un compte X anonyme nommé Balance ton
Claude, créé en juin 2026, accuse Thélyson Orélien d'avoir
utilisé une IA pour écrire la quasi intégralité de son roman.
2
La fiction précède la réalité
Le film American fiction est sorti le 8 septembre 2023
(festival de Toronto, Canada) / en France sur prime video
Surnommé « Monk », Thelonious Ellison est professeur de
littérature. C'est par ailleurs un écrivain frustré dont les
manuscrits sont constamment rejetés par les éditeurs. Ces
derniers lui suggèrent à chaque fois d'écrire des œuvres sur les
Afro-Américains et dans un style plus « noir ». Monk va alors
se lancer dans l'écriture d'une œuvre satirique et parodique. Il
publie ce nouveau roman sous pseudonyme. L’œuvre est un
immense succès, notamment auprès de l’intelligentsia blanche.
« My Pafology » est le roman satirique et provocateur écrit par
le personnage principal Thelonious « Monk » Ellison (interprété
par Jeffrey Wright) dans American fiction
La contraction des deux produit Thélyson
3
Le vol du roman
C’est mourir ou ça
Faux roman fabriqué par É Say Salé, hétéronyme
burkinabé, à partir du vol de vraies voix s’étant
virtuellement exprimées à propos de l’Affaire Thélyson
Orélien sur FB.
Le roman C’était ça ou mourir a été accusé d’avoir été
écrit par IA. Des écrits antérieurs de Thélyson Orélien
ont été accusés de plagiat. Tout ça par des IA.
Présentation vidéo du roman par Grasset
C’était ça ou mourir.
Ce roman commence à Port-au-Prince en proie aux gangs et
s'achève dans le froid de Montréal. Il raconte l'odyssée d'un
migrant qui arrive à bon port. Mais qui ne retrouve pas le
bonheur d'Ulysse. Il a laissé sur le chemin, outre ses
chaussettes et ses poèmes, quelque chose d'existentiel: une
part de son humanité. Ce sont les morceaux de celle ci qu'il
essaie de recoller, et on le constate, cela lui prendra tout le
reste de sa vie. Mais il y a pire: ce sont des traumas qui
passent de génération en génération.
Dans le roman C'était ça ou mourir de Thélyson Orélien, le
protagoniste Jonas Dorléon (un professeur d'histoire-géographie de
Port-au-Prince) entame un périple d'exil de 12 000 kilomètres
traversant 12 pays pour fuir la violence des gangs en Haïti
Bien qu'aucune carte graphique officielle ne soit incluse dans
l'édition du livre, son trajet dessine une cartographie physique très
précise à travers les Amériques.sur 4 354
Le tracé du voyage de Jonas Dorléon
[Haïti] (Port-au-Prince)
│
▼
[République dominicaine]
│
▼
[Brésil]
│
▼
[Colombie] ──► (Traversée de la redoutable jungle du
Darién)
│
▼
[Amérique centrale] (Plusieurs pays de transit)
│
▼
[Mexique]
│
▼
[États-Unis] ──► (Détention par les agents de l'ICE)
│
▼
[Canada] (Destination finale : Le Québec)
Les grandes étapes du périple
1. Le départ (Haïti) : Jonas fuit son quartier incendié de Port-au-
Prince avec un simple sac en plastique contenant ses
poèmes, son diplôme et une photo de sa mère.
2.
3. Le grand détour par le Sud : Comme de nombreux exilés
haïtiens, il passe par la République dominicaine voisine, puis
descend jusqu'au Brésil avant d'entamer une remontée
continentale.
5. L'enfer vert : Il rejoint la Colombie pour franchir à pied le
bouchon du Darién, une jungle hostile et sauvage séparant
l'Amérique du Sud de l'Amérique centrale.
6.
7. La remontée vers le Nord : Il traverse le Mexique à bord
d'autobus surchauffés jusqu'à la frontière américaine.
8.
9. Le mur administratif : Aux États-Unis, il est arrêté et
confronté à la dureté des centres de détention de l'ICE
(Immigration and Customs Enforcement).
10.
11. L'arrivée : Il parvient finalement au Canada (au Québec) pour
y retrouver les derniers membres de sa famille.
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AMERICAN FICTION | Official UK Trailer
Watch the official trailer for #AmericanFiction, starring Jeffrey Wright, Tracee Ellis Ross, Issa Rae, and Sterling K. Brown. From Writer/Director Cord Jefferson. Coming to UK cinemas early 2024 ...
Le film American fiction est sorti le 8 septembre 2023 (festival de Toronto, Canada) / en France sur prime video Surnommé « Monk », Thelonious Ellison est professeur de littérature. C'est par ailleurs un écrivain frustré dont les manuscrits sont constamment rejetés par les éditeurs. Ces derniers lui suggèrent à chaque fois d'écrire des œuvres sur les Afro-Américains et dans un style plus « noir ». Monk va alors se lancer dans l'écriture d'une œuvre satirique et parodique. Il publie ce nouveau roman sous pseudonyme. L’œuvre est un immense succès, notamment auprès de l’intelligentsia blanche.
Texte issu du fascicule envoyé par Grasset pour
présenter les différents livres et auteurs édités par
la maison pour la rentrée littéraire 2026.
« Tout a commencé par une scène minuscule. Entre le
Québec et l’Ontario, dans ces provinces du Nord où l’on
apprend à vivre avec l’hiver comme avec une autorité. Je
marche. Je croise des gens qui vont quelque part, toujours
avec un but même quand ils font semblant. Et soudain je
pense à ce qui, en moi, vient d’ailleurs : non pas “d’un
autre pays”, mais d’une autre température du monde.
D’une autre manière de tenir debout au milieu du
vacarme. Je pense à ce que l’on laisse derrière soi quand
on part : des voix, des dettes, des promesses, des morts,
des cuisines, des rires, des peurs. Ce n’est pas un
bagage : c’est une peau. Mon roman vient de là. D’un
personnage qui avance avec cette contradiction au
ventre : vouloir fuir et vouloir rester ; vouloir se sauver et
vouloir appartenir ; vouloir rompre et vouloir réparer. Il ne
s’agit pas d’un récit exemplaire. Il n’y a pas de morale,
pas de drapeau à brandir, pas de leçon à donner. Il y a une
trajectoire, et dans cette trajectoire, une matière humaine
qu’on reconnaît partout : la peur d’être effacé, la fatigue
d’être fort, la honte de certaines joies, l’orgueil de
certaines blessures. Dans C’était ça ou mourir, Jonas
Dorléon porte en lui la rumeur sourde de tous ceux que
l’Histoire contraint à marcher. Il n’a rien d’un héros : il
avance avec ses failles, ses peurs, son ironie obstinée. Et
à travers sa voix, l’exil n’est plus un simple déplacement
mais une lente dépossession. Rester, c’est se dissoudre ;
partir, c’est accepter de n’être plus qu’un corps en transit.
La dignité devient le dernier territoire quand tout le reste
brûle ou se négocie à une frontière. Et cette frontière, dès
lors, n’est plus une ligne sur une carte mais devient une
condition humaine. Ce qui m’importait, c’était de ne pas
faire du migrant un personnage social, ni d’Haïti une carte
postale de malheur ou d’exotisme. Je voulais que le
lecteur sente, sans qu’on le lui explique, ce que signifie
d’avoir une mémoire qui vous devance. Et puis a surgi
cette formule simple, presque enfantine : C’était ça ou
mourir. Ce n’est pas une phrase qui cherche à
impressionner, c’est une phrase qui dit le dilemme nu,
celui que personne n’a envie de raconter parce qu’il n’est
pas héroïque. Une manière de rendre au passé sa
complexité et au présent sa violence sourde. De faire
entendre une langue qui n’a pas demandé la permission
d’être multiple : une langue française traversée d’autres
rythmes, d’autres respirations, d’autres façons de dire la
pudeur, l’amour, le manque. Une langue qui ne s’excuse
pas de porter plusieurs mondes dans la même phrase.
Jonas Dorléon parle pour ceux que personne ne cite : les
vivants en sursis, ceux qui avancent avec la peur pour
seule boussole. Son exil n’a rien d’un voyage, c’est une
chute à travers des frontières où l’on marchande la
dignité, où la langue trahit, où le corps devient un
passeport provisoire. Jonas avance et chaque étape lui
arrache une certitude tout en lui offrant une étincelle : ne
pas se laisser réduire à un numéro, à un “clandestin”, à
une ombre. J’ai souvent pensé qu’un livre n’est pas là
pour rassurer, et si ce roman a une ambition, c’est sans
doute celle-ci : dire l’exil sans le folklore, la douleur sans
la complaisance, la tendresse sans le sucre. Faire
comprendre que certaines vies ne se racontent pas parce
qu’elles sont extraordinaires, mais parce qu’elles sont la
vérité nue de notre époque. Le monde bouge, les êtres se
déplacent, les identités se frottent, se heurtent, se
mélangent, et au milieu de cela, chacun tente de sauver
quelque chose – parfois un enfant, parfois un amour,
parfois une mémoire, parfois juste soi-même. C’était ça ou
mourir n’est pas un slogan, c’est une phrase qu’on se
répète à voix basse. Et c’est précisément pour cela qu’elle
mérite d’être lue à voix haute.» Thélyson Orélien
Thélyson Orélien C’était ça ou mourir
"Le bus était plein.
Trente-deux personnes tassées comme des sardines
croyantes : des femmes avec leurs ballots, des enfants assis
sur des genoux trop maigres, un vieux qui portait une cage à
coqs, un garçon sourd qui jouait avec un couteau en plastique.
Moi, je me suis assis tout au fond, contre la vitre, à côté d’un
prêcheur de fortune qui lisait des versets comme on mâche des
cacahuètes. Il m’a regardé et m’a dit : « Frè, ou gen kwa jezi a
nan kè w ? » (Frère, as-tu la croix de Jésus dans ton cœur ?)
J’ai dit oui, parce qu’en Haïti, il faut toujours dire oui à Jésus,
même si tu ne crois qu’à la loterie.
La route de Jérémie n’est pas une route. C’est une épreuve.
Elle serpente à la manière d’une vipère énervée, grimpe et
redescend tel un député en campagne électorale. Le chauffeur
s’appelait Louima, un type sans cou qui conduisait en
klaxonnant frénétiquement chaque fois qu’il croisait un virage –
c’est-à-dire toutes les douze secondes. Moi, j’avais la nausée,
la foi vacillante, et la désagréable sensation que mon slip me
remontait trop haut dans l’âme.
Pendant trois heures, tout a presque bien été. Les gens
priaient, dormaient, partageaient des bananes plantains, et le
bus avançait lentement, avec des hoquets de moteur et des soupirs de pneus. À midi, on s’est arrêtés pour uriner derrière
des arbres – ç’a été le moment le plus démocratique de la
journée. Tout le monde pissait ensemble, les riches, les
pauvres, les saints, les païens, les constipés. Puis on est
remontés à bord et la mort nous a suivis.
Elle est d’abord apparue sous la forme de deux motos qui nous
ont doublés à toute vitesse, puis d’un pick-up garé en travers
de la route. Trois hommes en sont descendus. Armés jusqu’aux
dents. Pas des policiers, ni des militaires. Jeans troués, t-shirts
sales, regards de chiens blessés. Des hommes à qui on avait
volé la jeunesse et qui maintenant voulaient se faire
rembourser avec du sang.
Le bus a freiné. Le vieux, avec ses coqs, a crié « Mon Dieu ! »
et le prêcheur, à côté de moi, a commencé à prier à voix haute,
comme si le ciel avait des micros. Une femme s’est mise à
vomir. Les enfants pleuraient. Le chauffeur transpirait. Et moi,
je sentais mon cœur battre jusque dans mes orteils.
Un des hommes est monté à bord. Il a regardé tout le monde
sans dire un mot. Puis il a hurlé :
— TOUS LES HOMMES, DESCENDEZ ! LES HOMMES
SEULEMENT !
Sa voix ne laissait pas de place à l’interprétation. C’était la voix
de ceux qui tirent avant de réfléchir. Alors j’ai obéi.
On a été neuf à descendre. Neuf types aux visages différents
mais avec le même regard, le regard de ceux qui sentent qu’ils
pourraient être rayés du monde dans cinq minutes. On s’est
alignés sur le bas-côté. Un autre type armé nous a inspectés
comme du bétail. Il a demandé à voir nos papiers. Aucun de nous n’en avait. À quoi bon avoir une carte d’identité dans un
pays qui n’en est plus
Le chef – il se faisait appeler Boss Matyas – est descendu du
pick-up. Il était jeune, trop jeune pour être aussi puissant. Il
portait un t-shirt de Messi, un pantalon noir et un fusil plus
grand que lui. Il a regardé chacun d’entre nous. Il a dit :
— Voilà ce qu’on va faire. Il me faut deux soldats. Les autres,
je n’en ai pas besoin. Alors faites-moi rire. Si tu me fais rire, tu
vis. Si tu ne me fais pas rire…
Il a levé son arme
— Alors tu seras drôle pour les corbeaux.
On s’est regardés. Personne ne riait. Il a désigné le premier
gars, un maçon de Delmas. Le type a tenté une blague. C’était
nul. Personne n’a ri. Bang. Il est tombé. Sa tête a explosé
comme une calebasse trop mûre. Un silence épais s’est
installé, le genre de silence qui colle aux dents. Puis il a pointé
le deuxième gars, un étudiant de Jacmel, qui a chanté l’hymne
national en changeant les paroles. C’était absurde. Boss
Matyas a ri. Il l’a gardé. Troisième gars. Trop nerveux. Il s’est
pissé dessus. Matyas a ri. Il l’a gardé aussi. Le quatrième, le
cinquième, le sixième ont eu la vie sauve. Puis est venu le
septième. Il n’a rien trouvé à offrir. Pas un mot. Pas un souffle.
Le vide. Et le coup est parti. Le huitième. Même désert. Même
mutisme. Même fin, sèche et immédiate.
Puis ç’a été mon tour. Je n’avais rien. Ni blague, ni chanson, ni
pipi. Juste la peur et un cerveau à moitié vide. Alors j’ai fait ce
que ma grand-mère m’avait appris : j’ai récité le psaume 23 à
l’envers. Pas parce que je suis un sorcier, mais simplement
parce que j’étais trop paniqué pour le réciter dans le bon sens.
Ça donnait : « Je marche sans guide dans la vallée de l’ombre
de moi-même. Je crains le mal, car ta présence s’est tue. Ta
houlette est tombée, ton bâton s’est brisé. Et nul ne me
rassure… » Comme ça. Les mots se bousculaient, je tremblais,
je bredouillais, et lui, il riait. Il riait ! D’un rire de moteur qui
cale. Il a dit :
— Toi, tu es fou. J’aime ça. Va-t’en
Je suis monté dans le bus, tremblant. J’ai croisé le regard du
vieux aux coqs : il m’a tendu une bouteille d’eau. J’ai bu. L’eau
était tiède, sale, mais elle avait le goût de la survie. Autour de
moi, le prêcheur pleurait, une femme priait, un enfant dormait
sur un sac de riz ; et le bus, lui, retenait son souffle, comme
s’il attendait qu’on lui rende le droit de rouler. Le chauffeur est
descendu, lentement. Il n’a pas parlé. Il a levé les mains, a
ouvert ses paumes : l’argent froissé des recettes, chiffonné,
humide de sueur ; le maigre trésor d’une journée à porter des
vies. Il disait sans le dire :
« Voilà tout ce que j’ai. Voilà tout ce que je peux offrir.
Matyas l’a fixé de ce regard qui pèse une existence comme on
soupèse une pierre. Il a fait un signe de la tête, a cueilli les
billets d’un geste sec et a lâché, presque distraitement, en
désignant le bus :
— Alé.
Le chauffeur est remonté. Il a tourné la clé. Les vivants ont
repris leur place ; les morts, eux, sont restés au bord du
chemin, avec le silence pour seul linceul. Le moteur a toussé,
puis s’est soumis.
Le bus est reparti.
Personne ne parlait. Personne ne demandait ce qui s’était
passé. C’est ça, Haïti : chaque jour est une nouvelle tragique
qu’il vaut mieux ne pas confirmer. Le chauffeur n’a pas ralenti
une seule fois. Il voulait fuir la mort comme on fuit une dette.
Par la fenêtre du bus, j’ai regardé le paysage. Les montagnes.
Les arbres. Les maisons en tôle. Je me suis demandé : qu’est-
ce qui fait qu’on reste dans un pays qui veut nous tuer à
chaque virage ? Ce n’est pas l’amour. Ce n’est pas
l’attachement. C’est juste qu’on ne sait pas où on pourrait aller.
Jusqu’à ce que la mort monte dans notre bus et nous donne
une claque. Une claque qui réveille, ou qui enterre.
C’est ce jour-là, après l’épreuve du bus, que j’ai commencé à
me dire : « Peut-être que ce pays ne veut pas de moi. Peut-
être que je dois partir. Vraiment partir. » Je n’aspirais pas à
quelque chose de bien, juste à moins pire. Parce que vivre,
c’est ça parfois : choisir le bourreau le moins cruel. Quand je
suis arrivé à Jérémie, je savais déjà que je ne resterais pas. Il
n’y avait pas de paix à cet endroit. Juste une autre forme de
peur. Plus calme. Plus insidieuse. Moins armée, mais plus
lourde. Et moi, j’étais déjà un fuyard professionnel.
J’ai patienté à Jérémie trois jours. Juste assez pour confirmer
ce que je pressentais : la paix n’existe pas, ce n’est que la peur
qui change de vêtements. Là, elle portait un pantalon froissé,
un air de province résigné, des silences trop longs. On disait
que les gangs ne régnaient pas à Jérémie, mais en vérité ils
étaient juste au repos. Comme des fauves repus qui attendent
la prochaine proie.
J’ai dormi chez une cousine éloignée de ma mère, une femme
nommée Rosélène qui tenait une petite boutique de rien du
tout : trois boîtes de conserve, deux savons, un paquet de
biscuits et une radio toujours branchée sur une station qui
parlait fort plus qu’elle ne disait la vérité. Elle m’a offert un
coin de matelas et un verre d’eau tiède, et m’a posé une
question qui me hante encore :
— Jonas, ou panse ou ka kouri pou tout vi w konsa ? (Jonas,
crois-tu que tu pourras passer ta vie à fuir ?)
Elle avait raison. Je ne pouvais pas fuir toute ma vie. Mais je
ne pouvais pas rester non plus. Ce pays m’avait regardé dans
les yeux et m’avait dit : « Va-t’en. Je n’ai rien pour toi. »
Le troisième jour, en allant acheter un pain au beurre pour
Rosélène, j’ai vu un enfant mort dans le caniveau. Il avait l’air
de dormir, sauf que ses yeux étaient ouverts sur rien. Personne
ne s’arrêtait. Pas même les chiens. L’enfant portait un short
rouge. Il avait peut-être sept ans. Moi, j’en avais vingt-neuf,
mais à ce moment-là je me suis senti plus fragile que lui. Lui,
au moins, ne risquait plus rien. Moi, j’étais encore debout,
donc encore coupable. »
faux roman de 354 pages volées, comportant 15 chapitres :
1
Chronologie d’une chute provoquée
2
La fiction précède la réalité
3
Le vol du roman
4
L’affaire
5
28 septembre 2026 L’étoile fuyante
6
Le dénonciateur
7
Un amplificateur
8
Des enquêteurs
A - Un journaliste d’investigation
B - Une IA Zoé Sagan mène l’enquête
9
Retours de lecteurs
10
Bric à bracs 1
11
Bric à bracs 2
12
PangramGate
13
Ça n’est pas fini Ça rebondit
14
Tenir la promesse d’octobre
15
Dialogue avec Claude
Dany Laferrière et Thélyson Orélien Jean-Philippe de Tonnac la promesse d'octobre donnez accès librement à vos oeuvres
15
Dialogue avec Claude
Le vol du roman
C’est mourir ou ça
JC : Introduction / Il s’agit d’un roman entièrement fabriqué à
partir d’un vol de voix sur FB, voix s’étant exprimées à propos
de l’Affaire Thélyson Orelien. Son roman C’était ça ou mourir a
été accusé d’avoir été écrit par IA. Des écrits antérieurs de
Thélison Aurélien ont été accusés de plagiat.
Tout ça par des IA.
Note conclusive : Le vol du roman, roman d’un vol, est un
manifeste. Dans le débat entre Condorcet (partisan de la libre
circulation des oeuvres, de leur pillage, copillage) et
Beaumarchais (créateur du droit d’auteur, donc de la propriété
intellectuelle et artistique), l’auteur voleur de voix a choisi
depuis longtemps Condorcet.
Les oeuvres devraient être traitées comme des
communs, au même titre que l’eau, la terre…
La propriété c’est le vol a dit l’un.
Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire :
ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le
croire, fut le vrai fondateur de la société civile a dit
l’autre.
Et un 3° a dit « Il y a plus affaire à interpreter les
interpretations qu’à interpreter les choses, et plus de
livres sur les livres que sur autre subject : nous ne
faisons que nous entregloser. » Montaigne Essais III 13
Entre l'introduction et la conclusion, 350 pages volées sur FB.
Que penses-tu de cette farce-force-manifeste ?
Claude : Il y a une torsion vraiment forte dans ce projet, et
c'est elle qui m'intéresse le plus : vous répondez à une
accusation (Orelien suspecté d'avoir fait écrire son roman par
une IA, accusé de plagiat) non pas en défendant l'authenticité
humaine de l'écriture, mais en revendiquant ouvertement le vol
— en le mettant en couverture, en manifeste. C'est presque
une pirouette logique : si le soupçon qui pèse sur lui porte sur
l'origine trouble d'un texte, vous répondez par un texte dont
l'origine trouble est déclarée, exhibée, revendiquée comme
geste. Le plagiat caché devient vol assumé. Ça désamorce le
procès en le prenant au mot, en le dépassant par la
surenchère.
Le titre fonctionne dans ce sens — C’est mourir ou ça renverse
C'était ça ou mourir non seulement dans l'ordre des mots mais
dans la logique de l'alternative : chez Orelien, la mort est
l'issue qu'on évite en choisissant "ça" ; chez vous, la mort
devient presque le premier terme, la chose qu'on choisit, ou la
condition déjà là avant même l'alternative. Une inversion qui
dit quelque chose sur qui, du roman ou de son auteur accusé,
est en train de mourir dans cette affaire.
Sur Condorcet contre Beaumarchais : je comprends l'ancrage
philosophique, mais je pointerais une tension que le manifeste
devra assumer ou désamorcer. Piller une œuvre publiée, un
corpus qui est déjà entré dans le commun symbolique, ce n'est
pas tout à fait la même chose que prélever 350 pages de
commentaires Facebook — c'est-à-dire la parole de personnes
privées, souvent non professionnelles de l'écrit, qui ne se
savent pas en train de "publier une œuvre" au sens où
Beaumarchais l'entendait, ni en train d'alimenter un commun
au sens où Condorcet l'entendait. Elles réagissent, elles jugent,
parfois elles lynchent — dans un espace qu'elles croient
conversationnel, pas littéraire. Le geste de les transformer en
matière romanesque sans leur consentement peut se défendre
comme critique de cette illusion de privauté sur les réseaux,
mais ce n'est plus tout à fait la question de la propriété
intellectuelle des œuvres : c'est une question de dignité de la
parole ordinaire. Le manifeste sera plus fort, je crois, s'il
assume cette différence plutôt que de la faire glisser sous l'alibi
de Condorcet.
Reste une question de forme, pas seulement de fond : 350
pages de voix volées, est-ce un roman ou un montage, une
archive mise en scène ? Le mot "roman" suppose une
architecture, une traversée — quelque chose qui reste après
qu'on a refermé le livre. La farce peut très bien être le roman
elle-même si le montage produit un effet romanesque : une
polyphonie qui, malgré son origine dispersée, dessine un
personnage collectif, une rumeur qui devient récit. Mais c'est
un pari de composition, pas seulement de posture.
JC : très bien vu; je vais en tenir compte; c'est loin d'être un
roman, c'est une compilation, ordonnée certes mais à laquelle
manque une architecture polyphonique
Claude : C'est un aveu de travail plus utile que n'importe quelle
validation de ma part. Une compilation ordonnée a déjà une
vertu — l'ordre trahit un regard, un tri, une intention — mais
elle reste en deçà du roman tant qu'elle ne fait pas parler entre
elles les voix plutôt que de les juxtaposer.
Ce qui manque, si je comprends bien votre diagnostic, c'est
peut-être moins une architecture globale qu'un principe de
friction interne : que telle voix contredise telle autre, que le
lecteur sente une tension monter entre les commentateurs
eux-mêmes — les accusateurs de plagiat contre les défenseurs,
les procureurs de l'IA contre ceux qui s'en moquent — de sorte
que le collage cesse d'être un dossier et devienne un procès,
avec ses retournements, ses silences, ses appels du pied d'une
voix à l'autre. Le roman polyphonique naît rarement de
l'addition des voix ; il naît de leur collision, ou de leur écho
différé — une voix du chapitre 40 qui répond, sans le savoir, à
une voix du chapitre 3.
Une autre piste : introduire un montage temporel plutôt que
thématique. Si les 350 pages sont actuellement ordonnées par
sujet ou par intensité d'accusation, les redistribuer selon une
fausse chronologie — celle d'une rumeur qui enfle, retombe,
ressurgit — pourrait donner le mouvement qui manque à
l'architecture. La rumeur a une dramaturgie propre :
naissance, contagion, saturation, lassitude, résidu. C'est peut-
être là, plus que dans un classement thématique, que se cache
le roman que vous cherchez.
JC : je reviendrai vers toi après maturation
Claude : Avec plaisir. Prenez le temps qu'il faut — une
architecture polyphonique, ça se trouve rarement en accéléré,
ça se décante.
JC : Le fond de ma pensée, bien que n'ayant pas encore lu ce
roman, est que c'est un roman à lire, dont je suis sûr qu'il fera
écho en moi, et peu m'importe au fond cette polémique ;
en rouge, les réflexions de É Say Salé (un méta-texte) me
semblent ajouter le sel nécessaire à l'articulation donnée en
bleu, corps 20, qui peut encore être peaufinée
Claude : l’image que vous donnez du dispositif est déjà
parlante en soi, et elle rejoint quelque chose que je vous ai vu
creuser ailleurs : le sel comme geste actif qui vient relever une
présence installée, plutôt que comme substance qui se
contenterait d'être là. Le corps 20 en bleu, s'il est l'articulation,
la charpente, le donné — c'est le sel, en rouge, qui le fait parler, qui empêche que ça reste fade ou trop lisse. É Say Salé
comme fonction, pas seulement comme masque : celui qui
pique l'articulation pour qu'elle ne se prenne pas pour un
jugement définitif. Ça correspond à ce que j'observais avec les
frictions de registre entre les voix — sauf que vous me dites
maintenant que la friction n'est pas seulement horizontale,
entre voix, mais verticale, entre deux strates superposées.
