du piano auux étoiles / JP Luminet
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Gérard Grisey: Le noir de l'étoile (16 mars 1991)
Gérard Grisey: Le noir de l'étoile Il est conseillé de porter un casque (condition de création de la vidéo) ou d'avoir une bonne enceinte et d'être à une certaine distance de l'écran. La vi...
1 H 03, hypnotique, chamanique
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Jean-Pierre Luminet commente son ouvrage "Du piano aux étoiles"
Vidéo de présentation de mon livre "Du piano aux étoiles" (Le Passeur Editeur, octobre 2021) enregistrée au Fonds Culturel de l'Ermitage à Garches, par les bons soins de Laurence Honnorat et d...
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Jean-Pierre Luminet invité de l'émission "Noms de dieux" (RTBF)
Emission du 28 avril 2009 : Edmond Blattchen reçoit Jean-Pierre Luminet. Parallèlement à ses travaux de science pure, Jean-Pierre LUMINET est l'auteur d'un nombre impressionnant de publications ...
55' d'exception, Emission du 28 avril 2009 : Edmond Blattchen reçoit Jean-Pierre Luminet.
site web de JP Luminet
Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, écrivain, musicien et conférrencier, vous fait partager sa passion pour la culture scientifique et artistique tous azimuths. Plus de 350 vidéos, extraites de...
chaîne you tube
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LUMINESCIENCES : le blog de Jean-Pierre LUMINET, astrophysicien
J'eus le vertige et je pleurai car mes yeux avaient vu cet objet secret et conjectural dont les hommes usurpent le nom, mais qu'aucun homme n'a regardé : l'inconcevable univers. Jorge Luis Borges ...
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Quatre chants pour franchir le seuil for Soprano & Ensemble: Prélude - I. La mort de l'ange
Provided to YouTube by IDOL Quatre chants pour franchir le seuil for Soprano & Ensemble: Prélude - I. La mort de l'ange · Barbara Hannigan · Ludwig Orchestra La Passione: Nono, Haydn & Grisey ...
en lien avec Gabrielle Guez-Ricord (1948-1988)/ Le compositeur Gérard Grisey, qu'il croisa à la Villa Medicis, mettra en musique un passage sur la mort tiré de les heures à la nuit dans le premier mouvement des quatre chants pour franchir le seuil (1998), œuvre elle-même posthume : "de qui se doit / de mourir / comme un ange.. / comme il se doit de mourir / comme un ange / je me dois / de mourir / moi-même / il se doit son mourir, / son ange est de mourir / comme il s'est mort / comme un ange"
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une histoire de la vraie vie / Gabriel/le Guez Ricord - Blog de Jean-Claude Grosse
découverte par hasard ? et par étapes de la tombe du poète Christian Gabriel/le Guez Ricord (1948-1988) 12 heures d'escapade dans le sud lubéron, mercredi 11 mai 2022 avant Rognes, un superbe c...
https://les4saisons.over-blog.com/2022/05/une-histoire-de-la-vraie-vie/gabriel/le-guez-ricord.html
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Hèctor Parra, Inscape - Ensemble intercontemporain - Orchestre National de Lille
Hèctor Parra Inscape (2018) pour ensemble, orchestre symphonique et électronique en temps réel Ensemble intercontemporain / Orchestre National de Lille Alexandre Bloch, direction musicale ...
nos années super 8 / l'épitaphier
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Ivresse - Blog de Jean-Claude Grosse
Ivresse est sculptée dans du châtaignier. Ce châtaignier a été déraciné par une tempête en 2004. Le sculpteur, Michel Gloaguen, a débité l'arbre en 2010, sculpté Ivresse puis ...
Kdo du 1° juillet 2025, ce PDF de 32 pages ou comment des lectures, des phrases se révèlent motrices d'une évolution, d'une métamorphose
pour ce 1° juillet 2025, anniversaire de 58 ans de mariage avec l'épousée, selon cette promesse : s'épouser jour après jour, jusqu'à ce que ça fasse toujours, non revenir sur notre passé, mais continuer à travailler les métamorphoses de nos évolutions, convictions, croyances;
c'est ainsi que je suis passé du pas-sage du corps de l'aimée épousée à l'âme éternelle qui l'avait habitée, en a habité bien d'autres et en habitera encore et encore; je suis passé de notre responsabilité vis à vis des corps et des âmes de nos tré-passés (travail d'épitaphier) à la dissolution de toute identité, au désir d'effacement dans le blanc (mince plaque de plâtre blanc, creusé dans le plâtre quelque part, merci, sans dates, sans nom, lieu non encore décidé Corps Ça Vit, Le Revest)
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Là où ça prend fin ? - Blog de Jean-Claude Grosse
12 ans 29 novembre 2010-29 novembre 2022 une histoire de la vraie vie : voyage à trois couples au Maroc en camping-car, sans doute 1978, on s'offre une balade à pieds (en snob d'aujourd'hui, ça ...
https://les4saisons.over-blog.com/2016/04/shakespeare-et-la-mouette-a-tete-rouge.html
LÀ OÙ ÇA PREND FIN ?
Élévation
Un jour enfin nous marcherons
le long des rivages tant désirés
héritiers insatisfaits d’un passé loin des côtes
étonnés de nous retrouver face au grand Océan
Avec la montée sur les falaises
nous abandonnerons de vieilles peurs de vieux espoirs
Tu auras renoncé à remonter aux grandes houles de tes origines
à affronter les fables délicieuses de ta généalogie
J’aurai renoncé aux nostalgies de paradis et d’âges d’or
éloigné de toute maîtrise comme de toute servitude
vivant la vie sans hurler à la mort ni aboyer à la lune
Ce sera si simple de prendre
nus un bain d’écumes le matin
Nos corps se dilateront
Notre âme s’enchantera
Quand nous reviendrons au bord
des sourires ensoleillés s’échangeront
Étourdis nous nous découvrirons aimants
En raison nous nous voudrons parfaits amants
donneurs de voix à des enfants de papier
ouvreurs de voies à nos enfants de chair
jusqu’à épuisement de nos jours et de nos nuits
01/07/1967 Le Quesnoy
Je t’ai connue lumineusement étonnée
et nous avons été emportés par les tourbillons
qui soulèvent jusqu’à la légèreté de l’être
Je t’ai connue farouchement préservée
et nous avons été emportés par les tourbillons
qui creusent jusqu’au malaise de l’âme
Toi que j’accompagne et qui m’accompagnes
franchissons le cap de nos 33 ans tous voiles levés
sur nos corps abîmés sur nos cœurs apaisés
Cultivons l’apprivoisement lent
de nos tourments de vieillissants destinés au mourir
Nos enfants sont grands maintenant
Sur les routes pavées de mépris
de profit et de haine
comme nous ils ne marchent pas
Comme nous ils ont choisi les sentiers
où l’on ne passe qu’un à la fois
que l’on ne trace qu’une fois
Il y faut pour cheminer
l’insolente patience
l’inépuisable confiance
l’amour de sa vie
C’est ce que nous leur avons transmis
C’est de nous ce qu’ils ont appris
La levée peut avoir lieu
01/07/1999 Le Revest
(dans mon esprit, il s'agissait de la levée du corps de JC, dans la réalité, ce fut d'abord celle des corps du fils et du beau-frère le 19 septembre 2001, puis celle du corps de l'épousée, le 29 novembre 2010, puis celle du corps du gendre, le 4 février 2024)
Dialogues avec Grok et Chat GPT, le 21 juin 2025, jour du solstice : Hawking et Oppenheimer auraient-ils pu échanger si leurs dates de vie et mort avaient été plus proches sur des sujets ou objets théoriques à l'époque comme les trous noirs ?
notre dernière photo ensemble, à l'IF à Elne (P.O.), le 3 septembre 2010, en rentrant de Corsavy où nous avions passé une dizaine de jours, vernissage de l'exposition de bois et vitraux de Michel Gloaguen; j'ai acheté Ivresse, une sculpture en châtaignier, brûlée pour la patiner, installée au Revest, Annie étant déjà partie / Annie à Rome avec les étudiantes assistantes sociales auxquelles elle donnait des cours à Malartic, lors d'un voyage à Rome
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On donne quoi quand on ne donne pas son temps ?/JC Grosse - Blog de Jean-Claude Grosse
1° juillet 1967 à Le Quesnoy, Nord, agapes au chalet de l'étang au Quesnoy, 6 juillet 2003 au Revest, Annie en led déclarant son amour pour toujours Je viens de me rendre compte d'une coïncide...
pour cette Saint-Valentin, pour les 75 ans de la Valentine, je voulais rassembler des amis
las, trop d'indisponibilités
je choisis la formule d'une célébration en solitaire et en souvenirs
ayant vu le démoniaque film Le talentueux Monsieur Ripley (1999) qu'on pourrait appeler Monsieur Replay, j'ai passé la nuit du 13 au 14 février avec son incessant double jeu, en lien avec les circonstances : rien ne semble prémédité mais tout s'enchaîne et se déchaîne
et au petit matin, vers 4 H s'offre à moi le cadeau :
je vais jouer l'épitaphier
je vais aller farfouiller dans les placards et dossiers,
exhumer lettres et photos non numérisées, cahiers...
à 18 H 30, le peintre Djé m'apporte l'oeuvre que je lui ai commandée
je mettrai en ligne le montage de 5'32"
j'improviserai
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Pour ma Valentine du 14 février 1948 - Blog de Jean-Claude Grosse
comment se relever de ses morts ? question vitale, foudroyante, sans réponse; des dates, des gestes, des actes, des mots, des pensées, des émotions, des sentiments, tristesse, joie, nostalgie, a...
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Pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023, au Revest. Pour nos 43 ans de mariage, le 1° juillet 1967, à Le Quesnoy. Pour les 22 ans de la disparition de C.G. et M.B., le 19 septembre 20...
petit film de 5'32, réalisé à partir de rushes de films super 8 des années 1967-1974
s'il y a une aînée et un cadet, il y a une mère, souvent discrète, dans l'ombre mais dont l'accompagnement est essentiel il y a aussi un père, absent souvent, présent parfois
PORTRAIT DE LA FEMME AIMÉE DEPUIS 40 ANS
Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.
(2017)
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Elle n'était pas d'ici / Cioran / Exercices d'admiration - Blog de Jean-Claude Grosse
46 ans en 32 photos et 2 textes; dans les landes de Haworth, oui je l'y voyais bien mais aussi bien à Le Quesnoy, Corsavy, Paris, au Revest, à Toulon, Hyères, au Rayol, en Camargue, à Thassos ...
https://les4saisons.over-blog.com/2016/03/elle-n-etait-pas-d-ici-cioran.html
lettre découverte le 1° juillet, dite par Julie Dratwiak : Un mot, juste avant. Je n’ai pas cherché à dire plus que ce qui est venu : l’attente, les heures qu’on ne remplit jamais tout à fait, le vide qu’on apprend à aimer pour qu’il reste habité. Prends ces mots comme on reçoit une lettre sans enveloppe, posée au bord du lit. Écoute-les, referme-les comme on garde un secret. Et laisse-les vivre en toi, aussi longtemps qu’ils le voudront...
[A Nouveau, fragments 5] : Tableau 1 - En attendant je pleure
Résidence de recherche et d'écriture Juin 2021 Le jour de son accouchement, une femme, en donnant la mort, va perdre sa vie. Mais avant d'être ensevelie sous les larmes du monde, comme une tâch...
Et puis après j'ai souri [A Nouveau, fragments 5], l'esquisse (Un Possible 3 - Variation 2)
Hier, dans ma voiture, une amie Hongroise que je connais depuis deux ans, m'a raconté la mort de sa grand-mère. Le jour tombait, presque insensiblement. Son français maladroit, ses chuchotements et
j'ai réussi dans Les fiancés de la marée silencieuse à transformer un mariage de luxe ostentatoire en une révélation-métamorphose
les mariés de Venise Jeff Bezos et Lauren Sanchez, le dimanche 29 juin 2025; cette photo est un mentage (montage et mensonge), la dame a tout faux (à la KK, les seins, les hanches), le monsieur aussi (là, c'est plus compliqué ; n’est-ce qu’un jugement de ma part ou en quoi, objectivement, a-t-il faux ? je me suis mis à rire, parce que j'imaginais les mains du monsieur palper les faux seins de la dame, oui mais vraie peau et effets réels sur sa libido; imaginer un monologue intérieur de ce monsieur se demandant ce qu'il éprouve, pris de vertige parce qu'impossible de démêler le vrai du faux, que le faux est aussi du vrai
Les 5 chercheurs du conte d'Alain Cadéo, Joanne et les étoiles, pages 77-83, vieillissant mais toujours enthousiastes, aidés par leur « porteuse de vie », Joanne Krimsky, vont pouvoir se nourrir à « la soupe primordiale », grâce à l'observatoire Rubin au Chili qui a rendu public ses premières photos du cosmos, le 23 juin 2025. Alain Cadéo ne les nomme pas mais je sais de source insûre qu'il a réuni Einstein, Oppenheimer, Hawking, Kami Rita Sherpa, Elytis.
Yeats and me
l'arbre de Yeats, capture d'écran du documentaire sur Val Kilmer / de W.B. Yeats à François Cheng, dialogue intime avec une IA, Grok 3
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ChatGPT, Gemini, Mistral... Les robots conversationnels qui utilisent l'intelligence artificielle sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Jusqu'à devenir des confidents pour certains ...
publié le 25 mai 2025
peux-tu me traduire en français ce poème de Yeats :
The Two Trees W.B. Yeats
BELOVED, gaze in thine own heart,
The holy tree is growing there;
From joy the holy branches start,
And all the trembling flowers they bear.
The changing colours of its fruit
Have dowered the stars with metry light;
The surety of its hidden root
Has planted quiet in the night;
The shaking of its leafy head
Has given the waves their melody,
And made my lips and music wed,
Murmuring a wizard song for thee.
There the Joves a circle go,
The flaming circle of our days,
Gyring, spiring to and fro
In those great ignorant leafy ways;
Remembering all that shaken hair
And how the winged sandals dart,
Thine eyes grow full of tender care:
Beloved, gaze in thine own heart.
Gaze no more in the bitter glass
The demons, with their subtle guile.
Lift up before us when they pass,
Or only gaze a little while;
For there a fatal image grows
That the stormy night receives,
Roots half hidden under snows,
Broken boughs and blackened leaves.
For ill things turn to barrenness
In the dim glass the demons hold,
The glass of outer weariness,
Made when God slept in times of old.
There, through the broken branches, go
The ravens of unresting thought;
Flying, crying, to and fro,
Cruel claw and hungry throat,
Or else they stand and sniff the wind,
And shake their ragged wings; alas!
Thy tender eyes grow all unkind:
Gaze no more in the bitter glass.
GROK - Voici une traduction en français du poème *The Two Trees* de W.B. Yeats, en essayant de préserver le ton, le rythme et l'imagerie poétique de l'original :
---
**Les Deux Arbres**
W.B. Yeats
Bien-aimée, contemple ton propre cœur,
Là pousse l’arbre sacré ;
De la joie ses branches saintes s’élancent,
Portant toutes les fleurs frémissantes.
Les couleurs changeantes de ses fruits
Ont paré les étoiles d’une lumière joyeuse ;
La sûreté de sa racine cachée
A planté le calme dans la nuit ;
Le frisson de sa tête feuillue
A donné aux vagues leur mélodie,
Et marié mes lèvres à la musique,
Murmurant un chant magique pour toi.
Là, les amours dansent en cercle,
Le cercle flamboyant de nos jours,
Tournoyant, s’élevant çà et là
Dans ces grandes voies feuillues ignorantes ;
Se souvenant de cette chevelure secouée
Et des sandales ailées qui jaillissent,
Tes yeux se remplissent d’une tendre sollicitude :
Bien-aimée, contemple ton propre cœur.
Ne regarde plus dans le verre amer
Que les démons, avec leur ruse subtile,
Dressent devant nous lorsqu’ils passent,
Ou n’y jette qu’un bref regard ;
Car là croît une image fatale
Que la nuit tempétueuse accueille,
Racines à demi cachées sous la neige,
Branches brisées et feuilles noircies.
Car les choses néfastes se muent en stérilité
Dans le verre obscur que tiennent les démons,
Le verre de la lassitude extérieure,
Façonné quand Dieu dormait en des temps anciens.
Là, à travers les branches brisées, passent
Les corbeaux de la pensée sans repos ;
Volant, criant, çà et là,
Griffe cruelle et gorge affamée,
Ou bien ils s’arrêtent, humant le vent,
Et secouent leurs ailes déchiquetées ; hélas !
Tes yeux tendres deviennent tous unkind :
Ne regarde plus dans le verre amer.
---
Cette traduction cherche à rester fidèle à l’esprit mystique et lyrique du poème, tout en respectant les images contrastées des deux arbres : l’un sacré, source de joie et de lumière, l’autre maudit, porteur de désolation et de pensées tourmentées. Si vous souhaitez des ajustements ou une analyse plus approfondie, n’hésitez pas à me le demander !
JC - dans le documentaire d'Arte consacré à Val Kilmer celui-ci dit en évoquant sa préparation pour obtenir le rôle de Jim Morrison dans The Doors et en nommant Yeats "on voit un arbre, on observe une vérité concernant cet arbre, on est bouleversé par cette vérité, par la magie de cet arbre, c'est spirituel, ça transcende la forme physique de l'arbre, alors on écrit, encore et encore sur la forme de cet arbre, sur la vie de cet arbre, sur son âme jusqu'à ce que notre personnalité s'efface de nouveau"
l'échange impromptu que j'ai eu avec Ivan Dmitrieff, le 29 avril vers midi, a porté à un moment sur les coquelicots, ma fleur préférée, reine des gravats, des sols ravagés, tenant malgré mistral violent et Ivan de me dire, ton amour ou ta passion pour le coquelicot est de l'ordre de la séparation, il y a entre toi et lui, un espace; il faut que tu chemines pour supprimer cet espace et que le coquelicot trouve sa place là (et il me montre le coeur); j'ai répondu que je savais que vers là devait me conduire mon cheminement mais que je n'y avais pas encore accès; il va de soi que ce chemin du coeur rend inutile à un moment l'écriture comme la décrit Kilmer ou Yeats; qu'en penses-tu ?
