ecriture
15 avril 2025
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
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4 comments | Djé SaintJames Physalia was live. | By Djé SaintJames Physalia | Facebook
Djé SaintJames Physalia was live.
Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A Down - Psycho Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Stop in and watch your body fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Rushing to watch your spirit fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show ? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Déroulement de la soirée
Handicaps, schizophrénie et création artistique
15 avril 2025, 19 H 30 - 22 H 30
pot de l'amitié jusqu'à 23 H 45
Salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest-les-Eaux
1 - présentation
2 - témoignages
- vidéo paracousie de Frédéric Jean Gilles
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024)
- Germaine Raccah, schizophrène poète dit ce qu’est la schizo pour elle et lit Vertige circomplexe
- Djé SaintJames Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez
- Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
- Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
- Patricia Raccah Le consentement de Galatée
- Djé SaintJames chanson Psycho
- Bernard Hofmann que dit la psychiatrie sur la schizophrénie
- Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
- prise en charge familiale de l'autisme Sandrine Gendre
3 - court-métrage Il dentro de Nathalie Havez
4 - lecture de Frédéric Jean Gilles Si la mer meurt
5 - vente de livres
6 - pot de l'amitié offert par la municipalité
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
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paracousie, texte sur la schizophrénie, dit par Frédéric Jean Gilles, lors de la soirée du 15 avril 2025, handicaps, schizophrénie et création artistique, qui s'est déroulée à la Maison de...
l'ouverture de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles, venu de Maurs dans le Cantal, arrivé à 20 H après 9 H de train, arrêt d'1 H sur voie à Sète pour cause de manif
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Jean Gilles
Si la mer meurt
Frédéric Jean Gilles
Chapitre 5 - L’écriture
Il noircira des pages.
Il les raturera.
Les pliera.
Les chiffonnera.
Les lancera à travers la pièce comme on chasse un doute à mains nues.
Puis il les ramassera.
Il les relira.
Il les trouvera sublimes.
Puis affreuses.
Puis peut-être supportables.
Il les brûlera.
Ou les réécrira.
Encore.
Encore.
Quelque part, un éditeur bâillera en découvrant son manuscrit.
Il tournera la première page sans conviction.
Puis il tournera la suivante.
Et ce seul geste, ce glissement du doigt sur le papier, ce sera déjà une victoire.
Un passage.
Un frisson.
Une trace.
le finale de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles venu de Maurs dans le Cantal, filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
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la soirée Handicaps, schizophrénie et création artistque qui s'est déroulée le 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest a accueilli Germaine Raccah, schizophrène, poète, peintre et Pa...
les témoignages des soeurs Raccah, filmées par Martine Cadéo
Texte inédit que Germaine Raccah tenait absolument à dire
MOI LA TETE DE LITOTE AU TRAIN-TRAIN D’UNE VIE ENTIERE CHEZ LES FOUS
Germaine RACCAH
POUR LES GRIFFES D’UN ONGLE POINTU
Alors que du Génie, la plume de sable est pleine
pour prendre le pouls d’une fanfaronne lente lente,
Je tire un miroir étrange à l’évasive énigme de tous
mes âges pour le pétale proverbial de ne jamais
marcher et n’avoir de finitude que de mordre
une lune grevant le poing pour creuser ses plumes de blette et de persil
à l’affection appuyée pour être un mat
député et les cuisses bondissantes en mini-shorts
de fringantes oiselles aux cheveux de grenade
accouchant en quelques heures de minutes
et de languides mamelles, trois petites
pioupioutes appelées
CAMILLE, PAULETTE et MERVEILLE
Comme un Beau Conte songeant au beau tableau
de Yung tout accroché pour ce que pèse une plume
et ses ongles si longs de bruns et de violettes
et des dessins remarqués avec la croûte de son nez avalée dans la gorge
convoquant un génie adorable pour des
idéales caresses envisageables
Pour entendre le Grand Voyage Bleu
c’est un épouvantail
que le merle chante
le chat ou le pinson
d’un bruit
et s’épouille aux oreilles
le battement du cœur
et son propre ventre
tranchant la Nuit au poing de
son cigare
pour arracher la bouche
de la misère
et que broute un bruit du Tonnerre
Entendre le doigt d’acier, de feu, de sang
pendant tout ce temps qu’elle rêve
alors qu’une lame est montée
tout là-bas
comme une onde d’Enfer et j’ai peur sans réponses
avec le Diable dépeçant un terrible coutelas
pour attacher les maléfices des poux à
mes yeux perturbés
de grandes vagues d’innocence et de
désespérance
et un Gros bruit mordant
pour arrêter nos ombres alarmées
dans ce désir qui ne voudrait y consentir
c’est alors que je vois sous mes paupières
sortant dans les ères en fermant les yeux
comme un gros ours et les Belles Lettres qui
dansent où gésit la peur de l’énorme mouche
aux ailes de cafards en rognons de petits
pois fendant un diable chaud
pour trouver l’eau au pic des glaises qu’un doux
rêve pousse et s’accroche à la cervelle remuant
une tête de porc-épic sibyllin et ses poux de
lèvres vivaces aux confins de tous les mots.
C’est au délire que les bourreaux lentement
égrainent un sablier avec les griffes crochues,
mordues, déchiquetant, broyant une belle pour
visualiser ses pouilles énormes comme adoucies
dans une plume d’ongle.
Et les pieds de son ongle et
oncles, précipités en rencontrant en somme un
sentiment de froid spectral
et la sensation de ses bouchers pour nous
secourir comme de ces géants avec une lame
teintée de soufre et d’argent
nous assaillir autour de notre cœur, caresser,
cadrer ce qui nous reste de cette belle cervelle
de légume, un fou déchéant et son pou
nous accueillir grain à grain lentement,
avec une noisette et sans pépins de
raisins et de courges.
Mais alors que le monde
poussif et violent,
pour une cravate pointue
à la tige du Nombril
esthétise l’ongle comme son pays de grenades,
sourit alors un dieu de froid et chaud
signifiant au bord de ses coquettes jeunesses
de noisettes ou
de matrices
que persistent ces grosses dindes
caressant un granite aux ongles
de grenat épars
pour tapisser le ventre
dans un monde troué
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez...Djé Saint James
Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez... Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Qu'est ce que vous avez à me regarder ?
Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez
Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors Qu'est ce que vous regardez à part un type qui se donne en spectacle ?
Ou alors vous me connaissez car je suis musicien, parce que je suis écrivain ? Parce que je suis peintre, parce que je suis comédien, parce que je suis père de famille, parce que je suis amoureux transit... tout ça pourquoi ? Pour qu'on m'aime... juste pour qu'on m'aime plusieurs fois mais jamais de la même façon... jamais pour les mêmes raisons...
Bien sûr qu'un artiste est schizophrène car il ne peut être dans son art comme dans la vie... mais... et vous ?
Êtes vous les même au travail, avec vos amis ou dans ces putains de repas de Noël ?
Et ce soir quel masque avez vous mis ? Sûrement le plus beau, celui qui vous met en valeur, celui que vous mettez pour sortir, celui qui nous fera dire il est vraiment sympa, elle est adorable ? Alors que tu es un connard et que toi tu es à gerber... et qui a raisons ? Hein qui ?
— Mais vous avez des amis ?
Je veux dire vous avez beaucoup d’amis ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est-ce que vous apportez ?
une conscience solidifiée habite une salle des fêtes
assombrie au plafond d’un esprit dont le sol se
dérobe comme dix mille cafards quand perce un
rai de lumière quand les pensées s’assemblent en
un bref unisson que le corps ne rejette plus...
Quand les cafards saisissent une vérité que nul n’énonce jamais.
Mais une nuit tout m’a été révélé...
Je suis la réincarnation de Jésus...
Oui, oui je suis la réincarnation de Jésus Christ et je peux vous le prouver !
Il n'y aura pas de sang et vous verrez couler de l'eau rien de plus, une eau claire et limpide, vous verrez !
Et tous ils étaient là
tous jusqu’au dernier
et tous ils connaissaient mon nom.
Souviens-toi de la lumière et crois en la lumière
Un instant de clarté avant la nuit éternelle
ne me laisse pas oublier.
Je suis triste
Je sens que le futur est sans espoir et que les choses
ne peuvent pas aller mieux
Je m’ennuie et rien ne me satisfait
Je suis un ratage absolu en tant que personne
Je suis coupable, je suis puni
Je voudrais me tuer ou tuer quelqu'un...
J’arrivais à pleurer avant mais maintenant je suis
au-delà des larmes
J’ai perdu tout intérêt pour les autres
Je n’arrive pas à prendre de décision...
Je n’arrive pas à manger
Je n’arrive pas à dormir
Je n’arrive pas à penser
Je n’arrive pas à dépasser ma solitude,
ma peur,
mon dégoût,
Je n’arrive pas à écrire
Je n’arrive pas à aimer
Mes frères sont en train de mourir, mon amour est
en train de mourir, et c’est sûrement moi qui les tue.
Mais moi aussi je fonce tête baissée vers ma propre mort
Je suis terrifié
Je n’arrive pas à être seul
Je n’arrive pas à être avec d’autres
Je n’arrive pas à faire l’amour
Je n’arrive pas à baiser !
À 4h48
quand le désespoir me rendra visite encore une fois accompagné de mon hystérie, de mes idées sombres puis de mes rêves les plus doux, qui eux aussi me donnent envie de chialer et de hurler à la mort, je me pendrai au son du souffle de mon amour.
Je n’ai pas envie de mourir
Je suis tellement déprimé d’être mortel que j’ai
décidé de me suicider.
Je suis jaloux de mon amour qui dort et lui envie
son sommeil artificiel
Quand elle se réveillera elle m’enviera ma nuit passée
à ruminer sans fermer l’œil et ma parole intacte de fou.
Je me suis résolu à mourir cette année
Certain parleront d’auto‑complaisance
quelle chance ils ont de ne pas connaître LA... vérité.
Certain reconnaîtront le simple fait de la douleur
Ceci est en train de devenir ma normalité.
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Souviens toi de la lumière et crois en la lumière x4
Ça n’a pas duré longtemps, je ne suis pas resté longtemps. Mais en buvant un café noir amer
l’odeur de l’hôpital me revient dans un nuage de
tabac froid et quelque chose me touche à cet endroit
qui sanglote encore et une plaie d’il y a deux ans
s’ouvre comme un cadavre une honte longtemps
enterrée hurle son chagrin putréfié...
Une salle entière de visages sans expression les
yeux livides braqués sur ma douleur, si vides de
sens qu’il doit y avoir un désir de nuire un désir de m'epier, de m'espionner de regarder cette espèce de bête que je suis à vos yeux alors que vous êtes la même curiosité immonde pour les miens.
Vous vous moquez de moi car je suis différent et c'est pour cela que vous me traitez de fou et bien moi je me moque de vous car vous êtes tellement normaux, tellemét nombreux, tellement identiques, tellement pathétique.
Je comprend votre regard sur moi...
Mais vous comprenez-vous le mien ?
Ferez-vous l'effort de me comprendre ?
Ferez-vous l'effort de m'aimer tout de même ?
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100 fragments psychédéliques de cosmos
" JEAN-PIERRE PARLE D'UNE INFINITÉ D'UNIVERS et se dit atteint d'un pouvoir d'immortalité en rapport avec des extraterrestres. Non conforme, non violent, ami de visiteurs étranges, proche des ...
Jean-Pierre Verdier présenté par Laurence Loutre-Barbier
Un Voyage Parfait.
J’avais dix-huit ans. Une nuit alors que tout le monde dort, une voix me contacte par télépathie, douce et angélique, m’invitant à aller dans le jardin de la maison de mes cousins. Là, un OVNI gigantesque et très élevé traverse le ciel en disant mon prénom et psalmodiant de l’amour. Cette soucoupe volante était blanche irradiante comme une soucoupe volante typique. Elle est passée à une vitesse inconcevable à très haute altitude. Elle faisait dix fois le diamètre du soleil vue à l’œil nu et laissa derrière elle une trace blanche très bien dessinée et très géométrique en triangle allongé. Depuis je ne suis plus tout à fait le même. Cette intelligence extra terrestre que l’on peut s’amuser à appeler un ange ou une armée d’anges, je l’ai comparée par la suite à une galaxie habitée en regardant des photos de galaxies qui lui ressemblaient. Je me suis amusé à penser que sa vitesse était infiniment grande par fantaisie de l’incommensurable.
Le lendemain, l’atmosphère est argentée et illuminée mais tout m’agresse. La seule issue imaginable est la mort. Ma mère cuisine dans mon estomac, mon estomac qui est la casserole. Et puis le disque de Led Zeppelin s’enraie, se secoue, se répète alors je grimpe sur la fenêtre pour rejoindre l’OVNI de la veille, le céleste, la perfection mais le cri de ma mère m’arrête dans un état transcendental… L’ambulance du SAMU arrive, on me rattrape dans ma fuite. Direction : l’hôpital psychiatrique. C’est le seuil de quarante années de calvaire. On me plante un gros shoot de poison dans le cul, je meurs en pleine conscience.
Dans le miroir, un jour de descente d’acide, je me suis vu fait de flammes vertes : 21st Century Schizoid Man. Maintenant encore souvent je me vois d’une autre couleur. Combien valent mes visions ? Pourquoi vouloir les dévaluer à ce point ?
La pensée fractale est la pensée du schizophrène. Il faut avoir beaucoup de pensées pour être schizophrène. Quelqu’un qui ne pense pas n’est pas schizophrène, il est hébété. Je pense aussi en ultrasons. J’ai des acouphènes que je visualise comme un grondement de tonnerre roulant dans une sphère de voix angéliques d’enfants, un son de foudre en train de manger du chocolat, une étoile qui explose en couleurs irisées et chaque couleur produit un son, une sirène aiguë emportée par un roulement de boules de pétanques molles comme des fruits.
Moi j’ai les symptômes de toutes les schizophrénies : pensée morcelée, personnalité multiple, sentiments électriques et je confonds le rêve et la réalité.
Être schizophrène c’est avoir un psychique cinématographique désorganisé dans le temps, la chronologie est imparfaite. Le principe de la réparation est d’établir une chronologie de synthèse plus juste dans les films de la vie pour pouvoir passer d’une scène à une autre avec aisance, essayer d’avoir un voyage facile, un voyage parfait.
Sortir de l’hôpital sera pour Jean-Pierre intégrer la rue.
Dans la rue je pouvais habiter quelque part avec mes visions, les étoiles, le soleil levant et couchant. Je me sentais nomade et prophète parce que j’avais l’impression de lire l’avenir dans les étoiles, l’avenir de l’humanité.
Quand il faisait beau, je dormais au milieu de la rue.
Plus d’argent, je vivais de ce qu’on me donnait, ramassais des immondices nutritives ou fécondes. Je mangeais tout, ce n’était pas de la boulimie mais une exaltation par le hasard positif.
Je ne manquais de rien jusqu’à ce jour où j’ai violemment ressenti le froid. Je gelais. La police me déplaçait sans cesse. J’ai fait ma première manche avec Bernard Le Prophète. On ne se parlait pas. Il a une plaque commémorative au métro Saint-Jean. Il est mort de froid. Et je suis resté là. Seul.
Durant les six dernières années de sa vie, Jean-Pierre occupera une minuscule chambre à la Croix-Rousse à Lyon. C’est là qu’il peint ses visions. Après le travail, il a une sensation de fatigue qui débouche sur une envie de créer plus. La peinture lui donne une existence dans la société autre que celle apparente de clochard délirant.
La peinture me prouve mon intelligence vis-à-vis de tout ce que j’ai connu, vis-à-vis aussi de la société. Le tableau décrit toute une histoire. D’une œuvre, j’attends une résonnance de ma vie, de mes sentiments, une forme d’extase mystique, émotionnelle, lumineuse.
Jean-Pierre peint 100 tableaux.
On organise une exposition :
100 FRAGMENTS PSYCHEDELIQUES DE COSMOS.
Noir. Jean-Pierre décède le 22 avril 2021. Il a toute sa vie investit beaucoup d’espoir dans la mort, se représentant, avec une foi innocente, l’après comme une merveille. « J’ai aimé, j’ai souffert et pourtant jusqu’ au bout j’aurai aimé les humains comme des divinités ».
Jean-Pierre Verdier et Laurence Loutre-Barbier se sont rencontrés sur le trottoir, puis ce fut une histoire d’amour psychédélique et artistique de neuf années.
Les images (photographies, dessins, peintures et poésies) deviennent leurs territoires.
Ils regardent ensemble : c’est un début d’échange et de confiance.
Ils sont deux, visiblement différents à regarder pour voir et ils offrent dès lors au non conforme et à l’informel leur temps. Ils vagabondent... Ils abordent la terre inconnue d’un avenir partageable qui s’étendra bien au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer, c’est la terre de leur histoire, de leur voyage.
Deux livres :
Laurence Loutre-Barbier, Voyage Parfait, Fage éditions
Jean-Pierre Verdier, Fage éditions, collection Paroles d’artiste
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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Sandrine Gendre Lettres à Mathis, autiste
témoignage de Sandrine Gendre sur le quotidien familial quand on a à s'occuper d'un enfant autiste, Mathis, qui va avoir 11 ans, le vendredi 18 avril 2025; ce témoignage a été adressé au publ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Docteur Bernard Hoffman
Avant de vous décrire la schizophrénie, je vais vous raconter une brève histoire, un bref contact avec la maladie et sa réalité bien que ma spécialité ne soit pas la psychiatrie.
Je venais d’être nommé interne en médecine et effectuais mon service militaire quand le Médecin chef de la base aérienne m’appelle pour me demander de le remplacer pour la consultation d’un général d’aviation qu’il reçoit tous les mois . Ce patient est Schizophrène.
Ne t’inquiète pas, je sais que tu n’es pas psychiatre, tu l’écoutes 10mn, c’est tout .
Bien mon commandant!
Heure prévue, arrive le général en grand uniforme. Je n’ai pas le temps de lui dire de s’installer qu’il part dans un déluge de paroles incohérentes, sans que je puisse placer un mot.
Au bout d’un moment qui m’a semblé très long, Il fait une pause. Un peu abasourdi, je profite de cet intervalle pour le remercier et lui dire que la consultation est terminée.
Cet épisode très frustrant m’a permis cependant de comprendre deux choses. La première, qu’entre la psychiatrie théorique de la faculté et la pratique il y a un monde que je n’imaginais pas. ce type de patient ne peut évidemment être soigné et suivi par un médecin non psychiatre. Il ne peut être guéri d’un coup de bistouri comme on vide un abcès.
La deuxième conséquence, à défaut de toute communication possible avec lui, me fut de tenter d’imaginer quelle pouvait être la vie de ce général.
La maladie mentale n’est pas une maladie comme les autres, ni pour le Patient, ni pour son entourage.
Un peu de psychologie ne suffit pas.
Pour vous exposer quelques notions sur cette terrible affection, j’ai donc choisi de vous décrire la vie d’un schizophrène depuis sa conception jusqu’à sa mort parce que derrière la maladie existe un être humain qui souffre.
En effet, même si les causes précises de cette pathologie restent inconnues, un certain nombre d’observations, font penser qu’elle a une origine génétique associée à des actions environnementales.
Ces deux éléments étant totalement imbriqués.
De par son origine génétique, la schizophrénie débute donc dès la conception du nouvel être.
Les chercheurs ont montré qu’existait effectivement non pas une anomalie génétique bien précise, mais plutôt un dysfonctionnement sur de multiples gènes.
Il s’agirait d’un désordre entre les messages donnés par ces gènes communiquant entre eux mais aussi des erreurs dans leurs réponses aux stimuli de l’environnement.
Nous savons que la vie consiste en bonne partie en une succession de réponses aux évènements naturels auxquels notre corps est soumis.
La personne victime de ce désordre schizophrénique va réagir de façon soit inadaptée, soit disproportionnée à ces stimuli.
De cette constatation, la recherche actuelle émet l’hypothèse, qu’une grande partie du dysfonctionnement chez le schizophrène provient d’une réponse immunitaire exagérée lors des agressions virales ou bactériennes. Les agents nocifs sur la substance cérébrale seraient les cytokines. Ces molécules sont les moyens de défense de nos globules blancs. Leur production excessive chez le malade interfère avec la transmission électro chimique situé au niveau des synapses neuronales.
La synapse étant je vous le rappelle, la prise électro-chimique entre deux neurones.
Il a été montré que tout stress, tout traumatisme intervenant, soit au cours de la grossesse, soit au cours de l’accouchement serait susceptible d’engendrer ou de faire le lit des dysfonctionnements neurologiques de type schizophrénique.
Au total donc, dés la conception puis l’accouchement et la petite enfance, tous stress d’ordre mécanique, infectieux ou psychologique pourra en théorie construire un premier dysfonctionnement propice au développement de la maladie.
Cet enfant va cependant évoluer le plus souvent jusqu’à la puberté de façon quasiment normale. La maladie se développe rarement dans l’enfance.
Ce n’est qu’à l’âge de 18, 20 ans, la plupart du temps qu’apparaissent les premiers signes pouvant évoquer un début de schizophrénie.
L’apparition à l’adolescence et chez l’homme jeune, a pu être expliqué par le fait qu’à la puberté, un certain nombre de connexions neuronales, disparaissent, pour être remplacées par d’autres connexions. Chez le schizophrène , ces connexions, ne seraient pas remplacées ou serait bloquées. Cette anomalie sans doute prédisposée génétiquement elle aussi, serait majorée par un certain nombre de facteurs environnementaux existant à cet âge : en particulier un milieu familial perturbé, une vie urbaine stressante, un type de malnutrition , les vaccins multiples et surtout l’usage de drogues dont principalement le cannabis qui multiplierait par 4 le risque . Cette première période est donc marquée par des signes le plus souvent frustres qui plus est peuvent, dans le contexte de l’adolescence, période difficile, être relativement négligés .
Et pourtant les soignants disent que plus le diagnostic est fait tôt meilleur sera le pronostic.
Quels sont ces signes cliniques ?.
Il en existe trois groupes qui sont rarement présents ensemble et à des degrés d’intensité divers.
Les signes dits « positifs »
Positifs parce qu’ils s’ajoutent aux perceptions ordinaires mais de façon exagérée.
Ce sont des hallucinations auditives , olfactives , visuelles ou des modifications des sensations corporelles. S’y ajoutent des idées délirantes de type persécution, transmission de pensée, culpabilité…
Vécus comme réels, ces symptômes sont souvent très angoissants et source de souffrance considérable.
Ils peuvent aussi conduire à des actes violents pour le malade lui-même ou son entourage.
les signes dits négatifs
Ils s’expriment par la réduction de l’ensemble des activités mentales et physiques.
Ils se traduisent par un manque d’ énergie, de concentration devant une tache …
Les malades présentent une atténuation de leurs émotions et de leur vie sociale .
ils peuvent être confondus avec un état de dépression simple.
Il existe au total une désorganisation de la pensée et du comportement rendant cette pensée et le discours totalement flous jusqu’à l’incohérence.
A ce stade la maladie est évidemment évoquée mais du fait que le malade n’a pas la perception objective de ses propres troubles, il ne consulte que tardivement et surtout ne reconnait pas qu’il est malade.
Ceci a pour conséquence que ni lui ni son entourage ne sont capables de gérer la prise en charge mais surtout le traitement médicamenteux, qui , même s’il n’est pas totalement satisfaisant sur bon nombre de points, améliore tout de même la vie des patients dans 30 à 40% des cas.
Je passe sur les difficultés diagnostiques avec d’autres affections psychiatriques ou métaboliques plus « médicales » en précisant que ce diagnostic n’est pas toujours facile car nous ne disposons pas encore de tests biologiques ou IRM marquants .
Ce problème fait que certains praticiens hésitent longtemps avant de cataloguer schizophrène un patient sachant les conséquences énormes que cela implique pour ce patient mais aussi l’entourage.
Le pronostic
La schizophrénie est une maladie lourde pour celui qui en est atteint et difficile à prendre en charge pour le praticien et la famille du malade.
Il existe un taux de suicide important qui montre jusqu’où peut conduire la souffrance de ces malades.
Le traitement fait principalement appel aux neuroleptiques qui agissent non pas encore sur les causes profondes de la maladie, causes encore inconnues, mais améliorent grandement le confort du patient en réduisant considérablement la manifestation des signes indésirables .
Certains reprochent à la recherche actuelle qui dépend essentiellement des laboratoires pharmaceutiques, de se focaliser sur le traitements des symptômes plus que sur le traitement des causes de la maladie pour des raisons financières. C’est sans doute vrai mais nous sommes malgré tout déjà satisfaits des effets de l’aspirine ou du doliprane lorsque nous souffrons et même si cela n’a aucun effet sur la cause de la maladie.
