album
nos années super 8 / l'épitaphier
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Ivresse - Blog de Jean-Claude Grosse
Ivresse est sculptée dans du châtaignier. Ce châtaignier a été déraciné par une tempête en 2004. Le sculpteur, Michel Gloaguen, a débité l'arbre en 2010, sculpté Ivresse puis ...
Kdo du 1° juillet 2025, ce PDF de 32 pages ou comment des lectures, des phrases se révèlent motrices d'une évolution, d'une métamorphose
pour ce 1° juillet 2025, anniversaire de 58 ans de mariage avec l'épousée, selon cette promesse : s'épouser jour après jour, jusqu'à ce que ça fasse toujours, non revenir sur notre passé, mais continuer à travailler les métamorphoses de nos évolutions, convictions, croyances;
c'est ainsi que je suis passé du pas-sage du corps de l'aimée épousée à l'âme éternelle qui l'avait habitée, en a habité bien d'autres et en habitera encore et encore; je suis passé de notre responsabilité vis à vis des corps et des âmes de nos tré-passés (travail d'épitaphier) à la dissolution de toute identité, au désir d'effacement dans le blanc (mince plaque de plâtre blanc, creusé dans le plâtre quelque part, merci, sans dates, sans nom, lieu non encore décidé Corps Ça Vit, Le Revest)
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Là où ça prend fin ? - Blog de Jean-Claude Grosse
12 ans 29 novembre 2010-29 novembre 2022 une histoire de la vraie vie : voyage à trois couples au Maroc en camping-car, sans doute 1978, on s'offre une balade à pieds (en snob d'aujourd'hui, ça ...
https://les4saisons.over-blog.com/2016/04/shakespeare-et-la-mouette-a-tete-rouge.html
LÀ OÙ ÇA PREND FIN ?
Élévation
Un jour enfin nous marcherons
le long des rivages tant désirés
héritiers insatisfaits d’un passé loin des côtes
étonnés de nous retrouver face au grand Océan
Avec la montée sur les falaises
nous abandonnerons de vieilles peurs de vieux espoirs
Tu auras renoncé à remonter aux grandes houles de tes origines
à affronter les fables délicieuses de ta généalogie
J’aurai renoncé aux nostalgies de paradis et d’âges d’or
éloigné de toute maîtrise comme de toute servitude
vivant la vie sans hurler à la mort ni aboyer à la lune
Ce sera si simple de prendre
nus un bain d’écumes le matin
Nos corps se dilateront
Notre âme s’enchantera
Quand nous reviendrons au bord
des sourires ensoleillés s’échangeront
Étourdis nous nous découvrirons aimants
En raison nous nous voudrons parfaits amants
donneurs de voix à des enfants de papier
ouvreurs de voies à nos enfants de chair
jusqu’à épuisement de nos jours et de nos nuits
01/07/1967 Le Quesnoy
Je t’ai connue lumineusement étonnée
et nous avons été emportés par les tourbillons
qui soulèvent jusqu’à la légèreté de l’être
Je t’ai connue farouchement préservée
et nous avons été emportés par les tourbillons
qui creusent jusqu’au malaise de l’âme
Toi que j’accompagne et qui m’accompagnes
franchissons le cap de nos 33 ans tous voiles levés
sur nos corps abîmés sur nos cœurs apaisés
Cultivons l’apprivoisement lent
de nos tourments de vieillissants destinés au mourir
Nos enfants sont grands maintenant
Sur les routes pavées de mépris
de profit et de haine
comme nous ils ne marchent pas
Comme nous ils ont choisi les sentiers
où l’on ne passe qu’un à la fois
que l’on ne trace qu’une fois
Il y faut pour cheminer
l’insolente patience
l’inépuisable confiance
l’amour de sa vie
C’est ce que nous leur avons transmis
C’est de nous ce qu’ils ont appris
La levée peut avoir lieu
01/07/1999 Le Revest
(dans mon esprit, il s'agissait de la levée du corps de JC, dans la réalité, ce fut d'abord celle des corps du fils et du beau-frère le 19 septembre 2001, puis celle du corps de l'épousée, le 29 novembre 2010, puis celle du corps du gendre, le 4 février 2024)
Dialogues avec Grok et Chat GPT, le 21 juin 2025, jour du solstice : Hawking et Oppenheimer auraient-ils pu échanger si leurs dates de vie et mort avaient été plus proches sur des sujets ou objets théoriques à l'époque comme les trous noirs ?
notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome
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On donne quoi quand on ne donne pas son temps ?/JC Grosse - Blog de Jean-Claude Grosse
1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours Je viens de me rendre compte d'une coïncide...
pour cette Saint-Valentin, pour les 75 ans de la Valentine, je voulais rassembler des amis
las, trop d'indisponibilités
je choisis la formule d'une célébration en solitaire et en souvenirs
ayant vu le démoniaque film Le talentueux Monsieur Ripley (1999) qu'on pourrait appeler Monsieur Replay, j'ai passé la nuit du 13 au 14 février avec son incessant double jeu, en lien avec les circonstances : rien ne semble prémédité mais tout s'enchaîne et se déchaîne
et au petit matin, vers 4 H s'offre à moi le cadeau :
je vais jouer l'épitaphier
je vais aller farfouiller dans les placards et dossiers,
exhumer lettres et photos non numérisées, cahiers...
à 18 H 30, le peintre Djé m'apporte l'oeuvre que je lui ai commandée
je mettrai en ligne le montage de 5'32"
j'improviserai
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Pour ma Valentine du 14 février 1948 - Blog de Jean-Claude Grosse
comment se relever de ses morts ? question vitale, foudroyante, sans réponse; des dates, des gestes, des actes, des mots, des pensées, des émotions, des sentiments, tristesse, joie, nostalgie, a...
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Pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023, au Revest. Pour nos 43 ans de mariage, le 1° juillet 1967, à Le Quesnoy. Pour les 22 ans de la disparition de C.G. et M.B., le 19 septembre 20...
petit film de 5'32, réalisé à partir de rushes de films super 8 des années 1967-1974
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
PORTRAIT DE LA FEMME AIMÉE DEPUIS 40 ANS
Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.
(2017)
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Elle n'était pas d'ici / Cioran / Exercices d'admiration - Blog de Jean-Claude Grosse
46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos ...
https://les4saisons.over-blog.com/2016/03/elle-n-etait-pas-d-ici-cioran.html
lettre découverte le 1° juillet, dite par Julie Dratwiak : Un mot, juste avant. Je n’ai pas cherché à dire plus que ce qui est venu : l’attente, les heures qu’on ne remplit jamais tout à fait, le vide qu’on apprend à aimer pour qu’il reste habité. Prends ces mots comme on reçoit une lettre sans enveloppe, posée au bord du lit. Écoute-les, referme-les comme on garde un secret. Et laisse-les vivre en toi, aussi longtemps qu’ils le voudront...
[A Nouveau, fragments 5] : Tableau 1 - En attendant je pleure
Résidence de recherche et d'écriture Juin 2021 Le jour de son accouchement, une femme, en donnant la mort, va perdre sa vie. Mais avant d'être ensevelie sous les larmes du monde, comme une tâch...
