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Blog de Jean-Claude Grosse

La mort et la pensée Marcel Conche

Rédigé par JCG Publié dans #jean-claude grosse

article de 2007, réactualisé ce 27 mars 2024, pour les 102 ans de Marcel Conche, décédé le 27 février 2022 à un mois de ses 100 ans

ce 27 mars, hasard ?, j'ai appris que le figuier Annie (l'épousée, décédée le 29 novembre 2010) planté dans le verger de nos amis de Blagnac, porte pour la 1° fois, 14 ans après, des petites figues

je me prends à penser que les paroles et baisers que Gérard et moi lui avons adressés pendant les 6 jours passés chez eux (du 14 au 19 février) après l'enterrement de V.P., décédé le 4 février 2024 à 50 ans et 11 jours et enterré le 14 février, anniversaire des 76 ans de l'épousée, ont porté leurs "fruits", ont "stimulé" l'apparition des fruits déjà conçus, engendrés 

2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.
2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.
2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.
2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.

2° édition de 1975 (1° en 1972) / réédition en 2007 / heureusement qu'on meurt, quasi-épuisé, non-réédité / heureusement qu'on meurt me dit Marcel à Beauliieu sur Dordogne en mars 2012, photo F.C.

Dans sa dernière lettre du 13 novembre 2021 à M. C., celle qui au téléphone recevait les textes de Marcel pour ensuite les mettre en page et cela durant 8 ans, quotidiennement, sauf week-end, Marcel se pose la question, à la dernière ligne de la lettre

"Les morts ont-ils une réalité autre que dans nos souvenirs et nos cœurs ?"

Dans Et ton livre d'éternité ? paru le 14 février 2022, j'évoque la discussion que j'ai eue avec Marcel sur le pharmacon qui m'est tombé dessus, offert, le 22 janvier 2021 : Tu es aimé, Tu es mon bien-aimé.
Impossible d'identifier ce-celui-celle qui adresse cette parole d'amour inconditionnel à tout ce qui existe à égalité et à chacun dans sa singularité, son unicité. 
Le 9 février 2021, Marcel me répond : je n'ai pas besoin qu'un dieu me dise Tu es mon bien-aimé
puis devant ce que je lui dis, répond : pourquoi pas ? là, je peux le concevoir.
pages 616-618 (lire ci-dessous)
livre disponible sur commande en librairies, sur plateformes

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Le 9 février 2021, téléphonant vers 16 H à l’ami Marcel Conche à propos du livre La nature et l’homme dont il assure l’édition, sortie le 27 mars 2021, pour les 99 ans du philosophe, Lui-Je lui dit le bien qu’il pense de cet opus présentant l’originalité de l’adresse au lecteur. Cela se produit 3 ou 4 fois. D’où lui est venue cette nécessité de l’adresse ? Elle a pour effet d’impliquer le lecteur et de le traiter comme Socrate traite ceux qu’il interpelle, accouche, maïeute: Connais-toi toi-même.

Lui-Je lui raconte l’achèvement de son livre d’éternité et évoque le pharmacon de clôture-ouverture du livre : Tu es aimé, tu es mon bien-aimé.

L’ami Marcel est très réticent avec l’expression Tu es mon bien-aimé. « Je n’ai pas besoin qu’un Dieu me dise : tu es mon bien-aimé ».

Ce n’est un Dieu que si tu le nommes ainsi. Mais Dieu est le Sans Nom. Ce qui s’adresse à toi (ne peut être entendu que par le cœur, pas par les oreilles), c’est la Vie. La Vie éternelle, créatrice qui t’a créé avec amour (l’amour inconditionnel, l’agapé et en se cachant, Héraclite) comme tout ce qui existe, à égalité et qui t’aime aussi inconditionnellement comme unique, singulier, incarné. Ainsi créé et aimé, de deux façons, universelle et unique, tu peux donner ce qui te traverse, l’amour agapé.

« Pourquoi pas ? Là, je peux le concevoir. »

Je te signale Marcel que tu l’as déjà écrit dans La Voie certaine vers « Dieu » ou l’Esprit de la religion, page 35 : je distingue la religion, l’éthique et la morale ; l’éthique renvoie à des devoirs conditionnels, ceux du médecin par exemple ; la morale renvoie à la notion de devoir inconditionnel, venir en aide à un blessé sur la route ; la religion enfin repose sur la notion d’amour inconditionnel. C’est la religion fondamentale et universelle, la religion de l’avenir. L’amour du prochain au sens

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évangélique qui définit la voie droite « vers Dieu » est inconditionnel quel que soit l’humain (aujourd’hui, tu rajouterais quel que soit le vivant).

