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Blog de Jean-Claude Grosse

Ivresse

24 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours

Ivresse
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Ivresse est sculptée dans du châtaignier. Ce châtaignier a été déraciné par une tempête en 2004. Le sculpteur, Michel Gloaguen, a débité l'arbre en 2010, sculpté Ivresse puis mis le feu à l'œuvre lors d’une cérémonie pyrénéenne traditionnelle : la grilladerie (grillades, vins bus au pourou et rires) à Coudaruque, dans le Val d’Azun, en août 2010. Avant destruction de la sculpture, sur intervention d’amis soucieux de conserver L’Ivresse, arrêt de la mise à feu et à mort. Long travail de nettoyage au chiffon pour enlever le noir de fumée. Ponçage et peaufinage à la cire d'abeille.

Ivresse est la dernière œuvre d’une série de 10 pièces Intimités réalisées par Michel Gloaguen (idée et bois) et Françoise Gourvès (verre). Un an de travail pour évoquer l’union entre deux corps, leurs positions possibles (69, 96, fellation, jouissance, extase, symbiose 1 et 2, abandon), leurs états d’âme, leurs émotions. Grande retenue dans ces œuvres élégantes, raffinées, délicates mais aussi puissance latente des pulsions sexuelles, des élans passionnés qui nous envahissent parfois, nous mettent hors de nous. C’est la marque de l’amour. Certaines amours ne durent qu'un jour. D'autres durent jour après jour jusqu'à ce que ça fasse toujours.

La série a été exposée à la galerie L'if à Elne, en septembre 2010. La galerie L'if, dirigée par Odette Traby (décédée depuis) fut un lieu remarquable d'expositions, de rencontres poétiques animées par Les Authentiques Cabochards avec Gilbert Desclaux, Michel Gloaguen, Michel Gorsse et bien d'autres.

Michel Bories dit Pof, inventeur du Pof Art, fut bien sûr défendu, exposé par Odette Traby.

Vernissage le 3 septembre 2010. Annie et moi avons décidé d'acheter Ivresse. La sculpture, osée, correspondait à notre état du moment. Je revenais du bocal agité au Baïkal. J'avais rencontré la sirène Baïkala. Tourmente affective. Tourment sexuel et amoureux. Nous étions très proches à ce moment-là. Et cela dura jusqu'à là où ça prend fin.  Annie prit sa retraite le 17 septembre 2010. Entre le 17 septembre et le 18 octobre, elle s'occupa de réinstaller et réaménager la maison. Je n'ai rien changé depuis son départ, je vis dans sa maison, son univers. Le 18 octobre, elle se plaignit de violentes douleurs dorsales. Le 29 octobre, je l'amenais aux urgences. Le 29 novembre, elle s'en allait.
 

La série est reproduite (avec l'accord de Michel Gloaguen) dans le livre Le Fils du Baïkal, épuisé, non réédité. Mon analyste (une femme) m'a fait comprendre que ce titre (sur les conseils d'Annie mais que je partageais) était très mauvais. L'hommage au fils disparu revenait à mettre à l'écart la fille, la soeur, elle bien vivante, à l'oublier. Place aux vivants, pensez à vos vivants m'a-t-elle dit, aimez-les encore plus, encore mieux, dites le leur, ce sont ces mots, des mots d'amour, des Je t'aime, qu'ils veulent entendre. J'ai donc réécrit une partie du livre qui est devenu Les Enfants du Baïkal, épuisé aussi, avec dédicace spéciale à Katia, ouvreuse de la voie théâtrale à son frère cadet.

J'ai compris suite à cet épisode que les survivants ont à être encore plus et mieux aimés, ils souffrent comme nous et donc ont besoin de voir qu'on les aime mieux et autrement que les disparus. Quelle place accorder aux morts, quelles relations avoir avec eux, quelle place accorder aux vivants, aux survivants, c'est un des enjeux de L'Île aux mouettes (2012) entre la chamane et l'épousée, pages 142 à 147. La chamane qui a charge des morts et de leur âme sait combien on a tendance à oublier ceux qui restent. Cela m'a amené à changer d'attitude vis à vis de ma fille, à être très proche d'elle, à l'écoute, en soutien.

Merci à cette sagesse qui me gagne petit à petit, avec l'âge, que je ne vis plus comme vieillissement programmé, inéluctable (merci Deepak Chopra) mais comme potentialités inédites de longévité, de maturité du jugement, de créativité renouvelée ou approfondie, de spiritualité de la vision, sagesse que je m'incite à acquérir par exercices et nouvelles attitudes, habitudes, par vigilance reposée et maîtrise active, en ayant des projets à long terme (2028 à Baklany avec Katia et Rosalie, 2019: 50° anniversaire du suicide de Gabrielle Russier au Théâtre Toursky à Marseille, 2018 : 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest et au Bateau Lavoir à Paris) ;

comme dit Byron: Ce que l'homme atteint devrait être hors de sa portée, sinon à quoi sert le ciel ?

merci à l'ouverture d'esprit et de coeur toujours un peu plus grande qui en résulte, accueil toujours plus vivant de la Vie qui nous habite et nous traverse et qui inclut la mort, accueil donc aussi de cet horizon destinal qui donne à la vie sa dimension tragique, son "prix", sa valeur (c'est nous, chacun, individuellement, librement, qui décidons de cette valeur car attention, lisez attentivement, la vie n'a pas de sens puisque le sens de la mort est inconnaissable mais elle n'est pas absurde, c'est l'erreur de Camus d'avoir déduit l'absurdité de la vie du néant auquel la mort conduit) d'où cette sagesse qui m'habite de plus en plus est une sagesse tragique. Les liens vers des articles de mes blogs montrent que la méditation sur la mort est partie vivante de mon cheminement spirituel, non religieux. Bien sûr, ce qu'on appelle la petite mort, la jouissance mérite attention surtout si certaines femmes accèdent à l'Autre Jouissance.

Échange entre le père et la mère dans L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto (2014):

Le père – c’était le soir, on avait allumé un feu pour faire griller les omouls qu’on avait péchés, on avait porté deux toasts de kedrovaïa au lac, à l’amour, ça nous avait émoustillés, nous avons fait l’amour sur le plancher de l’isba de rondins blonds

La mère – j’aurais voulu que tu me baises
Le père – je t’ai fait l’amour
La mère – tu ne m’as pas baisée, tu m’as fait l’amour, pas comme j’attendais
Le père – tu m’as surpris, tu n’avais jamais été aussi ouverte
La mère – tu t’es retiré
Le père – tu m’as ramené en toi, tu l’as eu, ça ne te suffit pas
La mère – je n’ai plus jamais été Ouverte comme ce soir-là
Le père – je suis désolé, j’avais envie de m’abandonner, de me livrer à ton étreinte, ça s’est bloqué
La mère – chez moi aussi
Le père – te plains-tu de nos étreintes
La mère – on fait l’amour comme tu dis, on ne baise pas, j’étais Ouverte par l’Appel de la Vie,
ça pouvait ressembler à de l’indécence,
je me suis sentie jugée, quelle violence, cette impression, pour la vie. Tu vois, mon sexe n’a pas oublié l’obscénité de ton retrait
Le père – je regrette vraiment de m’être refusé, peut-être par trop de respect pour ton corps que je ne voulais pas outrager
La mère – c’est ça, mon p’tit chat ; depuis, tu es le maître de cérémonies minutées avec paliers et plateaux, plus de place pour les effondrements dionysiaques, pour les envols mystiques. Tu ne ressentiras jamais où t’aurait mené une plongée sauvage, sans calculs, dans ma béance
Le père – tu as quand même du plaisir
La mère plaisir, plaisir, petit mot qui convient bien à une pâle jouissance, sans retentissement au profond du corps et de l’âme. Fusionner avec le Tout, des Femmes rares connaissent.
Aurais-je pu connaître la Grande Vie Cosmique, pas la petite mort orgasmique ?

