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Blog de Jean-Claude Grosse

album

nos années super 8 / l'épitaphier

1 Juillet 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #Corsavy, #FINS DE PARTIES, #Le Revest-les-Eaux, #album, #amour, #engagement, #jean-claude grosse, #pour toujours, #poésie, #écriture, #vraie vie

Kdo du 1° juillet 2025, ce PDF de 32 pages ou comment des lectures, des phrases se révèlent motrices d'une évolution, d'une métamorphose

pour ce 1° juillet 2025, anniversaire de 58 ans de mariage avec l'épousée, selon cette promesse : s'épouser jour après jour, jusqu'à ce que ça fasse toujours, non revenir sur notre passé, mais continuer à travailler les métamorphoses de nos évolutions, convictions, croyances;

c'est ainsi que je suis passé du pas-sage du corps de l'aimée épousée à l'âme éternelle qui l'avait habitée, en a habité bien d'autres et en habitera encore et encore; je suis passé de notre responsabilité vis à vis des corps et des âmes de nos tré-passés (travail d'épitaphier) à la dissolution de toute identité, au désir d'effacement dans le blanc (mince plaque de plâtre blanc, creusé dans le plâtre quelque part, merci, sans dates, sans nom, lieu non encore décidé Corps Ça Vit, Le Revest)

 

Élévation

Un jour enfin nous marcherons
le long des rivages tant désirés
héritiers insatisfaits d’un passé loin des côtes
étonnés de nous retrouver face au grand Océan
Avec la montée sur les falaises
nous abandonnerons de vieilles peurs de vieux espoirs
Tu auras renoncé à remonter aux grandes houles de tes origines

à affronter les fables délicieuses de ta généalogie
J’aurai renoncé aux nostalgies de paradis et d’âges d’or
éloigné de toute maîtrise comme de toute servitude
vivant la vie sans hurler à la mort ni aboyer à la lune
Ce sera si simple de prendre
nus un bain d’écumes le matin
Nos corps se dilateront
Notre âme s’enchantera
Quand nous reviendrons au bord
des sourires ensoleillés s’échangeront
Étourdis nous nous découvrirons aimants
En raison nous nous voudrons parfaits amants
donneurs de voix à des enfants de papier
ouvreurs de voies à nos enfants de chair
jusqu’à épuisement de nos jours et de nos nuits

01/07/1967 Le Quesnoy

 

La levée

Je t’ai connue lumineusement étonnée
et nous avons été emportés par les tourbillons

qui soulèvent jusqu’à la légèreté de l’être
Je t’ai connue farouchement préservée
et nous avons été emportés par les tourbillons

qui creusent jusqu’au malaise de l’âme
Toi que j’accompagne et qui m’accompagnes
franchissons le cap de nos 33 ans tous voiles levés
sur nos corps abîmés sur nos cœurs apaisés

Cultivons l’apprivoisement lent
de nos tourments de vieillissants destinés au mourir
Nos enfants sont grands maintenant
Sur les routes pavées de mépris
de profit et de haine
comme nous ils ne marchent pas
Comme nous ils ont choisi les sentiers
où l’on ne passe qu’un à la fois
que l’on ne trace qu’une fois
Il y faut pour cheminer
l’insolente patience
l’inépuisable confiance
l’amour de sa vie
C’est ce que nous leur avons transmis
C’est de nous ce qu’ils ont appris
La levée peut avoir lieu

 

01/07/1999 Le Revest

(dans mon esprit, il s'agissait de la levée du corps de JC, dans la réalité, ce fut d'abord celle des corps du fils et du beau-frère le 19 septembre 2001, puis celle du corps de l'épousée, le 29 novembre 2010, puis celle du corps du gendre, le 4 février 2024)

Dialogues avec Grok et Chat GPT, le 21 juin 2025, jour du solstice : Hawking et Oppenheimer auraient-ils pu échanger si leurs dates de vie et mort avaient été plus proches sur des sujets ou objets théoriques à l'époque comme les trous noirs ?

notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie  / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome
notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie  / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome
notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie  / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome
notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie  / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome

notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome

jeux sur la plage de Bray-Dunes (capture d'écran film super 8) / à Saint-Petersbourg en 2004 /
jeux sur la plage de Bray-Dunes (capture d'écran film super 8) / à Saint-Petersbourg en 2004 /
jeux sur la plage de Bray-Dunes (capture d'écran film super 8) / à Saint-Petersbourg en 2004 /
jeux sur la plage de Bray-Dunes (capture d'écran film super 8) / à Saint-Petersbourg en 2004 /

jeux sur la plage de Bray-Dunes (capture d'écran film super 8) / à Saint-Petersbourg en 2004 /

pour cette Saint-Valentin, pour les 75 ans de la Valentine, je voulais rassembler des amis

las, trop d'indisponibilités

je choisis la formule d'une célébration en solitaire et en souvenirs

ayant vu le démoniaque film Le talentueux Monsieur Ripley (1999) qu'on pourrait appeler Monsieur Replay, j'ai passé la nuit du 13 au 14 février avec son incessant double jeu, en lien avec les circonstances : rien ne semble prémédité mais tout s'enchaîne et se déchaîne

et au petit matin, vers 4 H s'offre à moi le cadeau :

je vais jouer l'épitaphier

je vais aller farfouiller dans les placards et dossiers,

exhumer lettres et photos non numérisées, cahiers...

à 18 H 30, le peintre Djé  m'apporte l'oeuvre que je lui ai commandée

je mettrai en ligne le montage de 5'32"

j'improviserai 

nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
allez pour l'anniversaire de la valentine, 75 ans le 14 février 2023 - 12 ans depuis sa disparition le 29 novembre 2010 + l'éternité
(pour Je-Lui-Moi-L'autre, le passé passe mais ne s'efface pas ni la tonalité heureuse, joyeuse de 46 ans de vies - heurs, heures, heurts - et d'amours partagées + 12 ans depuis sa disparition => 58 ans, au contraire des croyances de Marcel Proust ou de ‘’Cause we’ve ended as lovers’’),
j'ai passé la journée avec l'ami Gaby, à monter un petit film de 5'32" avec 8 photos et des séquences de films super 8
d'abord choisir la musique, libre de droits; on a choisi deux morceaux d'inspiration blues
ensuite placer photos, séquences, faire que ça coïncide avec le rythme, faire des transitions ou n'utiliser qu'un cut, petits effets
volontairement, j'ai choisi les séquences sans vouloir une chronologie mais plutôt pour des ambiances de bonheurs liés aux événements marquant une vie de famille commençant par un mariage, suivie des naissances, accompagnée par des activités diverses dans des paysages divers...
je ne rendrai visible cette réalisation Nos années super 8 (1967-1974) que le 14 février
allez pour l'anniversaire de la valentine, 75 ans le 14 février 2023 - 12 ans depuis sa disparition le 29 novembre 2010 + l'éternité
(pour Je-Lui-Moi-L'autre, le passé passe mais ne s'efface pas ni la tonalité heureuse, joyeuse de 46 ans de vies - heurs, heures, heurts - et d'amours partagées, au contraire des croyances de Marcel Proust), 
je lui offrirai une peinture réalisée par Djé SaintJames Physalia, à partir de photos
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
18 H 45, réception de l'oeuvre commandée à Djé Saint James
ils sont trois à scotcher légèrement la toile
je suis dans l'entrée pour ne rien voir
puis je me dirige à reculons vers l'oeuvre
me retourne, la découvre, applaudis
nous prenons un apéro à 5
les deux jeunes du Gambetta
les adultes, du côtes du Roussillon villages Le Poutou de la mort
j'ai choisi spécialement la cuvée
nous regardons la vidéo nos années super 8
au revoir
ils vont fêter la Saint-Valentin quelque part
merci à Djé pour cette oeuvre qui évoque la mouette et s'en démarque légèrement et pour le clin d'oeil au couple, mariés civilement et religieusement le 1/7/1967, bien qu'athées ou nous disant tels 
(aujourd'hui rires)
j'étais très petit-bourgeois, ne me suis jamais senti transfuge de classe, ni traître à ma classe, toujours bien senti dans ma peau mais trouvant insupportables inégalités et injustices d'où un militantisme forcené
(aujourd'hui, fou rire)
en tout cas, ça mûrissait; j'attendais ce jour pour décider de pas mal de choses, subrepticement, sans éclats ni déclaration
l'effacement va être discret, réel
le retrait de certains projets d'une part, et moins d'écriture d'autre part 
(je deviens de plus en plus inaudible et illisible)
exemple : ma réponse ce matin à une amie russe, vue pour la dernière fois en 2015 à Paris, installée à Saint-Petersbourg
"Oui, on se cherche mais on trouve ce qu’on attire par notre nature profonde, notre « mission » de vie (qu’est-ce que la Vie qui m’a donné « ma » vie attend de moi ?)
Aujourd’hui, je suis convaincu que nous sommes les attracteurs de ce qui nous arrive
Et donc si on veut attirer l’amour, la joie, le-les bonheurs, c’est en adoptant une attitude de tout l’être corps-esprit-coeur-âme qui parce qu’il donne, reçoit
Quant au monde, il est la projection de nos inconscients personnels et collectifs; nettoyons-nous d’abord, optons pour la beauté (beauté de notre regard, rendant beau le monde et les gens, souris et l’autre te sourit, parfois)
Il ne s’agit pas de purification mais d’acceptation lucide de ce qu’on est et qui est fluctuant, impermanent = variabilité des humeurs, émotions, opinions, pensées… mais droiture-rectitude de ma ligne de vie, de mon chemin de vie, comme déjà tracé, sinueux pour beaucoup, plus droit pour d'autres"
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4 films vus sur Arte, 1 par soir, montrant assez bien cela
les sentiers de la perdition (2002) ou la rédemption d'un tueur professionnel, sauvant son fils d'un destin de tueur au prix de son propre assassinat
La Habanera, film allemand de 1937, où le destin tourmenté d'une suédoise qui s'est laissé séduire par un seigneur portoricain 
le talentueux monsieur Ripley (1999) alias monsieur Replay, où le démoniaque monsieur Ripley va jusqu'aux meurtres pour que ses double-jeux et volte-faces ne soient pas démasqués (personnage fascinant parce que les autres sont également complexes, ambigus)
le sel des larmes (2020) ou la lâcheté d'un inconstant ; pour moi, un vrai repoussoir
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée
mon travail d'épitaphier depuis  la disparition de l'épousée

