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Blog de Jean-Claude Grosse

Articles avec #le revest-les-eaux tag

Les 3 jours Tutor du Revest

1 Mai 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #Le Revest-les-Eaux, #voyages, #ateliers d'artistes, #les 4 saisons d'ailleurs, #cahiers de l'égaré, #jean-claude grosse

oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017
oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017

oeuvres d'artistes à l'occasion du tortutrankil du 1° mai 2017

29-30 avril-1° mai, Tutor au Revest

2° saison

J'avais raté la 1° saison, je n'allais pas rater la 2° saison.

Une association revestoise, avec apparemment beaucoup de connexions, de relations, des soutiens divers, dont la municipalité présente à différents endroits par son maire, l'adjointe à la culture, a organisé ce long week-end du 1° mai, un parcours artistique vivant, des rencontres artistiques informelles (expo, photo, vidéo, peinture, sculpture, musique et ovni artistiques) dans le village. 43 artistes visibles dans 12 lieux, 4 maisons du village, église, Cercle revestois, tour du Revest, Maison des Comoni.

J'ai déambulé en 3 temps, dimanche matin de 10 H 15 à 12 H 45, dimanche après-midi de 15 H 15 à 19 H 15, lundi du 1° mai de 10 H 45 à 12 H 45. Plus de 8 H pour voir, entendre, sentir, vivre, échanger, discuter, offrir une quinzaine de livres à des artistes (Donjon Soleil sur les 10 ans des 4 Saisons du Revest, De l'impasse à la traverse sur les 20 ans, Disparition sur le peintre disparu Michel Bories).
1° point de déambulation, l'église où une œuvre vivante constituée de papillons attend que nous en libérions un, moment unique de libération d'un papillon unique, celui que nous choisissons de libérer, moment de prise de conscience de l'effet papillon parce que papillon après papillon, l'oeuvre change, se vide, laissant apparaître une œuvre vivante (tu assistes au plus à 3 métamorphoses infimes de l'oeuvre qui comporte 532 papillons), mais aussi quand tous les papillons seront libérés, une autre œuvre ; à chaque papillon libéré, l'oeuvre change et ouvre par fragments sur l'oeuvre d'en-dessous dont j'ai deviné au 2° jour qu'elle est constituée de lettres, pour des mots sans doute. J'ai choisi, j'ai été choisi par le papillon N° 33 sur les 532, le papillon libéré était celui du Christ libéré. Je l'ai dédié à … Très belle expérience vécue en écoutant l'artiste Christine Pereira dont les propos sont éminemment philosophiques (de tradition extrême-orientale mais à valeur universelle). Titre de l'oeuvre: C'était, ce fut, ce n'est plus. Je rajouterais: ce sera pour toujours car si le présent passe, never more, le passé ne s'efface pas, il sera toujours vrai que je t'ai dit Je t'aime le 14 février 1967 et ainsi pour tout ce que nous produisons d'immatériel (paroles, émotions, sentiments, pensées...) du premier cri au dernier souffle, c'est notre livre d'éternité, unique, infalsifiable, non écrit à l'avance, non destiné à un quelconque jugement dernier. Mon prochain thème d'écriture: où va ce livre d'éternité au fur et à mesure que nous l'écrivons; cette mémoire inaltérable, cette vérité éternelle, métaphoriquement parlant, est-elle "semblable" à l'ADN, mémoire de 3,5 millions d'années d'évolution, agissante en permanence à travers l'ARN ?

2° point : l'attente avec Caro Coss ; sur un châssis de 5X5 cm, j'ai écrit « mon » texte sur l'attente : attendre, suspens du temps, du trop plein, présence du vide créateur. Quand j'attends, salle d'attente, file d'attente, bouchon, quai de gare, queue de petite surface, queue à un meeting politique, à un concert, j'ai l'habitude de fermer les yeux, de rester immobile ou debout, de respirer lentement, laissant pénétrer ce qui est produit par les autres, sonnerie de portable, discussion au téléphone ou à voix bien audible, pets sonores, sans porter de jugement genre quel con, quelle conne; ce vide récepteur qui évacue le stress de l'attente peut devenir créateur parce que soudain, une pépite surgit au milieu des banalités, un jugement sur le comportement sexuel du partenaire (jamais entendu d'homme parler comme ça), une épreuve vécue avec intensité. Bref, je n'aime pas attendre mais quand cela m'arrive, j'en fais un usage mien.

3° étape : la « paper doll », on pouvait l'habiller avec des post-it ; j'ai écrit ceci sur un post-it : je t'habille, tu te déshabilles quand tu veux. Ça semble coquin, une invitation. J'y ai mis beaucoup de respect: la décision t'appartient. Je ne te demande rien. J'ai offert à l'artiste, Agnès Albérola, Bonheur 2, ma correspondance heureuse avec Emmanuelle Arsan.

4° point : contemplation par deux fois, seul, de « Contemplation », une œuvre visuelle modifiée par un éclairage coloré changeant avec accompagnement de battements d'un cœur, on va d'un rouge léger à un vert suivi d'un bleu pour finir sur du rouge et ça recommence, un cycle à partir d'un panneau vertical éclairé pouvant évoquer une artère aux deux sens du terme, l'interne, l'externe : tout est circulation, tout est circulaire. Ayant vécu un accident cardiaque que j'ai traité avec "négligence" ou à propos, juste respirer calmement, aspirine pendant 6 jours, et visite chez le cardio, 6 jours après d'où urgences et stents, cette contemplation m'a permis de m'adresser à monsieur coeur, de le saluer, de lui dire toute la confiance que j'ai en lui. Aurélie Magnoni, artiste, signe cette proposition.

Avec Alexandre de l'Atelier du parfum, c'est à un voyage, yeux fermés, que je suis invité, description de l'endroit, une île paradisiaque avec ses cocotiers et ses senteurs. On peut sur rendez-vous, sur entretien et essais, obtenir le parfum qui nous signe, par celui qui s'ajoute, un plus acheté dans une boutique, un artifice, mais celui qui émane de notre corps. Un seul atelier de ce genre en France, à Toulon ; presque un magicien, Alexandre, très séduisant avec son costume noir, son castelet noir, sa cravate rouge.

Dans la cave de cette maison de village, un concert avec deux instrumentistes et une vidéo de vie quotidienne et de fêtes en Afrique, très doux. Mais descente et remontée de l'escalier de bois à allure très lente pour bien assurer chaque pas sur chaque petite marche.