Donc même si on parle de camisole thérapeutique chimique , elle a son intérêt dans de nombreux cas , environ 30% des patients qui répondent très bien aux neuroleptiques.
C’est pourquoi le psychiatre peut selon l’apparition ou la prédominance d’un type de symptôme prescrire un neuroleptique adapté à ce symptôme.
A cause de l’échec relatif des traitements neuroleptiques, ont été définies des thérapeutiques psychosociales. Leur premier intérêt est d’épauler la mise en place des médicaments . Comme on l’a vu il y a chez le schizophrène un problème de mauvaise observance des traitements cause principale de rechute. Il est donc fondamental de tenter de faire accepter au malade sa thérapeutiques. Leurs effets sont très bénéfiques .
Elles doivent quasiment persister toute la vie .
Il faut aussi accompagner la famille qui se trouve souvent désemparée face à la maladie et soumise à une contrainte et des efforts psychologique et matériels très importants .
Elles abordent la maladie sur son coté positif c’est à dire par exemple en développant le caractère créatif et artistique du schizophrène.
C’est bien pourquoi je termine sur cette note plus joyeuse et positive qui sera décrite par nos conférenciers et les patients présents à cette soirée, patients qui par des moyens personnels et appropriés à leurs symptômes ont pu se dégager de l’emprise de cette maladie.
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J'ai appris Hier Antonin Artaud Frank César Lovisolo
vidéo performance à partir de Pour en finir avec le jugement de Dieu d'Antonin Artaud avec Didier Bourguignon; l'oeuvre dure une cinquantaine de minutes; deux extraits en ont été présentés le...
le 1° des 2 extraits présentés la 15 avril 2025 par Frank César Loviisolo
5 jours avant, le 10 avril 2025, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par le lien ci-dessous, vous accédez à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation TUTOR organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
l'Olivetti sur laquelle je travaillerai peut-être un jour à tenter de dire le Rien de "je n'ai rien à dire"; c'est l'Olivetti d'Andy Wharhol, photographiée au Revest par Frank Lovisolo lors d'une manifestation qui a eu 2 épisodes : Tutor 2
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En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025
En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025. Avec Patrick Hubner, Hervé Zénouda, Vanessa Saint-Martin.
https://frank-lovisolo.fr/WordPress/compagnie-dantonin-artaud-conference/
5 jours avant, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par ce lien, vous accédez aussi à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fuus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero"
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Handicaps schizophrénie et création artistique - Blog de Jean-Claude Grosse
Dans 2 semaines, 15 avril, 19 H 30, entrée libre JCG à Grok 3 - j'organise une soirée handicaps schizophrénie et création artistique le 15 avril; il y aura des témoignages de schizophrènes p...
https://les4saisons.over-blog.com/2025/03/schizophrenie-et-creation-artistique.html
article de présentation de la soirée du 15 avril, dans lequel, il y a des propositions différentes de celles du 15 avri; les deux articles sont complémentaires
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Un rendez-vous manqué Il est des livres qui suscitent, bien avant leur parution, une impatience singulière. Tel fut le cas de Pulsion, co-signé par Sandra Lucbert et Frédéric Lordon - deux (...)
https://lundi.am/Sur-l-autisme-la-psychose-et-leurs-interpretations-sauvages
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Handicaps schizophrénie et création artistique
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Journées de la Schizophrénie - Schizinfo
Plus de 90 événements du 15 au 22 mars 2025 et une campagne très attendue dans les médias. Inscription dès maintenant!
avec un mois de décalage mais avril bleu est mois de l'autisme
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Témoignage sur la schizophrénie
Je vous livre ici un témoignage sur mes crises psychiques qui ont bouleversé ma vie! Laissez-moi un commentaire si la video vous a plu!
témoignage bouleversant de Frédéric Gelinat, trouvé suite à un mail reçu hier soir 1° avril à 18 H 30, lu à 23 H 30, auquel j'ai répondu favorablement ce 2 avril à 9 H 50
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avril bleu, mois de l'autisme
le flyer tient compte des propositions de Grok 3, en fond d'affiche 6 schizophrènes Antonin Artaud, Jjacck Kerouac, le président Schreber, Vaslav Nijinsky, Philip K. Dick, Zelda Sayre / Obscur à soi édité en 2011 sur proposition de Dominique Lardenois me semble saisir le thème de la soirée
suivi de Ô folie par Emeline Bécuwe
2 - présentation de témoignages
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024),
- Germaine Raccah, schizophrène poète lit Vertige circomplexe et expose quelques peintures
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Djé Saint-James théâtre 4.48
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Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
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Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
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Patricia Raccah Le consentement de Galatée
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Djé Saint-James chanson Psycho
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Bernard Hofmann présente le docteur Jean-Louis Morizot, décédé le 19 mars 2025
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Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
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Découvrez l'expression de la schizophrénie au travers de "Hearing in tongues", une œuvre de musique électronique écrite par Para One à partir de témoignages de personnes concernées par une ...
making of de "Hearing in tongues", une œuvre de musique électronique écrite par Para One à partir de témoignages de personnes concernées par une schizophrénie
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Provided to YouTube by Animal63 Hearing in Tongues · Para One Hearing in Tongues ℗ Animal63 Released on: 2023-03-17 Composer: Jean-Baptiste de Laubier Auto-generated by YouTube.
00:00 Les premiers signes 01:10 Les hallucinations auditives 02:25 Les troubles sensoriels 03:30 La peur 04:00 La perte de contact avec le réel 04:40 Les délires 05:25 La gestion de crise 06:25 Les premières éclaircies 07:40 Le chemin du rétablissement 08:30 La vie d'après
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Pour une information libre, je soutiens Personne et son journal https://fr.tipeee.com/le-journal-de-personne/ une info scénario http://www.lejournaldepersonne.com/2014/09/o-folie/ on passe notre ...
ô folie Hamlet Ophélie ???
bonjour folie par Marcel Conche
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Bahie et Papou Correspondance / Germaine et Patricia Raccah - Les Cahiers de l'Égaré
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Le dialogue entre deux sœurs est-il possible lorsque la schizophrénie vient brouiller les pistes en opposant deux réalités profondément divergentes ? L’échange de lettres entre Bahie et Papou, au-delà du lien sororal mis en évidence, relève d’un défi, celui d’une possible communication malgré le prisme déformant de la maladie. Cette correspondance, en cela, est une sorte de battle entre deux langages faisant alterner l’ombre et la lumière, la beauté et la douleur. Les deux sœurs Bahie et Papou ont-elles réussi dans l’échange à accéder à une meilleure perception de l’autre ?
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Jean-Pierre Verdier artiste illuminé et clochard céleste, présenté par Laurence Loutre-Barbier, Laurence Loutre-Barbier, éditrice de Fage éditions et responsable des pompes funèbres NOIR CLAIR
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NOIR CLAIR - Pompes funèbres, Lyon centre ville, obsèques, prévoyance.
Pompes funèbres NOIR CLAIR 22 quai Claude Bernard à Lyon 7e. Conseils, démarches, obsèques. Urgences décès 24h/24 et 7j/7.
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1 - J'ai appris hier... Artaud Antonin
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interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le rite du soleil noir : Tutuguri. Le Rite est que le nouveau soleil passe par sept points avant d'éclater à l'orifice de la terre.
interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le consentement de Galatée / Patricia Raccah - Les Cahiers de l'Égaré
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« Mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Jours lumineux marqués à jamais dans la grande fresque du « nulle part » où je suis venue flotter, écouter, me donner, m’oublier. Le temps passé dans cet espace est un autre temps, ni long, ni court, un temps tout à fait spécifique, unique, incomparable, comme si ici les minutes et les heures émanaient elles aussi d’une horloge non terrestre. Il dit qu’il faut être paisible comme la citrouille, ne pas s’agiter. »
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la chanson "physalia" est en quelques sortes la chanson de présentation du groupe, celle qui décrit leur univers si particulier, encore un tour de force de ce combo hors du commun....(rockmag)
l'écume des nuits
le docteur Jean-Louis Morizot sollicité pour intervenir avait donné son accord. Il est décédé le 19 mars 2025. C'est Bernard Hofmann qui me l'avait proposé.
Bernard Hofmann évoquera le docteur Jean-Louis Morizot.
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Grok 3 sur Jean-Louis Morizot
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Condoléances Jean-Louis Morizot
L'ASREEP-NLS s'associe à la tristesse de l'ECF et souhaite, à l'heure de cette séparation, rappeler combien Jean-Louis Morizot a soutenu le travail d
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La psychanalyse nous rend immortels
Conversation avec Jean-Louis Morizot, le 25 septembre 2022. Violaine Clément : Merci d'avoir accepté cette conversation pour le blog de l'ASREEP-NLS.
conversation où il est question de Poutine, de l'Ukraine, de la drague, de la séduction, de la psychanalyse
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Où va la psychiatrie contemporaine ?
Tout en affirmant la liberté des malades et la nécessité d'une conception non discriminante de la pathologie, la psychiatrie ne s'est pas pour autant émancipée de toute forme de contrainte et ...
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" Condamnée sans procès " - En attendant Nadeau
Mon vrai nom est Elisabeth, d'Adèle Yon, est le récit d'une enquête sur l'histoire de l'arrière-grand-mère de l'autrice.
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un récit à plusieurs voix récent, bien accueilli
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La Cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie Le cinéma, c'est magique. Oui, c'est magique ce pouvoir de raconter des histoires. Mais, depuis toujours, il y a une histoi...
films traitant correctement le sujet
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SchizAwards | Positive Minders
Suivez les SchizAwards, la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie. Rdv sur schizawards.com pour découvrir le palmarès.
la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie.
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De nombreux musiciens (et pas des moindres!) sont personnellement concernés par la maladie. Ils se retrouvent dans tous les styles de musique: classique, jazz, pop-rock... Dans la musique ...
quelques musiciens schizo
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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AUDIO * Autismes, les combats d'une vie, épisode 1/4 : Et si mon enfant était autiste. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez LSD, la série documentaire, et découvrez nos po...
1° de 4 épisodes
affiche du court-métrage Il dentro de Nathalie Havez, court dont Nathalie m'avait communiqué le lien, sur lequel j'avais fait un retour, court qui m'a donné l'envie d'organiser la soirée du 15 avril, après la projection de EAJP, film de Katia Ponomareva, les 25 et 26 octobre 2024
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero" è un mini-documentario scritto da Francesco Occhetto e diretto da Eugenio Scarsi. È un omaggio a Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), pittore piemontese d...
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Deep and trash. Je pratiques l'art numérique. La religion sous toutes ses formes et la spiritualité sont mes moteurs. Je moque l'hypocrisie et l'esprit mondain dans ces domaines. Sans pour autant...
oeuvres de Frédéric Gelinat aux titres évocateurs
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Gelinat
sans le texte, seule la voix dans le noir
Citoyen François Boissel
le salon où j'ai rencontré le fantôme François Boissel et celui de Robespierre sur le divan du psy, photo du cercle avec le maire, PAC et moi / PAC (Pierre Antoine Courouble) / et Dominique Lardenois au fond, non déguisé
Le cercle des Auteurs Ardéchois - Le Cercle des Auteurs Ardéchois
Le Cercle trouve son origine dans un courrier que m'a adressé Michel Rigaud (et à d'autres sans doute) en septembre 1998. Il s'agissait surtout de favoriser nos ventes. Cependant rien ne s' est ...
Réédition exceptionnelle du premier ouvrage politique de Boissel paru en 1786 et qui, déjà, lui valut bien des difficultés avec la censure royale. A son retour de Saint-Domingue, Boissel se penche sur les problèmes d’urbanisme et de pollutions de Paris. Il formule des propositions que n’auraient pas désavouées bien plus tard le baron Haussmann ou le préfet Poubelle. Un ouvrage où il explique comment il est arrivé à la conclusion qu’il fallait installer dans Paris « des toilettes sèches » ! Une réédition d’un ouvrage disparu à partir d’un exemplaire unique retrouvé par Pierre Antoine Courouble chez un antiquaire à Amsterdam. L’ouvrage en cuir pleine peau portait en lettre d’or la dédicace de l’auteur au ministre Necker.
« Presque un siècle avant Haussmann, le futur Jacobin Boissel, était un authentique visionnaire doublé d’un véritable touche à tout, au propre comme au figuré, notamment quand on découvre ses “expérimentations” écolos sur le recyclage de ses excréments ! D’ailleurs, à l’instar des “vespasiennes” et pour rendre hommage à sa vision de pionnier sur le sujet, ne devrait-on pas baptiser les toilettes sèches des “boisseliennes” ? »
Les entretiens du Père Gérard (1793)
Chez un antiquaire de Paris, P.A Courouble a retrouvé un exemplaire original de ce livre publié en 1793. Il l’a fait rééditer et a préfacé cet ouvrage unique dans son genre car commentant l’actualité révolutionnaire du moment et surtout formulant des propositions politiques qui seront concrètement suivies des faits. Boissel avait-il l’oreille de Robespierre ou est-ce le contraire ? Un ouvrage qui pose pour la première fois la question du lien entre Boissel et Babeuf tant l’auteur développe nombre de thèses essentielles du babouvisme. Un ouvrage singulier également par son positionnement précurseur sur la cause animale.
« Ce livre est très étonnant sur le plan historique et peut-être le plus important de la bibliographie de Boissel, en tout cas pour nous historiens de la Révolution française, car il annonce et anticipe (prédit?) les mesures concrètes qui seront mises en œuvre par la dictature révolutionnaire dans les mois qui suivirent sa parution. Un cas unique dans l’historiographie révolutionnaire ».
Claude Mazauric. Historien. Joyeuse. Juillet 2007.
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Le texte publié est la retranscription fidèle de la pièce qui a été mise en scène par Blandine Belghit et jouée une vingtaine de fois. Largement inspiré des ouvrages « Citoyen Boissel », « L’énigme Boissel » et du « Catéchisme du genre humain », le contenu est plus complet et le style plus vivant que le docudrame initial. La pièce comporte dix scènes et le texte est complété par trois annexes qui réjouiront les passionnés de Boissel et de la Révolution française.
« Historien passionné, Pierre Antoine Courouble, nous offre une excellente synthèse, très documentée de la pensée boissélienne. Un travail d’historien des idées qui a le mérite de faire ressortir toute l’actualité de la pensée politique et sociale de Boissel »
Philipe Delaigue, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Historien des idées politiques et du droit public révolutionnaires
Citations de Boissel
- « L’homme est né pour travailler au bonheur de ses semblables. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le bonheur de l’homme est fruit de son éducation.» Le Code civique de la France, novembre 1790
- « Après s’être approprié et partagé les terres, les hommes ont imaginé de s’approprier et de se partager aussi les femmes. Afin d’avoir des enfants pour succéder à leur propriété. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Par le partage et la propriété des terres, par le mariage et la propriété des femmes, les hommes ne pouvaient pas mieux s’arranger pour se dégrader, se nuire et se détruire les uns les autres. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le droit de la propriété est la pire des valeurs fondatrices pour notre société civile ! La propriété n’est pas le vrai, mais le faux fondement de la société, elle est le premier usurpateur, le premier voleur des droits de la nature et de l’univers. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « En vérité je vous le dis, c’est le sens de la propriété qui est le péché originel sur terre, c’est la maladie qui a infecté l’humanité et causé tous ses malheurs. » Le Catéchisme du genre Humain, avril 1789
- « La nature ne nous a pas fait naître armés de poignards. Elle ne nous a pas non plus commandé d’être les bourreaux de nos semblables. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Commençons donc par étouffer cette monstrueuse et abominable institution du droit à la guerre en renonçant à la propriété, c’est-à-dire à ce besoin primitif de dominer. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La politique est l’art de suppléer la faiblesse du corps par la force de l’esprit. Et la loi quant à elle, n’a pas d’autre fonction que d’assurer le maintien des droits de l’homme social. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Selon moi la femme est supérieure à l’homme. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La femme est la mère du genre humain, c’est elle qui porte et engendre l’humanité. Elle est à notre égard, ce qu’est le Maître de l’Univers à l’égard de la création tout entière. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est bien dans le cœur d’une mère que la nature et son auteur ont jeté les véritables et plus solides fondements de toute société humaine : l’amour. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est dans la femme que l’Univers a placé les moyens d’opérer le bonheur de notre destinée présente ». Le catéchisme du genre humain. Avril 1789
- « La religion est une institution établie originairement par les esprits forts pour dominer et commander les esprits faibles. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Toutes les religions ne sont que des inventions de l’homme imposteur, transmises et perpétuées par l’ignorance et la crédulité du plus grand nombre. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
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Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois - Histoire, Boissel, Joyeuse
Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois, Historien, auteur, Philosophe, réalisateur. Membre du cercle des Auteurs Ardéchois - Jpyeuse
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"Le discours oublié" François Boissel
Film documentaire de 52mn sur le révolutionnaire François Boissel, réalisé par Philippe Nahoun en collaboration avec Pierre Antoine Courouble. Né à Joyeuse, le 27 avril 1728, François Boisse...
excellent documentaire avec deux réserves tout de même sur l'historien babouviste et sur la philosophe ancrée dans son paradigme de la philosophie moderne, occultant l'importance pour comprendre le rôle de la Nature, des philosophes antésocratiques, dits de la phusis: Anaximandre, Parménide, Héraclite; Marcel Conche aurait apprécié ce fantôme
deux des livres achetés à l'aviateur, déguisement de PAC, président du Cercle des auteurs ardéchois; il y en avait en viking, en templier, en forgeron, en pilote de ligne, en gendarme, en libellule...; inauguration par le maire, entre un baptême laïque, un mariage, un autre baptême; apprenant que je suis éditeur, il m'inclut dans son discours inaugural; s'il faut des auteurs, des lecteurs, il faut aussi des éditeurs et de me retrouver sur la photo officielle de ce salon avec Dominique Lardenois, ancien directeur de la scène conventionnée de Privas, accueilli par ce maire en 2003, après le départ de la compagnie Macocco et Lardenois de Feyzin, le maire me disant l'extraordinaire audience prise en 3 ans par le Théâtre
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L'infini de la nature : la sagesse de Marcel Conche
Marcel Conche vient de mourir presque centenaire. La collection " Bouquins " nous offre un recueil de quelques-uns de ses textes.
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Marcel Conche philosophe et humaniste
By TV83.info -Mar 31, 2022 0 Maison des Comoni Le Revest Film, débat, témoignages, librairie, livres en délivrance Entrée libre le samedi 09 avril de 19 à 22 h À l'initiative de Jean-Claude G...
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"1789, vous avez dit Boissel?" (Un Ardéchois dans la Révolution) Théâtre
" Nos enfants se croiront révolutionnaires, ils n'auront que des réminiscences ". Cette pièce de théâtre en neuf tableaux, retrace la vie et l'œuvre du révolutionnaire ardéchois François B...
Boissel, la pièce
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"Il est contraire à l'ordre de la nature qu'un individu dispose de biens de jouissance supérieurs à sa capacité de jouir" (François Boissel auteur du Catéchisme du genre humain. Avril 1789) F...
Boissel, le film
Pièce en 5 actes. Comment de si belles idées peuvent-elles faire tant de mal. Mystère de la vie. « Un tyran n’est pas un monstre, c’est un homme qui a poussé son humanité juste un peu trop loin. »
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Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans, pièces de théâtre - Dompnac 07
Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans d'ici et d'ailleurs, nouvelles et pièces de théâtre. Membre du Cercle des Auteurs ardéchois - Dompnac
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Bonsoir ! Votre question invite à une exploration fascinante de la psyché de Maximilien Robespierre et de ses motivations profondes lorsqu’il a instauré le culte de l’Être suprême en 1794. Si nous imaginons Robespierre sur le divan d’un psychanalyste, plusieurs pistes pourraient émerger pour comprendre pourquoi il a cherché à remplacer la religion traditionnelle par ce culte et ce que cela révèle de son intériorité.
D’un point de vue psychanalytique, on pourrait interpréter cette décision comme une tentative de Robespierre de réconcilier des tensions internes entre son rejet de l’Église catholique – associée à l’Ancien Régime et à l’oppression – et un besoin personnel de transcendance ou d’ordre moral. Le culte de l’Être suprême, qu’il a promu avec ferveur, n’est pas une simple abolition de la religion, mais une réinvention spirituelle alignée sur les idéaux révolutionnaires. Sur le divan, Robespierre pourrait dévoiler un conflit entre son rationalisme hérité des Lumières et une aspiration presque mystique à donner un sens supérieur à la Révolution. Le décret du 18 floréal an II, avec son calendrier de fêtes exaltant des valeurs comme la justice, la vertu ou l’immortalité de l’âme, trahit peut-être une quête d’absolu : un désir de sublimer le chaos révolutionnaire en une nouvelle forme de sacré.
Un psychanalyste pourrait aussi explorer son rapport à l’autorité et au père. En remplaçant le Dieu catholique par l’Être suprême, Robespierre ne supprime pas la figure divine, mais la reformule sous son contrôle, comme s’il cherchait à devenir lui-même une sorte de médiateur entre le peuple et cette entité abstraite. Cela pourrait refléter une identification inconsciente à une figure paternelle idéale, compensant peut-être l’absence de son propre père, qui abandonna sa famille quand Robespierre était enfant. Ce besoin de structurer la société autour d’un principe supérieur pourrait alors être lu comme une projection de son désir de stabilité dans un monde qu’il percevait comme menacé par le désordre et la trahison.
Enfin, le culte de l’Être suprême, par opposition au culte de la Raison plus radical et athée défendu par les Hébertistes, révèle peut-être une angoisse face au vide moral. Robespierre, obsédé par la vertu et la pureté révolutionnaire, pourrait avoir craint qu’un peuple sans croyance ne sombre dans l’anarchie ou l’immoralité. En décrétant l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme, il offre une consolation métaphysique au peuple tout en légitimant son propre pouvoir comme garant de cette vérité supérieure. Sur le divan, il pourrait confesser une peur profonde de perdre le contrôle – de la Révolution, du peuple, et peut-être de lui-même.
En somme, Robespierre dévoilerait probablement un mélange complexe d’idéalisme, de besoin de maîtrise et d’une quête de sens transcendant. Le culte de l’Être suprême ne serait pas qu’une stratégie politique, mais un miroir de son âme tourmentée, cherchant à unir l’inconciliable : la raison et la foi, la révolution et l’éternité. Qu’en pensez-vous ? Souhaitez-vous approfondir un aspect particulier de cette analyse ?
un perdant magnifique Victor Ponomarev
carte envoyée depuis St Petersbourg par Vitya, le 10 mai 2023, les deux vieux amoureux ressemblent de dos à JC et A. / photo d'A prise par Edouard Gordeev, un photographe renommé de Saint-Pétersbourg, à la demande de V, depuis un café dont je ne me souviens plus le nom, sur l'esplanade donnant sur la cathédrale Saint-Isaac; c'est Edouard qui avait prêté le parapluie; il en avait toujours 2 ou 3 selon les filles ou femmes qu'il souhaitait photographier; c'était en juillet 2004
note au lecteur
Aiôn est un terme issu de la philosophie antique, désignant le temps cyclique, par opposition à
d'entrée de jeu, ne pas se méprendre sur ce titre, pouvant être reçu comme provocateur, malveillant
avec la mort - je dis avec et non contre la mort, face à la mort - nous sommes tous des perdants
Vitya fut un perdant magnifique
les derniers moments
Depuis le 24 janvier 2024, la Terre a tourné.
Chose commune que commencement et fin sur le circuit du cercle. Héraclite fragment 119.
Le chemin montant descendant est un et le même. Héraclite fragment 118.
Le 24 janvier 2024, je souhaitais par téléphone, ses 50 ans à Victor Ponomarev, Vitya
un fils pour nous depuis 1994,
également un gendre depuis 1997
acteur formidable dans de nombreux spectacles
Il avait assuré malgré la douleur et sa faiblesse physique les représentations des 20 et 21 décembre 2023 à la scène nationale de Flers dans
D’autres mondes
et L’horizon des événements de Frédéric Sonntag..
Il n’avait pu passer Noël 2023 avec nous.
Son dernier Noël avec nous fut celui de 2022, qu’il passa surtout dans son cabanon.
Il avait été hospitalisé le 15 janvier 2024 après deux chimiothérapies, destinées comme les précédentes à le prolonger.
Le 31 janvier, je suis monté à l’hôpital Saint-Louis pour le voir. Je l’ai vu le 31, le 1° février, les 3 et 4.
Vitya est décédé le 4 février 2024 à 50 ans et onze jours.
La magnifique et terrible discussion entre une voix fatiguée (lui) et une oreille un peu sourde (moi) que nous avons eue le 1° février vers 15 H m’a profondément marqué.
Il fut question du Temps éternel αἰὼν et du temps qui passe chronos avec h.