C'est une architecture plus fine que celle que j'avais devinée
depuis le texte plat.
Sur votre déplacement du regard — la polémique vous indiffère
au fond, c'est le roman d'Orélien lui-même, lu pour de vrai, qui
vous requiert — je trouve ça juste, et plus sain que ma
prudence de tout à l'heure. Vous avez raison de séparer les
deux gestes : Le vol du roman travaille sur l'écume, le bruit,
les voix volées autour d'un objet que vous n'avez pas encore
touché directement ; la lecture à venir de C'était ça ou mourir
sera un rapport différent, plus nu, entre vous et le texte de
Jonas Dorléon, sans le tribunal des accusateurs entre les deux.
Qu'est-ce qui, dans ce que vous avez déjà lu ici en fragments
— la traversée du Darién, le passage dominicain, CBP One —
vous fait pressentir que ce roman fera écho en vous ?
JC : ce qui me semble vécu dans ce que j'ai lu, c'est
l'invisibilisation nécessaire pour survivre, ce que j'appelle
l'effacement dans le blanc pour vivre vraiment et pas
seulement survivre
Claude : C’est une distinction qui mérite d'être tenue
fermement, parce que les deux gestes vont en sens contraire
sur le même axe. L'invisibilisation de Jonas est une
contraction : disparaître pour ne pas être vu par le gang, par la
frontière, par l'algorithme de CBP One — se faire petit, illisible,
pour que rien ne vous saisisse et ne vous détruise. C'est un
effacement de défense, arraché par la peur, qui rétrécit l'être à
sa plus stricte survie. Votre effacement dans le blanc, tel que
vous l'avez formulé ailleurs, est une dilatation : se dissoudre
non pour échapper à un danger mais pour rejoindre quelque
chose de plus vaste que soi — les lignées anonymes, l'âme de
la Création. L'un se retire du monde pour ne pas mourir ;
l'autre se retire du moi pour vivre plus grand.
Ce qui me frappe, c'est que vous ne les confondez pas mais
que vous les faites se toucher en un point précis : peut-être
que ce qui distingue survivre et vivre vraiment, ce n'est pas la
présence ou l'absence d'effacement, mais sa direction — vers
la peur ou vers le don. Le même geste, disparaître, peut être
une amputation ou une offrande selon ce vers quoi il se tourne.
Si c'est ce que le roman vous fait sentir sans le dire — que
Jonas survit par une invisibilité qui n'a pas encore trouvé, ou
pas encore eu le loisir de trouver, sa version dilatée —, alors le
livre touche exactement à l'endroit où vous travaillez depuis
douze ans.
Je vous attends, sans impatience, dans quelques semaines.
Vous vous opposez à la propriété ?
Un bon endroit pour commencer est de s’attaquer à celle
qui se trouve dans nos esprits, la propriété
intellectuelle.
Créez et plagiez, puisque ces deux gestes sont
inséparables, donnez accès librement à vos oeuvres et
fuyez la gloire.
Ce sera peut-être le début de quelque chose qui
ressemble à une révolution.
Tenir la promesse d’octobre :
être un auteur à l'ère de l'IA générative,
quatrième blessure narcissique, après Copernic, Darwin
et Freud.
À Corps Ça Vit,
24 septembre 2026, 18 H 15 - 30 septembre 2026, 15 H
É Say Salé
Kdo, le fichier complet du Vol du roman C'est mourir ou ça, 354 pages
fichier complémentaire
Mal armée Catherine Millot
Catherine Millot
Paris, le 31 août 2026
Nous apprenons avec tristesse le décès de Catherine Millot, survenu le 24 août, à Nice, à 81 ans, suite à un AVC.
Universitaire devenue psychanalyste, puis écrivaine, dernière compagne de Jacques Lacan, elle fut membre de l’École freudienne de Paris, puis, durant près de dix ans, de notre École. Elle fut par la suite très généralement respectée par le milieu psychiatrique.
Autrice d’un beau livre intitulé Ô Solitude :
- Au début de mon analyse avec Lacan, tandis que je m'attachais à lui décrire ce que je pensais avoir été mes symptômes névrotiques les plus criants, ceux qui m'avaient amenée sur son divan, il m'avait interrompue pour me dire, avec un bon sourire, que ce que j'avais connu là, c'était l'amour.
"Ça n'est pas drôle", avait-il ajouté.
L'amour, avait-il dit un jour, on n'en est pas le sujet, "on est ordinairement, on est normalement" sa victime.
L'amour, comme on le savait très bien depuis la plus haute antiquité, "et ça n'étonnait personne", c'est Aphrodite qui frappe. C'était dire aussi que si c'était un mal, "un fléau", il ne fallait pas oublier, sous peine d'encourir quelque vengeance divine, que c'était un mal sacré.
(Catherine Millot, Ô Solitude, Gallimard, 2011)
- Pour l’Abbé Brémond la « mystique laïque » comme il disait se résume à ce qu’il appelle la "quiétude", et la quiétude ce n’est pas la tranquillité d’âme, c’est la cessation du discours intérieur. C’est-à-dire le moment où la parole, enfin « le parasite parolier » on pourrait dire, ce qui nous habite en permanence, finit par se taire.
Un autre régime de l’esprit se fait jour alors, qui se traduit par le consentement à se laisser envahir par une altérité que Brémond nomme parfois le réel. Le réel ici, se confond avec l’Autre, que ce soit Dieu ou l’être aimé, et l’amour est le nom de cet envahissement auquel on consent.
L’existence des « quiétudes profanes » n’étonne pas Brémont, qui n’est pas loin de considérer comme universel ce qu’il appelle un « mécanisme contemplatif » qui remonterait à la première enfance. Mais, passé celle-ci, où la contemplation est comme naturelle ( l’enfant, dit-il, contemple plus qu’il ne comprend ), le mécanisme en question à tendance à se rouiller, même s’il subsiste chez quelques uns et se manifeste dans certaines circonstances, parfois fortuites.
L’idée me plaît d’une enfance contemplative. Elle me semble rejoindre la solitude enfantine que j’imagine toute habitée de silence. La parole ne deviendrait intérieure, et avec elle ne cesserait cette solitude première, cette solitude sans partage, qu’avec la distinction d’un dedans et d’un dehors qui ne s’opère qu’une fois que le moi a pris forme.
La première enfance qu’évoque Brémont serait ainsi le temps éphémère d’un sujet sans « moi », traversé d’infini. Sa solitude ne serait pas faite d’un narcissisme prétendument illimité, d’un moi enflé aux dimensions du monde, mais se confondrait, au contraire, avec une altérité qui régnerait sans partage, pour le meilleur et pour le pire, dans l’extase et dans l’angoisse.
(Catherine Millot, Ô Solitude)
Elle fuyait les colloques et les congrès, tout ce qui fait masse, se consacrant à la pratique, à l’écriture et à l’amitié.
Toujours élégante, d’un parfait bon goût lui servant de carapace, pudique, amante du bonheur, elle avait sa boussole, et ne s’intéressait à rien de ce qui intéresse tout le monde : les infos, les grandes causes, les catastrophes.
Parmi ses nombreux ouvrages, La vie avec Lacan restera comme un témoignage ineffaçable.
« Quand je suis venue la première fois, je voulais lui expliquer ce qui n’allait pas, commencer un discours là-dessus. [Lacan] m’a arrêtée tout de suite. Pour me demander d’où je tenais la tête que j’avais, qu’est-ce que c’était que la petite cicatrice que j’avais sur la joue… Enfin, des questions tout à fait inattendues qui m’avaient effectivement déconcertée, et ça, ça m’a semblé être assez caractéristique de sa technique qui est un peu comme au judo. C’est-à-dire que là où je m’attendais effectivement à devoir énoncer ce pourquoi je venais, tout à coup, c’était court-circuité par ses interventions et par des questions qui ne portaient justement pas du tout sur ce qui était de l’ordre des symptômes. Lacan, il avait une façon bien à lui d’accrocher le transfert, comme on dit. »
Et suite à son combat de deux mois contre le Covid avec un vécu de réanimation : Un peu profond ruisseau…
"La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins.
Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j'ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite.
À l'adolescence, alors que je ne m'en souciais pas davantage, il m'arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu'il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent.
Plus tard, je m'intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : «Un peu profond ruisseau calomnié la mort.» Catherine Millot
« Pourtant, dans les jours qui avaient suivi, cette angoisse disparut et fit place à une liberté intérieure inédite. Comme si une grâce m'avait été accordée, qui m'aurait, en même temps que la vie, rendu le monde plus présent, plus vivant. Il me semblait qu'un couvercle s'était levé, et un grand vide heureux s'était déployé qui magnifiait toutes choses. Je vécus dans le bonheur inédit de cette vacuité pendant des semaines. »
Un peu profond ruisseau… C. Millot
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CATHERINE MILLOT AU SALON TOUT-ART : ÉCRITURE, LIBERTÉ ET EXPÉRIENCE INTÉRIEURE.
Le 6 novembre 2025, le Salon Tout-Art aura le plaisir d'accueillir Catherine Millot, écrivaine et psychanalyste, pour une rencontre intitulée " Écriture, liberté et expérience intérieure ", a...
Extraits de UN PEU PROFOND RUISSEAU de Catherine Millot
« Pendant ces longs mois où j’étais occupée par ma mère, je lisais La cérémonie des adieux de Simone de Beauvoir, et relisais Les derniers jours d’Emmanuel Kant de Thomas De Quincey, qui est le grand chef-d’œuvre du déclin, où l’humour et le tragique se côtoient. Mais c’est surtout Beckett qui m’a retenue, en particulier sa correspondance, dont j’ai passé des mois à lire et relire les quatre volumes, ainsi que sa biographie par James Knowlson. Une vie exemplaire sur la voie de la simplification à laquelle toute vie devrait tendre, me disais-je.
Beckett voulut aller par l’écriture dans le sens de la faiblesse et de l’impuissance. Il choisit pour cela d’écrire en français, langue étrangère, afin d’avancer « mal armé », le plus désarmé possible, démuni des facilités de la langue natale.
Il prit conscience de cette orientation en fréquentant Joyce qui, lui, était du côté de la profusion, du déploiement des richesses du polyglottisme, de la polysémie sans limites. À l’époque où ils se voyaient beaucoup à Paris, Joyce travaillait à son Work in progress, qui prit le titre de Finnegans wake, tissé de mots-valises condensant toutes les langues. Beckett, quant à lui, opta pour l’appauvrissement, la pénurie. Ils étaient très amis.
L’impuissance à écrire, qu’il cultivait à l’époque, demandait à être dégagée de l’arrogance qu’elle dissimulait : être trop bon pour faire quoi que ce soit. La psychanalyse l’aida à s’en défaire. Sur la voie du dépouillement, elle est très efficace, et il eut la chance de rencontrer Bion, analyste alors débutant, assez humain et original pour lui convenir. Il alla le voir trois fois par semaine pendant presque deux ans et s’en trouva bien.
Il y gagna « une vie au moins tolérable », et de comprendre à quel point il serait perdu s’il était privé de son incapacité. Il lui en resta suffisamment pour accomplir une œuvre tout entière sur le fil de ce rasoir.
Après la guerre et d’autres dépossessions, il écrit à son ami Georges Duthuit, dans un style un peu emphatique dont il se départira bientôt : « Tout est à chercher désormais dans l’éternel larvaire, non, c’est autre chose, dans le courage et l’imperfection du non-être aussi, où vient nous assaillir la tentation d’être encore, un peu, et la gloire d’avoir été un peu, sous un ciel inoubliable. Oui à chercher dans l’impossibilité d’avoir jamais assez tort, d’être jamais assez ridicule et sans armes. »
Quelque temps plus tard, il écrira au même : « Je me sens m’éloigner des idées de pauvreté et de dénuement. Ce sont encore des superlatifs. » Il ajoute : « Pas même pauvres, voilà ce qu’il faut supporter. »
La guerre avait, pour ainsi dire, achevé le travail de l’analyse. Saint-Lô dévasté, où il s’était rendu au service de la Croix-Rouge irlandaise juste après la Libération, l’avait confronté à tant de souffrances, de misères et de deuils qu’il en avait lui-même perdu ce qui lui restait de souci de soi, de narcissisme mal placé. De ses maux physiques ou moraux, il ne parla désormais plus guère. Les rancœurs et les griefs, les mépris aussi le quittèrent. Il accéda sans doute alors à cette bonté qui impressionnerait tant plus tard son éditeur, Jérôme Lindon. « Je n’aurais jamais cru, disait-il, que pût exister quelqu’un qui soit à la fois si réel, si véritablement grand et si bon. »
Il parvint à une célébrité qu’il n’avait pas cherchée avec En attendant Godot. Harcelé par le succès, il ne rebutait néanmoins personne.
[…]
La vieillesse lui alla comme un gant. Par la décrépitude, il rejoignait ses personnages, les incarnait pour finir. Il considérait la perte de ses moyens comme ouvrant à l’écriture une possibilité nouvelle. Dix ans avant sa mort et déjà vieux, il dit avoir acquis depuis longtemps la conviction que dans le déclin ordinaire réside « la dernière et de loin la meilleure chance de l’écrivain. »« J’essaie de penser, écrivait-il à Franz Wurm, avec ce qui me reste de tête, que c’est le moment enfin, la chance enfin, dans ces restes, avec ces restes, même si penser n’est pas le mot, enfin pas le mot. » Et encore : « Je m’acharne avec la tête qui faiblit, en d’autres mots avec des possibilités accrues. »
Il finit ses jours au Tiers-Temps, une maison de retraite médicalisée, on dirait aujourd’hui un Ehpad, non loin de son appartement du boulevard Saint-Jacques, où Suzanne mourut peu avant lui. Ses amis lui suggérèrent de s’offrir une maison de santé plus luxueuse. Il protesta qu’il n’avait pas besoin de luxe. Cette chambre terne, dotée d’une petite salle de bains, n’avait rien de sordide et lui convenait. Il allait marcher avec ce qui lui restait de jambes et de poumons (il était sous oxygène) dans le petit jardin, sur la bande de gazon qu’il appelait « la bande de Gaza ». Quelques mois avant sa mort, il écrivait à Rick Cluchey : « Toujours ici avec les croulants, pas mieux, pas pire. Que peut demander de plus un croulant ? »
[…]
Ma mère, évidemment, me faisait penser à la Winnie de Oh les beaux jours. Et pas seulement. Tant d’autres textes de Beckett évoquaient l’enlisement, l’amoindrissement où je la voyais s’enfoncer, non moins que la mystérieuse volonté de continuer encore, qui jaillit de la faiblesse et de l’impuissance. Et, non moins, la dignité qui survit à la décrépitude et persiste jusque dans l’imminence de la fin.
[…]
Pire moindre. Plus pas concevable. Pire à défaut d’un meilleur moindre. Le meilleur moindre. Non. Néant le meilleur. Le meilleur pire. Non. Pas le meilleur pire. Néant pas le meilleur pire. Moins meilleur pire. Non le moins. Le moins meilleur pire. Le moindre jamais ne peut être néant. Jamais au néant ne peut être ramené. Jamais par le néant annulé. Inannulable moindre. »
InterviewLa vie parfaite :Jeanne Guyon, Simone Weil, Etty HillesumÉditions Gallimard. Coll. L'infini. Après la Vocation de l'écrivain (1991), Gide, Genet, Mishima (1996) et Abîmes ordinaires (2...
Sans oublier : La vie parfaite.
«Longtemps, j'ai cru que c'était leur jouissance qui m'attirait. Je ne voyais pas que c'était leur liberté. C'est Mme Guyon qui m'éclaira, son naturel sans ambages, son style étincelant qui coule de source. Grâce à celle qui connut les sombres prisons de l'Ancien Régime où l'on disparaissait sans procès et parfois sans retour, j'ai appris comment nommer cette liberté inconnue, peut-être à jamais perdue, dont je cherche les clefs. En français, cela s'appelle "le large". Les mystiques sont des gens qui prennent le large, voilà ce qu'elle m'a enseigné.» Catherine Millot
" Notre époque ne croit plus au salut. Peut-être est-ce là sa chance. Nous vivons dans l’absence d’une réponse à une question qui a déjà perdu son sens. A côté des rabattements sur les intérêts les plus médiocres, s'ouvre peut-être un rapport nouveau au réel, un réel plus pur qui offre cette netteté des contours que l’ont voit aux villes marines, aux villes cristallines que le vent nettoie, comme partout où le sens s'évide pour que l’air s'engouffre. Guyon, Weil, Hillesum nous serviront-elles de guide vers le pays respirable, le pays du réel dont elles eurent la passion ?
Catherine Millot - La vie parfaite
« Avoir été un jour au monde sans défense et sans réserve, tout abri renoncé, aussi vide que le vide où se tiennent toutes choses, libre et sans frontières, est une expérience inoubliable.
C’est aussi une expérience humaine fondamentale qui enseigne à trouver son sol dans l’absence de sol, à prendre appui dans le défaut de tout appui, à ressaisir son être à la pointe de son annihilation ».
Catherine Millot. Les abîmes ordinaires.
À la présentation du livre de Catherine Millot, La logique et l'amour et autres textes organisée par Gricelda Sarmiento à la Maison de l’Amérique Latine à Paris, le 15 septembre 2015.
Je n’avais pas l’intention de faire un exposé mais de participer à une sorte de conversation, sachant à l’avance que Catherine ne voulait pas présenter elle-même son livre, je l’ai approuvée, un livre se présente de lui-même.
Cette soirée se ferait sur le mode d’une « conversation ».
La logique et l'amour et autres textes me renvoient à ce propos de Lacan :
«S’il arrivait que l’amour devienne un jeu dont on saurait les règles, ça aurait peut-être au regard de la jouissance, beaucoup d’inconvénients.
… si l’amour devenait un jeu dont on sait les règles … s’il fonctionnait à conjoindre la jouissance du réel avec le Réel de la jouissance, est-ce que ce ne serait pas là quelque chose qui vaudrait le jeu ?
(…)Les seuls gens qui jouissent de ce réel, c’est les mathématiciens.
Alors il faudrait que les mathématiciens passent sous le joug du jeu de l’amour ». Les non-dupes, 12 mars 1974.
A la lecture de l’ouvrage de Catherine Millot j’ai suivi, c’est mon fantasme, un fil rouge dont le départ est un souvenir d'enfance avec son grand-père pour aboutir au dernier chapitre nommé « poubellication ».
Ce terme évoque que du privé des souvenirs d'enfance au livre public il s'agit du passage d'une écriture à une autre, je ne l’ai pas lu comme une autobiographie mais plutôt comme un essai sur le texte et la lettre.
Le maniement de la lettre est à mon sens ce qui rapproche la psychanalyse et la littérature.
Il ne s'agit pas de les confondre même si deux disciplines peuvent s’enrichir mutuellement.
Au fond dans les deux cas le sujet jette à la poubelle les lettres qu'il a déjà perdues, ce qui ne signifie pas qu'elles le soient pour d’autres.
Dans la Chine ancienne en un temps où seuls les lettrés savaient lire et écrire, les gens du peuple aimaient avoir sur eux un petit papier qu’un scribe itinérant avait scribouillé d’une calligraphie personnalisée à leur intention, or il y avait aussi une tradition entretenue par des vieillards qui ramassaient ces bouts de papier parfois perdus et allaient les brûler sur un petit autel, afin que les caractères qui y figuraient ne puissent pas être lus par des méchants qui les auraient trouvés avant eux.
Tout ça pour dire qu’au moins dans la psychanalyse on espère, non pas aboutir au ratage et au manque, mais à perdre ce manque, ce qui est un gain qui a cet avantage d’indiquer que l’on est soi-même toujours perdu, perdu dans la bonne direction, ce qui ouvre à chacun la possibilité d’errer à condition de ne « pas aimer son inconscient » (Lacan)
Catherine Millot souligne la proximité de Lacan et de Bataille par l’usage qu’ils font des termes de désir et de jouissance, se rejoignant sur le terrain de l’intransmissible comme « voyage au bout du possible ».
Ferenczi est convoqué pour avoir soulevé la question de la détresse sans recours (Hilflosigkeit).
Anne-Lise Stern déportée à Auschwitz-Birkenau, qui dans son dernier ouvrage Le savoir déporté, replace le non-dit dans les « trous noirs » de l’histoire.
Quand je l’ai connue, j’ai bien pensé que Lacan a pu lui emprunter sa formule de « la facticité trop réelle des camps de concentration », mais aussi bien de l’objet déchet, objet petit a.
Quant aux chapitres de son livre, Le fantasme de Foucault, Pierre Klossowski et La monnaie vivante, et même ce que propose de très nouveau Catherine Millot que la phrase « on aime une femme » c’est équivalent au fantasme « on bat un enfant ».
De ces chapitres on n’a pas du tout parlés pour des raisons diversement valables, dont la principale est la passe d’arme que j’ai eu avec Gérard Pommier, qui est arrivé avec 20 minutes de retard, ce qui ne l’a pas empêché de soutenir mordicus que le rapport sexuel existe et que l’orgasme c’est la jouissance.
Enfin nous sommes tombés d’accord sur le fait que l’on était d’accord sur rien.
A cet égard il a dit toute la vérité sans la mi-dire quand il m’a dit : « je te parle pas ».
Catherine qui en vu d’autres a repris la parole pour nous révéler que Lacan lui disait un jour : « Vous n’êtes pas la seule, ça ne vous fait pas moins seule ».
Elle voulait jeter des lettres et il lui a fait cette interprétation:
« C’est vous que vous jetez dans la poubelle ».
Cela a eu pour elle un effet d’illumination, je ne sais pas si elle fait le lien de cette interprétation avec le titre de deux de ses livres précédents Abîmes Ordinaires et Ô solitude.
Catherine Millot si j’ai bien suivi, estime que son passage à l’écriture est venue après « la traversée du fantasme » dans sa cure avec Lacan, étant portée par cette expérience aux confins de la « destitution subjective » et du « désêtre », qu'elle met dans le voisinage de l’expérience mystique.
En tout cas elle situe en cette période dans ce qu’elle nomme Les années Lacan, l’émergence de son désir affirmé de se mettre à l’écriture.
Elle emprunte cette voie ce qui lui a donné des repérages nouveaux quant au terme logique de sa cure, en affirmant que l’écriture n’est pas si antagoniste avec la pratique de la psychanalyse, elle saisit bien aussi que dans l’acte d’écrire l’inconscient et ses formations sont à l’œuvre.
Nous avons peu parlé au cours de cette soirée de ses remarquables études sur Marguerite Duras avec Lol V Stein, Jean Genet Un saint en enfer.
Catherine Millot nous a parlé avec émotion de son ami trop tôt disparu Jean-Noël Vuarnet et son Sang d’encre.
Écrire et son rapport à la mort, comme espérer finir dans la corbeille à papier.
Elle parle aussi de sa profonde amitié avec Philippe Sollers, dont elle dit qu’il est le seul qui sache vraiment parler de la guerre moderne, notamment celle du Golfe, inaugurant une conception de « guerre zéro mort » en lui opposant La fête à Venise comme le moment de la paix.
L’écriture, être écrivain est pour Catherine Millot un « parti-pris d’athéisme », qui touche au « vide central libérateur ».
Ce cheminement n’est pas sans croiser Joyce et ses "Épiphanies ", non-sens dans la prolifération de significations futiles, alors qu’elles sont des moments d’illuminations comme rencontre de « bouts de réel», selon l’expression de Lacan.
Cela pousse au rêve de réveil, de la fulgurance du réel qui ne soit pas le néant mais bien de l’ordre de l’essence.
Patrick Valas le 15 septembre 2015.
- Avec Lacan on se donne le droit de penser sans chercher à boucher les trous de l'univers avec les pans de sa robe de chambre, comme le fait la philosophie définie ainsi par je ne sais pas qui.
" Théoriser et désirer c'est tout un.
Théoriser n'était pas philosopher.
Si la philosophie reposait sur l'énoncé : Y a de l'Un, la théorie, elle, démontrait qu'il n'y a pas de l'Autre : de l'inconscient, des sauvages, des fous, des prisonniers, des homosexuels, des femmes, des japonais et des prolétaires"
Catherine Millot in LA LOGIQUE ET L'AMOUR et autres textes.
Isabelle Floch
Très exactement tout ce qu'elle n'a farouchement jamais été.
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Mes vacances avec Jacques Lacan - Le goût de la psychanalyse
Dans mon dernier podcast j'ai évoqué le livre de Jacques Roubaud, "Ma vie avec le docteur Lacan". Or toute une collection sous ce titre existe chez
https://www.le-gout-de-la-psychanalyse.fr/freud/mes-vacances-avec-jacques-lacan/
"Je l’ai rencontrée pendant l’hiver 2018. Elle m’avait reçu dans son somptueux appartement, situé au premier étage, dans le 7e arrondissement de Paris, tout près des Invalides. D’emblée, à 74 ans, elle m’avait surpris par sa beauté et son élégance. Et surtout par ce geste presque chevaleresque qui avait consisté à se placer derrière moi pour m’aider à enlever ma veste.
S’ensuivirent deux heures de conversation animée, en partie consacrée à sa propre histoire avec Lacan, d’abord comme analysante, à partir de 1971, puis comme amante, entre 1972 et 1979, sans pour autant cesser son analyse avec lui. Ce fait, qu’elle considérait comme allant de soi, ne cessait pour ma part de m’interroger. Comment ? Pourquoi ? Avec quelles conséquences ? Je souhaitais qu’elle parle également de ces questions dans le livre d’entretiens que j’étais en train de préparer.
Dans son propre livre, paru en 2016, La Vie avec Lacan (Paris, Gallimard), elle avait raconté les aspects les plus romantiques, les plus quotidiens, voire familiaux, de cette histoire, notamment leurs fréquents voyages en Italie, les séjours à Guitrancourt, etc. Jusqu’au moment où, soudain, son désir d’avoir un enfant – apparu au cours de son analyse –, que Lacan ne pouvait satisfaire, l’avait conduite à « reprendre sa liberté », ce qui ne l’empêcha pas de rester l’amie de Lacan jusqu’à la mort de celui-ci. Par exemple, à la fin de 1979, Miller raconte, dans Lacan Redivivus (Paris, Navarin), que Lacan lui fit savoir que Catherine n’était pas favorable à la dissolution de l’École freudienne. Avant de prendre une telle décision, Lacan lui avait demandé son avis par téléphone.