Jésus dit Aimez vos ennemis. C’est là le retournement complet de ce qui est naturel. Aime ton ennemi, ce n’est pas là une exigence morale car du point de vue naturel et humain, l’amour ne se commande pas et ne résulte pas d’un acte volontaire. Un tel impératif d’amour inconditionnel nous arrache au plan des sentiments naturels et nous transporte au plan proprement religieux, non naturel, celui de la religion de l’amour. Ainsi, je vis dans la religion de l’amour si j’aime autrui simplement en tant qu’être humain même s’il ne le mérite pas.

Et page 37 : que signifie aimer ? Cela est dit clairement dans la 1° épitre de saint Jean 3.18-19

N’aimons ni de mots ni de langue mais en actes véritablement. Que signifie en actes ? Cela signifie 3 choses : agir, non-agir, créer.

Le 14 février 2021, vers 11 H du matin, pour l’anniversaire de l’épousée (73 ans), Lui-Je, hyérosolymitain d’Avers sous les eaux et de Corps Ça Vit, Celui qu’on appelle communément J.-C., livra son livre d’éternité à son éditeur.

Voilà un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril.

L’auteur de ce livre d’éternité, Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie.

Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.

À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne.

Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00h00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans race, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.

livre disponible sur commande en librairies, sur plateformes

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reçu par mail : France Culture réagit ! C'est à l'écoute de cette série que j'ai eu envie d'en savoir davantage sur ce philosophe ! Je peux dire également que c'est à cette occasion que j'ai entendu parler d'un certain JCG !
Pour moi Marcel était un mystique (j'ose le mot): je n'ai jamais oublié la dernière phrase de son Anaximandre : "On s'étonne de ce qui se montre à la lumière ; reste à s'étonner de la lumière même."
Bien entendu, sortie de son contexte cette phrase peut être sujette à diverses interprétations, il n'empêche que personnellement cette conclusion s'ouvre sur l'Infini... (et pas l'indéfini!)
Merci Marcel. M. C.
 
 
reçu par mail : Je crois profondément que la philosophie ne sert à rien. En revanche, l'amitié, si.
Maintenant Marcel sait qu'il a passé sa vie à se tromper. Après la vie, il n'y a pas rien. 
A force de répéter qu'après la vie il n'y a rien, les gens y ont cru. La mort de Dieu, c'est la mort du monde, l'ultralibéralisme et l'ultra débilité, le massacre de la vie.
Dieu ait son âme à ce pauvre ignorant de Marcel. A présent il ne l'est plus. M. K.
 
 
reçu par mail : J’ai toujours eu pour ce grand homme une profonde admiration son honnêteté et la simplicité de son langage m’ont beaucoup appris. F.C.
Note sur La mort et la pensée
de Marcel Conche

(2° édition aux éditions Cécile Defaut, Nantes)
paru en février 2007
 

portrait-marcel-conche.jpg

Portrait de Marcel Conche par Jean Leyssenne

 

J’ai lu La mort et la pensée dans sa 1° édition, aux Éditions de Mégare, en 1974 ou 1975, au Revest. Comme j’enseignais la philosophie au Lycée Rouvière à Toulon, il m’avait semblé bon de lire la méditation d’un philosophe vivant sur un sujet dont j’ai toujours pu mesurer qu’il intéressait les jeunes.

Les suicides d’adolescents ou les morts violentes d’adolescents (une année, un de mes élèves au sortir d’un cours de philosophie, trouva la mort dans un accident de moto à 500 mètres du lycée ; dans le Nord, à Le Quesnoy, j’ai eu aussi à déplorer la mort accidentelle d’un élève auquel j’ai consacré une épitaphe dans La parole éprouvée, une œuvre poétique parue en 2000) m’ont toujours scandalisé au sens où j’avais le sentiment d’une injustice ; une vie n’ayant pu se retourner sur elle-même pour dire : « j’ai fait ce que je pouvais faire de mieux, j’ai bien vécu. »

J’avais découvert Marcel Conche au travers de quelques cours sur Nietzsche, et un sur le Pari de Pascal, suivis par ma femme Annie, en 1968, à Lille.

Je ne peux dire ce que cette 1° lecture m’a apporté. J’ai toujours été intéressé par la réflexion sur la mort, Montaigne me paraissant être celui qui m’apportait le plus. Mais je n’avais pas l’urgence de vivre, liée à une proximité avec la mort.