À la tour, peintures numériques, enluminures et musique créée pour les deux artistes. J'ai demandé le morceau pour l'alphabet des vanités : 26 lettres et Le livre des vanités. J'ai lu le texte accompagnant quelques unes des lettres. Un trou dans l'alphabet, rien pour la lettre Y. J'ai déclaré : c'est ma vanité. Je vais tenter d'écrire un texte pour la lettre Y. Bertrand Dhermy signe cette illumination au sens rimbaldien d'enluminures, painted-plates qui hélas n'est pas le sens donné à l'oeuvre de Rimbaud.

Chez l'ami Robert, le Bob des piliers du bar du château, expo de peintures, deux artistes ; j'ai apprécié le travail de France Gaillet. Il veut proposer d'accueillir pour la Saison 3, des œuvres de Michel Bories. L'espace est bien, permettant d'accueillir une dizaine de pièces dont Le Maire des USA, œuvre de 1995, proposée à Barak Obama pour la Maison Blanche durant le temps de ses deux mandats. La proposition n'a rencontré aucun écho.

À la maison des Comoni, j'ai été sensible au travail des réalisateurs de courts-métrages : Kino Porquerolles et Barbak Gougoutte. Le film Respire, réalisé par Barbak et Gougoutte du Revest a été récemment primé. Univers surprenant, un loueur d'appartement donnant les clefs à deux impressionnants loulous mutiques, saisi d'une subite douleur poitrinaire, se retrouve entre les mains d'un des loulou qui l'invite et l'incite à respirer, profondément ; inspir, respir, deviennent intensément présents, respir profond qui le libère de sa douleur et le libère tout court ou tout long, mélange de corps, de ventres énormes, hors-normes, images nous réconciliant avec le hors-norme car les normes sont dans les têtes, arbitraires. Du premier cri au dernier souffle, la vie est respir. Le savez-vous, en écrivant ce passage, je respire, j'expire des millions d'atomes, j'inspire un atome expiré par César au moment de son assassinat. Je ne me vois plus pareil depuis que je sais ça. Je trie mes atomes et molécules pour ne pas polluer les autres, loin, très loin, l'effet papillon. Je suis très sensible à cela, c'est un de mes thèmes dans L'Île aux mouettes.
Apparemment, dans la salle d'exposition, il y a eu des lectures aléatoires. Les aléas de mes déambulations ne m'ont pas mené jusque-là.

Et last but not least, la salle des mariages avec Gregory, le Docteur Prout et ses machines.

Vue la machine diplomatique conçue pour voir un pouce sous tous les points de vue; machine essentielle en ces temps de campagne électorale mais comme j'ai dit au docteur, les points de vue même multiples ne permettent pas de dégager une vue d'ensemble ; deux argumentaires sont généralement d'égale force rationnelle, pour ou contre également justifiés donc la décision sera irrationnelle. Vue aussi la machine à instruction massive qui canarde à coups de fumées, l'ennemi; vue la machine électrostatique à ébouriffer les cheveux.
Le parcours artistique organisé par l'association Tutor, 43 artistes dans 12 lieux d'exposition, a fait venir dans les 1500 personnes en déambulatoire de santé :artères débouchées, coeur palpitant, oreilles décollées, yeux rivés, pensées d'éternité.
Une très belle initiative qui sera sans doute reproduite, l'an prochain. Mon souhait, être associé à cet événement avec peut-être un salon de lecture.

 

Un extrait non publié de L'Île aux mouettes sur le respir à partir de la confusion chez Hamlet entre dormir, mourir, rêver

Shakespeare - ma douce Ophélie, sors du noir ! entre dans la grande bleue ! dans le bleu du lac ! toi la magnifique aux cheveux rouges, voici les 24 roses rouges de notre mouette ! toi la magnifique en robe Mouette, voici les 24 roses blanches de la mouette ! va au profond de toi ! toi qui écoutes tant les autres et si peu toi ! écoute les mouettes criardes, les mouettes rieuses ! elles veulent te déchiqueter crue, vivante, toi, la mouette blessée ! fais la morte ! ma belle et pure Ophélie aux émanations d’amour ! elles détestent le silence !

(Ophélie entre dans sa 14° apnée ; une infirmière vient)

L’infirmière - dites-lui au revoir, elle est en train de partir

Le père - veuillez nous laisser avec elle s’il vous plaît ! Merci !

(Ophélie est en apnée depuis une heure)

Le médecin réanimateur - votre épouse est décédée depuis une heure ! nous avons prévenu la morgue ! ils viendront la récupérer dans une heure !

Le père - veuillez nous laisser avec elle s’il vous plaît ! merci !

Le narrateur - Depuis le démarrage de l’apnée, tous, après une lente inspiration, retiennent leur souffle, ferment les yeux, s’immobilisent. Ils tiennent plus ou moins longtemps. La poupée Kitty fait entendre sa musique. L’épousée soudain, sort d’apnée, après un hoquet d’une grande violence, replonge, reste quelques minutes, hoquet très violent, elle crache du sang noir et fumant, elle émerge du coma, ses paupières s’agitent, sa main gauche serre la main droite de l’époux. Là bas, à Baklany, au Baïkal, en synchronicité avec ce qui se passe ici, la chamane Koulbertichova sort de son rêve lucide. Elle vomit du sang noir et fumant. Elle bave, éructe. Elle est trempée par la transpiration. Les sœurs Gorenko, koutouroutsouks de la chamane, qui vivent à Baklany, sont en nage aussi, elles vocalisent kouarr kriièh kouêk, le cri de la mouette abattue dans La Mouette et tombée sur la plage, la même ou une autre.

Le père - tu nous reviens ?... elle nous revient !

Shakespeare - Ophélie, ma douce Ophélie, reviens-nous ! ta chaise t’attend ! tu sais que l'eau veut détruire ton cerveau. Tiens ! voici le crâne de César ! Que devient César une fois mort et changé en boue, poussière et eau ? il pourrait boucher un trou et arrêter le vent du dehors. Oh ! que cette argile, qui a tenu le monde en effroi, serve à calfeutrer un mur et à repousser la rafale d'hiver !

Ophélie, toi qui distilles le sublime amour, tu n’es pas encore destinée à l’eau et à la poussière ! à devenir boue bouche-trou !

Hamlet est fasciné par la mort ! Mourir … dormir, rien de plus ... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir … dormir, dormir ! peut-être rêver !

Ce ne sera pas ton dénouement, Ophélie ! Ta chaise t’attend ! Reprends ta place !

Le narrateur - L’épousée ouvre les yeux, sourit. Le brancardier de la morgue arrive, trop tard, trop tôt. Le personnel médical est sidéré. Le médecin réanimateur annule le PV du décès.