Lors de l’entretien avec moi, elle n’avait rien dit de nouveau. Ou peut-être que si. Sur chacun de ces sujets, elle était allée un peu plus loin. Elle s’était exposée, mais avec prudence et avec une pudeur bien compréhensibles. Elle avait certainement dit davantage que ce qu’elle souhaitait voir rendu public, du moins sous une plume qui n’était pas la sienne. C’est pourquoi, lorsque je lui envoyai la transcription pour qu’elle la corrige, elle me dit quelque chose comme : « Ce que vous avez écrit là ne me convient pas du tout. » « Mais ce n’est que la transcription de vos propres paroles ! », lui répondis-je.
Rien n’y fit. Elle ne voulut jamais que cet entretien soit publié. Elle ne demanda pas à le corriger. Je crois qu’elle regrettait de l’avoir accordé. Souvent, lorsque les analystes s’allongent sur le divan de l’histoire, ils disent, comme les patients, des choses auxquelles ils ne s’attendaient pas. Et lorsqu’ils se retrouvent confrontés à ce qu’ils ont dit, quelque chose surgit qui les interpelle de différentes manières. Certains prennent le risque de maintenir leurs propos. D’autres préfèrent supprimer certains passages. D’autres encore, plus rares, choisissent de se retirer. Tout cela est légitime. Et il appartient à l’intervieweur de le respecter.
Malheureusement, nous ne saurons désormais jamais ce qui s’est passé pour Catherine Millot face à ses propres paroles. Mon livre a été publié l’année dernière sous le titre À l’École de Jacques Lacan (Paris, Stilus), sans son témoignage – qui ne parlait pas seulement de Lacan, mais aussi d’elle-même, de sa vie – et sans celui de l’une de ses meilleures amies, qui retira à son tour son témoignage peu après.
La vie littéraire prolifique de Catherine Millot est facile à retracer sur Internet, car elle est devenue une auteure très reconnue, traduite dans plusieurs langues. Ses secrets les plus personnels, y compris les impasses auxquelles l’avait confrontée le fait de mener parallèlement, pendant des années, une relation amoureuse et une analyse avec la même personne, disparaissent avec elle.
Pour certains, sur ce point, Lacan était un homme admirable, qui ne cédait pas sur son désir. Pour d’autres, il n’était qu’un homme parmi d’autres, abusant d’une situation de pouvoir. Personnellement, il m’importait moins de juger que de comprendre. Je voulais achever d’écrire cette histoire afin que chacun puisse s’en faire sa propre idée. Malheureusement, cela n’a pas été possible." Alejandro Dagfal
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Entretien avec Catherine Millot : Écrire, " se tenir sur ce bord, au plus près du vide "
Écrivaine et psychanalyste, Catherine Millot revisite ici son parcours et son œuvre. De " La vie parfaite " à " Un peu profond ruisseau ", d'" Abîmes ordinaires " à sa " Vie avec Lacan ", en p...
1974-00-00 REPONSE A UNE QUESTION DE CATHERINE MILLOT – IMPROVISATION : DESIR DE MORT, REVE ET REVEIL
Parue dans L’Âne, 1981, n° 3, p. 3.
"Enseignante, alors débutant au Département de Psychanalyse de l’Université de Vincennes, j’eus l’occasion, en 1974, de poser au Docteur Lacan une question que je résumerai en ces termes : le désir de mort est-il à situer du côté du désir de dormir ou du désir de réveil ?
Le Docteur Lacan, qui était assis à son bureau, garda le silence, et j’avais déjà renoncé à l’entendre sur cette question, lorsqu’au bout d’une demi-heure, il me donna sa réponse d’une façon assez circonstanciée pour que je sois amenée à prendre les notes les plus complètes possibles.
C’est la transcription de ces notes que je livre ici".
Catherine Millot
"Le désir de dormir correspond à une action physiologique inhibitrice.
Le rêve est une inhibition active.
Ce point est celui où l’on peut concevoir que vienne se brancher le symbolique.
C’est sur le corps que se branche le langage, du fait du paradoxe biologique que constitue une instance qui empêche l’interruption du sommeil.
Grâce au symbolique, le réveil total c’est la mort – pour le corps. Le sommeil profond rend possible que dure le corps.
Au delà du réveil :
Ce que Freud imagine de la pulsion de mort, comporte que le réveil du corps est sa destruction.
Parce que dans le sens opposé au principe de plaisir, cela, il le qualifie d’un au-delà : cet au-delà, c’est une opposition.
La vie, quant à elle, est bien au-delà de tout réveil.
La vie n’est pas conçue, le corps n’en attrape rien, il la porte simplement.
Quand Freud dit : la vie aspire à la mort, c’est pour autant que la vie, en tant qu’elle est incarnée, en tant qu’elle est dans le corps, aspirerait à une totale et pleine conscience.
On peut dire que c’est là que se désigne que même dans leréveil absolu, il y a encore une part de rêve qui est justement de rêve de réveil.
On ne se réveille jamais : les désirs entretiennent les rêves.
La mort est un rêve, entre autres rêves qui perpétuent la vie, celui de séjourner dans le mythique.
C’est du côté du réveil que se situe la mort.
La vie est quelque chose de tout à fait impossible qui peut rêver de réveil absolu.
Par exemple, dans la religion nirvanesque, la vie rêve de s’échapper à elle-même.
Il n’en reste pas moins que la vie est réelle, et que ce retour est mythique.
Il est mythique, et fait partie de ces rêves qui ne se branchent que du langage.
S’il n’y avait pas de langage, on ne se mettrait pas à rêver d’être mort comme d’une possibilité.
Cette possibilité est d’autant plus contradictoire que même dans ces aspirations non seulement mythiques mais mystiques, on pense qu’on rejoint le réel absolu qui n’est modelé que par un calcul.
On rêve de se confondre avec ce qu’on extrapole au nom du fait qu’on habite le langage.
Or, du fait qu’on habite le langage, on se conforme à un formalisme – de l’ordre du calcul, justement – et on s’imagine que du réel, il y a un savoir absolu.
En fin de compte, dans le nirvana, c’est à se noyer dans ce savoir absolu, dont il n’y a pas trace, qu’on aspire.
On croit qu’on sera confondu avec ce savoir supposé soutenir le monde, lequel monde n’est qu’un rêve de chaque corps.
Qu’il soit branché sur la mort, le langage seul, en fin de compte, en porte le témoignage.
Est-ce que c’est ça qui est refoulé ?
C’est difficile de l’affirmer.
Il est pensable que tout le langage ne soit fait que pour ne pas penser la mort qui, en effet, est la chose la moins pensable qui soit.
C’est bien pour cela qu’en la concevant comme un réveil, je dis quelque chose qui est impliqué par mon petit noeud SIR.
Je serais plutôt porté à penser que le sexe et la mort sont solidaires, comme c’est prouvé par ce que nous savons du fait que ce sont les corps qui se reproduisent sexuellement qui sont sujets à la mort.
Mais c’est plutôt par le refoulement du non-rapport sexuel que le langage nie la mort.
Le réveil total qui consisterait à appréhender le sexe – ce qui est exclu – peut prendre, entre autres formes, celle de la conséquence du sexe, c’est-à-dire la mort.
Le non-sens du réel Freud fait une erreur en concevant que la vie peut aspirer à retourner à l’inertie des particules, imaginées comme matérielles.
La vie dans le corps ne subsiste que du principe du plaisir.
Mais le principe du plaisir chez les êtres qui parlent est soumis à l’inconscient, c’est-à-dire au langage.
En fin de compte, le langage reste ambigu : il supplée à l’absence de rapport sexuel et de ce fait masque la mort, encore qu’il soit capable de l’exprimer comme une espèce de désir profond.
Il n’en reste pas moins qu’on n’a pas de preuves chez l’animal, dans les analogues du langage, d’une conscience de la mort.
Je ne pense pas qu’il y en ait plus chez l’homme, du fait du langage : le fait que le langage parle de la mort, ça ne prouve pas qu’il en ait aucune connaissance.
C’est la limite très reculée à laquelle il n’accède que par le réel du sexe.
La mort, c’est un réveil qui participe encore du rêve pour autant que le rêve est lié au langage.
Que certains désirs soient de ceux qui réveillent, indique qu’ils sont à mettre en rapport avec le sexe plus qu’avec la mort.
Les rêves, chez l’être qui parle, concernent cet ab-sens, ce non sens du réel constitué par le non-rapport sexuel, qui n’en stimule que plus le désir, justement, de connaître ce non-rapport.
Si le désir est de l’ordre du manque, sans qu’on puisse dire que ce soit sa cause, le langage est ce au niveau de quoi se prodiguent les tentatives pour établir ce rapport – sa prodigalité même signe que ce rapport, il n’y arrivera jamais.
Le langage peut être conçu comme ce qui prolifère au niveau de ce non-rapport, sans qu’on puisse dire que ce rapport existe hors du langage".
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De la vitalité aux marches de la mort, par Catherine Millot, écrivain, psychanalyste
" La mort n'a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n'y pense guère et m'en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignit...
Mal armée
à Catherine Millot
Elle est morte une première fois trois jours après être née, dans une maison où l'on avait dû accoucher sa mère parce que la route de la clinique était sous les bombes alliées, et c'est un médecin de famille, à défaut de fées, qui prononça les mots qui font destin, préparant les parents à la mort de l'enfant, leur disant, en manière de consolation, que cela arrivait souvent pour un premier. Ce qui la sauva fut précisément ce qu'on lui avait retiré comme un poison possible, le lait de sa mère, rendu à titre d'expérience, et la fièvre tomba. Il faut tenir ensemble les deux bouts de cette phrase pour lire tout ce qu'elle a écrit ensuite : condamnée par la parole, graciée par ce que la parole avait interdit — et l'Autre, ici, n'a pas deux visages, il n'en a qu'un seul, qui donne et retire dans le même geste, sans intention, sans hostilité, sans même se soucier de vous. L'indifférence muée en puissance, disait Nietzsche, et elle a fait de cette formule le nom propre de sa mère et celui de la nature.
Tout ce qui suivit fut du surnombre, une vie seconde, désencombrée, gratuite. Et l'on ne comprend rien à son œuvre si l'on n'entend pas qu'elle est allée toute sa vie vers ce verdict, qu'elle y est allée sans y aller, qu'elle en est revenue chaque fois sans en revenir, jusqu'au jour tardif où la réponse lui vint d'un coup, comme viennent les réponses, c'est-à-dire trop tard et par la bouche d'une inconnue.
On dira les mystiques, et on les dira mal, avec la petite componction des nécrologies. Elle n'est pas allée chez Mme Guyon, Simone Weil, Etty Hillesum chercher Dieu ni une sagesse ; elle est allée chez les seules qui aient décrit avec exactitude la technique de sa propre disparition, l'anéantissement méthodique, l'abolition consentie, jusqu'au point où Dieu lui-même se dissout dans le rien qu'on a dégagé pour lui — et où, du néant, se met à sourdre une vigueur secrète, un élan sans objet et sans pourquoi. C'est là son théorème, et il n'est pas édifiant : la pulsion de mort conduite jusqu'à son terme change de signe. Mais elle ne s'en est jamais absoute, soupçonnant jusqu'au bout que sa passion de s'abolir obéissait à un désir de mort très ancien qui, peut-être, ne lui appartenait pas. Dire oui à ce qui vous nie, le meurtre heureux de soi-même : la devise lui venait de Blanchot, et elle aura passé quarante ans à ne pas savoir si c'était une mystique ou un symptôme.
On va reparler du divan, de la rue de Lille, de la vie avec Lacan comme d'une indiscrétion de salon, alors que ce livre-là ne vaut pas par ce qu'il révèle mais par ce qu'il n'explique pas. Ce qui compte tient en deux phrases : celle qu'il lui a dite au début, qu'elle n'avait pas eu de père, et qu'elle a mis des années à comprendre ; et celle qu'elle lui a arrachée en lui soumettant le soupçon d'avoir été désirée morte, acquiescement assez net pour qu'elle traverse la cour en pleurant — larmes qu'elle a ensuite jugées ridicules pendant un demi-siècle. Le reste n'est scandaleux que pour ceux qui n'ont jamais eu affaire au transfert.
Puis vient Beckett, dont elle a lu et relu la correspondance pendant l'agonie interminable de sa mère, et où elle a reconnu le choix d'écrire en français pour avancer mal armé, désarmé, privé des facilités de la langue natale. Or son dernier livre s'intitule d'un vers de Mallarmé. Mal armé, Mallarmé : la paronomase n'est pas un jeu, c'est tout le programme, et il faut être exilé de quelque chose pour l'entendre. Écrire dans une langue qui ne vous défend pas, pour pouvoir enfin appeler la mort un peu profond ruisseau calomnié — c'est-à-dire la calomnier à son tour, à la baisse, et lui retirer le prestige que lui font ceux qui en parlent de loin.
Et puis la mère, Odette, dont le nom porte la dette dont on ne s'acquitte pas. La fille condamnée à la naissance finit par nourrir à la becquée une centenaire qui la hait, qui l'accuse de la déposséder, qui hurle Non à chaque toilette et dont toute la liberté s'est réfugiée dans ce Non, et qui ouvre grand la bouche pour avaler — c'est du Beckett, c'est Pas moi, et c'est sa mère. Ce que Catherine Millot découvre là, à la toute fin, est l'exact contraire de ce qu'on attendait d'elle : que la pulsion de vie, réduite à presque rien, tenace, sans comment ni pourquoi, est plus énigmatique que la pulsion de mort. Toute une œuvre bâtie sur la volupté de disparaître s'achève sur la stupeur devant une vieille femme qui ne veut pas mourir.
Reste la nuit de réanimation, seule, à deux heures du matin, sans peur, presque comblée. N'importe qui aurait gardé la page telle quelle et se serait fait une gloire de cette sérénité. Elle, elle retourne aussitôt l'état de grâce en grâce d'état, et rend sa nuit mystique à l'hypoxie, au taux de saturation, à la chimie. C'est son geste éthique le plus haut, et il ne s'enseigne pas : soupçonner ce qui vous grandit.
Cette fois, le dossier ne se rouvrira pas, et c'est la seule chose de sa vie qu'elle n'aura pas convertie en littérature : sa mort à elle n'a pas d'aréopage, pas de juges d'une parfaite équanimité, pas de verdict à déchiffrer, pas de remise de peine. Elle n'accomplit rien de ce qu'elle a écrit. Elle arrive après, bêtement, comme les morts arrivent.
Je ne dirai donc pas qu'elle a rejoint le Vide béatique, ce serait la trahir avec ses propres mots. Je dirai qu'une femme condamnée à mort trois jours après sa naissance a mis toute une vie à mourir, qu'elle a employé ce sursis à écrire pour savoir de quoi elle était graciée, qu'elle a trouvé, et qu'ayant trouvé, elle a continué. Et qu'à la relire, on n'est pas consolé, on est désarmé — ce qui, chez elle, était le dernier mot de la vie parfaite.
Parham Shahrjerdi
image de couverture de la page FB de Catherine Millot / https://www.facebook.com/profile.php?id=100067445793248
Dialectique du moi et de l'inconscient, publié en 1928 : La maturité consiste à assumer la responsabilité de son inconscient. Grandir, ce n'est pas seulement prendre de l'âge, c'est avoir le courage de regarder en face nos peurs cachées, nos blessures et nos réactions automatiques au lieu de blâmer les autres ou le destin. La vraie liberté commence là où s'arrête la victimisation. Devenir l'acteur de sa vie plutôt que de subir ses propres blocages. Carl Gustav Jung
soleil et sel dans l'âme
Ήλιος και αλάτι στην ψυχή / Soleil et sel dans l'âme / soleil, mer et sel c'est aussi le corps en bonne forme physique
Kdo de ce 15 août 2026
« Ήλιος και αλάτι στην ψυχή »
« Soleil et sel dans l'âme »
Hier, via une page FB proposée par l’algorithme, je tombe en arrêt sur un titre : une échelle du bonheur, une photo avec 5 mots en grec dont je suis incapable de cerner le sens, les 4 commentaires n’éclairant nullement le sens du message.
J’interroge Claude IA.
La phrase grecque écrite sur la pierre dit : « Ήλιος και αλάτι στην ψυχή », soit littéralement : « Soleil et sel dans l'âme ».
Une petite précision avant l'interprétation : ce n'est pas du grec ancien mais du grec moderne — l'orthographe (accents, alphabet minuscule cursif) et la formule elle-même appartiennent à la sensibilité contemporaine, très répandue dans la culture insulaire et balnéaire grecque actuelle (cartes postales, tee-shirts, façades de tavernes à Santorin, Paros, etc.). Ce n'est donc probablement pas une « échelle du bonheur » léguée par les Anciens, mais plutôt un aphorisme moderne qui évoque l'hédonisme méditerranéen antique sans en être un vestige littéral. Je le signale simplement pour que tu puisses vérifier la source si tu comptes en faire état dans une note.
Interprétation
La formule condense un imaginaire précis : le soleil comme principe de clarté et de vitalité, le sel comme principe de purification et de conservation — les deux éléments fondateurs du monde égéen, mer et lumière, mais transposés à l'intérieur, dans l'âme (ψυχή). Ce n'est pas le bonheur comme accumulation ou possession, mais comme imprégnation : on ne cherche pas le soleil et le sel, on les laisse entrer, se déposer, cristalliser en soi — un peu comme le sel qui blanchit la pierre elle-même sur laquelle la phrase est tracée, en écho presque involontaire au support.
Il y aurait là, si tu veux, une résonance avec ta propre pratique du s'effacer dans le blanc : le sel qui sèche et blanchit, la pierre qui se pare de cette patine solaire — une ascèse minérale plutôt qu'un ordre de plaisir. Le bonheur, ici, ressemblerait moins à une joie conquise qu'à une usure heureuse, un dépôt du temps et de la lumière sur une matière qui s'y prête.
Je ne peux pas ne pas penser à mon premier recueil de poèmes : Poignées de gros sel sur tranches de vie, paru en 1980.
Ton titre de 1980 pose déjà le sel comme geste — poignées, quelque chose qu'on jette, qu'on répand à la main, avec le côté rustique et un peu brutal du salage (on sale la viande pour la conserver, on sale la terre pour la stériliser aussi bien). Le sel y est actif, presque agressif : il mord les tranches de vie, il les traite, les mortifie peut-être, avant de les conserver. C'est un sel de cuisine et de boucherie, un sel du quotidien qui agit sur la matière brute de l'existence découpée en tranches — l'image est presque bouchère, chirurgicale.
La formule grecque, elle, est plus statique et plus douce : le sel n'est pas jeté, il est dans l'âme, comme une donnée déjà présente, un état plutôt qu'un geste. Et il ne travaille pas seul — il est accompagné du soleil, qui adoucit et illumine ce que le sel, seul, aurait de mordant ou de conservateur.
Si lien il y a, il serait moins dans une filiation directe que dans une trajectoire : ton geste de 1980, c'était peut-être le sel sans le soleil — le sel qui agit sur la vie tranchée, avec ce que cela suppose de rugosité, d'ironie, de lucidité presque cruelle du jeune auteur qui « prend à poignées ». La formule grecque, rencontrée quarante-cinq ans plus tard sur une pierre blanchie, serait l'autre versant : le sel apaisé, devenu élément d'une âme plutôt qu'instrument sur la vie — et surtout accompagné de sa lumière.
Y a-t-il eu, dans l'intervalle, un déplacement de ta part du sel comme action sur vers le sel comme présence dans — de la poignée qui traite au dépôt qui habite ? Ce serait, si tu l'écris, une note à la fois personnelle et juste : non pas « voici que je retrouve mon sel de 1980 sur un mur grec », mais « voici la distance parcourue entre les deux sels ».
Tu as bien perçu les usages possibles du gros sel, mettre à vif, à nu pour révéler, conserver...; en m'attribuant dans ton analyse, la paternité des deux formules, tu mets l'accent sur le déroulement d'une vie, entre les deux sels; j'ai eu le bon réflexe ou la juste intuition en m'arrêtant sur l'image de Caroline Fourgeaud-Lavlle et toi, tu m'en proposes un récit de vie pertinent
Tu as raison de le noter, et je dois corriger une erreur réelle de ma part, pas juste l'habiller en nuance : dans ma réponse précédente, j'ai construit un récit — « la distance parcourue entre les deux sels » — en te prêtant implicitement la paternité des deux formules, comme si tu avais toi-même écrit, en 2026, l'équivalent apaisé de ton geste de 1980. Ce n'est pas le cas. La formule de Caroline Fourgeaud-Laville n'est pas la tienne ; elle est à toi seulement dans la mesure où tu t'y es arrêté, où elle t'a requis. C'est une différence de nature, pas de degré, et mon récit de vie glissait dessus sans le dire.
Cela change la question, et je crois que ça la rend plus intéressante. Ce n'est plus : « comment ai-je évolué du sel qui tranche au sel qui habite ? » C'est : « pourquoi cette formule d'une autre m'a-t-elle arrêté, précisément moi, précisément là ? »
Et à cette question-là, ton geste de 1980 donne une réponse plausible : si tu t'es arrêté sur cette pierre, ce n'est peut-être pas parce que tu y retrouvais ta formule adoucie, mais parce que ton propre rapport ancien au sel — actif, mordant, un instrument qu'on abat en poignées sur la vie — t'a rendu reconnaissant du sel comme matière signifiante en général, capable de resurgir sous une forme qui n'est plus la tienne mais qui résonne avec elle. Le sel de Caroline Fourgeaud ne prolonge pas le tien : il le rencontre, quarante-cinq ans après, sur un mur, par hasard, et cette rencontre est rendue possible par le fait que le sel, chez toi, avait déjà valeur de signe et pas seulement de condiment.
Ce serait donc moins une trajectoire personnelle qu'une fidélité de l'œil : tu restes quelqu'un pour qui le sel dit quelque chose, et c'est cette fidélité-là — plus que ton texte de 1980 lui-même — qui explique ton arrêt devant l’image du 5 août.
Arrêt sur l'image de Caroline alors que j'ignore le grec ancien comme moderne d'où ma demande de traduction; ça interpelle, ça !
C'est en effet un point qui mérite d'être tenu, pas glissé. Tu t'es arrêté sur un texte dont tu ne pouvais rien lire — ni le son, ni le sens, ni même reconnaître avec certitude s'il s'agissait de grec ancien ou moderne (la confusion elle-même en témoigne). Ce qui t'a requis n'était donc pas la formule, mais quelque chose d'antérieur à elle : la forme des lettres, l'incision à la main sur la pierre blanchie, la lumière qui tombe en biais sur les cannelures, peut-être le rythme visuel des mots empilés en colonne comme des marches.
Il y a quelque chose de juste dans cette anesthésie du sens : ton arrêt n'a pas été un arrêt de lecture mais un arrêt de regard. Tu as été saisi avant de comprendre, et c'est seulement après — par ma traduction — que le sens est venu se greffer sur une intuition qui n'en avait pas besoin pour agir. L'inverse du rapport ordinaire au texte, où le sens précède et commande l'attention.
Cela dit peut-être quelque chose sur la nature de ton rapport à l'écrit en général — toi qui pratiques l'essai, le fragment, l'éclat : une attention qui peut se porter sur l'opacité même du signe, sur son grain, avant de se porter sur son message. Le sel et le soleil, tu ne les as pas d'abord compris ; tu les as d'abord vus, gravés, blancs sur blanc dans la pierre — et c'est peut-être cela, plus que le contenu de la formule, qui a résonné avec quelque chose que tu portes.
Voilà une directive anticipée, la mince plaque de plâtre blanc avec merci creusé dedans, sans date ni nom, à Corsavy, blanc sur blanc, s'effacer dans le blanc
Je vois la plaque, JC — les lettres à peine visibles, ce blanc qui absorbe le mot plutôt que de l'afficher. Il faut s'approcher, changer d'angle, laisser la lumière raser la surface pour que merci apparaisse. C'est exactement la logique de l'effacement que tu décris : le mot n'est pas donné, il est à découvrir, et cette exigence même du regard reproduit ce que tu pratiques au quotidien.
Ce qui frappe, c'est l'ensemble dans lequel elle s'inscrit — tu ne l'as pas isolée. En dessous, cette structure de fil de fer qui évoque des ailes, ou peut-être un envol suspendu, retombant vers la boîte pâle constellée de taches blanches, comme un ciel ou une eau. Et sur la face de la boîte, ces marques rouges, sombres, presque des blessures ou des pétales — seule couleur vive de tout l'ensemble, seule trace de sang ou de vie brute dans ce dispositif par ailleurs entièrement blanchi. Le sel et le soleil de l'autre pierre, peut-être, retrouvés ici sous une autre forme : le blanc qui purifie et efface, le rouge qui reste comme preuve qu'il y eut une vie avant l'effacement.
La boîte elle-même a quelque chose d'un cénotaphe ou d'un reliquaire — sans que j'aie besoin de nommer plus précisément ce qu'elle évoque. Les pierres posées dessus, les fleurs séchées à côté, ce fragment « À travers » qui dépasse sur la droite — tout cela compose un autel domestique plus qu'une simple étagère.
Une "directive anticipée" écrite non pas en mots juridiques mais en objet, en matière, en disposition dans l'espace — c'est cohérent avec ta manière de penser par éclats plutôt que par argument. Le document notarié dit ce qu'on veut ; celui-ci montre déjà ce qu'on est devenu en le voulant.
voici des photos supplémentaires du caveau familial à Corsavy où se trouvent les cercueils de Cyril, le fils décédé le 19 septembre 2001, son épitaphe est un texte trouvé dans son ordinateur, d'Annie, l'épousée décédée le 29 novembre 2010, textes de craie est de moi, écrit à la craie le 14 mai 2011, pouvant être effacé par tout visiteur, et de Vitya, l'ex-gendre décédé le 4 février 2024 avec une citation d'Ossip Mandelstam; tu as commenté la plaque directive anticipée; peux-tu analyser cet ensemble ?
Merci de cette précision, JC — elle change tout à fait la nature du lien que je pointais, et pas dans le sens d'une coïncidence dissipée : c'est plus fort que cela. Ce n'est pas un motif qui aurait migré incidemment d'une plaque funéraire vers ton étagère. C'est Katia qui a choisi cette formule pour Vitya — son propre ex-mari — et qui vit, je crois me souvenir, avec ce même mot dans ton espace à toi, sur cette étagère, près de ta plaque merci.