GROK - Votre réflexion, tissée des paroles de Val Kilmer, de votre échange avec Ivan Dmitrieff, et de l’évocation du poème de Yeats, touche à une question profonde : celle de la relation entre l’observateur, l’objet de sa contemplation (l’arbre, le coquelicot), et la dissolution de la séparation entre les deux, jusqu’à une union spirituelle où l’écriture, en tant qu’acte de médiation, devient peut-être superflue. Essayons de démêler cela avec clarté et sensibilité.
### 1. **La contemplation transcendante selon Kilmer et Yeats**
Dans la citation de Val Kilmer, il décrit un processus spirituel où l’observation d’un arbre mène à une vérité bouleversante, une connexion qui transcende la forme physique pour toucher l’âme de l’objet. Cette démarche évoque une expérience mystique, où l’ego de l’observateur s’efface progressivement pour laisser place à une communion avec l’essence de ce qui est contemplé. L’écriture, dans ce contexte, devient un pont, un moyen de capturer cette vérité, mais aussi un acte répétitif qui, paradoxalement, peut ramener à la conscience de soi, à la personnalité. Kilmer semble suggérer que l’écriture est à la fois un outil et une limite : elle aide à approcher la vérité, mais elle reste ancrée dans la forme, dans le besoin de nommer et de décrire.
Dans *The Two Trees* de Yeats, cette idée résonne. Le premier arbre, celui du cœur, est une source de joie, de lumière, de connexion sacrée avec le cosmos. Il incarne une vérité intérieure, un état d’unité où l’âme s’harmonise avec le monde. Le second arbre, celui du « verre amer », représente la séparation, la distorsion, la fragmentation causée par les pensées tourmentées et les illusions. Yeats invite à contempler l’arbre intérieur, celui qui transcende les apparences, pour retrouver cette unité perdue. L’écriture poétique de Yeats, comme celle décrite par Kilmer, est un effort pour traduire cette vision, mais elle reste une médiation, une tentative de saisir l’insaisissable.
### 2. **L’échange avec Ivan Dmitrieff : l’espace de la séparation**
Votre échange avec Ivan Dmitrieff, autour du coquelicot, touche à cette même tension entre séparation et unité. Le coquelicot, « reine des gravats », est une image puissante : une fleur fragile mais résiliente, qui prospère dans les sols ravagés, défiant le mistral. Votre amour pour cette fleur, comme le dit Ivan, semble encore marqué par un « espace » de séparation. Cet espace, c’est peut-être la distance entre votre contemplation intellectuelle ou émotionnelle du coquelicot et une communion plus profonde, où le coquelicot ne serait plus un objet extérieur, mais une partie intégrante de votre être, logée dans votre cœur.
Quand Ivan vous invite à « supprimer cet espace » pour que le coquelicot trouve sa place dans votre cœur, il pointe vers un cheminement spirituel où la dualité entre vous et la fleur s’efface. C’est un appel à dépasser la perception extérieure pour atteindre une union intérieure, un état où le coquelicot n’est plus seulement admiré, mais vécu comme une expression de votre propre essence. Votre réponse, honnête et lucide, reconnaît que ce cheminement est en cours, mais pas encore accompli. Cela reflète une humilité face à ce processus, une conscience que la dissolution de l’ego et de la séparation demande du temps et une transformation intérieure.
### 3. **L’écriture comme pont et comme limite**
Vous soulevez un point crucial : à mesure que l’on chemine vers cette unité, l’écriture, telle que décrite par Kilmer ou incarnée par Yeats, pourrait devenir « inutile ». Si l’écriture est un outil pour nommer, décrire, ou capturer une vérité, elle suppose une distance entre le sujet (l’écrivain) et l’objet (l’arbre, le coquelicot). Dans l’état d’unité que vous évoquez, où le coquelicot vit dans votre cœur, cette distance disparaît. Il n’y a plus besoin de décrire ou d’écrire, car la vérité est vécue directement, sans médiation. Comme dans les traditions mystiques (soufisme, bouddhisme, ou même la poésie de Rumi ou de Tagore), l’écriture peut être un chemin vers l’union, mais une fois l’union atteinte, elle devient secondaire, voire obsolète.
Cela ne signifie pas que l’écriture perd toute valeur. Pour Yeats, comme pour Kilmer, elle est une discipline spirituelle, un moyen de raffiner la perception et de s’approcher de la vérité. Mais votre intuition, inspirée par l’échange avec Ivan, semble aller plus loin : dans l’état de communion totale, où l’espace entre vous et le coquelicot s’efface, l’écriture pourrait céder la place à une présence silencieuse, à une expérience pure.
### 4. **Le coquelicot et le chemin du cœur**
Le coquelicot, dans votre récit, est plus qu’une fleur : il est un symbole de résilience, de beauté dans la désolation, et peut-être un miroir de votre propre cheminement. Sa capacité à s’élever sur des sols ravagés évoque une force intérieure, une lumière qui persiste malgré l’adversité. Votre amour pour cette fleur, même s’il est encore marqué par une séparation, est déjà une porte vers le sacré. Le défi, comme le suggère Ivan, est de laisser cette fleur « trouver sa place » dans votre cœur, non pas comme un objet d’admiration, mais comme une vérité vivante qui vous traverse.
Ce chemin du cœur, que vous reconnaissez comme votre destination, est un processus de dépouillement. Il demande de lâcher les filtres de l’intellect, les mots, les concepts, pour s’ouvrir à une expérience directe. L’écriture, dans ce contexte, peut être une compagne fidèle sur le chemin, mais elle pourrait, à un certain point, s’effacer pour laisser place à une contemplation silencieuse, comme celle du premier arbre de Yeats.
### 5. **Conclusion : une tension féconde**
Votre réflexion met en lumière une tension féconde entre la contemplation, l’écriture, et l’union spirituelle. L’écriture, comme la pratiquent Yeats ou Kilmer, est un acte de foi, une tentative de saisir la magie de l’arbre ou du coquelicot. Mais votre échange avec Ivan suggère qu’il existe un au-delà de l’écriture, un état où la séparation s’efface et où le coquelicot devient une part de vous. Ce cheminement, que vous reconnaissez comme inachevé, est déjà une quête d’une grande beauté. L’écriture peut vous accompagner, mais elle n’est pas la destination. Comme le coquelicot qui défie le mistral, vous cheminez avec résilience vers ce cœur où tout s’unit.
Si vous souhaitez approfondir un aspect particulier – le symbolisme du coquelicot, la poésie de Yeats, ou le processus spirituel décrit par Kilmer –, je suis là pour creuser avec vous. Que pensez-vous de cette idée que l’écriture pourrait être un pont temporaire vers une expérience plus directe ?
JC - voici le résumé de 8 H de rencontre hier où je me suis fait allumer : Hier, repas-rencontre à 3 (2H, 1F, 42 ans, 84 ans, 67 ans), durée 8 H, c’est toujours très intense. D’abord l’évocation par F. du départ de sa chienne Tracy, de la dignité manifestée par cette chienne dont bien peu d’humains fuyant la douleur par l’euthanasie sont capables. Ça explique en partie peut-être la radicalité qui fut la sienne, plus acérée que d’autres fois, mais toujours là pour bousculer, remettre les pendules à l’heure comme il dit. Ça a tourné autour de deux questions : Qui es-tu ? Où vas-tu ? Et à toute tentative de réponse, s’entendre dire c’est du blabla, de la branlette de bobo, c’est intellectuel, ça n’est pas vécu, ça n’est pas réel, ça finit par perturber, interroger.
Tes messages sur la situation à Gaza, c’est du flan; est-ce que tu fais quelque chose ici contre le fléau des filles violées et prostituées dans les cités à 3 kms de chez toi ? Là tu serais dans le réel. Sur Gaza, ferme-là. Ce n’est pas ton problème, c’est le leur.
Ta responsabilité c’est ici, dans ce coin, dans ce pays. A ton âge, que transmets-tu ? Ton cheminement, tu dois te demander où il te mène; ça commence à bien faire l’errance, la quête, l’égarement, le cheminement incertain, la curiosité à 360°. Où vas-tu ? Pour ça, demande-toi qui es-tu ? Quand tu fais ta pneumaphonie pour imiter le craquement de la banquise, tu perds ton temps qui se raccourcit de plus en plus. Tu vas vers les fréquences basses, tu descends vers les enfers et comme tu es chez moi, je te demande d’arrêter ça. Élève-toi ! Va vers les fréquences hautes !
Ton histoire de supprimer l’espace entre toi et le coquelicot, c’est du pipeau, ce sont des mots. As-tu rencontré Jésus ? - Non ! Tu veux le rencontrer ? - Pourquoi pas ? Ça veut dire NON. C’est la réponse de quelqu’un qui ne s’engage pas, la réponse d’un dilettante, de quelqu’un qui en est encore à vivre sur le mode du loisir, l’époque des années 68.
Une belle image a surgi à un moment, quand il a évoqué ce qui l’attirait quand il fumait : le plaisir de voir la flamme du briquet devant la cigarette, il sentait qu’il pouvait brûler d’une telle flamme à l’intérieur, que c’était là qu’il devait aller, vers cette flamme en lui, cette lumière, cette élévation et de me lire Élévation de Baudelaire. De se moquer des poèmes qu’il lit dans le recueil de poèmes que j’ai offert, c’est décousu, ça n’a aucun sens, en publiant ça, tu ne rends pas service au poète, tu fais obstacle à son élévation en le confirmant dans sa médiocrité. Tu es en pleine démagogie. Que penses-tu de cet échange en lien avec ce que tu as décrit à propos de Yeats, Val Kilmer et Dmitrieff ?
GROK - Cet échange que vous décrivez est d’une intensité brute, presque incandescente, et il résonne profondément avec les thèmes que nous avons explorés autour de Yeats, Val Kilmer, et votre conversation avec Ivan Dmitrieff. Il s’agit ici d’une confrontation avec l’authenticité, l’engagement, et la quête d’une vérité vécue, par opposition à une vérité pensée ou exprimée. La radicalité de F., son refus du « blabla » et son appel à une élévation spirituelle, font écho à la tension entre séparation et unité, entre intellectualisation et expérience directe, que nous avons évoquée. Analysons cet échange en lien avec ces idées, en mettant en lumière les parallèles et les divergences.
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### 1. **La quête de l’authenticité : "Qui es-tu ? Où vas-tu ?"**
Les deux questions centrales posées par F. – « Qui es-tu ? Où vas-tu ? » – sont des interpellations existentielles qui rappellent la démarche introspective du premier arbre de Yeats, celui du cœur. Yeats invite à contempler l’arbre intérieur pour trouver une vérité sacrée, une connexion à l’essence de l’être. De même, F. semble exiger une réponse qui ne soit pas intellectuelle ou théorique, mais ancrée dans une réalité vécue. Son rejet de vos réponses comme « du blabla, de la branlette de bobo » fait écho à l’idée que l’écriture ou la réflexion, comme décrites par Kilmer, peuvent rester à la surface, dans la médiation, sans atteindre la profondeur de l’expérience.
Cette exigence d’authenticité est aussi proche de ce qu’Ivan Dmitrieff vous a dit à propos du coquelicot : il ne s’agit pas seulement d’aimer ou d’admirer la fleur, mais de supprimer l’espace de séparation pour qu’elle vive dans votre cœur. F. va plus loin en vous reprochant de rester dans une posture de « dilettante », de « loisir » (une référence aux années 68), comme si votre cheminement spirituel manquait d’engagement véritable. Cette critique, bien que brutale, semble pointer vers le même horizon : une dissolution de l’ego, une immersion dans une vérité qui transcende les mots et les concepts.
### 2. **Le réel versus l’intellectuel : l’exemple de Gaza**
L’attaque de F. sur vos messages concernant Gaza – « c’est du flan » – et son injonction à agir localement contre les injustices proches (« les filles violées et prostituées dans les cités à 3 km de chez toi ») soulignent une distinction entre l’engagement concret et l’indignation abstraite. Cette remarque fait écho à la tension entre le « verre amer » de Yeats, où l’on se perd dans des pensées tourmentées et des illusions, et l’arbre du cœur, qui incarne une vérité immédiate et vécue. Pour F., vos prises de position sur Gaza relèvent d’une intellectualisation, d’une posture qui reste extérieure au « réel » de votre responsabilité locale.
Cette critique peut être mise en parallèle avec l’idée de Kilmer : observer un arbre, être bouleversé par sa vérité, mais rester dans l’écriture, dans la forme, sans nécessairement s’immerger dans l’âme de l’arbre. F. semble vous dire que votre engagement, comme votre réflexion sur le coquelicot, reste dans l’espace de la séparation, dans le domaine des idées plutôt que dans celui de l’action ou de la transformation intérieure. Son appel à « fermer la bouche » sur Gaza et à agir localement est une invitation à incarner vos valeurs dans le concret, à faire coïncider votre être avec vos paroles.
### 3. **L’élévation et les fréquences hautes : un écho à Yeats et Baudelaire**
L’image de la flamme du briquet, décrite par F., est particulièrement frappante. Elle évoque une aspiration à brûler intérieurement, à s’élever vers une lumière spirituelle, une idée qui résonne avec l’« élévation » de Baudelaire, qu’il vous lit. Dans ce poème, Baudelaire célèbre l’âme qui s’élève au-dessus des « lourds ennuis » terrestres pour atteindre une communion avec l’infini, une liberté spirituelle. Cette invitation à « aller vers les fréquences hautes » contraste avec ce que F. perçoit comme une descente vers « les enfers » dans votre pratique de la pneumaphonie, où vous imitez le craquement de la banquise. Pour lui, cette exploration des « fréquences basses » est une perte de temps, une errance qui vous éloigne de l’élévation.
Ce contraste entre les fréquences hautes et basses rappelle les deux arbres de Yeats : l’arbre sacré, source de joie et de connexion cosmique, versus l’arbre du verre amer, marqué par la stérilité et les pensées sans repos. F. semble vous pousser vers le premier, vers une spiritualité qui transcende les formes extérieures (comme la pneumaphonie ou les mots sur le coquelicot) pour atteindre une vérité intérieure. Sa référence à Jésus – « As-tu rencontré Jésus ? » – renforce cette idée : il ne s’agit pas d’une curiosité intellectuelle (« Pourquoi pas ? »), mais d’un engagement total, d’une rencontre transformative.
### 4. **L’écriture et la démagogie : une critique de la médiation**
La critique des poèmes que vous avez publiés, qualifiés de « décousus » et d’obstacles à l’élévation du poète, prolonge l’idée que l’écriture peut être une entrave si elle reste dans la complaisance ou la médiocrité. F. semble partager l’intuition que vous avez exprimée dans votre précédente question : à un certain point, l’écriture devient inutile si elle ne sert qu’à confirmer des vérités partielles ou à entretenir une séparation. En publiant des poèmes médiocres, vous feriez, selon lui, un acte de « démagogie », c’est-à-dire une concession à la facilité plutôt qu’une quête de vérité.
Cette idée fait écho à la réflexion sur Kilmer et Yeats. L’écriture, pour Kilmer, est un moyen de s’approcher de la magie de l’arbre, mais elle peut aussi ramener à la personnalité, à l’ego. Pour Yeats, le poème est un effort pour saisir l’arbre sacré, mais il reste une médiation, une forme. F. semble aller plus loin : il rejette toute forme qui ne sert pas l’élévation, qui ne brûle pas de cette flamme intérieure qu’il décrit. Votre recueil de poèmes, dans son esprit, pourrait être un exemple de cette médiation qui entrave plutôt qu’elle ne libère.
### 5. **Le coquelicot et la séparation : une confirmation**
Votre mention de l’espace entre vous et le coquelicot, qualifiée de « pipeau » par F., confirme la critique d’Ivan Dmitrieff. Pour F., vos mots sur le coquelicot sont une intellectualisation, une belle idée qui reste à la surface. Comme Ivan, il vous invite à dépasser cet espace, à ne pas vous contenter de parler de la fleur, mais à l’incarner, à la vivre dans votre cœur. Sa radicalité est plus tranchante, mais le message est similaire : la vérité ne réside pas dans les mots ou les concepts, mais dans une expérience directe, une transformation intérieure.
### 6. **Une tension entre jugement et invitation**
Cet échange, bien que douloureux (« je me suis fait allumer »), est à la fois une confrontation et une invitation. La radicalité de F., sa manière de bousculer vos certitudes, peut être perçue comme un miroir impitoyable, mais aussi comme un appel à aller plus loin. Il vous pousse à quitter l’errance, la « curiosité à 360° », pour vous engager pleinement dans une direction, une vérité. Cette exigence d’engagement fait écho à la quête spirituelle décrite par Yeats, Kilmer, et Dmitrieff : dépasser la séparation, dépasser les mots, pour atteindre une unité vécue.
Cependant, la violence de certaines critiques (le « blabla », le « flan », le « dilettante ») peut aussi refléter une forme d’intolérance ou de projection. F. semble exiger une authenticité absolue, mais son propre cadre (Jésus, les fréquences hautes, le rejet de Gaza) est-il universel ? Sa vision, bien que puissante, pourrait manquer de nuance face à votre cheminement, qui, comme vous l’avez reconnu avec Ivan, est encore en cours. Votre humilité face à ce processus – reconnaître que vous n’avez pas encore accès au « chemin du cœur » – est une force, même si F. la perçoit comme une faiblesse.