Ophélie - kouarr kriièh kouêk

(tous poussent un profond soupir de soulagement, vocalisent kouarr kriièh kouêk, tous embrassent la mouette, se pressent sur elle ! bienvenue ! à Baklany, la chamane Koulbertichova danse, les sœurs Gorenko vocalisent)

Shakespeare (hurlant pour l’obtenir) - … Silence ! (puis chuchotant) … Le reste … c’est silence …

Jean-Claude Grosse
 

le maire des USA, 1995, par Michel Bories
le maire des USA, 1995, par Michel Bories

le maire des USA, 1995, par Michel Bories

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18 mars 2017 au Revest

19 Mars 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours, #Le Revest-les-Eaux

ma photo parmi 30, pour les 30 ans des Amis du Vieux Revest et l'événement correspondant, Médéa au Château de La Ripelle
ma photo parmi 30, pour les 30 ans des Amis du Vieux Revest et l'événement correspondant, Médéa au Château de La Ripelle
ma photo parmi 30, pour les 30 ans des Amis du Vieux Revest et l'événement correspondant, Médéa au Château de La Ripelle

ma photo parmi 30, pour les 30 ans des Amis du Vieux Revest et l'événement correspondant, Médéa au Château de La Ripelle

un 18 mars comme celui-là, tu n'es pas prêt de l'oublier;
d'abord tu vibres vers 16 H avec les 130000 de la Place de la République, la France insoumise,
le jour de la Commune de Paris, 18 mars 1871, qui dura 71 jours, accomplit un travail extraordinaire
avec des délégués et députés élus et révocables comme ce que propose l’avenir en commun avec la constituante pour la 6° république
le discours du 18 mars: il me semble que JLM remplace le paradigme rouge (une image vieillie et négative de la révolution parce que violente)
par un paradigme inspiré du meilleur de notre révolution, avant la Terreur:
- des valeurs, Liberté, Égalité, Fraternité, je joue à 1-2-3-SOLEIL, en 1 fraternité, le but, en 2, égalité et en 3 liberté, les moyens

- un peuple souverain, une constituante, des droits élargis, des devoirs (s'appuyer sur le travail de Simone Weil dans De l'enracinement), une révolution citoyenne par les urnes et la délibération;
bref un discours d'homme de caractère s'appuyant sur une volonté venue d'en bas,
ce dont nous avons besoin en une telle période dans un pays abîmé par plus de 30 ans de politiques alternées,
toutes de soumission et faites pour désespérer le peuple,
pour qu'il renonce à la politique,
à son pouvoir de changer le monde

évidemment ce ne sera pas simple dans un pays divisé, faut que la vague soit forte pour calmer les réticents

ce 18 mars, c’est aussi le jour de Saint-Cyrille, ça te parle: les absents, les disparus ont une vie

puis tu vas à 17 H au vernissage de l'exposition des 30 ans des Amis du Vieux Revest,
une cinquantaine de personnes au Groupe Revestois,
la municipalité sous-représentée;
tu découvres ta photo parmi 30 du Revest, comme 30 ans; et l'événement correspondant, Médéa, dans un des 30 lieux du Revest, le château de la Ripelle
tu es content de retrouver plein de gens que tu apprécies

tu rentres vers 19 H 30 chez toi où un coup de téléphone te propose de te retrouver chez un chanteur connu,
qu'évidemment tu ne connais pas: Atef
il habite en haut du village, il a concouru à The Voice 2012 jusqu'en demi-finale incluse
il a voté pour ta liste en 2008
t'acceptes la proposition et tu assistes au tour de chant de celles et ceux qui participent à son atelier chant;
belle ambiance bienveillante, généreuse (chanter c’est donner)
il y a là un homme de plus de 40 ans qui te dit qu’il t’a eu en techniques d’expression en GEA à l’IUT, il y a 30 ans
- comment c’était ?
- une récréation, un temps hors temps, créatif; vous nous faisiez vocaliser pour nous décoincer
tu ne refuses pas la proposition de chanter; tu n’es pas coincé
mais pour l’air, c’est si lointain
tu rentres vers 23 H 30 en fredonnant la chanson que tu as essayé, 3 petites notes de musique

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Le Revest : histoire d'un échec collectif

14 Mars 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #Le Revest-les-Eaux

voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public
voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public
voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public

voilà comment un espace à usages culturels et festifs comprenant une scène, une régie, un espace pour gradin est devenu monovalent à usage exclusif d'éclairage public

Je fais remonter cet article de novembre 2009 et je le réactualise en ce printemps 2015.
Une liste a réussi à se constituer aux municipales de 2014, pour faire face au maire sortant. Je suis content de voir que le travail collectif réalisé en 2008 ne s'est pas perdu dans les sables. Il y a urgence à changer de politique au Revest où l'urbanisation outrancière saccage le présent et le futur du village, où les problèmes de circulation et de stationnement dans le village vont devenir aigus. La liste Pour Le Revest, une alternative de démocratie a fait 28%.
Comme souvent, on croit qu'on va entraîner les gens derrière soi ou avec soi et les résultats sont en-dessous des attentes
par rapport à 2008, cette liste double le pourcentage, de 14 à 28 %
d'autant que la liste est apparue assez tard dans la campagne (j'ai cru en janvier qu'il n'y aurait qu'une liste) et n'a pu faire de travail de terrain s'appuyant sur des associations, des rencontres, des réunions de voisinage ...
mais on a vu en 2008 qu'en faisant intensivement ce travail ça ne paye pas nécessairement car les autres se bougent aussi
Musso certes monte mais moins que cette liste, lui de 7%, l'opposition de 14%
(en 2008, j'ai dit qu'il est là pour 6 mandats sauf si les conditions nationales et internationales se dégradent fortement)
pour une liste classée DVG par Le Monde, le score est bon par rapport à Toulon (10%), La Valette (17%) et le taux d'abstentions est moindre qu'autour de nous
sans FN en lice, on peut penser que les voix FN se sont portées sur la liste Musso (on fait plus de 20% de FN au Revest quand même)
3 élus au conseil, ce n'est pas rien et c'est la première fois depuis 60 ans au moins, sans doute plus encore, qu'il y a une autre parole au conseil municipal du Revest
comme quoi, le mode de scrutin est décisif,
en cantonnant le suffrage avec panachage aux communes de moins de 1000 habitants contre 3500 ou 4000, il y a peu encore, Le Revest a enfin droit à une représentation plus conforme à la réalité
mais il y aurait beaucoup à dire sur les usages de la loi électorale par les gens au pouvoir, en général au service de leurs intérêts mais pas de la démocratie, trop peu participative et assez peu représentative ce qui supposerait une meilleure proportionnalité

