La mort et la pensée Marcel Conche
article de 2007, réactualisé ce 27 mars 2024, pour les 102 ans de Marcel Conche, décédé le 27 février 2022 à un mois de ses 100 ans
ce 27 mars, hasard ?, j'ai appris que le figuier Annie (l'épousée, décédée le 29 novembre 2010) planté dans le verger de nos amis de Blagnac, porte pour la 1° fois, 14 ans après, des petites figues
je me prends à penser que les paroles et baisers que Gérard et moi lui avons adressés pendant les 6 jours passés chez eux (du 14 au 19 février) après l'enterrement de V.P., décédé le 4 février 2024 à 50 ans et 11 jours et enterré le 14 février, anniversaire des 76 ans de l'épousée, ont porté leurs "fruits", ont "stimulé" l'apparition des fruits déjà conçus, engendrés
2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.
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Balade chez Marcel Conche - Blog de Jean-Claude Grosse
dernière photo quand Marcel me dit Heureusement qu'on meurt à Beaulieu Le Cahier de l'Égaré : Heureusement qu'on meurt, sur une parole de Marcel Conche a été livré mercredi 2 septembre 2015 ...
https://les4saisons.over-blog.com/2015/09/balade-chez-marcel-conche.html
heureusement qu'on meurt ! phrase de 2012, essai de 2015, pas-sage le 27 février 2022
Dans sa dernière lettre du 13 novembre 2021 à M. C., celle qui au téléphone recevait les textes de Marcel pour ensuite les mettre en page et cela durant 8 ans, quotidiennement, sauf week-end, Marcel se pose la question, à la dernière ligne de la lettre
"Les morts ont-ils une réalité autre que dans nos souvenirs et nos cœurs ?"
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Marcel Conche dans sa 100° année - Blog de Jean-Claude Grosse
clos et maison vus d'en bas à Treffort Marcel Conche s'est éteint, dimanche 27 février 2022 à 8 H du matin dans la maison familiale de Treffort dans l'Ain. À un mois de son 100° anniversaire....
Le 9 février 2021, téléphonant vers 16 H à l’ami Marcel Conche à propos du livre La nature et l’homme dont il assure l’édition, sortie le 27 mars 2021, pour les 99 ans du philosophe, Lui-Je lui dit le bien qu’il pense de cet opus présentant l’originalité de l’adresse au lecteur. Cela se produit 3 ou 4 fois. D’où lui est venue cette nécessité de l’adresse ? Elle a pour effet d’impliquer le lecteur et de le traiter comme Socrate traite ceux qu’il interpelle, accouche, maïeute: Connais-toi toi-même.
Lui-Je lui raconte l’achèvement de son livre d’éternité et évoque le pharmacon de clôture-ouverture du livre : Tu es aimé, tu es mon bien-aimé.
L’ami Marcel est très réticent avec l’expression Tu es mon bien-aimé. « Je n’ai pas besoin qu’un Dieu me dise : tu es mon bien-aimé ».
Ce n’est un Dieu que si tu le nommes ainsi. Mais Dieu est le Sans Nom. Ce qui s’adresse à toi (ne peut être entendu que par le cœur, pas par les oreilles), c’est la Vie. La Vie éternelle, créatrice qui t’a créé avec amour (l’amour inconditionnel, l’agapé et en se cachant, Héraclite) comme tout ce qui existe, à égalité et qui t’aime aussi inconditionnellement comme unique, singulier, incarné. Ainsi créé et aimé, de deux façons, universelle et unique, tu peux donner ce qui te traverse, l’amour agapé.
« Pourquoi pas ? Là, je peux le concevoir. »
Je te signale Marcel que tu l’as déjà écrit dans La Voie certaine vers « Dieu » ou l’Esprit de la religion, page 35 : je distingue la religion, l’éthique et la morale ; l’éthique renvoie à des devoirs conditionnels, ceux du médecin par exemple ; la morale renvoie à la notion de devoir inconditionnel, venir en aide à un blessé sur la route ; la religion enfin repose sur la notion d’amour inconditionnel. C’est la religion fondamentale et universelle, la religion de l’avenir. L’amour du prochain au sens
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évangélique qui définit la voie droite « vers Dieu » est inconditionnel quel que soit l’humain (aujourd’hui, tu rajouterais quel que soit le vivant).