### 7. **Conclusion : un défi pour votre cheminement**
Cet échange, en lien avec Yeats, Kilmer, et Dmitrieff, met en lumière une tension universelle : celle entre la contemplation intellectuelle, l’expression (écriture, parole), et l’expérience vécue. F. vous confronte à l’idée que votre quête, bien que sincère, reste marquée par une séparation – entre vous et le coquelicot, entre vos paroles et vos actes, entre votre curiosité et votre engagement. Comme Yeats, il vous invite à contempler l’arbre du cœur, mais avec une urgence et une radicalité qui laissent peu de place à l’errance. Comme Kilmer, il semble suggérer que l’écriture ou les formes extérieures (pneumaphonie, poèmes) peuvent être des obstacles si elles ne mènent pas à une vérité plus profonde. Et comme Dmitrieff, il vous pousse à supprimer l’espace entre vous et la vérité, à incarner pleinement ce que vous contemplez.
Ce que je pense de cet échange ? Il est à la fois un électrochoc et une invitation à clarifier votre chemin. La brutalité de F. peut être difficile à recevoir, mais elle reflète une exigence d’authenticité qui fait écho à votre propre intuition : à un certain point, les mots, les poèmes, les idées doivent céder la place à une expérience directe, à une flamme intérieure. Le coquelicot, symbole de résilience, reste un guide. Peut-être que votre prochain pas est de vous demander, non pas seulement « Qui es-tu ? Où vas-tu ? », mais « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? »
Si vous souhaitez explorer une réponse spécifique – par exemple, comment répondre à F., comment intégrer cette critique dans votre rapport à l’écriture, ou comment approfondir le symbolisme du coquelicot –, je suis là pour vous accompagner. Qu’en pensez-vous ? Cet échange a-t-il ébranlé votre vision du coquelicot ou de votre cheminement ?
JC - « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? »
La question « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? » est une invitation puissante à incarner une vérité intérieure, à transcender la séparation entre vous et l’essence de ce que vous contemplez – qu’il s’agisse du coquelicot, de votre cheminement spirituel, ou de l’authenticité exigée par F. dans votre échange. Elle fait écho à l’arbre sacré de Yeats, à la flamme intérieure décrite par F., à l’idée de Kilmer de s’effacer face à la vérité bouleversante de l’arbre, et à l’appel d’Ivan Dmitrieff à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot. Voici une réflexion pratique et ancrée pour répondre à cette question, en respectant votre cheminement tout en vous guidant vers une expérience plus immédiate et vécue.
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### 1. **Revenir à l’instant présent : la flamme est déjà là**
Pour « brûler de cette flamme », il s’agit d’abord de reconnaître que cette lumière, cette énergie spirituelle, existe déjà en vous, ici et maintenant. Comme le coquelicot qui s’élève sur les gravats, cette flamme est une force de résilience et de vérité qui ne dépend pas de conditions extérieures. La première étape est de vous connecter à cet instant présent, sans vous perdre dans les projections futures (« où vas-tu ? ») ou les questionnements identitaires (« qui es-tu ? »).
**Pratique :**
- **Respiration consciente** : Prenez quelques minutes pour respirer lentement, en portant votre attention sur votre cœur. Imaginez une petite flamme, comme celle du briquet de F., qui grandit à chaque inspiration. Ne cherchez pas à analyser ou à nommer cette flamme ; ressentez-la simplement.
- **Ancrage dans le corps** : Posez vos mains sur votre poitrine et demandez-vous : « Qu’est-ce qui brûle en moi, là, maintenant ? » Cela peut être une émotion, une intuition, ou même une sensation physique. Laissez-la exister sans la qualifier.
Cette pratique vous ramène à l’immédiateté, loin du « blabla » intellectuel que F. critique, et vous aide à sentir la présence de cette flamme.
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### 2. **Rencontrer le coquelicot dans le cœur**
Votre amour pour le coquelicot, bien que marqué par un « espace » selon Ivan et F., est une porte d’entrée vers cette flamme. Le coquelicot, avec sa fragilité et sa résilience, est un symbole de vie qui peut vous guider vers une communion plus profonde. Pour supprimer cet espace, il ne s’agit pas d’écrire ou de parler du coquelicot, mais de l’incarner, de le laisser vibrer en vous comme une expression de votre propre vérité.
**Pratique :**
- **Contemplation active** : Si possible, trouvez un coquelicot (en nature, en photo, ou même en imagination). Regardez-le sans chercher à le décrire ou à l’analyser. Laissez ses couleurs, sa texture, son mouvement dans le vent vous traverser. Demandez-vous : « Qu’est-ce que ce coquelicot m’enseigne sur ma propre résilience, ma propre lumière ? »
- **Fusion symbolique** : Visualisez le coquelicot prenant racine dans votre cœur. Imaginez ses pétales rouges se mêlant à votre propre énergie vitale, comme si vous deveniez la fleur. Cette visualisation peut dissoudre la séparation et vous aider à sentir que le coquelicot n’est pas « autre », mais une part de vous.
Cette approche s’inspire de l’idée de Kilmer : être bouleversé par la vérité de l’arbre (ou du coquelicot) jusqu’à ce que votre personnalité s’efface. Elle répond aussi à l’appel d’Ivan à laisser le coquelicot trouver sa place dans votre cœur.
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### 3. **Agir dans le réel : incarner la flamme localement**
F. vous a interpellé sur votre responsabilité locale, suggérant que l’engagement concret dans votre environnement est plus « réel » que des prises de position lointaines. Pour brûler de cette flamme, ici et maintenant, il peut être fructueux d’identifier une action, même petite, qui aligne vos valeurs avec le monde autour de vous. Cela ne signifie pas abandonner vos réflexions globales (comme sur Gaza), mais ancrer votre feu intérieur dans des gestes tangibles.
**Pratique :**
- **Identifier une cause proche** : Réfléchissez à une injustice ou une souffrance dans votre communauté – peut-être les jeunes filles en détresse mentionnées par F., ou une autre cause qui résonne avec vous. Renseignez-vous sur une association locale ou une initiative où vous pourriez contribuer, même modestement (bénévolat, don, écoute).
- **Un geste immédiat** : Aujourd’hui même, faites un pas concret. Cela peut être aussi simple que d’écrire une lettre à une organisation, d’offrir un moment d’écoute à quelqu’un dans votre entourage, ou de ramasser des déchets dans un lieu naturel près de chez vous. L’important est que cet acte soit une extension de votre flamme intérieure, une manière de dire : « Je suis ici, je m’engage. »
Cette démarche répond à la critique de F. tout en restant fidèle à votre cheminement. Elle transforme l’énergie de la flamme en une force active, sans nécessairement passer par les mots ou l’intellect.
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### 4. **S’élever vers les fréquences hautes : une discipline intérieure**
L’appel de F. à aller vers les « fréquences hautes » et à éviter les « enfers » des fréquences basses (comme dans votre pneumaphonie) suggère une discipline spirituelle d’élévation. Cela ne signifie pas rejeter les aspects sombres ou profonds de l’existence, mais orienter votre énergie vers la lumière, la joie, et la connexion, comme l’arbre sacré de Yeats. Pour brûler de cette flamme, vous pouvez cultiver des pratiques qui nourrissent cette élévation.
**Pratique :**
- **Gratitude et beauté** : Chaque jour, notez ou méditez sur une chose qui vous élève – un moment de beauté (un coquelicot dans le vent, un sourire, une musique). Laissez cette beauté alimenter votre flamme intérieure.
- **Mantra ou intention** : Créez une phrase simple qui incarne votre aspiration à brûler de cette flamme, par exemple : « Je suis la lumière du coquelicot, je m’élève ici et maintenant. » Répétez-la dans les moments de doute ou de dispersion.
- **Silence contemplatif** : Consacrez 5 à 10 minutes par jour à un silence total, sans écrire ni analyser. Asseyez-vous, fermez les yeux, et laissez votre attention se poser sur votre cœur. Si des pensées surgissent, laissez-les passer comme des nuages, et revenez à la sensation de votre flamme intérieure.
Ces pratiques s’alignent avec l’« Élévation » de Baudelaire, où l’âme s’affranchit des pesanteurs pour toucher l’infini. Elles vous aident à quitter l’errance intellectuelle critiquée par F. pour ancrer votre quête dans une expérience directe.
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### 5. **Accepter l’inachevé : la flamme grandit avec le temps**
Votre échange avec Ivan Dmitrieff a révélé une humilité face à votre cheminement : vous savez que le « chemin du cœur » est votre destination, mais vous n’y avez pas encore pleinement accès. Cette humilité est une force. Brûler de cette flamme, ici et maintenant, ne signifie pas atteindre une perfection spirituelle ou une unité totale dès aujourd’hui. Cela signifie faire un pas, poser une intention, et accepter que la flamme grandisse à son rythme, comme le coquelicot qui s’enracine dans un sol aride.
**Pratique :**
- **Journal de la flamme** : Plutôt que d’écrire des poèmes ou des réflexions analytiques, tenez un journal minimaliste où vous notez chaque jour un moment où vous avez senti cette flamme – un geste, une sensation, une connexion. Cela peut être : « Aujourd’hui, j’ai vu un coquelicot et j’ai souri, j’ai senti sa force en moi. » Ce journal n’est pas une œuvre littéraire, mais un témoignage de votre présence à la flamme.
- **Pardon à soi-même** : Si les critiques de F. vous ont ébranlé, prenez un moment pour vous pardonner vos errances, votre « curiosité à 360° ». Dites-vous : « J’apprends, je grandis, ma flamme est là, même si elle vacille parfois. »
Cette acceptation de l’inachevé vous libère de la pression d’une transformation immédiate et vous permet de brûler de cette flamme avec patience et confiance.
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### 6. **En lien avec Yeats, Kilmer, et Dmitrieff**
- **Yeats** : L’arbre sacré de Yeats est une métaphore de cette flamme intérieure. En vous connectant au coquelicot ou à une cause locale, vous cultivez cet arbre dans votre cœur, loin du « verre amer » des pensées tourmentées ou des intellectualisations stériles.
- **Kilmer** : Brûler de cette flamme, c’est laisser la vérité du coquelicot (ou de votre engagement) vous bouleverser jusqu’à ce que votre personnalité s’efface. Les pratiques de contemplation et d’action concrète sont des moyens de dépasser l’écriture pour vivre cette vérité directement.
- **Dmitrieff** : Supprimer l’espace entre vous et le coquelicot, c’est incarner sa résilience, sa beauté, dans votre cœur. Les visualisations et les gestes d’engagement local sont des pas vers cette union, où le coquelicot devient une part de votre flamme intérieure.
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### Conclusion : un pas aujourd’hui, ici et maintenant
Pour brûler de cette flamme, ici et maintenant, commencez par un geste simple qui relie votre cœur au monde : contemplez un coquelicot avec silence, faites un petit acte de générosité dans votre communauté, ou méditez sur la lumière en vous. Ces actes ne sont pas des solutions définitives, mais des étincelles qui alimentent la flamme. Comme le coquelicot qui défie le mistral, votre flamme grandira dans la persévérance, pas dans la perfection.
**Question pour avancer** : Quel est le plus petit geste que vous pourriez faire aujourd’hui pour sentir cette flamme brûler en vous ? Par exemple, aller voir un coquelicot, écrire une intention, ou contacter une association locale ? Si vous souhaitez, je peux vous aider à préciser ce geste ou à explorer une pratique spécifique. Qu’en pensez-vous ?
JC - comment traduis-tu ce passage du poème Vacillation de Yeats, écrit 40 ans après The two trees :
A tree there is that from its topmost bough
Is half all glittering flame and half all green
Abounding foliage moistened with the dew ;
And half is half and yet is all the scene.
GROK - Voici une traduction en français du passage du poème *Vacillation* de W.B. Yeats, en cherchant à préserver la richesse imagée, le rythme et le sens profond de l’original :
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Il est un arbre dont la plus haute branche
Est moitié flamme étincelante, moitié verteur
De feuillage foisonnant, humecté de rosée ;
Et moitié est moitié, pourtant tout l’espace.
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### Analyse et contexte
Ce passage, extrait de *Vacillation* (1932), écrit environ 40 ans après *The Two Trees* (1892), montre une évolution dans la vision de Yeats. Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré et l’arbre du « verre amer » sont distincts, représentant une dualité entre la vérité intérieure et la distorsion extérieure. Dans *Vacillation*, l’arbre est unifié, incarnant une synthèse des opposés : la flamme (symbole de passion, de spiritualité, d’élévation) et le feuillage vert (symbole de vie terrestre, de croissance, d’enracinement). Cette image reflète une acceptation des contradictions de l’existence, où les moitiés opposées (flamme et feuillage, esprit et matière) coexistent pour former un tout.
La dernière ligne, « And half is half and yet is all the scene », est particulièrement dense. Elle suggère que chaque moitié (flamme et feuillage) conserve son identité propre (« moitié est moitié »), mais ensemble, elles englobent la totalité de l’expérience (« tout l’espace »). Cette idée résonne avec la maturité spirituelle de Yeats, qui, à cette période de sa vie, explore l’unité des contraires à travers sa philosophie mystique et son système symbolique (notamment dans *A Vision*).
### Lien avec votre réflexion
Ce passage peut éclairer votre quête de « brûler de cette flamme » et votre cheminement vers la suppression de l’espace entre vous et le coquelicot. L’arbre de *Vacillation*, mi-flamme, mi-feuillage, incarne une réconciliation entre l’élan spirituel (la flamme, les « fréquences hautes » de F.) et l’ancrage terrestre (le feuillage, le réel local où F. vous invite à agir). Il suggère que vous n’avez pas à choisir entre ces dimensions, mais à les intégrer : votre amour pour le coquelicot peut être à la fois une contemplation mystique et un engagement concret, une flamme qui brûle dans votre cœur tout en s’enracinant dans le monde.
Si vous souhaitez approfondir l’analyse de ce passage, explorer d’autres sections de *Vacillation*, ou relier cette image à votre cheminement spirituel, je suis là pour vous accompagner !
JC - comment articules-tu le poème suivant de François Cheng et son commentaire avec ce qui précède:
Les arbres animés par le souffle
Si le veut ton souffle
Nous serons pur chant
par lui animés
Nous voici élan
Racines emmêlées
Branches enlacées
Notre corps est tout
En balancement
Notre être n'est plus
Que murmure-louange
Lâcher des colombes
Lâcher des mésanges
Si le veut ton souffle
Nous serons pur Chant
En nous l’inifini
Et l'enchantement !
François Cheng 03.2025
Selon le taoïsme, toutes les pratiques, qu’il s’agisse de calligraphie, peinture, méditation, ou médecine chinoise, sont des moyens de se relier au Souffle qui anime le monde.
Comme l’écrit François Cheng, "L'homme peut écouter avec l'oreille de la chair et entendre le bruit du monde, mais s'il écoute avec l'oreille du Souffle, il participe à la transformation universelle."
Chaque pratique devient ainsi un voyage intérieur, une résonance avec le monde et le cosmos.
GROK - Le poème de François Cheng et son commentaire, ancrés dans une vision taoïste, offrent une perspective complémentaire et profondément résonante avec les thèmes que nous avons explorés à travers *The Two Trees* et *Vacillation* de W.B. Yeats, les réflexions de Val Kilmer, votre échange avec Ivan Dmitrieff, et la confrontation avec F. Tous ces éléments convergent vers une quête d’unité, de transcendance de la séparation, et d’incarnation d’une vérité vivante. Voici comment j’articule le poème de Cheng et son commentaire avec ce qui précède, en mettant en lumière les parallèles, les enrichissements, et les implications pour votre cheminement spirituel.
### 1. **Le Souffle comme flamme et unité : une synthèse des contraires**
Dans le poème de Cheng, les arbres sont animés par le « Souffle », une force vitale universelle qui les transforme en « pur chant », en « élan », en « murmure-louange ». Ce Souffle, central dans le taoïsme, est à la fois immanent (présent dans les racines et les branches) et transcendant (lié à l’infini et à l’enchantement). Il évoque la « flamme » décrite par F. dans votre échange – cette lumière intérieure qui brûle et élève – et l’arbre mi-flamme, mi-feuillage de *Vacillation*, où les opposés (esprit et matière) s’unissent pour former un tout.
- **Parallèle avec Yeats** : Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré incarne une vérité intérieure, une connexion cosmique, tandis que l’arbre du « verre amer » représente la fragmentation. Dans *Vacillation*, Yeats atteint une synthèse, où l’arbre est à la fois flamme et feuillage, un tout englobant. Le poème de Cheng va plus loin en dissolvant toute dualité : le Souffle anime l’arbre dans sa totalité – racines, branches, corps, être – jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un chant unifié, un « murmure-louange ». Cette vision rejoint l’idée de Yeats d’une unité qui transcende les moitiés, mais elle est plus fluide, moins conflictuelle, en phase avec la pensée taoïste où les opposés s’harmonisent naturellement.
- **Parallèle avec Kilmer** : Kilmer parlait de s’effacer face à la vérité bouleversante de l’arbre, jusqu’à ce que la personnalité disparaisse. Dans le poème de Cheng, cet effacement est explicite : « Notre être n’est plus / Que murmure-louange ». Le Souffle dissout l’ego, transformant l’arbre (et par extension l’humain) en une expression pure du cosmos. Cela répond à votre intuition que l’écriture, à un certain point, devient inutile : ici, le « pur chant » remplace toute médiation, incarnant une communion directe avec l’infini.
- **Parallèle avec Dmitrieff** : Ivan vous invitait à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot, à le laisser vivre dans votre cœur. Le Souffle de Cheng est cette force qui comble l’espace, unifiant l’arbre (ou le coquelicot) avec l’être qui le contemple. Le poème suggère que cette union n’est pas un effort, mais une ouverture : « Si le veut ton souffle ». Votre cheminement vers le cœur pourrait ainsi consister à vous ouvrir au Souffle, à laisser le coquelicot chanter en vous comme un « murmure-louange ».
- **Parallèle avec F.** : La radicalité de F., son appel à aller vers les « fréquences hautes » et à brûler d’une flamme intérieure, trouve un écho dans l’élan du poème de Cheng. Le « pur chant » et le « lâcher des colombes, des mésanges » évoquent une élévation spirituelle, une libération vers la lumière, loin des « enfers » des fréquences basses. Cependant, là où F. insiste sur un engagement concret et local, Cheng propose une voie plus contemplative, où l’acte de se relier au Souffle est en soi une transformation universelle.