Et puis après j'ai souri [A Nouveau, fragments 5], l'esquisse (Un Possible 3 - Variation 2)
Hier, dans ma voiture, une amie Hongroise que je connais depuis deux ans, m'a raconté la mort de sa grand-mère. Le jour tombait, presque insensiblement. Son français maladroit, ses chuchotements et
j'ai réussi dans Les fiancés de la marée silencieuse à transformer un mariage de luxe ostentatoire en une révélation-métamorphose
les mariés de Venise Jeff Bezos et Lauren Sanchez, le dimanche 29 juin 2025; cette photo est un mentage (montage et mensonge), la dame a tout faux (à la KK, les seins, les hanches), le monsieur aussi (là, c'est plus compliqué ; n’est-ce qu’un jugement de ma part ou en quoi, objectivement, a-t-il faux ? je me suis mis à rire, parce que j'imaginais les mains du monsieur palper les faux seins de la dame, oui mais vraie peau et effets réels sur sa libido; imaginer un monologue intérieur de ce monsieur se demandant ce qu'il éprouve, pris de vertige parce qu'impossible de démêler le vrai du faux, que le faux est aussi du vrai
Les 5 chercheurs du conte d'Alain Cadéo, Joanne et les étoiles, pages 77-83, vieillissant mais toujours enthousiastes, aidés par leur « porteuse de vie », Joanne Krimsky, vont pouvoir se nourrir à « la soupe primordiale », grâce à l'observatoire Rubin au Chili qui a rendu public ses premières photos du cosmos, le 23 juin 2025. Alain Cadéo ne les nomme pas mais je sais de source insûre qu'il a réuni Einstein, Oppenheimer, Hawking, Kami Rita Sherpa, Elytis.
Frank Cassenti
Frank Cassenti, créateur de Jazz à Porquerolles, nous a quittés en décembre 2023. Pour lui rendre hommage, le festival invite dans le Var un line-up de haut vol : Naissam Jalal, Nguyên Lê, Ma...
https://www.arte.tv/fr/videos/120103-001-A/jazz-a-porquerolles-all-star-tribute-to-frank-cassenti/
mis en ligne le 17 septembre, disponible jusqu'au 5 août 2026
Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.
Frank Cassenti à Tournez La Plage : Festival D'Écritures Contemporaines [1ère ÉDITION], à La Ciotat en août 2017
Jazz à Porquerolles / Juillet 2023 / 22ème édition / un des sept meilleurs festivals de l'été en France (dixit Le Monde) / Et ce fut un plaisir d'applaudir celui que j'avais le bonheur d'accompagner depuis 2002 et qui aimait nous offrir dans la cour aux ombres fantastiques du Fort Sainte Agathe "des moments d'éternité" : Frank Cassenti, le génial inventeur de Jazz à Porquerolles. Qui nous faisait rêver en dehors du prêt à porter et nous comprendre en dehors du prêt à penser. Qui avait mis la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, au coeur de sa vie, sans rien trouver d'autre hors d'elle pour donner un sens à l'existence, aller à l'essentiel et "changer le monde". Sur ce chemin, il fut exemplaire. Aux premières heures de cet hiver, Frank Cassenti est parti tranquillement. F.Carrassan
Frank Cassenti, réalisateur engagé et passionné de jazz, est mort,
par Francis Marmande, Le Monde, 23 décembre, 18 H 00
Surtout connu pour son film « L’Affiche rouge », consacré, en 1976, aux résistants du groupe Manouchian, le cinéaste a aussi tourné plusieurs documentaires musicaux. Il s’est éteint
à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), vendredi 22 décembre, entouré des siens, des suites d’un cancer fulgurant. Né le 6 août 1945 à Rabat (Maroc), dans un milieu, comme on dit, modeste, il avait 78 ans. C’est à Alger, en 1962, qu’il devient contrebassiste.
A 17 ans, étudiant à Lille, il fréquente la mouvance anarcho-communiste. Il codirige le ciné-club de l’Union nationale des étudiants de France avec Michèle-Annie Mercier. Ensemble, ils réalisent, en 1968, leur premier court-métrage, Flash Parc, indirectement produit par Jean-Luc Godard et sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes. A cette époque, avec Chris Marker et quelques camarades, il élabore un projet simple : le cinéma comme outil de lutte et d’expérimentation.
En 1973, Frank Cassenti réalise son premier long-métrage, toujours avec Michèle-Annie Mercier, Salut, voleurs ! (avec Jacques Higelin, Jean-Luc Bideau, Claude Melki et Laszlo Szabo). L’Agression (1973), court-métrage de fiction inspiré du très réel meurtre d’un travailleur immigré, est interdit par la censure. Interdiction levée après une campagne de presse. Le film devient un manifeste pour les réseaux associatifs qui luttent contre le racisme et les violences fascistes.
Prix Jean Vigo en 1976
Avec le producteur Pascal Aubier (Les Films de la Commune), Frank Cassenti réalise L’Affiche rouge (avec des comédiens et des rescapés du groupe Manouchian), tourné à La Cartoucherie de Vincennes, Prix Jean Vigo, en 1976. Expédié par Antenne 2 à Cuba en 1978 avec Régis Debray, Cassenti propose un reportage vite déprogrammé par les « esthètes » à la direction de la chaîne, Jean-Pierre Elkabbach, Louis Bériot et Patrick Poivre d’Arvor. La protestation du cinéaste est publiée par Le Monde.
En 1978, il signe un film épique, La Chanson de Roland, avec Alain Cuny, Pierre Clémenti et Laszlo Szabo. Cassenti rencontre Pierre Goldman, dont il veut adapter l’autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France (Seuil, 1975). Après l’assassinat de Goldman par un commando d’extrême droite, en septembre 1979, Cassenti réalise Aïnama, salsa pour Goldman, avec ses amis musiciens antillais et sud-américains.
En 1981, Cassenti réalise Deuil en vingt-quatre heures, série pour Antenne 2 avec Richard Bohringer, adaptation du roman de Vladimir Pozner qui évoque la débâcle de 1940. Prix de la critique, succès public.
Mémoire de ses origines
Avec Lettre à Michel Petrucciani (1983) et Archie Shepp. Je suis jazz… c’est ma vie (1984), celle de Cassenti devient aussi le jazz. Retour en Afrique (1993), filmé au Sénégal et sur l’île de Gorée, d’où partaient les esclaves, précède la comédie musicale Black Ballad (1990), avec les chanteuses Dee Dee Bridgewater ou La Velle. Arte produit ses nombreux documentaires sur les figures-clés du jazz, de Dizzy Gillespie à Nina Simone, en passant par Miles Davis et Abbey Lincoln.
Au théâtre, il met en scène Mademoiselle Else, d’Arthur Schnitzler, en 1990, et Novecento, d’après Alessandro Baricco (avec Jean-François Balmer), en 2001. Il tourne Le Testament d’un poète juif assassiné, d’après le roman d’Elie Wiesel (1987, Michel Jonasz et Philippe Léotard à l’affiche).
Avec Samuel Thiebaut, il fonde la société de production Oléo Films, en 2004. Pluie de documentaires sur les chants zoulou, la musique gnawa avec Gnawa Music. Corps et âme (2010) et La Nuit de la possession (tourné à Essaouira, en 2012), toute son œuvre toujours tournée vers « la rencontre de l’autre » et la mémoire de ses origines (le Maroc).
Déterminé et festif
Œuvre immense, généreuse, qui se condense dans le « festival des musiciens » Jazz à Porquerolles (à Hyères, dans le Var), qu’il crée, en 2002, avec Aldo Romano et Archie Shepp. Programmation insensée, dessinateur maison (Jacek Wozniak), festival aussi déterminé que festif, tout à son image. Cassenti y promenait sa silhouette élégante, sa classe de bassiste infatigablement actif, cet air de ne jamais s’en faire, et ce léger sourire de vraie modestie.