Jésus dit Aimez vos ennemis. C’est là le retournement complet de ce qui est naturel. Aime ton ennemi, ce n’est pas là une exigence morale car du point de vue naturel et humain, l’amour ne se commande pas et ne résulte pas d’un acte volontaire. Un tel impératif d’amour inconditionnel nous arrache au plan des sentiments naturels et nous transporte au plan proprement religieux, non naturel, celui de la religion de l’amour. Ainsi, je vis dans la religion de l’amour si j’aime autrui simplement en tant qu’être humain même s’il ne le mérite pas.
Et page 37 : que signifie aimer ? Cela est dit clairement dans la 1° épitre de saint Jean 3.18-19
N’aimons ni de mots ni de langue mais en actes véritablement. Que signifie en actes ? Cela signifie 3 choses : agir, non-agir, créer.
Le 14 février 2021, vers 11 H du matin, pour l’anniversaire de l’épousée (73 ans), Lui-Je, hyérosolymitain d’Avers sous les eaux et de Corps Ça Vit, Celui qu’on appelle communément J.-C., livra son livre d’éternité à son éditeur.
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100 ans le 27 mars 2022 - Blog de Jean-Claude Grosse
affiche de la soirée du 9 avril 2022 en hommage à Marcel Conche aux Comoni au Revest; Marcel et la nature (le clos de Treffort); au revoir pour certains, adieu pour d'autres voilà, tu es mort de...
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Voilà un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril.
L’auteur de ce livre d’éternité, Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie.
Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.
À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne.
Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00h00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans race, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.
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le pas-sage de Marcel Conche - Blog de Jean-Claude Grosse
contemplant la grande prairie depuis la fenêtre de son bureau à Treffort un hommage à Marcel Conche, inédit, qui aurait pu être lu le 9 avril 2022 Ce naïf que fut Marcel Conche Je me souviens...
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récit des deux enterrements auxquels j'ai assisté, 1500 kms
de Marcel Conche
(2° édition aux éditions Cécile Defaut, Nantes)
paru en février 2007

Portrait de Marcel Conche par Jean Leyssenne
J’ai lu La mort et la pensée dans sa 1° édition, aux Éditions de Mégare, en 1974 ou 1975, au Revest. Comme j’enseignais la philosophie au Lycée Rouvière à Toulon, il m’avait semblé bon de lire la méditation d’un philosophe vivant sur un sujet dont j’ai toujours pu mesurer qu’il intéressait les jeunes.
Les suicides d’adolescents ou les morts violentes d’adolescents (une année, un de mes élèves au sortir d’un cours de philosophie, trouva la mort dans un accident de moto à 500 mètres du lycée ; dans le Nord, à Le Quesnoy, j’ai eu aussi à déplorer la mort accidentelle d’un élève auquel j’ai consacré une épitaphe dans La parole éprouvée, une œuvre poétique parue en 2000) m’ont toujours scandalisé au sens où j’avais le sentiment d’une injustice ; une vie n’ayant pu se retourner sur elle-même pour dire : « j’ai fait ce que je pouvais faire de mieux, j’ai bien vécu. »
J’avais découvert Marcel Conche au travers de quelques cours sur Nietzsche, et un sur le Pari de Pascal, suivis par ma femme Annie, en 1968, à Lille.
Je ne peux dire ce que cette 1° lecture m’a apporté. J’ai toujours été intéressé par la réflexion sur la mort, Montaigne me paraissant être celui qui m’apportait le plus. Mais je n’avais pas l’urgence de vivre, liée à une proximité avec la mort.