Aiôn est un terme issu de la philosophie antique, désignant le temps cyclique, par opposition à
Surgit une oeuvre noire de Goya Cronos sans h dévorant un de ses enfants, oeuvre qui le hante depuis quelques jours
et d'agiter ses bras maigres comme s'il voulait chasser des fantômes
de crier « maman » parce que des mains cherchent à l’attraper.
Il voit tantôt l’enfer, tantôt le paradis.
Il me parle de façon hachée de l'inachèvement de l'homme, du mystère qui enveloppe toutes nos questions existentielles, de la nécessité de se taire.
L’homme se rassure par des certitudes scientifiques éphémères et des croyances. Il faut accepter que le début et la fin de la vie sont des mystères.
J'ai l'impression d'entendre Héraclite l'obscur parfaitement clair.
Il me dit aussi savoir quand il a attrapé son cancer, quand une metteur en scène l'a humilié, ne l'a pas considéré comme un être humain sensible et vivant pouvant proposer pour en faire un acteur robot manipulé harcelé par elle pour obtenir ce qu’elle voulait.
On parle Théâtre avec un T majuscule. J’évoque l'âme éternelle de la Tragédie et de la Comédie, les deux tentatives de l’homme de se représenter les destins humains, tragiques, comiques et leurs mille et une nuances.
Il me rappelle ce qu'il a gravé dans le caveau familial à Corsavy sur l'emplacement de Cyril : tu as été la porte vers mon THÉÂTRE, merci.
Le Temps avec majuscule (Aiôn) est un enfant qui joue en déplaçant les pions : la royauté d’un enfant. Héraclite fragment 130, un des plus célèbres et difficiles.
Nous avons le pion blanc vie mais à Aiôn appartient le pion noir mort.
Nous avons le pion blanc santé, Aiôn, le pion noir maladie. Nous avons le pion blanc jeunesse, Aiôn, le pion noir vieillesse.
Peu à peu, le temps chronos passant, nous sommes cernés par la maladie, la vieillesse jusqu’à l’issue fatale.
Aiôn, l’enfant joueur gagne, il est le roi.
J’ai reçu l’oeuvre noire de Goya, de façon personnelle.
C’est quoi un père perdant ses fils. D’abord Cyril, maintenant Vitya. Cela me renvoie à la question de Cyril, un jour à Châteauvallon : c’est quoi être père ? J’ai bafouillé sur la transmission.
Puis, j’ai vu le circuit du cercle du fragment 119 :
Vitya s’est trouvé lui aussi confronté à cette question : quel père suis-je avec et pour Kristian ?
Il a eu le désir fort de partir avec Rosalie, voir pendant 18 jours, Kristian et Olga à Saint-Petersbourg, du 19 avril au 11 mai 2023.
Voyage rocambolesque puisque frontières russes interdites. Il leur a fallu passer par le chemin des réfugiés afghans ou pakistanais, en bus à Tallin, en Estonie.
J’ai reçu aussi cette perte des fils d’un point de vue sociologique quand la génération au pouvoir, adulte, ne se soucie pas de ce qu’on appelle les générations futures, quand la jeunesse est sacrifiée (celles de 14-18). C’est ce qu’on appelle le syndrome de Cronos.
Nous sommes à nouveau dans ce cercle.
Cronos mangeant son fils c'est aussi le père qui parce qu'il vieillit enterre de plus jeunes que lui donc ses fils ou des amis plus jeunes.
Après Vitya, ce fut Georges, ce fut Alain, ce fut Christian entre autres.
Ce qui me frappe en vivant la préparation des obsèques de Vitya, le 14 février 2024, c’est le pouvoir rassembleur d'une disparition, pouvoir rassembleur à l'image de la vie de Vitya :
il y aura cette cérémonie laïque à Corsavy, le 14 février, jour anniversaire de l’épousée que Vitya considérait comme sa mère
il y aura deux cérémonies orthodoxes à Saint-Petersbourg et à Oulan-Oudé,
deux familles,
trois générations,
deux cultures,
quatre pratiques : laïque, orthodoxe, bouddhiste, chamanique.
Tout s'est fait en concertation et dans le souci d'honorer Vitya.
Distances abolies par la fraternité, l’amour, l’amitié
et temps aboli grâce à internet, cette cérémonie se déroulant en temps réel par zoom.
Suite à la grève des agriculteurs espagnols dans cette période, la réalité pour mes acolytes et moi, fut que nous sommes arrivés après l’enterrement à 16 H 30.
Je n’ai pas cherché de signe là-dedans.
À la date du 24 janvier 2025, je n’ai toujours pas vu l’enregistrement du zoom.
Dans une vidéo qu'est-ce que la mort, Etienne Klein dit : le temps n'existe pas, la mort en est le visage.
Stéphane Allix et bien d’autres avancent : la mort n’existe pas, le temps non plus.
Tu ne sais pas à quel point tu ne sais pas ce que tu ne sais pas.
Un geste affectueux de Vitya, il nous reniflait comme un hérisson derrière l’oreille. C’était particulièrement agréable, chatouilleux, jubilatoire. Kdo de Vitya à ceux qui aimeront jouer aux hérissons en train de disparaître.
Au 28 octobre 2024, le hérisson européen a été classé comme « quasi menacé
rap de Kristian, 14 ans, fils de Vitya et Olga avec en fin de rap la voix fatiguée de Vitya; traduit en français ci-dessous
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dans le cadre des nuits de la lecture 2025 (23-26 janvier 2025), cet hommage à Vitya, qui eut 50 ans, le 24 janvier 2024 et décéda, le 4 février 2024. Il fut inhumé le 14 février 2024 à Cors...
enregistré le 26 janvier 2025 à 15 h 15 dans le cadre des nuits (sic) de la lecture (voir la fin de mon article : qu'es-tu devenu ?)
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Saturne dévorant ses enfants - Une œuvre, une histoire #6
Francisco de Goya est un peintre espagnol né à Fuendetodos en 1746 et mort à Bordeaux en 1828. Goya a connu deux grandes maladies qui l'ont beaucoup marqué et affaibli. L'une d'entre elle l'a r...
https://unepdhistoire.com/2020/09/25/saturne-devorant-ses-enfants-une-oeuvre-une-histoire-6/
Goya Rubens Tiepolo
Dante, la divine politique - Regarder le documentaire complet | ARTE
Sept siècles après la mort du génie italien Dante Alighieri et par le prisme de son chef-d'oeuvre, "La divine comédie", un décryptage de la période troublée où il vécut.
https://www.arte.tv/fr/videos/102278-000-A/dante-la-divine-politique/
lien valide jusqu'au 29/3/2025
Dante - Voyage au bout de l'enfer et du paradis - Regarder le documentaire complet | ARTE
À travers son monumental et inépuisable chef-d'oeuvre, "La divine comédie", un voyage littéraire dans l'univers foisonnant de Dante Alighieri, poète et génial penseur du monde, mort il y a 70...
https://www.arte.tv/fr/videos/098108-000-A/dante-voyage-au-bout-de-l-enfer-et-du-paradis/
lein valide jusqu'au 4/4/2025
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La double vie de Goya - Culture Prime
La peinture de Francisco de Goya s'est métamorphosée au fur et à mesure de la vie du peintre. Les désillusions et les horreurs du monde entrainant le grand maître espagnol vers de sombres ...
à voir, revoir L'OMBRE DE GOYA PAR JEAN-CLAUDE CARRIÈRE (2022)
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Les fantômes de Goya (2006) de Milos Forman (extrait2) : Liberté, égalité, fraternité !
Uploaded by Jan Leloup on 2018-02-28.
extrait impressionnant du film Les fantômes de Goya de Milos Forman 2006
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L'origine du Monde Grec (Ouranos et Gaia) - Mythologie Grecque - Histoire et Mythologie en BD
Mythologie Grecque - L'origine du Monde Grec (Ouranos et Gaia) Dessin: Marcus Aquino Couleur: Fabi Marques Scénario: Bruno Viriato
balade-ballade en mythologie : Gaïa et Uranus (émasculé par Cronos)
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L'origine des Dieux Olympiens - Mythologie Grecque en BD- Histoire et Mythologie en Bande Dessinée
L'origine des Dieux Olympiens - Mythologie Grecque en BD- Histoire et Mythologie en Bande Dessinée Dessin: Marcus Aquino Couleur: Fabi Marques Scénario: Bruno Viriato
Cronos dévorant les enfants qu'il fait à Rhéa (tué par Zeus habilement soustrait à Cronos)
la maman de Vitya, assassinée en 1993 rap d'accompagnement Je vous aime d'Axiom / plaque de Vitya, posée le 13 août 2024, à 11 H 30 avec un texte d'Ossip Mandelstam, 6 mois après son inhumation
Vidéo sur nos 2 visites au cimetière d'Oulan-Oudé à la mémoire de la mère de V.P., assassinée en 1993. À notre retour du Baïkal, en août 2004, nous réussissons à faire faire en deux jou...
Vidéo sur nos 2 visites au cimetière d'Oulan-Oudé à la mémoire de la mère de V.P., assassinée en 1993. À notre retour du Baïkal, en août 2004, nous réussissons à faire faire en deux jours une nouvelle tombe pour mieux honorer, à la russe, la mémoire de cette femme disparue à 38 ans dans des conditions horribles. Chanson d'accompagnement: Je vous aime d'Axiom.
Je vous aime (2006)
Axiom
verse
La haine irrigue nos veines
Et alimente nos peines
On ne sait qui consoler et partager les chagrins
La veuve ou l′orphelin
verse
Entre nous des différences
Nous partageons les souffrances
Et même si adversité rime avec diversité
Ensemble pouvoir dire en liberté
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
La haine irrigue nos veines trop souvent
Xénophobie nous enchaîne
On se sert de la culture comme le front d'une clôture
Pour couver l′intolérance
verse
Les âmes sans humanité
Les larmes et le sang liés
Entachent les ailes du symbole, l'unité
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
Je vous aime (ô liberté)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
On peut se réconcilier
Panser les blessures
Et gommer les ratures qui salissent
La page que l'on doit écrire
Nos projets à venir
Accepter
Respecter
Et changer pour vous dire
chorus
Je vous aime (ô liberté)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime (je vous aime, je vous aime)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
Les âmes sans humanité
Les larmes et le sang liés
Entachent les ailes du symbole, l′unité
Et même si adversité rime avec diversité
Ensemble pouvoir dire en liberté
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
Aujourd'hui, 4 février 2024, je vous quitte. Je quitte la rive et les gens. Je vous le dis encore vivant.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FzoaRm0YUclw%2Fhqdefault.jpg)
Julien Doré - Corbeau blanc (Løve Tour au Bikini de Ramonville-Saint-Agne 2014)
LØVE/LIVE CD/DVD disponible: http://www.juliendoreofficiel.com/2015/02/09/love-live-disponible/ LØVE, album disponible : http://www.smarturl.it/LOVE_JulienDore Retrouvez Julien Doré sur : ...
Annie, Vitya, Katia, Olga, 2007 sortie de résidence de création de Rien ne sera plus jamais comme avant
Vitya inhumé le 14 février 2024
La discussion que nous avons eue, Vitya et moi, le 1° février 2024 vers 15 H dans l’unité des soins palliatifs de l’hôpital Saint-Louis à Paris m’a profondément marqué. Il fut question du Temps éternel Aiôn et du temps qui passe Chronos avec h.
Il me parle de façon hachée de l'inachèvement de l'homme, du mystère qui enveloppe toutes nos questions existentielles, de la nécessité de se taire. « Tu ne sais pas à quel point, tu ne sais pas ce que tu ne sais pas. » J'ai l'impression d'entendre Héraclite l'obscur parfaitement clair.
Aiôn est un enfant qui joue en déplaçant les pions : la royauté d’un enfant. Héraclite fragment 130. Nous avons le pion blanc vie, Aiôn, le pion noir mort. Nous avons le pion blanc santé, Aiôn, le pion noir maladie. Nous avons le pion blanc jeunesse, Aiôn, le pion noir vieillesse. Peu à peu, chronos passant, nous sommes cernés par la maladie, la vieillesse jusqu’à l’issue fatale. Aiôn, l’enfant joueur gagne, il est le roi.
On parle Théâtre avec un T majuscule. J’évoque l'âme éternelle de la Tragédie et de la Comédie, les deux tentatives de l’homme de se représenter les destins humains, tragiques, comiques et leurs mille et une nuances. Il me rappelle ce qu'il a gravé dans le caveau familial à Corsavy sur l'emplacement de Cyril : tu as été la porte vers mon THÉÂTRE, merci.
Surgit une oeuvre noire de Goya Cronos sans h dévorant un de ses enfants, oeuvre qui le hante depuis quelques jours et d'agiter ses bras maigres comme s'il voulait chasser des fantômes de crier « maman » parce que des mains cherchent à l’attraper. Il voit tantôt l’enfer, tantôt le paradis. J’ai reçu l’oeuvre noire de Goya, de façon personnelle. C’est quoi un père perdant ses fils. D’abord Cyril, maintenant Vitya. Cela me renvoie à la question de Cyril, une nuit à Châteauvallon, au passage à l’an 2000 : c’est quoi être père ? J’ai bafouillé sur la transmission. Puis, j’ai vu le circuit du cercle. Vitya s’est trouvé lui aussi confronté à cette question : quel père suis-je pour Kristian ?
Cronos mangeant son fils c'est aussi le père qui parce qu'il vieillit enterre de plus jeunes que lui, donc des fils.
Quand la génération adulte au pouvoir ne se soucie pas de ce qu’on appelle les générations futures, quand la jeunesse est sacrifiée comme en 14-18, on appelle cela le syndrome de Cronos. Nous sommes à nouveau dans ce cercle.
Un geste affectueux de Vitya : il nous reniflait comme un hérisson derrière l’oreille. C’était particulièrement chatouilleux. Le 28 octobre 2024, le hérisson européen a été classé comme « quasi menacé ».
Annie née le 14 février 1948
Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante six ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante six ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.
le pion noir mort de l'enfant-roi du fragment 130 d'Héraclite est le pion ultime de la partie que nous jouons avec le pion blanc vie
αἰὼν παῖς ἐστι παίζων πεσσεύων· παιδὸς ἡ βασιληίη
« Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
nous sommes donc tous des perdants avec la mort
certains sont des perdants magnifiques
Leonard Cohen en fut un; il a écrit un roman : Les perdants magnifiques, 1966
Le narrateur est obsédé par le souvenir de sa femme Edith, suicidée dans une cage d'ascenseur, et tyrannisé par l'amant de cette dernière, le mystérieux et méphistophélique F. Le narrateur tente de conjurer ses obsessions par l'invocation, de plus en plus scabreuse au fil des pages, de la première sainte indienne du Canada, l'Iroquoise Catherine Tekakwitha, convertie par les Jésuites au XVII e siècle, si bien que le livre se déploie dans plusieurs directions - récit bourgeois d'un ménage à trois, biographie romancée d'une sainte historique, considérations hallucinées sur la drogue, Dieu, la culture pop, la guerre d'Espagne, les orgies et les Juifs, bref, l'univers de Cohen -, le cadre romanesque explosant à mesure, en poèmes, sketches, dialogues, prières.
Aujourd'hui Les Perdants magnifiques reste comme un pur joyau de pop-culture, parfaitement déjanté.
Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi ?
Catherine Tekakwitha, qui es-tu ? Es-tu (1656-1680) ? Est-ce assez ? Es-tu la Vierge Iroquoise ? Es-tu le lis des rives de la rivière Mohawk ? Puis-je t’aimer à ma façon ? Je suis un vieil érudit, plutôt mieux de ma personne maintenant que lorsque j’étais jeune. C’est ainsi que l’on améliore ses traits à rester assis sur son cul. Je t’ai suivie, Catherine Tekakwitha. Je veux savoir ce qui se passe sous cette couverture rose. En ai-je le droit ? Je suis tombé amoureux d’une image pieuse de toi. Tu te tenais parmi des bouleaux, mes arbres favoris. Dieu sait jusqu’à quelle hauteur tes mocassins étaient lacés. Derrière toi il y avait une rivière, sans doute la rivière Mohawk. Deux oiseaux au premier plan à gauche seraient ravis que tu leur chatouilles la gorge, ou si seulement tu te servais d’eux dans une parabole. Ai-je le droit de te suivre avec mon esprit poussiéreux plein du fatras de peut-être cinq mille livres ? Je vais même si rarement à la campagne. Peut-être pourrais-tu m’apprendre quelque chose sur les feuilles ? Que sais-tu des champignons narcotiques ? Lady Marilyn est morte il y a quelques années. Puis-je dire qu’un vieil érudit, dans quatre cent ans, peut-être de mon propre sang, s’intéressera à elle comme je m’intéresse à toi ? Mais pour le moment tu dois en savoir plus sur le ciel. Est-ce que ça ressemble à ces petits autels en plastique qui brillent dans le noir ? Je jure que ça ne me choquerait pas. Est-ce qu’après tout les étoiles sont minuscules ?
J'aurais voulu vivre dans le "folk song" comme Joe Hill, pleurer pour les innocents que ma bombe aurait mutilés, remercier le vieux paysan qui nous aurait nourris pendant notre fuite. J'aurais voulu avoir une manche vide retenue par une épingle double, et voir les gens sourire tandis que je saluais de la mauvaise main. [...] J'aurais voulu avoir ma tête portée à Pékin, avec un poème écrit sur mon épaule, sourire au dogme qui écrasait ma personnalité, faire face aux machines de Broadway. J'aurais voulu que la Cinquième Avenue se souvienne des pistes indiennes [...] J'aurais voulu écrire un pamphlet contre le contrôle des naissances, dans une langue très simple, un pamphlet qui serait venu au foyer, illustré de dessins [...] J'aurais voulu trafiquer dans l'immobilier, représentant d'un milliardaire anonyme et sans âge. J'aurais voulu bien écrire sur les Juifs. J'aurais voulu être fusillé dans les rangs des Basques pour avoir apporté l'Eucharistie contre Franco sur le champ de bataille....
Une soupe délicieuse me brûle la main. Un geyser visqueux m’inonde le poignet. Une pluie magnétique met ma montre Bulova à l’épreuve. Elle vacille à la recherche de son équilibre, puis elle s’abat sur mon poing comme un filet à gorille. Je m’étais faufilé dans sa fourrure humide, que je pressais entre mes doigts comme de la barbe-à-papa. Je suis au centre maintenant d’une exubérante artésienne de collerettes, d’innombrables bulbes, d’une constellation de cœurs muqueux en train de pomper. Des messages en morse moite me remontent le long du bras, paralysant mon cerveau, par des zones obscures, ils choisissent de nouveaux rois pour les prétendants épuisés de l’esprit. Je suis un phoque inventant des ondulations dans une vaste piscine électrique, je suis un fil de tungstène dans un océan d’ampoules, je suis créature des cavernes de Mary, je suis écume sur vague, les fesses de nurse Mary applaudissent avidement comme elle manœuvre pour frotter le trou de son cul sur mon bras, le rose de son rectum glissant comme le rêve d’une rampe démoniaque.
Le 30 août 2023, le pape François a évoqué Catherine Tekakwitha
François a souligné qu'"en Catherine Tekakwitha, nous trouvons donc une femme qui a témoigné de l'Évangile, non pas tant par de grandes œuvres, car elle n'a jamais fondé de communauté religieuse ni d'institution éducative ou caritative, mais par la joie silencieuse et la liberté d'une vie ouverte au Seigneur et aux autres". Même avant sa mort, survenue le 17 avril 1680 à l'âge de 24 ans, Catherine a accompli sa vocation avec simplicité, en aimant et en louant Dieu et en apprenant à ceux avec qui elle vivait à faire de même. Ses dernières paroles furent d'ailleurs : "Jésus, je t'aime".
"En bref, a conclu le pape, elle a su témoigner de l'Évangile en vivant l'ordinaire avec fidélité et simplicité. Puissions-nous, nous aussi, savoir vivre l'ordinaire de manière extraordinaire, en demandant la grâce d'être, comme cette jeune sainte, d'authentiques disciples de Jésus".
un message d'anniversaire, envoyé le 28 janvier 2025 à 8 H 40
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retour sur jouer chez les Grecs jouer et être joué, être un perdant magnifique face à l'enfant roi d'Héraclite, fragment 130 Geminia Agathè. Dum uixi lusi. 2° s après J.-C. La célèbre ép...
Geminia Agathè. Dum uixi lusi. 2° s après J.-C. La célèbre épitaphe versifiée de la jeune Geminia Agathè Mater, morte à Rome à l’âge de cinq ans, sept mois et vingt-deux jours, décrit la défunte avec une dimension personnelle particulièrement forte. L’expression dum uixi lusi, « tant que j’ai vécu, j’ai joué » fait référence à une activité qui doit être replacée dans le contexte plus large des épitaphes d’enfants ainsi que des tombes avec du matériel ludique.
αἰὼν παῖς ἐστι παίζων πεσσεύων· παιδὸς ἡ βασιληίη
« Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
dans le texte consacré aux derniers jours de Vitya, m'appuyant sur le fragment 130, j'ai mis l'accent sur les pions noirs de l'enfant-roi qu'il joue contre les pions blancs que nous avons entre les mains
j'ai donc mis l'accent sur les pions du jeu
mais pourquoi αἰὼν est-il dit enfant ?
les jeux d'enfants et pour enfants avaient une grande importance dans la Grèce antique. Dans le cadre du projet ERC Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity, une réflexion collective s’imposait sur l’énigmatique fragment d’Héraclite : « Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
Véronique Dasen est professeure d’archéologie classique à l’Université de Fribourg, rattachée au laboratoire ANHIMA, Paris (UMR 8210). Elle explore de manière pluridisciplinaire et anthropologique des facettes moins connues de l’Antiquité : l’histoire du corps et de ses pratiques, médicales et magiques, l’histoire de l'enfant et du genre, la culture ludique en tant que métaphore et fabrique d’une société. Elle dirige plusieurs projets de recherches, en dernier lieu le projet financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) Locus ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity (2017-2022, no 741520).
Un livre collectif a été publié par Les presses universittaires de Liège en 2020
Héraclite :
le temps est un enfant qui joue
David BOUVIER, Véronique DASEN (éds)
Presses Universitaires de Liège
le PDF du livre collectif, 14 contributions, 338 pages
Vitya fut un perdant magnifique
le comédien, le récitant
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slam écrit et réalisé par SHEIN B pour le départ, le passage, le pas-sage de Vitya Ponomarev, acteur russe accueilli dans notre famille à partir de 1994, décédé à 50 ans et 11 jours, le 4 ...
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REFU(S)GE à la Maison des Métallos by Cie La Boite Blanche
Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l'actualité politique à l'égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d'agir en faveur des " sans papiers " en ...
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28 mai 2016 / Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l’actualité politique à l’égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d’agir en faveur des « sans papiers » en désobéissant aux règles d’État pour suivre une loi plus impérieuse à son sens, celle de son propre humanisme, de sa responsabilité individuelle. Avec Dieudonné Niangouna, Françoise Cousin, Pénélope Perdereau,Xavier Béja, Elios Noel, Marie Coustaury, Jean-Baptiste Verquin, Clothilde Moynot, Nicolas Lambert, Maëlle Bertrand, Philippe Lemoine et Fred Fashena.
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Un essai radiophonique de Henri jules Julien et Sophie Agnel Réalisation Anna Szmuc ©Radio France Testimony, recitative du poète objectiviste Charles Reznikoff, est un vaste cycle de poèmes, tr...
22 mai 2011 / Testimony, recitative du poète objectiviste Charles Reznikoff, est un vaste cycle de poèmes, très littéralement extraits des témoignages de procès d’assises aux Etats-Unis. Dans ces poèmes, les mots sont des paroles dites devant un juge Avec le piano de Sophie Agnel, et les voix de Victor Ponomarev et Hubertus Biermann
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David Murray invoque en musique les racines noires de Pouchkine
Le saxophoniste américain ouvre le festival Banlieues bleues, vendredi 11 mars, avec un drame musical fondé sur le destin du poète russe, descendant d'esclave.