La chaîne TV5 Monde annonce la rediffusion de L’Affiche rouge en février 2024, à l’occasion du transfert au Panthéon de Missak Manouchian. Frank Cassenti était content que son film existe encore. Tout n’est pas perdu. C’est si drôle, un révolutionnaire rassurant.
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Frank Cassenti en quelques dates /
6 août 1945 Naissance à Rabat (Maroc)
1976 « L’Affiche rouge », prix Jean Vigo
1984 « Archie Shepp. Je suis jazz… c’est ma vie »
2002 Création du festival Jazz à Porquerolles (Hyères, dans le Var)
22 décembre 2023 Mort à La Ciotat (Bouches-du-Rhône)
Frank Cassenti, né le à Rabat est un scénariste et réalisateur français, pour le cinéma et la télévision. Il est aussi metteur en scène de théâtre. Né au Maroc dans un milieu modeste, s...
Frank Cassenti est décédé dans la nuit du solstice d'hiver 2023, de jeudi 21 à vendredi 22 décembre 2023
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JAZZ A PORQUEROLLES PAR SES PHOTOGRAPHES
Participez au lancement du livre photo des 15 ans du festival ! Plus d'infos sur www.jazzaporquerolles.org
Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival
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RLHD.TV 132 - Entretien avec frank Cassenti sur son prochain film CHANGER LE MONDE
Uploaded by @POURLECINEMAtv on 2019-10-21.
La musique peut-elle changer le monde ? Des artistes de cultures différentes y répondent. Des femmes et des hommes qui ont à cœur le rêve de Martin Luther King, « I Have a Dream ! ». Le rêve d’un autre monde que réclame avec enthousiasme la jeunesse. Le film est un voyage musical et initiatique à travers le temps et l’espace, à deux voix, celle du cinéaste, Frank Cassenti, et celle d’Archie Shepp, un géant de la musique africaine-américaine du XXème siècle qui continue de porter la voix aujourd’hui. Sortie le 20 décembre 2020 sur CinéMutins et dans certains cinémas C’est à l’occasion d’un concert mémorable donné au festival Jazz à Porquerolles en hommage à Martin Luther King que le projet de documentaire s’origine — « I have a dream ! ». Le film se déroule dans une sorte de voyage musical à travers le temps et l’espace, un voyage initiatique à deux voix, celle du cinéaste et celle d’Archie Shepp, ce géant de la musique africaine-américaine, pour aller à la rencontre de musiciens, de femmes et d’hommes ayant à cœur le rêve de Martin Luther King qui aura donné sa vie pour « changer le monde ». Le voyage commence au Maroc avec les musiciens gnawas, descendants d’esclaves, qui ont marqué l’enfance du cinéaste, pour nous entraîner au New Morning à Paris, le célèbre club de la rue des Petites Ecuries où Frank Cassenti filme sa première rencontre avec Archie Shepp, au début des années 80. D’autres rencontres auront lieu, à New York, Paris, en Afrique du Sud, et aujourd’hui sur l’île de Porquerolles, où des musicien/ne/s venus des quatre coins de la planète nous livrent à cœur ouvert leurs réflexions sur la place essentielle de la musique comme levier de transformation de la société.
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Billie Holiday forever de Frank Cassenti à voir sur #cinemutins : https://www.cinemutins.com/billie-holiday-forever Le 17 juillet 1959 disparaissait Billie Holiday, elle avait 44 ans. Plus de ...
Le 17 juillet 1959 disparaissait Billie Holiday, elle avait 44 ans. Plus de cinquante ans après sa disparition, sa voix continue de nous bouleverser. Comme le dira son amie Carmen McRae, « Chanter fut le seul espace dans lequel elle pouvait exprimer ce qu’elle aurait aimé être tout le temps ». Cet espace sera recréé en studio où se retrouveront quelques-unes des grandes voix d’aujourd’hui mais aussi celles de demain pour lui rendre hommage. Le film procède comme un long travelling entre le passé et le présent où se décrypte dans les voix, les textes et les images, la vie d’une chanteuse qui a bouleversée des générations. Avec Patricia Barber, Leena Conquest et Dave Burrel, La Velle, Cécile Mc Lorin et Jacky Terrasson, Sandra Nkaké, Sarah Quintana – Hal Singer et Archie Shepp
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Lettre à Michel Petrucciani de Frank Cassenti à voir sur #cinemutins : https://www.cinemutins.com/lettre-à-michel-petrucciani Cette lettre que le cinéaste adresse au pianiste Michel Petruccia...
Cette lettre que le cinéaste adresse au pianiste Michel Petrucciani est une lettre d’amour où l’émotion, l’humour et la joie imprègnent chaque note, chaque mélodie. Frank Cassenti nous raconte l’histoire extraordinaire d’un enfant qui, à l’âge de quatre ou cinq ans, découvre, fasciné, à la télévision, Duke Ellington et son immense piano à queue. Il n’aura de cesse de réclamer le même à ses parents. Ce petit bonhomme aux « os de verre », handicapé et ne pouvant se déplacer seul, deviendra à son tour un géant de la musique pour jouer sur toutes les scènes du monde, toujours porté dans les bras d’une jeune femme. Une leçon de vie, un mode d’emploi. Plusieurs sélections internationales dont Cannes, Florence... Sortie en salles en 1983 et sur TF1
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Archie Shepp Je suis jazz, c'est ma vie
Archie Shepp : Je suis jazz... c'est ma vie de Frank Cassenti à voir sur CinéMutins : https://www.cinemutins.com/archie-shepp-je-suis-jazz-c-est-ma-vie La musique d'Archie Shepp nous fait entendr...
La musique d’Archie Shepp nous fait entendre le cri d’un peuple, un cri de rage et de lutte mais aussi un cri d’amour et d’espoir. Primé dans plusieurs festivals internationaux, « Archie Shepp, Je suis jazz… c’est ma vie » est un portrait de l’un des grands représentants de la culture africaine-américaine, héritier de Coltrane, qui nous livre ses impressions sur la musique et sur la société.
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Novecento pianiste - avec Jean-François Balmer - (2004)
un film de Frank CASSENTI d'après la pièce d'Alessandro BARICCO avec Jean-François BALMER musiciens Archie SHEEP Aldo ROMANO Michel BENITA Stéphane GUERY
Novecento pianiste - avec Jean-François Balmer - (2004) / 1 H 16' avec Jean-François BALMER musiciens Archie SHEEP Aldo ROMANO Michel BENITA Stéphane GUERY
Par FRANCIS MARMANDE.
Publié le 23 septembre 1980 à 00h00, modifié le 23 septembre 1980 à 00h00
Quand Pierre Goldman est mort, le 20 septembre 1979, tué par un étrange commando qui se fait appeler Honneur de la police, Frank Cassenti se mit à filmer Pour tromper son chagrin, ou pour le rendre exact. Il a filmé des lieux de Paris brièvement, des lieux qu'aimait Goldman, et la place où il est mort. Et il a filmé de la musique aussi : parce que Frank Cassenti (l'Affiche rouge, la Chanson de Roland), musicien à ses heures – il est bassiste du Fusion Jazz Quartet, - sait filmer la musique sans bizarreries, mais selon son tempo propre, ses oppositions et il sait nous la faire aimer.