Ivresse est devenue le totem de la villa joie au Revest. Le soleil de fin d'après-midi caresse les fesses de la belle, plantée sur son beau. Vivant à l'extérieur, sans soins ni entretien, le temps finira par avoir sa peau mais ce sera dans très très longtemps, le châtaignier étant quasi-imputrescible.

Tout près d'Ivresse, les fesses sublimes de Laurent Ribeirat, un ami peintre de Michel Bories et Gilbert Desclaux, parti aussi. J'aime ces quelques sculptures en plein air sans parler des tableaux accrochés dans la maison, une vingtaine et les objets en dentelles végétales d'Aïdée Bernard.

Un univers sensible grâce à des oeuvres d'artistes.

Jean-Claude Grosse

Extrait de L'Île aux mouettes (2012):

Réel 1 – Bande blanche du zèbre

L’épousé et l’épousée se promènent sur la plage de Baklany. Soudain, une mouette pique sur eux, inattendue ; l’époux la chasse ; elle recommence son vol en piqué plusieurs fois ; à chaque fois, l’époux la chasse ; que dérangent-ils ? puis la mouette tombe devant l’épousée, morte ?

on n’a entendu aucun coup de feu ; la mouette a, à la tête, une tache couleur rouge, du même rouge que les cheveux de l’épousée ; aucune trace de blessure.

L’épousée – qu’est-ce qui t’arrive, la mouette ? (elle la prend dans ses mains, la caresse)

L’épousé – étranges, ces attaques !...

La fille – an other perfect fucking day in Baklany !

L’épousée – c’est un signe !

L’épousé – annonçant quoi ?

L’épousée – je ne sais pas ! nos amis sibériens ont toujours des explications ! il y en a bien un qui va nous dire !

Baïkala – шаманка Бакланьего мыса ! Матрёна Петровна кулбертичёва ! la chamane de Baklany ! Matrena Petrovna Koulbertichova !

La chamane a assisté à la chute de la mouette. Elle a revêtu le manteau aux pendeloques portant les emblèmes du soleil, de la lune, d’Emeget, l’esprit universel et d’Ekgetou, l’oiseau mythique à deux têtes. Au dos du manteau, la bride, tenue par Baïkala, qui lui permet de retenir Koulbertichova, si jamais elle s’éloigne trop des vivants présents. Sur la tête, Matrena Petrovna porte la coiffe surmontée d’une ramure de renne. Les franges de la coiffe représentent les mouettes qui vont lui permettre de voler, de plonger. Elle trace un grand cercle autour de la mouette, tape sur son tambour d’abord doucement et lentement en tournant à l’extérieur du cercle dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre puis elle accélère tournant dans le sens horaire. Elle vocalise, assistée par Baïkala ! koutou- routsouk de la chamane, chants hystériques préparatoires au voyage. Brusquement, Koulbertichova s’arrête.

Baïkala (traduisant) – une âme n’est pas partie après les 40 jours de la disparition de son corps ! des vivants ne l’ont pas laissé partir ! la chute de cette mouette dit que si cette âme ne s’en va pas ! elle fera un malheur ! je pars à la chasse de cette âme malheureuse ! devenue malveillante ! pour la gagner... mes semblables, nous allons nous adresser aux âmes de nos ancêtres, eux qui ont vécu longtemps avant nous, pour qu’ils nous aident ! Âmes de nos ancêtres ! rassemblez-vous pour une longue route avec moi ! Nous volerons vers l’île aux mouettes à tête rouge, comme une nuée de mouettes, pour gagner l’âme de cette mouette ! L’île lui sera-t-elle port d’attache, rupture de direction, vol cassé ou propice aux insolites traversées ?... Vents du Baïkal ! bargouzine ! sarma ! gournaïa déferlant de l’est ! koultouk du sud ! verkhovik du nord ! chelonnik de la Selenga ! Kharakhaïkha de l’Angara ! à vous de décider !

Elle crie, stridences aigües devenant progressivement graves, de plus en plus faibles, puis silence. Elle a cessé de respirer, elle est inanimée, out-of-the-body experience ; la transe profonde dure 1/2 h. Tout le monde retient sa respiration. C’est la première fois que les Français voient une chamane, une chamane en transe. Elle sort lentement de son état inerte ; recommence à respirer ; elle est en nage. Tous ont repris leur souffle depuis longtemps sauf l’épousée qui a épousé le rythme de Matrena Petrovna. Elle sort en nage de cette expérience extrême. La mouette sort de son état inerte. Elle s’envole en tournant autour de l’épousée puis s’éloigne au large, vers l’île aux mouettes où l’agitation a cessé. Matrena Petrovna s’allonge dans le cercle, face au ciel, écarte bras et jambes, offre son vieux corps à la dévoration par les âmes des mouettes.

Koulbertichova – вы потеряли кого-то, к кому были очень привязаны ? vous avez perdu quelqu’un auquel vous étiez très attachée !

L’épousée – mon fils !... noyé ! ici ! à Baklany ! мой сын !... утонул ! Здесь ! на Бакланьем мысе !

Koulbertichova – его душа была узницей вашей любви ! мне удалось её освободить ! вы сильно сопротивлялись ! вы разделились ! клан ваших мертвых зовет вас ! очень сильно ! клан ваших живых тоже ! намного меньше ! вам нужно поменять знак !

Baïkala (traduisant) – son âme était prisonnière de votre amour ! j’ai pu la libérer ! vous avez beaucoup résisté ! vous êtes divisée ! le clan de vos morts vous aspire ! très fort ! l’eau ! le clan de vos vivants aussi ! beaucoup moins fort ! l’air ! vous devez inverser le signe !

L’épousée –... pourquoi ? Почему ?
Koulbertichova – если мы живы, надо жить ! tant qu’on respire on vit !
L’épousée – comment ?
как ?

Koulbertichova – вылейте водку на пляж ! возьмите горсть песка ! Зайдите ! Голыми ! в озеро ! по пояс ! скажите Мать-моржиха дай нам солнца! три раза! выпейте три глотка озерной воды ! вдохните трижды воздух озера ! рассейте в три подхода песок в воду ! Вода! Земля ! Воздх ! они разделены !... это должно бы заставить вас порой не валить все в одну кучу !...