mon travail d'épitaphier depuis la disparition de l'épousée

nos années super 8, 1967-1974, jeux sur la plage de Bray-dunes, septembre 1974, arrivée à Toulon, lycée technique Rouvière à Sainte-Musse après 10 ans au Lycée de Le Quesnoy
/ je ne me suis jamais reconnu dans des paroles comme celles de Stevie Wonder dont Jeff Beck a fait une pépite / ‘’Cause we’ve ended as lovers’’ paroles 1974, pépite 1975 / ... Maintenant vous dites que l'amour a disparu
Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être amis
Parce qu'on en a fini en tant qu' amoureux
Est-ce que notre amour les uns pour les autres doit prendre fin ? ... / 
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je me reconnais davantage dans les deux citations suivantes : 
"Je ne sais pas si tu es en moi ou si je suis en toi,
ou si tu m'appartiens. Une chose est sûre,
je ne veux pas te posséder.
Je pense que nous sommes tous les deux à l'intérieur d'un autre être que nous avons créé et qui s'appelle nous."
Robert James Waller -Sur la Route de Madison-
-------------
aujourd'hui, je dirais nous sommes un point à l'endroit, un point à l'envers de la tapisserie cosmique / comprenne qui pourra 
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2° citation : "Mais dans les bras de Laura, il n'y avait pas d'illusion possible. Jamais je n'avais aimé avec un don si total de moi-même. Je ne me souvenais même plus de mes autres amours, peut-être parce que le bonheur est toujours un crime passionnel : il supprime tous les précédents. Chaque fois que nous étions unis ensemble dans le silence des grandes profondeurs qui laisse les mots à leurs travaux de surface et que, très loin, là haut, les milles hameçons du quotidien flottent en vain avec leurs appâts de menus plaisirs, de devoirs et responsabilités, il se produisait une naissance du monde bien connue de tous ceux qui savent encore cette vérité que le plaisir réussit parfois si bien à nous faire oublier : vivre est une prière que seul l'amour d'une femme peut exaucer."
- Romain Gary, Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable / 
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je pourrais aussi dire des poèmes de La Parole éprouvée /
Désir 1 
avec toi je me sens (inspirer fort)
(expirer fort) sans toi
avec toi je deviens
prolifération d’analogies
succession d’annexions
chiens et chats s’insinuent dans mes cris d’amour je suis miaulements avant
grognements pendant
mes ongles et mes doigts deviennent griffes et pattes
aux anges je prends leur légèreté
au taureau sa virilité
dans les plis de mes rêves je reconstruis
sans les déformer villes d’orgies clairières de sorcières sur les draps je me crucifie râlant et bavant
je deviens théâtre de la cruauté
sur ta peau s’ébauchent formes et volumes nouveaux mes mains autour de tes seins sur ton ventre
font une procession
je construis de longs itinéraires qui me révèlent t’édifient
dont les clefs sont l’origine du tracé
nos désirs sans objet
ton vagin sanctifié sacrifié 
tremble sous la pression de ma précipitation 
irrépressibles tentations la peur du sacrilège me tenaille et me déchaîne
pour toi je galope étalon d’alpages
sans bouger du matelas
toi tu passes vite comme les hirondelles faisant siffler l’air à nos oreilles à l’approche de l’orage
assis dans la mousse de ton pubis
je joue avec mon pénis cadeau et défi 
tes yeux m’envahissent
des rires venus de toi me croisent aèrent mon corps crispé sous le tien tes étonnements font naître les miens dans ma main droite 
ils se débattent tes yeux parfois se voilent
et j’apprends à lire
du merveilleux glisse sur ma peau océane
l’angoisse te fait craquer comme le bois
écorce j’éclate cuirasse je cède à tes mains je me livre pour un feu de joie
pour tes yeux je me délivre de mes grincements de scie
(devant L’origine du Monde de Courbet et le Nu couché, bras ouverts de Modigliani)
 
 
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
inspir du baiser d'expir d'Annie vers 1971, capture d'écran de Nos années super 8
Vita Nova
le désir du baiser
des baisers, il y a eu
des baisers, tu as connaissances, souvenirs, ressentis, émotions, sentiments
il reste un petit reste, un titilletent matent, une insislance tancinante
le désir du baiser
qu’aucun baiser ne boumclera
un rêve de baiser, une attente patiente-impatiente, permanente-impermanente
en sourdine / explosive
le désir du baiser tu l’imagines devenant réalité, baiser réel
lente approche des lèvres
inspir abdominal, ventre se remplissant d’air par le nez, vers l’avant
alvéoles se déployant, se dépliant
tu te remplis de vie, du souffle de Vie, du Souffle qui donne vie, fait vivre
lèvres se rencontrent, bouches s’ouvrent
expir dans l’autre bouche, la bouche désirée de l’aimée
et réciproquement
ton air vicié rencontre l’air vicié de l’aimée
échange de poisons
long suspens, apnée prolongée
deux ivresses-deux envolées-deux bolées / 
deux vertiges-deux emboliesabolibibelot
fin de la rencontre ivre / délivre des lèvres
essoufflé t’es soufflé
fermeture des bouches
inspir de récupération, de retour sur terre
purification par inspir d’air pollué
puisque vous vivez dans les villes barbares
ce premier baiser d’effleurement des peaux
ce premier baiser inspiré d’expirs enivrants fait le bonheur de deux aimants
attraction
demain, la langue entrera dans la bouche ouverte de l’aimée
l’autre langue entrera dans la bouche de l’aimé
caresses de langues, douceurs de papilles, nectars de salives
le baiser rêvé, sensuel, ravivant les émois, évanoui reste le petit reste
le désir du baiser d’un Épicure corrézien âgé de 100 ans 
le désir d’un baiser chez un philosophe du pur Amour
(Le siècle de Marcel Conche, 2021, Les Cahiers de l'Égaré, pages 151-153)
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le 29 novembre 2010, nous avons échangé nos respirs, Annie dans le coma et moi, tentant d'insuffler de la conscience puisque souffle, il y avait encore
L'épousée sombre dans le coma le 29 novembre 2010. Entre 16 h et 21 h, l’épousée fait 14 apnées.
 
Au moment de la 14e apnée.
L’épousé – va au profond de toi, mon p’tit chat, plonge dans le tourbillon pulsionnel,
la musique de la vie se joue avec du souffle,
la musique des mots avec du souffle d’expir,
la musique des baisers avec du souffle d’inspir,
il n’y a pas de musique de la mort
ne rends pas le souffle, échangeons nos expirs
Pour ta 14e apnée, je ne peux pas le dire autrement : fais la morte le plus longtemps possible, retiens ton souffle tant que tu peux, pour baiser les cellules malignes qui cessent de proliférer quand on meurt. Fais la morte. Allez (bredouillant) vas-vas-vas-y mon p’tit chat. Retiens ta vie, ton souffle. Tu me l’as dit à Cuba, le coma ce n’est pas la mort.
L’épousé fait du bouche à bouche avec l’épousée, trois fois. Le monitoring indique que l’épousée est entrée dans sa 14e apnée, chiffre de sa naissance.
(Temps très long)
L’épousée, soudain, sort d’apnée, après un hoquet d’une extrême violence, elle crache du sang noir, l’utérus saigne noir, le poète l’a dit Et l’Homme a saigné noir à ton flanc souverain. Elle émerge du coma, ses paupières s’agitent, sa main gauche serre la main droite de l’épousé.
L’épousé – mon p’tit chat, reviens ici-haut.
Tu m’as dit à Cuba : Mourir... dormir, rien de plus... peut-être rêver.
Je te dis : Vivre... Dormir... Rêver, c’est bien séparé...
Ta chaise t’attend pour traverser notre seize mille huit cent trente-sixième nuit d’amour
L’épousée –... mon p’tit chat, pour sortir, mets-moi mes tennis blanches et dans le sac à dos, pour les mauvais jours, mes tennis noires.
(Noir ou pleins feux)
L’hôpitaL – La vie n’a pas de prix. Sauver ou pas une vie, a un coût. Votre Dette, madame, pour la période du 29 octobre au 29 novembre 2010 dans notre établissement s’élève à trente-deux mille neuf cent quatre-vingt-neuf euros et quatre-vingt-dix- neuf centimes d’euros, prise en charge par la Sécurité sociale.
(L'éternité d'une seconde Bleu Giotto, Les Cahiers de l'Égaré, 2014)
les baisers
les baisers
les baisers
les baisers