Il ne s’agit pas dans Ainama de n'importe quelle musique, mais de la salsa, cette musique que Goldman aimait à la passion, cette musique qu'il s'employait à faire connaître. Pour lui, la salsa, avec ses pulsations et les mots de ses tambours et le côté clinquant des cuivres, ne pouvait être dissociée des mouvements de libération d'Amérique latine qu'il avait connus ; et elle appartenait de plein droit à sa vie à lui, plus comme un rythme cardiaque que comme une musique de fond : " Mort et plaisir enfin réunis l'apaisent. "
Autour de ce cri de ralliement des musiciens afro-cubains, Ainama, la rage du plaisir et de la danse, on retrouve Azuquita (invité à Paris par Goldman), Henri Guédon (un de ses amis), le groupe Bidon K, l'étonnant Éric Cosaque et Voltage 8, bref tous ceux qui ont participé au concert Salsa pour Goldman. Et le film glissa imperceptiblement de l'événement qui l'a provoqué à des images de musiques et de danses simplement habitées par le souvenir de Goldman. Car la salsa a tout à fait cette gravité étourdie qui la fait aller de la mort ou de la misère au plaisir de l'oubli, sans jamais s'y perdre.
Inutile donc de reprocher au film cette tension maintenue entre deux pôles par quoi il semble esquiver tout en s'y prêtant, le portrait, l'analyse politique et l'analyse musicale. Il est plus que cela : le témoignage d'une sensibilité collective en prise directe sur un accident historique. On en jugera par l'émotion qu'il sait évoquer ou reconstruire autour de l'enterrement de Goldman (images fugitives de Sartre, pleurs et rage des tambours...) comme autour du concert ou des propos des musiciens. Ainama, par quoi on peut découvrir la salsa, est aussi un exemple rare d'impressionnisme – salsa, biographie et récit de Cassenti mêlés – mais d'impressionnisme objectif.
FRANCIS MARMANDE.
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Extraits du film "La chanson de Roland" de Frank Cassenti (1978). Le combat et la fin tragique de Roland, Olivier, Turpin, et les autres pairs de France au col de Roncevaux (Pyrénées). - " Ne plaise
Extraits du film "La chanson de Roland" de Frank Cassenti (1978). Le combat et la fin tragique de Roland, Olivier, Turpin, et les autres pairs de France au col de Roncevaux (Pyrénées). - « Ne plaise à Dieu, notre Seigneur, Que France la douce sombre dans le déshonneur ! » Roland refusant d'utiliser son cor ("La chanson de Roland") - « Compagnon, sire, le faites-vous exprès ? Je suis Roland qui vous ai toujours aimé ! » Roland à Olivier qui, aveuglé et mortellement blessé, vient de lui donner un coup ("La chanson de Roland") - « Âmes des Chevaliers, revenez-vous encor ? Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ? Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée
Ecrire sur l'olivier / domaine de Tourris / 16 mai 2021
Lorsque la fleur s'apprête à s'ouvrir, c'est avec une telle volonté que, malgré son apparente fragilité, aucune force extérieure ne pourra l'en détourner. Rainer Maria Rilke
Une fleur tombe même si nous l'aimons; une mauvaise herbe pousse même si nous ne l'aimons pas.
Dogen
Celui qui cueille une fleur dérange une étoile. Théodore Monod
Chaque fleur est un sexe
Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose ?
René Barjavel
article dédié à Philippe Borel, père d'Emilie Borel, présent avec Van, la mère d'Émilie Borel, la "muse" de Marcel Conche, à cet atelier d'écriture du 16 mai 2021 au domaine de Tourris
Philippe Borel, haut fonctionnaire de l'ONU dans le cadre de la FAO, est décédé brutalement le 6 septembre 2021 à Beyrouth, de la Covid 19, lors d'une mission sur les conséquences de l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020
Emilie Borel et son mari Ivo ont réussi en 10 ans à produire en Corse, une des 10 meilleures huiles d'olive au monde
Elle a écrit après 12 ans de silence (le sien et celui de Marcel Conche) dans le livre Le siècle de Marcel Conche, décédé le 27 février 2022 à 28 jours de ses 100 ans
Sa figure et sa passion pour l'olivier sont évoquées dans le livre 21 femmes qui font la Corse, paru aux éditions du Scudo en Corse et dans son livre Les secrets de l'olivier
remerciements aux propriétaires du domaine qui nous ont permis de travailler et nous ont ouvert la chapelle et donné un certain nombre d'informations
Consignes pour l'atelier d'écriture du 16 mai 2021
au Ménage, domaine de Tourris
nous allons travailler sur l'olivier en partant de ce constat, c'est un être vivant, sensible et sans faire d'anthropomorphisme, nous allons imaginer, ressentir que lui et nous, nous sommes reliés, faisons partie d'un Tout, la Vie, éternellement créatrice à travers ses cycles, que donc il est une partie du Tout, comme nous, et comme nous, qu'il est le Tout en même temps ; tu n'es pas une goutte dans l'océan, tu es l'océan dans une goutte dit Rûmi ; je rajouterai que partie du Tout et Tout en même temps, ça ne se pense pas, ça se ressent, ça se vit et ce qui est vécu c'est l'amour inconditionnel dont la Vie fait preuve en créant tout ce qui vit ; dit autrement, la Vie comme source, énergie universelle, éternelle, comme information existant de toujours, pour toujours, dans l'instant, dans le présent qui est éternité, le seul temps réel (passé, futur sont des créations de l'homme, pas des animaux ou végétaux), la Vie comme souffle donnant vie, s'incarne, donne forme à la multiplicité de ce qui apparaît, disparaît, ; cette source, elle, est sans forme, elle est vide d'où tout surgit (vision quantique de l'univers et de la vie)
donc, si vous voyez l'olivier, lui aussi vous voit ; si vous lui empruntez une branchette, peut-être faut-il lui demander son accord, ou au moins l'informer de ce que vous allez faire et lui rendre l'équivalent de ce que vous avez pris, une offrande compensatrice
notre travail sera la mise en place d'un rituel, inventé, pas inspiré des traditions animistes et chamaniques même si l'esprit sera le même ; tout ce qui existe matériellement est aussi esprit ; il y a le monde qu'on voit, respire, sent, goûte et le monde parrallèle des esprits ; en lien avec ce que j'ai dit plus haut, je dirai le monde de l'Esprit, de l'Esprit-Saint ; c'est ce que je crois sans vous demander de partager cette croyance ; mais pour l'écriture, vous considèrerez que c'est comme une expérience de pensée (pour nous expérience vécue) au sens d'Einstein qui par exemple se demande que se passe-t-il si je chevauche un rayon lumineux, si je me déplace à la vitesse de la lumière et ça donne la relativité restreinte puis la relativité générale
comme il s'agit d'une démarche de nature spirituelle, il semble à propos de se donner une nouvelle identité
vous décrirez ce nouvel homme ou femme que vous souhaitez être et vous communierez, fusionnerez avec l'olivier, de l'olivier à l'huile d'olive
si Emilie Borel en 10 ans a réussi avec Ivo à produire, en Corse, la 1° huile d'olive française à être reconnue comme une des dix meilleures huiles d'olive du monde dans 7 concours internationaux, c'est en lien avec son amour inconditionnel de ses oliviers, de ses olives ; ça compte énormément, c'est le moteur de l'excellence, ça ne se mesure pas parce que cet amour quasi-mystique c'est l'amour comme force, comme foi qui déplace les montagnes
donc, optez pour l'amour inconditionnel de l'olivier, de ses olives, de ses huiles
vous inventerez pour finir un mantra ; je vous donne un mantra que je pratique chaque jour :
ram vam lam yam ham aum om ; normalement, il se chante selon la gamme do ré mi fa sol la si
il est possible aussi de photographier, de réaliser une aquarelle
ces consignes, c'est plutôt un état d'esprit, une disposition et une intention que vous posez (j'ai l'intention d'entrer en connexion avec l'olivier, de m'éprouver comme olivier...), je vous demande de les accueillir comme vous les ressentirez, attractives, répulsives... ; regardez-vous en train d'éprouver une déception (vous ne vous attendiez pas à ça), une colère contre l'animateur, un rejet de la communion-fusion ; laissez s'exprimer ces ressentis et mettez-vous en position d'observateur, genre vous marchez dans la rue et depuis un balcon, vous vous regardez marcher ; en une minute, colère, déception passent et vous passez à autre chose, un autre ressenti, en général, plus bienveillant
mais d'abord, présentons-nous dans ce que nous croyons être notre identité
depuis le 25 décembre, je ne suis plus JCG mais Vita Nova, auteur d'un roman de métamorphose : Alors, ton livre d'éternité, tu le rends quand ?, démarré le 13 décembre 2020 sur une impulsion soudaine, terminé quant au matériau, le 30 mars, écrit dans un flow inconscient qui a déclenché une pemphigoïde bulleuse, dès le 15 décembre, avec traitement jusqu'à mi-avril ; c'est donc une écriture éprouvée, peut-être même sans que je le sache, ce qu'on appelle une crise de guérison
Les textes
L'oleastre
Evie…Elle est, elle passe, elle se déroule, elle traverse…
Silhouette pesante-corps-terre, tronc-dense.