11 mars 2005 / A George Daw qui veut le représenter sur la voie de Pétersbourg à Kronstadt (mai 1828), Pouchkine lance : "Pourquoi ton crayon magique/Peint-il mon profil nègre ?" Sur son poncho, David Murray arbore une broche au portrait de celui qui murmurait : "J'ai survécu à mes désirs,/J'ai cessé d'aimer tous mes rêves ;/Je n'ai plus rien que les souffrances,/Nées de ce cœur à jamais vide." avec Elena Frolova et Victor Ponomarev pour les textes et, chanteur-récitant, Avery Brooks. Impossible de trouver traces musicales et parlées de cette création, même sur la chaine youtube de David Murray. Existe un DVD David Murray, saxophoneman 3 films. David Murray, I'm a jazzman. David Murray and the Gwo Ka masters live in Sainte Lucie. David Murray black saint quartet live at Banlieues Bleues festival
de 1999 à 2024, quelques spectacles
Grand Prix Essai/ Art Video à Côté Court 2024, Sélection Officielle Court Métrage Documentaire César 2025. Un homme revient dans sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d'horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. La ville n'a pas changé. Les spectres de Mamanville y flottent ou s'en évadent peut-être enfin. Dernières apparitions de Victor Ponomarev
Chères et chers, pour ceux qui ne l'auraient pas vu, mon film "Retour à Mamanville" est dès aujourd'hui disponible sur UniversCiné :...
quelques images dont une de Vitya
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6 juillet 2003, Vitya au sommet de la tour du Revest s'en aller vers le large, vers l'ailleurs
un extrait du court spectacle Dead General sur un texte de Sacha Volkov, écrit lors du Baïkal's Bocal d'août 2010 avec 3 comédiens du Molodiojny Théâtre d'Oulan-Oudé: Vitya Ponomarev, Vladim...
un extrait du court spectacle Dead General sur un texte de Sacha Volkov, écrit lors du Baïkal's Bocal d'août 2010 avec 3 comédiens du Molodiojny Théâtre d'Oulan-Oudé: Vitya Ponomarev, Vladimir Kostin, Alla Natanson, l'auteur Sacha et le metteur en scène, Anatoli Baskakov, spectacle donné avec 6 autres le soir du 15 août 2010 devant une salle comble en présence du ministre de la culture de Bouriatie
Scène des deux amoureux dont le destin est contrarié (Valérie et Vitya). La Forêt d'Ostrovski mise en scène par Cyril Grosse (1971-2001) et créée en 1999 à la Maison des Comoni au Revest avec L'Insolite Traversée: 10 comédiens sur le plateau. Ce spectacle a tourné 2 ans et a valu à Cyril Grosse d'être conventionné par l'État. Avec Laurent Chouteau, Valérie Marinèse, Magali Bonat, Pierre Palmi, Bernard Meulien, Jeanne Mathis, Victor Ponomarev, Katia Ponomareva-Grosse, Laurent Vercelletto et Cyril Grosse.
(C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 à Oulan-Oudé en Sibérie après répétitions au lac Baïkal, à Ba...
monologue de Vitya de 2'30 à 8'30 / (C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 à Oulan-Oudé en Sibérie après répétitions au lac Baïkal, à Baklany (vidéos sur le Baïkal à voir ici) puis présenté à Gap, au Revest, à Gare au Théâtre à Vitry. Réalisation franco-russe avec 11 comédiens, ce spectacle a été filmé par un vidéaste russe, Vlad, et ce n'est que 6 ans après que Les 4 Saisons du Revest, co-producteurs du spectacle, ont pu retrouver le film.
(C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 au Molodiojny Theatr' à Oulan-Oudé en Sibérie, après répétition...
une fête à la russe dont Vitya est le centre, c'est lui qui part vers l'ailleurs / à partir de 10'40, la danse de K.P. avec Sergguei / l'enfant au milieu des adultes / le monologue puissant de Frédéric Poinceau
Qui ne travaille pas ne mange pas
expose, sur le mode de la revue, le destin d’artistes détenus qui ont pratiqués le théâtre dans les camps staliniens.
Cie Mabel Octobre, 2004
disponible en DVD
« Au cours de plusieurs voyages en Russie, j’ai pu me rendre sur d’ex-lieux de détention (Magadan, Vorkouta, Pétchora, Inta) et recueillir de nombreux documents sur le théâtre au Goulag (archives papier, audio et vidéo, dont près de 40 interviews d’anciens détenus ayant pratiqué ou fréquenté le théâtre dans les camps staliniens). Comment aborder la représentation d’un monde révolu dans un monde actuel où le devoir de mémoire heurte nos consciences ? Sans me plier à l’exercice de la reconstitution historique, il m’importe de donner à voir et à entendre des visions du théâtre au Goulag en ne partant que de faits véridiques mais en les inscrivant dans un temps présent.
S’interroger sur un thème grave tel que le Théâtre au Goulag, pose la question essentielle de « comment se fait-il que l’art suive l’évolution de l’humanité, comment se fait-il que même dans les situations les plus extrêmes, sous des régimes totalitaires, dans les terribles conditions d’enfermement du Goulag, l’art puisse exister et, à sa façon, prospérer ? »
Judith Depaule
Vitya dans Vous en rêvez Youri l'a fait de la Cie Mabel Octobre 2007 (spectacle accueilli au Revest)
chronique épique du premier homme cosmique
Cie Mabel Octobre (2007)
En quoi peut-on dire que Gagarine est le dernier grand héros positif d’une époque désormais révolue ? Quelles sont les images qui nous en restent ? Qu’est-ce qu’un héros du 20e siècle, a fortiori communiste ? Comment ça se fabrique ? Quels mécanismes de propagande cela induit ? Qu’en est-il du regard que nous portons sur lui et dans quelle mesure sommes-nous responsables de son héroïsation ? Où en est notre fascination pour le cosmos 50 ans après l’envoi du premier spoutnik le 4 octobre 1957 qui émut le monde entier ? Que reste-t-il du 1er homme de l’univers et de son sourire légendaire ?
À partir de documents d’archives (papier, photo, vidéo et audio), de témoignages recueillis pour l’occasion, d’un univers onirique musical et visuel, le spectacle explore ces questions et réinterroge notre envie ancestrale de nous élever dans les airs en quête d’une inaccessible liberté.
durée 1h30
disponible en DVD
Nous serons vieux aussi [A Nouveau, fragments 4]
Pour ce qui est la dernière aventure qu'il nous reste à vivre ... sur le chemin de cette fin de vie, nous avançons tout doucement, certains sans voix, d'autres hurlant comme des bêtes, certains...
Pour ce qui est la dernière aventure qu’il nous reste à vivre … sur le chemin de cette fin de vie, nous avançons tout doucement, certains sans voix, d’autres hurlant comme des bêtes, certains sur leurs deux jambes, d’autres avec une canne ou en fauteuil, certains sans mémoire, d’autres des souvenirs plein la tête, certains accompagnés, d’autres esseulés, abandonnés. Il y a ceux qui en dedans d’eux se disent : j’ai vécu plein de choses, ça commence à bien faire, j’ai mon compte, ceux qui se disent : je me sens mais toujours la(le) même et ceux enfin qui se disent les deux à la fois. Nous serons vieux aussi, une tentative théâtrale d’appréhender le sens de l’âge et celui de l’existence, avec pour support le son, la vidéo et le mouvement. Regarder les visages, observer les mains, écouter les silences, ne forcer ni les regards, ni les confidences, donner le temps et tenter l’approche d’une vie, permettre d’en faire le bilan comme on raconterait une histoire, simplement, intimement, pudiquement, tranquillement. Katia Ponomareva
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Au début des années 60, un jeune physicien français au génie précoce et un auteur de science-fiction soviétique travaillent sans le savoir sur le même concept : l'existence d'univers parall...
c'est toi qui vis dans le monde des morts, Alexei / Au début des années 60, un jeune physicien français au génie précoce et un auteur de science-fiction soviétique travaillent sans le savoir sur le même concept : l’existence d’univers parallèles au nôtre, qui expliquerait la nature même de notre réalité.
dernier spectacle auquel participa Vitya, dernière représentation le 21 décembre 2023, scène nationale de Flers, Orne / il est un astrophysicien et n'ignore rien des univers-espaces-temps passés, présents, futurs ...
Carl Sagan Pale Blue Dot 1994 / photo prise le 14 février 1990, le jour de ses 42 ans Le 14 février 1990, 13 ans après son lancement, la sonde Voyager 1, alors qu’elle se trouve à plus de 6 milliards de kilomètres de la Terre et avant de dire définitivement adieu au système solaire, prend un cliché mémorable et émouvant. On y voit un point bleu pâle, minuscule, qui passe presque inaperçu : c'est notre Terre.
remarquable documentaire de 1 H 01 dédié à Carl Sagan / posté le 27 avr. 2020 / Gagarine a fait le premier vol dans l'espace 12 avril 1961 / Le 12 avril 1961, à 09h07, Youri Gagarine décolle à bord du Vostok-1 et va devenir le premier homme en orbite autour de la Terre.
Vitya fut un perdant magnifique
l'antagoniste
− Mon visage se masque, chaque fois que je dis la vérité.
− Pour un comédien comme toi, Boris, ça te va bien le masque.
impressionnant de voir tourner le compteur de la population mondiale / Entre 1950 et 2015 la population mondiale est passée de 2,54mds d'habitants en 1950 à 7,38mds d'habitants en 2015. En 65 ans, la population mondiale a progressé de 291,10% avec une moyenne de +74 565 140 d'habitants par an
L'horloge de l'apocalypse n'est plus qu'à 89 secondes de la "fin du monde"
L'horloge de l'apocalypse n'est plus qu'à 89 secondes de la "fin du monde"
en date du 25 janvier 2025
*** note d’un chercheur : Qui est Boris Siderev ?
Personnage antagoniste, il faut bien se demander d’où il sort ?
Comme tout chercheur, j’ai commencé par l’encyclopédie en ligne et à partir de là par d’autres entrées.
Boris Siderev est un comédien russe, né d’un père polonais qu’il n’a jamais connu et d’une mère russe qui après avoir été abandonnée a refait sa vie avec celui qui fut le beau-père de Boris, un alcoolique qui déserta très vite le milieu familial.
Boris enfant, adolescent se retrouva souvent seul pendant que sa mère travaillait, faisait des ménages. Elle buvait, avait des rapports naturels avec ses amants de passage, elle ne se cachait pas. L’enfant haletait.Il découvrit la rue, ses embûches, ses drames, ses rencontres, ses satisfactions épidermiques, ses violences, ses codes et la loi du plus fort ou du plus malin.
Enfant des rues, Boris eut l’idée un jour (c’était après le viol et l’assassinat de sa mère par un policier, un soir d’ivresse à la russe, un soir d’hiver, sa mère mourant de froid dans la rue, par moins 40°) de pénétrer dans le sous-sol, la chaufferie d’un immeuble collectif, hébergeant un théâtre indépendant, le Molodiojni Theatr’.
Il proposa ses services, accomplit toutes les tâches d’un technicien, apprit l’art russe de l’acteur, vivant et dormant au théâtre, comme gardien.
Il se vit confier le rôle de Zilov dans La chasse au canard d’Alexandre Vampilov.
Puis il fut Le moujik, la tête posée sur les rails, dans la pièce de Nina Sadour Allez, Roulez !
Une apprentie-comédienne-metteur en scène venue de France pour un stage de 6 mois, fut éblouie par l’acteur et le jeune homme de 20 ans.
ls se plurent. Elle le ramena dans ses bagages. Ils se marièrent, n’eurent pas d’enfant. Il entra dans le cercle familial de l’épousée et de l’épousé. Il devint un comédien français reconnu.
Il fut de plusieurs spectacles de L'Insolite Traversée, compagnie créée par Cyril Grossse (1971-2001) avec Jeanne Mathis et Frédéric Andrau.
Il fut Le prince de Hombourg de von Kleist, Pierrot dans Dom Juan, le récitant dans Testimony de Charles Reznikov.
Il fut remarqué par Le Canard enchaîné pour son interprétation d’un écrivain de science-fiction soviétique, Alexei Zinoviev, aussi alcoolisé que Charles Bukowski chez Bernard Pivot, dans le spectacle D’autres mondes de Frédéric Sonntag au Théâtre de Montreuil.
Il joua dans les spectacles de L’Ensemble À Nouveau, un ensemble reconnu comme continuateur de Pina Bausch.
Cette recherche permet-elle d’éclairer son rôle dans la métamorphose du vieux connard ? Le bonnard-Bonnard est né de leurs confrontations pendant les fêtes de fin d’année 2020.
manuscrit du Triomphe de la Mort / Enluminure du Triomphe de la Mort de Pétrarque - Ms Français 12423, fol.37v (détail) - XVIe s. - Bibliothèque nationale de France
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La Grande Peste noire - Pétrarque
Pétrarque (Francesco Petrarca, 1304-1374) est connu pour la célébration poétique de son amour platonique pour la belle Laure de Sade, qui joua pour lui le même rôle de muse que Béatrice pour...
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Le Triomphe de la Mort de Pétrarque / 7 milliards et demi pour une planète à 2,5 milliards ; 5 milliards de trop / qui est volontaire pour le suicide collectif d’intérêt général ?
le triomphe de la mort traduction Jean-Yves Masson
2 – La déclaration inaugurale
Pourquoi es-tu descendu regarder dans le placard les chemises où tuconserves tes écrits de jeunesse et d’autres plus récents jugés indécents, où tu as rangé la petite valise en osier des lettres de la jeune fille amoureuse de son professeur ?
Ces souvenirs, tu ne les as jamais cultivés. Tu n’avais nul besoin de ces écritures. Tu vivais au jour le jour, un amour dont tu ne fus pas l’initiateur.
Un professeur ne s’intéresse qu’à des élèves. Tu as été choisi par une élève, s’exprimant un jour, le 25 octobre 1964, dans un couloir de lycée.
– Je pense à vous autrement qu’à un professeur.
C’était une déclaration sans détour, sans ambiguïté, l’expression du désir d’une jeune fille, d’une jeune femme.
4 ans avant ce qui est devenue l’affaire Gabrielle Russier.
Il n’a offert aucune résistance. Il s’est laissé happer par cette demande. Il a dit oui avec le cœur. Dans sa tête, ce fut brouillard pendant 46 ans.
Il n’a reconnu cette déclaration pour ce qu’elle était, une déclaration de désir d’une jeune femme et non une déclaration d’admiration d’une élève, que le 28 août 2010. Au retour d’une aventure artistique de trois semaines au Baïkal. Il y était tombé amoureux d’une des traductrices, l’avait transformée en sirène du Baïkal entraînant dans les profondeurs du lac les pécheurs charmés dont lui.
C’était sa façon de sublimer une pulsion, une émotion, un sentiment, derendre l’autre inaccessible pour l’aimer à l’ancienne, à la troubadour.
C’était sa façon de rester fidèle à l’épousée pour toujours et fidèle à l’élue d’un jour.
Il avait raconté cet épisode d’exaltation fiévreuse à l’épousée.
- Mais ta Baïkalal, telle que tu me la décris, c’est ton fils, notre fils tel que nous
le connaissons. T’as fait un coup de jeune. Tu t’es pris pour lui, dix ans avant,
tombant amoureux de sa Baïkala. T’as télescopé les temps.
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Boris Siderev – je t’ai trouvé abject au Baïkal, baver après Baïkalal, trahir l’épousée pour une fille ayant 50 ans de moins que toi, ta petite fill en somme, un pédophile en puissance, aucune décence, aucune retenue, la toute puissance d’un gamin qui ne s’interdit rien et qui bien sûr est impuissant à réaliser son rêve parce que pour ça, il faut être un homme, un mâle. T’as sublimé parce qu’elle t’a préféré Tolia. Lui, il est beau, magnétique, charismatique, il sait plaire aux filles. Toi, t’es pas beau, t’as pas de charisme. Tu faisais pas le poids. Alors tu t’es inventé un amour sublimé, un amour courtois, une Baïkalal inaccessible puisque tu ne pouvais la baiser. Quand t’as fait ton odieuse crise de jalousie, le 17 août 2010, tu m’as dégoûté. Et révélé ton vrai visage, prêt à détruire ce que tu ne peux obtenir. T’es un bel enfoiré, un imposteur. Tu te fais passer pour un artiste de l’amour à l’ancienne, à la troubadour alors que t’es jaloux de celui qui obtient ce que toi, tu cherches vainement. En plus tu as raconté ta trahison à l’épousée. Tu te rends compte ? Lui dire la vérité, une vérité truquée, masquée. Lui faire mal gratuitement. Moi, je te trouve ignoble, à vomir. Quelle magnanimité, équanimité dans sa réponse qui l’arrangeait d’imaginer le télescopage des temps, toi pour ton fils, la sirène pour l’aimée de ton fils.
Lui – merci Boris de me faire part de tes ressentis. Il y a quelques mois, je serais sorti de mes gonds, usant de la dénégation, étant dans le déni. Je t’aurais dit, Tomber en amour, ce n’est pas vouloir baiser. Aujourd’hui, je me regarde dans le miroir de tes ressentis. Tes ressentis, dégoût, vomissements, c’est aussi moi.
Oui, j’avais du désir sexuel pour Baïkalal, un filet de désir. Si elle avait fait retour, l’aurais-je baisé selon ton expression ? Baiser pour moi veut dire baiser comme un mâle, comme un animal, comme une bête et cela m’est arrivé parfois avec l’épousée.
Je crois que nous pouvons aussi nous comporter autrement, en partenaires
consentants et inventifs, créatifs dans nos corps à corps. Le corps ne triche pas. L’autre sait, sent si tu le considères ou s’il n’est qu’un objet.
Cela nous est arrivé avec l’épousée, la lubridicité.
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J’avais de la fascination pour la grâce, l’élégance, la classe de Baïkalal. J’avais
l’intuition de sa riche vie intérieure, de ses contradictions dynamisantes
et paralysantes.
Ma crise de jalousie ne m’a pas empêché d’écrire Dans le sillage de Baïkalal,
un testament amoureux. Peu importe qu’il soit un masque, une imposture comme tu dis. Toute écriture est posture donc imposture.
Ce qui compte, ce sont les effets sur les lecteurs, ce qui peut s’appeler l’effet de vie, théorisé par Marc-Mathieu Münch.
Y croient-ils ? Vibrent-ils ?
S’ils y croient, s’ils vibrent, il y a transmission, passage de relais, partage.
Mots et caresses de papier deviennent mots réels et caresses réelles.
Quant à l’épousée et moi, il me semble que cet amour subit, d’un jour, surgi au détour, nous a rapprochés. L’épousée et moi, nous avons renouvelé notre pacte d’amour le 28 août 2010.
C’était à leur trou d’eau, un trou d’eau au Riu Ferrer où ils aimaient se baigner nus, dans une eau à 12°, comme au Baïkal, l’été. Où ils aimaient jouir sur leur rocher, moussu vert épais pour l’accueil de deux corps allongés, offerts, prêts à recevoir et à donner, femme et homme-fontaines.
Ayant dit oui avec le cœur, il s’était éveillé à cette beauté, s’était émerveillé de cette beauté. Alors qu’elle allait sur 63 ans, il voyait la beauté de ce qu’on appelle vulgairement les outrages du temps. Elle ne s’acceptait pas en train de vieillir mais refusait tout maquillage. Il lisait telle ride comme la trace de ses rires et fous rires, telle autre comme la trace des larmes qui avaient accompagné la mort de leur fils et celle de son frère, 9 ans plus tôt, le 19 septembre 2001 quand l’instant-camion avait heurté l’instant-navire.
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Il l’a lue comme un livre illustré jusqu’à ce qu’elle passe en un mois, 90 jours après le renouvellement de leur serment d’amour et de leur noce mystique.
Ce fut enfin la Baise, comme elle l’avait souhaitée le 14 juillet 1970 à Baklany au Baïkal.
La Baise désirée eut lieu le 28 août 2010, au trou d’eau du Riu Ferrer où ils aimaient se baigner nus, dans une eau à 12°, comme au Baïkal, l’été. Où ils aimaient aussi jouir de tout ce qui les entourait, si vivant, si changeant, si chargé en vibrations, si chargé érotiquement, ombres et lumières, chants du torrent, reflets, odeurs des mousses, arbres bandants, branches ployées, feuilles mortes...
Boris Siderev – La Baise ! La Baise ! Phonétiquement, pour un comédien, c’est fabuleux à gueuler ! La Baise ! La Baise ! t’ouvres grande la bouche et t’exploses la consonne ! La Baise, c’est ça ? C’est quoi qu’est ouvert ? C’est quoi qu'explose ?
Lui – Je n’en sais foutrement rien. C’est pas pour nous, les mâles, exclusivement phalliques. C’est pas pour elles, la plupart des femmes, phalliques aussi, clitoridiennes. C’est pour quelques mystiques et hystériques. Ça s’appelle la voluptas dolendi, l’extase, l’Autre Jouissance.
Boris Siderev – la voluptas dolendi, au ra len ti la vo lup tas do len di di len do tas lup vo (rire)
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Pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023, au Revest. Pour nos 43 ans de mariage, le 1° juillet 1967, à Le Quesnoy. Pour les 22 ans de la disparition de C.G. et M.B., le 19 septembre 20...
pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023
Le narrateur – la guérison de l’épousée fut étudiée très attentivement par l’équipe des soins intensifs de l’hôpital. L’équipe conclut que le nombre des apnées (14), leur durée (jusqu’à 1H entre deux apnées, de 16 à 21 H) avaient sûrement déboussolés les cellules malignes, qu’elles s’étaient réorientées, qu’elles avaient fait le choix de l’apoptose, de se suicider, phénomène bien connu dans le monde vivant, des cellules se suicident pour permettre à l’organisme de vivre. Ils ne conclurent pas sur l’efficacité de l’empathie manifeste et manifestée à l’égard de l’épousée. Il n’était pas dans leurs compétences d’évaluer le pouvoir de la prière, le pouvoir d’un rituel sonore à 10.000 kms de distance, le pouvoir d’un puissant sentiment d’amour enveloppant de manière palpable la patiente.
L’épousée et la fille déclarèrent à l’équipe que leurs conclusions étaient sans doute trop restrictives, qu’une approche plus holistique, intégrative de ce qui s’était peut-être passé pourrait aider les milliers de patients atteints de cancer. L’équipe répondit que leur priorité était les milliers de cas livrés à l’hôpital, sans soutien, sans environnement affectueux et pas l’exemplarité d’un cas de guérison miraculeuse.
L’épousé et la fille écrivirent un livre sur la guérison de l’épousée Là où ça
ne prend pas fin. Ils ajoutèrent au constat, l’extraordinaire volonté de vivre
manifestée par l’épousée pendant les 30 jours de son hospitalisation, contredisant sa question initiale
– Je sais que je vais passer. Où vais-je passer ?
ÉPILOGUE -
À Baklany, au soleil levant, Koulbertichova apprivoise une mouette posée sur le mémorial. La mouette a, à la tête, une tache couleur rouge, du même rouge que les cheveux de l’épousée. Elle enlève délicatement une plume de la mouette, la lance en l’air. La plume vole au gré des vents du Baïkal qui jouent avec le nuage de Chernobylhome et va se poser sur l’océan de Foukirira.
558
Boris Siderev – C’est quoi ces récits de résurrection chamanique ? Ces exhortations à l’apnée prolongée, victorieuse des cellules malignes ?
Moi, sibérien, traversé par trois traditions pratiquées, la chamanique, l’orthodoxe, la bouddhiste, j’y crois.
Mais pourquoi pas un mot de ta décision d’homme, d’épousé, pas d’écrivain, de faire débrancher l’épousée, piègée par deux oedèmes, l’un au-dessus de la tente pouvant être partiellement drainé, l’autre sous la tente, comprimant le tronc cérébral d’où le coma, ne pouvant être drainé ?
Tu nous (ta fille, celle qui t’adore et moi, le comédien, ton gendre) as associés à la décison (merci), décision prise à trois, après que tu nous aies décrit la situation à notre arrivée en train le 27 décembre vers midi, durant 3 heures, le temps de « calmer » nos angoisses.
Décision prise à trois, le 27 décembre vers 16 H 30 en concertation avec le chef de service des soins intensifs et après avoir vu l’épousée, sans réactions (apparemment) à nos caresses et paroles.
Tu as écrit des mails très touchants et vrais sur ces moments, jamais publiés mais adressés à plein d’amis de l’épousée.
Pourquoi as-tu fait passer l’écrivain avant l’homme ? La fiction avant la réalité ?
Je suis tenté de te dire : Va au diable ! Il te faut les feux de l’Enfer !
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toute l'ingénuité de la mouette à tête rouge en 35 secondes, filmée et interrogée par Bernd Lafrenz, comédien allemand; c'était à Corsavy, au-dessus de Batère fin août 2008; un document ...
fin août 2008 / il n'y a pas eu de miracle, Annie est décédée le 29 novembre 2010
quand je jette Le roi famine de Leonid Andreiev (ça m'arrive parfois d'être rendu fou par un livre) dans le feu de la sant-Joan à Corps Ça Vit le dimanche 23 juin 2024, à 22 H 15 / Le roi famine de Léonid Andréiev, 1908 Une pièce d’une noirceur absolue dont la trame est la révolte désespérée, impitoyable, des « crève-la-faim » poussés et trahis par un personnage étrange, à la fois provocateur, cynique et empathique, Le Roi Famine. Une pièce interdite à la mise en scène du vivant de son auteur mais qui scella la rupture d’Andréïev avec le camp révolutionnaire, indigné par son pessimisme.