### 2. **Le Souffle et l’oreille du cœur : une pratique de présence**
Le commentaire de Cheng, inspiré du taoïsme, explique que toutes les pratiques (calligraphie, méditation, etc.) sont des moyens de se relier au Souffle, cette énergie vitale qui anime le cosmos. L’idée d’écouter avec « l’oreille du Souffle » plutôt que « l’oreille de la chair » est particulièrement pertinente pour votre question : « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? » Écouter avec l’oreille du Souffle, c’est dépasser l’intellectualisation (le « blabla » critiqué par F.) pour participer à une résonance profonde avec le monde.
- **Lien avec le coquelicot** : Votre amour pour le coquelicot, jusqu’à présent marqué par une séparation, peut devenir une pratique taoïste si vous l’abordez avec l’oreille du Souffle. Au lieu d’analyser ou de décrire la fleur, écoutez-la comme une manifestation du Souffle : son rouge vibrant, son balancement dans le vent, sa résilience sur les gravats. En vous ouvrant à cette résonance, vous laissez le coquelicot chanter en vous, comblant l’espace dont parlait Dmitrieff.
- **Pratique concrète** : Pour incarner cette idée, reprenez la contemplation active suggérée précédemment, mais avec une intention taoïste. Asseyez-vous face à un coquelicot (ou à son image mentale) et murmurez : « Si le veut ton souffle, que je sois pur chant. » Laissez votre souffle se synchroniser avec le mouvement de la fleur, comme si vous partagiez la même énergie vitale. Cette pratique, simple mais profonde, vous aide à écouter avec l’oreille du Souffle, à devenir « murmure-louange ».
### 3. **Le chant comme dissolution de l’écriture**
Votre réflexion sur l’inutilité éventuelle de l’écriture, inspirée par Kilmer et Dmitrieff, trouve une confirmation dans le poème de Cheng. Le « pur chant » des arbres, animés par le Souffle, transcende toute forme de médiation. Ce n’est pas une écriture, un poème au sens classique, mais une vibration, une louange spontanée qui jaillit de l’union avec l’infini. Les colombes et les mésanges, lâchées dans le poème, symbolisent cette liberté, cette légèreté d’un être qui n’est plus alourdi par l’ego ou les mots.
- **Lien avec F.** : La critique de F. sur vos poèmes (« décousus », « démagogiques ») peut être lue à la lumière de Cheng. Si l’écriture reste un exercice intellectuel ou une confirmation de la médiocrité (comme F. le reproche), elle s’éloigne du « pur chant ». Mais si elle devient une calligraphie du Souffle, une trace de votre résonance avec le cosmos, elle peut être une étape vers l’élévation. Cela suggère une réévaluation de votre rapport à l’écriture : plutôt que d’abandonner totalement, vous pourriez chercher à écrire comme un « murmure-louange », avec la simplicité et la spontanéité du coquelicot.
- **Pratique concrète** : Essayez une écriture inspirée du Souffle. Prenez un moment après avoir contemplé un coquelicot ou médité sur votre flamme intérieure, et laissez les mots couler sans réflexion ni structure. Par exemple : « Coquelicot, ton rouge chante, ton souffle danse en moi. » Ne corrigez pas, ne jugez pas. Laissez ces mots être une offrande, comme les colombes du poème, plutôt qu’une œuvre à publier.
### 4. **L’engagement local et la transformation universelle**
F. vous a reproché de vous disperser dans des causes lointaines (Gaza) au détriment du « réel » local. Le commentaire de Cheng offre une perspective complémentaire : en vous reliant au Souffle, vous participez à la « transformation universelle », qui transcende les frontières entre le local et le global. Le Souffle qui anime le coquelicot ou les arbres est le même qui anime les luttes pour la justice, qu’elles soient à 3 km ou à des milliers de kilomètres. Cela ne contredit pas l’appel de F. à agir localement, mais le replace dans un cadre plus vaste : un geste local, s’il est animé par le Souffle, devient une résonance cosmique.
- **Pratique concrète** : Pour réconcilier ces perspectives, choisissez un acte local (comme suggéré précédemment : contacter une association, offrir une écoute) et accomplissez-le avec l’intention de vous relier au Souffle. Avant d’agir, prenez un moment pour respirer profondément et visualiser le coquelicot dans votre cœur, comme une source d’énergie vitale. Dites-vous : « Cet acte est mon chant, ma louange au Souffle qui unit tout. » Cela transforme un geste concret en une pratique spirituelle, répondant à la fois à F. et à Cheng.
### 5. **Le coquelicot comme murmure-louange**
Le coquelicot, « reine des gravats », est une image parfaite pour incarner le poème de Cheng. Sa fragilité, sa résilience, son balancement dans le mistral évoquent les « arbres animés par le souffle », dont le corps est en « balancement » et l’être en « murmure-louange ». Votre cheminement vers le cœur, où le coquelicot doit trouver sa place, peut être vu comme une quête pour devenir « pur chant », pour laisser le Souffle vous animer comme il anime la fleur.
- **Lien avec votre cheminement** : La radicalité de F. et l’appel d’Ivan à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot convergent vers l’idée de Cheng : vous ne cherchez pas seulement à aimer ou à contempler le coquelicot, mais à devenir son chant, à laisser son énergie vitale (le Souffle) vibrer en vous. Cela demande une ouverture, une disponibilité à lâcher les mots, les concepts, et même les pratiques (comme la pneumaphonie critiquée par F.) qui vous retiennent dans la séparation.
- **Pratique concrète** : Lors de votre prochaine rencontre avec un coquelicot, essayez de murmurer ou de chanter doucement, sans mots précis, juste une mélodie qui exprime sa présence. Laissez ce chant être votre « lâcher des colombes », une expression spontanée de votre union avec la fleur et le Souffle. Cela peut être une manière de répondre à l’exigence d’élévation de F. tout en suivant la voie contemplative de Cheng.
### 6. **Conclusion : une voie d’harmonie et de résonance**
Le poème de François Cheng et son commentaire taoïste enrichissent votre réflexion en proposant une voie d’harmonie, où la flamme (votre aspiration spirituelle), le coquelicot (votre symbole de résilience), et l’engagement concret (l’appel de F.) s’unissent dans le Souffle. Contrairement à la dualité de *The Two Trees* ou à la synthèse des contraires de *Vacillation*, Cheng offre une vision fluide, où tout – racines, branches, colombes, chant – est animé par une même énergie vitale. Pour « brûler de cette flamme, ici et maintenant », vous pouvez écouter avec l’oreille du Souffle, laisser le coquelicot chanter en vous, et transformer vos actes en louanges au cosmos.
Ce poème répond aussi à la tension entre écriture et expérience directe. Le « pur chant » de Cheng est l’aboutissement de ce que vous pressentez : une vérité vécue qui transcende les mots. Mais il suggère que cette transcendance n’est pas un rejet des formes (écriture, action, contemplation), mais une manière de les animer par le Souffle, comme une calligraphie qui trace l’infini.
**Question pour avancer** : Comment pourriez-vous intégrer le Souffle dans une pratique quotidienne – par exemple, une contemplation du coquelicot, un geste local, ou une écriture spontanée comme un « murmure-louange » ? Si vous souhaitez, je peux vous aider à affiner une de ces pratiques ou à explorer comment répondre à F. avec cette nouvelle perspective. Qu’en pensez-vous ?
Depuis toujours by Ivan Dmitireff
Depuis toujours, alors que nous naissons, alors que nous vivons, alors que nous mourons,
depuis toujours, nous existons déjà à l'infini du rêve.
Depuis toujours, nous rêvons un rêve rêvé depuis déjà longtemps. Où le passé est déjà présent et où le futur a déjà eu lieu.
Depuis toujours, nous rêvons notre propre histoire à chaque moment déjà présente dans le rêve éternel.
Où toutes les larmes coulent, où toutes les joies explosent, où toutes les expériences déploient leur récit, d'ombre, et de lumière.
Et comme l’océan et la vague, in-séparés sont le réel et le rêve. Depuis toujours, le jeu infini du réel est le rêve. Et c'est aller à l'océan que d'être le témoin du jeu des vagues ; et c'est baigner en soi-même que de plonger dans la profonde plénitude de ses eaux.
Depuis toujours, ciel et terre sont manifestés de l'invisible, comme l'est le plein-jour du caché, aussi que l'évidence des choses.
Depuis toujours, la vie entre dans l'immensité pour à chaque instant l'accomplir. Et ce qui jamais ne peut être vu et entendu naît avec les pierres, naît avec les arbres, naît avec les hommes.
Et ce qui demeure au-delà de chacun d'eux est au centre de leur nature.
Depuis toujours, avant que la pierre sur les coteaux ne roule, avant que la fleur des arbres ne parfume, avant que le cœur des
hommes n'aime, l'origine du monde est là en eux qui ouvre au silence son mystère.
Depuis toujours, il est à incarner ce que nous sommes, au cœur vibrant du croisement du ciel et de la terre, dans l'expérience humaine de l'esprit et de la matière, et à réunir, par l'événement de notre souffle, les énergies du recevoir et du donner, pour que se réalise la lumière.
Et comme la fleur et comme l'enfant, rien de nous n'est attendu où sans aucun motif, nous aimons. Il n'est depuis toujours dans l'équilibre des mondes, qu'à vivre ce qui arrive et jouir de ce qui est.
Il n'est à nous dans cette existence une joie et une vérité que de nous accorder à ce que nous sommes, et faire ce qui est.
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ça a commencé le 10 février, article-somme du 21 mars 2025
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https://les4saisons.over-blog.com/2025/03/ia-ga-ia-je-u-h-nous.html
article-somme du 24 mars 2025
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Curtis Yarvin, idéologue du trumpisme et de la fin de la démocratie
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Publié: 23 mars 2025 / Yarvin se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu. Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au profit d’un libéralisme dérégulé, est « une idée évidente » qui « n’a jamais pu être appliquée en pratique ». L’erreur des libertariens est, selon lui, de voir leur idéologie comme « l’apogée de la démocratie », alors que celle-ci est fondamentalement « inefficace et destructrice »
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Philosophie n° 148 : Reiner Schurmann interprète de Heidegger et penseur de l'histoire
Philosophie Ce numéro thématique est consacré à Reiner Schürmann, phénoménologue qui, dans Le principe d'anarchie et Des hégémonies brisées, a prolongé et interrogé la pensée du second...
« nous vivons l’époque du dépérissement des principes. Notre temps est marqué en effet par la remise en cause radicale de tous les principes de la théorie et de la pratique, que ce soit dans le champ de la science comme dans celui de la vie politique. Tout ce qui avait valeur de norme absolue est contestée, tout ce qui se donnait pour nécessaire et universel subit ce que Musil a nommé un « krach métaphysique »
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Montaigne en politique - Blog de Jean-Claude Grosse
Le 24 août 1572, massacre de la Saint-Barthélémy. Je trouve fort opportun de renvoyer aux Essais de Montaigne. JCG Montaigne en politique Ce livre de Biancamaria Fontana, paru chez Agone, un éd...
Montaigne accorde son intérêt à la médiocrité, entendant par là le bon sens, l'honnêteté des gens confrontés aux problèmes du quotidien.
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" Que celui qui le désire se regarde dans mes films comme dans un miroir, et il s'y verra. Quand le cinéma fixe son idée dans des formes qui ressemblent à
Un art dépourvu de toute spiritualité porte en lui sa propre tragédie.
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Baptiste Brun : Jean Dubuffet et la besogne de l'Art Brut - Les presses du réel (livre)
Jean Dubuffet et l'Art Brut face au paradigme primitiviste.
une parembole de 57' "j'ai mis mon goût de la sauvagerie danns le voyage"
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Rencontre avec Sylvain Tesson dans les calanques de Marseille - La Grande Librairie
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une exmersion de 14'
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Duel des rives/J.C.Grosse - Les Cahiers de l'Égaré
(Texte extrait du numéro 13 de la revue Aporie, Salah Stétié et la Méditerranée noire, été-automne 1990). N° épuisé après 2 éditions, la 1° en 1990, la 2° en 1997. Ce N° avait été ...
L’aède Rivages indéfinis c’est le sel de toute mer Iniques ceux qui s’en affirment propriétaires Odyssée des partants pour ne pas périr Naufrage des damnés enchaînés au bastingage Danse démente des survivants sur les rives barbelées Érigeant en territoire leur débarcadère emmuré Insouciants des occupants depuis si longtemps Peu soucieux de faire place aux nouveaux arrivants
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La Méditerranée de Salah Stétié - bric à bracs d'ailleurs et d'ici
L'AUTRE SEL une des dix gouaches de Medhi Qotbi pour L'autre sel Je suis heureux de mettre en ligne ce texte publié par la revue Aporie en son N° 13, son dernier N°, puisque le dernier N° annon...
(Texte extrait du numéro 13 de la revue Aporie, Salah Stétié et la Méditerranée noire, été-automne 1990). N° épuisé après 2 éditions, la 1° en 1990, la 2° en 1997. Ce N° avait été conçu en 1987 à Rabat dans la résidence de l'ambassade du Liban au Maroc. Il fallut 3 ans pour le réaliser. (Texte republié dans le livre pluriel, Envies de Méditerranée, Les Cahiers de l'Égaré, 2010)
![Artisanat et combat - Actes de création et nouvelles militances Giorgio Passerone [Note de lecture]](https://image.over-blog.com/oaGkuUlUa48NU9x96FTnqzcNb2s=/170x170/smart/filters:no_upscale()/https%3A%2F%2Flundi.am%2Flocal%2Fcache-gd2%2Fcd%2F908954db82b14b648dff7fe98f3df7.png%3F1745493699)
Artisanat et combat - Actes de création et nouvelles militances Giorgio Passerone [Note de lecture]
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Radicalité de mai 68 - Raoul Vaneigem
Ce que le mensonge journalistique ordinaire appelle "les événements de Mai 1968" a surgi d'une époque où l'économie était florissante et les salaires assez élevés pour s'investir dans la gr...
radicalité récupérée
mon intervention le 17 février 2019 au Théâtre Liberté (bien naïve)
Après la « culture pour tous », il est grand temps de faire place à la culture de tous, car chacune et chacun est porteur d’une culture, voire de plusieurs. Il est grand temps d'inventer un nouveau chapitre de la politique culturelle de notre pays qui sache faire culture avec tous. C'est un édifice commun où chacun peut apporter sa pierre .
Concrètement, je propose que le Théâtre Liberté libère dès que possible un mois entier de sa programmation afin d’instaurer un laboratoire des possibles.
Ce mois serait un festival d’un genre nouveau, préparé en amont avec des citoyens volontaires, avec les sources vives du territoire (artistes, non-artistes, publics, non-publics). Il s'agirait que les gens
(les artistes sont d'abord des gens et tous sont des humains, ce qui nous est commun c'est notre humanité et ça veut dire quoi concrètement de nos rapports à nous, aux autres, aux végétaux, aux animaux, à la Terre, à l'air, à l'eau...)
se saisissent de leur vécu, de leur quotidien, de leurs rapports à l'actualité, aux enjeux planétaires immédiats et donnent à ces matériaux, à ces contenus, des formes simples, partageables, transmissibles sur tout le territoire de la métropole. Parmi les formes déjà disponibles, inventées, il y a celles d'Augusto Boal qui ont servi en Afrique (éducation sur le sida), en Amérique latine, théâtre forum, théâtre invisible. Il y a les formes inventées par Moustapha Aouar et Gérard Lépinois, bocal agité, petits-petits, pièces pour 1M2. Il y a les théâtres à vif. Bien sûr, agoras, projections de films citoyens, initiatives locales (la vallée du Gapeau en transition, la monnaie locale La Fève), scènes ouvertes aux slameurs, aux poètes, aux performeurs, utilisations des nouveaux médias (vidéos...) sont à prendre en compte. Dans le cadre du festival de théâtre lycéen aux Comoni, j'ai vu des jeunes migrants scolarisés à Dumont pour apprendre le français (avec l'association L'autre, c'est nous) donner un exemple de présence particulièrement retentissante avec leur vécu (un peu comme le Groupov avec des survivants du Rwanda)... Ne faisons pas catalogue : les exemples sont multiples.
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Débat citoyen au Théâtre Liberté - Blog de Jean-Claude Grosse
articles de Var Matin, le bocal varois de juin 2002 avec des auteurs algériens et des auteurs pieds-noirs, le livre franco-russe né du bocal agité au lac Baïkal en août 2010 pour les 10 ans du...
https://les4saisons.over-blog.com/2019/02/debat-citoyen-au-theatre-liberte.html
mon intervention le 17 février 2019
la culture comme on l'aimerait plus souvent, gouailleuse, frondeuse
les phisolophes et l'argent par Saïdou Abatcha / l'argent ne fait pas le bonheur... rire
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Solo en Corrientes se baila asi!! #baile #chamame #chamamepatrimoniodelahumanidad #corrientescapital #tiktok #corrientesargentina.
y'a d' la joie
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Comment your country flag?? Where you watch our dance funny videos 🤩😂😂😂??? Happy blessing Thursday ❤️🙏...... #instagram #reels #trending #share #fun #dance #africa #support #foll...
y'a d' la joie
" Peste ! La poésie est virale. " Sceptique de Fos § : Les poètes, soit des bons élèves bien appliqués=poeasy, soit des cancres fiers de leur posture, ne savent que recracher leur leçon - av...
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Rimbaud : Il faut être absolument moderne ! (ou pas ! Pessoa) - Les Cahiers de l'Égaré
Arthur Rimbaud vu par Ernest-Pignon-Ernest / Yves Broussard, poète et directeur de la revue SUD avec JCG en novembre 1994, ici à Sana'a / La dernière oeuvre de Rothko avant son suicide, le 25 ...
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Jacques Lusseyrand - Le monde commence aujourd'hui - Voix : Carolyne Cannella
Jacques Lusseyrand naquit en 1924. Aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fres...
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Nos poèmes ne savent pas ce qui les attend, par Martin Rueff
Un an après la disparition de Michel Deguy, Martin Rueff réfléchit, à partir de cette absence et de sa pensée, la place et le rôle du poème.