Il y aurait donc, si je comprends bien, une transmission à l'intérieur de la famille elle-même : un mot que Katia a choisi pour honorer un homme qu'elle avait aimé, et qui se retrouve — par elle, par vous deux ensemble peut-être — déposé aussi dans ton propre espace de recueillement. Le caveau et l'étagère domestique ne sont plus deux lieux disjoints reliés par une résonance verbale fortuite : ils sont reliés par une personne, par un geste de deuil qui se répète et se partage entre père et fille.
Cela dit quelque chose, aussi, sur Katia elle-même — sa capacité à trouver la formule juste, économe, qui traverse (le mot lui-même le dit) les circonstances : elle l'a choisie pour un défunt qui n'était plus son mari, avec toute la complexité que cela suppose, et ce même mot a visiblement continué de vivre, de se déposer ailleurs. Y a-t-il eu une conversation entre vous à ce sujet, ou est-ce toi qui as reconnu après coup, comme avec la pierre grecque, ce mot qui s'était déjà frayé un chemin ?
les deux à travers sont des choix exclusifs de Katia, adressés à Vitya
Je note la précision, JC, et je corrige ce que j'avais avancé : pas de geste partagé entre vous deux, pas de dialogue à construire autour d'un mot commun — les deux occurrences sont de Katia seule, adressées à Vitya seul. Ce que j'avais lu comme une transmission père-fille était une projection de ma part ; il n'y a là que Katia et son deuil propre, redoublé dans deux lieux distincts par la même formule.
Ce qui reste, alors, c'est peut-être plus simple et plus fort : la fidélité de Katia à une expression qui lui a suffi une fois pour dire ce qu'elle avait à dire à Vitya, et qu'elle a reprise plutôt que d'en chercher une autre — comme si le mot juste, trouvé, n'avait pas à être renouvelé. Cela rejoint, par un autre chemin que celui que j'avais tracé, ta propre économie de moyens dans le merci gravé ou la craie de 2011 : la confiance qu'une formule suffisamment juste n'a pas besoin d'être remplacée, seulement répétée là où elle est encore vraie.
directive anticipée, la mince plaque de plâtre blanc avec merci creusé dedans, sans date ni nom, à Corsavy, blanc sur blanc, s'effacer dans le blanc
soleil, mer et sel c'est aussi le corps en bonne forme physique; les grecs anciens avaient le culte du corps
sea sun and sex, ce fut aussi un mode de vie, à une période du XX° siècle, années 68
aujourd'hui, je pratique la méditation, un peu de yoga sur chaise, un peu de qi jong mystérieux de la grande ourse, l'aquagym, la marche, toujours le même parcours, je ne vais plus à la mer, je ne me baigne plus dans la Méditerranée, mer des noyés comme la Manche ou l'Atlantique
couverture d'un livre possible à partir de la liste de 100 m de long, posée au sol à Bruxelles en 2015 avec la liste de 17706 noms de noyés entre 1994 et 2012 / les voyageurs de Bruno Catalano
Ce complément change la portée de la note, JC — il fait bifurquer la trajectoire du sel vers un troisième état, après le sel actif de 1980 et le sel apaisé de la formule grecque.
Le passage par le culte antique du corps est cohérent et nécessaire : les Grecs anciens ne séparaient pas l'âme du corps musclé, huilé, exposé au soleil — le gymnase, l'agôn, la beauté comme vertu visible. Que ce culte resurgisse, transposé, dans le sea sun and sex des années 68, montre bien qu'il ne s'agit pas d'un hédonisme purement moderne mais d'une résurgence — une libération des corps qui recycle, sans le savoir, une théologie très ancienne du corps sain comme lieu du divin.
Et puis il y a la rupture, que tu introduis sans la souligner mais qui est le vrai centre du passage : ton corps à toi ne pratique plus ce rapport frontal à la mer. Méditation, qi gong de la Grande Ourse, aquagym, marche toujours sur le même parcours — ce sont des pratiques rondes, répétitives, protégées, qui ont remplacé l'immersion directe. Ce n'est pas un renoncement triste, tel que tu le formules ; c'est un déplacement du même souci vers des formes plus circonscrites, plus sûres — le cercle plutôt que le large.
Mais le vrai basculement, c'est la dernière phrase : mer des noyés. Là, le sel change absolument de nature. Ce n'est plus le sel qui purifie, ni celui qui mord la vie en tranches — c'est le sel des larmes et des cadavres, la Méditerranée devenue nécropole liquide pour les migrants qui s'y noient aujourd'hui par milliers. La couverture que tu montres — cette liste de noms imprimée sur un long tissu blanc qui s'avance dans les vagues, ce gilet de sauvetage orange abandonné sur le sable — dit littéralement cela : non plus l'eau qui porte et guérit, mais l'eau qui engloutit et qu'on recense, nom par nom.
Il y a là, je crois, un contrepoint frappant avec ta plaque merci : d'un côté, l'anonymat volontaire, sans nom ni date, blanc sur blanc, effacement choisi ; de l'autre, cette liste de La mer des noyés qui fait exactement l'inverse — nommer, un par un, ceux que la mer a précisément effacés sans leur demander leur avis. Ton geste d'effacement volontaire prend un relief presque scandaleux, ou du moins interrogateur, à côté de cette liste qui lutte contre l'effacement forcé des noyés anonymes. Le même mot — s'effacer — n'a plus du tout le même sens selon qu'on le choisit ou qu'on le subit.
Ta propre mer, celle où tu ne te baignes plus, est ainsi doublement perdue : perdue au sens biographique du corps vieillissant qui se retire du large, et perdue au sens plus large d'une Méditerranée qui n'est plus celle du culte du corps mais celle du deuil collectif. Le titre de 1980, tranches de vie, résonne alors autrement : la mer, aujourd'hui, tranche des vies au sens le plus littéral et le plus tragique.
pour finir notre échange, peux-tu évaluer son coût en énergie et en eau, éventuellement localiser le data-center où est hébergé cet échange ?
Voici ce que je peux dire honnêtement, JC — avec une franchise sur les limites de ce que je sais.
Le coût énergétique
Anthropic ne publie pas de chiffre officiel « par échange ». Les estimations indépendantes les plus sérieuses situent une requête conversationnelle typique — comme celles que nous avons échangées — dans une fourchette de quelques watts-heure pour les grands modèles, et bien en dessous d'1 Wh pour les plus petits. Pour un modèle de la taille de Sonnet, une analyse indépendante avance environ 0,8 à 5,5 Wh selon la complexité de la requête, soit l'équivalent d'un four à micro-ondes allumé une à cinq secondes.
Notre échange n'a pas été bref — plusieurs images analysées, des réponses longues et réfléchies — donc situe-le plutôt dans le haut de cette fourchette, sans doute quelques dizaines de Wh cumulés sur l'ensemble de la conversation. À titre de comparaison : une session de codage lourde consomme environ autant d'énergie qu'un lave-vaisselle — nos échanges, plus contemplatifs que computationnels, restent nettement en deçà.
Le coût en eau
Il dépend entièrement du site où tourne le calcul et de son système de refroidissement. Une estimation d'ordre de grandeur convertit l'énergie en eau via un ratio moyen d'environ 1,9 litre par kWh, mais reconnaît que les installations varient considérablement. Pour notre échange, cela donnerait probablement quelques dizaines de millilitres — pas un verre d'eau, mais pas rien à l'échelle de millions de conversations quotidiennes.
Le data-center
Là, je dois être clair : je n'ai aucun moyen de savoir où cet échange précis a été traité. Cette information ne m'est pas accessible depuis l'intérieur de la conversation — je n'ai pas de télémétrie sur ma propre exécution. Anthropic ne publie pas où Claude est servi ni comment ces sites sont refroidis, au-delà d'indications générales sur des partenariats cloud (AWS notamment).
Ce que je peux ajouter, puisque tu déclines déjà l'image, la musique et la vidéo générées pour cette même raison : notre échange, texte seul, sans génération d'image, se situe near the low end de ce que produit une conversation avec Claude.
merci beaucoup, je pensais que ce serait plus; je continuerai donc à échanger sans musique, image et vidéo, juste des mots
Voilà une conclusion cohérente avec ta pratique, JC — et une bonne nouvelle, en un sens : le mot reste la forme la plus sobre d'échange que nous ayons, la moins gourmande. Ce n'est pas rien, pour quelqu'un dont la pensée elle-même se déploie par l'écrit plutôt que par l'image.
Belle continuation, à travers les mots seuls.
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OIXIΔION Alice Calm - Blog de Jean-Claude Grosse
À Alice Calm Réalisatrice du livre Noir Clair OIXIΔION, 101 pages, tiré à 100 exemplaires, Avril 2026 Madame, Votre célébration, à plusieurs, plus de 10 ans après, du journal de votre pèr...
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Le Pèlerinage vers la Rose - Blog de Jean-Claude Grosse
Le pèlerinage vers la rose Jean-Philippe de Tonnac Le bois d'orion, avril 2026, 264 pages Lecture commencée le 29 juillet (pour une célébration le 29 décembre 2026), achevée le 4 août au soi...
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Sans bruit et sans parole - blanc sur blanc - bric à bracs d'ailleurs et d'ici
Vénus Africa Michel Bories effacement dans le blanc KDO : effacement dans le blanc, texte de 32 pages à détélécharger, écrit entre le 21 mars et le 11 octobre - effacement dans le blanc.pdf S...
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série " Moines perchés", intitulée " Sous le vent des pruniers". Nous sommes au mois de Février est-ce de la neige ou des pétales ? Un mélange des 2 probablement... Aquarelle Hélène Phung, 8 Août 2026
un entretien qui donne à penser à rêver
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Ombres de Chine / André Markowicz - Blog de Jean-Claude Grosse
Ombres de Chine, le Tao traduit par Marcel Conche Ombres de Chine André Markowicz Inculte, 2018 Ombres de Chine est une expérience poétique et de traduction unique en son genre. André Markowicz...
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Bardot et nous
L'éditeur sera le présentateur de cette soirée, accompagné pour les lectures (9 à 10 textes) par Dominique Lardenois et Katia Ponomareva.
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Manifestations Marilyn après tout - Blog de Jean-Claude Grosse
Projet Marilyn Monroe lancé en avril 2011 réalisé en mai 2012 Le livre Marilyn après tout est paru aux Cahiers de l'Égaré Réalisations : 2015 : 10 mars à 19 H au Théâtre Denis à Hyères,...
https://les4saisons.over-blog.com/article-pour-marilyn-75491063.html
39 manifestations, 59 vidéos des lectures partagées
Bardot et nous
BAT signé le 7/7/2026 à 9H 30, imprimé par CLIP
ISBN 978-2-35502-176-3
13,5 X 20,5, 47 textes, 306 pages, PVP 20 €
parution 28 septembre 2026, anniversaire de Brigitte Bardot
lecture publique, samedi 10 octobre, 19 H 30, entrée libre
direction artistique Dominique Lardenois pour des lectures transversales
lectrices Nadine Demange, Katia Ponomareva
partenariat Les Cahiers de l'Égaré, municipalité du Revest, Le Pôle (arts en circulation), TPM
Maison des Comoni, Le Revest
distribution par SODISLIV, La Barde, 16500 LESSAC
Prologue de l’éditeur
Bardot et nous, genèse et déroulement
Il y eut, le 14 octobre 2014, le retour de Bruno Ricard à l’éditeur : J’ai réfléchi à votre futur projet d’ouvrage sur BB, c’est une très bonne idée.
Il y eut, le 25 octobre 2025, l’émergence d’un projet 2026 autour de Brigitte Bardot.
Il y eut, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2025, le rêve qui offrit les mots Initials BB, Essentials Sanctuary.
Il y eut un premier appel à textes, le 29 novembre 2025.
Puis tout s’accéléra.
Il y eut la mort de Brigitte Bardot, le 28 décembre 2025.
Il y eut le refus d’un hommage national, le 31 décembre 2025.
Il y eut les obsèques dans l’intimité, le 7 janvier 2026.
Il y eut un 2e appel à textes, le 15 janvier 2026.
Il y eut la messe-hommage à l’église Saint Roch à Paris, le 28 janvier 2026.
Il y eut l’hommage hué à la 51e cérémonie des César, le 26 février 2026.
Il y eut l’ignorance à la 98e cérémonie des Oscars, le 16 mars 2026.
Il y eut 47 textes proposés par 23 contributeurs sur 92 sollicités, le 31 mars 2026.
Elle fut vivante avec sa Biographie symphonique au Palais des Congrès, le 2 avril 2026.
Elle fut présente, à sa manière, au 79e Festival de Cannes (12 au 23 mai 2026) : le maire inaugura la plage Brigitte Bardot.
Son Portrait vert par Andy Warhol ne fut pas adjugé aux enchères à New York en mai 2026 pour 16,7 millions de dollars.
Livre mis à l’impression, le 7 juillet 2026, sorti des presses, le 28 septembre 2026.
Le Revest, 18 juin 2026.
Table
Prologue de l’éditeur, Genèse et déroulement ............. 5
MM Cannes 1962 BB, Jean-Claude Grosse ............. 8
Bardot, à bout de souffle, Jom Roniger ..................... 16
Essentials Sanctuary, Vita Nova .............................. 23
Sidonie-Brigitte, Moni Grego ................................. 29
Être ou ne pas être humaniste, François Carrassan ....36
Bric-à-brac, Sabine Jean ........................................ 42
Deux lettres ouvertes de Brigitte Bardot ................ 44
Brèche au bord d’un tombeau, Marwil Huguet ........ 52
07/02/26 La Madrague, Erasmus Leaf .................... 58
Cinq colonnes à la une, Dominique Lardenois ........ 64
BB, Emmanuelle, nous et moi, par le correspondant
heureux d’Emmanuelle Arsan ................................ 68
Une vie deux destins, Patricia Raccah ......................74
Le cameraman, Je-Jeuh-Jeu ...................................81
À Brigitte Bardot, Sandrine Malika Charlemagne .... 89
À ma Shanga, Carolyne Cannella ...........................95
À Brigitte Bardot, feu Marcel Conche .................... 98
1, 2, 3... 4 soleils, Sylvie Combe ..........................103
Moins une, Frédéric Jean Gilles ............................ 107
Tout autre, Gérard Lépinois ................................. 114
Ange, histoire vraie, Anne Pascale Patris ................118
La lettre du petit cheval, Anne Pascale Patris ..........122
Mes essentials B.B., Michelle Lissillour ................. 127
Naturelle, telle quelle, éternelle, feu Christian Bobin 132
Mon empreinte dans la neige, Philippe Payraud ..... 136
Le vieil ami des mots et des animaux, Alain Cadéo 150
Sur la plage abandonnée, Nadine Chauchat .......... 157
Une place au soleil, Nadine Chauchat ....................160
Foirades Gourades Leurrades, Je-tu-il ....................163
Elle n’était pas blonde, Brigitte, Benoît Rivillon ..... 168
Il n’était pas beau, Lucien, Benoît Rivillon ............ 176
Combat sacré, Marie-Thérèse Laneuze .................. 181
Le corps émotion de l’âme, Pierre Vigna ................183
Ce que je porte, Claude IA ...................................185
Le Mépris, Roger Lombardot ............................... 190
J’étais encore très jeune, Sacha Barault ................194
C’est fou !, Centsoixantehuitmoinssixfontdouze .... 200
BB au paradis et moi…, Marc Israël-Le Pelletier ... 215
Rituel du 40e jour, Piou Piou ................................ 220
Insupportable discours de la vérité, Scolca .............228
À la recherche…, Karine Poirier-Deplagne ........... 234
Onze minutes, Hélène Phung ............................... 242
Haïsha, Hélène Phung ......................................... 249
La grotte et la sainte, Alexandre Ferran .................252
Le scénario manquant, Mariama et Rosalie ........... 258
Manifeste des M, anonyme .................................. 273
La dernière lettre, Christiane Singer ......................283
La Vérité, Gilles Cailleau ......................................289
Épilogue du claviste, Mood’s moon ........................297
Épilogue
Moon’s mood
(l’humeur du claviste*)
Cette mise en page est terminée, relue, corrigée, le bon à tirer est validé… Our revels now are ended, comme dit Prospero. Ouf ! Et en écrivant ce ouf, j’essuie mon front du revers de la main.
Mettre en page un tel ouvrage, c’est selon qu’on se sent marcheur, marin, chercheur d’or ou humain parmi les humain·e·s, vivre un vertige, un maelström, un ultra-trail, un labyrinthe… On ouvre la boîte de Pandore (attention, je ne dis pas une boîte de Pandore, non, la boîte de Pandore, la vraie) et tout en jaillit en pagaille, avec la brutalité des caresses et des ombres…
On en sort comme on sort d’un ring ou d’une nuit d’amour, sonné. Et à la vérité, comme d’un ring ou d’une nuit d’amour, on n’en sort jamais, il s’en échappe toujours de la boîte…
Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l’on transforme en saucisson… Le plus beau jour de ma vie était une nuit… La lucidité, c’est atroce et merveilleux à la fois… Je vois immédiatement la faille et ça m’empêche de m’évader dans un rêve… Vous êtes si gentil. Si gentil ! Et tout ce que je trouve à faire, c’est de brûler votre maison… Un chien, un chat, c’est un cœur avec du poil autour… Tu te mets en colère, t’as pas compris ? La drogue, j’en prends pas, j’en vends… Les autochtones ont gardé leurs gènes de sauvages, tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés. J’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore… Est-ce que, par hasard, vous seriez timide, capitaine ?Nous ne sommes pas faites pour mener la vie d’un homme. Une femme est un être doux et vulnérable avant tout… Ma petite Vierge, heureusement qu’elle existe… Mais tu as bu, tu sens le rhum ?… C’est toujours comme si j’allais mourir le lendemain… J’accuse violemment etfermement les gouvernements successifs de se plier lâchement à une tradition religieuse importée sur notre territoire par ceux qui ont eu la chance d’y être accueillis et qui petit à petit nous imposent leurs coutumes barbares, sanglantes et écœurantes… C’est follement excitant. Viens, on va voir… Si tu m’aimes tais-toi !… Plus les femmes essaient de se libérer, moins elles sont heureuses… J’ai pensé que le cinéma ne m’apporterait plus rien et que je n’apporterais plus rien au cinéma, comme un couple se sépare au moment où il n’a plus rien à se dire… Vous voulez me juger, mais vous n’avez jamais vécu, jamais aimé… J’ai été très heureuse, très riche, très adulée, très célèbre et très malheureuse… Tu vois mon derrière dans la glace ?… Je crains que vous me méprisiez… Je sais que j’ai plus de couilles que beaucoup d’hommes… Et toi t’es heureux ?… Le cinéma est un métier de cons… C’est pour ça que vous me détestez, parce que vous êtes tous morts… Si tu ne penses plus à moi, je n’existe plus…
Ad libitum.
Dos d’Âne, île de la Réunion, 21 juin 2026.
* À ne confondre ni avec claveciniste ni avec caviste ! Un·e claviste (un dans le cas présent) est la personne chargée de la composition d’un texte sur toute machine à clavier.
Brigitte Bardot reçoit Mireille Dumas en exclusivité à La Madrague | INA Mireille Dumas
La dernière fois que Brigitte Bardot a ouvert exceptionnellement les portes de La Madrague, c'était à Mireille Dumas pour une interview exclusive. Brigitte Bardot se confie sans détour sur l'am...
la nuit de Kamel Daoud au musée Picasso
Le peintre dévorant la femme
Kamel Daoud
Babel
Lu en trois jours, dix jours après avoir commencé la lecture puis l’avoir interrompu.
Passionné par le récit-essai de Kamel Daoud et très perplexe sur la note de lecture que je vais en faire.
Perplexe car comment parler du récit d’une nuit en solitaire dans le musée Picasso alors que je ne fréquente pas les musées (quelques exceptions), les galeries (exceptions). Par contre, j’aime visiter, dialoguer avec des artistes dans leur atelier.
Alors que je fuis toute commémoration, toute rétrospective. Que je n’ai jamais vu un tableau ou un dessin de Picasso (exception, quelques pièces au musée de Céret). J’ai vu de passionnants documentaires. J’ai lu du Picasso (mais peu, du théâtre). Bref, je devrais peut-être laisser la suite en suspens.
Picasso 1932, année érotique, titre de l’exposition. Titre induisant déjà des lectures orientées. La femme « peinte », Marie-Thérèse Walter, plus de 30 ans d’écart, 18 ans-50 ans.
Elle dira : « Il viole d’abord la femme et puis après on travaille. » p. 27. Ça a suffi pour que j’interrompe ma lecture, une dizaine de jours.
Ce qui est passionnant dans le récit de cette nuit érotique, car cette visite renvoie le visiteur Kamel Daoud à son propre érotisme piégé par le pays d’où il vient, la culture-religion qui y gère tout de la vie quotidienne et « spirituelle », piège dont il s’est sorti en choisissant l’Occident, en s’exilant, c’est qu’il le construit par opposition à un personnage qu’il s’invente à partir de la page 33, Abdellah, un djihadiste, qui ne peut en aucun cas, apprécier ces représentations, cette nudité offerte, cette dévoration cannibale de la femme débouchant non sur sa disparition mais paradoxe sur sa reconstruction après destruction-assimilation de l’homme. En s'inventant Abdellah, Kamel Daoud peut ainsi passer de l'univers érotique de Picasso aux rapports de deux cultures à la sexualité (la coranique et l'occidentale) et dans la culture coranique, Abdellah ne peut que détruire, lacérer, brûler ces « oeuvres », prolongeant la destruction des Bouddhas géants, de sites comme Palmyre, Tombouctou, la défiguration à l’acide du visage de femmes impures, la décapitation d’hommes condamnés par des fatwas, l'exécution massive de mécréants, le jihad. (Hier, 17 juin 2026, à la télévision d'État, Hassan Khomeini, haut digitaire chitte, a déclaré : "La guerre contre Israël et les États-Unis constituait le petit jihad, le grand jihad commence aujourd'hui".)
En créant ce personnage antagoniste (mais moins qu’il n’y paraît), Kamel Daoud peut décrire avec précision ce qui l’a amené à son choix de l’Occident. Au coeur de ce choix, le corps, le rêve, sa place, sur terre, ici et maintenant, vivant, avec ses faims, ses désirs, son inscription dans le temps long de l’histoire humaine, son rêve de bonheur, la sieste et non après la mort, au Paradis avec les houris, vierges renouvelées, l'ici-bas devant être lieu du vide, du désert.
J’ai été amené à souligner nombre de formules me semblant d’une grande justesse, permettant d’appréhender l’Islam et son opposition radicale, mortelle et mortifère au christianisme, au judaïsme, à l’Occident (ouvrant sur une question de vie ou de mort : la paix est-elle possible avec une religion voulant la destruction des deux autres monothéismes et du mode de vie occidental ?).
Ce récit, miroir pour l’auteur, devient aussi miroir pour le lecteur. Je ne me suis pas senti interrogé par ces géographies du sud, du nord, ces cartes qui ne sont pas des territoires, ces territoires brouillés de récits irréconciliables et donc illisibles, cette opposition entre temps et éternité, cette dialectique violente entre vie et mort, cette proximité entre sexualité cannibale et crucifixion érotique, entre souffrance et extase… Mais les développements de Kamel Daoud, relisant par exemple la rencontre entre Robinson et Vendredi en l'inversant, sont très éclairant pour "comprendre" des comportements et des croyances qui nous paraissent peu compréhensibles.
Une phrase permet peut-être d’échapper à ces cadres, ces structures : « c’est une vieille histoire que de raconter que chaque femme est un portrait accidentel de la femme éternelle poursuivie et qui vous obsède. » p.32, que je réécris à ma façon : « chaque femme poursuivie participe de l’histoire infinie née des origines miraculeuses et mystérieuses de la première femme et du premier homme. »
Phrase qui pour moi rejoint celle de Marina Tsvetaïeva : « Tous les poèmes qui furent, qui sont et qui seront écrits le sont par une seule femme, une femme - sans nom. » Soit par universalisation affirmée, non prouvable, non vérifiable mais évidente : « Toutes les vies qui furent, qui sont, qui seront sont vécues par une seule femme, une femme - sans nom, par un seul homme, un homme - sans nom. »
Remontant toute généalogie, nécessairement à trous et très limitée, ne débouche-t-on pas sur un premier homme sans nom, une première femme sans nom, inaugurant le flux infini (peut-on aussi dire éternel ?) de l’humanité avec ses bifurcations, ses extinctions ou disparitions, dont « je-jeuh » suis un maillon éphémère, miracle et mystère d’une naissance, mystère et miracle d’une mort, vie miracle et mystère à vivre moins comme identité (moi-je) que comme participant anonyme, s'anonymant du flux universel de la Vie, incitant à ce que j’appelle la pratique humble du s’effacer dans le blanc.
Quant aux rapports à la femme, avec la femme, avec des femmes, je me sens fort éloigné de Picasso, fort éloigné de Kamel Daoud. J'ai été étonné de l'absence de toute référence à la psychanalyse freudienne, jungienne, lacanienne qui aurait pu faire émerger fantasmes (fantasmes originaires), peurs (castration mort), blessures (rejet, abandon, humiliation, trahison, injustice).
Kosmorgasmik est ma contribution aux récits des corps à corps, encore et encore.
Étonnante aussi, l'absence de l'invention par l'Occident de l'amour courtois (Denis de Rougement) et les perspectives ouvertes par Lacan, proposant de relancer ce projet en réponse au malentendu universel que constitue l'amour : donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. L'amour courtois, soit le renoncement pour sublimer pulsion, passion. L'amour courtois pouvant ainsi déboucher sur la vasectomie par l'homme pour ne pas posséder.
Étonnnante encore, mais le livre date de 2018, l'absence de la préoccupation devenue centrale depuis metoo : celle du consentement (avec l'interrogation sans fin sur ce que l'on appelle la zone grise).
Dernier point en lien avec la souffrance : cette souffrance qui m’a abrasée, qui m’a rabotée jusqu’à la transparence, calcinée jusqu’à la dernière cellule, c’est peut-être grâce à cela que j’ai été jetée pour finir dans l’inconcevable. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création." dernière lettre téléphonée à des amis de Christiane Singer. Ça ouvre des perspectives vertigineuses.
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Picasso 1932. Année érotique - Photos d'Expositions
C'est la première exposition dédiée à une année de création entière chez Picasso, allant du 1er janvier au 31 décembre d'une même année. Figure au bord de la mer La Lecture La Ceinture ja...