Ayant fait 2 mandats (1983-1995),  m'étant présenté en 1995 et en 2008, sans oublier la législative de 1997, je me permets de dire ceci
1- il faut présenter la candidature de Marie-Claude Rocchi, lors de l'élection du maire
2- les commissions où il faut être : finances, urbanisme et à mon avis, culture, fêtes et animations (en ce domaine, il y a des choses à proposer comme réutiliser la tour qui est devenue monovalente, patrimoniale exclusivement et c'est dommage; idem pour l'amphithéâtre sous la crèche);
rien n'empêche d'être dans 2 commissions; en réalité, les 3 élus sont dans toutes les commissions
(environnement si le projet de ferme solaire remonte à la surface)
(écoles mais ce n'est pas là que ça se joue surtout sans appui sur une association de parents d'élèves)
3- il faut demander une place dans le bulletin municipal et pédagogiquement, poser des questions obligeant Musso à donner des réponses et précisions,
par exemple pourquoi fixer 4500 habitants comme plafond, pour les mettre où, comment ?
vous avez déjà réussi à lui faire dire que la privatisation du ramassage c'est pour qu'il n'y ait pas de blessés chez les employés municipaux; idem pour le terrain vendu (il a donné le chiffre) ...
vous aurez la possibilité de mettre en évidence l'opacité, la faiblesse des arguments, l'absence de projet pour le village; la demie page a été obtenue
4- obtenir un bureau, l'accès gratuit aux salles de réunion (afin de réunir votre équipe mais aussi les habitants qui ont envie d'être informés, de participer, ce qui n'est pas possible en assistant aux conseils municipaux, préparés d'avance)
Le site de votre liste doit être actif et vous devez être présent sur celui de la mairie aussi
Il faut suivre certaines choses: la restauration du tableau L'école du Revest de Giaccobazzi, où est passé le tableau de Nicole Budonaro, acheté pour l'accueil des Comoni et le sort du cabinet des monnaies, patrimoine de 300000 F des années 1985-1987
Jean-Claude Grosse
complément écrit en mars 2015

En 2008 quand j'ai été tête de liste au Revest de la liste Avec vous maintenant, c'est bien un projet de village éco-citoyen que nous avons élaboré et porté). À relire notre projet, il aurait dû être plus concret (projet sur la Tourravelle, sur la Ripelle en s'inspirant de ce qui se passe au domaine de Tourris, culture du safran, de la truffe, oliviers ; au domaine du Marlet, il y avait eu de la vigne) et partant plus attractif mais ça n'aurait pas changé grand-chose. La crise des subprimes (prononcez à la française, ça fait supprime) de 2008 est arrivée après et a été surmontée avec la planche à billets et l'austérité. Nous n'avons eu aucun élu malgré 15% des voix.

En 2014, une bonne partie de la liste de 2008 s'est à nouveau rassemblée et s'est élargie sous l'appellation alternative de démocratie au Revest et a obtenu 3 élus avec 28% des voix.

À ce rythme, encourageant mais insuffisant, le village sera dans peu de temps complètement défiguré par l'habitat pavillonnaire, l'urbanisation galopante, le trop plein des piscines à débord, asphyxié par une circulation excessive de particules fines et des difficultés insurmontables de stationnement. Les oliviers disparaissent pour donner naissance à des lotissements (au moins 4 en cours) appelés jardin des oliviers, mont des oliviers, parc des oliviers, vallée des oliviers.

Cette politique d'urbanisation outrancière constitue ce que j'appelle l'échec collectif du Revest, elle est le fait des élus certes mais c'est une politique qui répond aux demandes des vendeurs de terrains comme aux demandes des acheteurs de parcelles de 400 m2 et moins. Les gens voyant le monde au travers de la lunette « profit pour moi de vendre ou d'acheter », il est évident que tant que le mur ne leur écrasera pas le nez (car bizarrement le mur se déplace pendant que les gens font du sur-place), ils ne changeront pas de lunette, on restera dans le paradigme du progrès, du confort, de la piscine personnelle, de l'isolement sécurisé avec alarme bruyante, de la consommation trépidante...

Il est évident en conséquence que ce n'est pas par les élections (pièges à cons, a-t-on dit en 1968, je crois que c'est de plus en plus juste !) et la soi-disant démocratie (il y a beaucoup à dire sur ce sujet, représentative, participative ...) que le changement nécessaire (mais combien croit que ce changement est nécessaire) de paradigme se fera.

 
 