Elle file, elle fuit, elle évite…
Des yeux verts-fentes.
Elle observe, elle écoute les histoires de rives lointaines, portant des voix de proximité, des voix d’intersection entre des mondes.
Le sentier accroche ses pas, son regard glisse sur l’arbre au bord du chemin.
Des branches hirsutes, un tronc décharné, un feuillage destructuré, épars…
On dit que tu es le bâtard des oliviers, un vulgaire oléastre , tandis que tes pairs arborent des troncs noueux, des éclats argentés et des fruits luisants.
On dit que tu es le gueux, oublié , à côté de tes semblables choyés, taillés, vénérés.
Et pourtant, tes branches fragiles s’élancent vers le ciel, brave expression de ta vitalité.
Tes atouts humbles, frémissants, tes myriades de feuilles captent son attention.
Tu as poussé audacieusement au pied de roches blanches, l’air de rien.
Ton insignifiante existence est un mystère.
Ton feuillage enlace la promeneuse, celle qui vient, l’air de rien, abandonnant ses états encombrants.
« Souffres-tu , l’arbre ? »
Elle enveloppe de ses mains-calice tes bourgeons. Elle ne demande pas d’autorisation, dérisoire passeport pour se lier, s’entrelacer.
Elle t’effleure , sans te froisser, sans te plier.
Une respiration profonde accompagne l’émotion, le face à face devient une évidence.
Elle dépose au cœur de ton feuillage son visage.
Tu en gardes l’empreinte durant une seconde d’éternité.
Les décomptes, les postures, les mesures sont à ton contact insondés, insensés.
Elle te contourne…
Des arbustes t’étouffent , t’enserrent.
Tes frondaisons sont des cris de résilience.
Tes racines sont des espaces de résistance.
« Porteras-tu des fruits, l’arbre ? »
Tu lui murmures :
« Ris à l’ire !
Sois olive, vert de vie !
Enivre toi d ardence ! »
Myriam.B
Tourris 16 mai 2021
BRAVONE
Pour la troisième nuit je me suis réveillée dans le corps de Bravone. C’est ainsi que l’on me nomme de l’autre côté de la nuit. Bravone…, certainement parce que le courage est ce qui me manque le plus.
Non pas que je sois dépourvue de cœur, au contraire. J’accueille volontiers la nature humaine dans ce qu’elle a de brut et d’inconstant. Et ma bienveillance donne facilement protection à celui qui en aurait besoin. Mais le courage !
Je pense à ces résistants naguère égayés dans le maquis. Les ruines d’un hameau, au revers de la colline de Tourris, guide ma pensée vers eux. Je pense aussi aux « Justes », qui sauvaient les juifs au péril de leur vie. L’odeur de la menthe froissée sur cette parcelle de colline où je me suis assise, m’entraîne à leur suite, dans les chemins de l’espoir entre la France et la Suisse. Tant de vies sauvées !
Bravone , pour signifier au monde entier ce que je ne suis pas, ou du moins pas encore, et peut-être jamais ?
Au cœur de mes interrogations, un olivier s’offre à moi, dans la pleine lumière de midi. A l’aplomb du soleil, il est sans ombre.
Viens, m’invite-t-il et tiens-toi, toi aussi, à l’aplomb de TA vérité, de TA réalité. Ainsi, mettant en lumière le TOUT de ton unité, tu seras. Oubliés les coins d’ombre où l’on relègue si facilement ses faiblesses et ses défauts.
Mon corps se redresse et s’imprègne de la sagesse de ce bel arbre centenaire au feuillage gris argent.
Un chant doux et humble se forme dans ma gorge, comme un mantra. Il circule entre l’arbre et moi : va, vis, vois, bois, moi, toi, JOIE
Cela arrive et cela repart, ça tourne, je danse, je ris. Je sens la chaleur de la joie sortir du cœur de Bravone et inonder chaque cellule, en paix.
Ce rituel m’a réconciliée. Je suis ce que je suis et Monsieur Courage me rendra visite un jour, s’il le veut, s’il se peut…
Tourris le 16 mai 2021
Michelle Lissillour
Au détour du chemin, une panoplie d’arbres, pas très hauts, gris, presque métalliques, froids ! Enfin les visualiser car je ne m’y déplacerai pas.
J’écoute, je regarde, je sens, je touche... dans mon silence cérébral.
L’olivier est un arbre fruitier sur lequel on ne peut rien cueillir ni manger en instantané, rien ! Le goût, mais pour plus tard, si on est patient et accepte la servilité de la communauté.
Peut-être pour ça que je ne l’aime pas, lui. Pour apprécier ses fruits, il faut être domestiqué, devoir passer par la main humaine pour en accueillir la substance. Il est rêche, retors, je le laisse à ses manigances millénaires.
Je n’arrive même pas à comprendre pourquoi il est le symbole de tant d’émotions, je dirai même d’aliénations humaines.
Paix... mais c’est parce qu’il y a eu guerre
Réconciliation... mais c’est parce qu’il y a eu discorde
Pardon... mais c’est parce qu’il y a eu offense, ou mal
Force et victoire... mais de quoi parle-t-on et sur quoi ?
Sa longévité est associée à ce qu’en ont fait des générations de nous, son huile a servi de récompense aux jeux, récompense aux combats de nous... sur nous.
De moi, l’olivier est éloigné.
Il me met mal à l’aise, car il sait que je ne l’aime pas.
Son ombre, quand je la trouve, ne me procure aucun bien-être. Elle est rachitique comme ses rameaux.
De lui, je suis éloignée aussi.