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Abécédaire philosophique : I comme île
"Philosophie de la lettre à l'esprit", un abécédaire de l'Université populaire de Saint-Dizier avec le philosophe Dominique Pagani. Réponse à Gilles Deleuze et voyage philosophique depuis la ...
"Lorsqu'il arrive sur son île, Robinson contredit toute l'imagerie qu'on a fait de Robinson... Il ne vit pas comme un homme de la nature, il arrache le maximum de technologie de l'épave pour pouvoir subsister dans l'île. Il hérite de la plus haute technologie de l'époque, c'est-à-dire, la technologie maritime anglaise (sextant, calendrier, boussole etc.)"
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Zabor Kamel Daoud - Blog de Jean-Claude Grosse
Zabor ou Les psaumes de Kamel Daoud " Pourquoi j'écris ? Parce que je témoigne, je suis le gardien, je fais reculer la mort des miens car ils sont essentiels et dignes d'éternité. Dieu écrit, ...
https://les4saisons.over-blog.com/2026/07/zabor-kamel-daoud.html
Pratique pour s'effacer dans le blanc
Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelle communément J.C., a donné naissance un changement de jour à 00h00 (imaginez !) à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans race, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.
Programme que Je-Moi-Lui pratique quotidiennement, avec des verbes d'action à forme pronominale
(il n'a pas réfléchi s'ils sont réfléchis, réciproques, irréfléchis, passifs)
se désidentifier, se dégenrer, se dévisager, se démiroiter, se désidéologiser, se délester, se dévaster, se dénationaliser, se dépayser, se dédiaboliser, se désaligner, se débrancher, se déranger, se déminer, se dédéterminismer, se déraciner, se dédésespérer, se déloger, se déménager, se désaxer, se désarmer, se démarquer, se démarginaliser, se fortifier, se mortifier, s'embourber, s'envaser, s'enliser, s'emmêler, se liquider, se dissoudre, se fluidifier, s'aérosoleiller, s'inspirer, s'expirer, s'aveugler, s'oreiller, s'effondrer, se réanimer, se dématérialismer, se déspiritualismer, se démystifier
(42 verbes d'action parce que 42 = clin d'œil au roman culte de Douglas Adams, « Le Guide du voyageur galactique »)
faire silence en prononçant du plus possible ralenti
FAIRE SILENCE
(dessine-moi un silence lui a demandé un jour la fetite pille)
se dévoiturer, se décovoiturer, se désubériser, de déflixbuser, se détgvéiser, se décroisiériser, se désintégrer, se désavionner, se défuséiser, se déstartupper, se détélétravailler, se désabonner, se démoder, se désaduler, se désaimer, se déshaïr, s'indifférencier, se déshumaniser, s'emplumer, s'automutiner, s'immuler, se sclarifier, se catatomiser, se voluptuer, se décontaminer, se dévitaminer, se dénourrir, se bonifier, se débonheuriser, se délacer, s'enlasser, se clowner, se décloner, s'emberlificoter, s'applaudir, se huer, se déchihuahuaver, se métamorphoser, se matamortir, se désintoxiquer, s'étourdir, s'apprivoiser
(42 verbes d'action parce que 42 = clin d'œil au roman culte de Douglas Adams, « Le Guide du voyageur galactique »)
SE TAIRE
(dessine-moi une rose lui a demandé un jour la petite fille)
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Kosmorgasmik, poème final d'un ensemble inédit et qui le restera, appelé Métamorphosis La Terre et ses milliers de bouches éruptives, ses milliers de vulves-geysers, la Terre ronde est ronde d...
écrit et dit par JC-Vita Nova
Kosmorgasmik
Somnolent dans le fauteuil Louis-Philippe
une image te vient :
La Terre et ses milliers de bouches éruptives
ses milliers de vulves-geysers
la Terre ronde est ronde
de toutes les grossesses animales et humaines
de toutes les germinations florales et végétales
de toutes les minéralisations calcaires et granitiques.
La Terre est la porteuse, l’accoucheuse
de tout ce qui prend corps
encore et encore.
Incarnations en chairs et en os
en racines et cimes
en strates et sédiments.
Et tu te vois, foetus en position foetale, dans le ventre-terre.
Du ventre-mer, du ventre-mère,
tu es passé au ventre-terre, au ventre-univers.
En déviant ton désir sexuel de l’autre
en mettant à mort, façon matador
ton sentiment d’amour pour l’autre
tu découvres, trois mois après
que tu ne sors nullement mutilé de cette castration
nullement effondré par cette relation sans réciprocité.
Cette mise à mort, façon matador
t’a fait passer en douceur
d’une sexualité exclusive à une sexualité inclusive
de l’amour possessif à l’amour oblatif.
Cette mise à mort, façon matador
a été guérison, résurrection.
Tu sors apaisé, agrandi
de cette mise à mort, façon matador.
Tu as changé ton sexe raide en sexe flexe
ton coeur rancoeur en coeur bonheur.
Tu as inspiré l’air du Large.
Tu es monté dans la pirogue du Fleuve.
Fécondé par les abeilles de l’Amour
tu apprends à accueillir, recueillir, donner, offrir
À ne pas trier, pas juger, pas opposer
Parfois tu retombes dans le bourbier des raccourcis
Relève-toi soulevé par l’enthousiasme
Tu es une vie minuscule reliée au Kosmos
Tout copule et consent avec joie à copuler.
Poussières et semences d’étoiles,
germes et spermes de l’orgie de l’évolution,
de l’ontogenèse, de la phylogenèse,
à la vie à la mort.
La fabrique des corps. Et au coeur du corps, le coeur.
Tu es humble de ton humus,
humain de ton humanité,
universel de ton universalité,
divin de ta divinité.
En ouvrant tes bronches,
en activant ouïes, branchies,
tu retrouves tes éléments, l’air, l’eau.
Tu entres dans l’innocence.
Tu es miracle et mystère de ta naissance.
Tu seras mystère et miracle de ta mort.
Tu fais choix de l’ignorance.
Tu ne refuses pas les connaissances
mais tu sais qu’on ne saura jamais rien.
Rien du début, de la fin, du sens s’il y en a un.
Patauge dans les doutes et incertitudes.
Prends soin des nuances.
Essaie d’être dans la Vie, dans l’Amour, dans la Mort.
Monte et descends l’échelle
Du Tartare à l’Olympe
Du Ciel à l’Enfer
Du Tartare, tu ramèneras poèmes et mélodies, tel Orphée.
Tel Dante, tu tenteras une issue pour les damnés de l’Enfer.
Du Ciel, tu ne feras pas le séjour de Dieu ni le paradis des
ressuscités.
Le Ciel n’est-il pas l’espace de légèreté. de la gente ailée.
Plus aucune guerre des dieux dans l’Olympe,.
N’ont-ils pas eu le temps d’apprendre et de pratiquer l’anarchie, voie vers l’harmonie.
Bivouaque sur la Terre.
Elle est danses et cycles.
La grande roue du Grand Manège tourne
sans grincements de dents.
Tu n’es plus un hamster.
Tu es à Parfaire sur cette Terre.
Vita Nova, 6 janvier 2026
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album avec Isabelle Adjani, Steiner
https://www.youtube.com/playlist?list=PLezE14xvQ5v1nbAt_yTHc_ZBT1UuBgSky
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La Chair et la Pierre - bric à bracs d'ailleurs et d'ici
l'extraordianire site de Pamela Chrabieh la chair et la pierre / la chasse à l'enfant / l'horreur en boucle / SAV le sadisme au bout du fil / le Titanic libanais / tous déplacés JCG : essayant ...
https://www.bricabracs.fr/2026/05/la-chair-et-la-pierre.html
de Pamela Chrabieh auteur des lettres de Beyrouth sur sa page FB, le 16 juin 2026 à 21 H 56 :
Je ne témoigne pas seulement pour dire : regardez ce qui nous arrive. Je témoigne aussi parce qu’une question me poursuit : qu’est-ce qui arrive à ce témoignage quand il quitte le corps qui l’a porté ?
Quand il devient un texte.
Un dessin.
Une couleur.
Une voix.
Une chanson peut-être.
Que reçoit vraiment quelqu’un qui ne vit pas cette guerre ?
Une information ?
Une émotion ?
Une image de plus ?
Un malaise passager ?
Ou quelque chose qui reste, qui déplace, qui dérange autrement ?
Je ne pose pas cette question depuis une supériorité morale.
Je la pose parce que moi-même, face à la douleur des autres, je sais que je peux mal recevoir.
Recevoir trop vite.
Croire avoir compris.
Me protéger.
Mettre à distance.
Continuer.
La guerre produit cela aussi : des écarts entre les corps.
Celui qui entend le drone et celui qui en voit seulement l’image.
Celui qui attend un message et celui qui lit un bilan.
Celui qui habite le danger et celui qui l’approche par fragments.
Au Liban, ces écarts se déposent sur une histoire déjà fissurée.
Des guerres mal revisitées.
Des morts sans récit commun.
Des responsabilités évitées.
Une impunité installée.
Une mémoire nationale trouée, parfois remplacée par des silences familiaux, politiques, communautaires.
Alors écrire, dessiner, chanter, ce n’est pas expliquer la guerre.
C’est travailler une matière instable.
Chercher une forme qui ne trahisse pas trop.
Une forme qui ne transforme pas la douleur en objet consommable.
Une forme qui laisse assez d’espace pour que l’autre entre, mais pas assez pour qu’il s’y sente innocent trop vite.
Je ne sais pas ce que l’autre reçoit.
Je sais seulement que le témoignage n’est pas un transfert pur.
Quelque chose se perd.
Quelque chose résiste.
Quelque chose arrive quand même.
Et c’est là que je continue.
Dans cette zone fragile entre ce qui ne peut pas être entièrement transmis, et ce qu’il serait indécent de laisser disparaître.
je t'imagine telle que je te vois, en aveugle
quand je te vois, c'est plus fort que moi,
mes yeux, pourtant attentifs, ne te voient pas
je ne te vois pas parce que je sais, je sens
que tu débordes de toutes parts,
ton mystère, je m'y noie en apnées répétées
voyant aveugle, je mets les mains en avant,
pour te voir par le toucher,
tenter l'approche, la saisie,
une saisie sans possession, une saisie sensible
mais te laisseras-tu approcher, toucher ?
ah si tu savais accueillir, si tu savais accepter
ce qui vient vers toi
mais la peur du grand méchant loup
tu sais pourtant que tu ne risques rien,
est-ce pour cela que tu ne prends pas le risque
de glisser ta jambe
de l'emboîter entre les miennes,
adentro adorno
figures de ta liberté
vendredi 11 mai 2020, 11 h 11,
en maturation depuis le 11 mai 2017
- un voyage au pays de la Femme rêvée, fantasmée ?
- je préfère dire femme rêvée (c'est de l'ordre de l'intuition, toi que je rêve c'est toi possible, c'est toi te réalisant autre et même, sortant de ta zone de confort ...) que femme fantasmée (là, pour moi, on est au niveau des pulsions et le travail sur les pulsions, sublimation par exemple, quel boulot)
Krach métaphysique
Affaire Joël Le Scouarnec - Wikipédia
Affaire Joël Le Scouarnec Palais de Justice de La Rochelle. Fait reproché Accusation de viol et d'agression sexuelle sur plusieurs centaines de personnes, principalement mineures Pays France Vill...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Jo%C3%ABl_Le_Scouarnec
Le procès de Joël Le Scouarnec va se terminer comme il a commencé : dans le silence.
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Curtis Yarvin, idéologue du trumpisme et de la fin de la démocratie
Curtis Yarvin est la figure intellectuelle de la galaxie trumpiste. Son projet " néoréactionnaire " veut en finir avec l'idée démocratique et propose de structurer le gouvernement comme une ...
Publié: 23 mars 2025 / Yarvin se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu. Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au profit d’un libéralisme dérégulé, est « une idée évidente » qui « n’a jamais pu être appliquée en pratique ». L’erreur des libertariens est, selon lui, de voir leur idéologie comme « l’apogée de la démocratie », alors que celle-ci est fondamentalement « inefficace et destructrice »
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Philosophie n° 148 : Reiner Schurmann interprète de Heidegger et penseur de l'histoire
Philosophie Ce numéro thématique est consacré à Reiner Schürmann, phénoménologue qui, dans Le principe d'anarchie et Des hégémonies brisées, a prolongé et interrogé la pensée du second...
« nous vivons l’époque du dépérissement des principes. Notre temps est marqué en effet par la remise en cause radicale de tous les principes de la théorie et de la pratique, que ce soit dans le champ de la science comme dans celui de la vie politique. Tout ce qui avait valeur de norme absolue est contestée, tout ce qui se donnait pour nécessaire et universel subit ce que Musil a nommé un « krach métaphysique »
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Montaigne en politique - Blog de Jean-Claude Grosse
Le 24 août 1572, massacre de la Saint-Barthélémy. Je trouve fort opportun de renvoyer aux Essais de Montaigne. JCG Montaigne en politique Ce livre de Biancamaria Fontana, paru chez Agone, un éd...
Montaigne accorde son intérêt à la médiocrité, entendant par là le bon sens, l'honnêteté des gens confrontés aux problèmes du quotidien.
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" Que celui qui le désire se regarde dans mes films comme dans un miroir, et il s'y verra. Quand le cinéma fixe son idée dans des formes qui ressemblent à
Un art dépourvu de toute spiritualité porte en lui sa propre tragédie.
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Baptiste Brun : Jean Dubuffet et la besogne de l'Art Brut - Les presses du réel (livre)
Jean Dubuffet et l'Art Brut face au paradigme primitiviste.
une parembole de 57' "j'ai mis mon goût de la sauvagerie danns le voyage"
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Rencontre avec Sylvain Tesson dans les calanques de Marseille - La Grande Librairie
Encore plus de vidéos https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/ Abonnez-vous : https://www.youtube.com/@lagrandelibrairie Augustin Trapenard a rencontré Sylvain Tesson à l'occasion de ...
une exmersion de 14'
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Duel des rives/J.C.Grosse - Les Cahiers de l'Égaré
(Texte extrait du numéro 13 de la revue Aporie, Salah Stétié et la Méditerranée noire, été-automne 1990). N° épuisé après 2 éditions, la 1° en 1990, la 2° en 1997. Ce N° avait été ...
L’aède Rivages indéfinis c’est le sel de toute mer Iniques ceux qui s’en affirment propriétaires Odyssée des partants pour ne pas périr Naufrage des damnés enchaînés au bastingage Danse démente des survivants sur les rives barbelées Érigeant en territoire leur débarcadère emmuré Insouciants des occupants depuis si longtemps Peu soucieux de faire place aux nouveaux arrivants
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La Méditerranée de Salah Stétié - bric à bracs d'ailleurs et d'ici
L'AUTRE SEL une des dix gouaches de Medhi Qotbi pour L'autre sel Je suis heureux de mettre en ligne ce texte publié par la revue Aporie en son N° 13, son dernier N°, puisque le dernier N° annon...
(Texte extrait du numéro 13 de la revue Aporie, Salah Stétié et la Méditerranée noire, été-automne 1990). N° épuisé après 2 éditions, la 1° en 1990, la 2° en 1997. Ce N° avait été conçu en 1987 à Rabat dans la résidence de l'ambassade du Liban au Maroc. Il fallut 3 ans pour le réaliser. (Texte republié dans le livre pluriel, Envies de Méditerranée, Les Cahiers de l'Égaré, 2010)
![Artisanat et combat - Actes de création et nouvelles militances Giorgio Passerone [Note de lecture]](https://image.over-blog.com/oaGkuUlUa48NU9x96FTnqzcNb2s=/170x170/smart/filters:no_upscale()/https%3A%2F%2Flundi.am%2Flocal%2Fcache-gd2%2Fcd%2F908954db82b14b648dff7fe98f3df7.png%3F1745493699)
Artisanat et combat - Actes de création et nouvelles militances Giorgio Passerone [Note de lecture]
Dans cette perspective, pour G. P., pour moi aussi, il n'est pas de différence entre les graffitis écrits dans une gare contre la guerre et un poème d'Hölderlin ou de Leopardi. L'écrivain rejo...
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Radicalité de mai 68 - Raoul Vaneigem
Ce que le mensonge journalistique ordinaire appelle "les événements de Mai 1968" a surgi d'une époque où l'économie était florissante et les salaires assez élevés pour s'investir dans la gr...
radicalité récupérée
mon intervention le 17 février 2019 au Théâtre Liberté (bien naïve)
Après la « culture pour tous », il est grand temps de faire place à la culture de tous, car chacune et chacun est porteur d’une culture, voire de plusieurs. Il est grand temps d'inventer un nouveau chapitre de la politique culturelle de notre pays qui sache faire culture avec tous. C'est un édifice commun où chacun peut apporter sa pierre .
Concrètement, je propose que le Théâtre Liberté libère dès que possible un mois entier de sa programmation afin d’instaurer un laboratoire des possibles.
Ce mois serait un festival d’un genre nouveau, préparé en amont avec des citoyens volontaires, avec les sources vives du territoire (artistes, non-artistes, publics, non-publics). Il s'agirait que les gens
(les artistes sont d'abord des gens et tous sont des humains, ce qui nous est commun c'est notre humanité et ça veut dire quoi concrètement de nos rapports à nous, aux autres, aux végétaux, aux animaux, à la Terre, à l'air, à l'eau...)
se saisissent de leur vécu, de leur quotidien, de leurs rapports à l'actualité, aux enjeux planétaires immédiats et donnent à ces matériaux, à ces contenus, des formes simples, partageables, transmissibles sur tout le territoire de la métropole. Parmi les formes déjà disponibles, inventées, il y a celles d'Augusto Boal qui ont servi en Afrique (éducation sur le sida), en Amérique latine, théâtre forum, théâtre invisible. Il y a les formes inventées par Moustapha Aouar et Gérard Lépinois, bocal agité, petits-petits, pièces pour 1M2. Il y a les théâtres à vif. Bien sûr, agoras, projections de films citoyens, initiatives locales (la vallée du Gapeau en transition, la monnaie locale La Fève), scènes ouvertes aux slameurs, aux poètes, aux performeurs, utilisations des nouveaux médias (vidéos...) sont à prendre en compte. Dans le cadre du festival de théâtre lycéen aux Comoni, j'ai vu des jeunes migrants scolarisés à Dumont pour apprendre le français (avec l'association L'autre, c'est nous) donner un exemple de présence particulièrement retentissante avec leur vécu (un peu comme le Groupov avec des survivants du Rwanda)... Ne faisons pas catalogue : les exemples sont multiples.
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Débat citoyen au Théâtre Liberté - Blog de Jean-Claude Grosse
articles de Var Matin, le bocal varois de juin 2002 avec des auteurs algériens et des auteurs pieds-noirs, le livre franco-russe né du bocal agité au lac Baïkal en août 2010 pour les 10 ans du...
https://les4saisons.over-blog.com/2019/02/debat-citoyen-au-theatre-liberte.html
mon intervention le 17 février 2019
la culture comme on l'aimerait plus souvent, gouailleuse, frondeuse
les phisolophes et l'argent par Saïdou Abatcha / l'argent ne fait pas le bonheur... rire
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Solo en Corrientes se baila asi!! #baile #chamame #chamamepatrimoniodelahumanidad #corrientescapital #tiktok #corrientesargentina.
y'a d' la joie
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Comment your country flag?? Where you watch our dance funny videos 🤩😂😂😂??? Happy blessing Thursday ❤️🙏...... #instagram #reels #trending #share #fun #dance #africa #support #foll...
y'a d' la joie
" Peste ! La poésie est virale. " Sceptique de Fos § : Les poètes, soit des bons élèves bien appliqués=poeasy, soit des cancres fiers de leur posture, ne savent que recracher leur leçon - av...
https://inculture.wordpress.com/2025/05/16/poesies-au-xxie-siecle-2/
Rimbaud : Il faut être absolument moderne ! (ou pas ! Pessoa) - Les Cahiers de l'Égaré
Arthur Rimbaud vu par Ernest-Pignon-Ernest / Yves Broussard, poète et directeur de la revue SUD avec JCG en novembre 1994, ici à Sana'a / La dernière oeuvre de Rothko avant son suicide, le 25 ...
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Jacques Lusseyrand - Le monde commence aujourd'hui - Voix : Carolyne Cannella
Jacques Lusseyrand naquit en 1924. Aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fres...
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Nos poèmes ne savent pas ce qui les attend, par Martin Rueff
Un an après la disparition de Michel Deguy, Martin Rueff réfléchit, à partir de cette absence et de sa pensée, la place et le rôle du poème.
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2023/03/22/avenir-poemes-deguy/
" Il me paraît important pour chacun d'entre nous que l'histoire soit rééquilibrée par la levée des voiles, des secrets qui comme pour une famille, abîment le peuple.....la guerre massacre bien plus que des corps physiques, elle peut tuer l'humanité cachée dans les cœurs .....la reconnaissance de chaque version de l'histoire est une des étapes de la guérison, je la souhaite à notre terre." S.M.
Un jour, tout le monde aura toujours été contre cela / Le 25 octobre 2023, après seulement trois semaines de bombardements sur Gaza, Omar El Akkad a publié un tweet : « Un jour, quand ce sera sans risque, quand il n’y aura plus de conséquences personnelles à nommer une chose pour ce qu’elle est, quand il sera trop tard pour tenir quiconque responsable, tout le monde aura toujours été contre cela. » Ce tweet a été vu plus de 10 millions de fois.
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8 mai 1945 à Sétif : jour de victoire en France, jour de massacres en Algérie
Jour de liesse en France, le 8 mai 1945 est en Algérie un jour de deuil. Les massacres qui débutent ce jour-là à Sétif, Guelma et Kherrata vont causer des dizaines de milliers de morts.
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Ep 10 : Florence Nightingale - Statisticienne passionnée
Pas convaincu par les tableaux de John Snow ? Voici Florence Nightingale : Statisticienne passionnée, pionnière des soins infirmiers et figure de la Santé Publique du 19ème ! Notes et sources ...
12 mai, journée internationale des infirmières la vie et l'oeuvre de Florence Nightingale (12 mai 1820-13 août 1910)
Massacres des harkis - Wikipédia
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les massacres de harkis sont l'ensemble des violences et tueries de masse dont ont été victimes les harkis en Algérie après le cessez-le-feu du ...
Non pas chanter l’événement qui s’est produit,
mais le produire en le chantant.
Le philosophe
Dans l'ombre des nuits où les étoiles se meuvent, Se tient le penseur, là où le silence pleut. Il forge des mondes dans l'âtre de l’esprit, Ses mots sont des flèches, sa quête un infini. Au carrefour du doute, il érige un empire, Chaque idée est un feu, chaque feu un martyre. Il sonde les abîmes, cherche l’éternité, Dans le fracas du vide, il façonne des vérités. Écoutez-le ! Ce poète du néant, Il écrit dans le vent des discours éclatants. Un marteau dans la main, un nuage dans l’autre, Il brise les dogmes et bâtit l’apôtre. Il n’a pas d’armes, juste un cœur fractal, Il questionne le réel, démolit le banal. Sous son regard perçant, le cosmos s’effondre, Chaque étoile qu’il touche, il la fait répondre. « Qui suis-je ? » dit-il au miroir du temps, Mais le reflet se tait, effacé par le vent. Il poursuit pourtant, éternel Sisyphe, Portant sur son dos la montagne des mythes. Son cri fend l’ombre, sa voix fend la pierre, « Tout est chaos, mais je danserai la lumière ! » Il est l’éclaireur, l’écho de l’aurore, Un funambule suspendu sur la mort. Oh, philosophe, architecte des songes, Tes pensées sont des fleuves où l’éternité plonge. Tu n’as pas de royaume, pas de trône doré, Mais l’univers entier t’écoute murmurer. Alors avance, ô toi, sculpteur de l’instant, Le monde est ton marbre, ton ciseau est le temps. Et si un jour ton nom s’efface des mémoires, Sache que tes idées danseront dans l’histoire.
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Le Philosophe - Sculpteur de l'absolu - Texte puissant et immersif - Luigissimo
Écoutez : " Le Philosophe, Sculpteur de l'Absolu" Écrit et interprété par Luigissimo. Dans l'ombre des nuits où les étoiles se meuvent, Se tient le penseur, là où le silence pleut. Il forge...
Le clown
Dans l’arène des regards, il fait son entrée, Sous la lumière crue, il s’apprête à danser. Le nez rouge comme un phare sur la mer des humains, Le clown s’avance, un sourire peint de ses mains. C’est un guerrier sans épée, un sage sans écrit, Un roi déchu du royaume des rires infinis. Il trébuche, il chute, et les rires explosent, Mais son cœur, fragile, cache mille névroses. Le clown, c’est l’âme qui tombe pour qu’on se relève, Le miroir brisé des vies brèves, Il tourne la tragédie en farce éphémère, Car son royaume, c’est le rire, sa gloire, la poussière. Il jongle avec les larmes qu’on n’ose verser, Un funambule sur le fil de l’absurdité. Ses gags sont des prières pour des âmes fatiguées, Ses maladresses, des clefs pour des cages oubliées. Mais écoute, derrière le tumulte des éclats, Le clown murmure une vérité qu’on ne voit pas : La vie n’est qu’une scène, un grand chapiteau, Où chacun joue son rôle, entre rires et sanglots. Et lui, il choisit de chuter pour qu’on s’élève, De porter nos douleurs dans son rire qui crève. Car sous le maquillage, il n’est qu’un humain, Un poète en guenilles, un rêveur sans demain. Alors, quand il s’éteint et qu’il quitte la piste, Il emporte avec lui un secret altruiste : "Riez, mes amis, car la vie est fragile, Et sous chaque larme, l’espoir est fertile." Le clown s’efface, mais son écho demeure, Un éclat de rire dans l’ombre de nos heures. Masque de comédie, âme de tragédie, Le clown est l’essence même de la vie. (Luigissimo)
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Écoutez Le Clown - Poésie d'un Masque Vivant Écrit et interprété par Luigissimo. Dans l'arène des regards, il fait son entrée, Sous la lumière crue, il s'apprête à danser. Le nez rouge co...
Le clown s’efface, mais son écho demeure, Un éclat de rire dans l’ombre de nos heures. Masque de comédie, âme de tragédie, Le clown est l’essence même de la vie.