Baïkala (traduisant) – versez de la vodka sur la plage ! prenez une poignée de sable ! entrez ! nue ! dans le lac ! jusqu’à la taille ! dites Мать-моржиха даи нам солнца trois fois ! buvez trois gorgées d’eau du lac ! inspirez trois fois l’air du lac ! dispersez en trois fois le sable dans l’eau ! Terre ! Eau ! Air ! bien séparés !... ça devrait vous faire renoncer à tout confondre parfois !... surtout ne buvez pas la vodka ! il faut la jeter !

L’épousée s’exécute sous les yeux médusés de l’époux et du camp ! il pleut à verse ! elle plonge en apnée ! tout le monde retient sa respiration ! plus ou moins longtemps ! il y a ceux qui y croient ! ceux qui n’y croient pas ! elle réapparaît des minutes après !... tous reprennent leur souffle ! il fait soleil !

Baïkala – averse!... arc-en-ciel!... soleil!... je le répète ! la vie est comme un zèbre ! une bande noire !... une bande blanche !...

Koulbertichova – мадам, да вы шаманка ! мир это ваши крылья ! ваше оружие, любовь ! вы прошли ужасные испытания ! ужасные испытания ждут вас ! используйте вашу способность останавливать дыхание ! вырвите с корнем из вашего нутра желание пропасть ! если вы

Baïkala (traduisant) – vous êtes une chamane ! la paix est votre aile ! votre arme, l’amour ! vous avez traversé des épreuves terribles! des épreuves terribles vous attendent ! utilisez votre maîtrise de l’apnée ! extirpez de votre ventre les désirs de vous sortir de la vie ! je vous accompagne ! Ouvrez la bouche, gardez, mélangez et avalez ! (Koulbertichova crache une mixture dans la bouche de l’épousée qui s’exécute sans dégoût ; réactions partagées des autres)

69, 96, fellation, jouissance, extase, symbiose, symbiose 1, abandon, ivresse (4, face, dos), l'ivresse totem au soleil, les fesses de Laurent Ribeirat sur leur restanque
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sur la présidentielle et les législatives 2017

24 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #SEL, #agoras

lecture publique de Vols de voix vers le 7 juillet 2017, sur les gradins antiques du Revest face au Parthénon revestois, la Tour, où siège Jupiter; lecture de Moi, Avide 1°, l'Élu en 2009
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réflexions sur la présidentielle et les législatives

voilà c'est fini et ça commence, peut-être ça recommence, d'un spectacle à un autre avec des mots, des bruits, des rumeurs, des proclamations, paroles, paroles, foutaises pour gogos

si je pars de mes choix, présidentielle 1° tour Mélenchon, 2° tour abstention

législatives, 1° tour, candidat insoumis, 2° tour abstention

si je tente de regarder de plus haut et de travers, je constate que l'abstention est dominante, elle signifie d'après moi, un rejet massif ou au moins une méfiance massive de toutes les propositions y compris en mouvement = en marche

le dégagisme s'est exprimé au 1° tour de la présidentielle, extrême-droite 16,14%, france insoumise 14,84%, 610000 voix d'écart pour arriver au 2° tour, abstention 22,23% ; Macron 18,19% des inscrits ; le dégagisme n'a pas fait recette, y compris Mélenchon ; 

à mon humble avis, ce que proposait la France insoumise a été reçu comme trop de changement, ça fait peur : nouvelle constitution, réorientation de fond de l'appareil économique, volonté d'affronter les puissances d'argent pour plus de justice, d'égalité donc germes de conflits âpres ; moi, ça me semble un programme nécessaire, insuffisant, ne laissant pas assez de place aux initiatives d'en bas, à la démocratie directe, programme jacobin avec un état fort mais les gens ne fonctionnent pas d’après ce qui est nécessaire; ils fonctionnent sur des sentiments (espoir, peur, le couple depuis des siècles) et des réflexes souvent fabriqués par manipulations médiatiques et politiques 

la martingale Macron mise en place dans les secrets d’une réunion à l’Élysée a fonctionné, était-elle vouée au succès sans risque ? je suis tenté de le croire, mais même gagnante, le résultat paraît surprenant

le FN présente un visage peu rassurant mais d’après moi, peu dangereux (rien à voir avec les nazis, ce n’est pas la même époque, c’est un clan familial avec des divisions) seulement capable de rassembler des gens en colère ou ayant très peur pour leur piscine (au Revest par exemple) car le FN engrange aussi des voix de classes moyennes sans problèmes spéciaux ; si le FN est au 2° tour c'est toujours l'autre qui passe, c'est un repoussoir pratique pour ceux qui veulent arriver au pouvoir avec l'argument faites barrage au FN ; moi, je ne marche pas depuis 2002 dans cette arnaque ; le FN au pouvoir se dégonflerait vite comme baudruche, ça avait déjà commencé avant le 2° tour

au 2° tour, l'abstention monte à 25,44%, Macron élu avec 43,63 des inscrits et 66,10% des exprimés

les législatives et le scrutin style 5° république sans proportionnelle amplifient le mouvement en faveur de en mouvement = en marche ; le changement a pris la forme d'un vaste renouvellement du personnel législatif, 6 nouveaux députés sur 8 dans le Var, 306 députés LaREM obtenus avec 16, 55% des inscrits et 43,06% des exprimés, 224 femmes dans la nouvelle assemblée, des années de bataille pour la parité, inefficaces, le coup de balai est venu d'en haut alors qu'on croit toujours qu'il viendra d'en bas

apparemment pas beaucoup de convaincus, de compétents, des gens arrivant de la société dite civile, recrutés on ne sait comment, un parti godillots, quelques-uns peut-être tenteront de se faire remarquer ; des bosseurs et bosseuses, je n'y crois pas

la France insoumise sur la base d'une projection stupide se voyait avec 150 députés, résultat 17

PS et PC laminés en partie par le franchissement du rubimacron par plein d'opportunistes, 10 PC, 30 PS

les LR ont mieux résisté mais là aussi il y a eu des rubimacronistes, 112 LR

bref le paysage a changé parce que du sang neuf, le petit doigt sur la couture du pantalon a été élu mais la base électorale est faible, la nouvelle assemblée ne reflète aucunement les rapports de force entre les différentes composantes du pays

bref ça a changé pour que ce soit une bonne politique d'austérité qui s'applique s'il le faut de façon autoritaire, décomplexée ; cette non-représentativité de l'assemblée augure mal de la suite, la disproportion est trop grande entre le poids de chacun des candidats à la présidentielle et le poids d'élus, 8 FN, 17 insoumis, c'est le scandale du mode de scrutin qui corsète le pays

j'en conclus que le pays qui majoritairement ne se reconnaît dans aucune composante ne souhaite pas d'un changement conflictuel, il veut un changement pacifique, consensuel le plus possible ; c'est ce sentiment qu'a su exploiter LaREM mais le déni de réalité de la part du pays comme des élites et élus, à savoir que nous sommes un pays divisé (merci à Sarkozy en particulier et aux autres, genre Fillon), que les intérêts entre les classes sont de plus en plus divergents, que ceux qui s'en sortent se moquent éperdument d'un programme de justice sociale et ne veulent que reconduire, perpétuer leurs privilèges va bien finir par produire ses effets de bombe à retardement ; en paix civile (le terrorisme est juste là pour justifier l'état d'urgence et une politique liberticide), le pays est incapable de faire émerger soit un homme politique de caractère soit des formes nouvelles de gouvernance collective, solidaire ou les deux en synergie ; le pays semble attendre que ça vienne d'ailleurs que de lui, de sa prise à bras le corps des problèmes dont celui de la soi-disant démocratie représentative obtenue par les élections = piège à cons ; le pays n'attendait pas un sauveur, on le lui a proposé, il y a petitement cru, 18,19% des inscrits pour Macron, au 1° tour et 16,55% des inscrits aux législatives ; 1 engendre 306 godillots, des applaudissements et le surnom de Jupiter ; farce, farce pestilentielle comme l'a si bien écrit l'auteur burkinabé É Say Salé, auteur de Vols de voix disponible dès demain au Revest