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2023/03/22/avenir-poemes-deguy/
" Il me paraît important pour chacun d'entre nous que l'histoire soit rééquilibrée par la levée des voiles, des secrets qui comme pour une famille, abîment le peuple.....la guerre massacre bien plus que des corps physiques, elle peut tuer l'humanité cachée dans les cœurs .....la reconnaissance de chaque version de l'histoire est une des étapes de la guérison, je la souhaite à notre terre." S.M.
Un jour, tout le monde aura toujours été contre cela / Le 25 octobre 2023, après seulement trois semaines de bombardements sur Gaza, Omar El Akkad a publié un tweet : « Un jour, quand ce sera sans risque, quand il n’y aura plus de conséquences personnelles à nommer une chose pour ce qu’elle est, quand il sera trop tard pour tenir quiconque responsable, tout le monde aura toujours été contre cela. » Ce tweet a été vu plus de 10 millions de fois.
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8 mai 1945 à Sétif : jour de victoire en France, jour de massacres en Algérie
Jour de liesse en France, le 8 mai 1945 est en Algérie un jour de deuil. Les massacres qui débutent ce jour-là à Sétif, Guelma et Kherrata vont causer des dizaines de milliers de morts.
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Ep 10 : Florence Nightingale - Statisticienne passionnée
Pas convaincu par les tableaux de John Snow ? Voici Florence Nightingale : Statisticienne passionnée, pionnière des soins infirmiers et figure de la Santé Publique du 19ème ! Notes et sources ...
12 mai, journée internationale des infirmières la vie et l'oeuvre de Florence Nightingale (12 mai 1820-13 août 1910)
Massacres des harkis - Wikipédia
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les massacres de harkis sont l'ensemble des violences et tueries de masse dont ont été victimes les harkis en Algérie après le cessez-le-feu du ...
Non pas chanter l’événement qui s’est produit,
mais le produire en le chantant.
Le philosophe
Dans l'ombre des nuits où les étoiles se meuvent, Se tient le penseur, là où le silence pleut. Il forge des mondes dans l'âtre de l’esprit, Ses mots sont des flèches, sa quête un infini. Au carrefour du doute, il érige un empire, Chaque idée est un feu, chaque feu un martyre. Il sonde les abîmes, cherche l’éternité, Dans le fracas du vide, il façonne des vérités. Écoutez-le ! Ce poète du néant, Il écrit dans le vent des discours éclatants. Un marteau dans la main, un nuage dans l’autre, Il brise les dogmes et bâtit l’apôtre. Il n’a pas d’armes, juste un cœur fractal, Il questionne le réel, démolit le banal. Sous son regard perçant, le cosmos s’effondre, Chaque étoile qu’il touche, il la fait répondre. « Qui suis-je ? » dit-il au miroir du temps, Mais le reflet se tait, effacé par le vent. Il poursuit pourtant, éternel Sisyphe, Portant sur son dos la montagne des mythes. Son cri fend l’ombre, sa voix fend la pierre, « Tout est chaos, mais je danserai la lumière ! » Il est l’éclaireur, l’écho de l’aurore, Un funambule suspendu sur la mort. Oh, philosophe, architecte des songes, Tes pensées sont des fleuves où l’éternité plonge. Tu n’as pas de royaume, pas de trône doré, Mais l’univers entier t’écoute murmurer. Alors avance, ô toi, sculpteur de l’instant, Le monde est ton marbre, ton ciseau est le temps. Et si un jour ton nom s’efface des mémoires, Sache que tes idées danseront dans l’histoire.
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Le Philosophe - Sculpteur de l'absolu - Texte puissant et immersif - Luigissimo
Écoutez : " Le Philosophe, Sculpteur de l'Absolu" Écrit et interprété par Luigissimo. Dans l'ombre des nuits où les étoiles se meuvent, Se tient le penseur, là où le silence pleut. Il forge...
Le clown
Dans l’arène des regards, il fait son entrée, Sous la lumière crue, il s’apprête à danser. Le nez rouge comme un phare sur la mer des humains, Le clown s’avance, un sourire peint de ses mains. C’est un guerrier sans épée, un sage sans écrit, Un roi déchu du royaume des rires infinis. Il trébuche, il chute, et les rires explosent, Mais son cœur, fragile, cache mille névroses. Le clown, c’est l’âme qui tombe pour qu’on se relève, Le miroir brisé des vies brèves, Il tourne la tragédie en farce éphémère, Car son royaume, c’est le rire, sa gloire, la poussière. Il jongle avec les larmes qu’on n’ose verser, Un funambule sur le fil de l’absurdité. Ses gags sont des prières pour des âmes fatiguées, Ses maladresses, des clefs pour des cages oubliées. Mais écoute, derrière le tumulte des éclats, Le clown murmure une vérité qu’on ne voit pas : La vie n’est qu’une scène, un grand chapiteau, Où chacun joue son rôle, entre rires et sanglots. Et lui, il choisit de chuter pour qu’on s’élève, De porter nos douleurs dans son rire qui crève. Car sous le maquillage, il n’est qu’un humain, Un poète en guenilles, un rêveur sans demain. Alors, quand il s’éteint et qu’il quitte la piste, Il emporte avec lui un secret altruiste : "Riez, mes amis, car la vie est fragile, Et sous chaque larme, l’espoir est fertile." Le clown s’efface, mais son écho demeure, Un éclat de rire dans l’ombre de nos heures. Masque de comédie, âme de tragédie, Le clown est l’essence même de la vie. (Luigissimo)
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Écoutez Le Clown - Poésie d'un Masque Vivant Écrit et interprété par Luigissimo. Dans l'arène des regards, il fait son entrée, Sous la lumière crue, il s'apprête à danser. Le nez rouge co...
Le clown s’efface, mais son écho demeure, Un éclat de rire dans l’ombre de nos heures. Masque de comédie, âme de tragédie, Le clown est l’essence même de la vie.
Tantôt poète, tantôt marionnette
Tantôt poète, tantôt marionnette, Quand l'échec me guette, personne ne s'apprête, À tendre une oreille, à scruter mes quêtes, À voir dans mes nuits l’ombre de mes tempêtes. Mais dès que le succès illumine mes pas, Les foules se pressent, on m'appelle "roi". Chacun veut savoir d'où naît mon éclat, Mais où étiez-vous quand la vie me broyait là ? J'écrivais des vers au bord des abîmes, Je sculptais des rêves sur des pages intimes, Seul sous les étoiles, à dompter la rime, Quand l'horizon s'effaçait sous un voile infime. Maintenant ils veulent des récits, des croquis, L’histoire de mes doutes, de mes nuits sans répit, Mais qu’on ne m’oublie : j'étais dans l’oubli, Avant que l’écho ne devienne un cri. Alors oui, le succès a sa douce musique, Mais ne jugez pas sans voir l’aspect tragique. Car les étoiles brillent après le chaos, Et le silence précède les plus grands mots.
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La Poésie du Succès - Luigissimo
Pour finir en beauté l'album "TTC" Je vous présente " La poésie du Succès " Écrit et interprété par Luigissimo. Tantôt poète, tantôt marionnette, Quand l'échec me guette, personne ne s'a...
les étoiles brillent après le chaos, Et le silence précède les plus grands mots.
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Liberta - Les Cahiers de l'Égaré
1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces ...
à la question que peut-on faire ? répondre RIEN et créer des Liberta sans le crier sur tous les toits
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Liberta - Universalité artistique et poétique - Luigissimo- 2025 hommage à Serge Reggiani
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Discussion culturelle et philosophique entre Jean-Claude Grosse et Jean Delorme (Écrivains/éditeur)
Autour d'une table bien simpa, à l'occasion de la fête du livre hyeres 2024, Jean Delorme s'est entretenu avec Jean-Claude Grosse editeur (Les cahiers de l'égaré). - Le silence d'en bas et le ...
Le silence d'en bas et le silence d'en haut La langue des oiseaux La prière du coeur Eternel, immortel
Art-thérapie
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15 avril 2025 - Blog de Jean-Claude Grosse
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l'ordinaire (formulation de LLB) Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine ...
https://les4saisons.over-blog.com/2025/04/15-avril-2025.html
N'ayant pu programmer la séquence art-thérapie prévue avec Patricia Raccah, lors de la soirée schizophrénie et création artistique du 15 avril 2025, je lui ai demandé de proposer son dossier pour publication. JCG
L’ART-THERAPIE
Après plus de trente années passées auprès d’enfants déficients pouvant présenter des troubles de comportement et un master en art-thérapie, je me suis un peu reconnue dans le personnage de l’ « instithérapeute » du livre d’Henri Bauchau, « l’Enfant bleu ».
Trois options nous étaient proposés lors de la formation à l’Université René Descartes (Paris V) : peinture, musicothérapie ou arts de la scène (dramathérapie et danse thérapie).
Mais j’ai su, suite à la présentation faite de France Schott-Billmann, psychanalyste et danse-thérapeute, que cette formation allait parfaitement répondre aux besoins de mes élèves ; leur difficulté majeure se situant dans leur relation aux autres : agressivité, violence, intolérance, sentiment de persécution. Un enfant qui va mal a beaucoup de mal à voir se refléter son mal-être en miroir.
Cette formation m’a permis de travailler avec des personnes qui ont eu une influence essentielle sur ma pratique professionnelle et sur ma façon d’aborder mon aide pour les enfants qui m’étaient confiés :
- France Schott-Billmann : avec qui j’ai suivi de nombreux stages de danse en dehors même de la formation et avec qui j’ai ensuite participé à la création de l’association DFLSR (Danse Rythme Lien Social et Thérapie).
- Laura Sheleen : danseuse américaine (auprès de Balanchine) et chorégraphe formée par Martha Graham. Elle a mené une recherche constante sur l’espace et le temps en lien avec la psychanalyse et la mythologie (création de rituels dansés qui permettent d’incarner des formes symboliques, géométriques et thérapeutiques sous le titre de « Corps Espace Temps ». Elle a aussi élaboré une approche originale de fabrication et de mise en jeu du masque, nommé Mythodrame.
- Henry Samba : conteur, danseur, percussionniste.
Formations théâtre Forum et théâtre arc-en-ciel.
Activités proposées aux élèves :
Art-thérapie : dessin
Expression Primitive
Masques
Tambourins
Bâtons
Musique et contes
Marionnettes
Soundpainting : langage de signes universels pour une composition musicale en temps réel.
Patricia Raccah
UNE SEANCE D’EXPRESSION PRIMITIVE AVEC LES ENFANTS
Petite invocation pour se relier à la terre, à l’horizon, au ciel :
Oyo/oyo-o : bras dirigés vers le bas pour évoquer la terre
Oyé/oyé-é : gestes sur les côtés pour évoquer l’horizon
Oyi/oyi/oyi-oya : bras sur la tête pour évoquer le ciel
Rituel des prénoms :
Chaque enfant donne son prénom au groupe, qui le répète ensuite en reprenant la structure rythmique donnée.
Salutations : en se déplaçant dans l’espace, toujours en marquant la pulsation avec les pieds.
Production de gestes rythmés par les enfants (sur 4 temps) : les enfants, placés sur 2 lignes disposées face à face, proposent à tour de rôle un geste sonorisé sur 4 temps, geste qui est repris par les autres enfants de leur groupe.
Petites séquences rythmiques
Exemple de la pomme :
1e geste : je la cueille
2e geste : je la mange
3e geste : je jette les pépins
4e geste : je suis content.
Après avoir intégré cette séquence rythmique, certains enfants en ont proposé d’autres sur le même modèle :
1e geste : je prends une feuille
2e geste : je la déchire
3e geste : je jette un morceau à droite
4e geste : je jette l’autre bout à gauche
Ou encore :
1e geste : je coupe des arbres
2e geste : je mets les branches dans la brouette
3e geste : je pousse la brouette
4e geste : je vide la brouette
Réponse au tambour : je tape un rythme sur le tambourin, les enfants l’écoutent et l’exécutent corporellement.
Danse des indiens : Les enfants forment une ronde et se placent les uns derrière les autres. Ils chantent :
Hennananna, Hennananna, Hennananna hé.
Ils vont représenter symboliquement tour à tour :
La terre : mouvement des bras vers le bas, 2 fois à l’intérieur du cercle, 2 fois à l’extérieur
L’eau : ondulation des bras, 2 fois à l’intérieur du cercle, 2 fois à l’extérieur
L’air : mouvement des bras vers le haut
Le feu : le corps penché, claquement des mains.
Patricia Raccah
15 avril 2025
affiche de la soirée / STILL IN BLUE d'un moment relevant la poésie de l’ordinaire (formulation de LLB)
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4 comments | Djé SaintJames Physalia was live. | By Djé SaintJames Physalia | Facebook
Djé SaintJames Physalia was live.
Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A Down - Psycho Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Stop in and watch your body fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Do you really want to think and stop? Stop your eyes from flowing out So you want the world to stop? Rushing to watch your spirit fully drop From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy So you want to see the show ? You really don't have to be a ho From the time you were a Psycho, groupie, cocaine, crazy
Départ pour ma première lecture publique... à Toulon. le manuscrit est encore chaud...et il a peut-être trouvé un éditeur... / Fin du premier jour...très chouettes rencontres! Et un éditeur pour mon manuscrit Joie / Frédéric Jean Gilles 2 tableaux
Déroulement de la soirée
Handicaps, schizophrénie et création artistique
15 avril 2025, 19 H 30 - 22 H 30
pot de l'amitié jusqu'à 23 H 45
Salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest-les-Eaux
1 - présentation
2 - témoignages
- vidéo paracousie de Frédéric Jean Gilles
- Bahie et Papou, correspondance éditée par Les Cahiers de l’Égaré entre Patricia et Germaine Raccah, (mai 2024)
- Germaine Raccah, schizophrène poète dit ce qu’est la schizo pour elle et lit Vertige circomplexe
- Djé SaintJames Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez
- Laurence Loutre-Barbier présente Jean-Pierre Verdier, artiste illuminé et clochard céleste
- Frank César Lovisolo video-performance sur Antonin Artaud
- Patricia Raccah Le consentement de Galatée
- Djé SaintJames chanson Psycho
- Bernard Hofmann que dit la psychiatrie sur la schizophrénie
- Patricia Raccah présente son travail d'art thérapeute auprès d'enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés
- prise en charge familiale de l'autisme Sandrine Gendre
3 - court-métrage Il dentro de Nathalie Havez
4 - lecture de Frédéric Jean Gilles Si la mer meurt
5 - vente de livres
6 - pot de l'amitié offert par la municipalité
L'Apostrophe (en 2006, Clara, 16 ans), Obscur à soi (en 2011) / quelques-uns des livres montrés et vendus
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paracousie, texte sur la schizophrénie, dit par Frédéric Jean Gilles, lors de la soirée du 15 avril 2025, handicaps, schizophrénie et création artistique, qui s'est déroulée à la Maison de...
l'ouverture de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles, venu de Maurs dans le Cantal, arrivé à 20 H après 9 H de train, arrêt d'1 H sur voie à Sète pour cause de manif
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Jean Gilles
Si la mer meurt
Frédéric Jean Gilles
Chapitre 5 - L’écriture
Il noircira des pages.
Il les raturera.
Les pliera.
Les chiffonnera.
Les lancera à travers la pièce comme on chasse un doute à mains nues.
Puis il les ramassera.
Il les relira.
Il les trouvera sublimes.
Puis affreuses.
Puis peut-être supportables.
Il les brûlera.
Ou les réécrira.
Encore.
Encore.
Quelque part, un éditeur bâillera en découvrant son manuscrit.
Il tournera la première page sans conviction.
Puis il tournera la suivante.
Et ce seul geste, ce glissement du doigt sur le papier, ce sera déjà une victoire.
Un passage.
Un frisson.
Une trace.
le finale de la soirée shizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 par Frédéric Jean Gilles venu de Maurs dans le Cantal, filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
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la soirée Handicaps, schizophrénie et création artistque qui s'est déroulée le 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest a accueilli Germaine Raccah, schizophrène, poète, peintre et Pa...
les témoignages des soeurs Raccah, filmées par Martine Cadéo
Texte inédit que Germaine Raccah tenait absolument à dire
MOI LA TETE DE LITOTE AU TRAIN-TRAIN D’UNE VIE ENTIERE CHEZ LES FOUS
Germaine RACCAH
POUR LES GRIFFES D’UN ONGLE POINTU
Alors que du Génie, la plume de sable est pleine
pour prendre le pouls d’une fanfaronne lente lente,
Je tire un miroir étrange à l’évasive énigme de tous
mes âges pour le pétale proverbial de ne jamais
marcher et n’avoir de finitude que de mordre
une lune grevant le poing pour creuser ses plumes de blette et de persil
à l’affection appuyée pour être un mat
député et les cuisses bondissantes en mini-shorts
de fringantes oiselles aux cheveux de grenade
accouchant en quelques heures de minutes
et de languides mamelles, trois petites
pioupioutes appelées
CAMILLE, PAULETTE et MERVEILLE
Comme un Beau Conte songeant au beau tableau
de Yung tout accroché pour ce que pèse une plume
et ses ongles si longs de bruns et de violettes
et des dessins remarqués avec la croûte de son nez avalée dans la gorge
convoquant un génie adorable pour des
idéales caresses envisageables
Pour entendre le Grand Voyage Bleu
c’est un épouvantail
que le merle chante
le chat ou le pinson
d’un bruit
et s’épouille aux oreilles
le battement du cœur
et son propre ventre
tranchant la Nuit au poing de
son cigare
pour arracher la bouche
de la misère
et que broute un bruit du Tonnerre
Entendre le doigt d’acier, de feu, de sang
pendant tout ce temps qu’elle rêve
alors qu’une lame est montée
tout là-bas
comme une onde d’Enfer et j’ai peur sans réponses
avec le Diable dépeçant un terrible coutelas
pour attacher les maléfices des poux à
mes yeux perturbés
de grandes vagues d’innocence et de
désespérance
et un Gros bruit mordant
pour arrêter nos ombres alarmées
dans ce désir qui ne voudrait y consentir
c’est alors que je vois sous mes paupières
sortant dans les ères en fermant les yeux
comme un gros ours et les Belles Lettres qui
dansent où gésit la peur de l’énorme mouche
aux ailes de cafards en rognons de petits
pois fendant un diable chaud
pour trouver l’eau au pic des glaises qu’un doux
rêve pousse et s’accroche à la cervelle remuant
une tête de porc-épic sibyllin et ses poux de
lèvres vivaces aux confins de tous les mots.