Ce qui m’interroge, c’est sa fascination sur les nous justement, qui semblent retrouver en lui les étapes civilisationnelles de leur passé, la matrice nourricière des débuts. Mais peut-être alors moins les chasseurs-cueilleurs !
De plus, je me méfie des petits qui ont cette sorte de déguisement naturel pour mieux attendrir.
La prochaine fois, j’irai à l’olivier pour lui dire tout ça. Mais je n’arracherai rien à sa vie car je sais que je ne lui donnerai rien en échange.
Je commencerai par l’ancien, celui à côté de la ruine, dont tout le monde a oublié l’existence, je lui demanderai de me raconter ce qu’il en pense.
Il faudra du temps, peut-être de la sagesse, un peu d’intérêt réciproque... pour s’apprivoiser.
Sylvie Combe
17 mai 2021, Le Ménage, domaine de Tourris
Sans étiquette et sans identité, vierge de tout, je nais à moi-même, chargé de tout un héritage, mais rien n’est encore fixé, riveté à mon âme, tatoué sur ma peau.
Libre de choisir ou de ne pas choisir, je prends mon temps.
Je n’ai ni forme ni genre, simplement je suis.
J’existe par vos regards, je me construis de vos mots, de vos chants.
Je laisse grandir ma nature…
OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE !
Mes racines sont ici, ici ou là, enfin je crois…
Mais avant de me planter là, que l’on me plante là, ma mémoire génétique parcellaire me rappelle avoir beaucoup voyagé, de l’Asie Mineure à tout le pourtour méditerranéen.
Je me suis frotté aux terres les plus arides où seul, je serais mort de soif, j’ai goûté avec délices le voisinage des cerisiers, abricotiers, amandiers, j’ai profité de l’attention des hommes à leur égard, de la luxuriance de leur floraison, de la fluidité de mouvement de leur feuillage souple sous la caresse du vent, du parfum sucré de leurs fruits sous les rayons du soleil.
Moi qui garde mes feuilles tout au long de l’hiver, je durcis ma peau dans les intempéries, mon cuir épaissi, changé en vert de gris, doit résister à tout, morsures du froid sous les assauts du mistral, brûlure des feux de plein été, des canicules meurtrières.
Ma plus grande gloire, ce sont mes fruits, verts, charnus, noircis par la maturité, dont le jus pressé doré irrigue toute la culture méditerranéenne, en est le lait nourricier.
À ce prix je suis délocalisé, arraché, déplacé, replanté, taillé, mutilé parfois, à la mesure de l’homme qui vit des fruits que je produis ; un oiseau doit pouvoir le traverser sans en frôler une branche dit un proverbe que nul oléiculteur n’ignore.
Je me suis pourtant rebellé, j’ai refusé de grandir. Ma tige très courte n’est qu’un moignon boursouflé, laissant surgir cinq branches en grand désordre habillées d’une frondaison échevelée ;
j’ai échappé sans doute à une taille en règle, trop mal parti, trop mal dégrossi. Au bout de la rangée, à la lisière de la forêt de chênes verts, je me suis fait oublier au milieu des herbes folles, mes fruits ne sont d’aucune économie.
Les oiseaux me trouvent très beau et se prélassent dans mes branches, le sauvage oléastre me tient pour frère, les hommes et les bêtes s’endorment à mes pieds, sous mon ombre généreuse.
Je ne regrette rien…
Marie-Hélène Taillard
17 mai 2021, Le Ménage, domaine de Tourris
Je m'appelle Léo, j'ai 12 ans. Je viens d'être viré de mon collège. Une raison : harcèlement. Tous les matins, j'ai emmerdé méchamment une petite fille de sixième. Je suis très lâche. Je l'appelle le bouledogue. Bouledogue par-ci, bouledogue par la. J'ai 12 ans. Et je n'ai même pas rire, je n'aime pas tout simplement. Au foyer, on a fait de la boxe. J'ai tellement tapé fort sur un garçon que je lui ai cassé une dent à la salle. Je n'ai pas été puni parce que c'est du sport.
Je m'appelle Léo et j'ai 12 ans. Je vis à Chaumont. Je n'aime personne, je n'ai pas de parents. Je vis dans un foyer d'accueil. Avant je vivais dans une famille d'accueil. Je déteste ce mot. Accueil. Moi je n'accueille personne. Je n'accueillerai jamais personne. Ils ont fait venir au foyer un clown. Ça pue les clowns. Puis il a disparu ce jour-là, je suis né entre la buanderie et le jardin. Je suis né de sa connerie. Puis il a disparu et moi, je suis apparu. Je suis apparu entre les machines à laver et les bosquets de Marguerite.
Je m'appelle Léo, j'ai 12 ans, je ne suis pas très beau, assez grand avec un gros cul. C'est pas beau les gros cul, c'est ce que dit l'éducatrice. Le soir, je suis bien quand il fait nuit, je regarde la télévision au foyer. Je regarde ce qu'il y a. Je m'en fous. L'éducatrice a dit qu'un jour je passerai au journal. Je n'ai pas compris. Elle est conne. Alors on est parti à la campagne dans un domaine. Je crois que ça s'appelait Tourris. C'est moche. Et la il y avait Jean Michel le baron du lieu. On a regardé des arbres, des oliviers je crois. Trop bizarre !!! Putain d'arbres. Des années. Ils étaient là avant la construction du foyer. Il y en a un qui était mort, ça faisait comme une grande table. Et de cette table, il y avait cinq arbres qui étaient nés. Trop classe ! On croirait que les cinq arbres gigantesques se mettent à table pour manger.
Le Baron a dit : « Posez vos mains sur les troncs ! Et laissez-vous aller ! » Qu'est-ce que j'en ai à foutre du tronc. Et puis, j'ai fait comme tout le monde. J'aime pas ça mais je l'ai fait. Drôle de sensation ! Pas mal, pas mal du tout. Je me suis installé, assis sur le plateau du vieil arbre mort et j'ai posé mes mains. L'arbre m'a dit : « Pourquoi as-tu fait ça ? » « Je ne sais pas. » Il a demandé qu'on le fasse. J'ai parlé longtemps avec l'arbre jusqu'au soir, c'est mieux que la télévision. Ils sont venus me chercher pour manger. Je n'ai pas dormi.
Le lendemain matin, je suis directement venu rencontrer l'Olivier. Je l'ai serré dans mes bras. Et j'ai ressenti puis encore ressenti et enfin je l'ai compris. Jean-Michel a dit : « Récitez un mantra que vous inventez ! » « C'est quoi ça ? » Ai-je répondu. « Des mots que tu ajoutes les uns aux autres et que tu répètes indéfiniment. Comme si tu les récitais. » « Je ne connais pas des mots qu'on ajoute pour les réciter. » Alors j'ai choisi. J'ai regardé l'arbre et je lui ai dit : « Lego Kapla Mario kart Play mobil. » J'ai répété ces mots une vingtaine de fois sans m'arrêter.
Aujourd'hui je les répète encore. Je m'appelle toujours Léo, j'ai 72 ans. Je vis dans les collines de Turquie proche de la ville de Bursa en Asie Mineure. Je fabrique de l'huile, j'ai un domaine avec des hectares d'oliviers. Et je répète tous les jours ma phrase à mes arbres.
Philip Segura
Je m’appelle…
Mon nom porte sang et sons.
Il vibre quand on le prononce, il vibre quand j’aime et suis aimé.
Il fait résonance.
Il reçoit et offre et se nourrit des deux.