ce qui m’a étonné c’est le franchissement du rubimacron d’un certain nombre de gens, je ne pense pas aux élus opportunistes, non, à des gens  qui ont voulu y croire donc ont voté au 2° tour Macron alors qu’au 1°, ils avaient voté insoumis, cette capacité à être volatile m’impressionne, le programme du candidat ne compte plus, on pense qu’on pourra agir sur Jupiter; Edgard Morin, Patrick Viveret, Cyril Dion pensent pouvoir convertir Macron à une politique volontariste de transition écologique et énergétique

une lecture publique de Vols de voix où on entendra toutes ces voix volées sera faite sur les gradins antiques du Revest en face du Parthénon revestois, la Tour, où siège Jupiter, vers le 7 juillet

pendant 5 ans, je vais boycotter les infos, les journaux de toutes sortes ; pendant 5 ans, Jupiter prendra s'il le peut les mesures qu'il veut ; s'il le faut, s'il pousse le bouchon trop loin, je participerai à des mouvements de protestation mais pas les manifs-alibis qu'on a l'habitude de nous servir

pendant 5 ans, je ferai des dons à des associations dont j'apprécie le travail pour que déductions faites à hauteur de 66%, je ne paie pas d'impôts à Jupiter qui va dépenser sans compter pour lui et les siens, pas pour le pays d'en bas

pendant 5 ans, je continuerai à faire ma part de colibri ; je crois que les rhizomes finiront bien par se diffuser, que les créatifs culturels, sans bruit, sans fureur, en se changeant, changeront les paysages et visages autour d'eux et en s'étoilant (s'étoilant, pas s'étiolant)

je ne me retire pas dans les bois ; place à d'autres priorités que le spectacle merdique médiatico-politique

Jean-Claude Grosse
 
comme tous les samedis, mais aussi chaque jour, je monte au village, fais mes courses, prends un café allongé et un verre d'eau au bar du vieux château, place Meiffret, discute avec amis et connaissances qui viennent me saluer; ce matin, samedi 24 juin vers 10 H, mais ce n'est pas la 1° fois, discussion d'1 H avec le Maire du Revest; à un moment, il me dit: tu sais pour être élu, il faut avoir un déclic dans sa tête, se dire je suis un leader et se présenter comme celui qui va conduire les électeurs quelque part; en 2008, tu n'es pas apparu comme un leader, plutôt comme quelqu'un proposant un travail d'équipe et une démarche participative; tu ne pouvais pas être élu; j'étais tête de la liste Agir avec vous maintenant (une belle équipe joyeuse, créative, altruiste, une campagne dynamique, offensive, sur le terrain), on proposait entre autres le renoncement aux indemnités d'adjoints pour les mettre dans un pot commun finançant des projets de Revestois d'intérêt local, nous avons fait 15% des voix et avons été traités de démagogues; en 2014, presque toute l'équipe est repartie, programme quasi-identique, 28% des voix, 3 élus dans l'opposition; 2020 ? comment va être traité François Ruffin, Merci Patron, qui limite son indemnité parlementaire au SMIC ?
 
échange sur FB
Mathieu Guillochon des limites du suffrage universel, tout le monde vote ...
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Jean-Claude Grosse 1 voix = 1 voix mais les motivations sont de 3 sortes, conviction raisonnée, réaction affective fondée sur la peur, réaction affective fondée sur l'espoir, les 2 dernières motivations, irrationnelles en partie, sont les plus nombreuses et les hommes politiques tricotent, jouent avec cela; celui qui choisit la voie de la raison se plantera
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Mathieu Guillochon sans oublier le bon vieux clientélisme, mais qui se range en partie sans doute dans la 1ére catégorie.
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élections municipales de 2008, lecture en 2009 de Moi, Avide 1°, l'Élu
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Julius et Ethel Rosenberg, exécutés, il y a 64 ans

19 Juin 2017 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #notes de lecture, #agoras

Tous les ans, le 19 juin, je réactualise pour une quinzaine de jours, cet article sur cette exécution capitale.
Cette année 2017, Les Cahiers de l'Égaré éditeront une trilogie sur la peine de mort, Une tragédie américaine de Marc Israël-Le Pelletier. Bobby et Danser avec les morts sont en lien direct avec cette tragédie. Le livre sera préfacé par un des deux fils de Julius et Ethel Rosenberg, Robert Meerepool du nom de la famille qui les a adoptés, sachant que le père adoptif Abel est l'auteur de l'éternelle chanson Strange Fruit et de son inoubliable interprète, Billie Holliday.
 
Étant donnée l'importance de cette exécution,

 

du contexte dans lequel elle a eu lieu,
je fais remonter cet article, écrit en 2006
JCG
 
et le lien d'un article récent d'un des fils des époux Rosenberg
(voir en bas de l'article)
http://www.larevuedesressources.org/presque-60-ans-apres-l-execution-des-epoux-rosenberg-refutation-du-livre-de-andre-kaspi,2169.html
 

Julius et Ethel

Rosenberg


Le baiser: Julius menotté embrasse Ethel dans le fourgon
(photo anonyme)

Le 19 juin 1953 à 19 heures, et non à 23 heures comme pour toutes les autres exécutions, car 23 heures, ce jeudi, c'est le début de sabbath et le juge Kaufman (qui a truqué le procès) ne veut pas qu'on tue  pendant sabbath, (à 19 heures, par contre, on peut), le 19 juin donc, jour de leur anniversaire de mariage, Julius puis Ethel Rosenberg étaient exécutés par électrocution sur la chaise électrique à la prison de Sing Sing, dans l'État de New York, après avoir été condamnés à mort pour avoir livré des secrets de fabrication de la bombe atomique à l'URSS.
L'électricien s'appelait, pour la petite histoire, Joseph Francel. Il toucha deux fois 150 dollars. Pour Julius, il a libéré 3 décharges électriques. Pour Ethel, parce que le casque est trop grand, il lui faudra libérer 5 décharges.
En 2001, le frère d'Ethel: David Greenglass, qui vit sous un autre nom, avouera à la télévision avoir menti en accusant Ethel d'avoir tapé à la machine les documents compromettants.
Julius et Ethel laissent deux orphelins, Michael et Robert, adoptés plus tard par Anne et Abel Meeropol.