Pour une histoire vraie du Revest 
Hypothèse :
l’histoire d’un échec collectif
 
 
On parle des leçons de l’histoire, le « plus jamais ça » incantatoire qui n’empêche pas de recommencer car peut-être sommes-nous incapables de tirer des leçons de l’histoire. Encore faut-il avoir une histoire vraie ?
De quoi disposons-nous pour l’histoire du Revest ? Des petits livres de Pierre Trofimoff qui était peintre et à ses heures, historien local. D’un petit livre de Charles Aude. De deux livres plus conséquents, l’un sur Le Revest à la révolution, l’autre sur l’eau et le barrage. Le bulletin des amis du Vieux Revest fournit aussi des éléments ainsi que quelques autres publications de cette association sur l’âge d’or du Revest, l’école laïque au Revest, le château de la Ripelle…
On dispose donc de livres et documents, mais cela ne fait pas une histoire du Revest. C’est une histoire à trous en fonction des centres d’intérêt des auteurs.
Ce qui m’a conduit à mon hypothèse d’un échec collectif du Revest, c’est mon séjour à Collioure de 42 jours en septembre, octobre 2009.
Collioure ne fait pas 3000 habitants, Le Revest en compte plus de 3500. Aucune comparaison entre ces deux villes ou villages. À Collioure, il y a des vignes, des chênes-liège, des pins, des jardins, des figuiers, des vergers… Les collines très abruptes sont cultivées ou en garrigues. L’urbanisation résiste à la pression touristique. Les collines, sauf les plus immédiates, construites en habitat groupé plus qu’en lots individuels, sont mises en valeur par des vignerons attachés à leur terroir. Il y a plus de 180 viticulteurs et leurs familles à Collioure. En quelques minutes, on est dans des paysages travaillés, productifs. Collioure dispose d’un « cadre » magnifique, d’un patrimoine architectural intéressant, le château royal mis en valeur depuis seulement 20 ans, une église dont le clocher (ancien phare) fait le tour du monde, le moulin à farine devenu moulin à huile. Deux peintres y ont séjourné quelques mois, Matisse et Derain : c’est là qu’ils ont inventé le fauvisme, assez vite détrôné par le cubisme. Un poète républicain y meurt 3 semaines après son arrivée : Antonio Machado. Enterré à Collioure, sa tombe est l’objet de la visite de dizaines de milliers d’Espagnols par an. La maison où il est mort, Casa Quintana, va être transformée en centre d’études Machado. Depuis 50 ans, un restaurateur, Pous, père et fils, sait recevoir aux Templiers les artistes qui n’hésitent pas à lui céder une œuvre. Collioure regorge d’artistes de valeur inégale ; j’ai dénombré une quarantaine de galeries et d’ateliers, fonctionnant d’avril à novembre. Aujourd’hui, Collioure dispose d’une vingtaine d’hôtels et de restaurants. Les commerces, cafés, boutiques ne manquent pas. Les artisans dont on a besoin sont sur place. Il y a en outre une petite industrie artisanale de conditionnement des anchois, de production d’huile d’olive, de fabrication de biscuits. Les gens ajoutent à leurs revenus la location de meublés. Parce qu’à côté d’une ville de travailleurs, pas à plaindre financièrement, du secteur primaire agricole ayant su mettre en valeur leurs vins (Collioure et Banyuls) et d’autres produits, on a une ville pour touristes pouvant monter jusqu’à 150000 visiteurs pour le feu d’artifice du 16 août. 50000 est une fréquentation habituelle en été. La vie associative est très riche. Animations et fêtes tout au long de l’année. La municipalité, parce qu’elle a les ressources, sait gérer l’afflux, le stationnement, la sécurité… Tout n’est pas idyllique mais  Collioure est une ville dynamique qui depuis 50 ans sait faire fructifier son patrimoine viticole, architectural, pictural. (Paradoxe : il n’y a pas une œuvre de Matisse, Derain à Collioure, mais le Musée d’art moderne de la ville dont la conservatrice est aussi celle du fabuleux Musée d’art moderne de Céret a su et sait acquérir les œuvres d’hier et d’aujourd’hui qui compteront demain.
Comparez avec ce que deviennent les œuvres acquises par Le Revest: elles sont dans des bureaux et le public ne peut les voir. Rappelez-vous le sort réservé à une œuvre de Giacobazzi: l’école du Revest, où à l’œuvre de Nicole Budonaro qui avait été achetée pour l’accueil des Comoni, enlevée pour aller où ?).
Bref, Collioure a su collectivement profiter de son histoire, de son « cadre », préservant ses terres agricoles, viticoles, son liège, ses légumes locaux vendus directement. Les traditions comme la sanchs à Pâques sont très fortes, inscrites dans une catalanité vécue et non folklorique. La ville a su aussi profiter de l’installation de quelques étrangers de renom attirés par le « cadre »…
On comprend bien que Le Revest au « cadre » magnifique, au patrimoine moins prestigieux mais tout de même, mais sans agriculture, sans commerces, n’ayant à offrir que des terrains à bâtir est passé à côté d’une vraie vie collective. Quelques pistes. La vente des sources et la construction du barrage pour l’usage de Toulon ont fait disparaître les bugadières dès 1910. Elles auraient disparu avec l’invention de la machine à laver, 40 ans plus tard. Le paysage du Revest moins abrupt que celui de Collioure est composé de collines en restanques ce qui veut dire créées par l’homme qui y a cultivé oliviers, fleurs : jonquilles et autres, jusqu’à quand ? Les moutons ont disparu,  il y a moins de 50 ans. Quand j’ai acheté mon terrain en 1962, la culture des jonquilles sur ce secteur venait de disparaître… La vigne n’a pas intéressé les anciens, j’ignore pourquoi, question de sols ? Le domaine viticole du Marlet a eu une vie éphémère, le village a boudé le vin du Mont Caume de la famille Higgons. Le gel de 1956 a porté préjudice aux oliviers mais pas plus qu’ailleurs. Le moulin à huile du Revest comme celui du château de La Ripelle ne fonctionnent plus depuis 40 ou 50 ans.
Je pense que Le Revest est passé à côté de son histoire parce que les paysans d’ici n’étaient pas que paysans, plutôt ouvriers, et paysans en complément, mais tout ceci mérite d’être vérifié en interrogeant des gens de 70-80 ans car c’est dans les années 50 que le changement s’est fait avec l’arrivée des commodités et des facilités. Il a été plus facile de vendre des restanques que de les cultiver et le « charme » du village a profité à des importés d’en bas et d’ailleurs, enrichissant petitement les gens du cru qui ont su se garder les belles parcelles.
Ce processus d’urbanisation n’a pas été maîtrisé par les municipalités successives portées au pouvoir par des gens désirant vendre leurs terres ingrates. Il suffit d’étudier la composition socioprofessionnelle des conseils municipaux depuis 60 ans.
Il n’y a pas eu de politique de reconquête agricole, de politique de zone artisanale, d’urbanisation sous forme de logements sociaux regroupés, exception de la résidence du Mont Caume (à Collioure, vous avez pour l’essentiel deux quartiers, le village, ses ruelles, ses escaliers, le faubourg). Au Revest, que de l’habitat mité, mangeur d’espace au nom de l’individualisme dominant, gage de bonheur autour de sa piscine et de son barbecue.
Le Revest est bel et bien devenu un village dortoir, il n’a pas d’identité car il l’a perdue en vendant ses restanques (regardez les restanques vers Fontanieu, sous la Touravelle, vers la Ripelle et de partout), en les transformant en habitat pavillonnaire.
À la Touravelle, ça fait 25 ans que j’entends parler d’une ferme pédagogique qui ne verra jamais le jour alors qu’une reconquête agricole et pastorale serait peut-être possible. Et aucune animation, aucune fête traditionnelle ne redonnera de la vraie vie au Revest.
Même le jeu de boules est autrement plus vivant et dynamique à Collioure qu’ici. Pareil pour la vie sportive. La vie associative regroupe des associations de professionnels (caves et domaines, anchois), des associations culturelles catalanistes (les soirées sardanes sont de véritables concerts avec des coblas talentueuses, créatrices de nouvelles sardanes que les gens dansent tout en les écoutant) et bien d’autres associations (même les peintres, en concurrence, sortent un dépliant commun). Ce que je décris de Collioure correspond à ce que j’ai vu et vécu, ayant rencontré tout ce qui compte à Collioure, y compris à plusieurs reprises le maire ou Jojo Pous, la figure des Templiers, la journaliste de L’Indépendant, les caves, les peintres, le musée, la bibliothèque, l’équipe des guides du château…
Si Musso a renoncé par facilité à quasiment toutes les compétences du Revest, si Le Revest est quasi sous tutelle, ce n’est pas parce que c’est un traître (bien que ça en soit un par rapport à Fenassile et par rapport à ses engagements de 2001), c’est sur la base de 50 ans et plus de démission collective.
Évidemment, cette évidence est difficile à admettre, à dire et Musso se doit de construire un discours de propagande : un village, une identité, qui redonne bonne conscience à la fois aux vieux habitants et aux nouveaux arrivants.
Notre liste Avec Vous Maintenant avait tenté quelque chose mais on a vu le choix des habitants.
 