les baisers

la machine de l'écrivain

la machine de l'écrivain

pour le moment, je considère cette page FB comme ma page d'écriture quotidienne, je ne suis pas dans une démarche d'écriture créative, poétique, théâtrale ou philosophique, je suis dans une démarche de mise au jour de mes rares éclairs de lucidité comme si je tirais des leçons ou enseignements éphémères de ce que je crois avoir vécu ou crois vivre 
ainsi donc, j'écris en évoquant le petit film nos années super 8 :
(pour Je-Lui-Moi-L'autre, le passé passe mais ne s'efface pas ni la tonalité heureuse, joyeuse de 46 ans de vies - heurs, heures, heurts - et d'amours partagées + 12 ans depuis sa disparition => 58 ans, au contraire des croyances de Marcel Proust ou de ‘’Cause we’ve ended as lovers’’)
me relisant, je dois préciser les choses telles que je les crois aujourd'hui, donc des croyances sans preuves mais agissantes : seul existe le présent, tout ce qui est vécu, éprouvé passe dans l'éternité de ce présent éternel, ne s'efface pas, ce sont des vibrations, de l'information, de l'énergie (VIE) déjà éprouvées par X-Y, ré-éprouvées par A-B, étonnantes les répétitions de génération en génération), qu'éprouveront Z-C...(rien de nouveau sous le soleil, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et ça se répété, se répète, ça s'étire...) /
passé, futur sont des constructions de l'esprit humain qui a donc aussi la capacité de faire remonter des souvenirs, d'anticiper des projets avec tous les sentiments qui vont avec (nostalgie, enthousiasme, angoisse, espoir, peur, regret, compassion, pardon...) /
revivre les années super 8, c'est les vivre au présent, pas les retrouver tels que dans le passé, ce sont des émotions à cet instant (quand on a visionné le montage, il y a eu des larmes aux yeux chez nous deux, Gaby et moi)
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et pourquoi nos années super 8 ont engendré déjà 58 ans de fidélité (incluant les infidélités, coups de canif dans le contrat, le serment de mariage) à notre histoire (2 puis 3 puis 4 moins 1 moins 2 plus 1...) parce que j'ai eu la chance (à dire aussi comme j'ai été l'attracteur de ce qui m'est, nous est arrivé) d'être choisi par l'épousée /
il me semble que quand ça débute dans le sens femme-jeune fille rêvant du grand amour comme pas mal de jeunes filles sentimentales vers homme, toujours d'abord sexuel, lui, devant prouver aux autres, se prouver à lui-même, l'histoire peut se dérouler un peu autrement, soumise aux modèles de comportement du temps et de la société avec quelques broderies personnelles et de couple puis de famille
en tout cas, je remercie Annie d'avoir osé en octobre 1964, me laissant bouche bée...
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vu Ghost Dog, et ce n'est pas un hasard, c'était le film qu'il me fallait, après cette journée, un film illustrant à sa façon, ce que je tente de dire (ce sera de moins en moins) et surtout de vivre (pas en pleine conscience = toute puissance, mais un peu en conscience à la surface de l'inconscient)
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Ghost Dog de Jim Jarmush sur la voie du samouraï, le tueur fantôme médite les aphorismes du Hagakure, bible des samouraïs du Japon ancien. 
Comme par hasard mais ce n'en est pas un, il se laisse tuer par son maître, lui-même sous la coupe de la fille du caïd, assassiné par Ghost Dog, fille qu'il a épargné par deux fois, elle n'était pas dans le contrat
Le film débute par cette citation
« La voie du Samouraï se trouve dans la mort. Il faut méditer chaque jour sur la mort inévitable. Chaque jour, le corps et l’esprit en paix, on doit méditer sur la mort : déchiré par les flèches, les balles, les lances et les épées, emporté par les vagues déferlantes, précipité par le cœur d’un grand incendie, frappé par la foudre, broyé par un grand tremblement de terre, tombant du haut d’une falaise, emporté par la maladie, faisant « seppuku » à la mort de son maître. Chaque jour sans exception, on doit se considérer comme mort. Telle est en substance la Voie du samouraï ».
« Dans les arts et dans la vie, saisir le rythme est le plus important ».
« Il est mauvais qu’une chose devienne deux. On ne doit rien chercher d’autre dans la Voie du Samouraï. Il en va de même pour tout ce qu’on appelle Voie. Celui qui a cette compréhension sera ouvert à toutes les Voies et sera toujours plus en accord avec la sienne ».
« Voir le monde comme un rêve est un bon point de vue. Quand on fait un cauchemar, on se réveille et on se dit que ce n’était qu’un rêve. Il est dit que le monde où nous vivons n’en diffère en rien ».
« Parmi les maximes au mur du seigneur Naoshige se trouvait celle-ci : « les questions importantes doivent être traitées légèrement ». Maître Ittei commenta : « Celles sans importance doivent être traitées sérieusement ».
« Même si la tête d’un samouraï est subitement tranchée, il doit pouvoir accomplir une dernière action avec assurance. S’il devient pareil à un fantôme vengeur et montre une grande détermination, même la tête coupée, il ne devrait pas mourir ».
« On dit que ce qu’on appelle l’esprit d’une époque est une chose à laquelle on ne peut revenir. Si cet esprit se dissipe, c’est que le monde approche de sa fin. Même si l’on veut revenir à l’esprit d’il y a 100 ans, cela ne se peut. Aussi, il faut tirer le meilleur parti de chaque génération ».
 
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois

s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois

PORTRAIT DE LA FEMME AIMÉE DEPUIS 40 ANS

Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.

(2017)

nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
nos années super 8 / l'épitaphier
l'un part, le cadet, 30 ans (19 septembre 2001, par accident à Cuba), ayant vécu, flambé dix vies flamboyantes en une, Cyril G. 
l'autre reste, l'aînée, Katia P., qui sait ce qu'il lui reste à faire, la légende du cadet 
(tout récit n'est-il pas une légende ?)
pour Katia P., deux installations : 
En attendant, je pleure (6 représentations de 20' dans l'église du Revest, pour le 1° salon des écrivains et des artistes, le 17 septembre 2022); 
Et puis après, j'ai souri (45' présentées au théâtre de l'université de Nanterre en juin 2016)
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel
il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
j'ai réussi dans Les fiancés de la marée silencieuse à transformer un mariage de luxe ostentatoire en une révélation-métamorphose
j'ai réussi dans Les fiancés de la marée silencieuse à transformer un mariage de luxe ostentatoire en une révélation-métamorphose

j'ai réussi dans Les fiancés de la marée silencieuse à transformer un mariage de luxe ostentatoire en une révélation-métamorphose

les mariés de Venise Jeff Bezos et Lauren Sanchez, le dimanche 29 juin 2025; cette photo est un mentage (montage et mensonge), la dame a tout faux (à la KK, les seins, les hanches), le monsieur aussi (là, c'est plus compliqué ; n’est-ce qu’un jugement de ma part ou en quoi, objectivement, a-t-il faux ? je me suis mis à rire, parce que j'imaginais les mains du monsieur palper les faux seins de la dame, oui mais vraie peau et effets réels sur sa libido; imaginer un monologue intérieur de ce monsieur se demandant ce qu'il éprouve, pris de vertige parce qu'impossible de démêler le vrai du faux, que le faux est aussi du vrai

Rubin au Chili foc de Sant Joan du 23 juin 2025 à Corps Ça Vit
Rubin au Chili foc de Sant Joan du 23 juin 2025 à Corps Ça Vit

Rubin au Chili foc de Sant Joan du 23 juin 2025 à Corps Ça Vit

Les 5 chercheurs du conte d'Alain Cadéo, Joanne et les étoiles, pages 77-83, vieillissant mais toujours enthousiastes, aidés par leur « porteuse de vie », Joanne Krimsky, vont pouvoir se nourrir à « la soupe primordiale », grâce à l'observatoire Rubin au Chili qui a rendu public ses premières photos du cosmos, le 23 juin 2025. Alain Cadéo ne les nomme pas mais je sais de source insûre qu'il a réuni Einstein, Oppenheimer, Hawking, Kami Rita Sherpa, Elytis.

« Dans l'avancée de la maturité et l'approche de la vieillesse, il est un... phénomène qui frappe: le rajeunissement progressif du coeur et de l'âme. Depuis toujours, je pressentais que la nature ne pouvait pas vouloir la déchéance de l'homme. Aujourd'hui, je le sais. Si la deuxième moitié de l'existence ne recelait pas un projet, nous serions éliminés - comme le sont certains animaux - après le cycle de la fécondité. Ce projet qui nous est confié est invisible à l'oeil. (…) Dans la jeunesse, l'âme n'est pas jeune. Elle est percluse du rhumatisme des modes, plie sous les idéologies, les normes en vigueur. L'Alzheimer juvénile la ronge: l'oubli de tout ce que l'enfant savait encore sur le sens profond des choses. La jeunesse transbahute tous les préjugés qu'on lui a inculqués, les jugements féroces, les catégories assassines. Elle est souvent dure comme le monde qui l'accueille. Sa lumière est sous le boisseau (…) Quand l'obligation de faire un avec sa génération n'est plus une question de survie, on peut enfin écarter les oeillères, laisser venir la clarté. Comme dans les grandes forêts où l'automne, en dépouillant les branches, donne le ciel à voir.»
Christiane SINGER -
N'oublie pas les chevaux écumants du passé
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Frank Cassenti

24 Décembre 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #FINS DE PARTIES, #album, #cahiers de l'égaré, #engagement, #films, #pour toujours, #épitaphier

PORQUEROLLES / FORT SAINTE-AGATHE / 8 VII 2024 /
"Sous le figuier qui porte désormais son prénom, nous avons célébré la mémoire de Frank Cassenti en cette 23ème édition de Jazz à Porquerolles, le festival qu’il créa en 2002 et où la musique ne serait pas traitée comme une gourmandise à la mode. Où il inviterait au Jazz comme à une expérience de vie. Où la musique ouvrirait à un monde enfin désirable.
Avec Tiphaine Samson et Samuel Thiebaut nous avons dit quelques mots dans ce sens, « des mots justes et sans pathos », en soulignant l’esprit de résistance qui animait Frank : résistance à la bêtise, à la médiocrité et à l’époque qui se prend toujours pour la fin de l’histoire. La résistance au cœur même de la culture vécue comme un combat.
Et c’est ainsi, en souvenir des esclaves dans les champs de coton, les mines ou les prisons, qu’il voulut offrir à des gens heureux, sur une île heureuse, cette musique née du malheur et capable de les réjouir. Et faire vivre ainsi le paradoxe libérateur du blues.
C'était plus que jamais vrai ce soir. Depuis Il Camino d’Aldo Romano jusqu’à Mama Rose, la grand-mère d’Archie Shepp au temps de l’esclavage, alors que ses amis musiciens faisaient entendre joyeusement des airs qu’il aima. Sur le chemin de sa vie. Body and soul. Corps et âme." François Carrassan
"Au premier soir de la 22ème édition de Jazz à Porquerolles, Frank Cassenti et moi étions sur la scène du Fort Ste Agathe, sous le figuier du commencement. Pour donner le ton comme chaque fois. Lumière sonore de fanfares traversant le soir. Jazz comme des images jaillies de ses films. Dans le tempo sans âge d’un blues sans fin. Juste pour lancer « l’un des sept meilleurs festivals de jazz de l’été en France ». Un festival, comme le dira Frank, capable de nous offrir dans une cour aux ombres fantastiques « des moments d’éternité ».
Et ce fut un plaisir d'applaudir encore une fois celui que j'avais le bonheur d'accompagner depuis 2002 : Frank Cassenti, « le génial inventeur de Jazz à Porquerolles ». Celui qui nous faisait rêver en dehors du prêt à porter et nous comprendre en dehors du prêt à penser. Qui avait mis la culture - le cinéma, le théâtre, la musique - au coeur de sa vie, sans rien trouver d'autre hors d'elle pour donner un sens à l'existence, aller à l'essentiel et "changer le monde". Ce serait la dernière fois.
Je pose ces mots en son absence pour cette 23ème édition. Que pouvions-nous faire de mieux, Tiphaine Samson, Samuel Thiebaut, tous ses amis et moi ? Avec le souvenir inoubliable de sa voix, une voix teintée d’une indéfinissable mélancolie, juste détachée de la mêlée mais sans contredire l’idéal d’un monde désirable.
Et dans nos cœurs son éternelle mémoire." François Carrassan
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et peut-être pour le 24° festival, un Cahier de l'Égaré comprenant un roman inédit et le scénario de ce roman de Frank Cassenti : Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse
Les Cahiers de l'Égaré avaient édité en 2016 Jazz à Porquerolles, livre-mémoire sur ce festival
Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.
Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.
Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.
Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.