J'ai lu le 17 juin 2006, un récit de 23 pages sur leur mise à mort, signé Claude Cabanes (éditorialiste à L'Humanité) et j'ai passé la journée du 18 juin 2006 à regarder 70 pages de liens que me proposait la recherche : Julius et Ethel Rosenberg, sur Google. De cette plongée dans les ressources d'internet, qui m'a fait approcher les sites de la CIA, du FBI, de la NSA ( mais méfiant, je n'ai pas cliqué), j'ai ramené quelques liens pour ceux qui auront envie de faire le point aujourd'hui sur cette affaire.

C'est la conférence organisée à l'ENS, en avril 2005, qui me semble être le document le plus objectif, les messages cryptés Venona y sont mis à la question, même si il semble difficile d'échapper à une lecture idéologique, que ce soit celle des partisans de l'innocence, difficilement tenable pour Julius, pas pour Ethel, que ce soit celle des partisans de la culpabilité, difficilement tenable aussi, au moins en ce qui concerne l'accusation de livraison par Julius de secrets de fabrication de la bombe atomique et en ce qui concerne Ethel.


http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=conf&idconf=626#

L'essentiel de cette affaire n'est pas d'ailleurs dans la culpabilité ou l'innocence de Julius (Ethel semble hors de cause) mais dans le caractère illégal de ce procès (huit jours avant le début du procès, le juge Irwing Kaufman et le chef du FBI, Edgar Hoover, avaient décidé la peine de mort au cours d’un entretien au ministère de la Justice, faux témoignage, celui du frère d'Ethel, absence de preuves, confession de Roy Cohn, procureur adjoint du procès Rosenberg et protégé du sénateur Joseph McCarthy qui dans son Autobiographie posthume, publiée en 1988, reconnaît explicitement avoir exercé des pressions illicites sur le juge Kaufman, qui lui avait promis, avant même l’ouverture du procès, qu’il condamnerait Julius Rosenberg à mort. M. Cohn avait ensuite insisté pour qu’Ethel soit elle-aussi condamnée à la peine capitale) qui justifie une révision du procès ou une réhabilitation du couple.
Le procès Rosenberg ne fut qu’un déni de justice, d’abord parce que son déroulement et sa conclusion reposaient sur le seul témoignage de David Greenglass, frère d’Ethel Rosenberg et simple mécanicien aux usines atomiques de Los Alamos. Les vagues croquis faits par Greenglass et déposés au tribunal constituèrent l’unique pièce à conviction contre les Rosenberg. Le procès fut, en outre, entaché d’une contradiction fondamentale entre les chefs d’accusation et les termes de la condamnation à mort. Car les Rosenberg, inculpés pour « complot » en vue d’espionnage, ont été exécutés pour « acte » de trahison, transmission à une puissance étrangère du « secret de la bombe atomique », « acte » qui ne fut pas démontré.
Avec cette exécution, ce crime d'État, les USA (État, justice, presse, peuple, intellectuels) ont ce jour-là montré ce que pouvait une hystérie ou une paranoïa collective, propulsée par le sénateur McCarthy, organisant une véritable chasse aux sorcières.
On était en pleine guerre froide et ce qui se passait à l'Est n'était pas de meilleur goût que ce qui se passait aux USA. Le 4 avril 1953, un mois après la mort de Staline, la Pravda avait annoncé que le "complot des blouses blanches" était une invention de la sécurité d'Etat qui avait utilisé des "méthodes illégales" pour obtenir les aveux : en janvier 1953, neuf médecins de renom avaient été arrêtés et accusés d'avoir sciemment fait mourir Jdanov (l’un des principaux défenseurs de l’orthodoxie stalinienne) et quelques autres. Tous avaient "avoué" leurs forfaits.
Pas un écrivain américain (Hemingway, Dos Passos, Steinbeck, Faulkner, Caldwell, Lewis) n'a répondu à l'appel d'Ethel (exception pour le savant atomiste Harold Urey, dans une interview au New York Times) pendant qu'en Europe, avec un an de retard (1952, soit un an après le verdict, pourquoi?), les communistes ont lancé une grande campagne qui rassemble, de Sartre à Mauriac, ceux qui demandent à Eisenhower, la liberté pour le couple. Eisenhower rejettera le recours en grâce.
Julius Rosenberg avait été interpellé par le FBI le 17 juillet 1950, quelque jours après le déclenchement de la guerre de Corée (25 juin; à noter que le général Mac Arthur avait envisagé l'usage de la bombe atomique pour éliminer la "vermine rouge" chinoise; le fait que l'URSS possédait l'arme nucléaire empêcha le déchaînement du feu nucléaire américain que rien n'avait pu empêcher à Hiroshima et Nagasaki; on a appelé ce temps, l'équilibre de la terreur, avec une course folle aux armements qui profita et profite toujours aux industriels de l'armement américains) et quelques mois après le triomphe de la révolution chinoise et l’explosion de la première bombe atomique soviétique.
Ethel et Julius Rosenberg sont électrocutés trois jours après le soulèvement ouvrier à Berlin contre le régime de la RDA (le 16 juin, les ouvriers du bâtiment de la Stalinallee, mécontents de leur salaire réel, cessent le travail et descendent dans la rue. Rapidement, la grève s'étend à tout Berlin-Est et, le lendemain, des cortèges parcourent la ville. À midi, l'état de siège est prononcé et deux divisions motorisées soviétiques occupent les lieux. Des insurgés faits prisonniers sont exécutés et le 17 au soir l'ordre régne à Berlin-Est. Cependant, la flamme de la Stalinallee se répandit dans de nombreuses villes: Leipzig, Dresde,... et l'armée soviétique dut intervenir. Il y eut des dizaines de milliers d'arrestations et 42 condamnations à mort) et une semaine avant la fin de la guerre de Corée, alors qu’à Moscou, après la mort de Staline, le 6 mars 1953, de nombreux prisonniers politiques sont graciés. Ce ne sont là que quelques-uns des événements qui ont marqué cette période au cours de laquelle l'équilibre de la terreur s’instaure.


L'article du 19 juin 2003 de Peter Daniels et Bill Vann pour World Socialist me semble idéologiquement le plus juste car démarqué de la soumission à l'idéologie stalinienne comme de la soumission à l'idéologie américaine.

http://www.wsws.org/francais/hiscul/2003/juillet03/190603_50ansRosenbergs.shtml


 
 
attention cette vidéo est une reconstitution
dans le cadre d'un documentaire anglais
on appelle cela de la docu-fiction
ceux qui l'ont mise en ligne ne l'ont pas signalé
et je me suis fait avoir en croyant que ...
aux USA on ne filme pas les exécutions;
c'est condamné par la loi et sévèrement puni
 
J'ai découvert aussi que:
 
"le véritable auteur de
 
(cliquer pour écouter la chanson
immortalisée par Billie Holliday, 1939)
 