Je pense que ce petit pensum peut éventuellement servir à une réflexion préalable aux municipales de 2014. Vous pouvez bien évidemment ne pas être d’accord avec ce regard. Mais il est à confirmer ou infirmer objectivement pour voir d’où on vient, où on est, où on peut aller raisonnablement.
Jean-Claude Grosse, octobre 2009

P.S. : une balade inopinée vers le château de Tourris, au niveau des Bouisses, m’a fait découvrir une oliveraie toute récente de plusieurs centaines d’arbres et l’existence d’un troupeau de moutons. On a donc la preuve qu’un autre aménagement de l’espace est possible.
Comment un domaine en friche il y a 15 ans, racheté aux enchères il y a 10 ans, a été transformé avec la plantation de 2500 oliviers qui produisent depuis 3 ans, 1 ha de vignes, bientôt 4, qui déjà donnent du vin, un troupeau de moutons. Les nuisances sont dues aux chiens errants, aux sangliers l'été, aux promeneurs indélicats, aux chasseurs qui chassent dans une propriété réserve de chasse interdite mais qu'est-ce qui arrêterait des chasseurs. Comme quoi, l'urbanisation de terres agricoles n'est pas une fatalité. Quand cela se produit, il s'agit d'une démission collective de la population locale voulant se faire du blé sur d'anciennes terres à blé.
 
 

Qu’est devenu le cabinet des monnaies ?

 

Voilà un patrimoine municipal de 12000 pièces dont une collection unique de monnaies de nécessité, d’ouvrages de numismatique, qui a été acheté par la municipalité de Charles Vidal dans les années 80, qui a été exposé au cabinet des monnaies dans la Maison des Comoni de 1990 à 2005 et qui a disparu. Les ouvrages ont été jetés dans la poubelle des Comoni (témoignage d’Armand Lacroix, conservateur de ce cabinet et collectionneur auquel on doit ce patrimoine). Quant aux vitrines, aux pièces, personne ne peut plus les voir. Où sont-elles ?

Certes, malgré des efforts de communication, le cabinet des monnaies n’attirait pas énormément de monde mais du temps des 4 Saisons du Revest, cabinet des monnaies et salle d’exposition étaient ouverts au public qui ainsi pouvait découvrir, apprécier les expositions thématiques mises en place régulièrement.

Les Revestois sont en droit de demander des comptes sur cette disparition et d’exiger la restauration du cabinet des monnaies, patrimoine communal qui avait coûté à la commune quelques dizaines de milliers de francs.

L’espace dédié au cabinet des monnaies est devenu le bureau de l’équipe marseillaise gérant le pôle jeune public. Les 4 Saisons du Revest gérait la Maison des Comoni depuis un bureau installé dans l’ancienne mairie, rue Foch.

 
Un commentaire :
Certains autres facteurs ont pu jouer aussi, défavorables au Revest:
- le fait que ce soit un cul de sac: on ne passe pas par le Revest, on y va . Quelles raisons d'y aller? Pour Collioure, c'est différent: c'est sur une voie de passage entre Espagne et France d'une part et d'autre part, le site favorise une autarcie réelle dans les terres avec ouverture sur la mer et donc commerce possible.
- Le Revest est lié à l'histoire de Toulon, donc à un espace touché de plein fouet par la crise industrielle depuis plus de 30 ans, cela a fait partir des gens; cet espace toulonnais est aussi lié à un tourisme balnéaire basique, pensé surtout comme source de profit facile et rapide, pendant longtemps, cela n'est jamais favorable à l'arrière pays, ni à des politiques d'aménagement du territoire.
- Le Revest a souffert sans doute aussi du statut spécial de Toulon, port militaire donc administré en partie directement par l'Etat, mal intégré à un ensemble régional: la ville a eu du mal à s'imposer comme métropole locale organisant naturellement l'espace de l'agglomération ; il n'y a qu'à voir les communes avoisinantes qui se sont longtemps imaginées comme des républiques à elles seules, imaginant pouvoir se développer sans Toulon, voire sans les autres collectivités territoriales. C'est peut être jouable, à condition de posséder des atouts immenses , mis en valeur par un volontarisme politique...
 
Gilles
 
en 1962, 1478 habitants
en 1962   1968    1975    1982    1990    1999    2005   
    1 478  1 659   1 688   2 055   2 704   3 441  3 664 habitants

                                en  1999    2005
Nombre d'habitants         3 440    3 664   

Pourcentage d'hommes    49.6%    49.2%    -0.4%
Pourcentage de femmes    50.4%    50.8%    +0.4%
Population masculine agée de 0 à 19 ans    30.2%    28.7%    -1.5%   
Population masculine agée de 20 à 39 ans    23.4%    20.7%    -2.7%
Population masculine agée de 40 à 59 ans    31.3%    33.7%    +2.4%
Population masculine agée de plus de 59 ans    15.1%    16.9%    +1.8%
Population féminine agée de 0 à 19 ans    24.9%    25.1%    +0.2%   
Population féminine agée de 20 à 39 ans    26.2%    21.6%    -4.6%
Population féminine agée de 40 à 59 ans    32.0%    35.4%    +3.4%
Population féminine agée de plus de 59 ans    16.8%    17.9%    +1.1%

Actifs    1 552    1 720    +168 entre 1999 et 2005
Actifs occupés    40.0%    42.6%    +2.6%
Chômeurs    5.1%    4.3%    -0.8%
Inactifs    1 888    1 944    +56
Retraités et pré-retraités    14.4%    16.7%    +2.3%
Elèves, étudiants et stagiaires    8.8%    8.5%    -0.3%
Autres inactifs    31.7%    27.8%    -3.9%
Population active (15-64ans)    1 547    1 711    +164
Population active occupée (15-64ans)    1 371    1 553    +182
Chômeurs (15-64ans)    176    158    -18
Taux d'activité (15-64ans)    66.2%    68.4%    +2.2%
Taux de chômage (15-64ans)    11.4%    9.2%    -2.2%