Ai-je relu ce livre après la disparition de Cyril G. et de Michel B., à Cuba, le 19 septembre 2001 ? J’ai le souvenir de l’avoir ressorti mais de n’être pas allé au bout de cette nouvelle lecture. Le livre est souligné comme je le fais souvent, moins que le nouveau, mais avec beaucoup de passages communs, à 30 ans d’intervalle.
J’ai eu besoin de l’écriture dramatique pour mettre quelques mots sur une douleur, une incompréhension, deux cheminements, celui d’Annie, le mien.

J’ai par contre lu deux fois, cette nouvelle édition, présentée dans un format qu’on a bien en main, édition élégante avec en couverture, le beau portrait de Marcel Conche par Jean Leyssenne.
La multiplication des disparitions entre 1998 et 2001 (3 en 2001) m’a rendu avide de méditations sur la mort.

Celle de Montaigne : que philosopher c’est apprendre à mourir, a longtemps été un repère, comme remède aux peurs qui paralysent dans la vie de tous les jours. J’ai puisé chez Montaigne et chez La Boétie, dans mon caractère aussi, le courage de dire ce que j’avais décidé de dire même si risques de retours de bâton, de faire ce que j’avais décidé de faire même si obstacles, qu’en dira-t-on, de prendre des positions publiques même minoritaires mais me paraissant justes, d’agir pour la création et la culture même si mépris, indifférence…

Avec Marcel Conche, qui les reprend du discours commun sans les remettre en question, mais en les justifiant, analysant, approfondissant, on va à certaines évidences qui ne sont pas sans conséquences :

1- nous savons que nous mourrons et que nous n’y pouvons rien ; sentiment d’impuissance insurmontable qui met à égalité tous les humains et rend dérisoires les appétits de puissance



2- nous ne savons pas ce que cela veut dire, ce qui signifie aussi que nous ne savons pas ce que signifie la vie ; vivant, ma vie est orientée par ma nature (à la fois de l’inné et de l’acquis) avec une insatisfaction permanente, suis-je bien orienté ? questionnement lié à ma liberté, être libre = je me donne forme, condition de la pensée, s’appuyant sur la raison = je donne à ma vie la forme du tout (pages 43 à 46)


3- nul homme ne le saura jamais mais si l’homme ne connaîtra jamais le sens de la mort, donc aussi celui de la vie, il pense et pensant, il construit sa philosophie.


Ce n’est pas en pariant sur telle ou telle philosophie déjà existante, que l’on pense. Ni en réalisant un syncrétisme de corpus hétérogènes. Le pluralisme des philosophies et leur incompatibilité fait du scepticisme pour autrui, une attitude indispensable . Par cette attitude, la possibilité pour un autre que moi de penser différemment de moi est posée, ce qui ne m’empêche pas de penser ce que je pense et d’être convaincu de la vérité de ma philosophie.

En ce qui concerne la mort, on a deux options : elle est un devenir-autre (idéalisme, spiritualisme) ou un devenir autre chose (matérialisme), sans preuve pour l’une ou pour l’autre. C’est par un cheminement authentique que l’on choisra l’une ou l’autre, celle qui correspond vraiment à nos évidences constitutives.

Les trois évidences évoquées ci-dessus rendent hypothétiques les interrogations sur ce qu’il y a après la mort. Celui qui croit qu’après la mort, il n’y a rien que le néant, celui qui croit à la vie éternelle de l’âme après la mort du corps, sont, tous les deux, des croyants, n’ayant nulle preuve, nulle certitude.

Ce faisant, je ne porterai pas mon athéisme, mon agnosticisme comme un drapeau ; j’aurai la croyance modeste, prêt à entendre la croyance d’un autre en une vie au-delà de la mort, si elle aussi, est modeste.

Si je fais choix du néant après la mort, choix vécu, convaincu et non, pari entre deux ou plusieurs hypothèses, je me trouve à devoir construire le sens de ma vie, non tendue par cette quête de la vie éternelle qui lui donnerait son sens ou sa fin (quand finit ma vie mortelle, commence ma vie immortelle, accomplissement, dépassement de la première, singulière, personnelle, se transformant en communion, en universalité, infinité) mais à réaliser dans le cours de cette vie et qui ne se ramène pas à ce cours, à cet écoulement de mon temps de vie, inconnu.

Certes, je peux me satisfaire de l’écoulement de mes jours et de mes nuits, quelque chose comme une recherche du bonheur par un refus de trop grands écarts, par une vie économe, paisible, apaisée, peu exigeante en besoins, en moyens, une vie proche de la nature, soucieuse de développer ma nature, la plus naturelle possible, installant dans la durée des émotions et sentiments qui comblent une vie (l’amour, l’amitié), une vie ouverte aussi à l’imprévu, aux initiatives inanticipables, aux secousses poétiques.