était Abel Meeropol, professeur blanc, juif, moins connu pour ses poèmes et chansons que pour avoir, après la chaise, recueilli les deux orphelins de Julius et Ethel. « Blood on the leaves and blood at the root » : la chanson, bien sûr, avait été écrite et proposée à Lady Day avant l'exécution des Rosenberg - quinze ans auparavant - et avant une guerre mondiale ; de sorte qu'entre l'élan vers les nègres lynchés ou vers les juifs électrocutés, on ne saura jamais assigner d'antériorité ni tracer de direction simple. Un devenir est toujours en tous sens, la preuve : pour l'éternité, Abel est devenu Billie Holiday, et Billie Strange Fruit.
Parmi les belles choses que raconte l'historien de Strange fruit, il y a celle-ci : c'est une chanson qui fait peur. Aux diffuseurs, bien sûr ; l'éditeur de musique Rudi Rével écrivait en 1955 : « Vus tous les problèmes que connaissent actuellement les Français avec les populations non européennes en Indochine et en Afrique du Nord, je ne pense pas qu'il soit possible [d'enregistrer une version française]. » Mais la chanson surtout fait peur aux interprètes. Kate Bush, faute de l'inscrire à son répertoire, en a fait une sculpture ; Eartha Kitt l'a chantée une fois, mais ne recommencera pas ; Nina Simone trouvait que « c'est trop dur ». Une épreuve, donc ; une chanson si dure que le chanteur ne peut même pas se réfugier dans l'arrogante joie de dire son fait, par la musique, à un public trop confortablement installé. Certains hymnes se laissent reprendre, tous ensemble et en choeur; d'autres tirent leur puissance de ce que chacun, solitairement, a peur de les chanter."

http://www.vacarme.eu.org/article265.html

 
Southern trees bear strange fruit,
Blood on the leaves and blood at the root,
Black bodies swinging in the southern breeze,
Strange fruit hanging from the poplar trees.

Pastoral scene of the gallant south,
The bulging eyes and the twisted mouth,
Scent of magnolias, sweet and fresh,
Then the sudden smell of burning flesh.

Here is the fruit for the crows to pluck,
For the rain to gather, for the wind to suck,
For the sun to rot, for the trees to drop,
Here is a strange and bitter crop.

"En 1937, Abel Meeropol a vu une photographie de l'exécution de Thomas Shipp et Abram Smith. Hanté par cette vision d'horreur, il en a écrit un poème : Strange Fruit. Il l'a montré à Billie Holiday qui en a fait une chanson inoubliable. Time Magazine a dénoncé la chanson comme un morceau de propagande honteuse pour la NAACP. Plus tard, Abel Meeropol, communiste, a adopté les deux fils d'Ethel et Julius Rosenberg. Nul ne doute qu'Abel Meeropol est une grande figure des États-Unis. Mais je doute qu'une seule rue  porte son nom."
 
Strange Fruit 1939
 
 
 
Strange Fruit 1959
 
 
http://embruns.net/actus-et-opinions/lynch_mobs.html

Le site proposé en dernier est terrible à regarder : il s'agit de la pratique du lynchage aux USA qui inspira la chanson Strange Fruit.

http://www.withoutsanctuary.org/main.html
 
une des 100 photos de l'album Without Sanctuary:
Joseph Richardson, lynché le 26 septembre 1913
Julius et Ethel Rosenberg, exécutés, il y a 64 ans
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On donne quoi quand on ne donne pas son temps ?/JC Grosse

14 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours

1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours
1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours
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1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours
1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours
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1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours

1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours

Je viens de me rendre compte d’une coïncidence extraordinaire
ce 1° juillet je fêterai mes 50 ans de mariage avec  Annie Grosse Bories, partie le 29 novembre 2010; ça remonte donc au 1° juillet 1967, photos prises à la sortie de l’église et oui et oui (alors que nos convictions athées étaient solides; pour son enterrement, point d'église, une cérémonie laïque dans la salle des fêtes de Corsavy, une fête inventée avec tous ceux nombreux, tout le village particulièrement secoué, venus l'accompagner),
à la mairie, c’est le maire du Quesnoy, Eugène Thomas, ancien ministre des postes sous de Gaulle à la Libération qui nous a réunis, le prof et l’élève, en présence du proviseur du lycée, de nombreux collègues, ça n’avait pas fait scandale, un an après, en 1968-1969, ce sera le scandale de Mourir d'aimer à Marseille (suicide de la prof Gabrielle Russier)
les photos de 2003 nous montrent dansant comme des marionnettes pour les 20 ans des 4 Saisons du Revest, le 6 juillet, notre fille Katia Ponomareva, comédienne et metteur en scène ayant eu la responsabilité artistique de la journée du 6, le danseur William Petit, la responsabilité d'une des 4 autres journées; Katia nous proposa un remariage symbolique à la mairie du Revest, ce que nous acceptâmes, moment intense sans maire et sans curé pour ce faire
Je comprends tout d’un coup le choix inconscient de la date, du lieu, du thème du 2° été du Léthé, ce 1° juillet à La Coquette à Toulon 
- la date, 1° juillet pour moi c’est 1/2 + 1/2 = 1, les deux moitiés de l’année, chacun sa moitié, quitte à empiéter sur la moitié de l’année de l'autre et réciproquement, les deux moitiés du couple qui ne fait qu’un, bref, le cirque, parce que c'est rond, que ça tourne rond, en rond, ce rond rond ronron en indisposant plus d'un, le soi-disant morne ennui quotidien alors que c'est la vie, la vraie vie et de choisir l'aventure sous toutes ses formes où l'infidélité a sa place; évidemment, je ne porte aucun jugement, chacun son chemin et quand un chemin m'est raconté, bien raconté, j'écoute toujours avec plaisir et prends plaisir à être dérouté car beaucoup de chemins sont déroutants (qu'est-ce que tu racontes ?); moi, j'ai fait choix de fidélité, ça me convient, je m'y sens bien; je me, je nous donne le temps; on donne quoi quand on ne donne pas son temps ? réplique dans le superbe film Danse avec lui de Valérie Guignabodet (2007)
- le lieu La Coquette a le même côté romanesque (romantique ?) que le chalet de l’étang du Quesnoy où nous nous sommes agapés; ce fut une très belle fête avec danses, poèmes (déjà, j’ai fait écrire chaque qu'on-Vive), chansons à boire d'où la photo floue que j'ai prise du frère d'Annie, Michel Bories (Pof), parti dans le même accident que Cyril Grosse;

la robe de mariée s'appelait Mouette, elle a resservi pour les 20 ans des 4 Saisons du Revest, le 6 juillet 2003 et au mariage de la plus ancienne amie d'Annie; on comprend pourquoi l'épousée est aussi la mouette à tête rouge, un personnage pour l'éternité, c'est la magie de l'écriture, de la parole éprouvée
- le thème c’est l’amour sublime, ça je m’y connais en sublimation mais sublimer un amour (j’en ai sublimé 2) n’est pas égal à amour sublime
ce 2° été du Léthé va être chargé et léger, ça finira en danses et lectures

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Elle n'était pas d'ici / Cioran / Exercices d'admiration /JCG

3 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours

46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien
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46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien
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46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien
46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien
46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien

46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos, Marrakech, Carthage, à Cuba La Havane, au Riuferrer (ses 2 dernières photos à J85), en montagne, sur les quais, au Rond-Point, dans le transsibérien

Elle n'était pas d'ici

Je ne l'ai rencontrée que deux fois. C'est peu. Mais l'extraordinaire ne se mesure pas en termes de temps. Je fus conquis d'emblée par son air d'absence et de dépaysement, ses chuchotements (elle ne parlait pas), ses gestes mal assurés, ses regards qui n'adhéraient aux êtres ni aux choses, son allure de spectre adorable. Qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Était la question qu'on avait envie de lui poser à brûle-pourpoint. Elle n'eût pu y répondre, tant elle se confondait avec son mystère ou répugnait à le trahir. Personne ne saura jamais comment elle s'arrangeait pour respirer, par quel égarement elle cédait aux prestiges du souffle, ni ce qu'elle cherchait parmi nous. Ce qui est certain c'est qu'elle n'était pas d'ici, et qu'elle ne partageait notre déchéance que par politesse ou par quelque curiosité morbide. Seuls les anges et les incurables peuvent inspirer un sentiment analogue à celui qu'on éprouvait en sa présence. Fascination, malaise surnaturel !