Nombre de logements    1 379    1 484    +105
Nombre de logements vacants    74    70    -4
Résidences principales    1 229    1 346    +117
Résidences secondaires    76    68    -8
Résidences principales en %    89.1%    90.7%    +1.6%
Résidences principales - 1 pièce    1.9%    1.8%    -0.1%
Résidences principales - 2 pièces    7.4%    5.7%    -1.7%
Résidences principales - 3 pièces    20.3%    14.5%    -5.8%
Résidences principales - 4 pièces ou plus    70.4%    78.0%    +7.6%
Nombre moyen de pièces par résidences principales    4.1    4.1   
Maisons    77.8%    86.8%    +9.0%
Nombre moyen de pièces par maison    4.4    4.7   
Appartements    21.0%    12.6%    -8.4%
Nombre moyen de pièces par appartement    3.4    3.1   
Propriétaires    75.2%    78.0%    +2.8%
Locataires    19.9%    18.2%    -1.7%
Emménagement de moins de 5 ans    25.2%
Emménagement de 5 ans à 9 ans    23.1%
Emménagement de 10 ans ou plus    51.7%
Ancienneté moyenne d'emménagement    14 ans

 
1° février 2010
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pour une gestion municipale au ras des pâquerettes
au plus près de tout ce qui reste à bâtir pour atteindre 4500 habitants
on se demande ce que signifie cet objectif 2014
 
Ange Musso, maire du Revest, s'est plié à l'exercice de l'interview de début d'année. Il évoque les aménagements programmés, les finances communales, la perspective des élections régionales et livre une petite révolution au village : l'installation de dix caméras de vidéosurveillance, dès cette année.
Quels seront les principaux aménagements en 2010 ?
Le permis de construire pour la maison des associations sera déposé début février. Les travaux doivent débuter en octobre, livraison au premier semestre 2011. Elle sera ouverte aux écoliers durant le temps scolaire, servira pour le périscolaire et pour le centre de loisirs. Le reste du temps, les clubs pourront y pratiquer le judo, karaté, le yoga... On va reconstruire une cantine à la maternelle de Dardennes, tout en conservant le préfabriqué actuel au cas où les travaux ne seraient pas finis en septembre.
Vous semblez avoir franchi le pas pour l'installation de caméras de surveillance...
J'ai longtemps hésité au regard de la liberté individuelle. Mais des élus me sollicitent depuis des années. J'ai été rassuré par la technologie : personne ne sera rivé derrière un écran. Les images ne seront consultables que par moi ou un officier de police judiciaire. Les enregistrements sont effacés automatiquement après 30 jours. Nous veillerons à ne pas filmer la sortie de l'école et la caméra qui surveille le Circuit rustique d'activités physiques aménagées (Crapa) sera inopérante durant le temps scolaire.
Quels sont les actes de délinquance qui vous ont décidé ?
Des voitures sont ouvertes gratuitement sur le parking Jean-Moulin. Des vitres brisées pour un butin minime. Ce sont des petits soucis qui vous gâchent la vie et deviennent difficilement supportables au fil du temps. J'espère que les dix caméras ne serviront pas. Quand vous êtes maire d'un village, si vous ne faites rien, on vous le reproche très vite. L'installation des caméras a un coût de 30 000 E, ouvert aux subventions d'État. Les frais de maintenance sont de 2000 E par an. La mise en service est prévue cet été. On réfléchit à une extension du réseau au hameau de Dardennes, mais ça nécessite de disposer d'un local.
Les autres projets ?
Nous remplaçons le véhicule du Comité communal des feux de forêt, vieux de 30 ans. Ces bénévoles font un travail formidable, ils auront un 4x4 avec autopompe et citerne cet été. On débute l'embellissement des entrées du village et du hameau de Dardennes. L'objectif est de décrocher une 2e fleur, voire une 3e en fin de mandat (2014). On travaille avec le conseil général pour créer un rond-point à Malvallon, sécuriser l'accès de l'école.
À l'avenir, on voudrait reconstruire un moulin municipal pour avoir une huile du Revest. Le projet de réfection du centre du village est arrêté par l'enfouissement de la ligne haute tension. L'objectif sera de briser la vitesse et de créer une zone piétonne devant la boulangerie et le bar du Vieux-Château.
Aucun nouvel emprunt ne sera souscrit en 2010. La dette sera de 145 e par habitant à la fin de l'année, j'espère qu'elle sera résorbée en 2014.
Quel est le projet de maison de retraite dont les travaux doivent débuter fin 2010 ?
C'est le fruit d'une réflexion de quatre ans. Nous avons opté pour une réalisation privée parce que la gestion d'une maison de retraite publique est très compliquée pour une petite commune. Il y aura 77 lits dont 14 dans une unité Alzheimer. La mixité étant importante, à tous les âges, 25 lits seront « sociaux conventionnés » car le département a le pouvoir de modérer les prix.
Le ramassage des ordures par un délégataire privé est-il une réussite ?
L'année d'essai s'est si bien passée qu'on a signé le marché avec Veolia sur cinq ans. Nous avions des difficultés à remplacer le personnel, ou alors c'était un autre service à la population qui en pâtissait (Le Revest compte cinquante employés communaux, Ndlr). Il n'était pas possible de recruter davantage pour le ramassage des ordures.
Le Revest doit-il se doter d'un gymnase ?
On n'en a pas les moyens : un gymnase représente trois points d'impôts en plus. Les Revestois, comme les enfants du centre de loisirs, ont accès aux équipements sportifs de Toulon. Ils profiteront aussi du complexe aquatique prévu à Toulon ou La Valette pour le nord-ouest de l'agglo.
Regardez les Comoni : la salle est au Revest, c'est fabuleux. Mais c'est ingérable sans TPM : 350 000 e de fonctionnement et 250 000 e de subvention au Pôle jeune public Massalia pour accueillir 35000 spectateurs par an.
Quel candidat soutenez-vous pour les élections régionales ?
Je soutiens Hubert Falco parce qu'on travaille très bien à TPM. Même si je suis non encarté - après être passé par l'UDF - j'assume mes idées libérales et conservatrices. J'ai été élu sans étiquette et ma liste comprend des gens de gauche et de droite.
En défendant ses arguments, seule l'opposition rend le débat enrichissant.
Où en est la ferme solaire ?
« Après deux réunions avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL), nous approfondissons les études par rapport aux aires de chasse de l'aigle de Bonelli. Suez a eu la concession pour deux centrales de 12 mégawatts chacune, pouvant approvisionner 6 000 foyers. Le site de 30 ha d'emprise dont 15 à 20 ha couverts (panneaux photovoltaïques), est situé à côté de la carrière, sous les lignes à haute tension auxquelles se relier à moindre coût. Les panneaux solaires seront visibles du Faron et du mont Caume, mais pas du village. Soit on débute les travaux à la fin 2010, soit on abandonne le projet. L'enquête publique est prévue dans le courant de l'année. »
Propos Recueillis Par Sylvain Mouhot - smouhot@varmatin.com
 
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voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale
voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale
voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale

voilà comment un petit amphithéâtre dans le jardin public est rendu inutilisable par une rigole et une végétation de joncs, interdisant l'usage d'une scène ouvrant sur l'église et la tour; une opportunité de plus de perdue; une lecture publique eut lieu en 2009 du texte Moi, l'élu, farce électorale

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Balade à la Touravelle au Revest

31 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Hier, 30 janvier 2008, en fin de matinée, je me suis rendu à La Touravelle. Moisson de quelques photos. Le Revest  est plein d'endroits magiques, mal mis en valeur, dégradés, à restaurer et à réanimer.