Tantôt poète, tantôt marionnette
Tantôt poète, tantôt marionnette, Quand l'échec me guette, personne ne s'apprête, À tendre une oreille, à scruter mes quêtes, À voir dans mes nuits l’ombre de mes tempêtes. Mais dès que le succès illumine mes pas, Les foules se pressent, on m'appelle "roi". Chacun veut savoir d'où naît mon éclat, Mais où étiez-vous quand la vie me broyait là ? J'écrivais des vers au bord des abîmes, Je sculptais des rêves sur des pages intimes, Seul sous les étoiles, à dompter la rime, Quand l'horizon s'effaçait sous un voile infime. Maintenant ils veulent des récits, des croquis, L’histoire de mes doutes, de mes nuits sans répit, Mais qu’on ne m’oublie : j'étais dans l’oubli, Avant que l’écho ne devienne un cri. Alors oui, le succès a sa douce musique, Mais ne jugez pas sans voir l’aspect tragique. Car les étoiles brillent après le chaos, Et le silence précède les plus grands mots.
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La Poésie du Succès - Luigissimo
Pour finir en beauté l'album "TTC" Je vous présente " La poésie du Succès " Écrit et interprété par Luigissimo. Tantôt poète, tantôt marionnette, Quand l'échec me guette, personne ne s'a...
les étoiles brillent après le chaos, Et le silence précède les plus grands mots.
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Liberta - Les Cahiers de l'Égaré
1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces ...
à la question que peut-on faire ? répondre RIEN et créer des Liberta sans le crier sur tous les toits
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Liberta - Universalité artistique et poétique - Luigissimo- 2025 hommage à Serge Reggiani
Un texte fort et poingnant dans le style de Serge Reggiani, un slam moderne écrit et interprété par Luigissimo. Liberta pour une universalité artistique. #slam #art #texte #philosophie #reprise...
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Discussion culturelle et philosophique entre Jean-Claude Grosse et Jean Delorme (Écrivains/éditeur)
Autour d'une table bien simpa, à l'occasion de la fête du livre hyeres 2024, Jean Delorme s'est entretenu avec Jean-Claude Grosse editeur (Les cahiers de l'égaré). - Le silence d'en bas et le ...
Le silence d'en bas et le silence d'en haut La langue des oiseaux La prière du coeur Eternel, immortel
15 avril 2025
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
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4 comments | Djé SaintJames Physalia was live. | By Djé SaintJames Physalia | Facebook
Djé SaintJames Physalia was live.
Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A Down - Psycho Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Stop in and watch your body fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Rushing to watch your spirit fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show ? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Déroulement de la soirée
Handicaps, schizophrénie et création artistique
15 avril 2025, 19 H 30 - 22 H 30
pot de l'amitié jusqu'à 23 H 45
Salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest-les-Eaux
1 - présentation
2 - témoignages
- vidéo paracousie de Frédéric Jean Gilles
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024)
- Germaine Raccah, schizophrène poète dit ce qu’est la schizo pour elle et lit Vertige circomplexe
- Djé SaintJames Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez
- Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
- Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
- Patricia Raccah Le consentement de Galatée
- Djé SaintJames chanson Psycho
- Bernard Hofmann que dit la psychiatrie sur la schizophrénie
- Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
- prise en charge familiale de l'autisme Sandrine Gendre
3 - court-métrage Il dentro de Nathalie Havez
4 - lecture de Frédéric Jean Gilles Si la mer meurt
5 - vente de livres
6 - pot de l'amitié offert par la municipalité
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
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paracousie, texte sur la schizophrénie, dit par Frédéric Jean Gilles, lors de la soirée du 15 avril 2025, handicaps, schizophrénie et création artistique, qui s'est déroulée à la Maison de...
l'ouverture de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles, venu de Maurs dans le Cantal, arrivé à 20 H après 9 H de train, arrêt d'1 H sur voie à Sète pour cause de manif
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Jean Gilles
Si la mer meurt
Frédéric Jean Gilles
Chapitre 5 - L’écriture
Il noircira des pages.
Il les raturera.
Les pliera.
Les chiffonnera.
Les lancera à travers la pièce comme on chasse un doute à mains nues.
Puis il les ramassera.
Il les relira.
Il les trouvera sublimes.
Puis affreuses.
Puis peut-être supportables.
Il les brûlera.
Ou les réécrira.
Encore.
Encore.
Quelque part, un éditeur bâillera en découvrant son manuscrit.
Il tournera la première page sans conviction.
Puis il tournera la suivante.
Et ce seul geste, ce glissement du doigt sur le papier, ce sera déjà une victoire.
Un passage.
Un frisson.
Une trace.
le finale de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles venu de Maurs dans le Cantal, filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
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la soirée Handicaps, schizophrénie et création artistque qui s'est déroulée le 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest a accueilli Germaine Raccah, schizophrène, poète, peintre et Pa...
les témoignages des soeurs Raccah, filmées par Martine Cadéo
Texte inédit que Germaine Raccah tenait absolument à dire
MOI LA TETE DE LITOTE AU TRAIN-TRAIN D’UNE VIE ENTIERE CHEZ LES FOUS
Germaine RACCAH
POUR LES GRIFFES D’UN ONGLE POINTU
Alors que du Génie, la plume de sable est pleine
pour prendre le pouls d’une fanfaronne lente lente,
Je tire un miroir étrange à l’évasive énigme de tous
mes âges pour le pétale proverbial de ne jamais
marcher et n’avoir de finitude que de mordre
une lune grevant le poing pour creuser ses plumes de blette et de persil
à l’affection appuyée pour être un mat
député et les cuisses bondissantes en mini-shorts
de fringantes oiselles aux cheveux de grenade
accouchant en quelques heures de minutes
et de languides mamelles, trois petites
pioupioutes appelées
CAMILLE, PAULETTE et MERVEILLE
Comme un Beau Conte songeant au beau tableau
de Yung tout accroché pour ce que pèse une plume
et ses ongles si longs de bruns et de violettes
et des dessins remarqués avec la croûte de son nez avalée dans la gorge
convoquant un génie adorable pour des
idéales caresses envisageables
Pour entendre le Grand Voyage Bleu
c’est un épouvantail
que le merle chante
le chat ou le pinson
d’un bruit
et s’épouille aux oreilles
le battement du cœur
et son propre ventre
tranchant la Nuit au poing de
son cigare
pour arracher la bouche
de la misère
et que broute un bruit du Tonnerre
Entendre le doigt d’acier, de feu, de sang
pendant tout ce temps qu’elle rêve
alors qu’une lame est montée
tout là-bas
comme une onde d’Enfer et j’ai peur sans réponses
avec le Diable dépeçant un terrible coutelas
pour attacher les maléfices des poux à
mes yeux perturbés
de grandes vagues d’innocence et de
désespérance
et un Gros bruit mordant
pour arrêter nos ombres alarmées
dans ce désir qui ne voudrait y consentir
c’est alors que je vois sous mes paupières
sortant dans les ères en fermant les yeux
comme un gros ours et les Belles Lettres qui
dansent où gésit la peur de l’énorme mouche
aux ailes de cafards en rognons de petits
pois fendant un diable chaud
pour trouver l’eau au pic des glaises qu’un doux
rêve pousse et s’accroche à la cervelle remuant
une tête de porc-épic sibyllin et ses poux de
lèvres vivaces aux confins de tous les mots.
C’est au délire que les bourreaux lentement
égrainent un sablier avec les griffes crochues,
mordues, déchiquetant, broyant une belle pour
visualiser ses pouilles énormes comme adoucies
dans une plume d’ongle.
Et les pieds de son ongle et
oncles, précipités en rencontrant en somme un
sentiment de froid spectral
et la sensation de ses bouchers pour nous
secourir comme de ces géants avec une lame
teintée de soufre et d’argent
nous assaillir autour de notre cœur, caresser,
cadrer ce qui nous reste de cette belle cervelle
de légume, un fou déchéant et son pou
nous accueillir grain à grain lentement,
avec une noisette et sans pépins de
raisins et de courges.
Mais alors que le monde
poussif et violent,
pour une cravate pointue
à la tige du Nombril
esthétise l’ongle comme son pays de grenades,
sourit alors un dieu de froid et chaud
signifiant au bord de ses coquettes jeunesses
de noisettes ou
de matrices
que persistent ces grosses dindes
caressant un granite aux ongles
de grenat épars
pour tapisser le ventre
dans un monde troué
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez...Djé Saint James
Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez... Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Qu'est ce que vous avez à me regarder ?
Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez
Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors Qu'est ce que vous regardez à part un type qui se donne en spectacle ?
Ou alors vous me connaissez car je suis musicien, parce que je suis écrivain ? Parce que je suis peintre, parce que je suis comédien, parce que je suis père de famille, parce que je suis amoureux transit... tout ça pourquoi ? Pour qu'on m'aime... juste pour qu'on m'aime plusieurs fois mais jamais de la même façon... jamais pour les mêmes raisons...
Bien sûr qu'un artiste est schizophrène car il ne peut être dans son art comme dans la vie... mais... et vous ?
Êtes vous les même au travail, avec vos amis ou dans ces putains de repas de Noël ?
Et ce soir quel masque avez vous mis ? Sûrement le plus beau, celui qui vous met en valeur, celui que vous mettez pour sortir, celui qui nous fera dire il est vraiment sympa, elle est adorable ? Alors que tu es un connard et que toi tu es à gerber... et qui a raisons ? Hein qui ?
— Mais vous avez des amis ?
Je veux dire vous avez beaucoup d’amis ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est-ce que vous apportez ?
une conscience solidifiée habite une salle des fêtes
assombrie au plafond d’un esprit dont le sol se
dérobe comme dix mille cafards quand perce un
rai de lumière quand les pensées s’assemblent en
un bref unisson que le corps ne rejette plus...
Quand les cafards saisissent une vérité que nul n’énonce jamais.
Mais une nuit tout m’a été révélé...
Je suis la réincarnation de Jésus...
Oui, oui je suis la réincarnation de Jésus Christ et je peux vous le prouver !
Il n'y aura pas de sang et vous verrez couler de l'eau rien de plus, une eau claire et limpide, vous verrez !
Et tous ils étaient là
tous jusqu’au dernier
et tous ils connaissaient mon nom.
Souviens-toi de la lumière et crois en la lumière
Un instant de clarté avant la nuit éternelle
ne me laisse pas oublier.
Je suis triste
Je sens que le futur est sans espoir et que les choses
ne peuvent pas aller mieux
Je m’ennuie et rien ne me satisfait
Je suis un ratage absolu en tant que personne
Je suis coupable, je suis puni
Je voudrais me tuer ou tuer quelqu'un...
J’arrivais à pleurer avant mais maintenant je suis
au-delà des larmes
J’ai perdu tout intérêt pour les autres
Je n’arrive pas à prendre de décision...
Je n’arrive pas à manger
Je n’arrive pas à dormir
Je n’arrive pas à penser
Je n’arrive pas à dépasser ma solitude,
ma peur,
mon dégoût,
Je n’arrive pas à écrire
Je n’arrive pas à aimer
Mes frères sont en train de mourir, mon amour est
en train de mourir, et c’est sûrement moi qui les tue.
Mais moi aussi je fonce tête baissée vers ma propre mort
Je suis terrifié
Je n’arrive pas à être seul
Je n’arrive pas à être avec d’autres
Je n’arrive pas à faire l’amour
Je n’arrive pas à baiser !
À 4h48
quand le désespoir me rendra visite encore une fois accompagné de mon hystérie, de mes idées sombres puis de mes rêves les plus doux, qui eux aussi me donnent envie de chialer et de hurler à la mort, je me pendrai au son du souffle de mon amour.
Je n’ai pas envie de mourir
Je suis tellement déprimé d’être mortel que j’ai
décidé de me suicider.
Je suis jaloux de mon amour qui dort et lui envie
son sommeil artificiel
Quand elle se réveillera elle m’enviera ma nuit passée
à ruminer sans fermer l’œil et ma parole intacte de fou.
Je me suis résolu à mourir cette année
Certain parleront d’auto‑complaisance
quelle chance ils ont de ne pas connaître LA... vérité.
Certain reconnaîtront le simple fait de la douleur
Ceci est en train de devenir ma normalité.
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Souviens toi de la lumière et crois en la lumière x4
Ça n’a pas duré longtemps, je ne suis pas resté longtemps. Mais en buvant un café noir amer
l’odeur de l’hôpital me revient dans un nuage de
tabac froid et quelque chose me touche à cet endroit
qui sanglote encore et une plaie d’il y a deux ans
s’ouvre comme un cadavre une honte longtemps
enterrée hurle son chagrin putréfié...
Une salle entière de visages sans expression les
yeux livides braqués sur ma douleur, si vides de
sens qu’il doit y avoir un désir de nuire un désir de m'epier, de m'espionner de regarder cette espèce de bête que je suis à vos yeux alors que vous êtes la même curiosité immonde pour les miens.
Vous vous moquez de moi car je suis différent et c'est pour cela que vous me traitez de fou et bien moi je me moque de vous car vous êtes tellement normaux, tellemét nombreux, tellement identiques, tellement pathétique.
Je comprend votre regard sur moi...
Mais vous comprenez-vous le mien ?
Ferez-vous l'effort de me comprendre ?
Ferez-vous l'effort de m'aimer tout de même ?
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100 fragments psychédéliques de cosmos
" JEAN-PIERRE PARLE D'UNE INFINITÉ D'UNIVERS et se dit atteint d'un pouvoir d'immortalité en rapport avec des extraterrestres. Non conforme, non violent, ami de visiteurs étranges, proche des ...
Jean-Pierre Verdier présenté par Laurence Loutre-Barbier
Un Voyage Parfait.
J’avais dix-huit ans. Une nuit alors que tout le monde dort, une voix me contacte par télépathie, douce et angélique, m’invitant à aller dans le jardin de la maison de mes cousins. Là, un OVNI gigantesque et très élevé traverse le ciel en disant mon prénom et psalmodiant de l’amour. Cette soucoupe volante était blanche irradiante comme une soucoupe volante typique. Elle est passée à une vitesse inconcevable à très haute altitude. Elle faisait dix fois le diamètre du soleil vue à l’œil nu et laissa derrière elle une trace blanche très bien dessinée et très géométrique en triangle allongé. Depuis je ne suis plus tout à fait le même. Cette intelligence extra terrestre que l’on peut s’amuser à appeler un ange ou une armée d’anges, je l’ai comparée par la suite à une galaxie habitée en regardant des photos de galaxies qui lui ressemblaient. Je me suis amusé à penser que sa vitesse était infiniment grande par fantaisie de l’incommensurable.
Le lendemain, l’atmosphère est argentée et illuminée mais tout m’agresse. La seule issue imaginable est la mort. Ma mère cuisine dans mon estomac, mon estomac qui est la casserole. Et puis le disque de Led Zeppelin s’enraie, se secoue, se répète alors je grimpe sur la fenêtre pour rejoindre l’OVNI de la veille, le céleste, la perfection mais le cri de ma mère m’arrête dans un état transcendental… L’ambulance du SAMU arrive, on me rattrape dans ma fuite. Direction : l’hôpital psychiatrique. C’est le seuil de quarante années de calvaire. On me plante un gros shoot de poison dans le cul, je meurs en pleine conscience.
Dans le miroir, un jour de descente d’acide, je me suis vu fait de flammes vertes : 21st Century Schizoid Man. Maintenant encore souvent je me vois d’une autre couleur. Combien valent mes visions ? Pourquoi vouloir les dévaluer à ce point ?
La pensée fractale est la pensée du schizophrène. Il faut avoir beaucoup de pensées pour être schizophrène. Quelqu’un qui ne pense pas n’est pas schizophrène, il est hébété. Je pense aussi en ultrasons. J’ai des acouphènes que je visualise comme un grondement de tonnerre roulant dans une sphère de voix angéliques d’enfants, un son de foudre en train de manger du chocolat, une étoile qui explose en couleurs irisées et chaque couleur produit un son, une sirène aiguë emportée par un roulement de boules de pétanques molles comme des fruits.
Moi j’ai les symptômes de toutes les schizophrénies : pensée morcelée, personnalité multiple, sentiments électriques et je confonds le rêve et la réalité.
Être schizophrène c’est avoir un psychique cinématographique désorganisé dans le temps, la chronologie est imparfaite. Le principe de la réparation est d’établir une chronologie de synthèse plus juste dans les films de la vie pour pouvoir passer d’une scène à une autre avec aisance, essayer d’avoir un voyage facile, un voyage parfait.
Sortir de l’hôpital sera pour Jean-Pierre intégrer la rue.
Dans la rue je pouvais habiter quelque part avec mes visions, les étoiles, le soleil levant et couchant. Je me sentais nomade et prophète parce que j’avais l’impression de lire l’avenir dans les étoiles, l’avenir de l’humanité.
Quand il faisait beau, je dormais au milieu de la rue.
Plus d’argent, je vivais de ce qu’on me donnait, ramassais des immondices nutritives ou fécondes. Je mangeais tout, ce n’était pas de la boulimie mais une exaltation par le hasard positif.
Je ne manquais de rien jusqu’à ce jour où j’ai violemment ressenti le froid. Je gelais. La police me déplaçait sans cesse. J’ai fait ma première manche avec Bernard Le Prophète. On ne se parlait pas. Il a une plaque commémorative au métro Saint-Jean. Il est mort de froid. Et je suis resté là. Seul.
Durant les six dernières années de sa vie, Jean-Pierre occupera une minuscule chambre à la Croix-Rousse à Lyon. C’est là qu’il peint ses visions. Après le travail, il a une sensation de fatigue qui débouche sur une envie de créer plus. La peinture lui donne une existence dans la société autre que celle apparente de clochard délirant.
La peinture me prouve mon intelligence vis-à-vis de tout ce que j’ai connu, vis-à-vis aussi de la société. Le tableau décrit toute une histoire. D’une œuvre, j’attends une résonnance de ma vie, de mes sentiments, une forme d’extase mystique, émotionnelle, lumineuse.
Jean-Pierre peint 100 tableaux.
On organise une exposition :
100 FRAGMENTS PSYCHEDELIQUES DE COSMOS.
Noir. Jean-Pierre décède le 22 avril 2021. Il a toute sa vie investit beaucoup d’espoir dans la mort, se représentant, avec une foi innocente, l’après comme une merveille. « J’ai aimé, j’ai souffert et pourtant jusqu’ au bout j’aurai aimé les humains comme des divinités ».
Jean-Pierre Verdier et Laurence Loutre-Barbier se sont rencontrés sur le trottoir, puis ce fut une histoire d’amour psychédélique et artistique de neuf années.
Les images (photographies, dessins, peintures et poésies) deviennent leurs territoires.
Ils regardent ensemble : c’est un début d’échange et de confiance.
Ils sont deux, visiblement différents à regarder pour voir et ils offrent dès lors au non conforme et à l’informel leur temps. Ils vagabondent... Ils abordent la terre inconnue d’un avenir partageable qui s’étendra bien au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer, c’est la terre de leur histoire, de leur voyage.
Deux livres :
Laurence Loutre-Barbier, Voyage Parfait, Fage éditions
Jean-Pierre Verdier, Fage éditions, collection Paroles d’artiste
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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Sandrine Gendre Lettres à Mathis, autiste
témoignage de Sandrine Gendre sur le quotidien familial quand on a à s'occuper d'un enfant autiste, Mathis, qui va avoir 11 ans, le vendredi 18 avril 2025; ce témoignage a été adressé au publ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Docteur Bernard Hoffman
Avant de vous décrire la schizophrénie, je vais vous raconter une brève histoire, un bref contact avec la maladie et sa réalité bien que ma spécialité ne soit pas la psychiatrie.
Je venais d’être nommé interne en médecine et effectuais mon service militaire quand le Médecin chef de la base aérienne m’appelle pour me demander de le remplacer pour la consultation d’un général d’aviation qu’il reçoit tous les mois . Ce patient est Schizophrène.
Ne t’inquiète pas, je sais que tu n’es pas psychiatre, tu l’écoutes 10mn, c’est tout .
Bien mon commandant!
Heure prévue, arrive le général en grand uniforme. Je n’ai pas le temps de lui dire de s’installer qu’il part dans un déluge de paroles incohérentes, sans que je puisse placer un mot.
Au bout d’un moment qui m’a semblé très long, Il fait une pause. Un peu abasourdi, je profite de cet intervalle pour le remercier et lui dire que la consultation est terminée.
Cet épisode très frustrant m’a permis cependant de comprendre deux choses. La première, qu’entre la psychiatrie théorique de la faculté et la pratique il y a un monde que je n’imaginais pas. ce type de patient ne peut évidemment être soigné et suivi par un médecin non psychiatre. Il ne peut être guéri d’un coup de bistouri comme on vide un abcès.
La deuxième conséquence, à défaut de toute communication possible avec lui, me fut de tenter d’imaginer quelle pouvait être la vie de ce général.
La maladie mentale n’est pas une maladie comme les autres, ni pour le Patient, ni pour son entourage.
Un peu de psychologie ne suffit pas.
Pour vous exposer quelques notions sur cette terrible affection, j’ai donc choisi de vous décrire la vie d’un schizophrène depuis sa conception jusqu’à sa mort parce que derrière la maladie existe un être humain qui souffre.
En effet, même si les causes précises de cette pathologie restent inconnues, un certain nombre d’observations, font penser qu’elle a une origine génétique associée à des actions environnementales.
Ces deux éléments étant totalement imbriqués.
De par son origine génétique, la schizophrénie débute donc dès la conception du nouvel être.
Les chercheurs ont montré qu’existait effectivement non pas une anomalie génétique bien précise, mais plutôt un dysfonctionnement sur de multiples gènes.
Il s’agirait d’un désordre entre les messages donnés par ces gènes communiquant entre eux mais aussi des erreurs dans leurs réponses aux stimuli de l’environnement.
Nous savons que la vie consiste en bonne partie en une succession de réponses aux évènements naturels auxquels notre corps est soumis.
La personne victime de ce désordre schizophrénique va réagir de façon soit inadaptée, soit disproportionnée à ces stimuli.
De cette constatation, la recherche actuelle émet l’hypothèse, qu’une grande partie du dysfonctionnement chez le schizophrène provient d’une réponse immunitaire exagérée lors des agressions virales ou bactériennes. Les agents nocifs sur la substance cérébrale seraient les cytokines. Ces molécules sont les moyens de défense de nos globules blancs. Leur production excessive chez le malade interfère avec la transmission électro chimique situé au niveau des synapses neuronales.
La synapse étant je vous le rappelle, la prise électro-chimique entre deux neurones.
Il a été montré que tout stress, tout traumatisme intervenant, soit au cours de la grossesse, soit au cours de l’accouchement serait susceptible d’engendrer ou de faire le lit des dysfonctionnements neurologiques de type schizophrénique.
Au total donc, dés la conception puis l’accouchement et la petite enfance, tous stress d’ordre mécanique, infectieux ou psychologique pourra en théorie construire un premier dysfonctionnement propice au développement de la maladie.
Cet enfant va cependant évoluer le plus souvent jusqu’à la puberté de façon quasiment normale. La maladie se développe rarement dans l’enfance.
Ce n’est qu’à l’âge de 18, 20 ans, la plupart du temps qu’apparaissent les premiers signes pouvant évoquer un début de schizophrénie.
L’apparition à l’adolescence et chez l’homme jeune, a pu être expliqué par le fait qu’à la puberté, un certain nombre de connexions neuronales, disparaissent, pour être remplacées par d’autres connexions. Chez le schizophrène , ces connexions, ne seraient pas remplacées ou serait bloquées. Cette anomalie sans doute prédisposée génétiquement elle aussi, serait majorée par un certain nombre de facteurs environnementaux existant à cet âge : en particulier un milieu familial perturbé, une vie urbaine stressante, un type de malnutrition , les vaccins multiples et surtout l’usage de drogues dont principalement le cannabis qui multiplierait par 4 le risque . Cette première période est donc marquée par des signes le plus souvent frustres qui plus est peuvent, dans le contexte de l’adolescence, période difficile, être relativement négligés .
Et pourtant les soignants disent que plus le diagnostic est fait tôt meilleur sera le pronostic.
Quels sont ces signes cliniques ?.
Il en existe trois groupes qui sont rarement présents ensemble et à des degrés d’intensité divers.
Les signes dits « positifs »
Positifs parce qu’ils s’ajoutent aux perceptions ordinaires mais de façon exagérée.
Ce sont des hallucinations auditives , olfactives , visuelles ou des modifications des sensations corporelles. S’y ajoutent des idées délirantes de type persécution, transmission de pensée, culpabilité…
Vécus comme réels, ces symptômes sont souvent très angoissants et source de souffrance considérable.
Ils peuvent aussi conduire à des actes violents pour le malade lui-même ou son entourage.
les signes dits négatifs
Ils s’expriment par la réduction de l’ensemble des activités mentales et physiques.
Ils se traduisent par un manque d’ énergie, de concentration devant une tache …
Les malades présentent une atténuation de leurs émotions et de leur vie sociale .
ils peuvent être confondus avec un état de dépression simple.
Il existe au total une désorganisation de la pensée et du comportement rendant cette pensée et le discours totalement flous jusqu’à l’incohérence.
A ce stade la maladie est évidemment évoquée mais du fait que le malade n’a pas la perception objective de ses propres troubles, il ne consulte que tardivement et surtout ne reconnait pas qu’il est malade.
Ceci a pour conséquence que ni lui ni son entourage ne sont capables de gérer la prise en charge mais surtout le traitement médicamenteux, qui , même s’il n’est pas totalement satisfaisant sur bon nombre de points, améliore tout de même la vie des patients dans 30 à 40% des cas.
Je passe sur les difficultés diagnostiques avec d’autres affections psychiatriques ou métaboliques plus « médicales » en précisant que ce diagnostic n’est pas toujours facile car nous ne disposons pas encore de tests biologiques ou IRM marquants .
Ce problème fait que certains praticiens hésitent longtemps avant de cataloguer schizophrène un patient sachant les conséquences énormes que cela implique pour ce patient mais aussi l’entourage.
Le pronostic
La schizophrénie est une maladie lourde pour celui qui en est atteint et difficile à prendre en charge pour le praticien et la famille du malade.
Il existe un taux de suicide important qui montre jusqu’où peut conduire la souffrance de ces malades.
Le traitement fait principalement appel aux neuroleptiques qui agissent non pas encore sur les causes profondes de la maladie, causes encore inconnues, mais améliorent grandement le confort du patient en réduisant considérablement la manifestation des signes indésirables .
Certains reprochent à la recherche actuelle qui dépend essentiellement des laboratoires pharmaceutiques, de se focaliser sur le traitements des symptômes plus que sur le traitement des causes de la maladie pour des raisons financières. C’est sans doute vrai mais nous sommes malgré tout déjà satisfaits des effets de l’aspirine ou du doliprane lorsque nous souffrons et même si cela n’a aucun effet sur la cause de la maladie.