Ai-je relu ce livre après la disparition de Cyril G. et de Michel B., à Cuba, le 19 septembre 2001 ? J’ai le souvenir de l’avoir ressorti mais de n’être pas allé au bout de cette nouvelle lecture. Le livre est souligné comme je le fais souvent, moins que le nouveau, mais avec beaucoup de passages communs, à 30 ans d’intervalle.
J’ai eu besoin de l’écriture dramatique pour mettre quelques mots sur une douleur, une incompréhension, deux cheminements, celui d’Annie, le mien.
J’ai par contre lu deux fois, cette nouvelle édition, présentée dans un format qu’on a bien en main, édition élégante avec en couverture, le beau portrait de Marcel Conche par Jean Leyssenne.
La multiplication des disparitions entre 1998 et 2001 (3 en 2001) m’a rendu avide de méditations sur la mort.
Celle de Montaigne : que philosopher c’est apprendre à mourir, a longtemps été un repère, comme remède aux peurs qui paralysent dans la vie de tous les jours. J’ai puisé chez Montaigne et chez La Boétie, dans mon caractère aussi, le courage de dire ce que j’avais décidé de dire même si risques de retours de bâton, de faire ce que j’avais décidé de faire même si obstacles, qu’en dira-t-on, de prendre des positions publiques même minoritaires mais me paraissant justes, d’agir pour la création et la culture même si mépris, indifférence…
Avec Marcel Conche, qui les reprend du discours commun sans les remettre en question, mais en les justifiant, analysant, approfondissant, on va à certaines évidences qui ne sont pas sans conséquences :
1- nous savons que nous mourrons et que nous n’y pouvons rien ; sentiment d’impuissance insurmontable qui met à égalité tous les humains et rend dérisoires les appétits de puissance
2- nous ne savons pas ce que cela veut dire, ce qui signifie aussi que nous ne savons pas ce que signifie la vie ; vivant, ma vie est orientée par ma nature (à la fois de l’inné et de l’acquis) avec une insatisfaction permanente, suis-je bien orienté ? questionnement lié à ma liberté, être libre = je me donne forme, condition de la pensée, s’appuyant sur la raison = je donne à ma vie la forme du tout (pages 43 à 46)
3- nul homme ne le saura jamais mais si l’homme ne connaîtra jamais le sens de la mort, donc aussi celui de la vie, il pense et pensant, il construit sa philosophie.
Ce n’est pas en pariant sur telle ou telle philosophie déjà existante, que l’on pense. Ni en réalisant un syncrétisme de corpus hétérogènes. Le pluralisme des philosophies et leur incompatibilité fait du scepticisme pour autrui, une attitude indispensable . Par cette attitude, la possibilité pour un autre que moi de penser différemment de moi est posée, ce qui ne m’empêche pas de penser ce que je pense et d’être convaincu de la vérité de ma philosophie.
En ce qui concerne la mort, on a deux options : elle est un devenir-autre (idéalisme, spiritualisme) ou un devenir autre chose (matérialisme), sans preuve pour l’une ou pour l’autre. C’est par un cheminement authentique que l’on choisra l’une ou l’autre, celle qui correspond vraiment à nos évidences constitutives.
Les trois évidences évoquées ci-dessus rendent hypothétiques les interrogations sur ce qu’il y a après la mort. Celui qui croit qu’après la mort, il n’y a rien que le néant, celui qui croit à la vie éternelle de l’âme après la mort du corps, sont, tous les deux, des croyants, n’ayant nulle preuve, nulle certitude.
Ce faisant, je ne porterai pas mon athéisme, mon agnosticisme comme un drapeau ; j’aurai la croyance modeste, prêt à entendre la croyance d’un autre en une vie au-delà de la mort, si elle aussi, est modeste.