C’est au délire que les bourreaux lentement
égrainent un sablier avec les griffes crochues,
mordues, déchiquetant, broyant une belle pour
visualiser ses pouilles énormes comme adoucies
dans une plume d’ongle.
Et les pieds de son ongle et
oncles, précipités en rencontrant en somme un
sentiment de froid spectral
et la sensation de ses bouchers pour nous
secourir comme de ces géants avec une lame
teintée de soufre et d’argent
nous assaillir autour de notre cœur, caresser,
cadrer ce qui nous reste de cette belle cervelle
de légume, un fou déchéant et son pou
nous accueillir grain à grain lentement,
avec une noisette et sans pépins de
raisins et de courges.
Mais alors que le monde
poussif et violent,
pour une cravate pointue
à la tige du Nombril
esthétise l’ongle comme son pays de grenades,
sourit alors un dieu de froid et chaud
signifiant au bord de ses coquettes jeunesses
de noisettes ou
de matrices
que persistent ces grosses dindes
caressant un granite aux ongles
de grenat épars
pour tapisser le ventre
dans un monde troué
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez...Djé Saint James
Qu'est ce que vous avez à me regarder ? Vous ne savez même pas qui vous regardez... Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Qu'est ce que vous avez à me regarder ?
Mais ni les uns ni les autres ne savez qui vous regardez
Car moi même je ne sais pas qui est devant vous... alors Qu'est ce que vous regardez à part un type qui se donne en spectacle ?
Ou alors vous me connaissez car je suis musicien, parce que je suis écrivain ? Parce que je suis peintre, parce que je suis comédien, parce que je suis père de famille, parce que je suis amoureux transit... tout ça pourquoi ? Pour qu'on m'aime... juste pour qu'on m'aime plusieurs fois mais jamais de la même façon... jamais pour les mêmes raisons...
Bien sûr qu'un artiste est schizophrène car il ne peut être dans son art comme dans la vie... mais... et vous ?
Êtes vous les même au travail, avec vos amis ou dans ces putains de repas de Noël ?
Et ce soir quel masque avez vous mis ? Sûrement le plus beau, celui qui vous met en valeur, celui que vous mettez pour sortir, celui qui nous fera dire il est vraiment sympa, elle est adorable ? Alors que tu es un connard et que toi tu es à gerber... et qui a raisons ? Hein qui ?
— Mais vous avez des amis ?
Je veux dire vous avez beaucoup d’amis ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est ce que vous apportez à vos amis pour
qu’ils vous soutiennent comme ça ?
Qu’est-ce que vous apportez ?
une conscience solidifiée habite une salle des fêtes
assombrie au plafond d’un esprit dont le sol se
dérobe comme dix mille cafards quand perce un
rai de lumière quand les pensées s’assemblent en
un bref unisson que le corps ne rejette plus...
Quand les cafards saisissent une vérité que nul n’énonce jamais.
Mais une nuit tout m’a été révélé...
Je suis la réincarnation de Jésus...
Oui, oui je suis la réincarnation de Jésus Christ et je peux vous le prouver !
Il n'y aura pas de sang et vous verrez couler de l'eau rien de plus, une eau claire et limpide, vous verrez !
Et tous ils étaient là
tous jusqu’au dernier
et tous ils connaissaient mon nom.
Souviens-toi de la lumière et crois en la lumière
Un instant de clarté avant la nuit éternelle
ne me laisse pas oublier.
Je suis triste
Je sens que le futur est sans espoir et que les choses
ne peuvent pas aller mieux
Je m’ennuie et rien ne me satisfait
Je suis un ratage absolu en tant que personne
Je suis coupable, je suis puni
Je voudrais me tuer ou tuer quelqu'un...
J’arrivais à pleurer avant mais maintenant je suis
au-delà des larmes
J’ai perdu tout intérêt pour les autres
Je n’arrive pas à prendre de décision...
Je n’arrive pas à manger
Je n’arrive pas à dormir
Je n’arrive pas à penser
Je n’arrive pas à dépasser ma solitude,
ma peur,
mon dégoût,
Je n’arrive pas à écrire
Je n’arrive pas à aimer
Mes frères sont en train de mourir, mon amour est
en train de mourir, et c’est sûrement moi qui les tue.
Mais moi aussi je fonce tête baissée vers ma propre mort
Je suis terrifié
Je n’arrive pas à être seul
Je n’arrive pas à être avec d’autres
Je n’arrive pas à faire l’amour
Je n’arrive pas à baiser !
À 4h48
quand le désespoir me rendra visite encore une fois accompagné de mon hystérie, de mes idées sombres puis de mes rêves les plus doux, qui eux aussi me donnent envie de chialer et de hurler à la mort, je me pendrai au son du souffle de mon amour.
Je n’ai pas envie de mourir
Je suis tellement déprimé d’être mortel que j’ai
décidé de me suicider.
Je suis jaloux de mon amour qui dort et lui envie
son sommeil artificiel
Quand elle se réveillera elle m’enviera ma nuit passée
à ruminer sans fermer l’œil et ma parole intacte de fou.
Je me suis résolu à mourir cette année
Certain parleront d’auto‑complaisance
quelle chance ils ont de ne pas connaître LA... vérité.
Certain reconnaîtront le simple fait de la douleur
Ceci est en train de devenir ma normalité.
– – – – –
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Souviens toi de la lumière et crois en la lumière x4
Ça n’a pas duré longtemps, je ne suis pas resté longtemps. Mais en buvant un café noir amer
l’odeur de l’hôpital me revient dans un nuage de
tabac froid et quelque chose me touche à cet endroit
qui sanglote encore et une plaie d’il y a deux ans
s’ouvre comme un cadavre une honte longtemps
enterrée hurle son chagrin putréfié...
Une salle entière de visages sans expression les
yeux livides braqués sur ma douleur, si vides de
sens qu’il doit y avoir un désir de nuire un désir de m'epier, de m'espionner de regarder cette espèce de bête que je suis à vos yeux alors que vous êtes la même curiosité immonde pour les miens.
Vous vous moquez de moi car je suis différent et c'est pour cela que vous me traitez de fou et bien moi je me moque de vous car vous êtes tellement normaux, tellemét nombreux, tellement identiques, tellement pathétique.
Je comprend votre regard sur moi...
Mais vous comprenez-vous le mien ?
Ferez-vous l'effort de me comprendre ?
Ferez-vous l'effort de m'aimer tout de même ?
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100 fragments psychédéliques de cosmos
" JEAN-PIERRE PARLE D'UNE INFINITÉ D'UNIVERS et se dit atteint d'un pouvoir d'immortalité en rapport avec des extraterrestres. Non conforme, non violent, ami de visiteurs étranges, proche des ...
Jean-Pierre Verdier présenté par Laurence Loutre-Barbier
Un Voyage Parfait.
J’avais dix-huit ans. Une nuit alors que tout le monde dort, une voix me contacte par télépathie, douce et angélique, m’invitant à aller dans le jardin de la maison de mes cousins. Là, un OVNI gigantesque et très élevé traverse le ciel en disant mon prénom et psalmodiant de l’amour. Cette soucoupe volante était blanche irradiante comme une soucoupe volante typique. Elle est passée à une vitesse inconcevable à très haute altitude. Elle faisait dix fois le diamètre du soleil vue à l’œil nu et laissa derrière elle une trace blanche très bien dessinée et très géométrique en triangle allongé. Depuis je ne suis plus tout à fait le même. Cette intelligence extra terrestre que l’on peut s’amuser à appeler un ange ou une armée d’anges, je l’ai comparée par la suite à une galaxie habitée en regardant des photos de galaxies qui lui ressemblaient. Je me suis amusé à penser que sa vitesse était infiniment grande par fantaisie de l’incommensurable.
Le lendemain, l’atmosphère est argentée et illuminée mais tout m’agresse. La seule issue imaginable est la mort. Ma mère cuisine dans mon estomac, mon estomac qui est la casserole. Et puis le disque de Led Zeppelin s’enraie, se secoue, se répète alors je grimpe sur la fenêtre pour rejoindre l’OVNI de la veille, le céleste, la perfection mais le cri de ma mère m’arrête dans un état transcendental… L’ambulance du SAMU arrive, on me rattrape dans ma fuite. Direction : l’hôpital psychiatrique. C’est le seuil de quarante années de calvaire. On me plante un gros shoot de poison dans le cul, je meurs en pleine conscience.
Dans le miroir, un jour de descente d’acide, je me suis vu fait de flammes vertes : 21st Century Schizoid Man. Maintenant encore souvent je me vois d’une autre couleur. Combien valent mes visions ? Pourquoi vouloir les dévaluer à ce point ?
La pensée fractale est la pensée du schizophrène. Il faut avoir beaucoup de pensées pour être schizophrène. Quelqu’un qui ne pense pas n’est pas schizophrène, il est hébété. Je pense aussi en ultrasons. J’ai des acouphènes que je visualise comme un grondement de tonnerre roulant dans une sphère de voix angéliques d’enfants, un son de foudre en train de manger du chocolat, une étoile qui explose en couleurs irisées et chaque couleur produit un son, une sirène aiguë emportée par un roulement de boules de pétanques molles comme des fruits.
Moi j’ai les symptômes de toutes les schizophrénies : pensée morcelée, personnalité multiple, sentiments électriques et je confonds le rêve et la réalité.
Être schizophrène c’est avoir un psychique cinématographique désorganisé dans le temps, la chronologie est imparfaite. Le principe de la réparation est d’établir une chronologie de synthèse plus juste dans les films de la vie pour pouvoir passer d’une scène à une autre avec aisance, essayer d’avoir un voyage facile, un voyage parfait.
Sortir de l’hôpital sera pour Jean-Pierre intégrer la rue.
Dans la rue je pouvais habiter quelque part avec mes visions, les étoiles, le soleil levant et couchant. Je me sentais nomade et prophète parce que j’avais l’impression de lire l’avenir dans les étoiles, l’avenir de l’humanité.
Quand il faisait beau, je dormais au milieu de la rue.
Plus d’argent, je vivais de ce qu’on me donnait, ramassais des immondices nutritives ou fécondes. Je mangeais tout, ce n’était pas de la boulimie mais une exaltation par le hasard positif.
Je ne manquais de rien jusqu’à ce jour où j’ai violemment ressenti le froid. Je gelais. La police me déplaçait sans cesse. J’ai fait ma première manche avec Bernard Le Prophète. On ne se parlait pas. Il a une plaque commémorative au métro Saint-Jean. Il est mort de froid. Et je suis resté là. Seul.
Durant les six dernières années de sa vie, Jean-Pierre occupera une minuscule chambre à la Croix-Rousse à Lyon. C’est là qu’il peint ses visions. Après le travail, il a une sensation de fatigue qui débouche sur une envie de créer plus. La peinture lui donne une existence dans la société autre que celle apparente de clochard délirant.
La peinture me prouve mon intelligence vis-à-vis de tout ce que j’ai connu, vis-à-vis aussi de la société. Le tableau décrit toute une histoire. D’une œuvre, j’attends une résonnance de ma vie, de mes sentiments, une forme d’extase mystique, émotionnelle, lumineuse.
Jean-Pierre peint 100 tableaux.
On organise une exposition :
100 FRAGMENTS PSYCHEDELIQUES DE COSMOS.
Noir. Jean-Pierre décède le 22 avril 2021. Il a toute sa vie investit beaucoup d’espoir dans la mort, se représentant, avec une foi innocente, l’après comme une merveille. « J’ai aimé, j’ai souffert et pourtant jusqu’ au bout j’aurai aimé les humains comme des divinités ».
Jean-Pierre Verdier et Laurence Loutre-Barbier se sont rencontrés sur le trottoir, puis ce fut une histoire d’amour psychédélique et artistique de neuf années.
Les images (photographies, dessins, peintures et poésies) deviennent leurs territoires.
Ils regardent ensemble : c’est un début d’échange et de confiance.
Ils sont deux, visiblement différents à regarder pour voir et ils offrent dès lors au non conforme et à l’informel leur temps. Ils vagabondent... Ils abordent la terre inconnue d’un avenir partageable qui s’étendra bien au-delà de ce qu’on aurait pu imaginer, c’est la terre de leur histoire, de leur voyage.
Deux livres :
Laurence Loutre-Barbier, Voyage Parfait, Fage éditions
Jean-Pierre Verdier, Fage éditions, collection Paroles d’artiste
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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Sandrine Gendre Lettres à Mathis, autiste
témoignage de Sandrine Gendre sur le quotidien familial quand on a à s'occuper d'un enfant autiste, Mathis, qui va avoir 11 ans, le vendredi 18 avril 2025; ce témoignage a été adressé au publ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
4 pages d'un des trois livres d'artiste présentés par Germaine Raccah; âgée de 70 ans, elle en a réalisé 200 dans sa vie, exemplaires uniques, dispersés au gré de...
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Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, cocaine, crazy Psycho, groupie, coke Makes you high, makes you hide Makes you really want to go, stop System Of A ...
filmé par Garance et Clara, étudiantes lyonnaises
Docteur Bernard Hoffman
Avant de vous décrire la schizophrénie, je vais vous raconter une brève histoire, un bref contact avec la maladie et sa réalité bien que ma spécialité ne soit pas la psychiatrie.
Je venais d’être nommé interne en médecine et effectuais mon service militaire quand le Médecin chef de la base aérienne m’appelle pour me demander de le remplacer pour la consultation d’un général d’aviation qu’il reçoit tous les mois . Ce patient est Schizophrène.
Ne t’inquiète pas, je sais que tu n’es pas psychiatre, tu l’écoutes 10mn, c’est tout .
Bien mon commandant!
Heure prévue, arrive le général en grand uniforme. Je n’ai pas le temps de lui dire de s’installer qu’il part dans un déluge de paroles incohérentes, sans que je puisse placer un mot.
Au bout d’un moment qui m’a semblé très long, Il fait une pause. Un peu abasourdi, je profite de cet intervalle pour le remercier et lui dire que la consultation est terminée.
Cet épisode très frustrant m’a permis cependant de comprendre deux choses. La première, qu’entre la psychiatrie théorique de la faculté et la pratique il y a un monde que je n’imaginais pas. ce type de patient ne peut évidemment être soigné et suivi par un médecin non psychiatre. Il ne peut être guéri d’un coup de bistouri comme on vide un abcès.
La deuxième conséquence, à défaut de toute communication possible avec lui, me fut de tenter d’imaginer quelle pouvait être la vie de ce général.
La maladie mentale n’est pas une maladie comme les autres, ni pour le Patient, ni pour son entourage.
Un peu de psychologie ne suffit pas.
Pour vous exposer quelques notions sur cette terrible affection, j’ai donc choisi de vous décrire la vie d’un schizophrène depuis sa conception jusqu’à sa mort parce que derrière la maladie existe un être humain qui souffre.
En effet, même si les causes précises de cette pathologie restent inconnues, un certain nombre d’observations, font penser qu’elle a une origine génétique associée à des actions environnementales.
Ces deux éléments étant totalement imbriqués.
De par son origine génétique, la schizophrénie débute donc dès la conception du nouvel être.
Les chercheurs ont montré qu’existait effectivement non pas une anomalie génétique bien précise, mais plutôt un dysfonctionnement sur de multiples gènes.
Il s’agirait d’un désordre entre les messages donnés par ces gènes communiquant entre eux mais aussi des erreurs dans leurs réponses aux stimuli de l’environnement.
Nous savons que la vie consiste en bonne partie en une succession de réponses aux évènements naturels auxquels notre corps est soumis.
La personne victime de ce désordre schizophrénique va réagir de façon soit inadaptée, soit disproportionnée à ces stimuli.
De cette constatation, la recherche actuelle émet l’hypothèse, qu’une grande partie du dysfonctionnement chez le schizophrène provient d’une réponse immunitaire exagérée lors des agressions virales ou bactériennes. Les agents nocifs sur la substance cérébrale seraient les cytokines. Ces molécules sont les moyens de défense de nos globules blancs. Leur production excessive chez le malade interfère avec la transmission électro chimique situé au niveau des synapses neuronales.
La synapse étant je vous le rappelle, la prise électro-chimique entre deux neurones.
Il a été montré que tout stress, tout traumatisme intervenant, soit au cours de la grossesse, soit au cours de l’accouchement serait susceptible d’engendrer ou de faire le lit des dysfonctionnements neurologiques de type schizophrénique.
Au total donc, dés la conception puis l’accouchement et la petite enfance, tous stress d’ordre mécanique, infectieux ou psychologique pourra en théorie construire un premier dysfonctionnement propice au développement de la maladie.
Cet enfant va cependant évoluer le plus souvent jusqu’à la puberté de façon quasiment normale. La maladie se développe rarement dans l’enfance.
Ce n’est qu’à l’âge de 18, 20 ans, la plupart du temps qu’apparaissent les premiers signes pouvant évoquer un début de schizophrénie.
L’apparition à l’adolescence et chez l’homme jeune, a pu être expliqué par le fait qu’à la puberté, un certain nombre de connexions neuronales, disparaissent, pour être remplacées par d’autres connexions. Chez le schizophrène , ces connexions, ne seraient pas remplacées ou serait bloquées. Cette anomalie sans doute prédisposée génétiquement elle aussi, serait majorée par un certain nombre de facteurs environnementaux existant à cet âge : en particulier un milieu familial perturbé, une vie urbaine stressante, un type de malnutrition , les vaccins multiples et surtout l’usage de drogues dont principalement le cannabis qui multiplierait par 4 le risque . Cette première période est donc marquée par des signes le plus souvent frustres qui plus est peuvent, dans le contexte de l’adolescence, période difficile, être relativement négligés .