Donc même si on parle de camisole thérapeutique chimique , elle a son intérêt dans de nombreux cas , environ 30% des patients qui répondent très bien aux neuroleptiques.
C’est pourquoi le psychiatre peut selon l’apparition ou la prédominance d’un type de symptôme prescrire un neuroleptique adapté à ce symptôme.
A cause de l’échec relatif des traitements neuroleptiques, ont été définies des thérapeutiques psychosociales. Leur premier intérêt est d’épauler la mise en place des médicaments . Comme on l’a vu il y a chez le schizophrène un problème de mauvaise observance des traitements cause principale de rechute. Il est donc fondamental de tenter de faire accepter au malade sa thérapeutiques. Leurs effets sont très bénéfiques .
Elles doivent quasiment persister toute la vie .
Il faut aussi accompagner la famille qui se trouve souvent désemparée face à la maladie et soumise à une contrainte et des efforts psychologique et matériels très importants .
Elles abordent la maladie sur son coté positif c’est à dire par exemple en développant le caractère créatif et artistique du schizophrène.
C’est bien pourquoi je termine sur cette note plus joyeuse et positive qui sera décrite par nos conférenciers et les patients présents à cette soirée, patients qui par des moyens personnels et appropriés à leurs symptômes ont pu se dégager de l’emprise de cette maladie.
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J'ai appris Hier Antonin Artaud Frank César Lovisolo
vidéo performance à partir de Pour en finir avec le jugement de Dieu d'Antonin Artaud avec Didier Bourguignon; l'oeuvre dure une cinquantaine de minutes; deux extraits en ont été présentés le...
le 1° des 2 extraits présentés la 15 avril 2025 par Frank César Loviisolo
5 jours avant, le 10 avril 2025, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par le lien ci-dessous, vous accédez à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation TUTOR organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
l'Olivetti sur laquelle je travaillerai peut-être un jour à tenter de dire le Rien de "je n'ai rien à dire"; c'est l'Olivetti d'Andy Wharhol, photographiée au Revest par Frank Lovisolo lors d'une manifestation qui a eu 2 épisodes : Tutor 2
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En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025
En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025. Avec Patrick Hubner, Hervé Zénouda, Vanessa Saint-Martin.
https://frank-lovisolo.fr/WordPress/compagnie-dantonin-artaud-conference/
5 jours avant, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par ce lien, vous accédez aussi à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fuus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero"
"Giancarlo Giordano, i colori del nero" è un mini-documentario scritto da Francesco Occhetto e diretto da Eugenio Scarsi. È un omaggio a Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), pittore piemontese d...
dans paramètres, cliquez sur sous-titres et lisez français
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Handicaps schizophrénie et création artistique - Blog de Jean-Claude Grosse
Dans 2 semaines, 15 avril, 19 H 30, entrée libre JCG à Grok 3 - j'organise une soirée handicaps schizophrénie et création artistique le 15 avril; il y aura des témoignages de schizophrènes p...
https://les4saisons.over-blog.com/2025/03/schizophrenie-et-creation-artistique.html
article de présentation de la soirée du 15 avril, dans lequel, il y a des propositions différentes de celles du 15 avri; les deux articles sont complémentaires
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Un rendez-vous manqué Il est des livres qui suscitent, bien avant leur parution, une impatience singulière. Tel fut le cas de Pulsion, co-signé par Sandra Lucbert et Frédéric Lordon - deux (...)
https://lundi.am/Sur-l-autisme-la-psychose-et-leurs-interpretations-sauvages
paru le 20 mai 2025
Handicaps schizophrénie et création artistique
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Journées de la Schizophrénie - Schizinfo
Plus de 90 événements du 15 au 22 mars 2025 et une campagne très attendue dans les médias. Inscription dès maintenant!
avec un mois de décalage mais avril bleu est mois de l'autisme
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Témoignage sur la schizophrénie
Je vous livre ici un témoignage sur mes crises psychiques qui ont bouleversé ma vie! Laissez-moi un commentaire si la video vous a plu!
témoignage bouleversant de Frédéric Gelinat, trouvé suite à un mail reçu hier soir 1° avril à 18 H 30, lu à 23 H 30, auquel j'ai répondu favorablement ce 2 avril à 9 H 50
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Une triste histoire sur l'enfer intérieur de l'artiste est sortie sur la scène du théâtre Amur Drama à Blagoveshchensk. Sergey Filipov a mis en scène le roman "Le Maître et Marguerite" de Mi...
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02 avril, journée mondiale de l'autisme
A l'occasion de la journée mondiale de l'autisme le 2 avril, beaucoup d'actions sont organisées partout dans le monde avec la couleur bleue à l'honneur. A l'origine, c'est l'association AUTISM ...
https://www.autistessansfrontieres.com/actualites/215-02-avril-journee-mondiale-de-l-autisme.html
avril bleu, mois de l'autisme
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée
suivi de Ô folie par Emeline Bécuwe
2 - présentation de témoignages
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024),
- Germaine Raccah, schizophrène poète lit Vertige circomplexe et expose quelques peintures
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Djé Saint-James théâtre 4.48
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Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
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Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
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Patricia Raccah Le consentement de Galatée
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Djé Saint-James chanson Psycho
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Bernard Hofmann présente le docteur Jean-Louis Morizot, décédé le 19 mars 2025
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Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
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Découvrez l'expression de la schizophrénie au travers de "Hearing in tongues", une œuvre de musique électronique écrite par Para One à partir de témoignages de personnes concernées par une ...
making of de "Hearing in tongues", une œuvre de musique électronique écrite par Para One à partir de témoignages de personnes concernées par une schizophrénie
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Provided to YouTube by Animal63 Hearing in Tongues · Para One Hearing in Tongues ℗ Animal63 Released on: 2023-03-17 Composer: Jean-Baptiste de Laubier Auto-generated by YouTube.
00:00 Les premiers signes 01:10 Les hallucinations auditives 02:25 Les troubles sensoriels 03:30 La peur 04:00 La perte de contact avec le réel 04:40 Les délires 05:25 La gestion de crise 06:25 Les premières éclaircies 07:40 Le chemin du rétablissement 08:30 La vie d'après
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Pour une information libre, je soutiens Personne et son journal https://fr.tipeee.com/le-journal-de-personne/ une info scénario http://www.lejournaldepersonne.com/2014/09/o-folie/ on passe notre ...
ô folie Hamlet Ophélie ???
bonjour folie par Marcel Conche
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Bahie et Papou Correspondance / Germaine et Patricia Raccah - Les Cahiers de l'Égaré
Germaine et Patricia Raccah Bahie et Papou Correspondance, paru le 8 mai 2024 disponible en librairie et sur les sites de ventes en ligne Germaine et Patricia Raccah Bahie et Papou Correspondance ...
Le dialogue entre deux sœurs est-il possible lorsque la schizophrénie vient brouiller les pistes en opposant deux réalités profondément divergentes ? L’échange de lettres entre Bahie et Papou, au-delà du lien sororal mis en évidence, relève d’un défi, celui d’une possible communication malgré le prisme déformant de la maladie. Cette correspondance, en cela, est une sorte de battle entre deux langages faisant alterner l’ombre et la lumière, la beauté et la douleur. Les deux sœurs Bahie et Papou ont-elles réussi dans l’échange à accéder à une meilleure perception de l’autre ?
Physalia - Mon Étoile version longue en exclusivité sur dailymotion.Retrouver nous également sur Youtube et notre chaine physaliarock :http://www.youtube.com/user/physaliarock?feature=mhumNotre ...
artsite invité Djé Saint James Physalia qui s'exprimera avec un texte de théâtre 4.48 et une chanson Psycho; pour donner une idée de son univers, cette vidéo Mon étoile
Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR
activité éditoriale de Laurence Loutre-Barbier
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NOIR CLAIR - Pompes funèbres, Lyon centre ville, obsèques, prévoyance.
Pompes funèbres NOIR CLAIR 22 quai Claude Bernard à Lyon 7e. Conseils, démarches, obsèques. Urgences décès 24h/24 et 7j/7.
activités funéraires de Laurence Loutre-barbier
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100 fragments psychédéliques de cosmos
" JEAN-PIERRE PARLE D'UNE INFINITÉ D'UNIVERS et se dit atteint d'un pouvoir d'immortalité en rapport avec des extraterrestres. Non conforme, non violent, ami de visiteurs étranges, proche des ...
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" D'une œuvre j'attends une résonance de ma vie, de mes sentiments, une forme d'extase visuelle, mystique et émotionnelle, lumineuse. Elle doit devenir stable et croître en puissance et félici...
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1 - J'ai appris hier... Artaud Antonin
j'ai appris hier que l'une des pratiques officielles les plus sensationnelles des écoles publiques américaines... Artaud Antonin
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interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le rite du soleil noir : Tutuguri. Le Rite est que le nouveau soleil passe par sept points avant d'éclater à l'orifice de la terre.
interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le consentement de Galatée / Patricia Raccah - Les Cahiers de l'Égaré
Patricia Raccah Le consentement de Galatée 13,5 X 20,5 / 132 pages PVP 13 € ISBN : 978-2-35 502-154-1 distribution par Soleils, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris 0145488462 Le consentement de Gala...
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« Mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Jours lumineux marqués à jamais dans la grande fresque du « nulle part » où je suis venue flotter, écouter, me donner, m’oublier. Le temps passé dans cet espace est un autre temps, ni long, ni court, un temps tout à fait spécifique, unique, incomparable, comme si ici les minutes et les heures émanaient elles aussi d’une horloge non terrestre. Il dit qu’il faut être paisible comme la citrouille, ne pas s’agiter. »
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la chanson "physalia" est en quelques sortes la chanson de présentation du groupe, celle qui décrit leur univers si particulier, encore un tour de force de ce combo hors du commun....(rockmag)
l'écume des nuits
le docteur Jean-Louis Morizot sollicité pour intervenir avait donné son accord. Il est décédé le 19 mars 2025. C'est Bernard Hofmann qui me l'avait proposé.
Bernard Hofmann évoquera le docteur Jean-Louis Morizot.
Voici ce qu'en propose Grok 3
Grok 3 sur Jean-Louis Morizot
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Condoléances Jean-Louis Morizot
L'ASREEP-NLS s'associe à la tristesse de l'ECF et souhaite, à l'heure de cette séparation, rappeler combien Jean-Louis Morizot a soutenu le travail d
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La psychanalyse nous rend immortels
Conversation avec Jean-Louis Morizot, le 25 septembre 2022. Violaine Clément : Merci d'avoir accepté cette conversation pour le blog de l'ASREEP-NLS.
conversation où il est question de Poutine, de l'Ukraine, de la drague, de la séduction, de la psychanalyse
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Où va la psychiatrie contemporaine ?
Tout en affirmant la liberté des malades et la nécessité d'une conception non discriminante de la pathologie, la psychiatrie ne s'est pas pour autant émancipée de toute forme de contrainte et ...
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La biographie et la bibliographie d'un auteur ne révèlent pas forcément que ce dernier est schizophrène. La plupart du temps, les indices se trouvent dans les textes ou se lisent entre les lign...
témoignages, romans, explications
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" Condamnée sans procès " - En attendant Nadeau
Mon vrai nom est Elisabeth, d'Adèle Yon, est le récit d'une enquête sur l'histoire de l'arrière-grand-mère de l'autrice.
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un récit à plusieurs voix récent, bien accueilli
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La Cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie Le cinéma, c'est magique. Oui, c'est magique ce pouvoir de raconter des histoires. Mais, depuis toujours, il y a une histoi...
films traitant correctement le sujet
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SchizAwards | Positive Minders
Suivez les SchizAwards, la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie. Rdv sur schizawards.com pour découvrir le palmarès.
la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie.
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De nombreux musiciens (et pas des moindres!) sont personnellement concernés par la maladie. Ils se retrouvent dans tous les styles de musique: classique, jazz, pop-rock... Dans la musique ...
quelques musiciens schizo
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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AUDIO * Autismes, les combats d'une vie, épisode 1/4 : Et si mon enfant était autiste. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez LSD, la série documentaire, et découvrez nos po...
1° de 4 épisodes
affiche du court-métrage Il dentro de Nathalie Havez, court dont Nathalie m'avait communiqué le lien, sur lequel j'avais fait un retour, court qui m'a donné l'envie d'organiser la soirée du 15 avril, après la projection de EAJP, film de Katia Ponomareva, les 25 et 26 octobre 2024
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero" è un mini-documentario scritto da Francesco Occhetto e diretto da Eugenio Scarsi. È un omaggio a Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), pittore piemontese d...
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Deep and trash. Je pratiques l'art numérique. La religion sous toutes ses formes et la spiritualité sont mes moteurs. Je moque l'hypocrisie et l'esprit mondain dans ces domaines. Sans pour autant...
oeuvres de Frédéric Gelinat aux titres évocateurs
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Gelinat
sans le texte, seule la voix dans le noir
Citoyen François Boissel
le salon où j'ai rencontré le fantôme François Boissel et celui de Robespierre sur le divan du psy, photo du cercle avec le maire, PAC et moi / PAC (Pierre Antoine Courouble) / et Dominique Lardenois au fond, non déguisé
Le cercle des Auteurs Ardéchois - Le Cercle des Auteurs Ardéchois
Le Cercle trouve son origine dans un courrier que m'a adressé Michel Rigaud (et à d'autres sans doute) en septembre 1998. Il s'agissait surtout de favoriser nos ventes. Cependant rien ne s' est ...
Réédition exceptionnelle du premier ouvrage politique de Boissel paru en 1786 et qui, déjà, lui valut bien des difficultés avec la censure royale. A son retour de Saint-Domingue, Boissel se penche sur les problèmes d’urbanisme et de pollutions de Paris. Il formule des propositions que n’auraient pas désavouées bien plus tard le baron Haussmann ou le préfet Poubelle. Un ouvrage où il explique comment il est arrivé à la conclusion qu’il fallait installer dans Paris « des toilettes sèches » ! Une réédition d’un ouvrage disparu à partir d’un exemplaire unique retrouvé par Pierre Antoine Courouble chez un antiquaire à Amsterdam. L’ouvrage en cuir pleine peau portait en lettre d’or la dédicace de l’auteur au ministre Necker.
« Presque un siècle avant Haussmann, le futur Jacobin Boissel, était un authentique visionnaire doublé d’un véritable touche à tout, au propre comme au figuré, notamment quand on découvre ses “expérimentations” écolos sur le recyclage de ses excréments ! D’ailleurs, à l’instar des “vespasiennes” et pour rendre hommage à sa vision de pionnier sur le sujet, ne devrait-on pas baptiser les toilettes sèches des “boisseliennes” ? »
Les entretiens du Père Gérard (1793)
Chez un antiquaire de Paris, P.A Courouble a retrouvé un exemplaire original de ce livre publié en 1793. Il l’a fait rééditer et a préfacé cet ouvrage unique dans son genre car commentant l’actualité révolutionnaire du moment et surtout formulant des propositions politiques qui seront concrètement suivies des faits. Boissel avait-il l’oreille de Robespierre ou est-ce le contraire ? Un ouvrage qui pose pour la première fois la question du lien entre Boissel et Babeuf tant l’auteur développe nombre de thèses essentielles du babouvisme. Un ouvrage singulier également par son positionnement précurseur sur la cause animale.
« Ce livre est très étonnant sur le plan historique et peut-être le plus important de la bibliographie de Boissel, en tout cas pour nous historiens de la Révolution française, car il annonce et anticipe (prédit?) les mesures concrètes qui seront mises en œuvre par la dictature révolutionnaire dans les mois qui suivirent sa parution. Un cas unique dans l’historiographie révolutionnaire ».
Claude Mazauric. Historien. Joyeuse. Juillet 2007.
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Le texte publié est la retranscription fidèle de la pièce qui a été mise en scène par Blandine Belghit et jouée une vingtaine de fois. Largement inspiré des ouvrages « Citoyen Boissel », « L’énigme Boissel » et du « Catéchisme du genre humain », le contenu est plus complet et le style plus vivant que le docudrame initial. La pièce comporte dix scènes et le texte est complété par trois annexes qui réjouiront les passionnés de Boissel et de la Révolution française.
« Historien passionné, Pierre Antoine Courouble, nous offre une excellente synthèse, très documentée de la pensée boissélienne. Un travail d’historien des idées qui a le mérite de faire ressortir toute l’actualité de la pensée politique et sociale de Boissel »
Philipe Delaigue, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Historien des idées politiques et du droit public révolutionnaires
Citations de Boissel
- « L’homme est né pour travailler au bonheur de ses semblables. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le bonheur de l’homme est fruit de son éducation.» Le Code civique de la France, novembre 1790
- « Après s’être approprié et partagé les terres, les hommes ont imaginé de s’approprier et de se partager aussi les femmes. Afin d’avoir des enfants pour succéder à leur propriété. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Par le partage et la propriété des terres, par le mariage et la propriété des femmes, les hommes ne pouvaient pas mieux s’arranger pour se dégrader, se nuire et se détruire les uns les autres. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le droit de la propriété est la pire des valeurs fondatrices pour notre société civile ! La propriété n’est pas le vrai, mais le faux fondement de la société, elle est le premier usurpateur, le premier voleur des droits de la nature et de l’univers. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « En vérité je vous le dis, c’est le sens de la propriété qui est le péché originel sur terre, c’est la maladie qui a infecté l’humanité et causé tous ses malheurs. » Le Catéchisme du genre Humain, avril 1789
- « La nature ne nous a pas fait naître armés de poignards. Elle ne nous a pas non plus commandé d’être les bourreaux de nos semblables. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Commençons donc par étouffer cette monstrueuse et abominable institution du droit à la guerre en renonçant à la propriété, c’est-à-dire à ce besoin primitif de dominer. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La politique est l’art de suppléer la faiblesse du corps par la force de l’esprit. Et la loi quant à elle, n’a pas d’autre fonction que d’assurer le maintien des droits de l’homme social. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Selon moi la femme est supérieure à l’homme. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La femme est la mère du genre humain, c’est elle qui porte et engendre l’humanité. Elle est à notre égard, ce qu’est le Maître de l’Univers à l’égard de la création tout entière. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est bien dans le cœur d’une mère que la nature et son auteur ont jeté les véritables et plus solides fondements de toute société humaine : l’amour. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est dans la femme que l’Univers a placé les moyens d’opérer le bonheur de notre destinée présente ». Le catéchisme du genre humain. Avril 1789
- « La religion est une institution établie originairement par les esprits forts pour dominer et commander les esprits faibles. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Toutes les religions ne sont que des inventions de l’homme imposteur, transmises et perpétuées par l’ignorance et la crédulité du plus grand nombre. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
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Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois - Histoire, Boissel, Joyeuse
Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois, Historien, auteur, Philosophe, réalisateur. Membre du cercle des Auteurs Ardéchois - Jpyeuse
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"Le discours oublié" François Boissel
Film documentaire de 52mn sur le révolutionnaire François Boissel, réalisé par Philippe Nahoun en collaboration avec Pierre Antoine Courouble. Né à Joyeuse, le 27 avril 1728, François Boisse...
excellent documentaire avec deux réserves tout de même sur l'historien babouviste et sur la philosophe ancrée dans son paradigme de la philosophie moderne, occultant l'importance pour comprendre le rôle de la Nature, des philosophes antésocratiques, dits de la phusis: Anaximandre, Parménide, Héraclite; Marcel Conche aurait apprécié ce fantôme
deux des livres achetés à l'aviateur, déguisement de PAC, président du Cercle des auteurs ardéchois; il y en avait en viking, en templier, en forgeron, en pilote de ligne, en gendarme, en libellule...; inauguration par le maire, entre un baptême laïque, un mariage, un autre baptême; apprenant que je suis éditeur, il m'inclut dans son discours inaugural; s'il faut des auteurs, des lecteurs, il faut aussi des éditeurs et de me retrouver sur la photo officielle de ce salon avec Dominique Lardenois, ancien directeur de la scène conventionnée de Privas, accueilli par ce maire en 2003, après le départ de la compagnie Macocco et Lardenois de Feyzin, le maire me disant l'extraordinaire audience prise en 3 ans par le Théâtre
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L'infini de la nature : la sagesse de Marcel Conche
Marcel Conche vient de mourir presque centenaire. La collection " Bouquins " nous offre un recueil de quelques-uns de ses textes.
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Marcel Conche philosophe et humaniste
By TV83.info -Mar 31, 2022 0 Maison des Comoni Le Revest Film, débat, témoignages, librairie, livres en délivrance Entrée libre le samedi 09 avril de 19 à 22 h À l'initiative de Jean-Claude G...
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"1789, vous avez dit Boissel?" (Un Ardéchois dans la Révolution) Théâtre
" Nos enfants se croiront révolutionnaires, ils n'auront que des réminiscences ". Cette pièce de théâtre en neuf tableaux, retrace la vie et l'œuvre du révolutionnaire ardéchois François B...
Boissel, la pièce
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"Il est contraire à l'ordre de la nature qu'un individu dispose de biens de jouissance supérieurs à sa capacité de jouir" (François Boissel auteur du Catéchisme du genre humain. Avril 1789) F...
Boissel, le film
Pièce en 5 actes. Comment de si belles idées peuvent-elles faire tant de mal. Mystère de la vie. « Un tyran n’est pas un monstre, c’est un homme qui a poussé son humanité juste un peu trop loin. »
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Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans, pièces de théâtre - Dompnac 07
Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans d'ici et d'ailleurs, nouvelles et pièces de théâtre. Membre du Cercle des Auteurs ardéchois - Dompnac
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Bonsoir ! Votre question invite à une exploration fascinante de la psyché de Maximilien Robespierre et de ses motivations profondes lorsqu’il a instauré le culte de l’Être suprême en 1794. Si nous imaginons Robespierre sur le divan d’un psychanalyste, plusieurs pistes pourraient émerger pour comprendre pourquoi il a cherché à remplacer la religion traditionnelle par ce culte et ce que cela révèle de son intériorité.
D’un point de vue psychanalytique, on pourrait interpréter cette décision comme une tentative de Robespierre de réconcilier des tensions internes entre son rejet de l’Église catholique – associée à l’Ancien Régime et à l’oppression – et un besoin personnel de transcendance ou d’ordre moral. Le culte de l’Être suprême, qu’il a promu avec ferveur, n’est pas une simple abolition de la religion, mais une réinvention spirituelle alignée sur les idéaux révolutionnaires. Sur le divan, Robespierre pourrait dévoiler un conflit entre son rationalisme hérité des Lumières et une aspiration presque mystique à donner un sens supérieur à la Révolution. Le décret du 18 floréal an II, avec son calendrier de fêtes exaltant des valeurs comme la justice, la vertu ou l’immortalité de l’âme, trahit peut-être une quête d’absolu : un désir de sublimer le chaos révolutionnaire en une nouvelle forme de sacré.
Un psychanalyste pourrait aussi explorer son rapport à l’autorité et au père. En remplaçant le Dieu catholique par l’Être suprême, Robespierre ne supprime pas la figure divine, mais la reformule sous son contrôle, comme s’il cherchait à devenir lui-même une sorte de médiateur entre le peuple et cette entité abstraite. Cela pourrait refléter une identification inconsciente à une figure paternelle idéale, compensant peut-être l’absence de son propre père, qui abandonna sa famille quand Robespierre était enfant. Ce besoin de structurer la société autour d’un principe supérieur pourrait alors être lu comme une projection de son désir de stabilité dans un monde qu’il percevait comme menacé par le désordre et la trahison.
Enfin, le culte de l’Être suprême, par opposition au culte de la Raison plus radical et athée défendu par les Hébertistes, révèle peut-être une angoisse face au vide moral. Robespierre, obsédé par la vertu et la pureté révolutionnaire, pourrait avoir craint qu’un peuple sans croyance ne sombre dans l’anarchie ou l’immoralité. En décrétant l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme, il offre une consolation métaphysique au peuple tout en légitimant son propre pouvoir comme garant de cette vérité supérieure. Sur le divan, il pourrait confesser une peur profonde de perdre le contrôle – de la Révolution, du peuple, et peut-être de lui-même.
En somme, Robespierre dévoilerait probablement un mélange complexe d’idéalisme, de besoin de maîtrise et d’une quête de sens transcendant. Le culte de l’Être suprême ne serait pas qu’une stratégie politique, mais un miroir de son âme tourmentée, cherchant à unir l’inconciliable : la raison et la foi, la révolution et l’éternité. Qu’en pensez-vous ? Souhaitez-vous approfondir un aspect particulier de cette analyse ?
de quoi Shakespeare est-il le nom ?
Lectures de fins de mondes
Le triomphe de la Mort, Pétrarque
La divine légende, La légende païenne, Pierre Abbrugiati d’Ostra
Shakespeare, le langage des blessures, Clifford Armion
Shakespeare au Festival d’Avignon, Florence March
Pour saluer Lawrence Durrell, Arlette Segaud
La route, Cormac McCarthy
La fuite, Gao Xingjiang
De quoi Shakespeare est-il le nom ?
1 - Selon Montaigne, « nous ne faisons que nous entre-gloser » III,13
Ainsi Jorge Luis Borges écrit Pierre Ménard, auteur du Quichotte, (Ficciones,1944).
Ainsi s’accomplit avec La Bibliothèque de Babel, (Ficciones, 1944), selon Gérard Genette, « l’utopie borgésienne d’une Littérature en transfusion perpétuelle, constamment présente à elle-même dans sa totalité et comme Totalité, dont tous les auteurs ne font qu’un et dont tous les livres sont un vaste Livre, un seul Livre infini » (Palimpsestes, la littérature au second degré, 1982)
De quoi clore en principe tout débat sur l’oeuvre protéiforme, palimpsestueuse, sur l’auteur insaisissable, sur traduction, translation, sur fidélité à, trahison de, adaptation de, d’après…
En réalité, ce ne sera jamais le cas : les égos, le fric en jeu, les rentes garanties avec un tel nom.
Pour le 399° anniversaire de la mort le même jour, la même année, le 23 avril 1616, de Cervantes et de Shakespeare, j’avais initié un projet fondé sur une métaphysique du hasard.
2 - « Faire du hasard le moteur, le créateur aveugle de tout ce qui apparaît, disparaît, se transforme, est une entreprise difficile à penser surtout quand, pensant l’homme, on le pense soit comme liberté et volonté, soit comme multiples déterminations et déterminismes.
Si on choisit une métaphysique du hasard, des calculs se mettent en place pour le prévoir, des jeux s’inventent pour le déjouer, le mettre de son côté. Y a-t-il de l’impossible ? Tout est-il possible ? Quelles probabilités pour tel possible ? Y a-t-il de l’improbable ? C’est quoi la chance ? La mal- chance ? Le kairos ? Un mauvais concours de circonstances ? Place aux nombres et aux calculs, de plus en plus puissants avec les calculateurs Ada et Turing, ou avec Gaïa.