À l'instant même où je la vis, je devins amoureux de sa timidité, une timidité unique, inoubliable qui lui prêtait l'apparence d'une vestale épuisée au service d'un dieu clandestin ou alors d'une mystique ravagée par la nostalgie ou l'abus de l'extase, à jamais inapte à réintégrer les évidences !

Accablée de biens, comblée selon le monde, elle paraissait néanmoins destituée de tout, au seuil d'une mendicité idéale, vouée à murmurer son dénuement au sein de l'imperceptible. Au reste que pouvait-elle posséder et proférer, quand le silence lui tenait lieu d'âme et la perplexité d'univers ? Et n'évoquait-elle pas ces créatures de la lumière lunaire dont parle Rozanov ? Plus on songeait à elle, moins on était enclin à la considérer selon les goûts et les vues du temps.Un genre inactuel de malédiction pesait sur elle. Par bonheur, son charme même s'inscrivait dans le révolu. Elle aurait dû naître ailleurs, et à une autre époque, au milieu des landes de Haworth, dans le brouillard et la désolation, aux côtés des sœurs Brontë...

Qui sait déchiffrer les visages lisait aisément dans le sien qu'elle n'était pas condamné à durer, que le cauchemar des années lui serait épargné. Vivante, elle semblait si peu complice de la vie, qu'on ne pouvait la regarder sans penser qu'on ne la reverrait jamais. L'adieu était le signe et la loi de sa nature, l'éclat de sa prédestination, la marque de son passage sur terre ; aussi le portait-elle comme un nimbe, non point par indiscrétion, mais par solidarité avec l'invisible.

Cioran, Exercices d'admiration, Arcades, Gallimard

Anna,

Je t’aime parce que tu existes, que tu as été mise, inattendue, à la croisée de chemins de terre détrempée, que je peux te regarder jusqu’à ravissement, être souffle coupé par ta beauté, déchiré par l’essentiel détail : ce mouvement d’oiseau de ta main pour chasser les cheveux de tes yeux. Pour cette douceur-douleur : te respirer, te contempler, pour ces émois délicats, qui dis-moi, dois-je remercier ?

Te caresser une fois les cheveux, mettre une fois ma main sur ton épaule, c’est dire ma gratitude à tous ces hasards qui m’ont conduit jusqu’à toi, mon présent.

Serons-nous de ceux qui purent dire : parce que c’était lui, parce que c’était moi ? De complicité en hostilité, nous oscillons. Long peut-être sera le temps de l’apprivoisement.

Je me souviens du jour où tu m’as parlé de ton prénom, comment il t’a été attribué. Je venais de te dire l’Ode maritime de Fernando Pessoa. Nous avions partagé son hystérie de sensations. Je t’ai demandé de me raconter une belle histoire de largage d’amarres. Tu me fis un long récit de généalogie, souvent joyeux – version rose de maman –, ponctué de rires en mal d’envol – version bleue de papa – dit de ta voix douce qui me remue si fort que je me laisse, corps-mort, rouler par elle. Triste tu étais, mais bien, aussi. Ces tristesses, tu me l’as dit, sont formes retournées d’érotisme. L’évidence de ton prénom, Anna, ce jour-là se déchira.

J’accepte ce qu’annoncent les désirs contraires de père et mère te l’attribuant en désaccord sur son orthographe, mais l’une l’emportant sur l’autre pour l’état civil, toi, leur miracle portant le prénom orthographié différemment de ton aînée, morte trop tôt, Hannah.

Toi, mon mirage balançant d’une orthographe à l’autre, j’accepte toutes les charmantes étrangetés qui me viendront de toi.

Je ne te déclare pas mon amour pour t’obliger à m’aimer en retour. T’aimant, je suis capable de renoncer à tout jeu pour te séduire (qui, en grec, voulait dire détruire). T’aimer, c’est vouloir être moi, n’être que moi, être vrai, n’attendre rien de toi, n’avoir aucun projet pour toi, au risque de te perdre puisque je ne veux pas te gagner. Être aimée de moi ne te donne pas davantage le pouvoir de me faire souffrir à me faire attendre. Car, ne voulant rien pour toi, pas même ton bien, je ne peux me faire mal en t’en voulant de ne pas répondre à des attentes que je n’ai pas.

T’aimer, c’est être irradié par tout ce qui me vient de toi, et d’abord par ton existence, que tu sois présente ou absente. Pour t’aimer, je n’ai pas besoin d’entendre ta voix, de lire ton écriture. Je n’ai besoin ni de rêves, ni de souvenirs, pas même une photo, pas même une image. Il me suffit de ton prénom : Anna.

Jean-Claude Grosse, le 14 février 1965, j'avais 25 ans, elle, 17, publié dans L'Île aux mouettes, le 14 février 2012
 

PORTRAIT DE LA FEMME AIMÉE DEPUIS 40 ANS

Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.

Jean-Claude Grosse, le 14 février 2005, j'avais 65 ans, elle 57, publié dans L'Île aux mouettes, le 14 février 2012 (c'était une Valentine)

quant à la jeune fille d'alors, quelle déclaration elle me fait, c'est du feu ! 
Mon p’tit chat,
J’attends le Transsibérien, gare Iarolavski à Moscou. Toi tu m’attends quelque part au Baïkal mais je ne sais rien de là où tu es, où je vais. La vie m’attend aujourd’hui, cuisses ouvertes. Si tu veux savoir où tu es dans mon corps et dans mon cœur, ouvre la chaumière de mes yeux, emprunte les chemins de mes soleils levants, affronte les cycles de mes pleines lunes. Je voudrais avoir des ailes pour t’apporter du paradis. Des ailes de mouette à tête rouge, ça m’irait bien pour rejoindre ton île au Baïkal. Je transfigurerai les mots à l’image de nos futurs transports. Je te donnerai des sourires à dresser ta queue en obélisque sur mon ventre-concorde. Nos corps nus feront fondre la glace de nos vies. Avec des rameaux de bouleaux, nous fouetterons nos corps nouveaux dans des banyas de fortune. Je t’aimerai dans ta nuit la plus désespérée, dans l’embrume de tes réveils d’assommoir, dans l’écume de tes chavirements. Je courrai sur les fuseaux horaires de ta peau, vers tes pays solaire et polaire. Nous dépasserons nos horizons bornés, assoirons nos corps dans des autobus de grandes distances, irons jusqu’à des rives encore vierges. Nous nous exploserons dans des huttes de paille jaune ou des isbas de rondins blonds. J’aimerais mêler les sangs des morsures de nos lèvres, éparpiller les bulles de nos cœurs sur l’urine des nuits frisées, sous toutes les lunes de toutes les latitudes. Je m’appuierai sur ton bras pour découvrir la vie, ne jamais lâcher tes rives éblouies, arriver là où ça prend fin avec des bras remplis de riens... J’aime les cris de nos corps qui s’accordent de vivre. Je t’ai ouvert un cahier d’amour où il n’y aura jamais de mots, jamais de chiffres.
Il n’y aura que des traces de chair, des effluves de caresses et des signatures de mains tendres. Il y aura des braises dans notre ciel, des fesses dans nos réveils. À la fin du cahier, je t’aimerai toujours et nous pourrons le brûler plein de sperme et de joie.
Ton p’tit chat