Réalisateur, scénariste et musicien, Frank Cassenti est le co-fondateur du festival de jazz de Porquerolles. Il préside l'association depuis 2001. Le livre Jazz à Porquerolles est paru aux Cahiers de l'Égaré en 2016 pour les 15 ans du Festival. Nous étions côte à côte à la fête du livre d'Hyères en 2016. / Le manuscrit de son roman attend son éditeur à titre posthume, travail d'épitaphier.

Frank Cassenti à Tournez La Plage : Festival D'Écritures Contemporaines [1ère ÉDITION], à La Ciotat en août 2017

Frank Cassenti à Tournez La Plage : Festival D'Écritures Contemporaines [1ère ÉDITION], à La Ciotat en août 2017

Jazz à Porquerolles / Juillet 2023 / 22ème édition / un des sept meilleurs festivals de l'été en France (dixit Le Monde) / Et ce fut  un plaisir d'applaudir celui que j'avais le bonheur d'accompagner depuis 2002 et qui aimait nous offrir dans la cour aux ombres fantastiques du Fort Sainte Agathe "des moments d'éternité" : Frank Cassenti, le génial inventeur de Jazz à Porquerolles. Qui nous faisait rêver en dehors du prêt à porter et nous comprendre en dehors du prêt à penser. Qui avait mis la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, au coeur de sa vie, sans  rien trouver d'autre hors d'elle pour donner un sens à l'existence, aller à l'essentiel et "changer le monde". Sur ce chemin, il fut exemplaire. Aux premières heures de cet hiver, Frank Cassenti est parti tranquillement. F.Carrassan
Jazz à Porquerolles / Juillet 2023 / 22ème édition / un des sept meilleurs festivals de l'été en France (dixit Le Monde) / Et ce fut  un plaisir d'applaudir celui que j'avais le bonheur d'accompagner depuis 2002 et qui aimait nous offrir dans la cour aux ombres fantastiques du Fort Sainte Agathe "des moments d'éternité" : Frank Cassenti, le génial inventeur de Jazz à Porquerolles. Qui nous faisait rêver en dehors du prêt à porter et nous comprendre en dehors du prêt à penser. Qui avait mis la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, au coeur de sa vie, sans  rien trouver d'autre hors d'elle pour donner un sens à l'existence, aller à l'essentiel et "changer le monde". Sur ce chemin, il fut exemplaire. Aux premières heures de cet hiver, Frank Cassenti est parti tranquillement. F.Carrassan

Jazz à Porquerolles / Juillet 2023 / 22ème édition / un des sept meilleurs festivals de l'été en France (dixit Le Monde) / Et ce fut un plaisir d'applaudir celui que j'avais le bonheur d'accompagner depuis 2002 et qui aimait nous offrir dans la cour aux ombres fantastiques du Fort Sainte Agathe "des moments d'éternité" : Frank Cassenti, le génial inventeur de Jazz à Porquerolles. Qui nous faisait rêver en dehors du prêt à porter et nous comprendre en dehors du prêt à penser. Qui avait mis la culture, le cinéma, le théâtre, la musique, au coeur de sa vie, sans rien trouver d'autre hors d'elle pour donner un sens à l'existence, aller à l'essentiel et "changer le monde". Sur ce chemin, il fut exemplaire. Aux premières heures de cet hiver, Frank Cassenti est parti tranquillement. F.Carrassan

Frank Cassenti, réalisateur engagé et passionné de jazz, est mort,

par Francis Marmande, Le Monde, 23 décembre, 18 H 00

Surtout connu pour son film « L’Affiche rouge », consacré, en 1976, aux résistants du groupe Manouchian, le cinéaste a aussi tourné plusieurs documentaires musicaux. Il s’est éteint

à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), vendredi 22 décembre, entouré des siens, des suites d’un cancer fulgurant. Né le 6 août 1945 à Rabat (Maroc), dans un milieu, comme on dit, modeste, il avait 78 ans. C’est à Alger, en 1962, qu’il devient contrebassiste.

A 17 ans, étudiant à Lille, il fréquente la mouvance anarcho-communiste. Il codirige le ciné-club de l’Union nationale des étudiants de France avec Michèle-Annie Mercier. Ensemble, ils réalisent, en 1968, leur premier court-métrage, Flash Parc, indirectement produit par Jean-Luc Godard et sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes. A cette époque, avec Chris Marker et quelques camarades, il élabore un projet simple : le cinéma comme outil de lutte et d’expérimentation.

En 1973, Frank Cassenti réalise son premier long-métrage, toujours avec Michèle-Annie Mercier, Salut, voleurs ! (avec Jacques Higelin, Jean-Luc Bideau, Claude Melki et Laszlo Szabo). L’Agression (1973), court-métrage de fiction inspiré du très réel meurtre d’un travailleur immigré, est interdit par la censure. Interdiction levée après une campagne de presse. Le film devient un manifeste pour les réseaux associatifs qui luttent contre le racisme et les violences fascistes.

Prix Jean Vigo en 1976

Avec le producteur Pascal Aubier (Les Films de la Commune), Frank Cassenti réalise L’Affiche rouge (avec des comédiens et des rescapés du groupe Manouchian), tourné à La Cartoucherie de Vincennes, Prix Jean Vigo, en 1976. Expédié par Antenne 2 à Cuba en 1978 avec Régis Debray, Cassenti propose un reportage vite déprogrammé par les « esthètes » à la direction de la chaîne, Jean-Pierre Elkabbach, Louis Bériot et Patrick Poivre d’Arvor. La protestation du cinéaste est publiée par Le Monde.

En 1978, il signe un film épique, La Chanson de Roland, avec Alain Cuny, Pierre Clémenti et Laszlo Szabo. Cassenti rencontre Pierre Goldman, dont il veut adapter l’autobiographie, Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France (Seuil, 1975). Après l’assassinat de Goldman par un commando d’extrême droite, en septembre 1979, Cassenti réalise Aïnama, salsa pour Goldman, avec ses amis musiciens antillais et sud-américains.

En 1981, Cassenti réalise Deuil en vingt-quatre heures, série pour Antenne 2 avec Richard Bohringer, adaptation du roman de Vladimir Pozner qui évoque la débâcle de 1940. Prix de la critique, succès public.

Mémoire de ses origines

Avec Lettre à Michel Petrucciani (1983) et Archie Shepp. Je suis jazz… c’est ma vie (1984), celle de Cassenti devient aussi le jazz. Retour en Afrique (1993), filmé au Sénégal et sur l’île de Gorée, d’où partaient les esclaves, précède la comédie musicale Black Ballad (1990), avec les chanteuses Dee Dee Bridgewater ou La Velle. Arte produit ses nombreux documentaires sur les figures-clés du jazz, de Dizzy Gillespie à Nina Simone, en passant par Miles Davis et Abbey Lincoln.

Au théâtre, il met en scène Mademoiselle Else, d’Arthur Schnitzler, en 1990, et Novecento, d’après Alessandro Baricco (avec Jean-François Balmer), en 2001. Il tourne Le Testament d’un poète juif assassiné, d’après le roman d’Elie Wiesel (1987, Michel Jonasz et Philippe Léotard à l’affiche).

Avec Samuel Thiebaut, il fonde la société de production Oléo Films, en 2004. Pluie de documentaires sur les chants zoulou, la musique gnawa avec Gnawa Music. Corps et âme (2010) et La Nuit de la possession (tourné à Essaouira, en 2012), toute son œuvre toujours tournée vers « la rencontre de l’autre » et la mémoire de ses origines (le Maroc).

Déterminé et festif

Œuvre immense, généreuse, qui se condense dans le « festival des musiciens » Jazz à Porquerolles (à Hyères, dans le Var), qu’il crée, en 2002, avec Aldo Romano et Archie Shepp. Programmation insensée, dessinateur maison (Jacek Wozniak), festival aussi déterminé que festif, tout à son image. Cassenti y promenait sa silhouette élégante, sa classe de bassiste infatigablement actif, cet air de ne jamais s’en faire, et ce léger sourire de vraie modestie.

La chaîne TV5 Monde annonce la rediffusion de L’Affiche rouge en février 2024, à l’occasion du transfert au Panthéon de Missak Manouchian. Frank Cassenti était content que son film existe encore. Tout n’est pas perdu. C’est si drôle, un révolutionnaire rassurant.

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Frank Cassenti en quelques dates /

6 août 1945 Naissance à Rabat (Maroc)

1976 « L’Affiche rouge », prix Jean Vigo

1984 « Archie Shepp. Je suis jazz… c’est ma vie »

2002 Création du festival Jazz à Porquerolles (Hyères, dans le Var)

22 décembre 2023 Mort à La Ciotat (Bouches-du-Rhône)

Var-Matin du 24 décembre 2023

Var-Matin du 24 décembre 2023

“ AINAMA ”, salsa pour Goldman de Frank Cassenti

Par FRANCIS MARMANDE.