Si je fais choix du néant après la mort, choix vécu, convaincu et non, pari entre deux ou plusieurs hypothèses, je me trouve à devoir construire le sens de ma vie, non tendue par cette quête de la vie éternelle qui lui donnerait son sens ou sa fin (quand finit ma vie mortelle, commence ma vie immortelle, accomplissement, dépassement de la première, singulière, personnelle, se transformant en communion, en universalité, infinité) mais à réaliser dans le cours de cette vie et qui ne se ramène pas à ce cours, à cet écoulement de mon temps de vie, inconnu.
Certes, je peux me satisfaire de l’écoulement de mes jours et de mes nuits, quelque chose comme une recherche du bonheur par un refus de trop grands écarts, par une vie économe, paisible, apaisée, peu exigeante en besoins, en moyens, une vie proche de la nature, soucieuse de développer ma nature, la plus naturelle possible, installant dans la durée des émotions et sentiments qui comblent une vie (l’amour, l’amitié), une vie ouverte aussi à l’imprévu, aux initiatives inanticipables, aux secousses poétiques.
Je peux aussi vouloir plus, avec la même économie de besoins et de moyens, me donner la possibilité de développer mes dons, mes capacités, en obtenir le meilleur, non pour moi mais pour autrui car le partage du meilleur est aussi source de contentement, non, gloriole personnelle mais bonheur partagé. J’ai connu ce contentement dans ma correspondance de 20 années avec Emmanuelle Arsan qui a donné un premier livre : Bonheur, publié en 1993 et qui en donnera un 2° en 2008.
On voit que les deux approches proposées sont l’une d’un vieil homme, l’autre d’un homme jeune, qu’elles ne sont pas incompatibles, que la 2° forme sera la 1° dans notre temps de vie, suivie de la 2° forme quand le soir sera venu, la vieillesse, l’affaiblissement des capacités physiques, pas encore celui des capacités intellectuelles.
Survient aussi la maladie, surgissent la souffrance, la douleur. Avec elles, la peur du passage car si j’ai appris à ne pas craindre la mort, la manière de mourir n’est pas anodine. Entre mourir dans son lit et mourir de soins palliatifs, il y a une sacrée différence. Puis-je mourir dans mon lit, selon mon désir ? Je n’en saurai rien à l’avance et le moment venu, le moment du passage, sauf accident brutal, sera paisible ou douloureux. Mais en prévoyant le pire, le plus souvent possible dans sa vie, en refusant de jouer avec sa vie dans des aventures extrêmes, peut-être me préparé-je une issue paisible, une mort naturelle ?
À 30 ans d’intervalle et parce que la maladie lui a fait découvrir à un moment de son âge adulte qu’il pouvait mourir, Marcel Conche ne modifie sa méditation que sur la découverte de l’urgence à vivre, renforçant ainsi la dimension tragique de sa pensée, l’orientant vers une sagesse tragique, exposée dans Orientation philosophique.
Le 3° chapitre de La mort et la pensée, intitulé : La pensée tragique, montre la constance des thèmes pensés par Marcel Conche : sa philosophie se veut philosophie pour notre temps, notre quasi-monde dont il dit dès 1972 : « ... l’humanité n’est même plus assurée d’avoir une histoire, c’est-à-dire un avenir…Le néant et la mort ne concernent plus seulement les individus, ni même la forme actuelle du monde -par exemple comme monde capitaliste- mais la totalité du monde humain (réalité et possibilité)… À l’époque bourgeoise heureuse, ce qu’il y avait à l’horizon de l’activité humaine, c’était un monde meilleur, aujourd’hui, c’est plutôt l’incertitude, avec le risque du néant.» (p. 138) Le tragique signifie une dévaluation, une chute de valeur : la mort d’un vieillard est moins tragique que la mort prématurée d’un jeune homme. La mort d’un monde humain est tragique. La vie affirme des différences, évalue, réalise des différences de valeur ; la mort dévalue, annule les valeurs, égalise, indifférencie. La sagesse tragique consiste à affirmer le plus de différence dans la vue du néant, à donner le plus de valeur à ce qui va périr, sagesse donc, à l’opposé du nihilisme, sagesse qui revendique de mettre en tension, volonté de différencier contre l’indifférenciation assurée par la mort.