dans les épis, au fond des yeux, à côté de mon arbre, celle qui est d'ici, du côté de Sanary mais aussi de Lourmarin, de Mirepoix, Gordes, Lacoste, Bonnieux et de la Cupola d'Antonioni et Vitti
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Le 2° été du Léthé/1° juillet 2017

1 Juin 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #bocals agités

deux visions de Madeleine, Donatello,  Le Titien, deux livres pour tarés, vignette de couverture de L'Ultime scène de Moni Grego
deux visions de Madeleine, Donatello,  Le Titien, deux livres pour tarés, vignette de couverture de L'Ultime scène de Moni Grego
deux visions de Madeleine, Donatello,  Le Titien, deux livres pour tarés, vignette de couverture de L'Ultime scène de Moni Grego
deux visions de Madeleine, Donatello,  Le Titien, deux livres pour tarés, vignette de couverture de L'Ultime scène de Moni Grego

deux visions de Madeleine, Donatello, Le Titien, deux livres pour tarés, vignette de couverture de L'Ultime scène de Moni Grego

Pour préparer le 2° été du Léthé qui se déroulera le 1° juillet 2017 à Toulon au lieu dit La Coquette, à Saint-Jean du Var, 124 Avenue Joseph Gasquet, 83100 à Toulon, à partir de 10 H, je propose différents liens sur Madeleine, sainte controversée, disons plutôt composite parce que mélange de plusieurs personnages féminins des Écritures. Elle est aujourd'hui surtout affirmée comme apôtre des apôtres parce que première à avoir reconnu Jésus ressuscité et à avoir annoncé la nouvelle, après avoir entendu tomber l'injonction Noli me tangere, Ne me touche pas, qui mérite qu'on s'y attarde. On sait le pouvoir de cette formule sur peintres et littérateurs. Depuis 1969, l'Église tente de restaurer une image plus pure de Madeleine, ce n'est plus une pècheresse, une prostituée, une repentante. Mais les tenants d'une figure plus ambigüe sont légions. Combats entre exégètes. Pour moi, c'est la sexualité spiritualisée (comment ?) de Madeleine qui me semble la voie d'approche la plus féconde. Sa traversée avec d'autres migrants, légendaire sans doute, de la Méditerranée sur une barque sans voile, sans rame, sans gouvernail est on ne peut plus d'actualité et oblige à penser la vie en termes d'exil, de destin, de survie, transcendés par un amour infini. À cette traversée, il faut ajouter sa traversée au désert du Plan d'Aups où bonheur, les sources donnent de l'eau fraîche ce qui doit rendre plus faciles, le renoncement aux tentations que connaissent tous les ermites menant une vie érémitique ainsi que l'apaisement, l'étanchement des désirs d'amour extatique.

Les N° d'Aporie, revue de légende que j'ai animée avec François Carrassan, sur Le Désert (N°7 de 1987) et sur Égée-Judée de Lorand Gaspar (N°9 de 1988) seront mis en circulation pour l'occasion.

Ce 2° été du Léthé comportera, outre les écritures sur la base de consignes que j'élaborerai, une lecture à voix haute du monologue théâtral, L'Ultime scène, ode à la disparition de la scène de théâtre, de Moni Grego. Et elle se fera un plaisir de donner des conseils de lecture à voix haute quand sera venu le temps de la restitution publique.

Ce 2° été comme le 1° est strictement sur invitations nominatives. Les textes seront mis sur le site des Écritures nomades.

temps prévus
1- 10 à 11 H, chacun vient avec un court texte d’un autre ou de lui (10 lignes) qui l’a structuré, lui a servi de repère, un texte fondateur
lecture par chacun ou un autre (par affinité ou hasard) de ces textes avec retour des autres participants
2- temps d’écriture, à partir de 11 H et après l'auberge provençale vers 12 H 30, durée 1 à 2 H, sur consignes; écriture en solo ou à deux (affinité ou hasard)
ça tournera autour de la figure de Madeleine (une image flottant dans nos inconscients);
faites vos propres recherches et lectures (mais ce n’est pas une nécessité ni une obligation)
3 pistes seront sollicitées pour 3 courts textes
- traverser sans voile, sans rame, sans gouvernail la Méditerranée
- 30 ans de vie érémitique dans une grotte particulièrement humide
- l’amour comme origine, chemin et but (Deepak Chopra avec Le chemin vers l’amour me semble intéressant à lire); 
les titres de deux livres photographiés à la Sainte-Baume serviront d'amorce
Épouse-là et meurs pour elle (des hommes vrais pour des femmes sans peur)
Marie-toi et sois soumise (pratique extrême pour femmes ardentes)
3- temps de partage, notre auberge provençale avec ce que nous apporterons, à partir de 12 H 30; n'oubliez pas d'apporter vos livres pour échanger, donner, qu'il s'agisse de vos oeuvres ou de livres que vous voudriez offrir au hasard de la rencontre
4- temps de lecture des textes avec échanges sur chaque texte, lecture soit par soi-même, soit par un autre à partir de 16 H
au préalable, Moni Grego nous donnera quelques conseils utiles sur comment lire à voix haute
5- lecture de L’Ultime scène de Moni Grego, texte édité aux Cahiers de l’Égaré pour ce moment, ode à la disparition de la scène de théâtre dans un lieu « magique »  appelé à disparaître, vers 17 H 30
ces deux temps de lecture seront ouverts au public et aux amis
6- agapes du soir, tangos dans le salon de La Coquette, vers 19 H
7- Christian Darvey réalisera un film, pour sauver les meubles, appelés à disparaître
8- les textes seront mis sur le site des écritures nomades
 
participent: Sylvie Combe, Michelle Lissillour, Lionel Parrini, Raphaël Rubio, Christian Darvey, Marilyne Brunet, Moni Grego, Fabienne Ashraf (le matin), Wianney Qoltan', Isabelle Barthélémy, Pauline Tanon, Léo Rocailleux, Eric Méridiano, moi-même; viennent pour accompagner Moni Grego,  Yves Ferry, comédien et Laurence Gaignère, cinéaste
ne participent pas : Marie-Hélène Taillard, Annie Bergougnous, Philip Segura, Alain Cadeo, Claire Descroix, Gilles Cailleau, Aïdée Bernard, Muriel Gébelin, Frank Lovisolo, Isabelle Bréchet, Gil Duran
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