Vitya fut un perdant magnifique
hypocondriaque et addict aux jeux virtuels
Inquiétude permanente concernant la santé, l'état et le fonctionnement de ses organes, provoquée par un trouble psychique bénin (anxiété, par exemple) ou grave (psychose, par exemple)
dans son cabanon au Revest ou dans son appartement du 18°, Vitya passait ses nuits à jouer à des jeux de rôles, parties avec amis, ennemis, discussion en jeu et hors jeu
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Fortnite : Ma dernière bataille
Pour une information libre, je soutiens Personne et son journal https://fr.tipeee.com/le-journal-de-personne/ une info scénario https://www.lejournaldepersonne.com/2017/12/ma-derniere-bataille/ Mes
Pour mener à bien son existence, maintenant, je le sais, il faut éliminer un par un tous les rats de la conscience parce que l'homme est un rat pour l'homme...éliminer l'irrespectueux, l'envieux, l'orgueilleux, l'ambitieux, l'avaricieux, le malicieux, le soupçonneux, le vaniteux, le visqueux, le belliqueux / mis en ligne le 31 décembre 2017 par lejournaldepersonne
Serge Pey poésie d'action
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D'autres plasticiens ont partagé son aventure poétique comme le peintre Corneille fondateur du mouvement COBRA illustrateur de l'évangile du serpent, Joan Jorda (Les poupées de Rivesaltes), Jea...
site de Serge Pey / Grand Prix national de Poésie (SGDL) en 2017. Le Prix Guillaume-Apollinaire lui a été remis le 6 novembre 2017 pour son ouvrage Flamenco.
Serge Pey
La bibliothèque de Corsavy recèle des trésors. Internet et téléphonie étant intermittents, beaucoup de temps pour lire. Parcourir les rayons. Enfiler les livres selon ce qui ressemble à une logique, non de lecteur mais de chercheur. Deux questions m’animent depuis 2010 :
Je sais que je vais passer. Où vais-je passer ?
Un morceau de S. se balade dans mon corps.
Après les livres de fins de temps, de Pétrarque à Cormac McCarthy et Gao Xingjian, mon regard baladeur s’est porté sur deux livres de Serge Pey,
l’un de 1993, Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, Castex éditions
l’autre de 1999, Coplas infinies pour les Hommes-taureaux du dimanche, Éditions des Polinaires
J’en soupçonnais l’intérêt,
étant depuis longtemps partisan de la démarche d’Antonin Artaud
et depuis longtemps aussi attiré par le duende, tel que décrit par Federico Garcia Lorca, lorsqu’il saisit les cantaors, les matadors...
Poésie orale sous peyotl, vécue et écrite entre 1978 et 1992,
poésie des pieds sous influence flamenco, en lien avec La Jocelito et Pedro Soler.
Prière au feu
(Poème pour le peyotl, 2 mai 1989, pages 94-96 dans Nierika)
Merci
Pour nous avoir
Protégé
Sur le chemin
Pour avoir éloigné
De nos pas
Le tigre et
Le scorpion
Et le non et le oui
Et l’espace de la
Deuxième clarté
Merci
Pour nous avoir
Protégé
Du couteau
Et de la fleur à
Plume de corbeau
Et de l’arbre dont les
Ombres molles
Entourent
Les ventres
Merci
Pour nous avoir
Protégé de la lance
Et de l’écoulement de
La fin
Dors
Et repose en paix
Dans la nuit
Parmi les cendres
Qui te couvrent
Que ta réserve de
Falaises te garde dans
Les étoiles
Dors
Sous la pierre
Femelle
Et le bois ramassé
À Midi
Dors
Sous la pierre mâle
Accorde-moi la
Vision de la Beauté
Pour
Que je vive
Dans le colibri
Le seul qui
Boive sans se
Consumer
Dans le sexe rouge
De la rivière
Réveille-toi
Et incendie
Les cheveux
Qui attachent
Mes cerveaux
XXX (copla Les voyelles de la corrida, pages 102-103 dans Coplas infinies)
Le taureau est le A
face au ciel
L’arène est le O
face au ciel
Le taureau est le A dans le O
face au ciel
…
L’homme est le I qui attend le A dans le O
face au ciel
…
Les sabots du A sont des U dans le O
face au ciel
…
Les râteaux du E effacent
les empreintes du A
et lissent le O
face au ciel
…
Ainsi A Égalité de EIOU
Face au ciel
…
Ainsi AEIOU
face au ciel
Ainsi
AEIOU Nom
du cercle
plus grand que le O
AEIOU
souffle à l’intérieur
du cercle
face au ciel
Les voyelles de la corrida sont les voyelles de Rimbaud dont le nom est le masculin de Rime belle.
C’est ainsi que le nom Pey conduit Serge Pey au peyotl, plante sacrée, ça crée.
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Serge Pey - et nous ne voulons pas être des hommes
Performance du poète toulousain Serge Pey à la librairie "À la Sorbonne", à Nice, le 1 avril 1994. "Et nous ne voulons pas être des hommes..." Film réalisé par Jean-Paul Woodall ...
poésie des pieds : ne compte-t-on pas le nombre de pieds d'un vers ?
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9 novembre 1961 La Joselito danse le "Zapateado"(danse espagnole), accompagnée à la guitare sèche. Émissions TV, Archive tv, Archive television, tv replay live, live music, french tv Images ...
La Joselito doit son nom masculin au torero Joselito (José Gómez Ortega) qui la voyant danser sur une table à l'âge de 13 ans la baptisa symboliiquement de ce nom avec un verre de Xeres / Le 16 mai 1920, à Talavera de la Reina, il est tué par le taureau « Bailador » (Danseur) de la Señora viuda / Jacques Durand le surnomme « le torero plus léger que l'air, mythe de la tauromachie comme jeu élégant, sauvage et échiquéen / il était le beau-frère du matador Ignacio Sánchez Mejías, lui aussi mort dans l’arène de Ortega. / célébré par Lorca
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Joselito Carmen "Soleares" | INA
Vous êtes particulier, professionnel des médias, enseignant, journaliste... ? Découvrez les sites de l'INA conçus pour vous, suivez-nous sur les réseaux sociaux, inscrivez-vous à nos newslett...
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i14049316/joselito-carmen-soleares
avec Pedro Soler / Pedro Soler, nom de scène de Pierre Alfred Genard, né le 8 juin 1938 à Narbonne (Aude) et mort le 3 août 2024 à Molitg-les-Bains (Pyrénées-Orientales)
Pedro Soler & Gaspar Claus : Entrañas - Regarder le programme complet | ARTE Concert
Pedro Soler et Gaspar Claus vous prennent en road trip ! Un film musical tourné à l'occasion d'une tournée dans les environs d'Albi, témoin d'émouvantes relations père/fils et de superbes mom...
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disponible jusqu'au 19/12/2024 / Pedro Soler, nom de scène de Pierre Alfred Genard, né le 8 juin 1938 à Narbonne (Aude) et mort le 3 août 2024 à Molitg-les-Bains (Pyrénées-Orientales)
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Serge Pey : Episode 1 - Poète Action/Animiste/Sémantique/Visuel - Toulouse Février 2022
Entretiens avec le Poète Serge Pey Première Partie : "Engagement(s) et le Gang des Poètes" Février 2022 - Toulouse Vidéo, son et montage : Poésie is not dead. Serge Pey est né en 1950 dans u...
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Serge Pey : Episode 2 - Poète Action/Animiste/Sémantique/Visuel - Toulouse Février 2022
Entretiens avec le Poète Serge Pey - Deuxième Partie : "Chiara, Rituels et Logos" Février 2022 - Toulouse Vidéo, son et montage : Poésie is not dead. Serge Pey est né en 1950 dans une famille...
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La langue arrachée. Or et littérature - Persée
la langue arrachée or et littérature Serge Pey Entretien avec la revue Horizons Maghrébins H. M. : Serge Pey, dans ta thèse " La langue arrachée " tu évoques les relations complexes unissant ...
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entretien avec Serge Pey sur Philomèle, violée par Térée qui lui arracha la langue ce qui n'empêcha pas Philomèle de tisser avec ses cheveux, le récit de ce crime qui amena sa soeur Procné ...
Térée, roi de Thrace, fait couper la langue de Philomène, pour l'empêcher de parler et l'emprisonne, après l'avoir violée. Illustration de Charles Eisen de "The Copper Plate Magazine" / La langue arrachée (de Philomèle), poème-Action hommage à Serge Pey avec Beatriz Lalanne chant et musique, 2018
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La minute antique #28 - MeToo, la petite princesse et la langue coupée
Quand le monde contemporain résonne avec les temps anciens : cette semaine, une histoire où le sang coule, mais qui parle d'or.
de quoi Shakespeare est-il le nom ?
Lectures de fins de mondes
Le triomphe de la Mort, Pétrarque
La divine légende, La légende païenne, Pierre Abbrugiati d’Ostra
Shakespeare, le langage des blessures, Clifford Armion
Shakespeare au Festival d’Avignon, Florence March
Pour saluer Lawrence Durrell, Arlette Segaud
La route, Cormac McCarthy
La fuite, Gao Xingjiang
De quoi Shakespeare est-il le nom ?
1 - Selon Montaigne, « nous ne faisons que nous entre-gloser » III,13
Ainsi Jorge Luis Borges écrit Pierre Ménard, auteur du Quichotte, (Ficciones,1944).
Ainsi s’accomplit avec La Bibliothèque de Babel, (Ficciones, 1944), selon Gérard Genette, « l’utopie borgésienne d’une Littérature en transfusion perpétuelle, constamment présente à elle-même dans sa totalité et comme Totalité, dont tous les auteurs ne font qu’un et dont tous les livres sont un vaste Livre, un seul Livre infini » (Palimpsestes, la littérature au second degré, 1982)
De quoi clore en principe tout débat sur l’oeuvre protéiforme, palimpsestueuse, sur l’auteur insaisissable, sur traduction, translation, sur fidélité à, trahison de, adaptation de, d’après…
En réalité, ce ne sera jamais le cas : les égos, le fric en jeu, les rentes garanties avec un tel nom.
Pour le 399° anniversaire de la mort le même jour, la même année, le 23 avril 1616, de Cervantes et de Shakespeare, j’avais initié un projet fondé sur une métaphysique du hasard.
2 - « Faire du hasard le moteur, le créateur aveugle de tout ce qui apparaît, disparaît, se transforme, est une entreprise difficile à penser surtout quand, pensant l’homme, on le pense soit comme liberté et volonté, soit comme multiples déterminations et déterminismes.
Si on choisit une métaphysique du hasard, des calculs se mettent en place pour le prévoir, des jeux s’inventent pour le déjouer, le mettre de son côté. Y a-t-il de l’impossible ? Tout est-il possible ? Quelles probabilités pour tel possible ? Y a-t-il de l’improbable ? C’est quoi la chance ? La mal- chance ? Le kairos ? Un mauvais concours de circonstances ? Place aux nombres et aux calculs, de plus en plus puissants avec les calculateurs Ada et Turing, ou avec Gaïa.
Les chercheurs auront bientôt la capacité de calculs exaflopiques. Ils pourront alors définir les caractéristiques de ce qui leur résiste aujourd’hui, matière et énergie noire (96% de l’univers, encore inconnus aujourd’hui), avant de les déceler. Les écrivains feront place à des situations, des lieux réels, imaginaires, des personnages de leur choix ou qui leur échoient dans leurs rêves, en introduisant le plus d’aléatoire possible.
Et pour vivre sa vie, on valsera-hésitera entre – croire la maîtriser, – la livrer au hasard (coup de dés, pile ou face, roulette russe avec arme à blanc ou chargée mais jamais, un coup de dés…),
– inventer chaque jour ses « impossibilités de vivre » en alternant souffrance et résilience,
– tirer trigrammes et hexagrammes du Yi Jing avec 3 pièces et tous autres bricolages,
– poser des questions au logiciel intelligent Siri, un 31/12 : quel est le sens de la vie ? 3 réponses obtenues : 1- 42 ; 2- qui suis-je, où vais-je et dans quelle étagère ? 3- j’ai arrêté de me poser ce genre de questions ; ou ayant dit blablabla, j’ai obtenu : avez-vous pensé à devenir orateur, Jean-Claude ?
Une anecdotique question subsidiaire en découle : y a-t-il immortalité des œuvres « immortelles » qui ont eu beaucoup de chances d’arriver jusqu’à nous dans des versions multiples sans qu’on puisse décider laquelle est la vraie ou la plus vraisemblable et dont les supports sont périssables ? On en a un exemple avec la pièce perdue de Shakespeare, Cardenio (où il est question de Cervantes). Enquête menée par Robert Chartier : Cardenio entre Cervantes et Shakespeare. Histoire d’une pièce perdue.
Un paradoxe prend forme : ce qui a eu lieu a eu lieu pour toujours, rien ne peut l’effacer, rien ne peut effacer ce qui a été dit, pensé, ressenti, éprouvé, fait, été. Vivants, nous oublions ou commémorons, réécrivons : c’est sans importance ou incidence par rapport au fait que c’est inscrit dans le temps infini ou éternel. Mais où passe donc le passé ? Où se stocke tout ça si ça se stocke et qui est incommensurable ? Y a-t-il un lieu de mémoire de nos vérités éternelles ? Ça reste en l’état ou ça se disperse ou ça se réduit en éléments irréductibles pour d’autres combinaisons (analogie : codes génétiques, génomes) ? Le périssable du corps, de l’esprit sans doute, se conjugue avec l’impérissable éternité de ce qui a eu lieu, for ever, de ce qui est passé, never more. » (décembre 2013)
la gravure du langage des blessures est d'une rare violence; on aimait en ce temps-là comme aujourd'hui les supplices, les massacres
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Manifestations Cervantes-Shakespeare/Éclats de rires - Blog de Jean-Claude Grosse
Je vous en informe, le 23 avril 2015 pour le 100° anniversaire de la relativité générale coïncidant avec le 399° anniversaire de la mort de Cervantes et de Shakespeare, des égaux morts même...
https://les4saisons.over-blog.com/2015/03/cervantes-shakespeare-cadavres-exquis.html
les bizarreries d'une aventure plurielle
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Tour complet du coeur | Attentionfragile
Un spectacle imaginé, écrit et interprété par Gilles Cailleau Direction d'acteur Luc Chambon Costumes Patou Bondaz Masques Louis-David Rama Accessoires Christophe Brot et Pascale Ri...
un des grands succès de la compagnie attention fragile, un spectacle créé en 2002, accueilli plusieurs fois au Revest
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Bernd Lafrenz - Shakespeare Solo Komödien - Bernd Lafrenz
Bernd Lafrenz bewältigt Shakespeare als Solo Komödien rasant und pointiert im Alleingang, er zählt zu den Höhepunkten der europäischen Festivalszene.
40 ans au service de Will en Allemagne; une participation officielle à Londres en 2016 pour le 400° anniverrsiare / 5 000 représentations avec plus de 800 000 spectateurs et plus de 2,5 millions de kilomètres parcourus pour les représentations des invités./ les 4 saisons ont accueilli Bernd Lafrenz, au Revest, jouant en français Roméo et Juliette, Hamlet, Macbeth, Othello et l'ont fait tourner dans plusieurs lieux de Provence-Alpes-Côte d'azur
Blessure du corps et blessure du langage chez Shakespeare
Cet article se propose d'étudier les rapports dialectiques qui unissent la violence représentée à la parole dans le théâtre de Shakespeare. Nous verrons que le langage immédiat de la blessur...
la thèse de Clifford Armion est remarquable
deux exemples de traduction-translation :
les Sonnets de Shakespeare
La Folie Tristan et le lai du chèvrefeuille de Marie de France
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Traduction Translation - Blog de Jean-Claude Grosse
traduction ? translation ? après les Sonnets de Shakespeare, traduits pour la 1° fois en respectant la forme de ces sonnets par André Markowicz et Françoise Morvan Editions Mesures la Folie Tri...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/08/traduction-translation.html
En onze ans, ma pensée sur ces sujets a évolué.
3 - « Tout est parti d’une question de l’épousée, le 29 octobre 2010, vers 21 H, après le passage de l’anesthésiste, avant son opération du lendemain au cervelet :
Je sais que je vais passer, où vais-je passer ?
Et de la discussion qui a suivi débouchant sur l’évidence formulée : le passé passe mais ne s’efface pas.
Surgit l’image du livre d’éternité de chacun et de la bibliothèque des livres d’éternité de tous
10 ans de maturation débouchant sur l’éternité du présent mémorisant ce que tout un chacun vit, éprouve, ressent, pense, dit au moment où il le vit… mémorisant donc aussi toute l’histoire à trous de l’univers, toute l’histoire à trous de l’évolution sur terre
J’ai acquis la conviction, la certitude que le passé passe mais ne s’efface pas, que tout est enregistré dès le moment où on le vit, dans le présent éternel qui est aussi un présent, un cadeau et une présence, comme nous sommes
par l’hémoglobine, venue jusque dans notre sang depuis l’explosion d’une super-novae, vieux-jeunes de 13 milliards d’années
par le microbiote, vieux-jeunes de 4,5 milliards d’années puisque ces bactéries sont bien vivantes et actives, n’arrêtant pas de se reproduire
par l’ADN où s’inscrivent beaucoup de mémoires et d’expériences vécues, se transmettant au fil des générations, vieux-jeunes de ces mémoires cellulaires particulièrement agissantes.
2 ans encore d’intérêt pour les nombres univers, par exemple PI = 3,14…, permettant d’appréhender mémoire infinie et éternelle. Autrement dit, j’ai été happé
- par le calcul stochastique mathématique
Le 18 avril 2024, je t’ai dit, âmi Georges Perpes, que dans le nombre univers PI, la séquence Georges soit 7515187519 est emplacée un nombre infini de fois, mais pas dans les deux cent millions premières décimales, la séquence Perpes soit 16518519 est emplacée 3 fois dans les deux cents millions premières décimales, en positions 6160060, 16518519, 79188721, que tous les Georges Perpes ayant existé, existant, à exister étaient emplacés,
qu’un singe tapant infiniment à la machine sans savoir écrire, finit par taper l’oeuvre de Shakespeare ou la recherche du temps perdu de Proust,
qu’on trouve dans tout nombre univers tous les livres déjà écrits et à venir, y compris celui de l’histoire de notre vie passée et future, l’utopie réalisée la Bibliothèque de Babel (Jorge Luis Borges)
- et pas par l’indétermination-intrication quantique
Elle a dit : “Dis-moi quelque chose de beau” …
Il lui a dit : (∂ + m) N° = 0
C'est l'équation de Paul Dirac et c'est dit-on, la plus belle de toute la physique. Elle décrit le phénomène de l'entrelacement quantique, qui affirme que “Si deux systèmes interagissent entre eux pendant une certaine période de temps puis se séparent, nous pouvons les décrire comme deux systèmes différents, mais d'une manière subtile, ils deviennent un système unique. Ce qui arrive à l'un continue à affecter l'autre, même à distance de kilomètres ou d'années lumière ”.
C'est l'entrelacement quantique ou la connexion quantique. Deux particules qui, à un moment ou à un autre, ont été unies, sont toujours en quelque sorte liées. Peu importe la distance entre les deux, même si elles se trouvent à des extrêmes opposés de l'univers. La connexion entre elles est instantanée.
Beauté, éternité, vous pouvez y accéder par ces deux portes, nombres univers, physique quantique, par bien d’autres portes proposées par des traditions fort anciennes, venues de peuples premiers, de traditions extrême-orientales, moyen-orientales, gréco-latines, judéo-chrétiennes et bien sûr par des expériences personnelles, mystiques-spirituelles plus que religieuses. » (18 avril 2024)
Depuis, le 18 avril 2024, avec la succession de trois pas-sages éprouvants en 4 mois et quelques lectures, plus exactement, quelques phrases lues, ma pensée s’est incroyablement simplifié.
4 - « Je pense que la simplification de ma réflexion est liée à la phrase de Marina Tsvétaïéva dans De vie à vie (Du vivant sur du vivant), consacré à Maximilian Volochine, l’initié :
« Tous les poèmes qui furent, qui sont et qui seront écrits le sont par une seule femme, une femme - sans nom. »
Tous les textes qui furent, qui sont et qui seront écrits le sont par un seul auteur - sans nom - (on retrouve Borges et la Bibliothèque de Babel)
Cette pensée peut s’universaliser et s’exprimer de cette façon :
Toutes les vies qui furent, qui sont, qui seront sont vécues par une seule femme, une femme - sans nom, par un seul homme, un homme - sans nom.
Nous voici sans identité, dans la fluidité, dans l’entrelacement de toutes les hérédités. La mort n’existe pas.
Le 31 août, ce fut l’anniversaire du suicide de Marina Tsvétaïéva (31 août 1941, à Lelabouga, Tatarstan, Russie) » 31 août 2024
À Corps Ça Vit, le 11 septembre 2024
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De vie à vie Marina Tsvétaïéva - Blog de Jean-Claude Grosse
De vie à vie / Maximilian Volochine / maison des Volochine (mère et fils) à Koktébel, Crimée De vie à vie Marina Tsvétaïéva (traduction André Markowicz) Éditions Mesures De vie à vie (l...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/06/de-vie-a-vie-marina-tsvetaieva.html
du vivant sur du vivant; cest dans ce texte que j'ai trouvé la phrase simplificatrice de Marina Tsvétaïéva
Pétrarque et Laure, peinture sur papier de Sandra Martagex, portrait de Pétrarque par Ernest Pignon-Ernest; la mort de l'enfant par Giotto
Pétrarque
hier soir 6 septembre, après avoir achevé le langage des blessures consacré à Shakespeare => article à venir :
de quoi Shakespeare est-il le nom ?
préparant sans préparer la soirée du 22 octobre, consacrée à Alain Cadéo, passé le 12 juin 2024, je pense à Pétrarque dont un portrait par Ernest Pignon-Ernest sera inauguré
regard vers la bibliothèque d'été de Corps Ça Vit
je tombe sur Le triomphe de la mort de Pétrarque, traduit et versifié sans doute pour la première fois à la française par Simon Bourgouyn, valet de chambre de Louis XII, fils du roi poète Charles d'Orléans, livre paru en 2001, dans la collection L'or des mots du Musée Pétrarque-René Char de Fontaine du Vaucluse
le chapitre 2 de ce poème nourrira sans doute ma prochaine plongée-envolée onirique
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« — Reconnais celle qui détourna tes pas des sentiers vulgaires, dès que ton cœur gentil se fut aperçu d’elle. — »
Puis, pensive, d’un air humble et sage, elle s’assit et me fît asseoir sur une rive qu’ombrageaient un beau laurier et un hêtre.
« — Comment ne reconnaîtrais-je pas mon âme, ma Déesse ? — » répondis-je comme un homme qui parle et pleure. « — Mais dis-moi, je te prie, si tu es morte ou vivante. — »
« — Moi je suis vivante, et toi tu es mort encore — dit-elle — et tu le seras jusqu’à ce que ta dernière heure vienne t’arracher à la terre.
« Mais le temps est court et notre désir est long. Donc, je te préviens que tu aies à restreindre et à refréner tes paroles avant que le jour, qui est déjà proche, ne se lève. — »
Et moi : « — Au terme de cette autre sirène qu’on nomme la vie, dis-moi, toi qui le sais pour l’avoir éprouvé, si mourir est une grande souffrance. — »
Elle répondit : « — Pendant que tu vas à la remorque du vulgaire et de son opinion aveugle et cruelle, tu ne peux jamais être heureux.
« La mort est la fin d’une prison obscure pour les âmes gentilles ; pour les autres qui ont placé tout leur succès dans la fange, c’est une souffrance.
« Et maintenant ma mort qui te rend si triste, te réjouirait si tu sentais la millième partie de ma joie. — »
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article trouvé aujourd'hui, daté du 3 septembre
La nouvelle science de la mort : « Il se passe quelque chose dans le cerveau qui n'a aucun sens »
La mort, un phénomène mystérieux qui fascine depuis des millénaires. Récemment, des découvertes surprenantes ont révélé une activité cérébrale inattendue dans les derniers instants de la vie. Ces recherches ouvrent de nouvelles perspectives sur la conscience et remettent en question notre compréhension du processus de la mort. Une révolution scientifique est-elle en marche ?
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La nouvelle science de la mort : " Il se passe quelque chose dans le cerveau qui n'a aucun sens "
La mort, un phénomène mystérieux qui fascine depuis des millénaires. Récemment, des découvertes surprenantes ont révélé une activité cérébrale inattendue dans les derniers instants de l...