Et pourtant les soignants disent que plus le diagnostic est fait tôt meilleur sera le pronostic.
Quels sont ces signes cliniques ?.
Il en existe trois groupes qui sont rarement présents ensemble et à des degrés d’intensité divers.
Les signes dits « positifs »
Positifs parce qu’ils s’ajoutent aux perceptions ordinaires mais de façon exagérée.
Ce sont des hallucinations auditives , olfactives , visuelles ou des modifications des sensations corporelles. S’y ajoutent des idées délirantes de type persécution, transmission de pensée, culpabilité…
Vécus comme réels, ces symptômes sont souvent très angoissants et source de souffrance considérable.
Ils peuvent aussi conduire à des actes violents pour le malade lui-même ou son entourage.
les signes dits négatifs
Ils s’expriment par la réduction de l’ensemble des activités mentales et physiques.
Ils se traduisent par un manque d’ énergie, de concentration devant une tache …
Les malades présentent une atténuation de leurs émotions et de leur vie sociale .
ils peuvent être confondus avec un état de dépression simple.
Il existe au total une désorganisation de la pensée et du comportement rendant cette pensée et le discours totalement flous jusqu’à l’incohérence.
A ce stade la maladie est évidemment évoquée mais du fait que le malade n’a pas la perception objective de ses propres troubles, il ne consulte que tardivement et surtout ne reconnait pas qu’il est malade.
Ceci a pour conséquence que ni lui ni son entourage ne sont capables de gérer la prise en charge mais surtout le traitement médicamenteux, qui , même s’il n’est pas totalement satisfaisant sur bon nombre de points, améliore tout de même la vie des patients dans 30 à 40% des cas.
Je passe sur les difficultés diagnostiques avec d’autres affections psychiatriques ou métaboliques plus « médicales » en précisant que ce diagnostic n’est pas toujours facile car nous ne disposons pas encore de tests biologiques ou IRM marquants .
Ce problème fait que certains praticiens hésitent longtemps avant de cataloguer schizophrène un patient sachant les conséquences énormes que cela implique pour ce patient mais aussi l’entourage.
Le pronostic
La schizophrénie est une maladie lourde pour celui qui en est atteint et difficile à prendre en charge pour le praticien et la famille du malade.
Il existe un taux de suicide important qui montre jusqu’où peut conduire la souffrance de ces malades.
Le traitement fait principalement appel aux neuroleptiques qui agissent non pas encore sur les causes profondes de la maladie, causes encore inconnues, mais améliorent grandement le confort du patient en réduisant considérablement la manifestation des signes indésirables .
Certains reprochent à la recherche actuelle qui dépend essentiellement des laboratoires pharmaceutiques, de se focaliser sur le traitements des symptômes plus que sur le traitement des causes de la maladie pour des raisons financières. C’est sans doute vrai mais nous sommes malgré tout déjà satisfaits des effets de l’aspirine ou du doliprane lorsque nous souffrons et même si cela n’a aucun effet sur la cause de la maladie.
Donc même si on parle de camisole thérapeutique chimique , elle a son intérêt dans de nombreux cas , environ 30% des patients qui répondent très bien aux neuroleptiques.
C’est pourquoi le psychiatre peut selon l’apparition ou la prédominance d’un type de symptôme prescrire un neuroleptique adapté à ce symptôme.
A cause de l’échec relatif des traitements neuroleptiques, ont été définies des thérapeutiques psychosociales. Leur premier intérêt est d’épauler la mise en place des médicaments . Comme on l’a vu il y a chez le schizophrène un problème de mauvaise observance des traitements cause principale de rechute. Il est donc fondamental de tenter de faire accepter au malade sa thérapeutiques. Leurs effets sont très bénéfiques .
Elles doivent quasiment persister toute la vie .
Il faut aussi accompagner la famille qui se trouve souvent désemparée face à la maladie et soumise à une contrainte et des efforts psychologique et matériels très importants .
Elles abordent la maladie sur son coté positif c’est à dire par exemple en développant le caractère créatif et artistique du schizophrène.
C’est bien pourquoi je termine sur cette note plus joyeuse et positive qui sera décrite par nos conférenciers et les patients présents à cette soirée, patients qui par des moyens personnels et appropriés à leurs symptômes ont pu se dégager de l’emprise de cette maladie.
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J'ai appris Hier Antonin Artaud Frank César Lovisolo
vidéo performance à partir de Pour en finir avec le jugement de Dieu d'Antonin Artaud avec Didier Bourguignon; l'oeuvre dure une cinquantaine de minutes; deux extraits en ont été présentés le...
le 1° des 2 extraits présentés la 15 avril 2025 par Frank César Loviisolo
5 jours avant, le 10 avril 2025, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par le lien ci-dessous, vous accédez à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation TUTOR organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
l'Olivetti sur laquelle je travaillerai peut-être un jour à tenter de dire le Rien de "je n'ai rien à dire"; c'est l'Olivetti d'Andy Wharhol, photographiée au Revest par Frank Lovisolo lors d'une manifestation qui a eu 2 épisodes : Tutor 2
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En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025
En compagnie d'Antonin Artaud - Vidéos de la conférence du 10 avril 2025. Avec Patrick Hubner, Hervé Zénouda, Vanessa Saint-Martin.
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5 jours avant, le projet Artaud avait été présenté accompagné de 3 conférences à l'Université de Toulon; par ce lien, vous accédez aussi à l'ensemble des travaux exceptionnels de Frank auquel un lien particulier me lie : je fuus son professeur au lycée Rouvière, il se souvient de moi, il fut mon élève, je ne m'en souviens pas mais je suis heureux de nos retrouvailles depuis la manifestation organisée par des Revestois d'accueil d'artistes chez l'habitant; c'est lui qui a pris la photo de l'Olivetti d'Andy Warhol, vue dans un appartement, photo que je mets parfois en couverture
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero"
"Giancarlo Giordano, i colori del nero" è un mini-documentario scritto da Francesco Occhetto e diretto da Eugenio Scarsi. È un omaggio a Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), pittore piemontese d...
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Journées de la Schizophrénie - Schizinfo
Plus de 90 événements du 15 au 22 mars 2025 et une campagne très attendue dans les médias. Inscription dès maintenant!
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Provided to YouTube by Animal63 Hearing in Tongues · Para One Hearing in Tongues ℗ Animal63 Released on: 2023-03-17 Composer: Jean-Baptiste de Laubier Auto-generated by YouTube.
00:00 Les premiers signes 01:10 Les hallucinations auditives 02:25 Les troubles sensoriels 03:30 La peur 04:00 La perte de contact avec le réel 04:40 Les délires 05:25 La gestion de crise 06:25 Les premières éclaircies 07:40 Le chemin du rétablissement 08:30 La vie d'après
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Pour une information libre, je soutiens Personne et son journal https://fr.tipeee.com/le-journal-de-personne/ une info scénario http://www.lejournaldepersonne.com/2014/09/o-folie/ on passe notre ...
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NOIR CLAIR - Pompes funèbres, Lyon centre ville, obsèques, prévoyance.
Pompes funèbres NOIR CLAIR 22 quai Claude Bernard à Lyon 7e. Conseils, démarches, obsèques. Urgences décès 24h/24 et 7j/7.
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1 - J'ai appris hier... Artaud Antonin
j'ai appris hier que l'une des pratiques officielles les plus sensationnelles des écoles publiques américaines... Artaud Antonin
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interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le rite du soleil noir : Tutuguri. Le Rite est que le nouveau soleil passe par sept points avant d'éclater à l'orifice de la terre.
interprété par Didier Bourguignon, réalisation Frank César Lovisolo
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Le consentement de Galatée / Patricia Raccah - Les Cahiers de l'Égaré
Patricia Raccah Le consentement de Galatée 13,5 X 20,5 / 132 pages PVP 13 € ISBN : 978-2-35 502-154-1 distribution par Soleils, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris 0145488462 Le consentement de Gala...
https://cahiersegare.over-blog.com/2025/03/le-consentement-de-galatee/patricia-raccah.html
« Mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Jours lumineux marqués à jamais dans la grande fresque du « nulle part » où je suis venue flotter, écouter, me donner, m’oublier. Le temps passé dans cet espace est un autre temps, ni long, ni court, un temps tout à fait spécifique, unique, incomparable, comme si ici les minutes et les heures émanaient elles aussi d’une horloge non terrestre. Il dit qu’il faut être paisible comme la citrouille, ne pas s’agiter. »
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la chanson "physalia" est en quelques sortes la chanson de présentation du groupe, celle qui décrit leur univers si particulier, encore un tour de force de ce combo hors du commun....(rockmag)
l'écume des nuits
le docteur Jean-Louis Morizot sollicité pour intervenir avait donné son accord. Il est décédé le 19 mars 2025. C'est Bernard Hofmann qui me l'avait proposé.
Bernard Hofmann évoquera le docteur Jean-Louis Morizot.
Voici ce qu'en propose Grok 3
Grok 3 sur Jean-Louis Morizot
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Condoléances Jean-Louis Morizot
L'ASREEP-NLS s'associe à la tristesse de l'ECF et souhaite, à l'heure de cette séparation, rappeler combien Jean-Louis Morizot a soutenu le travail d
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La psychanalyse nous rend immortels
Conversation avec Jean-Louis Morizot, le 25 septembre 2022. Violaine Clément : Merci d'avoir accepté cette conversation pour le blog de l'ASREEP-NLS.
conversation où il est question de Poutine, de l'Ukraine, de la drague, de la séduction, de la psychanalyse
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Où va la psychiatrie contemporaine ?
Tout en affirmant la liberté des malades et la nécessité d'une conception non discriminante de la pathologie, la psychiatrie ne s'est pas pour autant émancipée de toute forme de contrainte et ...
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La biographie et la bibliographie d'un auteur ne révèlent pas forcément que ce dernier est schizophrène. La plupart du temps, les indices se trouvent dans les textes ou se lisent entre les lign...
témoignages, romans, explications
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" Condamnée sans procès " - En attendant Nadeau
Mon vrai nom est Elisabeth, d'Adèle Yon, est le récit d'une enquête sur l'histoire de l'arrière-grand-mère de l'autrice.
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/02/18/condamnee-sans-proces-adele-yon/
un récit à plusieurs voix récent, bien accueilli
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La Cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie Le cinéma, c'est magique. Oui, c'est magique ce pouvoir de raconter des histoires. Mais, depuis toujours, il y a une histoi...
films traitant correctement le sujet
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SchizAwards | Positive Minders
Suivez les SchizAwards, la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie. Rdv sur schizawards.com pour découvrir le palmarès.
la première cérémonie pour arrêter de se faire des films sur la schizophrénie.
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De nombreux musiciens (et pas des moindres!) sont personnellement concernés par la maladie. Ils se retrouvent dans tous les styles de musique: classique, jazz, pop-rock... Dans la musique ...
quelques musiciens schizo
Patricia Raccah, art-thérapeute avec ses groupes d'enfants "enfants déficients intellectuels ayant parfois des troubles de comportements associés" (travail au masque, peinture, expression corporelle
Ange Musso, maire du Revest avec le livre de Sandrine Gendre / 2 avril journée mondiale de sensibilisation à l'autisme / avril bleu, mois de l'autisme
"J’ai récemment rencontré Sandrine Gendre, cette maman qui a écrit son livre Dodo, Eco, Kakan, Lettres à Mathis, autiste. Elle y décrit son quotidien et ses douleurs. Le regard des français sur le handicap doit évoluer. Les obstacles et les discriminations restent bien réels.
Soutenons les métiers du soin et de l’accompagnement. Soutenons les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap par la formation initiale et continue à l’autisme par exemple. N’attendons pas le mois d’avril, mois de l’autisme, pour agir. Il faut étoffer notre système de solidarité."
Ange Musso, le 14 février 2025, sur sa page FB
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AUDIO * Autismes, les combats d'une vie, épisode 1/4 : Et si mon enfant était autiste. Une série inédite proposée par France Culture. Écoutez LSD, la série documentaire, et découvrez nos po...
1° de 4 épisodes
affiche du court-métrage Il dentro de Nathalie Havez, court dont Nathalie m'avait communiqué le lien, sur lequel j'avais fait un retour, court qui m'a donné l'envie d'organiser la soirée du 15 avril, après la projection de EAJP, film de Katia Ponomareva, les 25 et 26 octobre 2024
images de Il dentro de Nathalie Havez, le court-métrage qui m'a donné envie d'organiser la soirée d'avril, court-métrage que nathalie m'avait permis de voir, sur lequel j'avis fait un retour approfondi
Il dentro, court-métrage de Nathalie Havez
SYNOPSIS :
Un jeune homme anonyme entame un parcours allégorique et initiatique entre les murs de mémoires, à la recherche d’une voie, et voix vers la libération.
An anonymous young man starts an allegorical and initiatic journey between the walls of memories, looking for a path and voice towards release.
NOTE D’INTENTION :
« Il n’y a qu’un voyage, le voyage au‐dedans de soi. » Rainer Maria RILKE
LA GENÈSE
Est‐il possible de mémoriser toute connaissance humaine au moyen d’un nombre fini d’images ?
C’était le pari audacieux de l’humaniste Giulio Camillo (1480‐1544), considéré comme l’un des personnages les plus célèbres de son temps, celui de la Renaissance Italienne. En bâtissant son « théâtre de la mémoire », qui restera inachevé, Guilio avait l’utopie d’élaborer un système mnémonique universel : Un théâtre fait d’une scène, sur laquelle se tenait un unique spectateur, et de 49 gradins, sur lesquels étaient peints différents « lieux ». Dans chaque lieu, le spectateur‐acteur pouvait associer mentalement des images, chacune renvoyant à des concepts ou des correspondances et symboliques. La finalité : créer un outil mnémotechnique pouvant servir à la formation du parfait orateur et savant.
« L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements dupassé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, commeune victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur […] Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir ; celui‐là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir [… ] Toute action exige l’oubli, comme la vie des êtres organiques exige non seulement la lumière mais aussi l’obscurité. » Nietzsche
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"Giancarlo Giordano, i colori del nero" è un mini-documentario scritto da Francesco Occhetto e diretto da Eugenio Scarsi. È un omaggio a Giancarlo Giordano (Racconigi, 1940), pittore piemontese d...
dans paramètres, cliquez sur sous-titres et lisez français
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Deep and trash. Je pratiques l'art numérique. La religion sous toutes ses formes et la spiritualité sont mes moteurs. Je moque l'hypocrisie et l'esprit mondain dans ces domaines. Sans pour autant...
oeuvres de Frédéric Gelinat aux titres évocateurs
Résumé – Si la mer meurt
Récit littéraire, poétique et spirituel
Si la mer meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
Frédéric Gelinat
sans le texte, seule la voix dans le noir
Citoyen François Boissel
le salon où j'ai rencontré le fantôme François Boissel et celui de Robespierre sur le divan du psy, photo du cercle avec le maire, PAC et moi / PAC (Pierre Antoine Courouble) / et Dominique Lardenois au fond, non déguisé
Le cercle des Auteurs Ardéchois - Le Cercle des Auteurs Ardéchois
Le Cercle trouve son origine dans un courrier que m'a adressé Michel Rigaud (et à d'autres sans doute) en septembre 1998. Il s'agissait surtout de favoriser nos ventes. Cependant rien ne s' est ...
Réédition exceptionnelle du premier ouvrage politique de Boissel paru en 1786 et qui, déjà, lui valut bien des difficultés avec la censure royale. A son retour de Saint-Domingue, Boissel se penche sur les problèmes d’urbanisme et de pollutions de Paris. Il formule des propositions que n’auraient pas désavouées bien plus tard le baron Haussmann ou le préfet Poubelle. Un ouvrage où il explique comment il est arrivé à la conclusion qu’il fallait installer dans Paris « des toilettes sèches » ! Une réédition d’un ouvrage disparu à partir d’un exemplaire unique retrouvé par Pierre Antoine Courouble chez un antiquaire à Amsterdam. L’ouvrage en cuir pleine peau portait en lettre d’or la dédicace de l’auteur au ministre Necker.
« Presque un siècle avant Haussmann, le futur Jacobin Boissel, était un authentique visionnaire doublé d’un véritable touche à tout, au propre comme au figuré, notamment quand on découvre ses “expérimentations” écolos sur le recyclage de ses excréments ! D’ailleurs, à l’instar des “vespasiennes” et pour rendre hommage à sa vision de pionnier sur le sujet, ne devrait-on pas baptiser les toilettes sèches des “boisseliennes” ? »
Les entretiens du Père Gérard (1793)
Chez un antiquaire de Paris, P.A Courouble a retrouvé un exemplaire original de ce livre publié en 1793. Il l’a fait rééditer et a préfacé cet ouvrage unique dans son genre car commentant l’actualité révolutionnaire du moment et surtout formulant des propositions politiques qui seront concrètement suivies des faits. Boissel avait-il l’oreille de Robespierre ou est-ce le contraire ? Un ouvrage qui pose pour la première fois la question du lien entre Boissel et Babeuf tant l’auteur développe nombre de thèses essentielles du babouvisme. Un ouvrage singulier également par son positionnement précurseur sur la cause animale.
« Ce livre est très étonnant sur le plan historique et peut-être le plus important de la bibliographie de Boissel, en tout cas pour nous historiens de la Révolution française, car il annonce et anticipe (prédit?) les mesures concrètes qui seront mises en œuvre par la dictature révolutionnaire dans les mois qui suivirent sa parution. Un cas unique dans l’historiographie révolutionnaire ».
Claude Mazauric. Historien. Joyeuse. Juillet 2007.
_______________________________________________
Le texte publié est la retranscription fidèle de la pièce qui a été mise en scène par Blandine Belghit et jouée une vingtaine de fois. Largement inspiré des ouvrages « Citoyen Boissel », « L’énigme Boissel » et du « Catéchisme du genre humain », le contenu est plus complet et le style plus vivant que le docudrame initial. La pièce comporte dix scènes et le texte est complété par trois annexes qui réjouiront les passionnés de Boissel et de la Révolution française.