Je peux aussi vouloir plus, avec la même économie de besoins et de moyens, me donner la possibilité de développer mes dons, mes capacités, en obtenir le meilleur, non pour moi mais pour autrui car le partage du meilleur est aussi source de contentement, non, gloriole personnelle mais bonheur partagé. J’ai connu ce contentement dans ma correspondance de 20 années avec Emmanuelle Arsan qui a donné un premier livre : Bonheur, publié en 1993 et qui en donnera un 2° en 2008.

On voit que les deux approches proposées sont l’une d’un vieil homme, l’autre d’un homme jeune, qu’elles ne sont pas incompatibles, que la 2° forme sera la 1° dans notre temps de vie, suivie de la 2° forme quand le soir sera venu, la vieillesse, l’affaiblissement des capacités physiques, pas encore celui des capacités intellectuelles.

Survient aussi la maladie, surgissent la souffrance, la douleur. Avec elles, la peur du passage car si j’ai appris à ne pas craindre la mort, la manière de mourir n’est pas anodine. Entre mourir dans son lit et mourir de soins palliatifs, il y a une sacrée différence. Puis-je mourir dans mon lit, selon mon désir ? Je n’en saurai rien à l’avance et le moment venu, le moment du passage, sauf accident brutal, sera paisible ou douloureux. Mais en prévoyant le pire, le plus souvent possible dans sa vie, en refusant de jouer avec sa vie dans des aventures extrêmes, peut-être me préparé-je une issue paisible, une mort naturelle ?

À 30 ans d’intervalle et parce que la maladie lui a fait découvrir à un moment de son âge adulte qu’il pouvait mourir, Marcel Conche ne modifie sa méditation que sur la découverte de l’urgence à vivre, renforçant ainsi la dimension tragique de sa pensée, l’orientant vers une sagesse tragique, exposée dans Orientation philosophique.

Le 3° chapitre de La mort et la pensée, intitulé : La pensée tragique, montre la constance des thèmes pensés par Marcel Conche : sa philosophie se veut philosophie pour notre temps, notre quasi-monde dont il dit dès 1972 : « ... l’humanité n’est même plus assurée d’avoir une histoire, c’est-à-dire un avenir…Le néant et la mort ne concernent plus seulement les individus, ni même la forme actuelle du monde -par exemple comme monde capitaliste- mais la totalité du monde humain (réalité et possibilité)… À l’époque bourgeoise heureuse, ce qu’il y avait à l’horizon de l’activité humaine, c’était un monde meilleur, aujourd’hui, c’est plutôt l’incertitude, avec le risque du néant.» (p. 138) Le tragique signifie une dévaluation, une chute de valeur : la mort d’un vieillard est moins tragique que la mort prématurée d’un jeune homme. La mort d’un monde humain est tragique. La vie affirme des différences, évalue, réalise des différences de valeur ; la mort dévalue, annule les valeurs, égalise, indifférencie. La sagesse tragique consiste à affirmer le plus de différence dans la vue du néant, à donner le plus de valeur à ce qui va périr, sagesse donc, à l’opposé du nihilisme, sagesse qui revendique de mettre en tension, volonté de différencier contre l’indifférenciation assurée par la mort.

Le 2° chapitre est le plus difficile du livre. Intitulé : L’abstraction et la mort, il montre comment le moment de l’abstraction dans la pensée, parce que c’est un moment de séparation de ce qui est uni dans la réalité, réalise ce que la mort effectue, la séparation du périssable soit du singulier, de l’individu comme la pensée sépare l’universel du singulier : la pensée abstrait l’ « homme » universel en niant les hommes réels, singuliers. La mort fait disparaître des singularités, des individus.
La fin de ce chapitre sur : qu’est-ce qu’un monde ?, le principe de l’infini, notre époque, est consacrée à cerner ce qui caractérise notre temps. Nous ne vivons pas dans un monde qui suppose ordre, cohérence, sens ; notre époque est comparable par bien des aspects à l’époque hellénistique. Notre monde est travaillé par le principe de l’infini d’où l’impossibilité d’un sens donné à l’avance.