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la mort n'existe pas Stéphane Allix - Blog de Jean-Claude Grosse
La mort n'existe pas Stéphane Allix Harper Collins, octobre 2023 Stéphane Allix, journaliste de terrain sur zones de guerre ou de trafic de drogue (Afghanistan), voit sa vie, bouleversée, quand ...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/08/la-mort-n-existe-pas-stephane-allix.html
15 ans d'enquêtes rigoureuses
Pierre Abbrugiatti d’Ostra
il y a une logique dans mes lectures et mes rangements
à côté du Triomphe de la mort, avec 10 peintures sur papier de Sandra Martagex (voir sa page FB), La Divine légende de Pierre Abbrugiati d'Ostra et La légende païenne en 3 tomes, préfacées par Perle Abbrugiati, professeur à l'université de Provence et éditrice de certains textes de Giacomo Léopardi, dont j'ai trois textes en rayon
livres introuvables en librairie, édités par leurs soins vers 1985
c'est Raymond Abbrugiati (son fils ?) qui me les avait transmis, hélas décédé trop jeune
ils attendaient ma visite depuis 20 ans
le tome 3 fait 72 pages
J’ai lu : le paradigme métaphysique repose sur la dualité-complémentarité Platon-Nietzsche: le paradigme historique repose sur la théorie du grand boum initial à partir du vide et sur la théorie de l’évolution; beaucoup d’humour, variété des registres langagiers; maîtrise de la versification, de la prosodie…; la figure de Prométhée; des références comme Dante, Pétrarque, Hugo, Lamartine…
Comment se fait-il que ça ne soit pas repéré ?
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Cette année aura compté pour la notoriété de Piero d'Ostra. Écrivain très prolixe ayant peu publié de son vivant, il a laissé, à son décès en 2015, une œuvre en italien et en français ...
c'est tout ce que j'ai trouvé mais ça peut donner envie et redonner vie à une oeuvre méconnue
hier, 8 septembre, lecture de
Pour saluer Lawrence Durrell d'Arlette Ségaud (1996)
c'est un Larry au quotidien qui est décrit, impitoyable bourreau des coeurs
sa chronologie ci-dessous dit beaucoup
avec Lawrence Durrell, souvenir impérissable du Quatuor d'Alexandrie (1960)
Le Quintet d'Avignon attend depuis 1985
découverte du suicide de sa fille Sappho à 33 ans en 1983
un an après la mort de Lawrence Durrell, en 1990, le magazine littéraire Granta a publié des extraits du journal de Sappho où elle laissait entendre qu’il y a eu une relation incestueuse entre elle et son père. Il est difficile de savoir si oui ou non ce qu’elle décrit s’est réellement passé
j'ai été confirmé dans l'attitude du non-jugement et du non-agir
tout prendre, tout accepter; c'est particulièrement difficile souvent; il y a un vrai travail sur ses affects, sur ses valeurs à faire
"Toute chose n’est pas plus ainsi que non ainsi ou que ni l'un ni l'autre", formule de Pyrrhon qui a fondé une partie de la métaphysique de Marcel Conche
Agis ou non-agis sans fondement, et sans possibilité ni volonté de fonder.
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Lawrence Durrell : Une chronologie de la vie de l'auteur du Quatuor d'Alexandrie | Uk Actually
Surtout connu pour son Quatuor d'Alexandrie dont le premier roman, Justine, appartient aux 1000 romans que tout le monde doit lire selon The Guardian,
Lecture de La route de Cormac McCarthy
Temps post-apocalyptique. Des survivants. Un père (l’homme), son fils (le garçon). 344 pages.
J’ai pensé à deux poèmes
Premiers pas
Je voudrais à nouveau m’initier aux premiers pas
réapprendre à marcher
pour me dérouler d’un pas sans traces
sur des chemins sans lendemains
Tu me tendras tes bras
n’est-ce pas Papa
pour avancer sans trop de peurs
sur ces bouts de pistes à risques
qui mûrissent en nous à notre insu
nos vies ne seront jamais assez grandes
pour contenir nos illuminations
En marche
Nous étions jeunes
Nous marchions vite
Nous nous laissions porter par la puissance de nos muscles
Leur énergie nous exaltait l’âme
Leur effort tendu et souple ne nous menait nulle part
Nos cœurs se gonflaient aux vents du large
Des ailes nous poussaient
Lecture de La fuite de Gao Xingjian (1990, 2° traduction, 2013)
L’ami Thierry Zalic me demande de lui donner envie de lire La fuite. Quand je fais une note de lecture, c’est d’abord et avant tout pour moi, pour faire le point sur là où j’en suis au moment où je lis. C’est-à-dire qu’une lecture est comme un moment dans un cheminement sans fin, elle participe et la note avec, à un cheminement existence-ciel. Donc la fuite se déroule dans un entrepôt désaffecté, proche de la Place où des tanks et des mitrailleuses sèment la mort.
On comprend que l’arrière-plan, c’est la Place Tien An’men. 1989, donc. Année qui voit aussi la chute du mur de Berlin et annonce celle de l’URSS et qui voit la fatwa de l’iranien Khomeini contre l’indo-pakistanais Salman Rushdie et Les versets sataniques.
La fuite entraînera la rupture totale de Gao, déjà en France, avec la Chine communiste.
La lecture de la fuite m’a demandé 2 H 15 pour 50 pages, 2 parties, 7-43, 44-57. Le spectacle que je n’ai pas vu, démoli par une critique des Trois coups, dure 1 H 15.
Beaucoup de didascalies, sur ce qu’on entend ou pas dehors, sur ce qu’ils font. Beaucoup d’indications sur les corps qui s’embrassent, s’enlacent, se dénudent, se repoussent tout en parlant, chacun de son point de vue, le jeune homme de la démocratie en marche, l’homme de la répression en cours, la jeune fille de son désir d’être actrice; se faisant, chacun livre beaucoup de lui-même, de son intimité (ses peurs, ses rêves, ses désirs), tout cela sur fond d’hystérie provoquée par la jeune fille et en arrière-fond, une barrière semble-t-il insurmontable entre hommes et femme.
Les personnages sont au bord de la crise de nerfs, à vif, instables, insaisissables. La situation dehors, c’est la mort physique. Dedans, c’est quoi qui se joue sur fond puissant de mort annoncée. On ne peut pas dire qu’ils veulent à tout prix survivre donc s’évader du lieu, dès le silence rétabli, l’aurore se pointant, en zigzaguant, chacun séparément, en direction de l’autoroute.
Ils sont, tout en étant dans tous leurs états, comme enlisés. Le passage à l’acte II indique que la petite flaque de l’acte I, devenue envahissante, fait de l’entrepôt un bourbier, les obligeant à monter sur des étagères.
Les mitrailleuses vont les exécuter à travers la porte fermée de l’entrepôt.
De 32 à 40, la jeune fille réussit à installer un « jeu » où chacun joue à son « jeu », sans doute par impossibilité d’un jeu commun ou de partage, déroule son rêve ou son cauchemar, pour la jeune fille, la montée vers des cimes enneigées, pures, glaciales, pour le jeune homme, la descente vers des bords de mer avec elle, pour l’homme, un fleuve des morts.
J’ai trouvé beaucoup de similitudes avec les paysages réels et rêvés de La route comme si cela relevait d’un fonds archaïque dont Jung aurait entrepris l’inventaire et le fonctionnement.
Je suis resté sur ma faim, sans partager les jugements tranchants de la critique des Trois coups qui ne voit que personnages-caricatures et propos-lieux communs mais dans une situation extrême de mort annoncée, peut-être ne débitons-nous que des banalités, des lieux communs, devenons-nous communs, peut-être ces banalités et ces lieux communs sont-ils propres à tous, partagés par tous et chacun. Et alors, s’il y a malaise, en dénonçant le simplisme de la pièce et du jeu, la critique projette sur la pièce, sa propre peur d’être si « banale » dans une telle situation, comme si dans une telle situation de proximité de la mort, devait se dire, se révéler l’essence-ciel de notre vie, un peu à l’image de ce film à l’envers censé se dérouler juste avant le pas-sage comme façon de partir, de passer en règle, en vérité, illusions et mensonges enfin dévoilés.
Je dirais pour ma part être si « humain ».
Disons pour être plus précis que renonçant, parfois difficilement, à juger, adoptant une position pyrrhonienne, je me détourne complètement du champ politique comme de celui de l’histoire en train de se faire, de se défaire, de revenir en arrière, après y avoir consacré beaucoup de temps, d’énergie et d’argent.
Le monde ira où il ira comme il ira parce que c’est ainsi que ça devait aller, se dérouler. Ne pas chercher à juger, à agir. Par contre empathie, compassion avec les victimes, les sacrifiés comme avec les bourreaux.
De même, les projets de la jeune fille ou du jeune homme comme le cynisme de l’homme ne me concernent plus. Mais je comprends que de tels projets (se marier, avoir des enfants…) correspondent à des âges de la vie, somme toute tracée, formatée, programmée par l’éducation, le milieu… Difficile d’être « original », « singulier »,« libre ».
L’existence-ciel me fait prendre pleinement conscience que Naissance est miracle et mystère, Mort est mystère et miracle. Boucle spiralée nous incluant dans une histoire, une évolution commune, universelle où la Vie sur terre et dans les univers est possible dans la Joie.
Je me suis remémoré deux poèmes du temps où j’étais au bord de la crise de nerfs, lors d’un stage de théâtre où les corps étaient fortement sollicités et donc nos psychés. La mort physique n’était pas derrière la porte.
Ressenti / ressentiment
Si possible simplement je vais vous dire corps et décors de quelques jours ce que j’ai ressenti sans ressentiment stress et détresses cris et crispations défis et désirs oublis et souvenirs pressions et dépressions caresses et tendresses Mais attention peut-être que je me mens à vouloir mettre à mots nos vies peut-être que je vous mens sous la trop dure pression de la sensation de l’émotion
Au départ un hasard une impulsion une décision en toute ignorance de causes et d’effets J’ai sauté de ma vie qui se mettait en vacances et dans l’intense j’ai sauté Était-ce pour devenir dense ? Je suis entré dans la danse je me suis masqué vous m’avez démasqué je t’ai frôlée tu m’as enrôlé je me suis défoncé tu m’as dénoncé je t’ai impliquée tu t’es appliquée je me suis assumé vous m’avez assommé je me suis déconstruit reconstruit sous les projecteurs brûlants
accablants de vos regards j’en devenais hagard tenté de reprendre le chemin de la gare j’ai résisté je suis resté vous ne m’avez pas ménagé je me suis dépensé tu m’as pansé ça a jailli ça n’est pas venu ça a fusé ça s’est arrêté j’ai voulu te le dire tu ne me l’as pas dit cela nous a bien fait rire nous nous sommes pris la main
Au petit matin nous nous sommes égaré
Deuil / clin d’œil
Nous nous sommes séparés sans avoir réussi à nous apprivoiser Ce que je n’ai pu te dire ce qui aurait dû se dire – mais j’étais paralysé la peur d’être ridiculisé – je te le dis ici sur ce papier pour ne l’avoir pas dit sur le fait Je n’ai pas aimé ton arrivée Pour l’agressivité j’étais prêt Tu me dérangeais Nous nous sommes rencontrés J’étais noué J’ai aimé ta façon de me dénouer Je me suis parlé mis à mots tu t’en es servie pour te jouer de moi À ce jeu tu as vite gagné la partie Je ne savais pas que la moquerie est l’arme de la profonde incursion dans le territoire de l’autre Je me suis dit : Elle n’est pas ce qu’elle paraît cela est attesté par sa voix car j’ai aimé ta voix telle qu’elle est encore sauvage mais de ce stage tu attendais de la dévoyer comme tu l’as fait de ton corps que tu as pris à bras le corps pour en faire ce corps de danse qui prend feu dans tes solos
Alors je me suis dit : Fais une profonde incursion dans son territoire
ce vendredi dis-lui j’aimerais masser ton dos pour parfaire notre duo mais j’avais peur que tu m’envoies paître de ta voix non domestiquée encore que tu nous faisais entendre la nuit à ton insu du creux de tes draps de lit où j’aurais tant voulu faire des folies dans un touchant corps à corps
Sur le plancher par deux fois je me suis approché
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" La Fuite ", de Gao Xingjian, Théâtre du Chêne‑Noir à Avignon
Mais il est sans doute vain de chercher une quelconque cohérence chez " l'Écrivain ", " la Jeune Comédienne " et " l'Étudiant ". Ce sont des types (voire des caricatures). L'écrivain, de fait,...
https://lestroiscoups.fr/la-fuite-de-gao-xingjian-theatre-du-chene-noir-a-avignon/
Disparaître Alain Cadéo Marina Tsvétaïéva
Les anges disparaissent
Alain Cadéo
Autres Temps, 1998
Imprimé à Gémenos, imprimerie Robert
devenue imprimerie Horizon jusqu’à la liquidation
Je donne ces indications d’imprimeurs parce que Robert (à La Pomme, Marseille puis à Gémenos) et Horizon furent les imprimeurs des Cahiers de l’Égaré de 1988 à 2018 et parce qu’Horizon à Gémenos accueillit Autres Temps dont je rencontrais parfois le directeur, Gérard Blua, quand je me rendais à l’imprimerie pour travailler les maquettes avec Adrienne
(la dernière maquette fut Au bord des falaises ou comment se relever de ses morts, livre pluriel).
Comment parler d’un roman qui a 26 ans, épuisé, qu’on peut se procurer d’occasion, un roman, relu par l’auteur, relevant toutes les coquilles (35 signalées), un roman (ainsi qu’un autre Stanislas) confiés par l’auteur, en fin de vie mais on n’avait aucune idée de l’échéance ?
Je sors groggy de cette lecture.
J’ai lu beaucoup de textes d’Alain Cadéo (romans, théâtre, billets) rencontré vers 2013 grâce à Christian Besson, acteur, metteur en scène.
J’ai fait des notes de lecture. Mais lecteur, j’oublie vite.
J’ai l’impression cependant que ce roman est le plus abrupt, le plus dense, le plus chargé de tous ceux que j’ai lus et en même temps, le plus aérien, le plus aquatile, le plus gymnastique.
Il vient après Le ciel au ventre, 1993. Et j’ai relevé, une fois, p. 198, l’expression J’ai la terre au ventre.
À la suite d’Ugo, d’Ismaïl, de Samuel et de tout un tas d’autres au hasard nécessaire de leurs rencontres, on se retrouve en Ethiopie, au Caire, dans le désert tunisien, au Brésil, en Grèce, en Ardèche. Le centre de ces voyages, c’est Venise. Les voyageurs sont des aristocrates vénitiens déchus, ruinés mais combatifs, redressant leur destin, partant aux quatre coins du monde, brocanteurs, collectionneurs, lecteurs, tous à leur façon, parcourant le monde pour se nettoyer corps, coeur et âme, pour enfin se connaître et disparaître en paix, apaisé, apaisant, harmonieux, harmonisé avec l’harmonie universelle.
La formule socratique de Delphes est Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et des dieux !
Je suis tenté d’écrire disparaître dans le blanc, parce qu’on voit trop la disparition comme disparition dans le noir.
Noir, en-bas, les enfers. Blanc, en-haut, la lumière.
Samuel, le fils d’Ugo, a disparu sur un plateau d’Ardèche où il a acheté une bergerie-forteresse qu’il a retapé et où il menait une vie d’ascète, d’anachorète, après avoir été l’enfant, l’adolescent, le jeune homme rieur, joueur, improvisateur, provocateur avec son jeune frère, Lorenzo et sa demi-soeur, Mariam, fille d’ismaïl, le caravanier, l’ami d’Ugo qu’Ugo a adoptée après la mort de sa mère Jeanne.
Imaginez Samuel se déplaçant des nuits entières avec assurance sur les toits de Venise avec Mariam, surfant avec elle quand les calle, les campi et les plazzas sont inondées par les marées hautes, allant la marier par jeu à Burano, perdant les touristes saccageurs…
Je pense n’avoir jamais lu une description aussi riche, sensible, juste, de cette ville-monde qui se noie irrémédiablement.
Samuel, Ugo, Mariam, Claudio, Andrea et d’autres nous la font découvrir de façon intime, gourmande. Et nous invitent à ne pas y mettre les pieds.
Samuel a laissé des milliers de pages, de livres, de fétiches, d’objets divers et Mariam veut savoir, comprendre cette disparition.
Elle se rend donc dans cette bergerie isolée. Elle va y vivre, entre réalité et rêves, dans une circulation entre ici et ailleurs, entre présent et mémoires, entre souvenirs et souhaits, entre solitude heureuse ou peureuse et rencontres, une mise au clair d’elle-même. En langage d’éveil, on pourrait dire, elle apprend à s’aligner, à devenir cohérente et transparente.
Elle devient à l’image des dauphins sculptés au-dessus de la porte de la casa Delfini, saisis au moment de leur saut, cambrés, hors de l’eau.
Le Traité de dépendance qui commence le roman, écrit par Samuel, livre un homme voulant comme il dit continuer à parcourir ma vie avec un souffle d’animal. Je ne veux pas de l’héritage social. Mon désir serait d’être transparent, sans passé.
Ce souffle d’animal, loup renard, rend possible la disparition de Samuel. Avant cette disparition, il y a eu l’éloignement de Samuel d’avec sa famille, son désinvestissement envers Mariam. Cela n’explique pas, ne permet pas de comprendre.
Cela met en mouvement Mariam.
Pour comprendre, le comprendre, il faut vraiment qu’elle bouffe du Samuel, qu’elle se l’incorpore. Pour en fin de compte, découvrir qu’aucune vie n’a besoin de se justifier, qu’elle a à être vécue par un être fluide, cerf-volant, dauphin, truite ou saumon remontant à la source, en harmonie avec les vents, les courants, les marées, les cycles, les quatre éléments, les quatre couleurs, les quatre saisons, les quatre humeurs.
La variété des registres lexicaux et leur richesse sont stupéfiantes. Alain Cadéo exige de nous de devenir dictionnarien.
On va découvrir la flaconthèque de je ne sais qui, composée des flacons contenant les terres du monde répertoriées sur une tour de 10 mètres. Découvrir la collection de foetus anormaux de je ne sais quel tératologue. Découvrir au deuxième étage d’une casa historique le grand jardin floral intérieur créé et entretenu par un capitaine en retraite de marine marchande, élevant avec ses deux aras, des papillons de collection. Ou encore plus délirant, découvrir la casa de 1000 m2 achetée par un architecte qu’il ne veut absolument pas meubler, pour vivre dans ces espaces vides.
La page finale est un acte de naissance. Mariam a donné naissance à un fils.
Je me dis en achevant cette note qu’Alain Cadéo avait un don intuitif de l’évocation, un sens alchimique de la formulation. Ça nous travaille en marin, en aérien, en terrestre, en puits, sans heurts, avec l’aisance des danses et la fécondité des transes.
À Corps Ça Vit, le 15 août 2024
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Les anges disparaissent - Alain Cadéo
Critiques, citations (3), extraits de Les anges disparaissent de Alain Cadéo. " Nul ne sait à quel point chaque vie est riche. Nul n'imagine à que...
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Disparaître
Les anges disparaissent Alain Cadéo
La fin de Casanova Marina Tsvétaïéva
Stanislas Alain Cadéo
Après Les Anges disparaissent, 1998, d’Alain. Cadéo, j’ai sorti deux livres, en sentant qu’il allait se passer quelque chose.
La ville-monde de Les Anges disparaissent, c’est Venise et les personnages sont des Vénitiens, aristocrates déchus mais libres.
« Venise a les reflets d’une coquille d’huître et un côté laiteux qui éponge les voix, qui absorbe les pas.
Buveuse de lumière.
Ses palais sont des ogres marins, jambes en pilotis, et leurs portes béantes sur Canal Grande sucent des clapotis d’eau lourde.
Ils avancent sans bruit, escaliers ou mâchoires de pierres en avant.
Derrière leurs portails de fer rouillé il y a des jardins où les magnolias sécrètent des poisons et font des ombres noires.
Et de vieux chats redoutables veillent, couchés sur des lions de marbre. »
Passer de Samuel, Ugo, Vénitiens à Casanova, Vénitien et Bohêmien, semblait aller de soi.
J’ai donc lu La fin de Casanova (Éditions Mesures, 2020, exemplaire 65), pièce en vers, écrite par Marina Tsvétaïéva en 1919, traduite en 2006 par André Markowicz pour Denis Marleau, traduction respectant pour la 1° fois, la rigueur de construction de Marina.
Casanova
Il est sur terre
Une ville miracle - c’est Venise.
Dis ce nom-là, je veux que tu le dises
Là, on dirait
Que l’eau dans les canaux, c’est du mica…
Et, la nuit, de la soie, mais lourde, noire… »
On est le 31 décembre 1799, un peu avant minuit, avant le changement de siècle, 1° janvier 1800. Casanova a décidé, profitant de la confusion de la fête, de disparaître.
Âgé de 75 ans, il ne veut pas participer au siècle qui s’annonce, « image du passé qui regarde l’avenir ».
Mais une très jeune fille (13 ans), Francisca, vient d’entrer dans sa vie - il croit que c’est un rêve - ce soir-là.
Francisca
Quand le soleil s’est couché,
Les gens, ils restent dans l’obscurité -
Tous des idiots; les seuls intelligents,
C’est ceux qui, sans adieu à leurs parents -
Vite, les bottes, puis la cape, et - vite,
À pied ou à cheval, à la poursuite
Du soleil ! Hop !
Vous, à cheval, moi, tout près, à vous suivre,
Avec vos sacs - là, - non, ne craignez rien :
Un croûton de pain sec, un peu d’eau fraîche…
Et vous me souriez - comme ça, tiens !
Et va pour le soleil, va pour la neige,
S’il pleut, qu’il pleuve, et qu’il grêle s’il grêle - …
(Faisant tinter la coupe)
Quels mots, il chante le cristal ?
Casanova
Trop tard… trop tard… trop tard… trop tard…
Francisca
On part… on part… on part… on part…
Maintenant qu’est-ce qu’il vous dit !
Casanova
Je suis… la nuit… je suis… fini…
Francisca
Non « vie » - défi, ravie, envie…
Casanova
Le siècle a une demi-heure à vivre
Et moi, peut-être une heure
Toi, tu n’es rien encore, - oublie ! -
Moi, je suis rien - déjà.
Le siècle part en habits de tempête,
C’est la neige et le vent.
Fin du bal - carnaval ;
Nouveau siècle - nouveau bal…
Comme le saumon remontant à la source, je suis passé à Stanislas, roman d’Alain Cadéo, paru en 1983 soit 15 ans avant Les Anges disparaissent.
Né le 1° janvier 1951, (31 décembre 1950-1° janvier 1951) soit passage d’un demi-siècle, Alain a 32 ans. En 4° de couverture, il est présenté ainsi : il tente, en collaboration avec son frère et un ami, de créer une Fondation autour de la Curiosité et des objets insolites.
« J’ai soixante-quinze ans. (Comme Casanova chez Tsvétaïéva)
Je n’ai mal nulle part.
Je suis maigre et droit et il m’arrive de croire que je suis un dieu oublié, figé dans sa solaire immortalité.
Je lègue mon cadavre à cette pauvre terre. Je n’ai d’autre orgueil que celui qui consiste à imaginer qu’un très bel olivier sortira de mon ventre.
Et mes histoires sont la fête de ma vie. »
On est en Grèce, en Arcadie. Stani monologue. Ce récit, le plus souvent à la 1° personne, parfois à la 3°, quand Stani, le vieux de 75 ans qui va mourir, cette nuit, s’apostrophe, ce récit donc se présente comme un récit de vie, autour des femmes de Stani : Marika, Blandine, Sophie, du grand-père Maurice, de ses enfants Éléonore, Thomas, Cyprien, d’un gamin qu’il a pris en affection, Carmino. Et de quelques autres.
Mais passer, est-ce partir avec des souvenirs ? Partir de là où on a bâti sa vie ?
La maison grecque dans laquelle Stani vit est constituée de 4 chambres en forme de sein, avec dôme et ouverture vers le ciel, formant les 4 coins de la maison avec au centre une grande pièce de vie et dessous une cave à vin, immense. À 50 m., la montagne dans laquelle Stani a sculpté un géant de 7 mètres.
« Tout me manque, rien ne me manque : tout m’atteint, tout me rejoint, rien ne me retient. Un passage, cela n’est qu’un passage. Pourquoi nous faut-il comprendre aussi tard ? Ou pourquoi ne voulons-nous pas le comprendre plus tôt ? »
Stani sort de la maison pour sa dernière nuit, grimpe la montagne, poursuivi par des chimères, des gorgones (des images de vie qui reviennent). Il grimpe difficilement, s’écorchant, « chenille vers transformation », finit par se retrouver au sommet.
« Voilà, je suis seul… J’entends là-bas dévaler mes angoisses, elles sont redescendues… à la maison… la maison éclairée…
« Tu entends Stani ? On joue sur le piano… (un Steinway de concert)
Je suis tellement défiguré, elles ne m’ont pas reconnu.