Publié le 23 septembre 1980 à 00h00, modifié le 23 septembre 1980 à 00h00

Quand Pierre Goldman est mort, le 20 septembre 1979, tué par un étrange commando qui se fait appeler Honneur de la police, Frank Cassenti se mit à filmer Pour tromper son chagrin, ou pour le rendre exact. Il a filmé des lieux de Paris brièvement, des lieux qu'aimait Goldman, et la place où il est mort. Et il a filmé de la musique aussi : parce que Frank Cassenti (l'Affiche rouge, la Chanson de Roland), musicien à ses heures – il est bassiste du Fusion Jazz Quartet, - sait filmer la musique sans bizarreries, mais selon son tempo propre, ses oppositions et il sait nous la faire aimer.

Il ne s’agit pas dans Ainama de n'importe quelle musique, mais de la salsa, cette musique que Goldman aimait à la passion, cette musique qu'il s'employait à faire connaître. Pour lui, la salsa, avec ses pulsations et les mots de ses tambours et le côté clinquant des cuivres, ne pouvait être dissociée des mouvements de libération d'Amérique latine qu'il avait connus ; et elle appartenait de plein droit à sa vie à lui, plus comme un rythme cardiaque que comme une musique de fond : " Mort et plaisir enfin réunis l'apaisent. "

Autour de ce cri de ralliement des musiciens afro-cubains, Ainama, la rage du plaisir et de la danse, on retrouve Azuquita (invité à Paris par Goldman), Henri Guédon (un de ses amis), le groupe Bidon K, l'étonnant Éric Cosaque et Voltage 8, bref tous ceux qui ont participé au concert Salsa pour Goldman. Et le film glissa imperceptiblement de l'événement qui l'a provoqué à des images de musiques et de danses simplement habitées par le souvenir de Goldman. Car la salsa a tout à fait cette gravité étourdie qui la fait aller de la mort ou de la misère au plaisir de l'oubli, sans jamais s'y perdre.

Inutile donc de reprocher au film cette tension maintenue entre deux pôles par quoi il semble esquiver tout en s'y prêtant, le portrait, l'analyse politique et l'analyse musicale. Il est plus que cela : le témoignage d'une sensibilité collective en prise directe sur un accident historique. On en jugera par l'émotion qu'il sait évoquer ou reconstruire autour de l'enterrement de Goldman (images fugitives de Sartre, pleurs et rage des tambours...) comme autour du concert ou des propos des musiciens. Ainama, par quoi on peut découvrir la salsa, est aussi un exemple rare d'impressionnisme – salsa, biographie et récit de Cassenti mêlés – mais d'impressionnisme objectif.

FRANCIS MARMANDE.

affiche de Ainama, salsa pour Goldmman, film de 1980

affiche de Ainama, salsa pour Goldmman, film de 1980

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Ecrire sur l'olivier / domaine de Tourris / 16 mai 2021

16 Mai 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #Le Revest-les-Eaux, #album, #poésie, #écriture, #pour toujours, #vraie vie

Lorsque la fleur s'apprête à s'ouvrir, c'est avec une telle volonté que, malgré son apparente fragilité, aucune force extérieure ne pourra l'en détourner. Rainer Maria Rilke

Une fleur tombe même si nous l'aimons;                                                                                      une mauvaise herbe pousse même si nous ne l'aimons pas.

Dogen

Celui qui cueille une fleur dérange une étoile. Théodore Monod

Chaque fleur est un sexe

Y avez-vous pensé quand vous respirez une rose ?

René Barjavel

 

 

 

article dédié à Philippe Borel, père d'Emilie Borel, présent avec Van, la mère d'Émilie Borel, la "muse" de Marcel Conche, à cet atelier d'écriture du 16 mai 2021 au domaine de Tourris

Philippe Borel, haut fonctionnaire de l'ONU dans le cadre de la FAO, est décédé brutalement le 6 septembre 2021 à Beyrouth, de la Covid 19, lors d'une mission sur les conséquences de l'explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020

Emilie Borel et son mari Ivo ont réussi en 10 ans à produire en Corse, une des 10 meilleures huiles d'olive au monde

Elle a écrit après 12 ans de silence (le sien et celui de Marcel Conche) dans le livre Le siècle de Marcel Conche, décédé le 27 février 2022 à 28 jours de ses 100 ans

Sa figure et sa passion pour l'olivier sont évoquées dans le livre 21 femmes qui font la Corse, paru aux éditions du Scudo en Corse et dans son livre Les secrets de l'olivier

scudo édition et Les Cahiers de l'Égaré
scudo édition et Les Cahiers de l'Égaré

scudo édition et Les Cahiers de l'Égaré

domaine de Tourris
domaine de Tourris
domaine de Tourris
domaine de Tourris

domaine de Tourris

remerciements aux propriétaires du domaine qui nous ont permis de travailler et nous ont ouvert la chapelle et donné un certain nombre d'informations

Consignes pour l'atelier d'écriture du 16 mai 2021

au Ménage, domaine de Tourris

 

nous allons travailler sur l'olivier en partant de ce constat, c'est un être vivant, sensible et sans faire d'anthropomorphisme, nous allons imaginer, ressentir que lui et nous, nous sommes reliés, faisons partie d'un Tout, la Vie, éternellement créatrice à travers ses cycles, que donc il est une partie du Tout, comme nous, et comme nous, qu'il est le Tout en même temps ; tu n'es pas une goutte dans l'océan, tu es l'océan dans une goutte dit Rûmi ; je rajouterai que partie du Tout et Tout en même temps, ça ne se pense pas, ça se ressent, ça se vit et ce qui est vécu c'est l'amour inconditionnel dont la Vie fait preuve en créant tout ce qui vit ; dit autrement, la Vie comme source, énergie universelle, éternelle, comme information existant de toujours, pour toujours, dans l'instant, dans le présent qui est éternité, le seul temps réel (passé, futur sont des créations de l'homme, pas des animaux ou végétaux), la Vie comme souffle donnant vie, s'incarne, donne forme à la multiplicité de ce qui apparaît, disparaît, ; cette source, elle, est sans forme, elle est vide d'où tout surgit (vision quantique de l'univers et de la vie)

donc, si vous voyez l'olivier, lui aussi vous voit ; si vous lui empruntez une branchette, peut-être faut-il lui demander son accord, ou au moins l'informer de ce que vous allez faire et lui rendre l'équivalent de ce que vous avez pris, une offrande compensatrice

notre travail sera la mise en place d'un rituel, inventé, pas inspiré des traditions animistes et chamaniques même si l'esprit sera le même ; tout ce qui existe matériellement est aussi esprit ; il y a le monde qu'on voit, respire, sent, goûte et le monde parrallèle des esprits ; en lien avec ce que j'ai dit plus haut, je dirai le monde de l'Esprit, de l'Esprit-Saint ; c'est ce que je crois sans vous demander de partager cette croyance ; mais pour l'écriture, vous considèrerez que c'est comme une expérience de pensée (pour nous expérience vécue) au sens d'Einstein qui par exemple se demande que se passe-t-il si je chevauche un rayon lumineux, si je me déplace à la vitesse de la lumière et ça donne la relativité restreinte puis la relativité générale

comme il s'agit d'une démarche de nature spirituelle, il semble à propos de se donner une nouvelle identité

vous décrirez ce nouvel homme ou femme que vous souhaitez être et vous communierez, fusionnerez avec l'olivier, de l'olivier à l'huile d'olive

si Emilie Borel en 10 ans a réussi avec Ivo à produire, en Corse, la 1° huile d'olive française à être reconnue comme une des dix meilleures huiles d'olive du monde dans 7 concours internationaux, c'est en lien avec son amour inconditionnel de ses oliviers, de ses olives ; ça compte énormément, c'est le moteur de l'excellence, ça ne se mesure pas parce que cet amour quasi-mystique c'est l'amour comme force, comme foi qui déplace les montagnes

donc, optez pour l'amour inconditionnel de l'olivier, de ses olives, de ses huiles

vous inventerez pour finir un mantra ; je vous donne un mantra que je pratique chaque jour : 

ram vam lam yam ham aum om ; normalement, il se chante selon la gamme do ré mi fa sol la si 

il est possible aussi de photographier, de réaliser une aquarelle

 

ces consignes, c'est plutôt un état d'esprit, une disposition et une intention que vous posez (j'ai l'intention d'entrer en connexion avec l'olivier, de m'éprouver comme olivier...), je vous demande de les accueillir comme vous les ressentirez, attractives, répulsives... ; regardez-vous en train d'éprouver une déception (vous ne vous attendiez pas à ça), une colère contre l'animateur, un rejet de la communion-fusion ; laissez s'exprimer ces ressentis et mettez-vous en position d'observateur, genre vous marchez dans la rue et depuis un balcon, vous vous regardez marcher ; en une minute, colère, déception passent et vous passez à autre chose, un autre ressenti, en général, plus bienveillant

 

mais d'abord, présentons-nous dans ce que nous croyons être notre identité

 

depuis le 25 décembre, je ne suis plus JCG mais Vita Nova, auteur d'un roman de métamorphose : Alors, ton livre d'éternité, tu le rends quand ?, démarré le 13 décembre 2020 sur une impulsion soudaine, terminé quant au matériau, le 30 mars, écrit dans un flow inconscient qui a déclenché une pemphigoïde bulleuse, dès le 15 décembre, avec traitement jusqu'à mi-avril ; c'est donc une écriture éprouvée, peut-être même sans que je le sache, ce qu'on appelle une crise de guérison

chapelle de Tourris
chapelle de Tourris

chapelle de Tourris

Les textes

 

L'oleastre

 

Evie…Elle est, elle passe, elle se déroule, elle traverse…

Silhouette pesante-corps-terre, tronc-dense.

Elle file, elle fuit, elle évite…

Des yeux verts-fentes.