Marcel Conche n’a pas dans ces pages, modifié ces quelques lignes : « la pensée philosophique, en tant qu’elle ne peut s’en tenir à la négation abstraite et aspire au concret, est organiquement liée à la révolution. L’intérêt de la philosophie est engagé dans la révolution, qui mettra fin (au niveau du monde comme tout) à l’abstraction et à la mort, et donnera à la philosophie son véritable objet. Mais l’infinité et l’incomplétude du monde consistent en ceci que la révolution est à faire. » (p.115). Je ne pense pas qu’il penserait la même chose aujourd’hui. La révolution à faire n’est semble-t-il, plus à l’ordre du jour.

Pour conclure cette note de relecture, il me semble que l’affirmation qu’aucun savoir sur la mort n’est possible, aucune connaissance objective, est en partie contredite par le sentiment que nous avons d’avoir appris des choses sur la mort comme abstraction, indifférenciation, égalisation et sur la vie comme différenciation, évaluation, élévation ; apprises d’ailleurs des sciences.. Mais nous avons aussi appris à « mieux vivre », à vivre la meilleure vie possible, faite d’exigence, de volonté, tendues dans la réalisation de nos potentialités, « mieux vivre » appris, acquis par l’expérience et la fréquentation méditée de quelques philosophes.

Je remarquerai en toute fin que les développements scientifiques dans le domaine génétique, les développements technologiques avec les nanotechnologies, rendent ou rendront la 1° évidence « commune » : nous savons que nous mourrons, de moins en moins évidente car il semble que ces avancées vers le clonage, la réparation sans fin des « pièces » usées de l’organisme vont accroître considérablement l’espérance de vie et par le clonage quelque chose d’inédit va apparaître qui demande réflexion, ce qu’a commencé à faire d’ailleurs Marcel Conche, chapitres XIV ET XV de Confessions d’un philosophe.

 

Jean-Claude Grosse, le 14 mai 2007

éditeur aux Cahiers de l'Égaré de:

- De l'amour de Marcel Conche

- Heidegger par gros temps de Marcel Conche

- Actualité d'une sagesse tragique (La pensée de Marcel Conche)
de Pilar Sanchez Orozco

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A., alors étudiante de Marcel Conche

 

 

La mort et la pensée Marcel Conche

et où en suis-je depuis Et ton livre d'éternité ?

écrit sur FB :

jeudi 14/3/2024 c'est le Pi Day, le jour des nombres univers permettant de penser que tout est mémorisé, mémoire externalisée
existant depuis toute éternité, pour l'éternité
mais il faut vivre de M M à M M
la théorie M est la plus récente tentative d'unification du monde astrophysique et du monde quantique
d'après moi, elle finira par prendre le nom 2 M
nous cherchons le comment (science) du pourquoi (métaphysique),
nous inventons des théories où les mathématiques jouent un rôle central
mais à mon avis, nous resterons dans l'entre-deux de deux mots Miracle et Mystère, à jamais inacceptables par scientifiques et métaphysiciens
Miracle de toute naissance, émergence, surgissement
et Mystère inexplicable
mais excitant notre curiosité infinie
Mystère de tout pas-sage, de toute mort, extinction, disparition
et Miracle de toute mort (heureusement que ça meurt)
(une boucle ou une spirale)
 
pour limiter les effets dévastateurs du tourniquet mental, une solution : perdre sa tête de méduse

pour limiter les effets dévastateurs du tourniquet mental, une solution : perdre sa tête de méduse

entre les 2 M M, Miracle et Mystère de notre naissance, notre début et Mystère et Miracle de notre mort, notre fin, la fin de celui qui se croit un individu aux contours bien délimités, à l'identité bien établie, il y a sa vie, notre vie à vivre

on peut consacrer du temps à la penser pour bien ou mieux la vivre, par exemple selon la sagesse tragique de Marcel Conche, en vivant bonheurs et joies simples de et par la vie ordinaire ou ou et ou en même temps, en ouvrant, en fermant, en naviguant entre ombre et lumière, entre matière et lumière, en connard-Bonnard et réciproque-ment

on peut aussi utiliser des verbes à forme pronominale, un petit nombre chaque jour, quelques secondes ou minutes de façon à se fluidifier, à devenir ouvert à des ressentis subtils, à des moments créatifs (en imagination), à des pensées sans lendemains

deux belles histoires racontées par Thierry Zalic

 