Mon nom permet que l’on me nomme…
Que l’on me désigne, non pour me séparer du reste, mais pour me prendre en compte, me considérer comme être, entité parmi les autres.
Car, tant qu’on ne nomme pas, on n’existe pas. Enfin, pas tout à fait…
Je suis fait de bois et de la tendresse des feuilles.
Mes mains ont des routes et mon corps des étoiles.
Comme chacun, je suis géographique et les cercles sont ma principale forme géométrique.
Je tourne de ronds en ronds. J’avance. J’essaie.
Emilio. Voici mon prénom. E-MIII-LIO. Sa sonorité est un appel et une respiration.
Il avance et recule : on pourrait croire et ça peut l’être…
Il faut juste, arrivé au « i », bien l’étirer et puiser, extraire, récolter les fruits à ramener.
Ainsi, ce n’est plus recul, mais retour, retour avec un peu de mieux, de plus profond, de plus vaste.
Tant qu’il y a flux, tant qu’il y a tension, il y a vie et sa capacité d’amélioration et d’expansion.
Alors voilà, je tends, je tends vers, j’aspire.
Un peu comme le tir à l’arc japonais où le départ de la flèche et sa juste visée est presque anecdotique, sans importance.
Mon nom de famille, mon nom de la famille des hommes, c’est Contini.
Je m’appelle Emilio Contini. Voilà mon nom complet.
Je m’appelle, je me rappelle…
Je m’appelle comme je me rappelle, je me rappelle à moi-même.
Je m’appelle, comme je me cherche et je me rapproche.
Tension, toujours, fil tendu.
Comment je m’appelle ? Emilio Contini.
Non.
Comment je m’appelle ?
Je me remets dans un tout. Je me remets en moi-même pour mieux me remettre dans le tout.
Je me rappelle pour m’oublier.
Parfois, il faut laver son nom. Le laver de ce qu’on y met et de ce qu’il reçoit.
Emilio ! Tu seras toujours un vaurien !
Contini, t’es vraiment qu’un abruti !
Emilio, t’as vu ta gueule ?
Contini ! Disparais de ma vie !
Avant, j’allais dans la montage, à la petite source.
Maintenant, je vais chercher mes propres larmes et, voilà, ce sont elles qui lavent et je me sens mieux.
Je suis Emilio Contini. J’ai des années derrière et des années à venir.
Je suis un peu voûté et mes mains voudraient tout garder, tout retenir.
Mes pieds souhaiteraient garder la terre, s’y enfoncer.
Mes yeux n’osent pas assez.
Ma caresse est douce et robuste.
Mon cœur apprend l’écoute, la navigation.
Tant à dire et si peu, si petit, si minuscule. Une fourmi me regarde et me dit : « C’est drôle, c’est tout comme moi ! »
Je m’appelle Emilio Contini.
J’appelle. Je me rappelle.
Je suis.
Suis.
Suivre. Longer. Tourner.
S’y perdre.
Mais la bougie, toujours,
La flamme
Le phare
Navigation.
***
Olivier.
Tu parles à ce qu’il n’y a pas d’uni en moi.
Tu parles à ce qui m’empêche de m’unir à l’autre.
Tu parles à moi indécis.
Tu parles à moi qui fleuris.
Tu parles à ma tendresse contrariée, à mes désirs.
Tu parles aux conflits d’aujourd’hui, d’hier et d’avant-moi.
Tu parles rudesse, tu parles s’adapter, tu parles pacifier, réconcilier.
Tu parles souvenons-nous.
Tu parles les fruits de l’arbre.
Tu parles souffrance.
Tu parles beauté.
Je parle beaucoup.
Tu ne dis rien et tu
Dis tout.
***
Les fruits m’appellent
Que j’en sente l’odeur et le parfum
Et que le soleil me montre le chemin
Thomas Astegiano
Mon écriture
Le Ménage, mas des métayers autrefois, domaine de Tourris
tout est en fleurs, abondance de coquelicots et autres fleurs que je suis incapable de nommer, un mutilé qui ne peut reconnaître et nommer ce qu'il a sous les yeux ; oliviers en floraison, une orgie de fleurs non encore écloses, bourgeons plutôt
des oiseaux chantent dans les arbres ; j'entends loriot, pinson ; merci à notre guide de me guider; je les avais pris pour des rossignols qui ne chantent, trillent que la nuit
dimanche 16 mai entre ascension et pentecôte, entre montée au ciel du ressuscité et descente de l'Esprit-Saint
comment je comprends ces événements ?
La résurrection, c'est l'éveil, le réveil ; on était endormi, aveugle, sourd, on se croyait le centre, au centre, égo = palmier mais pourquoi pas olivier millénaire au cœur du nombril et soudain mais préparé par un long chemin ou comme une illumination, l'éveil, l'appel, l'éveil à cette évidence, tu es divin, l'appel brûlant, sois lumière, rayonne d'amour ; la résurrection, c'est pas après la mort, c'est pendant qu'on vit, un réveil qui nous met debout
L'Esprit-Saint, c'est le 3° larron de la Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; 1 (Dieu) = > 3 (Père, Fils, Saint-Esprit) ; c'est quoi ce mystère = incompréhensible, de la Trinité, monothéisme ? à 3 têtes
Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma (littéralement Souffle). C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumatologie.
L'introduction de l'encyclique Fides et ratio précise :
« La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. C'est Dieu qui a mis au cœur de l'homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L'aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. »
L'encyclique poursuit :
« Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté (cf. Ep 1, 9), par lequel les hommes ont accès auprès du Père par le Christ, Verbe fait chair, dans l'Esprit saint, et sont rendus participants de la nature divine. »
Dans le catéchisme de l'Église catholique, l'Esprit saint est présenté comme l'interprète de l'Écriture
Le catéchisme rappelle les multiples sens de l'Écriture, le sens littéral et le sens spirituel, ce dernier étant subdivisé en trois, ce qui fait parler de quatre sens de l'Écriture :
-
sens littéral ;
-
sens allégorique ;
-
sens moral (ou tropologique) ;
-
sens anagogique
Le mot qui désigne l'Esprit saint dans la Bible hébraïque est le substantif féminin, rûah, qui signifie très concrètement le souffle ou le vent ; Il en est ainsi en grec ancien (πνεῦμα, « pneũma ») et en latin (spiritus).
Dans le Nouveau Testament, il est représenté par des symboles : la colombe (Mc 1,10), la tempête, les langues de feu (Ac 2, 2-3). Saint Jean le désigne comme Paraclet, ce qui veut dire « Consolateur » ou « Avocat »
Le souffle est le signe et le principe de la vie : Adam, l'homme, devient vivant par insufflation
Celui qui reçoit l'empreinte du Saint-Esprit, gage de notre héritage possède la plus riche dotation qui se puisse imaginer en sagesse, piété et force, celui-là marche dans les voies de Dieu en anticipant le futur, il prophétise, dans un esprit de justice et de sérénité.
« En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par ce seul et même Esprit ; à un autre, la puissance d'opérer des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre la diversité des langues ; à un autre le don de les interpréter.
Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît. Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Tous, en effet, nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. »
De ce développement tiré de wikipédia, je retire que l'Esprit-Saint c'est le Souffle créateur, le Souffle divin, le Souffle de Vie, de la Vie créatrice, éternellement créatrice, héritage immémorial inscrit, interprété par des traditions fort anciennes d'où nécessité de l'étude, que ce Souffle qui donne vie, donne aussi des dons, variables selon celui qui les reçoit, lequel doit être prêt à les recevoir, ce qui signifie que nous ne sommes pas tous investis par l'Esprit-Saint ou plutôt que nous le sommes tous mais que beaucoup refusent de se reconnaître comme incarnation du Souffle de Vie. Il faut une disposition d'âme, une motivation, une vocation, une mission de vie.