Le 2° chapitre est le plus difficile du livre. Intitulé : L’abstraction et la mort, il montre comment le moment de l’abstraction dans la pensée, parce que c’est un moment de séparation de ce qui est uni dans la réalité, réalise ce que la mort effectue, la séparation du périssable soit du singulier, de l’individu comme la pensée sépare l’universel du singulier : la pensée abstrait l’ « homme » universel en niant les hommes réels, singuliers. La mort fait disparaître des singularités, des individus.
La fin de ce chapitre sur : qu’est-ce qu’un monde ?, le principe de l’infini, notre époque, est consacrée à cerner ce qui caractérise notre temps. Nous ne vivons pas dans un monde qui suppose ordre, cohérence, sens ; notre époque est comparable par bien des aspects à l’époque hellénistique. Notre monde est travaillé par le principe de l’infini d’où l’impossibilité d’un sens donné à l’avance.
Marcel Conche n’a pas dans ces pages, modifié ces quelques lignes : « la pensée philosophique, en tant qu’elle ne peut s’en tenir à la négation abstraite et aspire au concret, est organiquement liée à la révolution. L’intérêt de la philosophie est engagé dans la révolution, qui mettra fin (au niveau du monde comme tout) à l’abstraction et à la mort, et donnera à la philosophie son véritable objet. Mais l’infinité et l’incomplétude du monde consistent en ceci que la révolution est à faire. » (p.115). Je ne pense pas qu’il penserait la même chose aujourd’hui. La révolution à faire n’est semble-t-il, plus à l’ordre du jour.
Pour conclure cette note de relecture, il me semble que l’affirmation qu’aucun savoir sur la mort n’est possible, aucune connaissance objective, est en partie contredite par le sentiment que nous avons d’avoir appris des choses sur la mort comme abstraction, indifférenciation, égalisation et sur la vie comme différenciation, évaluation, élévation ; apprises d’ailleurs des sciences.. Mais nous avons aussi appris à « mieux vivre », à vivre la meilleure vie possible, faite d’exigence, de volonté, tendues dans la réalisation de nos potentialités, « mieux vivre » appris, acquis par l’expérience et la fréquentation méditée de quelques philosophes.
Je remarquerai en toute fin que les développements scientifiques dans le domaine génétique, les développements technologiques avec les nanotechnologies, rendent ou rendront la 1° évidence « commune » : nous savons que nous mourrons, de moins en moins évidente car il semble que ces avancées vers le clonage, la réparation sans fin des « pièces » usées de l’organisme vont accroître considérablement l’espérance de vie et par le clonage quelque chose d’inédit va apparaître qui demande réflexion, ce qu’a commencé à faire d’ailleurs Marcel Conche, chapitres XIV ET XV de Confessions d’un philosophe.
Jean-Claude Grosse, le 14 mai 2007
- De l'amour de Marcel Conche
- Heidegger par gros temps de Marcel Conche
- Actualité d'une sagesse tragique (La pensée de Marcel Conche)
de Pilar Sanchez Orozco

A., alors étudiante de Marcel Conche
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9 avril 2022 hommage à Marcel Conche - Les Cahiers de l'Égaré
article paru le 8 avril dans Var Matin retour sur la soirée Marcel Conche du 9 avril 2022, 19 H 15 - 21 H 30 mistral en folie dans le hall, livres en service dans un caddie et sur une table : la ...
https://cahiersegare.over-blog.com/2022/04/9-avril-2022-hommage-a-marcel-conche.html
et où en suis-je depuis Et ton livre d'éternité ?