Votre thérapeute est un usurpateur. Et en même temps non. Qu’importe !
Cette première phrase explique pourquoi je n'ai pas beaucoup de lecteurs, ou beaucoup moins que certains autres, et pas tellement de clients même s’ils sortent enthousiastes de la séance qui est en même temps une expérience. 
Ça vient de cette position quantique de dire une chose et d’y inclure l'inverse tout en étant à l’aise avec l’incertitude.
Taoïste, tantrique, quantique… la ligne est mince entre les termes.
La plupart des gens aiment quelque chose qui ne soit pas obscur : vous êtes beau, vous avez besoin d’amour, je vais vous dire comment y parvenir, comment faire venir la paix à l’intérieur de vous… quelque chose de simple qui caresse dans le sens du poil que vous vous rasez car telle est la mode.
La position du sage est facile, même si tout le monde n’y parvient pas, car elle repose sur des personnes en errance et perturbées autour.
Prenons un exemple : un détracteur spirituel violent qui déteste le Bouddha s’en approche alors qu’il médite à Srâvasti, au bosquet de Jéda, dans le jardin d’Anâthapindada.
Il l’insulte, lui crache dessus, puis lui lance des poignées de terre.
Le Bouddha émerge alors de sa méditation et voit ses disciples se saisir de l’agresseur, le rouer de coups et l’immobiliser attendant des ordres de leur Maître.
Le Bouddha, avec un sourire placide, enveloppe l'agresseur de compassion. Il ordonne à ses disciples de lâcher l’homme puis lui parle avec douceur et conviction : « voyez ce que vous avez provoqué en ces hommes comme un miroir. Vous leur avez montré leur vrai visage. Dorénavant je vous prie de venir tous les jours pour éprouver notre vérité ou notre hypocrisie.
Vous avez vu comme je vous ai rempli d’amour en un instant. Par contre ces hommes, qui depuis des années me suivent partout en méditant et en priant, vous ont démontré ne pas avoir compris ni la vie ni le processus de l'unité. Ils ont réagi avec une agressivité similaire à la vôtre et même supérieure.
Revenez chaque fois que vous le désirez. Vous êtes mon invité d’honneur. Toute insulte de votre part sera reçue à titre de stimulation pour vérifier si notre vibration est élevée ou s’il s’agit simplement d’une tromperie du mental. »
Plein de honte les disciples ainsi que l’homme se retirent rapidement car ils se sentent coupables. 
Chacun perçoit la leçon de grandeur du bouddha et tente d’échapper à son regard.
Cette histoire est une histoire. Le sage gagne sa sagesse aux dépens de ceux qui le suivent. Sans eux, il ne serait absolument rien. S'il n'y avait ses disciples pour le protéger du détracteur violent, il serait tué ou fortement blessé s'il ne réagissait pas lui-même : on n'en parlerait plus.
II lui est facile d’être magnanime et hautain par la suite. Il n’est de Maître que par le regard que portent dessus ses sujets.
Le sage ne serait qu’un usurpateur ? Et non. Il rassure. Il est nécessaire. Il comble l’absence. Il est la face blanche.
Prenons une autre métaphore : « un homme est jeté par la tempête dans une ville inconnue dont les habitants sont en peine de trouver le roi qui s'était perdu. Ayant beaucoup de ressemblance de corps et de visage avec ce roi, il est pris pour lui et reconnu en cette qualité par tout ce peuple.D’abord il ne sait quel parti prendre, puis il se résout à se prêter à cette bonne fortune. Il reçoit tous les respects qu’on lui désire rendre et il se laisse traiter de roi. »
Le roi réel est justement celui qui toujours manque. Tout roi est par nature un remplaçant : très précisément le remplaçant du roi, un remplaçant de soi-même.
Ajoutons que son pouvoir est absolu, même s’il s’agit d’une philosophie du doute.
Je fais exactement ce qu’il ne faut pas faire, dire que le roi est nu. Et une fois déshabillé, je le rhabille en disant qu’il est nécessaire.
Le roi réel est justement celui qui toujours manque.
Et dans la thérapie ? Dévoiler que chacun est le roi, ou la reine. Combler le manque en l’acceptant. Nous revoilà dans le Tao.
 
Thierry Zalic, formations, thérapies qui sont aussi des formations...

 

heureusement qu'on meurt me dit Marcel Conche à Beaulieu sur Dordogne, mars 2012, photo F.C.

heureusement qu'on meurt me dit Marcel Conche à Beaulieu sur Dordogne, mars 2012, photo F.C.