Je suis maintenant un arraché. J’ai pu m’extraire de ma forme. La montagne est mon corps. Le ciel est mon visage.
« Ouvre la bouche Stani… Laisse rentrer le monde… maintenant… à jamais. »
Je sens les capucines.
(Je signale une ponctuation à la Marina)
L'homme est ce qu'il aime.
S'il aime une pierre il est une pierre,
S'il aime un homme il est un homme,
S'il aime Dieu je n'ose en dire plus
Car si je disais en fait qu'il est Dieu
Peut-être me lapideriez-vous !
Saint Augustin
Continuant à remonter à la source tel le saumon, poisson cher à la mythologie d’Alain Cadéo, je suis allé voir si on trouvait Les voix de brume, son 1° livre paru en 1982 chez J.M. Laffont. Il m’avait parlé de la visite que celui-ci lui avait rendu, deux mois peut-être avant sa disparition, lui renouvelant tout le bien qu’il pensait de cette première oeuvre.
À remonter ainsi, j’ai vraiment le sentiment de variations musicales, poétiques, intuitives (parce qu’expériencielles, sans pensée) à fortes résonances pour certains récepteurs-lecteurs-mastiqueurs, d’un mythe personnel nourri de métaphores obsédantes (le cerf-volant, le saumon…) pour reprendre des mots de Charles Mauron.
Ou avec Po Chü-i
Le corps porté par le cours des choses
J’offre mon âme à l’étude du vide.
Voilà comment je traverse les jours
La voie de la nature - de la paix
Sans bruit et sans parole - blanc sur blanc.
À Corps Ça Vit, le 16 août 2024
La fin de Casanova - Espace Go
12 septembre au 7 octobre 2006 Mise en scène Collaboration artistique Pierre Lebeau Gaétan Nadeau Éliane Préfontaine André Markowicz Denis Marleau Martin Émond Daniel Fortin Marc Parent Stép...
https://espacego.com/les-spectacles/2006-2007/la-fin-de-casanova/
Marina Tsvetaïeva par Anouk Grinberg et André Markowicz (France Culture / Festival d'Avignon 2012)
Marina Tsvetaïeva par Anouk Grinberg et André Markowicz (France Culture / Festival d'Avignon 2012). Une génération tragique de poètes russes, enregistré en direct dans la cour du musée Calve...
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les voix de brume precede de isola - Alain Cadéo
Critiques, citations (4), extraits de les voix de brume precede de isola de Alain Cadéo. Isola Au détour de ses ruelles labyrinthiques, dans la tiédeur cr...
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Disparaître dans le blanc/JCG - Blog de Jean-Claude Grosse
Michel Bories dit Pof, inventeur du Pof Art, consistant à se maculer le plus salement possible puis à s'immaculer dans un linceul blanc, Vénus Africa et Disparition dans le blanc, l'olivier Pof ...
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lettre à Marguerite Yourcenar
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Marguerite Yourcenar en replay - Les docs de La grande librairie
Marguerite Yourcenar fut une pionnière. Première femme élue à l'Académie française en 1981, première femme dont l'oeuvre est publiée de son vivant dans la pr...
https://www.france.tv/france-5/les-docs-de-la-grande-librairie/7005082-marguerite-yourcenar.html
" Lettre à Marguerite Yourcenar " de Jean-Pierre Castellani / Goodbye Rabelais : figures libres & Yourcenar, Almodovar et Umbral
Lettre à
Marguerite Yourcenar
Jean-Pierre Castellani
Scudo, 2023
La lettre de Jean-Pierre Castellani à Marguerite Yourcenar est la lettre d’un universitaire, fin connaisseur et admiratif de l’oeuvre comme de la personne Marguerite Yourcenar.
Dès son électiion à l’académie française le 6 mars 1980, le professeur est engagé dans une défense-illustration de l’oeuvre de Marguerite Yourcenar, dans des pays comme l’Espagne, l’Argentine, l’Italie où l’écho de cette admission de la 1° femme dans cette institution rencontre des sociétés en pleine mutation, des gens disponibles, prêts à se laisser infuser par les traductions d’Alexis ou le Traité du vain combat, Mémoires d’Hadrien : Espagne de l’après-franquisme, de la movida, Argentine très sensible à tout ce qui vient d’Europe par la médiation de deux soeurs d’exception, Victoria et Silvina Ocampo et du poète aveugle, Jorge Luis Borges, admiré par Marguerite qui lui consacre un essai, Jorge Luis Borges ou le voyant.
Marguerite Yourcenar meurt le 17 décembre 1987.
Jean-Pierre Castellani est vice-président de la SIEY (société internationale des études yourcenariennes), créée en 1987.
Depuis plus de 40 ans, il oeuvre avec passion et érudition, originalité aussi au service de l’oeuvre comme de la femme. (Goodbye Rabelais ! Figures libres & Yourcenar, Almodovvar et Umbral, EST, 2008; Je, Marguerite Yourcenar, d’un « Je » à « L’Autre », EST, 2011).
Cette lettre de 76 pages adressée à une morte rappelle le genre des deux romans déjà cités : Alexis, une lettre en 116 paragraphes, Hadrien.
Nous apprenons plein de choses sur l’écrivain, ses exigences souvent conflictuelles avec Gaston Gallimard ou des metteurs en scène, son indépendance (sa réception en 1981 à l’académie française dans le costume qu’elle a fait réaliser par Yves Saint-Laurent et qui n’est pas un uniforme avec une épée).
On sent bien la bipolarité de Marguerite, sédentaire austère dans l’île des Monts-Déserts, nomade avide de voyages minutieusement préparés par celle qui se considère comme une étudiante perpétuelle, amoureuse du « carambolage des hasards ».
Le récit de la création en 2010 en Argentine d’un spectacle, A Chopin : Alexis o el Tratado del inutile combate, adaptacion musical y literaria basada en el texto de Marguerite Yourcenar, mise en scène Alejandro Maci, interprète de Chopin, Marcela Roggeri, comédien Martin Ubarneja est passionnant (pages 31 à 43).
Cordoba, 30 octobre 2010, Ciudad de las Artes,
Buenos-Aires, 9 novembre 2010, Grand Théâtre Rex dans le cadre des Concertios de Melodia.
D’autres récits sont également passionnants car l’oeuvre de Marguerite Yourcenar a suscité d’étranges et fertiles vocations : l’italienne Claudia Erao avec L’acqua dei diamantei, la sculptrice Elsa Genèse, installée à Boursay et bien sûr, l’inauguration en 1996 de la Villa Marguerite Yourcenar au Mont-Noir (où elle a passé les 10 premiers étés de son enfance avec son père) qu’il ne visite qu’en novembre 2013 et où ont été accueillis des écrivains comme François Cheng, Patrick Deville.
En ce qui concerne la femme, assez peu de choses. Sa correspondance intime (2000 lettres) léguée et conservée à Harvard ne sera accessible qu’en 2057. Je retiens la fin de vie effrénée avec le jeune photographe Jerry Wilson.
Bilan d’une vie : « L’Homme m’a déçu ! ».
À Corps Ça Vit, le 11 août 2024
Marguerite Yourcenar - Wikipédia
Marguerite Yourcenar, pseudonyme de Marguerite Cleenewerck de Crayencour, née le à Bruxelles ( Belgique) et morte le à Bar Harbor dans l'État du Maine ( États-Unis), est une femme de lettres e...
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Conrad de Vietinghoff, le père Baron Conrad Adalbert Egon de Vietinghoff (orthographié aussi Konrad Adelbert). - Né le 29 décembre 1870 à Salisburg, Livonie, aujourd'hui Mazsalaca, dans le ...
https://www.vietinghoff.org/php/chrontab/show_chrontab.php?ct_auto_id=3
sur le père Conrad de Vietinghoff
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Jeanne de Vietinghoff, la mère Jeanne Céline Emma de Vietinghoff, née Bricou - Née le 31 décembre 1875 à Schaerbeck (aujourd'hui un quartier de Bruxelles), Belgique - Décédée le 15 juin 19...
https://www.vietinghoff.org/php/chrontab/show_chrontab.php?ct_auto_id=9
sur la mère Jeanne de Vietinghoff
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Livre : " Lettre à Marguerite Yourcenar " de Jean-Pierre Castellani
Dans ce livre qui vient de sortir chez Scudo éditions (Alata), Jean-Pierre Castellani raconte un compagnonnage de quarante ans avec Marguerite Yourcenar. Sans jamais la rencontrer, ni même l'appeler
QUAND CHOPIN DIALOGUE AVEC YOURCENAR par Jean-Pierre CASTELLANI (Université François Rabelais, Tours)
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Frédéric Chopin - Ballade No. 1 in G minor, Op. 23
Chopin expresa en sus Baladas sus sentimientos patrióticos mas profundos. Schumann relata haber escuchado directamente a Chopin mencionar que la composición de sus baladas surge luego de la lectura
par Marcela Roggeri
Jean-Pierre CASTELLANI, Je, Marguerite Yourcenar. D’un Je à L’autre, Paris, EST-Samuel Tastet, 201
Mont noir - Regarder le film complet | ARTE
Dans son enfance, Marguerite Yourcenar va vivre un triple deuil : celui de la mort de sa mère à sa naissance, de son fidèle chien qui sera abattu et celui de Barbe, sa nourrice adorée qui sera ...
15' Dans son enfance, Marguerite Yourcenar va vivre un triple deuil : celui de la mort de sa mère à sa naissance, de son fidèle chien qui sera abattu et celui de Barbe, sa nourrice adorée qui sera congédiée violemment par son père. La petite fille se construit dans une grande solitude, avec les animaux et la nature pour compagnons.
Ombres de Chine / André Markowicz
Ombres de Chine
André Markowicz
Inculte, 2018
Ombres de Chine est une expérience poétique et de traduction unique en son genre. André Markowicz s’est lancé dans une entreprise aussi folle qu’ambitieuse : offrir au public quatre cents poèmes chinois de l’époque Tang (qui court entre les VIIe et IXe siècles) sans pour autant avoir connaissance de la langue chinoise.
« J’ai décidé de m’en approcher par le seul moyen que j’avais : non pas apprendre le chinois – ce qui m’aurait demandé vingt ans pour n’ajouter, dans le meilleur des cas, qu’une interprétation aux dizaines d’interprétations déjà existantes et dues, elles, à des érudits prodigieux – mais, à partir de toutes ces interprétations, des mots-à-mots les plus divers et des autres traductions, dans toutes les langues que je suis capable de lire (le russe, l’anglais, l’italien, l’espagnol en outre du français), d’essayer d’approcher ce continent flottant. Ce continent d’ombres, grandioses et fluctuantes qu’est, pour celui qui s’en approche comme moi, candidement, la poésie chinoise. »
« Je ne lis pas le chinois, je ne suis jamais allé en Chine, je ne connais pour ainsi dire pas la culture chinoise… » ainsi commence André Markowicz. Et plus loin : « le chinois de la période Tang (7°-9° siècle après J.-C.) ne distingue pas le singulier du pluriel, ne marque aucune modalité : infinitif, indicatif, subjonctif, conditionnel se fondent dans la même forme. Il ignore le pronom personnel ou l’utilise rarement. Il faut donc deviner si l’auteur dit - je suis allé - ou - elles iront -. Si le flou règne sur la personne, le lieu et le temps, il n’y a pas de communication possible, il y a juste des formes énigmatiques flottant dans la brume… Comment traduire les images, les allusions, les connotations innombrables ? Comment rendre compte de ces passages constants du mythe à l’Histoire et de l’Histoire au présent, un présent qui n’est lui-même qu’en tant qu’il est un retour à la fois provisoire et constant… »
Je ne lis pas le chinois, je ne suis jamais allé en Chine, je ne connais pour ainsi dire pas l’histoire de ce pays, un peu ses sages, Confucius, Lao Tseu (dont l’ami Marcel Conche a traduit et commenté le Tao, traduction et commentaires retraduits en chinois par des Chinois)
J’ai passé une semaine sur ces Ombres de Chine, 440 poèmes de 12 poètes de 4 périodes + le 441° poème, 640 pages.
Le travail d’André Markowicz me semble remarquable.
Les notices de présentation des 12 + 1 poètes sont des mises en alerte ou en orbite. Les notes, nécessaires, en bas de page, servent juste à situer dans le temps (historique, mythologique), dans l’espace (géographique, mythique), certaines expressions pouvant paraître anodines (lues en lecteur occidental ignare) mais allusives (lues en lettré chinois averti). Et comme, on retrouve les mêmes notes, pas nombreuses, un certain nombre de fois, on finit par se baigner dans deux mille ans d’Histoire, voler vers l’île des immortels…
Mes soirées, matinées, après-midi de lecture ont été studieuses (soulignées), denses, douloureuses.
Deux mille ans d’empires chinois, de dynasties impériales, de guerres aux frontières, de guerres civiles, de massacres, de cruautés sans nom et sans nombre, de corruption massive, de complots, d’assassinats, de suicides, d’empoisonnements, de révoltes, de bonnes gouvernances suivies de mauvais gouverneurs, de bureaucratie juste suivie de bureaucratie dysfonctionnelle…
Et de se dire : Ça continue, Chine de la révolution nationaliste, Chine des révolutions « communistes »
Et de se dire : Ça semble partout pareil, Russie des tsars, URSS de Staline, Russie de Poutine.
Iran du shah, Iran des ayatollahs
France des rois, France des empereurs, France des républiques, France des révolutions.
L’apogée et la ruine se succèdent
Au rythme du soleil et de la lune
Les changements ne laissent pas de trace
Qui peut savoir quand ils ont commencé ?
Vainement incertain mille ans plus tard
Tourné vers le passé un voyageur (Po Chü-I)
Mes nuits furent sous couleurs chinoises : bleu-vert (non distingués par le chinois de l’époque), jaune, rouge
Nuits méditatives : à quoi bon Confucius, Lao-Tseu si, si peu d’hommes et de femmes tentent la Voie ?
Nuits avec méditations sur les rêves
La division entre le corps et l’âme
Tient dans la double perception du temps :
Le temps précisément compté en selle
L’aventure sans borne dans le rêve.
Certes - les philosophes disent vrai
Une seconde - pour le rêve un siècle. (Po Chü-I)
Avec rêves rêvés
(j’ai eu le « même » rapport sexuel - rêve de rapport sexuel ? - avec l’impératrice Wu Zetian que celui de centaines d’autres obtenant audience et faveur; cette impératrice, je l’avais repérée à partir d’une gravure « érotique » il y a plusieurs années)
1- Tchouang-tseu fut-il un homme rêvant d’un papillon
Ou bien un papillon qui a rêvé d’un homme ? (Claude Roy)
2 - Dans son rêve Maître Zhuang s’est cru papillon (Yves Hervouet)
3 - Tchouang-tseu s’éveille à l’aube de son rêve
Il a pris l’illusion du papillon (André Markowicz)
Trois versions du « même » rêve de La cithare de brocart de Li Shang-Yin
Et de voir le « même » parcours que la plupart de ces 13 poètes, tous passant avec succès ou non, le concours du jinshi, pour devenir poète officiel, fonctionnaire, tous cherchant à se faire reconnaître, naviguant entre fidélité à soi et compromission, presque tous connaissant des revers de fortune, disgrâces après honneurs, bannissement et exil, certains choisissant le retrait…
Dans ce monde la gloire et la disgrâce
Sortent du même sac à l’aveuglette. (Po Chü-I)
Autrement dit, faire au XX° siècle, en France, comme ces poètes d’il y a 1200 ans, en Chine, « choisir » des carrières assurant la sécurité au fonctionnaire et le loisir au poète.
Puis retraite venue - 1998 -, donc ayant vécu les âges de la vie
Jeune - arpenter les terres de Shu
Les cheveux gris - se tourner vers Chang An
Indigne serviteur du roi de Chu
Mangeant pour rien le riz du roi de Han (Lu Zhaolin),
entre beaucoup de conformisme et peu d’originalité, au XXI° siècle, aller paisiblement si possible vers l’effacement, même pas avec le souci d’une oeuvre, mais des flow d’écritures comme amers pour un chemin de vie
qui est comme sillages sur la mer (Machado)
traces d’oiseaux laissées dans le ciel vide (Po Chü-I)
Se rendre sourd aux bruits du monde parce que le monde ira là où il ira (ni pronostic ni diagnostic, ni catastrophisme ni utopisme, ni apocalypse ni miracle)
J’ai oublié complètement le monde
Le monde aussi m’oublie complètement
Si bien que les nouvelles qui m’arrivent
C’est comme si elles ne m’arrivaient plus (Po Chü-I)
S’essayer à assumer non-agir et non-jugement (ce qui demande vigilance permanente, accompagnement bienveillant de nos trébuchements)
Être sensible à ce qui s’offre en toute gratuité, sans pourquoi et qui est tout proche.
La poésie chinoise des montagnes et des paysages est très chargée en significations, présages, symboles. J’y suis peu sensible. Peu importe. Je fais d’autres usages des montagnes du Vallespir, de la route de Montferrer (finis les sentiers et pistes), des chênes, bouleaux, fleurs innombrables, papillons, oiseaux, hirondelles, libellules.
Émerveillé par une beauté (vue, entendue, sentie…) sans le sentiment de sa fuite dans la seconde qui suit.
Vie dans le présent, comme présent, le seul temps réel (passé, futur sont des fabrications de l’esprit), présence et présent (Kdo).
Être dans l’acceptation (est-ce différent de la soumission ?) de ce qui advient comme ça advient.
Ce que ne font pas les poètes chinois.
Ils sont dans une vision, une interprétation de ce qu’ils vivent, voient, cycles, impermanence, retour du même.
Ils sont dans une forme de lamentation,
Tous ils arrivent passent disparaissent
tous méritant une lamentation (Lu Zhaolin)
d’insatisfaction puisque tout meurt, tout passe et repasse.
La chanson du regret éternel (Po Chü-I)
Ils choisissent l’ivresse, la solitude, font preuve de compassion.
Devant on ne voit pas l’homme d’avant
Derrière on ne voit pas l’homme d’après
Pensant aux cycles infinis de l’univers
La solitude amère et les larmes qui coulent. (Chen Zu-Ang)
Poésie de Wang Wei, le bouddhiste séculier :
1- Lorsque la solitude est une joie
On entre dans la pure liberté
Chimère le désir de voir la ville
Une vie accomplie - le plein du vide.
2 - L’âme a toujours haï l’enfermement
L’immensité lave de toute angoisse
3 - Tu veux savoir comment combattre l’âge?
La seule voie est la non-renaissance.
Poésie de Li Po, le taoïste :
1- Pourquoi j’habite la Montagne Bleue ?
Sourire sans réponse coeur serein
Fleurs de pêchers que charrie la rivière
Un autre monde existe loin des hommes
2- Buvant seul sous la lune
3 - Les plantes n’ont aucune gratitude
Quand le vent printanier les fait fleurir
Les arbres n’ont aucun ressentiment
De se voir dépouillés au ciel d’automne
…
La croissance et la fin de toute chose
c’est simplement la loi de la nature
4 - Rien dans la vie de l’homme d’ici-bas
ne répondra jamais à ses attentes
Demain à l‘aube les cheveux au vent
Partir voguer dans la barque légère
5 - Rude est la route du pays de Shu
plus que la route vers l’azur du ciel
On se tourne à demi
on regarde vers l’ouest et on s’exclame :
Poésie de Tu Fu, le confucianiste ou confucéen
1 - Chanson des charriots de guerre
2- Chanson de la frontière
3 - Il a compris l’ordre de l’existence
Et rougit d’avoir demandé de l’aide
Il n’a prouvé que son inaptitude
Il est prêt à rentrer dans la poussière
Mais vivre en ermite lui est impossible
Car il renoncerait à ce qu’il croit
Sa tristesse ne fond qu’avec le vin
Et les poèmes qu’il compose et chante.
4 - Sept chansons
De Han Yü
L’oisiveté c’est plus dur que la cour
…
Hélas je n’ai plus droit de jouir du vin
Mais je peux rire et offrir un poème
De Meng Jiao
Il n’est pas d’épée juste dans ce monde
…
Se suicider laisser les autres faire
On se demande ce qui vaut le mieux
…
Le 10° songe d’automne
Le Vieillard change du matin au soir
…
De Po Chü-i
Le corps porté par le cours des choses
J’offre mon âme à l’étude du vide.
Voilà comment je traverse les jours
La voie de la nature - de la paix
Sans bruit et sans parole - blanc sur blanc.
Sage - bien sûr que non mais pas stupide.
De Li Ho
Suivre un sentier - oublier la grand-route
Pourquoi faut-il qu’on pleure sur du vent ?
…
Souvenez-vous que c’est devant un mur
Que Ch’u Yuan a écrit « Questions su ciel » !
De Li Shang-Yin
Aube - ajouter des lignes aux nuages
Froid - voir la neige au centre du poème.
les beaux jours n’obéir qu’à son désir
Est-ce donné à tous ceux qui écrivent ?
Dormant profond - et puis le cri des grues
Des cris stridents - le mien presque cigale.
J’écris dessus - les mots ne sont pas libres
La chose que j’obtiens est sans exemple
...
La ceinture n’a pas de sentiments
elle se serre ou elle se relâche
Et pour moi… la pratique joyeuse-douloureuse du merci.
Dimanche 28 juillet-Lundi 29 juillet, Corps Ça Vit, Vallespir
nuit du dimanche au lundi, pneus de 15 voitures crevés, poubelles incendiées au camping, flammes de 4 m de haut, pompiers intervenus à 3 H 15
toute la journée, gendarmes, enquête, plaintes déposées, dépanneuses gratuites pour les victimes. Va-t-on installer des caméras de surveillance ?
Ça casse une ambiance, surtout quand on voit la voiture de Seb, le président du comité des fêtes, très investi dans un renouveau du village, de ses terrasses sous broussailles et acacias.
Essais Salman Rushdie
… poursuivre
après …
… la lecture d’éditeur du Ciel au ventre d’Alain Cadéo,
Kdo, tu lis le N° de novembre 2023 de la Revue des Deux-Mondes consacré à l’Inde;
tu tombes sur un pays de 1,4 milliards d’habitants, indépendant depuis 77 ans après une partition violente avec ce qui est aujourd’hui le Pakistan, 28 états, 9 territoires, 22 langues officielles, des centaines de dialectes couramment parlés,
India, nom anglais peu à peu remplacé sous Narendra Modi par le nom dérivé du sanscrit Bharat, dont la Constitution définit en 1995 l’hindouisme, religion sans dogme, sans fondateur, sans « concepts », comme « un mode de vie ou un état d’esprit », religion sécularisée d’un état démocratique, en grande partie laïc.
Des millions de dieux, de déesses, avec des milliers de bras… Rushdie a évalué à la louche 330 millions de dieux et déesses hindous
Ton cartésianisme, ton rationalisme en perdent leurs pieds sur terre, dans la matière.
La terre sous ses pieds, titre d’un roman de Rushdie.
Comme dit Swami Prajnanpad « tout doit être accepté, le bon et le mauvais. En fait vous n’avez pas le choix. Si vous voulez le bon, vous aurez aussi le mauvais. Prenez les deux ou rien du tout. Dites OUI à tout. »
Là, tu te retrouves dans la posture et à l’endroit où la Vie t’a amené aujourd’hui. Demain sera autrement.
Pas de jugement, pas de distinction : ça c’est bon, toi t’es mauvais. Pas de volonté : tu ne veux rien.
Tu dis OUI à tout ce qui se produit, se crée, s’engendre, s’affronte, se prédate, souffre, se détruit, s’auto-détruit.
Tu es en empathie, tu compatis.
Donc, du mauvais, y en a qui en voit, et tu le voyais aussi ou plutôt, tu te le fabriquais en le désignant tel (on a tous été formatés à juger, à désigner ce qui est bon, ce qui est mauvais) et cela ne t’a jamais inspiré d’aller en Inde : le système des castes, système d’apartheid et d’asservissement fort ancien, 3000 ans, en lien avec invasions et colonisations moghols et musulmanes venues du nord (les « aryens », les nobles en sanscrit; on connaît le chemin fait par la doctrine aryenne, de Gobineau à Hitler) mettant sous leur joug des ethnies autochtones, qualifiées d’esclaves, de barbares, d’impurs, d’intouchables, termes discriminants permettent une ségrégation conforme aux varnas, traits de caractères créés à l’origine et biologiquement héréditaires, système brahmanique, théorisé au XIX° siècle, toujours dominant aujourd’hui, sous la houlette du RSS (matrice du nationalisme hindou depuis 100 ans) et du BJP avec ce « rêve », l’Akhand Bharat, l’Inde indivisée, reconstitution dans le futur de l’Inde ancienne, d’avant la partition et englobant Afghanistan, Népal, Bhoutan, Tibet, Sri Lanka, Birmanie.