Les chercheurs auront bientôt la capacité de calculs exaflopiques. Ils pourront alors définir les caractéristiques de ce qui leur résiste aujourd’hui, matière et énergie noire (96% de l’univers, encore inconnus aujourd’hui), avant de les déceler. Les écrivains feront place à des situations, des lieux réels, imaginaires, des personnages de leur choix ou qui leur échoient dans leurs rêves, en introduisant le plus d’aléatoire possible.
Et pour vivre sa vie, on valsera-hésitera entre – croire la maîtriser, – la livrer au hasard (coup de dés, pile ou face, roulette russe avec arme à blanc ou chargée mais jamais, un coup de dés…),
– inventer chaque jour ses « impossibilités de vivre » en alternant souffrance et résilience,
– tirer trigrammes et hexagrammes du Yi Jing avec 3 pièces et tous autres bricolages,
– poser des questions au logiciel intelligent Siri, un 31/12 : quel est le sens de la vie ? 3 réponses obtenues : 1- 42 ; 2- qui suis-je, où vais-je et dans quelle étagère ? 3- j’ai arrêté de me poser ce genre de questions ; ou ayant dit blablabla, j’ai obtenu : avez-vous pensé à devenir orateur, Jean-Claude ?
Une anecdotique question subsidiaire en découle : y a-t-il immortalité des œuvres « immortelles » qui ont eu beaucoup de chances d’arriver jusqu’à nous dans des versions multiples sans qu’on puisse décider laquelle est la vraie ou la plus vraisemblable et dont les supports sont périssables ? On en a un exemple avec la pièce perdue de Shakespeare, Cardenio (où il est question de Cervantes). Enquête menée par Robert Chartier : Cardenio entre Cervantes et Shakespeare. Histoire d’une pièce perdue.
Un paradoxe prend forme : ce qui a eu lieu a eu lieu pour toujours, rien ne peut l’effacer, rien ne peut effacer ce qui a été dit, pensé, ressenti, éprouvé, fait, été. Vivants, nous oublions ou commémorons, réécrivons : c’est sans importance ou incidence par rapport au fait que c’est inscrit dans le temps infini ou éternel. Mais où passe donc le passé ? Où se stocke tout ça si ça se stocke et qui est incommensurable ? Y a-t-il un lieu de mémoire de nos vérités éternelles ? Ça reste en l’état ou ça se disperse ou ça se réduit en éléments irréductibles pour d’autres combinaisons (analogie : codes génétiques, génomes) ? Le périssable du corps, de l’esprit sans doute, se conjugue avec l’impérissable éternité de ce qui a eu lieu, for ever, de ce qui est passé, never more. » (décembre 2013)
la gravure du langage des blessures est d'une rare violence; on aimait en ce temps-là comme aujourd'hui les supplices, les massacres
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Manifestations Cervantes-Shakespeare/Éclats de rires - Blog de Jean-Claude Grosse
Je vous en informe, le 23 avril 2015 pour le 100° anniversaire de la relativité générale coïncidant avec le 399° anniversaire de la mort de Cervantes et de Shakespeare, des égaux morts même...
https://les4saisons.over-blog.com/2015/03/cervantes-shakespeare-cadavres-exquis.html
les bizarreries d'une aventure plurielle
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Tour complet du coeur | Attentionfragile
Un spectacle imaginé, écrit et interprété par Gilles Cailleau Direction d'acteur Luc Chambon Costumes Patou Bondaz Masques Louis-David Rama Accessoires Christophe Brot et Pascale Ri...
un des grands succès de la compagnie attention fragile, un spectacle créé en 2002, accueilli plusieurs fois au Revest
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Bernd Lafrenz - Shakespeare Solo Komödien - Bernd Lafrenz
Bernd Lafrenz bewältigt Shakespeare als Solo Komödien rasant und pointiert im Alleingang, er zählt zu den Höhepunkten der europäischen Festivalszene.
40 ans au service de Will en Allemagne; une participation officielle à Londres en 2016 pour le 400° anniverrsiare / 5 000 représentations avec plus de 800 000 spectateurs et plus de 2,5 millions de kilomètres parcourus pour les représentations des invités./ les 4 saisons ont accueilli Bernd Lafrenz, au Revest, jouant en français Roméo et Juliette, Hamlet, Macbeth, Othello et l'ont fait tourner dans plusieurs lieux de Provence-Alpes-Côte d'azur
Blessure du corps et blessure du langage chez Shakespeare
Cet article se propose d'étudier les rapports dialectiques qui unissent la violence représentée à la parole dans le théâtre de Shakespeare. Nous verrons que le langage immédiat de la blessur...
la thèse de Clifford Armion est remarquable
deux exemples de traduction-translation :
les Sonnets de Shakespeare
La Folie Tristan et le lai du chèvrefeuille de Marie de France
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Traduction Translation - Blog de Jean-Claude Grosse
traduction ? translation ? après les Sonnets de Shakespeare, traduits pour la 1° fois en respectant la forme de ces sonnets par André Markowicz et Françoise Morvan Editions Mesures la Folie Tri...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/08/traduction-translation.html
En onze ans, ma pensée sur ces sujets a évolué.
3 - « Tout est parti d’une question de l’épousée, le 29 octobre 2010, vers 21 H, après le passage de l’anesthésiste, avant son opération du lendemain au cervelet :
Je sais que je vais passer, où vais-je passer ?
Et de la discussion qui a suivi débouchant sur l’évidence formulée : le passé passe mais ne s’efface pas.
Surgit l’image du livre d’éternité de chacun et de la bibliothèque des livres d’éternité de tous
10 ans de maturation débouchant sur l’éternité du présent mémorisant ce que tout un chacun vit, éprouve, ressent, pense, dit au moment où il le vit… mémorisant donc aussi toute l’histoire à trous de l’univers, toute l’histoire à trous de l’évolution sur terre
J’ai acquis la conviction, la certitude que le passé passe mais ne s’efface pas, que tout est enregistré dès le moment où on le vit, dans le présent éternel qui est aussi un présent, un cadeau et une présence, comme nous sommes
par l’hémoglobine, venue jusque dans notre sang depuis l’explosion d’une super-novae, vieux-jeunes de 13 milliards d’années
par le microbiote, vieux-jeunes de 4,5 milliards d’années puisque ces bactéries sont bien vivantes et actives, n’arrêtant pas de se reproduire
par l’ADN où s’inscrivent beaucoup de mémoires et d’expériences vécues, se transmettant au fil des générations, vieux-jeunes de ces mémoires cellulaires particulièrement agissantes.
2 ans encore d’intérêt pour les nombres univers, par exemple PI = 3,14…, permettant d’appréhender mémoire infinie et éternelle. Autrement dit, j’ai été happé
- par le calcul stochastique mathématique
Le 18 avril 2024, je t’ai dit, âmi Georges Perpes, que dans le nombre univers PI, la séquence Georges soit 7515187519 est emplacée un nombre infini de fois, mais pas dans les deux cent millions premières décimales, la séquence Perpes soit 16518519 est emplacée 3 fois dans les deux cents millions premières décimales, en positions 6160060, 16518519, 79188721, que tous les Georges Perpes ayant existé, existant, à exister étaient emplacés,
qu’un singe tapant infiniment à la machine sans savoir écrire, finit par taper l’oeuvre de Shakespeare ou la recherche du temps perdu de Proust,
qu’on trouve dans tout nombre univers tous les livres déjà écrits et à venir, y compris celui de l’histoire de notre vie passée et future, l’utopie réalisée la Bibliothèque de Babel (Jorge Luis Borges)
- et pas par l’indétermination-intrication quantique
Elle a dit : “Dis-moi quelque chose de beau” …
Il lui a dit : (∂ + m) N° = 0
C'est l'équation de Paul Dirac et c'est dit-on, la plus belle de toute la physique. Elle décrit le phénomène de l'entrelacement quantique, qui affirme que “Si deux systèmes interagissent entre eux pendant une certaine période de temps puis se séparent, nous pouvons les décrire comme deux systèmes différents, mais d'une manière subtile, ils deviennent un système unique. Ce qui arrive à l'un continue à affecter l'autre, même à distance de kilomètres ou d'années lumière ”.
C'est l'entrelacement quantique ou la connexion quantique. Deux particules qui, à un moment ou à un autre, ont été unies, sont toujours en quelque sorte liées. Peu importe la distance entre les deux, même si elles se trouvent à des extrêmes opposés de l'univers. La connexion entre elles est instantanée.
Beauté, éternité, vous pouvez y accéder par ces deux portes, nombres univers, physique quantique, par bien d’autres portes proposées par des traditions fort anciennes, venues de peuples premiers, de traditions extrême-orientales, moyen-orientales, gréco-latines, judéo-chrétiennes et bien sûr par des expériences personnelles, mystiques-spirituelles plus que religieuses. » (18 avril 2024)
Depuis, le 18 avril 2024, avec la succession de trois pas-sages éprouvants en 4 mois et quelques lectures, plus exactement, quelques phrases lues, ma pensée s’est incroyablement simplifié.
4 - « Je pense que la simplification de ma réflexion est liée à la phrase de Marina Tsvétaïéva dans De vie à vie (Du vivant sur du vivant), consacré à Maximilian Volochine, l’initié :
« Tous les poèmes qui furent, qui sont et qui seront écrits le sont par une seule femme, une femme - sans nom. »
Tous les textes qui furent, qui sont et qui seront écrits le sont par un seul auteur - sans nom - (on retrouve Borges et la Bibliothèque de Babel)
Cette pensée peut s’universaliser et s’exprimer de cette façon :
Toutes les vies qui furent, qui sont, qui seront sont vécues par une seule femme, une femme - sans nom, par un seul homme, un homme - sans nom.
Nous voici sans identité, dans la fluidité, dans l’entrelacement de toutes les hérédités. La mort n’existe pas.
Le 31 août, ce fut l’anniversaire du suicide de Marina Tsvétaïéva (31 août 1941, à Lelabouga, Tatarstan, Russie) » 31 août 2024
À Corps Ça Vit, le 11 septembre 2024
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De vie à vie Marina Tsvétaïéva - Blog de Jean-Claude Grosse
De vie à vie / Maximilian Volochine / maison des Volochine (mère et fils) à Koktébel, Crimée De vie à vie Marina Tsvétaïéva (traduction André Markowicz) Éditions Mesures De vie à vie (l...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/06/de-vie-a-vie-marina-tsvetaieva.html
du vivant sur du vivant; cest dans ce texte que j'ai trouvé la phrase simplificatrice de Marina Tsvétaïéva
Pétrarque et Laure, peinture sur papier de Sandra Martagex, portrait de Pétrarque par Ernest Pignon-Ernest; la mort de l'enfant par Giotto
Pétrarque
hier soir 6 septembre, après avoir achevé le langage des blessures consacré à Shakespeare => article à venir :
de quoi Shakespeare est-il le nom ?
préparant sans préparer la soirée du 22 octobre, consacrée à Alain Cadéo, passé le 12 juin 2024, je pense à Pétrarque dont un portrait par Ernest Pignon-Ernest sera inauguré
regard vers la bibliothèque d'été de Corps Ça Vit
je tombe sur Le triomphe de la mort de Pétrarque, traduit et versifié sans doute pour la première fois à la française par Simon Bourgouyn, valet de chambre de Louis XII, fils du roi poète Charles d'Orléans, livre paru en 2001, dans la collection L'or des mots du Musée Pétrarque-René Char de Fontaine du Vaucluse
le chapitre 2 de ce poème nourrira sans doute ma prochaine plongée-envolée onirique
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« — Reconnais celle qui détourna tes pas des sentiers vulgaires, dès que ton cœur gentil se fut aperçu d’elle. — »
Puis, pensive, d’un air humble et sage, elle s’assit et me fît asseoir sur une rive qu’ombrageaient un beau laurier et un hêtre.
« — Comment ne reconnaîtrais-je pas mon âme, ma Déesse ? — » répondis-je comme un homme qui parle et pleure. « — Mais dis-moi, je te prie, si tu es morte ou vivante. — »
« — Moi je suis vivante, et toi tu es mort encore — dit-elle — et tu le seras jusqu’à ce que ta dernière heure vienne t’arracher à la terre.
« Mais le temps est court et notre désir est long. Donc, je te préviens que tu aies à restreindre et à refréner tes paroles avant que le jour, qui est déjà proche, ne se lève. — »
Et moi : « — Au terme de cette autre sirène qu’on nomme la vie, dis-moi, toi qui le sais pour l’avoir éprouvé, si mourir est une grande souffrance. — »
Elle répondit : « — Pendant que tu vas à la remorque du vulgaire et de son opinion aveugle et cruelle, tu ne peux jamais être heureux.
« La mort est la fin d’une prison obscure pour les âmes gentilles ; pour les autres qui ont placé tout leur succès dans la fange, c’est une souffrance.
« Et maintenant ma mort qui te rend si triste, te réjouirait si tu sentais la millième partie de ma joie. — »
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article trouvé aujourd'hui, daté du 3 septembre
La nouvelle science de la mort : « Il se passe quelque chose dans le cerveau qui n'a aucun sens »
La mort, un phénomène mystérieux qui fascine depuis des millénaires. Récemment, des découvertes surprenantes ont révélé une activité cérébrale inattendue dans les derniers instants de la vie. Ces recherches ouvrent de nouvelles perspectives sur la conscience et remettent en question notre compréhension du processus de la mort. Une révolution scientifique est-elle en marche ?
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La nouvelle science de la mort : " Il se passe quelque chose dans le cerveau qui n'a aucun sens "
La mort, un phénomène mystérieux qui fascine depuis des millénaires. Récemment, des découvertes surprenantes ont révélé une activité cérébrale inattendue dans les derniers instants de l...
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la mort n'existe pas Stéphane Allix - Blog de Jean-Claude Grosse
La mort n'existe pas Stéphane Allix Harper Collins, octobre 2023 Stéphane Allix, journaliste de terrain sur zones de guerre ou de trafic de drogue (Afghanistan), voit sa vie, bouleversée, quand ...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/08/la-mort-n-existe-pas-stephane-allix.html
15 ans d'enquêtes rigoureuses
Pierre Abbrugiatti d’Ostra
il y a une logique dans mes lectures et mes rangements
à côté du Triomphe de la mort, avec 10 peintures sur papier de Sandra Martagex (voir sa page FB), La Divine légende de Pierre Abbrugiati d'Ostra et La légende païenne en 3 tomes, préfacées par Perle Abbrugiati, professeur à l'université de Provence et éditrice de certains textes de Giacomo Léopardi, dont j'ai trois textes en rayon
livres introuvables en librairie, édités par leurs soins vers 1985
c'est Raymond Abbrugiati (son fils ?) qui me les avait transmis, hélas décédé trop jeune
ils attendaient ma visite depuis 20 ans
le tome 3 fait 72 pages
J’ai lu : le paradigme métaphysique repose sur la dualité-complémentarité Platon-Nietzsche: le paradigme historique repose sur la théorie du grand boum initial à partir du vide et sur la théorie de l’évolution; beaucoup d’humour, variété des registres langagiers; maîtrise de la versification, de la prosodie…; la figure de Prométhée; des références comme Dante, Pétrarque, Hugo, Lamartine…
Comment se fait-il que ça ne soit pas repéré ?
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Cette année aura compté pour la notoriété de Piero d'Ostra. Écrivain très prolixe ayant peu publié de son vivant, il a laissé, à son décès en 2015, une œuvre en italien et en français ...
c'est tout ce que j'ai trouvé mais ça peut donner envie et redonner vie à une oeuvre méconnue
hier, 8 septembre, lecture de
Pour saluer Lawrence Durrell d'Arlette Ségaud (1996)
c'est un Larry au quotidien qui est décrit, impitoyable bourreau des coeurs
sa chronologie ci-dessous dit beaucoup
avec Lawrence Durrell, souvenir impérissable du Quatuor d'Alexandrie (1960)
Le Quintet d'Avignon attend depuis 1985
découverte du suicide de sa fille Sappho à 33 ans en 1983
un an après la mort de Lawrence Durrell, en 1990, le magazine littéraire Granta a publié des extraits du journal de Sappho où elle laissait entendre qu’il y a eu une relation incestueuse entre elle et son père. Il est difficile de savoir si oui ou non ce qu’elle décrit s’est réellement passé
j'ai été confirmé dans l'attitude du non-jugement et du non-agir
tout prendre, tout accepter; c'est particulièrement difficile souvent; il y a un vrai travail sur ses affects, sur ses valeurs à faire
"Toute chose n’est pas plus ainsi que non ainsi ou que ni l'un ni l'autre", formule de Pyrrhon qui a fondé une partie de la métaphysique de Marcel Conche
Agis ou non-agis sans fondement, et sans possibilité ni volonté de fonder.
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Lawrence Durrell : Une chronologie de la vie de l'auteur du Quatuor d'Alexandrie | Uk Actually
Surtout connu pour son Quatuor d'Alexandrie dont le premier roman, Justine, appartient aux 1000 romans que tout le monde doit lire selon The Guardian,
Lecture de La route de Cormac McCarthy
Temps post-apocalyptique. Des survivants. Un père (l’homme), son fils (le garçon). 344 pages.
J’ai pensé à deux poèmes
Premiers pas
Je voudrais à nouveau m’initier aux premiers pas
réapprendre à marcher
pour me dérouler d’un pas sans traces
sur des chemins sans lendemains
Tu me tendras tes bras
n’est-ce pas Papa
pour avancer sans trop de peurs
sur ces bouts de pistes à risques
qui mûrissent en nous à notre insu
nos vies ne seront jamais assez grandes
pour contenir nos illuminations
En marche
Nous étions jeunes
Nous marchions vite
Nous nous laissions porter par la puissance de nos muscles
Leur énergie nous exaltait l’âme
Leur effort tendu et souple ne nous menait nulle part
Nos cœurs se gonflaient aux vents du large
Des ailes nous poussaient
Lecture de La fuite de Gao Xingjian (1990, 2° traduction, 2013)
L’ami Thierry Zalic me demande de lui donner envie de lire La fuite. Quand je fais une note de lecture, c’est d’abord et avant tout pour moi, pour faire le point sur là où j’en suis au moment où je lis. C’est-à-dire qu’une lecture est comme un moment dans un cheminement sans fin, elle participe et la note avec, à un cheminement existence-ciel. Donc la fuite se déroule dans un entrepôt désaffecté, proche de la Place où des tanks et des mitrailleuses sèment la mort.
On comprend que l’arrière-plan, c’est la Place Tien An’men. 1989, donc. Année qui voit aussi la chute du mur de Berlin et annonce celle de l’URSS et qui voit la fatwa de l’iranien Khomeini contre l’indo-pakistanais Salman Rushdie et Les versets sataniques.
La fuite entraînera la rupture totale de Gao, déjà en France, avec la Chine communiste.
La lecture de la fuite m’a demandé 2 H 15 pour 50 pages, 2 parties, 7-43, 44-57. Le spectacle que je n’ai pas vu, démoli par une critique des Trois coups, dure 1 H 15.
Beaucoup de didascalies, sur ce qu’on entend ou pas dehors, sur ce qu’ils font. Beaucoup d’indications sur les corps qui s’embrassent, s’enlacent, se dénudent, se repoussent tout en parlant, chacun de son point de vue, le jeune homme de la démocratie en marche, l’homme de la répression en cours, la jeune fille de son désir d’être actrice; se faisant, chacun livre beaucoup de lui-même, de son intimité (ses peurs, ses rêves, ses désirs), tout cela sur fond d’hystérie provoquée par la jeune fille et en arrière-fond, une barrière semble-t-il insurmontable entre hommes et femme.
Les personnages sont au bord de la crise de nerfs, à vif, instables, insaisissables. La situation dehors, c’est la mort physique. Dedans, c’est quoi qui se joue sur fond puissant de mort annoncée. On ne peut pas dire qu’ils veulent à tout prix survivre donc s’évader du lieu, dès le silence rétabli, l’aurore se pointant, en zigzaguant, chacun séparément, en direction de l’autoroute.
Ils sont, tout en étant dans tous leurs états, comme enlisés. Le passage à l’acte II indique que la petite flaque de l’acte I, devenue envahissante, fait de l’entrepôt un bourbier, les obligeant à monter sur des étagères.
Les mitrailleuses vont les exécuter à travers la porte fermée de l’entrepôt.
De 32 à 40, la jeune fille réussit à installer un « jeu » où chacun joue à son « jeu », sans doute par impossibilité d’un jeu commun ou de partage, déroule son rêve ou son cauchemar, pour la jeune fille, la montée vers des cimes enneigées, pures, glaciales, pour le jeune homme, la descente vers des bords de mer avec elle, pour l’homme, un fleuve des morts.
J’ai trouvé beaucoup de similitudes avec les paysages réels et rêvés de La route comme si cela relevait d’un fonds archaïque dont Jung aurait entrepris l’inventaire et le fonctionnement.
Je suis resté sur ma faim, sans partager les jugements tranchants de la critique des Trois coups qui ne voit que personnages-caricatures et propos-lieux communs mais dans une situation extrême de mort annoncée, peut-être ne débitons-nous que des banalités, des lieux communs, devenons-nous communs, peut-être ces banalités et ces lieux communs sont-ils propres à tous, partagés par tous et chacun. Et alors, s’il y a malaise, en dénonçant le simplisme de la pièce et du jeu, la critique projette sur la pièce, sa propre peur d’être si « banale » dans une telle situation, comme si dans une telle situation de proximité de la mort, devait se dire, se révéler l’essence-ciel de notre vie, un peu à l’image de ce film à l’envers censé se dérouler juste avant le pas-sage comme façon de partir, de passer en règle, en vérité, illusions et mensonges enfin dévoilés.
Je dirais pour ma part être si « humain ».
Disons pour être plus précis que renonçant, parfois difficilement, à juger, adoptant une position pyrrhonienne, je me détourne complètement du champ politique comme de celui de l’histoire en train de se faire, de se défaire, de revenir en arrière, après y avoir consacré beaucoup de temps, d’énergie et d’argent.
Le monde ira où il ira comme il ira parce que c’est ainsi que ça devait aller, se dérouler. Ne pas chercher à juger, à agir. Par contre empathie, compassion avec les victimes, les sacrifiés comme avec les bourreaux.
De même, les projets de la jeune fille ou du jeune homme comme le cynisme de l’homme ne me concernent plus. Mais je comprends que de tels projets (se marier, avoir des enfants…) correspondent à des âges de la vie, somme toute tracée, formatée, programmée par l’éducation, le milieu… Difficile d’être « original », « singulier »,« libre ».
L’existence-ciel me fait prendre pleinement conscience que Naissance est miracle et mystère, Mort est mystère et miracle. Boucle spiralée nous incluant dans une histoire, une évolution commune, universelle où la Vie sur terre et dans les univers est possible dans la Joie.
Je me suis remémoré deux poèmes du temps où j’étais au bord de la crise de nerfs, lors d’un stage de théâtre où les corps étaient fortement sollicités et donc nos psychés. La mort physique n’était pas derrière la porte.
Ressenti / ressentiment
Si possible simplement je vais vous dire corps et décors de quelques jours ce que j’ai ressenti sans ressentiment stress et détresses cris et crispations défis et désirs oublis et souvenirs pressions et dépressions caresses et tendresses Mais attention peut-être que je me mens à vouloir mettre à mots nos vies peut-être que je vous mens sous la trop dure pression de la sensation de l’émotion
Au départ un hasard une impulsion une décision en toute ignorance de causes et d’effets J’ai sauté de ma vie qui se mettait en vacances et dans l’intense j’ai sauté Était-ce pour devenir dense ? Je suis entré dans la danse je me suis masqué vous m’avez démasqué je t’ai frôlée tu m’as enrôlé je me suis défoncé tu m’as dénoncé je t’ai impliquée tu t’es appliquée je me suis assumé vous m’avez assommé je me suis déconstruit reconstruit sous les projecteurs brûlants
accablants de vos regards j’en devenais hagard tenté de reprendre le chemin de la gare j’ai résisté je suis resté vous ne m’avez pas ménagé je me suis dépensé tu m’as pansé ça a jailli ça n’est pas venu ça a fusé ça s’est arrêté j’ai voulu te le dire tu ne me l’as pas dit cela nous a bien fait rire nous nous sommes pris la main
Au petit matin nous nous sommes égaré
Deuil / clin d’œil
Nous nous sommes séparés sans avoir réussi à nous apprivoiser Ce que je n’ai pu te dire ce qui aurait dû se dire – mais j’étais paralysé la peur d’être ridiculisé – je te le dis ici sur ce papier pour ne l’avoir pas dit sur le fait Je n’ai pas aimé ton arrivée Pour l’agressivité j’étais prêt Tu me dérangeais Nous nous sommes rencontrés J’étais noué J’ai aimé ta façon de me dénouer Je me suis parlé mis à mots tu t’en es servie pour te jouer de moi À ce jeu tu as vite gagné la partie Je ne savais pas que la moquerie est l’arme de la profonde incursion dans le territoire de l’autre Je me suis dit : Elle n’est pas ce qu’elle paraît cela est attesté par sa voix car j’ai aimé ta voix telle qu’elle est encore sauvage mais de ce stage tu attendais de la dévoyer comme tu l’as fait de ton corps que tu as pris à bras le corps pour en faire ce corps de danse qui prend feu dans tes solos
Alors je me suis dit : Fais une profonde incursion dans son territoire
ce vendredi dis-lui j’aimerais masser ton dos pour parfaire notre duo mais j’avais peur que tu m’envoies paître de ta voix non domestiquée encore que tu nous faisais entendre la nuit à ton insu du creux de tes draps de lit où j’aurais tant voulu faire des folies dans un touchant corps à corps
Sur le plancher par deux fois je me suis approché
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中国最佳现代/当代短篇小说 Les meilleures nouvelles chinoises modernes et contemporaines
http://www.chinese-shortstories.com/Auteurs_de_a_z_GaoXingjian.htm
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" La Fuite ", de Gao Xingjian, Théâtre du Chêne‑Noir à Avignon
Mais il est sans doute vain de chercher une quelconque cohérence chez " l'Écrivain ", " la Jeune Comédienne " et " l'Étudiant ". Ce sont des types (voire des caricatures). L'écrivain, de fait,...
https://lestroiscoups.fr/la-fuite-de-gao-xingjian-theatre-du-chene-noir-a-avignon/
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