Elle observe, elle écoute les histoires de rives lointaines, portant des voix de proximité, des voix d’intersection entre des mondes.

Le sentier accroche ses pas, son regard glisse sur l’arbre au bord du chemin.

Des branches hirsutes, un tronc décharné, un feuillage destructuré, épars…

On dit que tu es le bâtard des oliviers, un vulgaire oléastre , tandis que tes pairs arborent des troncs noueux, des éclats argentés et des fruits luisants.

On dit que tu es le gueux, oublié , à côté de tes semblables choyés, taillés, vénérés.

Et pourtant, tes branches fragiles s’élancent vers le ciel, brave expression de ta vitalité.

Tes atouts humbles, frémissants, tes myriades de feuilles captent son attention.

Tu as poussé audacieusement au pied de roches blanches, l’air de rien.

Ton insignifiante existence est un mystère.

Ton feuillage enlace la promeneuse, celle qui vient, l’air de rien, abandonnant ses états encombrants.

« Souffres-tu , l’arbre ? »

Elle enveloppe de ses mains-calice tes bourgeons. Elle ne demande pas d’autorisation, dérisoire passeport pour se lier, s’entrelacer.

Elle t’effleure , sans te froisser, sans te plier.

Une respiration profonde accompagne l’émotion, le face à face devient une évidence.

Elle dépose au cœur de ton feuillage son visage.

Tu en gardes l’empreinte durant une seconde d’éternité.

Les décomptes, les postures, les mesures sont à ton contact insondés, insensés.

Elle te contourne…

Des arbustes t’étouffent , t’enserrent.

 

Tes frondaisons sont des cris de résilience.

Tes racines sont des espaces de résistance.

 

« Porteras-tu des fruits, l’arbre ? »

 

Tu lui murmures :

« Ris à l’ire !

Sois olive, vert de vie !

Enivre toi d ardence ! »

 

Myriam.B

Tourris 16 mai 2021

 

BRAVONE

 

Pour la troisième nuit je me suis réveillée dans le corps de Bravone. C’est ainsi que l’on me nomme de l’autre côté de la nuit. Bravone…, certainement parce que le courage est ce qui me manque le plus.

Non pas que je sois dépourvue de cœur, au contraire. J’accueille volontiers la nature humaine dans ce qu’elle a de brut et d’inconstant. Et ma bienveillance donne facilement protection à celui qui en aurait besoin. Mais le courage !

Je pense à ces résistants naguère égayés dans le maquis. Les ruines d’un hameau, au revers de la colline de Tourris, guide ma pensée vers eux. Je pense aussi aux « Justes », qui sauvaient les juifs au péril de leur vie. L’odeur de la menthe froissée sur cette parcelle de colline où je me suis assise, m’entraîne à leur suite, dans les chemins de l’espoir entre la France et la Suisse. Tant de vies sauvées !

Bravone , pour signifier au monde entier ce que je ne suis pas, ou du moins pas encore, et peut-être jamais ?

Au cœur de mes interrogations, un olivier s’offre à moi, dans la pleine lumière de midi. A l’aplomb du soleil, il est sans ombre.

Viens, m’invite-t-il et tiens-toi, toi aussi, à l’aplomb de TA vérité, de TA réalité. Ainsi, mettant en lumière le TOUT de ton unité, tu seras. Oubliés les coins d’ombre où l’on relègue si facilement ses faiblesses et ses défauts.

Mon corps se redresse et s’imprègne de la sagesse de ce bel arbre centenaire au feuillage gris argent.

Un chant doux et humble se forme dans ma gorge, comme un mantra. Il circule entre l’arbre et moi : va, vis, vois, bois, moi, toi, JOIE

Cela arrive et cela repart, ça tourne, je danse, je ris. Je sens la chaleur de la joie sortir du cœur de Bravone et inonder chaque cellule, en paix.

Ce rituel m’a réconciliée. Je suis ce que je suis et Monsieur Courage me rendra visite un jour, s’il le veut, s’il se peut…

 

Tourris le 16 mai 2021

Michelle Lissillour

 

Au détour du chemin, une panoplie d’arbres, pas très hauts, gris, presque métalliques, froids ! Enfin les visualiser car je ne m’y déplacerai pas.

J’écoute, je regarde, je sens, je touche... dans mon silence cérébral.

L’olivier est un arbre fruitier sur lequel on ne peut rien cueillir ni manger en instantané, rien ! Le goût, mais pour plus tard, si on est patient et accepte la servilité de la communauté.

Peut-être pour ça que je ne l’aime pas, lui. Pour apprécier ses fruits, il faut être domestiqué, devoir passer par la main humaine pour en accueillir la substance. Il est rêche, retors, je le laisse à ses manigances millénaires.

Je n’arrive même pas à comprendre pourquoi il est le symbole de tant d’émotions, je dirai même d’aliénations humaines.

Paix... mais c’est parce qu’il y a eu guerre

Réconciliation... mais c’est parce qu’il y a eu discorde

Pardon... mais c’est parce qu’il y a eu offense, ou mal

Force et victoire... mais de quoi parle-t-on et sur quoi ?

Sa longévité est associée à ce qu’en ont fait des générations de nous, son huile a servi de récompense aux jeux, récompense aux combats de nous... sur nous.

De moi, l’olivier est éloigné.

Il me met mal à l’aise, car il sait que je ne l’aime pas.

Son ombre, quand je la trouve, ne me procure aucun bien-être. Elle est rachitique comme ses rameaux.

De lui, je suis éloignée aussi.

Ce qui m’interroge, c’est sa fascination sur les nous justement, qui semblent retrouver en lui les étapes civilisationnelles de leur passé, la matrice nourricière des débuts. Mais peut-être alors moins les chasseurs-cueilleurs !

De plus, je me méfie des petits qui ont cette sorte de déguisement naturel pour mieux attendrir.

La prochaine fois, j’irai à l’olivier pour lui dire tout ça. Mais je n’arracherai rien à sa vie car je sais que je ne lui donnerai rien en échange.

Je commencerai par l’ancien, celui à côté de la ruine, dont tout le monde a oublié l’existence, je lui demanderai de me raconter ce qu’il en pense.

Il faudra du temps, peut-être de la sagesse, un peu d’intérêt réciproque... pour s’apprivoiser.

 

Sylvie Combe

17 mai 2021, Le Ménage, domaine de Tourris

en fleurs
en fleurs
en fleurs
en fleurs

en fleurs

Sans étiquette et sans identité, vierge de tout, je nais à moi-même, chargé de tout un héritage, mais rien n’est encore fixé, riveté à mon âme, tatoué sur ma peau.

 

Libre de choisir ou de ne pas choisir, je prends mon temps.

 

Je n’ai ni forme ni genre, simplement je suis.

J’existe par vos regards, je me construis de vos mots, de vos chants.

Je laisse grandir ma nature…

 

OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE OLIVE LIVRE LIBRE !

 

Mes racines sont ici, ici ou là, enfin je crois…

Mais avant de me planter là, que l’on me plante là, ma mémoire génétique parcellaire me rappelle avoir beaucoup voyagé, de l’Asie Mineure à tout le pourtour méditerranéen.

 

Je me suis frotté aux terres les plus arides où seul, je serais mort de soif, j’ai goûté avec délices le voisinage des cerisiers, abricotiers, amandiers, j’ai profité de l’attention des hommes à leur égard, de la luxuriance de leur floraison, de la fluidité de mouvement de leur feuillage souple sous la caresse du vent, du parfum sucré de leurs fruits sous les rayons du soleil.

 

Moi qui garde mes feuilles tout au long de l’hiver, je durcis ma peau dans les intempéries, mon cuir épaissi, changé en vert de gris, doit résister à tout, morsures du froid sous les assauts du mistral, brûlure des feux de plein été, des canicules meurtrières.

Ma plus grande gloire, ce sont mes fruits, verts, charnus, noircis par la maturité, dont le jus pressé doré irrigue toute la culture méditerranéenne, en est le lait nourricier.

 

À ce prix je suis délocalisé, arraché, déplacé, replanté, taillé, mutilé parfois, à la mesure de l’homme qui vit des fruits que je produis ; un oiseau doit pouvoir le traverser sans en frôler une branche dit un proverbe que nul oléiculteur n’ignore.

 

Je me suis pourtant rebellé, j’ai refusé de grandir. Ma tige très courte n’est qu’un moignon boursouflé, laissant surgir cinq branches en grand désordre habillées d’une frondaison échevelée ;
j’ai échappé sans doute à une taille en règle, trop mal parti, trop mal dégrossi. Au bout de la rangée, à la lisière de la forêt de chênes verts, je me suis fait oublier au milieu des herbes folles, mes fruits ne sont d’aucune économie.

 

Les oiseaux me trouvent très beau et se prélassent dans mes branches, le sauvage oléastre me tient pour frère, les hommes et les bêtes s’endorment à mes pieds, sous mon ombre généreuse.

Je ne regrette rien…

 

Marie-Hélène Taillard

17 mai 2021, Le Ménage, domaine de Tourris

 

Je m'appelle Léo, j'ai 12 ans. Je viens d'être viré de mon collège. Une raison : harcèlement. Tous les matins, j'ai emmerdé méchamment une petite fille de sixième. Je suis très lâche. Je l'appelle le bouledogue. Bouledogue par-ci, bouledogue par la. J'ai 12 ans. Et je n'ai même pas rire, je n'aime pas tout simplement. Au foyer, on a fait de la boxe. J'ai tellement tapé fort sur un garçon que je lui ai cassé une dent à la salle. Je n'ai pas été puni parce que c'est du sport.

Je m'appelle Léo et j'ai 12 ans. Je vis à Chaumont. Je n'aime personne, je n'ai pas de parents. Je vis dans un foyer d'accueil. Avant je vivais dans une famille d'accueil. Je déteste ce mot. Accueil. Moi je n'accueille personne. Je n'accueillerai jamais personne. Ils ont fait venir au foyer un clown. Ça pue les clowns. Puis il a disparu ce jour-là, je suis né entre la buanderie et le jardin. Je suis né de sa connerie. Puis il a disparu et moi, je suis apparu. Je suis apparu entre les machines à laver et les bosquets de Marguerite.