Et y a ceux qui voient le mauvais et réagissent. Et longtemps, tu as réagi à ce qui te paraissait mauvais. Tu as été un militant.
Tu ne peux échapper à Salman Rushdie, romancier et essayiste indien-pakistanais, dont Les versets sataniques ont été interdits en Inde, dès octobre 1988 par le 1° ministre Rajiv Gandhi, avant même la fatwa de Khomeini (14 février 1989).
Dans son roman, La cité de la victoire, Rushdie réinvente l’histoire de l’Inde. Prenant le contre-pied de l’hindouisme, la ville mythique Bisnaga ainsi nommée par un étranger bègue devenu amant de l’héroïne Pampa Kampana, une poétesse magicienne à la jeunesse éternelle, libre dans ses désirs, éprise de liberté, apparaît comme un contre Akhand Bharat.
Rushdie est un fervent défenseur de la guerre des récits.
Aux récits religieux, dogmatiques, totalitaires, globalisants, mondialisants, scientifico-technologiques bourrés de certitudes, d’arrogance, de domination, Rushdie oppose le pouvoir de l’imagination de l’écrivain, seul dans sa chambre, que personne ne peut contraindre, même si censures, contrôles, répression, emprisonnement, menaces de mort obligent à l’exil, nombre d’entre eux.
Dans Essais, 1981-2002, 1088 pages, intégrant les essais jadis publiés sous le titre Patries imaginaires dont j’ai rendu compte l’été dernier, il y a une conférence en deux parties, Franchissez la ligne ! donnée à l’université de Yale en février 2002 :
Dans les rêves commencent les responsabilités. La façon dont nous voyons le monde affecte le monde que nous voyons.
Il situe sa remarque au niveau sociétal, collectif, évolution des mentalités, modification des comportements en lien avec des prises de conscience et des combats idéologiques entre minorités agissantes-majorité silencieuse…
Je pense que ces évolutions sociétales, pas linéaires du tout, souvent accompagnées de régressions, de montées de violences sont à observer, voire à décrire
et Rushdie, essayiste est excellent,
quand il s’en prend, caustique et hilarant, à Georges Steiner ou à sir Naipaul, critiques des romanciers d’aujourd’hui incapables de grands romans;
quand pour le passage à l’an 2000, il reprend le mot d’ordre d’abolition de la dette mondiale, il est dans son rôle public d’écrivain;
quand il alerte sur la signification symbolique des attentats du 11 septembre 2001, franchissement d’une frontière, d’une barrière entre l’imaginable et l’inconcevable, l’inimaginable devenant le réel, des milliers de morts innocents, de virgules se jetant dans le vide, détail pour les terroristes d’Al Qaida, il se pose la question déjà posée après les camps : comment écrire après les attentats du 11 septembre ? qui marquent une rupture historique, une guerre à mort contre « l’axe du mal », axe mal nommé selon lui d’où son renvoi à Shakespeare;
mais
simultanément aux récits sociaux et sociaux, il y a nos récits personnels. La réalité est produite par les mots que nous employons, que nous choisissons.
Et surprise, dans un récit, Rushdie parle de la première frontière.
1 - « La première frontière fut le bord de l’eau, et il y eut un premier moment, parce que comment n’aurait-il pas pu y avoir un tel moment, où une chose vivante sortit de l’océan, franchit cette limite et découvrit qu’elle pouvait respirer…. Qu’est-ce qui les motivait ? Comment eurent-elles l’intuition que l’on pouvait respirer et comment alors qu’elles vivaient dans l’eau, commencèrent-elles à développer les poumons qui leur permettraient de respirer ? »
2 - « Mais nos ancêtres n’avaient pas de motivations protestera le scientifique de service… La mutation aveugle et la sélection naturelle étaient leurs moteurs puissants et impersonnels. Ce n’étaient que des poissons qui, par hasard, ont appris à ramper. »
Deux récits dont l’un, soi-disant scientifique, qui fait tomber les mille bras des dieux et déesses hindous.
3 - « Nous aussi, notre propre naissance reflète ce premier franchissement de la frontière entre les éléments. Quand nous émergeons du liquide amniotique, de l’univers fluide de la matrice, nous aussi nous découvrons que nous pouvons respirer; nous aussi nous abandonnons une sorte d’univers marin pour devenir les hôtes de la terre et de l’air. »
La boucle est bouclée. Le récit imaginaire-réel des 9 mois utérins, est dans Le ciel au ventre d’Alain Cadéo.
Et dans Trois femmes.
Mercredi 3 juillet, je suis invité à prendre l'apéro chez des enseignants d'université américaine qui viennent chaque été; discussion sur les USA aujourd’hui; elle, combat Trump, pour sa fille, le droit à l’avortement;
l’attentat n’a pas encore eu lieu
la lecture d'un article de Rushdie de 1985-1990 In God we trust ! me semble d'une justesse remarquable, un véritable tour du monde et dans l'histoire des relations entre politique et religions
13 juillet, fête à Corps Ça Vit, animation musicale assurée par un groupe du village dont le maire, violon, banjo, guitare acoustique, un adjoint au chant et guitare électrique, deux autres dont batteur; apéro-tapas; repas (sardinade ou grillade); dessert; feu d'artifice, bal; une centaine de personnes, très bonne ambiance, fluidité entre les différents moments;
je passe une bonne partie de la soirée à discuter avec un couple d'inconnus que j'ai branchés; lui et moi, aujourd'hui à des milliers de kilomètres, hier, possiblement proches;
lui de me dire : vous racontez ça parce que ça vous arrange;
bien sûr = phrase à interroger sous l'angle quel récit je veux pour vivre
à minuit, attentat contre Trump aux USA
14 juillet : fête nationale au monument aux morts puis apéro municipal; discussion avec le maire : le travail sur soi ne doit pas empêcher le combat politique et sociétal; il me donne son discours
Nuit du 14 juillet : nuit de rêves en nageant dans l’océan des histoires, métaphore de Rushdie; une métaphore genre les nuages à histoires me parleraient mieux; dans l’océan, je dois me jeter à l’eau; avec les nuages, je n’ai qu’à lever les yeux
je fais des rêves de plus en plus précis, où je suis présent, actif, sans être conducteur du rêve, rêves que je ne cherche pas à retenir même pour de futures histoires; je ne me vis pas comme un raconter d ‘histoires, un fabricant d’histoires, influencé par l’océan des histoires comme Rushdie racontant l’influence des lettres latines (Suétone) et italiennes (Italo Calvino) et du cinéma italien sur deux de ses romans : La honte, Les enfants de minuit
ceci dit la métaphore de l’océan des histoires ou celle des nuages à histoires (sachant que les nuages transportant pollens et poussières sont des ensemenceurs) me parlent aujourd’hui beaucoup plus que celle de la bibliothèque universelle des livres d’éternité de chacun dont internet est ce qui s’en approche de plus en plus;
avec cet océan, tu es tel un bouchon, qui flotte, est submergé par une vague, réapparaît avec une algue marine, un sac plastique, un fil de pèche, un bois mort, un os de seiche, une bouteille à la mer, un cadavre de migrant;
des scènes se déroulent : une femme te fait rire en début de nuit, apparue dès la plongée, d’une drôlerie par ses grimaces si expressives, satire des grimaces des grands masculins-émasculateurs de ce monde; grands refuseurs, chimériques furieux, étroiteurs d’esprits, sectateurs paranoïaques, baladeurs de virus vérolés
tu te retrouves à filmer une façade de décor, montrée comme telle, remplie de fenêtres donnant à voir des morceaux de paysages et de personnages en tous sens;
long travelling, plan-séquence style la soif du mal;
ici le musée des assassins des aspirations, ceux qui ont contribué à désenchanter le monde, à faire tomber les voiles de maya-bayadère, à faire dépecer Orphée.
3 jours consacrés aux Essais de Rushdie, 15-16-17 juillet;
l’an dernier, tu avais lu les essais rassemblés sous le titre Patries imaginaires, parus en 10/18. Tu n’es pas revenu dessus. Par contre, tu as lu tout ce qui est rassemblé sous le titre Franchissez la ligne !, soit pages 575 à 1088.
D’abord, signaler l’incroyable : tu n’as pas trouvé une coquille. Rushdie doit être exigeant avec ses correcteurs et traducteurs. Merci. Tu avais déjà observé cela avec Le couteau. Pas une coquille.
Tu penses que nous avons affaire à un essayiste brillant, drôle, pertinent, lucide. Et lire des Essais allant de 1981 à 2002, ça nous fait faire de drôles de voyages avec de drôles de rappels.
Dans ces panoramiques, la France est assez peu présente mais quand il en parle (la corruption sous Mitterrand, le foot et Zidane, Pasqua et Talisma Nasreen, la France et Rushdie), c’est jubilatoire parce que le romancier use d’interjections Zut alors ! réaction présumée de Roland Dumas, surpris qu’on le poursuive, LUI. Évidemment, ces drôles de rappels, entrant en écho avec ce qui se passe aujourd’hui, plutôt pire (évaluation personnelle en contradiction avec mon désir de non-jugement), t’ont mis mal à l’aise.
Car on se rend compte que le problème palestinien dont on pensait avec les accords de Camp David que… eh bien…
Il met ce problème au centre même s’il ne développe pas, parce que cette question cristallise les relations entre l’Islam (pas du tout homogène) et l’Occident (pas du tout homogène), développe l’anti-américanisme et que les USA feraient bien de chercher à se faire des amis plutôt que des ennemis en intervenant partout.
Il en reste au succès de l’intervention américaine en Afghanistan (2002) comparé à l’échec de l’intervention soviétique (Les cercueils de zinc). Depuis, sous Trump, les USA se sont retirés, les talibans se sont installés au pouvoir.
Deux passages t’ont particulièrement intéressé parce que Rushdie use de ses talents de romancier pour tenter de construire une vérité au plus proche de la réalité qu’il tente de cerner, de décrypter, toujours complexe, plus incroyable que ce que l’imagination peut imaginer. Parce que l’homme lui-même est mariage du ciel et de l’enfer.
« Nous avons fini par nous percevoir nous-mêmes comme des personnages composites, souvent contradictoires, voire intérieurement incompatibles. Nous comprenons que chacun de nous est une multitude de gens différents. Les moi de notre jeunesse sont autres que ceux de notre maturité : nous pouvons être hardis en compagnie de nos amants et timorés devant nos employeurs, plein de principes quand nous instruisons nos enfants et corrompus devant quelque tentation secrète…Le moi intégré cher au XIX° siècle a été remplacé par cette foule de moi qui se bousculent… Mais nous avons en même temps un sentiment relativement clair de qui nous sommes. »
Quand il écrit son article Gandhi, aujourd’hui, 1998, il met en oeuvre cette approche très plurielle, montrant les ambiguïtés, contradictions, limites de Gandhi dont l’influence en Inde est aujourd’hui, nulle, Gandhi devenu à son insu, une pub pour Mac et inspirateur avec d’autres des philosophies de la non-violence ou de la désobéissance civile, somme toute peu pratiquées en Occident.
« Les écrivains sont citoyens de nombreux pays : la région finie et délimitée de la réalité observable et de la réalité quotidienne, le royaume infini de l’imagination, la patrie à demi perdue du souvenir, les fédérations du coeur qui sont à la fois chaudes et froides, les États Unis de l’esprit (calmes et turbulents, larges et étroits, ordonnés et dérangés), les nations célestes et infernales du désir et peut-être la plus importante de toutes nos demeures - la république libre du langage. »
Dans N’y a t’il rien de sacré ? il dit
« Par transcendance, j’entends cet envol de l’esprit humain au-delà des limites matérielles et physiques de son existence que tous, laïques ou religieux, nous connaissons, au moins dans quelques occasions. La naissance est un moment de transcendance que nous mettons toute notre vie à comprendre. L’exaltation de l’acte d’amour, l’expérience de la joie et très probablement l’instant de la mort sont d’autres moments semblables. Le sentiment d’élévation de la transcendance, d’être plus que soi-même, de rejoindre d’une certaine façon la totalité de la vie est par nature de courte durée… L’âme a besoin de toutes ces explications, pas simplement d’explications rationnelles mais d’explications venues du coeur. »
Avec Alain Cadéo, nos échanges dans les dernières semaines avaient porté essentiellement sur ce que nous considérions comme l’essentiel.
correction du 14 juillet : remplacer l’essence par l’existence
nos échanges avaient porté existence-ciel-tellement sur ce que nous considérions comme l’existence-ciel.
À nos âges, c’est quoi la vie, la mort, la naissance, le passage, l’éternité, le mystère, le miracle.
correction du 13 juillet : remplacer les noms qui figent, essentialisent par des verbes qui font action, mouvement, énergie
à nos âges, c'est quoi vivre, mourir, naître, passer, éterniser, s'éterniser, mystérer, miraculer
Entre Rushdie et moi, il y a 7 ans d’écart, en plus pour moi. Ma métamorphose remonte à 2020. Du naturalisme métaphysique de Marcel Conche à un cheminement d’attention au miracle mystère de la naissance et au mystère miracle de la mort.
Exit, le recours aux explications scientifiques, aux constructions et déconstructions idéologiques. C’est la guerre sans fin des récits.
Rushdie pense que « dans les société libres, les idées doivent s’affronter librement. La discussion est nécessaire et il faut que celle-ci soit passionnée et sans entraves. Les sociétés libres sont dynamiques, bruyantes, turbulentes, pleines de désaccords radicaux. Le scepticisme et la liberté sont indissolublement liés. »
Je n’ai plus aucun intérêt pour le cirque politique, le cirque médiatique, le cirque sportif, le cirque olympique, j’en ai assez des bruits du monde. Je ne réclamerai jamais la censure de qui que ce soit, de quelque débat que ce soit. Mais je n’ai plus envie de dépenser de l’énergie à tenter de construire une vérité même complexe sur ce qui se produit dans le monde et n’ai nulle envie d’user de mon imagination pour, par des romans, tenter de cerner des personnages publics, célèbres, riches, menteurs, voyous, cyniques…
J’en suis à me demander avec plein de doutes, d‘hésitations quels mots, quels verbes plutôt, vais-je employer pour vivre la Vie dans l’émerveillement, l’enthousiasme, la joie, la gratitude, l’empathie, la compassion. Selon l’inouïe proposition de Jésus « aimez vos ennemis comme vous-mêmes »
En tentant les verbes, ça pourrait donner s’émerveiller des détails de la vie, s’enthousiasmer des imprévus et surprises offerts par la vie, joier-jouir de jour comme de nuit, en veilleur ou-et dormeur, de tous les incidents, accidents, instants, moments, éclats visuels, auditifs, gustatifs, olfactifs, tactiles, de tous les échanges par inspir-expir…
J’ai signalé dans ma note sur Le couteau de Rushdie, son absence de compassion. Cela correspond à sa conception de la morale : « les individus sont responsables de leurs actions ». Donc son assassin est responsable de son acte même s’il se déclare innocent pour avoir exécuté la fatwa pourtant annulée depuis 1999. Le temps de la compassion viendra peut-être après le procès.
D’autre part les terroristes fous de Dieu sont « contre la liberté d’expression, un système politique pluripartite, le suffrage universel des adultes, la responsabilité politique du gouvernement, les juifs, les homosexuels, les droits des femmes, le pluralisme, la laïcité, les jupes courtes, les danses, les fêtes, les baskets, les jeans, le rock, le rasage, la théorie de l’évolution, le sexe ».
Il nous faut donc vivre comme nous le faisons, sans peur, en acceptant sans excès étatiques des règles de sécurité supplémentaires et en cessant avec ces régimes qui se bouffent le foie entre eux, commerce d’armes, de drogues, de pétrole, d’oeuvres d’art…
On voit bien que cette conception semble naïve, optimiste. Qu’on pense au massacre de plus de 1000 femmes, enfants, vieillards et jeunes le 7 octobre 2024 par le Hamas, en Israël. Sans oublier les attentats antérieurs, un peu partout dans le monde.
Les états y compris dits démocratiques me semblent de plus en plus autoritaires et sécuritaires, contre leurs populations, soumise à de plus en plus de contrôles. Les états ont des intérêts à l’opposé de ceux de leur peuple (pas du tout homogène, uni par un « récit national » ou une certaine « idée » de la « nation ») qu’ils préfèrent diviser jusqu’au bord de la guerre civile (en France, on y aura sans doute droit), au service d’oligarchies, de puissances d’argent, de sociétés secrètes, de réseaux d’influence, débouchant sur la paranoïa légitime des théories du complot, retournés en complotisme par les médias main-stream aux mains d’ultra-riches, manipulateurs, fabricant de fakes-news.
Devant cet état du monde plein de bruit et de fureur, É Say Salé, auteur burkinabé, s’est amusé à écrire des farces
Moi, Avide I°, l’Élu
EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises
Vols de voix, farce pestilentielle sur la présidentielle de 2017, fabriquée avec des répliques copiées-collées de Facebook.
Cette farce me semble de ce point de vue là, une bonne riposte d’un traqueur du réel mais elle ne connaîtra pas le succès d’un roman de Rushdie..
… poursuivre
après …
… la lecture d’éditeur du Ciel au ventre d’Alain Cadéo,
Kdo, tu lis le N° de novembre 2023 de la Revue des Deux-Mondes consacré à l’Inde; tu tombes sur un pays de 1,4 milliards d’habitants, indépendant depuis 77 ans après une partition violente avec ce qui est aujourd’hui le Pakistan, 28 états, 9 territoires, 22 langues officielles, des centaines de dialectes couramment parlés,
India, nom anglais peu à peu remplacé sous Narendra Modi par le nom dérivé du sanscrit Bharat, dont la Constitution définit en 1995 l’hindouisme, religion sans dogme, sans fondateur, sans « concepts », comme « un mode de vie ou un état d’esprit », religion sécularisée d’un état démocratique, en grande partie laïc.
Des milliers de dieux, de déesses, avec des milliers de bras…, ton cartésianisme, ton rationalisme en perdent leurs pieds sur terre, dans la matière.
Comme dit Swami Prajnanpad « tout doit être accepté, le bon et le mauvais. En fait vous n’avez pas le choix. Si vous voulez le bon, vous aurez aussi le mauvais. Prenez les deux ou rien du tout. Dites OUI à tout. »
Là, tu te retrouves dans la posture et à l’endroit où la Vie t’a amené aujourd’hui. Demain sera autrement.
Pas de jugement, pas de distinction : ça c’est bon, toi t’es mauvais. Pas de volonté : tu ne veux rien.
Tu dis OUI à tout ce qui se produit, se crée, s’engendre, s’affronte, se prédate, souffre, se détruit, s’auto-détruit.
Tu es en empathie, tu compatis.
Donc, du mauvais, y en a qui en voit, et je le voyais et cela ne m’a jamais inspiré d’aller en Inde : le système des castes, système d’apartheid et d’asservissement fort ancien, 3000 ans, en lien avec invasions et colonisations moghols et musulmanes venues du nord (les « aryens », les nobles en sanscrit; on connaît le chemin fait par la doctrine aryenne, de Gobineau à Hitler) mettant sous leur joug des ethnies autochtones, qualifiées d’esclaves, de barbares, d’impurs, d’intouchables, termes discriminants permettent une ségrégation conforme aux varnas, traits de caractères créés à l’origine et biologiquement héréditaires, système brahmanique, théorisé au XIX° siècle, toujours dominant sous la houlette du RSS (matrice du nationalisme hindou depuis 100 ans) et du BJP avec ce « rêve », l’Akhand Bharat, l’Inde indivisée, reconstitution dans le futur de l’Inde ancienne, d’avant la partition et englobant Afghanistan, Népal, Bhoutan, Tibet, Sri Lanka, Birmanie.
Et y a ceux qui voient le mauvais et réagissent.
Tu ne peux échapper à Salman Rushdie, romancier et essayiste indo-pakistanais, dont Les versets sataniques ont été interdits en Inde, dès octobre 1988 par le 1° ministre Rajiv Gandhi, avant même la fatwa de Khomeini (14 février 1989).
Dans son roman, La cité de la victoire, Rushdie réinvente l’histoire de l’Inde, prenant le contre-pied de l’hindouisme. La ville mythique Bisnaga ainsi nommée par un étranger bègue devenu amant de l’héroïne Pampa Kampana, une poétesse magicienne à la jeunesse éternelle, libre dans ses désirs, éprise de liberté, apparaît comme un contre-Akhand-Bharat.
Rushdie est un fervent défenseur de la guerre des récits.
Aux récits religieux, dogmatiques, totalitaires, globalisants, mondialisants, scientifico-technologiques bourrés de certitudes, d’arrogance, de domination, Rushdie oppose le pouvoir de l’imagination de l’écrivain, seul dans sa chambre, que personne ne peut contraindre, même si censures, contrôles, répression, emprisonnement, menaces de mort l'obligent à l’exil.
Dans Essais, 1981-2002, 1088 pages, intégrant les essais jadis publiés sous le titre Patries imaginaires dont j’ai rendu compte l’été dernier, il y a une conférence en deux parties, Franchissez la ligne ! donnée à l’université de Yale en février 2002 : Dans les rêves commencent les responsabilités. La façon dont nous voyons le monde affecte le monde que nous voyons.
Il situe sa remarque au niveau sociétal, collectif, évolution des mentalités, modification des comportements en lien avec des prises de conscience et des combats idéologiques entre minorités agissantes-majorité silencieuse…
Je pense que ces évolutions sociétales, pas linéaires du tout, souvent accompagnées de régressions, de montées de violences sont à observer, voire à décrire
(- et Rushdie, essayiste est excellent, caustique et hilarant quand il s’en prend à Georges Steiner ou à sir Naipaul, critiques des romanciers d’aujourd’hui incapables de grands romans;
- quand pour le passage à l’an 2000, il reprend le mot d’ordre d’abolition de la dette mondiale, il est dans son rôle public d’écrivain;
- quand il alerte sur la signification symbolique des attentats du 11 septembre 2001, franchissement d’une frontière, d’une barrière entre l’imaginable et l’inconcevable, l’inimaginable devenant le réel, des milliers de morts innocents, de virgules se jetant dans le vide, détail pour les terroristes d’Al Qaida, il se pose la question déjà posée après les camps : comment écrire après les attentats du 11 septembre qui marquent une rupture historique, une guerre à mort contre l’axe du mal, axe mal nommé selon lui d’où son renvoi à Shakespeare)
mais précédant ou simultanément aux récits sociaux, il y a nos récits personnels. La réalité est produite par les mots que nous employons, que nous choisissons.
Et surprise, dans un récit, Rushdie parle de la première frontière.
La première frontière fut le bord de l’eau, et il y eut un premier moment, parce que comment n’aurait-il pas pu y avoir un tel moment, où une chose vivante sortit de l’océan, franchit cette limite et découvrit qu’elle pouvait respirer…. Qu’est-ce qui les motivait ? Comment eurent-elles l’intuition que l’on pouvait respirer et comment alors qu’elles vivaient dans l’eau, commencèrent-elles à développer les poumons qui leur permettraient de respirer ?
Mais nos ancêtres n’avaient pas de motivations protestera le scientifique de service… La mutation aveugle et la sélection naturelle étaient leurs moteurs puissants et impersonnels. Ce n’étaient que des poissons qui, par hasard, ont appris à ramper.
Deux récits dont l’un soi-disant scientifique qui fait tomber les mille bras des dieux et déesses hindous.
Nous aussi, notre propre naissance reflète ce premier franchissement de la frontière entre les éléments. Quand nous émergeons du liquide amniotique, de l’univers fluide de la matrice, nous aussi nous découvrons que nous pouvons respirer; nous aussi nous abandonnons une sorte d’univers marin pour devenir les hôtes de la terre et de l’air.
La boucle est bouclée.
Le récit imaginaire-réel des 9 mois utérins, est dans Le ciel au ventre d’Alain Cadéo.
À Corps Ça Vit, le 14 juillet 2024, 9 H 30
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Joseph Anton Salman Rushdie - Blog de Jean-Claude Grosse
interview du 7 septembre 2023 disponible jusqu'au 6 septembre 2025 Lus cet été à Corsavy - Patries imaginaires de Salman Rushdie, chroniques, essais, discours des années 1980-1990 soit il y a ...
https://les4saisons.over-blog.com/2022/10/joseph-anton-salman-rushdie.html
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Le ciel au ventre d'Alain Cadéo lu par l'éditeur - Les Cahiers de l'Égaré
livres livrés à domicile fixe ! attention aux petites choses, fleurs de catalpa !!! roses, immortelles, au choix ! autant en emportera le vent Le ciel au ventre Alain Cadéo 1° janvier 1951 - 12...
https://cahiersegare.over-blog.com/2024/07/le-ciel-au-ventre-d-alain-cadeo-lu-par-l-editeur.html
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