écrit sur FB :
J'ai toujours pensé que les choses étaient immuables. Ma vie était parfaite, bien ordonnée, il n'y avait rien qui dépassait.Et puis, il y a eu " ça "." ça ", c'est la mort. Soudaine, imprév...
https://books.google.com/books/about/La_mue.html?hl=fr&id=ccTIEAAAQBAJ
La mue de Karin Degunst / J’ai toujours pensé que les choses étaient immuables. Ma vie était parfaite, bien ordonnée, il n’y avait rien qui dépassait. Et puis, il y a eu « ça ». « ça », c’est la mort. Soudaine, imprévisible. La mort qui est la fin de tout. Le néant. Enfin, je croyais. Alors, j’ai fait ce que la mort m’a imposé : déconstruire, renverser, s’ouvrir, sortir des schémas, emprunter d’autres chemins. Avant « ça », je ne savais pas que les oiseaux avaient mille langues colorées. Je n’imaginais pas non plus que les arbres communiquaient entre eux et je ne soupçonnais guère que la forêt était cette entité pratiquant l’entraide et la coopération avec un langage disséminé au fil des pluies, des sécheresses, des tempêtes et des saisons avec des mots trop lents pour l’impatience de l’homme et des phrases trop pudiques dans un monde si bruyant, nous laissant croire que le Vivant pouvait s’appeler nature et que la mort était le néant. La mort n’est pas la fin de tout et fiche un heureux bordel chez les vivants.
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Le vécu subjectif de contact avec les défunts (VSCD). Avec Karin Degunst
Suite au décès inopiné de son frère, il est donné à Karin Degunst de vivre des expériences extraordinaires : vécus subjectifs de contact avec un défunt, prémonitions, etc. Dans cet interv...
entre les 2 M M, Miracle et Mystère de notre naissance, notre début et Mystère et Miracle de notre mort, notre fin, la fin de celui qui se croit un individu aux contours bien délimités, à l'identité bien établie, il y a sa vie, notre vie à vivre
on peut consacrer du temps à la penser pour bien ou mieux la vivre, par exemple selon la sagesse tragique de Marcel Conche, en vivant bonheurs et joies simples de et par la vie ordinaire ou ou et ou en même temps, en ouvrant, en fermant, en naviguant entre ombre et lumière, entre matière et lumière, en connard-Bonnard et réciproque-ment
on peut aussi utiliser des verbes à forme pronominale, un petit nombre chaque jour, quelques secondes ou minutes de façon à se fluidifier, à devenir ouvert à des ressentis subtils, à des moments créatifs (en imagination), à des pensées sans lendemains
deux belles histoires racontées par Thierry Zalic
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Nombres Univers - Pourquoi Comment Combien
il existe une infinité de nombres univers, on sait les fabriquer, et c'est même très facile. Exemple: la constante de Champernowne.
La notion et l'appellation de nombres-univers ont été introduites en 1996 par J.P. Delahaye / PDF téléchargeable de J.P. Delahaye
1° échographie d'un enfant à naître, 2 mois et demi, 10 cm, 35 gr cette échographie sera la 4° de couverture du livre Le ciel au ventre, d'Alain Cadéo, épuisé depuis 30 ans, réédité par Les Cahiers de l'Égaré en septembre 2024
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Hommage à Christian Bobin - La plus que vive (extraits)
Extraits de "La plus que vive" de Christian Bobin, édité chez Gallimard, collection Folio
par Julie Dratwiak
faire silence / dessiner une rose / la terre vue par Voyager 1, le 14 février 1990 / La comète 12P/Pons-Brooks (au centre) avec la galaxie du triangulum - en haut à gauche - et la galaxie d'Andromède - en haut à droite -. L'étoile brillante entre elles est Mirach. Visiteuse du soir au printemps 2024, la comète 12P/Pons-Brooks est visible, en début de nuit, jusqu’au début avril. Un spectacle à ne pas manquer avant son prochain passage… en 2095.
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L'époque vous effraye ? Vous vous sentez perdu ou déboussolé dans un monde qui vous apparaît triste, morne, méchant, voire inquiétant. Ou bien alors, vous manifestez votre angoisse par des ve...
ce soir, avant de se coucher, au casque, on vibre au diapason de l'eau 429,62 Hz, avec des plantes ; durée 8'
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