Je m'appelle Léo, j'ai 12 ans, je ne suis pas très beau, assez grand avec un gros cul. C'est pas beau les gros cul, c'est ce que dit l'éducatrice. Le soir, je suis bien quand il fait nuit, je regarde la télévision au foyer. Je regarde ce qu'il y a. Je m'en fous. L'éducatrice a dit qu'un jour je passerai au journal. Je n'ai pas compris. Elle est conne. Alors on est parti à la campagne dans un domaine. Je crois que ça s'appelait Tourris. C'est moche. Et la il y avait Jean Michel le baron du lieu. On a regardé des arbres, des oliviers je crois. Trop bizarre !!! Putain d'arbres. Des années. Ils étaient là avant la construction du foyer. Il y en a un qui était mort, ça faisait comme une grande table. Et de cette table, il y avait cinq arbres qui étaient nés. Trop classe ! On croirait que les cinq arbres gigantesques se mettent à table pour manger.

Le Baron a dit : « Posez vos mains sur les troncs ! Et laissez-vous aller ! » Qu'est-ce que j'en ai à foutre du tronc. Et puis, j'ai fait comme tout le monde. J'aime pas ça mais je l'ai fait. Drôle de sensation ! Pas mal, pas mal du tout. Je me suis installé, assis sur le plateau du vieil arbre mort et j'ai posé mes mains. L'arbre m'a dit : « Pourquoi as-tu fait ça ? » « Je ne sais pas. » Il a demandé qu'on le fasse. J'ai parlé longtemps avec l'arbre jusqu'au soir, c'est mieux que la télévision. Ils sont venus me chercher pour manger. Je n'ai pas dormi.

Le lendemain matin, je suis directement venu rencontrer l'Olivier. Je l'ai serré dans mes bras. Et j'ai ressenti puis encore ressenti et enfin je l'ai compris. Jean-Michel a dit : « Récitez un mantra que vous inventez ! » « C'est quoi ça ? » Ai-je répondu. « Des mots que tu ajoutes les uns aux autres et que tu répètes indéfiniment. Comme si tu les récitais. » « Je ne connais pas des mots qu'on ajoute pour les réciter. » Alors j'ai choisi. J'ai regardé l'arbre et je lui ai dit : « Lego Kapla Mario kart Play mobil. » J'ai répété ces mots une vingtaine de fois sans m'arrêter.

Aujourd'hui je les répète encore. Je m'appelle toujours Léo, j'ai 72 ans. Je vis dans les collines de Turquie proche de la ville de Bursa en Asie Mineure. Je fabrique de l'huile, j'ai un domaine avec des hectares d'oliviers. Et je répète tous les jours ma phrase à mes arbres.

 

Philip Segura

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Je m’appelle…

Mon nom porte sang et sons.

Il vibre quand on le prononce, il vibre quand j’aime et suis aimé. 

Il fait résonance.

Il reçoit et offre et se nourrit des deux.

Mon nom permet que l’on me nomme… 

Que l’on me désigne, non pour me séparer du reste, mais pour me prendre en compte, me considérer comme être, entité parmi les autres.

Car, tant qu’on ne nomme pas, on n’existe pas. Enfin, pas tout à fait…

 

Je suis fait de bois et de la tendresse des feuilles.

Mes mains ont des routes et mon corps des étoiles.

Comme chacun, je suis géographique et les cercles sont ma principale forme géométrique.

Je tourne de ronds en ronds. J’avance. J’essaie.

 

Emilio. Voici mon prénom. E-MIII-LIO. Sa sonorité est un appel et une respiration.

Il avance et recule : on pourrait croire et ça peut l’être…

Il faut juste, arrivé au « i », bien l’étirer et puiser, extraire, récolter les fruits à ramener.

Ainsi, ce n’est plus recul, mais retour, retour avec un peu de mieux, de plus profond, de plus vaste.

 

Tant qu’il y a flux, tant qu’il y a tension, il y a vie et sa capacité d’amélioration et d’expansion.

Alors voilà, je tends, je tends vers, j’aspire. 

Un peu comme le tir à l’arc japonais où le départ de la flèche et sa juste visée est presque anecdotique, sans importance.

 

Mon nom de famille, mon nom de la famille des hommes, c’est Contini.

Je m’appelle Emilio Contini. Voilà mon nom complet.

 

Je m’appelle, je me rappelle…

Je m’appelle comme je me rappelle, je me rappelle à moi-même.

Je m’appelle, comme je me cherche et je me rapproche.

Tension, toujours, fil tendu.

 

Comment je m’appelle ? Emilio Contini.

Non.

Comment je m’appelle ?

Je me remets dans un tout. Je me remets en moi-même pour mieux me remettre dans le tout.

Je me rappelle pour m’oublier.

 

Parfois, il faut laver son nom. Le laver de ce qu’on y met et de ce qu’il reçoit.

 

Emilio ! Tu seras toujours un vaurien !

Contini, t’es vraiment qu’un abruti !

Emilio, t’as vu ta gueule ?

Contini ! Disparais de ma vie !

 

 

Avant, j’allais dans la montage, à la petite source.

Maintenant, je vais chercher mes propres larmes et, voilà, ce sont elles qui lavent et je me sens mieux.

 

 

Je suis Emilio Contini. J’ai des années derrière et des années à venir.

Je suis un peu voûté et mes mains voudraient tout garder, tout retenir.

Mes pieds souhaiteraient garder la terre, s’y enfoncer.

Mes yeux n’osent pas assez.

Ma caresse est douce et robuste.

Mon cœur apprend l’écoute, la navigation.

 

Tant à dire et si peu, si petit, si minuscule. Une fourmi me regarde et me dit : « C’est drôle, c’est tout comme moi ! »

 

Je m’appelle Emilio Contini.

J’appelle. Je me rappelle.

Je suis.

Suis.

Suivre. Longer. Tourner.

S’y perdre.

 

Mais la bougie, toujours,

La flamme

Le phare

 

Navigation.

***

 

Olivier.

 

Tu parles à ce qu’il n’y a pas d’uni en moi.

 

Tu parles à ce qui m’empêche de m’unir à l’autre.

 

Tu parles à moi indécis.

 

Tu parles à moi qui fleuris.

 

Tu parles à ma tendresse contrariée, à mes désirs.

 

Tu parles aux conflits d’aujourd’hui, d’hier et d’avant-moi.

 

Tu parles rudesse, tu parles s’adapter, tu parles pacifier, réconcilier.

 

Tu parles souvenons-nous.

 

Tu parles les fruits de l’arbre.

 

Tu parles souffrance.

 

Tu parles beauté.

 

Je parle beaucoup.

 

Tu ne dis rien et tu

 

Dis tout.

***

 

Les fruits m’appellent

Que j’en sente l’odeur et le parfum

Et que le soleil me montre le chemin

 

Thomas Astegiano

pages d'écriture et lectures à voix haute
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Mon écriture

 

Le Ménage, mas des métayers autrefois, domaine de Tourris

tout est en fleurs, abondance de coquelicots et autres fleurs que je suis incapable de nommer, un mutilé qui ne peut reconnaître et nommer ce qu'il a sous les yeux ; oliviers en floraison, une orgie de fleurs non encore écloses, bourgeons plutôt

des oiseaux chantent dans les arbres ; j'entends loriot, pinson ; merci à notre guide de me guider; je les avais pris pour des rossignols qui ne chantent, trillent que la nuit

dimanche 16 mai entre ascension et pentecôte, entre montée au ciel du ressuscité et descente de l'Esprit-Saint

comment je comprends ces événements ?

 

La résurrection, c'est l'éveil, le réveil ; on était endormi, aveugle, sourd, on se croyait le centre, au centre, égo = palmier mais pourquoi pas olivier millénaire au cœur du nombril et soudain mais préparé par un long chemin ou comme une illumination, l'éveil, l'appel, l'éveil à cette évidence, tu es divin, l'appel brûlant, sois lumière, rayonne d'amour ; la résurrection, c'est pas après la mort, c'est pendant qu'on vit, un réveil qui nous met debout

 

L'Esprit-Saint, c'est le 3° larron de la Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ; 1 (Dieu) = > 3 (Père, Fils, Saint-Esprit) ; c'est quoi ce mystère = incompréhensible, de la Trinité, monothéisme ? à 3 têtes 

Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma (littéralement Souffle). C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumatologie.

L'introduction de l'encyclique Fides et ratio précise :

« La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. C'est Dieu qui a mis au cœur de l'homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L'aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. »

L'encyclique poursuit :

« Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté (cf. Ep 1, 9), par lequel les hommes ont accès auprès du Père par le Christ, Verbe fait chair, dans l'Esprit saint, et sont rendus participants de la nature divine. »

Dans le catéchisme de l'Église catholique, l'Esprit saint est présenté comme l'interprète de l'Écriture

Le catéchisme rappelle les multiples sens de l'Écriture, le sens littéral et le sens spirituel, ce dernier étant subdivisé en trois, ce qui fait parler de quatre sens de l'Écriture :

  • sens littéral ;

  • sens allégorique ;

  • sens moral (ou tropologique) ;

  • sens anagogique

    Le mot qui désigne l'Esprit saint dans la Bible hébraïque est le substantif féminin, rûah, qui signifie très concrètement le souffle ou le vent ; Il en est ainsi en grec ancien (πνεῦμα, « pneũma ») et en latin (spiritus).

Dans le Nouveau Testament, il est représenté par des symboles : la colombe (Mc 1,10), la tempête, les langues de feu (Ac 2, 2-3). Saint Jean le désigne comme Paraclet, ce qui veut dire « Consolateur » ou « Avocat »

Le souffle est le signe et le principe de la vie : Adam, l'homme, devient vivant par insufflation

Celui qui reçoit l'empreinte du Saint-Esprit, gage de notre héritage possède la plus riche dotation qui se puisse imaginer en sagesse, piété et force, celui-là marche dans les voies de Dieu en anticipant le futur, il prophétise, dans un esprit de justice et de sérénité.