- si Pi est un nombre univers ou un nombre presque univers, dans ce très très grand nombre, il y a une seule fois le nombre formé d’un million de chiffres 5, et l’oeuvre complète de Shakespeare s’y trouve aussi, ainsi que tous les autres livres pas encore écrits, ainsi que toutes les autres informations accumulées par l’humanité puisqu’elles sont en nombre largement inférieur quoique colossal.
- Un nombre univers est un nombre réel dans les décimales duquel on peut trouver n'importe quelle succession de chiffres de longueur finie, pour une base donnée. Ainsi, si l'on se donne une manière de coder les caractères d'un livre selon une suite de chiffres (ce qui est le cas, par exemple, dans tout format informatique), on trouvera dans un nombre univers tous les livres déjà écrits et à venir, y compris celui de l'histoire de votre vie passée et future.
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article écrit à partir de la nouvelle de JL Borges : la bibliothèque de Babel et introduisant la notion de nombre univers; La notion et l'appellation ont été introduites en 1996 par J.P. Delahaye
je me souviens d'un film L'homme qui défiait l'infini concernant un génie indien des mathématiques Srinivasa Ramanujan, mort de tuberculose à 32 ans
l'homme qui défiait l'infini / intuition et ou démonstration ? /
le mathématicien Hardy (Jeremy Irons, fabuleux) pour convaincre ses collègues d'intégrer Srinivasa Ramanujan au Trinity College de Cambridge est amené à faire une extraordinaire déclaration : les formules existent depuis toujours, elles sont écrites de toute éternité attendant que des esprits brillants en pressentent l'existence et les accueillent; c'est ce qui se passe avec Srinivasa Ramanujan qui reçoit en rêve les formules, venues pour lui du Dieu auquel il croit
1° échographie d'un enfant à naître, 2 mois et demi, 10 cm, 35 gr cette échographie sera la 4° de couverture du livre Le ciel au ventre, d'Alain Cadéo, épuisé depuis 30 ans, réédité par Les Cahiers de l'Égaré en septembre 2024

1° échographie d'un enfant à naître, 2 mois et demi, 10 cm, 35 gr cette échographie sera la 4° de couverture du livre Le ciel au ventre, d'Alain Cadéo, épuisé depuis 30 ans, réédité par Les Cahiers de l'Égaré en septembre 2024

Pour moi, la lettre M peut être entendue
M comme Miracle d'une naissance
M comme Mystère irréductible de toute naissance.
 
Pas de réponse à la question métaphysique pourquoi naît-on ?
Et les réponses "scientifiques" "médicales" à la question comment naît-on ? vont de "les bébés naissent dans les choux" à "ce sont les cigognes qui apportent les bébés". (Rire)
 
Avec M, je conjugue ce que les livres selon Christian Bobin nous apprennent à dire : je vous aime (La part manquante)
 
Je même, je t'aime, je sème, je m'aime.
JCG, 16 mars 2024 sur FB
 
La mort et la pensée Marcel Conche
« Ce qu'on apprend dans les livres, c'est à dire « Je vous aime ».
Il faut d'abord dire « je ».
C'est difficile, c'est comme se perdre dans la forêt, loin des chemins, c'est comme sortir de maladie, de la maladie des vies impersonnelles, des vies tuées. 
Ensuite il faut dire « vous ». 
La souffrance peut aider - la souffrance d'un bonheur, la jalousie, le froid, la candeur d'une saison sur la vitre du sang. Tout peut aider en un sens à dire « vous », tout ce qui manque et qui est là, sous les yeux, dans l'absence abondante. 
Enfin il faut dire « aime ». 
C'est vers la fin des temps déjà, cela ne peut être dit qu'à condition de ne pas l'être. La dernière lettre est muette, elle s'efface dans le souffle, elle s'en va comme l'air bleu sur la page, dans la gorge. « Je vous aime. »
Sujet, verbe, complément. 
Ce qu'on apprend dans les livres, c'est la grammaire du silence, la leçon de lumière. Il faut du temps pour apprendre. Il faut tellement de temps pour s'atteindre. » 
Christian Bobin 
« La part manquante » 
 
Neuf jours avant sa mort, Christian Bobin s’est marié avec Lydie Dattas à l’hôpital. Les mots qui suivent prennent une résonance très forte.
NOS DEUX ALLIANCES
« Les alliances ont la forme circulaire de l'univers. Une harmonie parfaite, à la seule condition d'être portées par deux personnes qui s'aiment plus que profondément, plus que sentimentalement, et infiniment plus que socialement.
Sans ces unions qui se font tous les jours, la sphère ne pourrait pas se former et ce serait le chaos. Mais il suffit de deux alliances et d'un amour vrai pour que tout soit préservé.
On peut dire également, sur un plan enfantin, que nos deux alliances rejointes sont les deux yeux de chat du divin, qui dans la nuit nous sourient... »
Christian Bobin, Le Murmure, Gallimard, 2024, pp. 99
et si on passait aux verbes d'action à forme pronominale
 
Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelle communément J.-C., a donné naissance un changement de jour à 00h00 (imaginez !) à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans race, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.
Programme que Je-Moi-Lui pratique quotidiennement, avec des verbes d'action à forme pronominale 
(il n'a pas réfléchi s'ils sont réfléchis, réciproques, irréfléchis, passifs)
 
  série
se dégenrer, se dévisager, se démiroiter, se désidéologizer, se délester, se dévaster, se dénationaliser, se dépayser, se dédiaboliser, se désaligner, se débrancher, se déranger, se déminer, se dédéterminismer, se déraciner, se dédésespérer, se déloger, se déménager, se désaxer, se désarmer, se démarquer, se démarginaliser, se fortifier, se mortifier, s'embourber, s'envaser, s'enliser, s'emmêler, se liquider, se dissoudre, se fluidifier, s'aérosoleiller, s'inspirer, s'expirer, s'aveugler, s'oreiller, s'effondrer, se réanimer, se dématérialismer, se déspiritualismer, se démystifier
 
(42 verbes d'action parce que 42 = clin d'œil au roman culte de Douglas Adams, «Le Guide du voyageur galactique» => série sur Arte)
 
faire silence en prononçant du plus possible ralenti
FAIRE SILENCE
(dessine-moi un silence lui a demandé un jour la petite fille)
 
2° série
se dévoiturer, se décovoiturer, se désubériser, de déflixbuser, se détgvéiser, se décroisiériser, se désintégrer, se désavionner, se défuséiser, se déstartupper, se détélétravailler, se désabonner, se démoder, se désaduler, se désaimer, se déshaïr, s'indifférencier, se déshumaniser, s'emplumer, s'automutiner, s'immuler, se sclarifier, se catatomiser, se voluptuer, se décontaminer, se dévitaminer, se dénourrir, se bonifier, se débonheuriser, se délacer, s'enlasser, se clowner, se décloner, s'emberlificoter, s'applaudir, se huer, se déchihuahuaver, se métamorphoser, se matamortir, se désintoxiquer, s'étourdir, s'apprivoiser
 
(42 verbes d'action parce que 42 = clin d'œil au roman culte de Douglas Adams, «Le Guide du voyageur galactique» => série sur Arte)
 
SE TAIRE
(dessine-moi une rose lui a demandé un jour la petite fille
 
aujourd'hui 27 mars 2024, je me nargue, je me détargue, je me redémarre
faire silence / dessiner une rose / la terre vue par Voyager 1, le 14 février 1990 / La comète 12P/Pons-Brooks (au centre) avec la galaxie du triangulum - en haut à gauche - et la galaxie d'Andromède - en haut à droite -. L'étoile brillante entre elles est Mirach. Visiteuse du soir au printemps 2024, la comète 12P/Pons-Brooks est visible, en début de nuit, jusqu’au début avril. Un spectacle à ne pas manquer avant son prochain passage… en 2095.
faire silence / dessiner une rose / la terre vue par Voyager 1, le 14 février 1990 / La comète 12P/Pons-Brooks (au centre) avec la galaxie du triangulum - en haut à gauche - et la galaxie d'Andromède - en haut à droite -. L'étoile brillante entre elles est Mirach. Visiteuse du soir au printemps 2024, la comète 12P/Pons-Brooks est visible, en début de nuit, jusqu’au début avril. Un spectacle à ne pas manquer avant son prochain passage… en 2095.
faire silence / dessiner une rose / la terre vue par Voyager 1, le 14 février 1990 / La comète 12P/Pons-Brooks (au centre) avec la galaxie du triangulum - en haut à gauche - et la galaxie d'Andromède - en haut à droite -. L'étoile brillante entre elles est Mirach. Visiteuse du soir au printemps 2024, la comète 12P/Pons-Brooks est visible, en début de nuit, jusqu’au début avril. Un spectacle à ne pas manquer avant son prochain passage… en 2095.
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faire silence / dessiner une rose / la terre vue par Voyager 1, le 14 février 1990 / La comète 12P/Pons-Brooks (au centre) avec la galaxie du triangulum - en haut à gauche - et la galaxie d'Andromède - en haut à droite -. L'étoile brillante entre elles est Mirach. Visiteuse du soir au printemps 2024, la comète 12P/Pons-Brooks est visible, en début de nuit, jusqu’au début avril. Un spectacle à ne pas manquer avant son prochain passage… en 2095.

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