Qui suis-je ?
Je suis Olivier Olive, identifié à ces noms
Olivier très ancien, riche de vies d'avant, sans répétition karmique
de vie en vie, nettoyage, purification favorables au surgissement de la curiosité, du désir, de l'avidité, de la passion, de l'amour de l'expérimentation de l'homme qui a faim, qui cultive pour mettre en réserve, pour temps de détresse, temps d'abondance et enfin de l'amour inconditionnel de l'Olivier, partie du Tout et Tout en même temps
Olives aussi variées que les espèces d'oliviers (des milliers) nés dans des pays variés de Méditerranée : kalamata, lucques, nyons, picholine...
Rituel :
Olive d'Olivier offre-moi ta chair, ta rondeur
d'amour inconditionnel, mon cœur t'aimera
Tu es aimée / tu es ma bien-aimée
Le souffle de la Vie souffle cet air partout, sur tout, de toute éternité, à tout instant
Si tu te sens aimée olive d'olivier, à égalité avec tout ce qui existe, éprouveras-tu de la jalousie ? Auras-tu peur d'être moins aimée ? Voudras-tu que les autres t'aiment plus que je ne t'aime ?
Si tu es ma bien aimée, olive d'olivier, si tu es aimée dans ta singularité, dans ton unicité, trouveras-tu que je ne t'aime pas comme il faut, que je t'aime sans avoir les mots, sans te dire les mots que tu attends, les mots qui t'exhaussent ?
Sous un olivier dressé devant l'entrée du Ménage à Tourris, j'ai tourné, tourné, derviche tourneur honorant la roue du temps
horizontalement d'avant en après
verticalement, de bas en haut
de vie à cessation de la vie
ne pas employer le mot mort, on ne peut rien en dire
cessation de la vie = renaissance par cycle
naissance, croissance, ex-croissance, décroissance, renaissance
Olivier du Ménage, je t'ai demandé puis-je cueillir une branchette en bourgeons ?
pas attendu la réponse par impatience
connard !
Je t'ai cueillie, branchette en fleurs-bourgeons, une orgie de fleurs hermaphrodites, parfaites
je t'ai cueillie sans ton accord
mon offrande c'est le juron que je m'attribue : connard !
Je t'ai vue en fleurs
tu m'as vu
qu'as-tu vu ?
- un connard en train de devenir Bonnard !
Jean-Claude Grosse, animateur de l'atelier
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Les secrets de l'olivier / Emilie Borel - Blog de Jean-Claude Grosse
un livre puissant, personnel et universel, un amour vibrant pour l'olivier " L'histoire de l'olivier est secrète et intense. Fragile, il aime la paix et ne s'épanouit que lorsque la folie des hommes
https://les4saisons.over-blog.com/2021/05/les-secrets-de-l-olivier/emilie-borel.html
une histoire de la vraie vie / l'ultime port-folio
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Partis en avion le 11 septembre 2001, pour toujours le 19 septembre - Blog de Jean-Claude Grosse
photos prises à Cuba pendant leur dernière semaine du 12 au 19 septembre 2001; photos exhumées et scannées 15 ans après; photos prises par Nadia qui a su nous retrouver et nous les communiquer...
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Le 19 septembre 2021, pour les 20 ans de leur disparition, je n'ai rien célébré; je n'ai fait que dormir, par tranches de 1H 30; ce fut plus fort que moi, une volonté du corps, lourd et douloureux
il est parti sans être parti depuis 18 ans
et je me dis
mais c'était un ressuscité
(comme en parle Jean-Yves Leloup)
"Le mot « résurrection » vient du mot grec anastasis qui signifie « se lever après le sommeil, se poser dans l’espace, dans la hauteur ». Ainsi, celui qui est ressuscité est celui qui est passé de l’état de conscience limitée à un état de conscience sans limite. C’est pour cette raison que dans la tradition on dira que le Christ était ressuscité avant de mourir. Et lorsque saint Jean parle de « vie éternelle » cela signifie que la vie éternelle n’est pas opposée à la mort, qu’elle est avant, pendant et après la vie ; c’est la dimension d’éternité qui est au cœur de la vie.
Et c’est à cette dimension qu’il s’agit de s’éveiller, à ce non-né, non-fait, non-créé, à cette dimension de l’incréé. C’est cela la résurrection. Aussi lorsqu’on dit que le Christ est ressuscité et que nous sommes appelés à la résurrection, cela signifie que nous ne sommes pas appelés à nous réanimer, mais à nous éveiller au cœur de notre finitude, à la dimension d’éternité, dimension que dans un autre langage on appellera l’Eveil…
…Nous avons donc la liberté de nous ouvrir ou la liberté de nous fermer ; nous avons le choix entre l’ouvert et l’enfer. En nous ouvrant au cœur même des conditions dans lesquelles nous sommes, en nous ouvrant à cet infini qui nous habite, nous entrons dans le monde de la résurrection. Dans toutes les traditions, le but n’est jamais la réincarnation mais l’Eveil, la résurrection, la délivrance du Karma.
Dans l’Evangile de Philippe il nous est rappelé (logion 21) que la Résurrection (Anastasis) n’est pas une réanimation…L’Evangile de Philippe, à la suite du Christ, nous invite à nous éveiller dès cette vie à ce qui en nous ne meurt pas et que Saint Jean appelle la Vie éternelle. La vie Eternelle n’est pas la vie « après la mort », mais la dimension d’éternité qui habite notre vie mortelle, et à laquelle il s’agit de s’éveiller comme le Christ avant de mourir.
Par ailleurs l’apôtre Paul précise bien que ce n’est pas notre corps biopsychique qui ressuscite, mais notre corps spirituel « pneumatique ».
Qu’est-il ce corps dit « spirituel » ? Ne se tisse-t-il pas déjà dès cette vie, à travers nos actes de générosité et de don ? Car la seule chose que la mort ne peut pas nous enlever, c’est ce qu’on aura donné. L’Evangile de Philippe insiste sur cette puissance du don, cette capacité d’offrande que le Soter (Sauveur) vient libérer en nous…"
JY Leloup
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L'insolite traversée de Cyril Grosse (13/4/1971-19/9/2001) - Blog de Jean-Claude Grosse
Réalisation d'un court documentaire d'archives photos et vidéos sur l'insolite traversée de Cyril Grosse (1971-2001). Au piano et au chant, Dasha Baskakova. hommage à Cyril Grosse réalisé par...
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
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Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova - Blog de Jean-Claude Grosse
couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova format 16 X 24, à paraître le 29 novembre 2021 après la fête du livr...
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roman de 666 pages à paraître le 29 novembre 2021 pour le 11° anniversaire de la disparition de l'épousée dont la question je sais que je vais passer, où vais-je passer m'a mise en mouvement
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![Frank Cassenti à Tournez La Plage : Festival D'Écritures Contemporaines [1ère ÉDITION], à La Ciotat en août 2017](https://image.over-blog.com/OTk7Fj3MzZay3EDz_DwDjhhoC7k=/filters:no_upscale()/image%2F0551669%2F20231227%2Fob_aaefcf_casseni-la-ciotat.jpg)
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