« En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par ce seul et même Esprit ; à un autre, la puissance d'opérer des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre la diversité des langues ; à un autre le don de les interpréter.
Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît. Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Tous, en effet, nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. »
De ce développement tiré de wikipédia, je retire que l'Esprit-Saint c'est le Souffle créateur, le Souffle divin, le Souffle de Vie, de la Vie créatrice, éternellement créatrice, héritage immémorial inscrit, interprété par des traditions fort anciennes d'où nécessité de l'étude, que ce Souffle qui donne vie, donne aussi des dons, variables selon celui qui les reçoit, lequel doit être prêt à les recevoir, ce qui signifie que nous ne sommes pas tous investis par l'Esprit-Saint ou plutôt que nous le sommes tous mais que beaucoup refusent de se reconnaître comme incarnation du Souffle de Vie. Il faut une disposition d'âme, une motivation, une vocation, une mission de vie.

Qui suis-je ?

Je suis Olivier Olive, identifié à ces noms

Olivier très ancien, riche de vies d'avant, sans répétition karmique

de vie en vie, nettoyage, purification favorables au surgissement de la curiosité, du désir, de l'avidité, de la passion, de l'amour de l'expérimentation de l'homme qui a faim, qui cultive pour mettre en réserve, pour temps de détresse, temps d'abondance et enfin de l'amour inconditionnel de l'Olivier, partie du Tout et Tout en même temps

Olives aussi variées que les espèces d'oliviers (des milliers) nés dans des pays variés de Méditerranée : kalamata, lucques, nyons, picholine...

Rituel :

Olive d'Olivier offre-moi ta chair, ta rondeur

d'amour inconditionnel, mon cœur t'aimera

Tu es aimée / tu es ma bien-aimée

Le souffle de la Vie souffle cet air partout, sur tout, de toute éternité, à tout instant

Si tu te sens aimée olive d'olivier, à égalité avec tout ce qui existe, éprouveras-tu de la jalousie ? Auras-tu peur d'être moins aimée ? Voudras-tu que les autres t'aiment plus que je ne t'aime ?
Si tu es ma bien aimée, olive d'olivier, si tu es aimée dans ta singularité, dans ton unicité, trouveras-tu que je ne t'aime pas comme il faut, que je t'aime sans avoir les mots, sans te dire les mots que tu attends, les mots qui t'exhaussent ?
Sous un olivier dressé devant l'entrée du Ménage à Tourris, j'ai tourné, tourné, derviche tourneur honorant la roue du temps
horizontalement d'avant en après
verticalement, de bas en haut
de vie à cessation de la vie
ne pas employer le mot mort, on ne peut rien en dire
cessation de la vie = renaissance par cycle
naissance, croissance, ex-croissance, décroissance, renaissance
Olivier du Ménage, je t'ai demandé puis-je cueillir une branchette en bourgeons ?
pas attendu la réponse par impatience
connard !
Je t'ai cueillie, branchette en fleurs-bourgeons, une orgie de fleurs hermaphrodites, parfaites
je t'ai cueillie sans ton accord
mon offrande c'est le juron que je m'attribue : connard !
Je t'ai vue en fleurs
tu m'as vu
qu'as-tu vu ?
- un connard en train de devenir Bonnard !
 
Jean-Claude Grosse, animateur de l'atelier
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une histoire de la vraie vie / l'ultime port-folio

16 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #FINS DE PARTIES, #album, #pour toujours, #voyages, #vraie vie, #écriture

Une histoire de la vraie vie
vendredi 15 octobre 2001, 5 H 15, je me lève, descends dans la cuisine ; deux annonces de messages se font entendre ; je lis : message énigmatique de Leila, la messagère d'un 15 août (il y a 2 ou 3 ans) qui avait souhaité me rencontrer pour parler de Cyril, professeur de théâtre au Lycée d'Arles ; rencontre qui eut lieu sur le chemin Corsavy-Le Revest, renouvelée quelque temps après où je lui donnais toute une série de textes de Cyril); dans le message, elle exprime le manque de Cyril
petit-déjeuner pris, je téléphone à Leila : 1 H 10 d'échanges
et à la fin, un moment sublime : nous étions toutes amoureuses de Cyril, il avait un tel charisme. Moi, j'étais timide, réservée. Il me propose de faire une impro. Je choisis d'être une directrice de pensionnat de jeunes filles, lunettes, pincée, coincée, étriquée, yeux baissées. Cyril toujours très intense dans son regard, très présent, très animal par rapport à ce que je tente. Soudain, il vient vers moi, clope au bec, me prend par la taille et me fait valser à m'étourdir puis soudain : maintenant tu es une femme, regarde-moi dans les yeux ; j'ai levé les yeux, il m'a percé l'âme, traversé le cœur ; je vis avec ça depuis plus de 20 ans ; il me manque
j'en ai les larmes aux yeux ; quelle puissance dans la proposition ; par sa valse, il a fait naître Leila à son désir
on n'est plus dans l'apprentissage du théâtre (avec les risques et pratiques dénoncés aujourd'hui), on est dans du coaching de vie
 
aujourd'hui, 19 septembre 2019,

il est parti sans être parti depuis 18 ans

et je me dis

mais c'était un ressuscité

(comme en parle Jean-Yves Leloup)

"Le mot « résurrection » vient du mot grec anastasis qui signifie « se lever après le sommeil, se poser dans l’espace, dans la hauteur ». Ainsi, celui qui est ressuscité est celui qui est passé de l’état de conscience limitée à un état de conscience sans limite. C’est pour cette raison que dans la tradition on dira que le Christ était ressuscité avant de mourir. Et lorsque saint Jean parle de « vie éternelle » cela signifie que la vie éternelle n’est pas opposée à la mort, qu’elle est avant, pendant et après la vie ; c’est la dimension d’éternité qui est au cœur de la vie.
Et c’est à cette dimension qu’il s’agit de s’éveiller, à ce non-né, non-fait, non-créé, à cette dimension de l’incréé. C’est cela la résurrection. Aussi lorsqu’on dit que le Christ est ressuscité et que nous sommes appelés à la résurrection, cela signifie que nous ne sommes pas appelés à nous réanimer, mais à nous éveiller au cœur de notre finitude, à la dimension d’éternité, dimension que dans un autre langage on appellera l’Eveil…

…Nous avons donc la liberté de nous ouvrir ou la liberté de nous fermer ; nous avons le choix entre l’ouvert et l’enfer. En nous ouvrant au cœur même des conditions dans lesquelles nous sommes, en nous ouvrant à cet infini qui nous habite, nous entrons dans le monde de la résurrection. Dans toutes les traditions, le but n’est jamais la réincarnation mais l’Eveil, la résurrection, la délivrance du Karma. 

Dans l’Evangile de Philippe il nous est rappelé (logion 21) que la Résurrection (Anastasis) n’est pas une réanimation…L’Evangile de Philippe, à la suite du Christ, nous invite à nous éveiller dès cette vie à ce qui en nous ne meurt pas et que Saint Jean appelle la Vie éternelle. La vie Eternelle n’est pas la vie « après la mort », mais la dimension d’éternité qui habite notre vie mortelle, et à laquelle il s’agit de s’éveiller comme le Christ avant de mourir.
Par ailleurs l’apôtre Paul précise bien que ce n’est pas notre corps biopsychique qui ressuscite, mais notre corps spirituel « pneumatique ».

Qu’est-il ce corps dit « spirituel » ? Ne se tisse-t-il pas déjà dès cette vie, à travers nos actes de générosité et de don ? Car la seule chose que la mort ne peut pas nous enlever, c’est ce qu’on aura donné. L’Evangile de Philippe insiste sur cette puissance du don, cette capacité d’offrande que le Soter (Sauveur) vient libérer en nous…" 

JY Leloup

 
 
dorénavant, je n'écrirai plus que des histoires de la vraie vie, toujours brèves, intenses
tu ne provoques rien, tu n'attends rien et l'abondance te tombe dessus comme flocons de neige ou pluies de saison, à te transpercer
 
je vis depuis un mois, des moments incroyables, par exemple, le surgissement sans préavis du fils de Michel, mon neveu donc, samedi 9 octobre ; il avait besoin de poser un acte, 20 ans après la mort de son père à Cuba, il avait 12 ans ; je ne connais rien de mon père, je dois me reconstruire, je veux voir son œuvre, entendre sa voix, aller à Cuba, mettre en valeur son œuvre jusqu'au ciel ; 450 kilomètres et 450 kilomètres = 900 kilomètres sans savoir si je serais là, sans savoir comment je le recevrais et même si je le reconnaîtrais ; je l'ai reçu comme je suis devenu, dans le présent, sans préjugés venus d'il y a 9 ans en arrière et nous avons passés 7 heures ensemble, très intenses ; tout d'un coup le voyage à Cuba que je devais faire du 10 au 30 septembre (qui me paraissait un peu réchauffé) et qui n'a pas eu lieu prend toute sa signification : un passage de relais à un adulte de 32 ans, parlant de pardon et de rédemption, complètement investi dans une mission d'épitaphier et pas d'héritier ; merci la Vie ; il est reparti avec 11 gouaches, un carton d'oeuvres sur papier, avec l'ultime port-folio des gouaches de Cuba... 
 
parlerai-je de ce qui se passe avec Les pieds tanqués dont une enseignante universitaire anglaise assure la traduction pour que cette pièce sur la guerre d'Algérie soit largement exploitée par les jeunes anglais ? Ou de la traduction de mon Histoire de places par une enseignante de l'université de New York ?
 
Et ce soir, l'inauguration d'un café-culture se réunissant au bar de Dardennes 21 participants et quel panel : mathématicien, médecins, GJ, cosmologiste, historien … et les piliers du bar...
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio
à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio

à Cuba place de la cathédrale, plage de Santa Maria; l'ultime port-folio

le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie
le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie

le Casot aujourd'hui, retapé, habité par Félix, Leila et bientôt un enfant; merci la Vie

couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H
couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H

couvertures des livres en traduction; une partie des participants au café culture du bar de Dardennes et un pilier de bar, vendredi 15 octobre 2021 de 18 H 30 à 20 H

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