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Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest

28 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle au Revest
Balade souvenir au château de la Ripelle

J’ai fait cette balade le jour où je suis remonté en silence à la source de la Ripelle, le 25 janvier 2008, là où j’ai conçu le projet  L’invitation à la vie : aventure artistique de 2 fois 12 heures (12 H jour, 12 H nuit, aux équinoxes) pour 12 personnes sur lettre de motivation, aventure destinée à mes enfants, 1 fille, 1 garçon, metteurs en scène. Ce projet n'a pu voir le jour.
Le château de la Ripelle fut un des lieux du Festival de théâtre du Revest avec la Tour, le stade de la colline et une fois, le château de Dardennes, entre 1986 et 1989.
Il y eut bien sûr tout le village avec Clepsydre en 1984 : 8 heures de théâtre-parcours de 20 H à 2 H du matin.

Rien qu’au château de la Ripelle, le festival a utilisé le perron du côté sud, le perron du côté est , l’espace devant le box à chevaux, le parking intérieur, le tennis, le petit bassin. Avait été envisagé de donner de grands spectacles sur une scène flottante du grand bassin. Aujourd’hui, ce serait impossible : absence d’eau.
Les 4 Saisons du Revest ont évidemment les archives photos de ces spectacles, dues à Élian Bacchini qui a couvert toute l’activité théâtrale des 4 Saisons du Revest de 1984 à 2004 soit des centaines de photos.
Ces archives n’ont jamais été montrées (sauf une exposition en 1994 d’une centaine de photos légendées et encadrées pour les 10 ans des 4 Saisons du Revest) et ne seront jamais cédées à la mairie actuelle du Revest qui volontairement occulte l’existence et le travail des 4 Saisons du Revest (qui a pourtant profité au maire pour obtenir le vote de l’intérêt communautaire de la Maison des Comoni fin 2003).
Voici quelques photos d’aujourd’hui et quelques photos de spectacles au château.
Je suis d’autant plus sensible au devenir du château que dès 1987, j’ai conçu en tant que conseiller municipal, un projet : la fondation pour le temps présent, exposé en conseil municipal, présenté au Conseil général (au directeur de cabinet du président de l’époque).
Je suis toujours persuadé de l’intérêt de ce projet pour le département et même la région mais je garde au réfrigérateur le concept de ce projet qui m’a demandé des mois de travail avec des étudiants en Gestion des entreprises et des administrations (GEA), en attendant des jours meilleurs.
Jean-Claude Grosse

 

undefinedla descente extérieure du château
undefinedla façade est où fut jouée La Esmeralda de Victor Hugo
undefinedla façade sud où fut jouée Médéa par Elizabeth Macocco
undefinedElizabeth Macocco dans Médéa par L'Attroupement 2 en 1989
undefinedle petit bassin où fut créé L'auteurdutexte de Claude Ber
undefinedl'aqueduc qui amenait l'eau de la source dans le grand bassin
undefinedle grand bassin sur lequel j'ai rêvé de faire créer des spectacles, scène flottante
undefinedle tennis où fut créé Les tragédiennes sont venues d'après Saint-John Perse
undefinedLes tragédiennes sont venues par L'Attroupement 2 en 1986
undefinedLes tragédiennes sont venues, 1° mise en scène de Dominique Lardenois,
aujourd'hui directeur de la scène nationale de Privas en Ardèche
undefinedaire de battage pour lectures d'été
undefinedLa locandiera de Goldoni sur le parking intérieur du château par L'Égrégore
undefinedMidi à nos portes de et par Paul Fructus devant le box à chevaux


 
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Dardennes-les-Eaux en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Dardennes-les-Eaux en photos

Dardennes, le hameau du bas du village du Revest-les-Eaux, est enchanteur quand les pluies ayant rempli le barrage, la déverse alimente le Las.

Voici quelques photos prises le 21 janvier 2008 vers 15 H 30.

On comparera la beauté naturelle de l'eau à Dardennes aux couleurs  bleu fluo choisies par les designers relookant le village. Comme on comparera la rivière naturelle à la rivière artificielle s'écoulant d'une jarre alimentée par une pompe électrique réveillant le quartier.

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Le barrage du Revest en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

 

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Le barrage comme le village du Revest méritent bien d'être montrés sur le blog des 4 Saisons du Revest.
Les photos sépia sont de Bernard Puigserver; les photos en couleurs sont de grossel.
La vidéo sur les 20 ans des 4 Saisons du Revest complète cet article qui va faire le tour du Mont Caume.


Barrage vide - barrage plein: deux aspects

moire.jpgcolor.jpgp1010029.jpgbarrage-d--cennale-2.jpgbarrage-d--cennale-3.jpgp1010039.jpgbarrage19.jpgbarrage-d--cennale-1.jpgbarrage-d--cennale-4.jpgbarrage20.jpgbarrage21.jpgsina--.jpgp1010024.jpgp1010034.jpgp1010035.jpgbarrage7.JPGbarrage6.JPGbarrage1.JPGbarrage5.JPGbarrage4.JPGbarrage12.JPGbarrage2.JPGbarrage8.JPG




 
 
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Le Revest en photos

21 Janvier 2008 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #Le Revest-les-Eaux

Le Revest en photos

Les photos du Revest mise en ligne avec cet article sont de Bernard Puigserver, un Revestois, que je remercie de les avoir mises à la disposition des 4 Saisons du Revest.
La vidéo des 20 ans des 4 Saisons du Revest complète cet article qui va faire le tour du barrage.

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---bicyclette.jpgwindows.jpgdevine.jpgdove.jpgexpulsion.jpgfloraison.jpgfree-mandela.jpgjim-morisson.jpgkeops-tour-sarrasine-.jpgmistigri.jpgmoire.jpgpolychrome.jpgvillage-rue-maison-copte.jpgvillage-rue-face-maison-copte.jpgvillage-porte-place-tour-sarrasine.jpgvillage-maison.jpgvillage-rue-face-groupe-revestois.jpgvillage-vue-2-freres.jpgvue-sud-haut-village.jpgvillage-vue-colombier.jpgvillage-vue-bas-colombier.jpgvillage-vue-du-colombier.jpgvillage-vue-eglise-de-la-tour-sarrasine.jpg
 
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