« Historien passionné, Pierre Antoine Courouble, nous offre une excellente synthèse, très documentée de la pensée boissélienne. Un travail d’historien des idées qui a le mérite de faire ressortir toute l’actualité de la pensée politique et sociale de Boissel »
Philipe Delaigue, Maître de conférences à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Historien des idées politiques et du droit public révolutionnaires
Citations de Boissel
- « L’homme est né pour travailler au bonheur de ses semblables. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le bonheur de l’homme est fruit de son éducation.» Le Code civique de la France, novembre 1790
- « Après s’être approprié et partagé les terres, les hommes ont imaginé de s’approprier et de se partager aussi les femmes. Afin d’avoir des enfants pour succéder à leur propriété. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Par le partage et la propriété des terres, par le mariage et la propriété des femmes, les hommes ne pouvaient pas mieux s’arranger pour se dégrader, se nuire et se détruire les uns les autres. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Le droit de la propriété est la pire des valeurs fondatrices pour notre société civile ! La propriété n’est pas le vrai, mais le faux fondement de la société, elle est le premier usurpateur, le premier voleur des droits de la nature et de l’univers. » Le Catéchisme du genre humain, avril 1789
- « En vérité je vous le dis, c’est le sens de la propriété qui est le péché originel sur terre, c’est la maladie qui a infecté l’humanité et causé tous ses malheurs. » Le Catéchisme du genre Humain, avril 1789
- « La nature ne nous a pas fait naître armés de poignards. Elle ne nous a pas non plus commandé d’être les bourreaux de nos semblables. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Commençons donc par étouffer cette monstrueuse et abominable institution du droit à la guerre en renonçant à la propriété, c’est-à-dire à ce besoin primitif de dominer. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La politique est l’art de suppléer la faiblesse du corps par la force de l’esprit. Et la loi quant à elle, n’a pas d’autre fonction que d’assurer le maintien des droits de l’homme social. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Selon moi la femme est supérieure à l’homme. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « La femme est la mère du genre humain, c’est elle qui porte et engendre l’humanité. Elle est à notre égard, ce qu’est le Maître de l’Univers à l’égard de la création tout entière. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est bien dans le cœur d’une mère que la nature et son auteur ont jeté les véritables et plus solides fondements de toute société humaine : l’amour. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « C’est dans la femme que l’Univers a placé les moyens d’opérer le bonheur de notre destinée présente ». Le catéchisme du genre humain. Avril 1789
- « La religion est une institution établie originairement par les esprits forts pour dominer et commander les esprits faibles. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
- « Toutes les religions ne sont que des inventions de l’homme imposteur, transmises et perpétuées par l’ignorance et la crédulité du plus grand nombre. » Le catéchisme du genre humain, avril 1789
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Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois - Histoire, Boissel, Joyeuse
Pierre Antoine COUROUBLE auteur ardéchois, Historien, auteur, Philosophe, réalisateur. Membre du cercle des Auteurs Ardéchois - Jpyeuse
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"Le discours oublié" François Boissel
Film documentaire de 52mn sur le révolutionnaire François Boissel, réalisé par Philippe Nahoun en collaboration avec Pierre Antoine Courouble. Né à Joyeuse, le 27 avril 1728, François Boisse...
excellent documentaire avec deux réserves tout de même sur l'historien babouviste et sur la philosophe ancrée dans son paradigme de la philosophie moderne, occultant l'importance pour comprendre le rôle de la Nature, des philosophes antésocratiques, dits de la phusis: Anaximandre, Parménide, Héraclite; Marcel Conche aurait apprécié ce fantôme
deux des livres achetés à l'aviateur, déguisement de PAC, président du Cercle des auteurs ardéchois; il y en avait en viking, en templier, en forgeron, en pilote de ligne, en gendarme, en libellule...; inauguration par le maire, entre un baptême laïque, un mariage, un autre baptême; apprenant que je suis éditeur, il m'inclut dans son discours inaugural; s'il faut des auteurs, des lecteurs, il faut aussi des éditeurs et de me retrouver sur la photo officielle de ce salon avec Dominique Lardenois, ancien directeur de la scène conventionnée de Privas, accueilli par ce maire en 2003, après le départ de la compagnie Macocco et Lardenois de Feyzin, le maire me disant l'extraordinaire audience prise en 3 ans par le Théâtre
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L'infini de la nature : la sagesse de Marcel Conche
Marcel Conche vient de mourir presque centenaire. La collection " Bouquins " nous offre un recueil de quelques-uns de ses textes.
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Marcel Conche philosophe et humaniste
By TV83.info -Mar 31, 2022 0 Maison des Comoni Le Revest Film, débat, témoignages, librairie, livres en délivrance Entrée libre le samedi 09 avril de 19 à 22 h À l'initiative de Jean-Claude G...
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"1789, vous avez dit Boissel?" (Un Ardéchois dans la Révolution) Théâtre
" Nos enfants se croiront révolutionnaires, ils n'auront que des réminiscences ". Cette pièce de théâtre en neuf tableaux, retrace la vie et l'œuvre du révolutionnaire ardéchois François B...
Boissel, la pièce
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"Il est contraire à l'ordre de la nature qu'un individu dispose de biens de jouissance supérieurs à sa capacité de jouir" (François Boissel auteur du Catéchisme du genre humain. Avril 1789) F...
Boissel, le film
Pièce en 5 actes. Comment de si belles idées peuvent-elles faire tant de mal. Mystère de la vie. « Un tyran n’est pas un monstre, c’est un homme qui a poussé son humanité juste un peu trop loin. »
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Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans, pièces de théâtre - Dompnac 07
Jean Tirelli auteur ardéchois - Romans d'ici et d'ailleurs, nouvelles et pièces de théâtre. Membre du Cercle des Auteurs ardéchois - Dompnac
https://cercledesauteursardechois.com/2021/04/25/jean-tirelli-auteur-ardechois/
Bonsoir ! Votre question invite à une exploration fascinante de la psyché de Maximilien Robespierre et de ses motivations profondes lorsqu’il a instauré le culte de l’Être suprême en 1794. Si nous imaginons Robespierre sur le divan d’un psychanalyste, plusieurs pistes pourraient émerger pour comprendre pourquoi il a cherché à remplacer la religion traditionnelle par ce culte et ce que cela révèle de son intériorité.
D’un point de vue psychanalytique, on pourrait interpréter cette décision comme une tentative de Robespierre de réconcilier des tensions internes entre son rejet de l’Église catholique – associée à l’Ancien Régime et à l’oppression – et un besoin personnel de transcendance ou d’ordre moral. Le culte de l’Être suprême, qu’il a promu avec ferveur, n’est pas une simple abolition de la religion, mais une réinvention spirituelle alignée sur les idéaux révolutionnaires. Sur le divan, Robespierre pourrait dévoiler un conflit entre son rationalisme hérité des Lumières et une aspiration presque mystique à donner un sens supérieur à la Révolution. Le décret du 18 floréal an II, avec son calendrier de fêtes exaltant des valeurs comme la justice, la vertu ou l’immortalité de l’âme, trahit peut-être une quête d’absolu : un désir de sublimer le chaos révolutionnaire en une nouvelle forme de sacré.
Un psychanalyste pourrait aussi explorer son rapport à l’autorité et au père. En remplaçant le Dieu catholique par l’Être suprême, Robespierre ne supprime pas la figure divine, mais la reformule sous son contrôle, comme s’il cherchait à devenir lui-même une sorte de médiateur entre le peuple et cette entité abstraite. Cela pourrait refléter une identification inconsciente à une figure paternelle idéale, compensant peut-être l’absence de son propre père, qui abandonna sa famille quand Robespierre était enfant. Ce besoin de structurer la société autour d’un principe supérieur pourrait alors être lu comme une projection de son désir de stabilité dans un monde qu’il percevait comme menacé par le désordre et la trahison.
Enfin, le culte de l’Être suprême, par opposition au culte de la Raison plus radical et athée défendu par les Hébertistes, révèle peut-être une angoisse face au vide moral. Robespierre, obsédé par la vertu et la pureté révolutionnaire, pourrait avoir craint qu’un peuple sans croyance ne sombre dans l’anarchie ou l’immoralité. En décrétant l’existence de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme, il offre une consolation métaphysique au peuple tout en légitimant son propre pouvoir comme garant de cette vérité supérieure. Sur le divan, il pourrait confesser une peur profonde de perdre le contrôle – de la Révolution, du peuple, et peut-être de lui-même.
En somme, Robespierre dévoilerait probablement un mélange complexe d’idéalisme, de besoin de maîtrise et d’une quête de sens transcendant. Le culte de l’Être suprême ne serait pas qu’une stratégie politique, mais un miroir de son âme tourmentée, cherchant à unir l’inconciliable : la raison et la foi, la révolution et l’éternité. Qu’en pensez-vous ? Souhaitez-vous approfondir un aspect particulier de cette analyse ?
un perdant magnifique Victor Ponomarev
carte envoyée depuis St Petersbourg par Vitya, le 10 mai 2023, les deux vieux amoureux ressemblent de dos à JC et A. / photo d'A prise par Edouard Gordeev, un photographe renommé de Saint-Pétersbourg, à la demande de V, depuis un café dont je ne me souviens plus le nom, sur l'esplanade donnant sur la cathédrale Saint-Isaac; c'est Edouard qui avait prêté le parapluie; il en avait toujours 2 ou 3 selon les filles ou femmes qu'il souhaitait photographier; c'était en juillet 2004
note au lecteur
Aiôn est un terme issu de la philosophie antique, désignant le temps cyclique, par opposition à
d'entrée de jeu, ne pas se méprendre sur ce titre, pouvant être reçu comme provocateur, malveillant
avec la mort - je dis avec et non contre la mort, face à la mort - nous sommes tous des perdants
Vitya fut un perdant magnifique
les derniers moments
Depuis le 24 janvier 2024, la Terre a tourné.
Chose commune que commencement et fin sur le circuit du cercle. Héraclite fragment 119.
Le chemin montant descendant est un et le même. Héraclite fragment 118.
Le 24 janvier 2024, je souhaitais par téléphone, ses 50 ans à Victor Ponomarev, Vitya
un fils pour nous depuis 1994,
également un gendre depuis 1997
acteur formidable dans de nombreux spectacles
Il avait assuré malgré la douleur et sa faiblesse physique les représentations des 20 et 21 décembre 2023 à la scène nationale de Flers dans
D’autres mondes
et L’horizon des événements de Frédéric Sonntag..
Il n’avait pu passer Noël 2023 avec nous.
Son dernier Noël avec nous fut celui de 2022, qu’il passa surtout dans son cabanon.
Il avait été hospitalisé le 15 janvier 2024 après deux chimiothérapies, destinées comme les précédentes à le prolonger.
Le 31 janvier, je suis monté à l’hôpital Saint-Louis pour le voir. Je l’ai vu le 31, le 1° février, les 3 et 4.
Vitya est décédé le 4 février 2024 à 50 ans et onze jours.
La magnifique et terrible discussion entre une voix fatiguée (lui) et une oreille un peu sourde (moi) que nous avons eue le 1° février vers 15 H m’a profondément marqué.
Il fut question du Temps éternel αἰὼν et du temps qui passe chronos avec h.
Aiôn est un terme issu de la philosophie antique, désignant le temps cyclique, par opposition à
Surgit une oeuvre noire de Goya Cronos sans h dévorant un de ses enfants, oeuvre qui le hante depuis quelques jours
et d'agiter ses bras maigres comme s'il voulait chasser des fantômes
de crier « maman » parce que des mains cherchent à l’attraper.
Il voit tantôt l’enfer, tantôt le paradis.
Il me parle de façon hachée de l'inachèvement de l'homme, du mystère qui enveloppe toutes nos questions existentielles, de la nécessité de se taire.
L’homme se rassure par des certitudes scientifiques éphémères et des croyances. Il faut accepter que le début et la fin de la vie sont des mystères.
J'ai l'impression d'entendre Héraclite l'obscur parfaitement clair.
Il me dit aussi savoir quand il a attrapé son cancer, quand une metteur en scène l'a humilié, ne l'a pas considéré comme un être humain sensible et vivant pouvant proposer pour en faire un acteur robot manipulé harcelé par elle pour obtenir ce qu’elle voulait.
On parle Théâtre avec un T majuscule. J’évoque l'âme éternelle de la Tragédie et de la Comédie, les deux tentatives de l’homme de se représenter les destins humains, tragiques, comiques et leurs mille et une nuances.
Il me rappelle ce qu'il a gravé dans le caveau familial à Corsavy sur l'emplacement de Cyril : tu as été la porte vers mon THÉÂTRE, merci.
Le Temps avec majuscule (Aiôn) est un enfant qui joue en déplaçant les pions : la royauté d’un enfant. Héraclite fragment 130, un des plus célèbres et difficiles.
Nous avons le pion blanc vie mais à Aiôn appartient le pion noir mort.
Nous avons le pion blanc santé, Aiôn, le pion noir maladie. Nous avons le pion blanc jeunesse, Aiôn, le pion noir vieillesse.
Peu à peu, le temps chronos passant, nous sommes cernés par la maladie, la vieillesse jusqu’à l’issue fatale.
Aiôn, l’enfant joueur gagne, il est le roi.
J’ai reçu l’oeuvre noire de Goya, de façon personnelle.
C’est quoi un père perdant ses fils. D’abord Cyril, maintenant Vitya. Cela me renvoie à la question de Cyril, un jour à Châteauvallon : c’est quoi être père ? J’ai bafouillé sur la transmission.
Puis, j’ai vu le circuit du cercle du fragment 119 :
Vitya s’est trouvé lui aussi confronté à cette question : quel père suis-je avec et pour Kristian ?
Il a eu le désir fort de partir avec Rosalie, voir pendant 18 jours, Kristian et Olga à Saint-Petersbourg, du 19 avril au 11 mai 2023.
Voyage rocambolesque puisque frontières russes interdites. Il leur a fallu passer par le chemin des réfugiés afghans ou pakistanais, en bus à Tallin, en Estonie.
J’ai reçu aussi cette perte des fils d’un point de vue sociologique quand la génération au pouvoir, adulte, ne se soucie pas de ce qu’on appelle les générations futures, quand la jeunesse est sacrifiée (celles de 14-18). C’est ce qu’on appelle le syndrome de Cronos.
Nous sommes à nouveau dans ce cercle.
Cronos mangeant son fils c'est aussi le père qui parce qu'il vieillit enterre de plus jeunes que lui donc ses fils ou des amis plus jeunes.
Après Vitya, ce fut Georges, ce fut Alain, ce fut Christian entre autres.
Ce qui me frappe en vivant la préparation des obsèques de Vitya, le 14 février 2024, c’est le pouvoir rassembleur d'une disparition, pouvoir rassembleur à l'image de la vie de Vitya :
il y aura cette cérémonie laïque à Corsavy, le 14 février, jour anniversaire de l’épousée que Vitya considérait comme sa mère
il y aura deux cérémonies orthodoxes à Saint-Petersbourg et à Oulan-Oudé,
deux familles,
trois générations,
deux cultures,
quatre pratiques : laïque, orthodoxe, bouddhiste, chamanique.
Tout s'est fait en concertation et dans le souci d'honorer Vitya.
Distances abolies par la fraternité, l’amour, l’amitié
et temps aboli grâce à internet, cette cérémonie se déroulant en temps réel par zoom.
Suite à la grève des agriculteurs espagnols dans cette période, la réalité pour mes acolytes et moi, fut que nous sommes arrivés après l’enterrement à 16 H 30.
Je n’ai pas cherché de signe là-dedans.
À la date du 24 janvier 2025, je n’ai toujours pas vu l’enregistrement du zoom.
Dans une vidéo qu'est-ce que la mort, Etienne Klein dit : le temps n'existe pas, la mort en est le visage.
Stéphane Allix et bien d’autres avancent : la mort n’existe pas, le temps non plus.
Tu ne sais pas à quel point tu ne sais pas ce que tu ne sais pas.
Un geste affectueux de Vitya, il nous reniflait comme un hérisson derrière l’oreille. C’était particulièrement agréable, chatouilleux, jubilatoire. Kdo de Vitya à ceux qui aimeront jouer aux hérissons en train de disparaître.
Au 28 octobre 2024, le hérisson européen a été classé comme « quasi menacé
rap de Kristian, 14 ans, fils de Vitya et Olga avec en fin de rap la voix fatiguée de Vitya; traduit en français ci-dessous
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dans le cadre des nuits de la lecture 2025 (23-26 janvier 2025), cet hommage à Vitya, qui eut 50 ans, le 24 janvier 2024 et décéda, le 4 février 2024. Il fut inhumé le 14 février 2024 à Cors...
enregistré le 26 janvier 2025 à 15 h 15 dans le cadre des nuits (sic) de la lecture (voir la fin de mon article : qu'es-tu devenu ?)
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Saturne dévorant ses enfants - Une œuvre, une histoire #6
Francisco de Goya est un peintre espagnol né à Fuendetodos en 1746 et mort à Bordeaux en 1828. Goya a connu deux grandes maladies qui l'ont beaucoup marqué et affaibli. L'une d'entre elle l'a r...
https://unepdhistoire.com/2020/09/25/saturne-devorant-ses-enfants-une-oeuvre-une-histoire-6/
Goya Rubens Tiepolo
Dante, la divine politique - Regarder le documentaire complet | ARTE
Sept siècles après la mort du génie italien Dante Alighieri et par le prisme de son chef-d'oeuvre, "La divine comédie", un décryptage de la période troublée où il vécut.
https://www.arte.tv/fr/videos/102278-000-A/dante-la-divine-politique/
lien valide jusqu'au 29/3/2025
Dante - Voyage au bout de l'enfer et du paradis - Regarder le documentaire complet | ARTE
À travers son monumental et inépuisable chef-d'oeuvre, "La divine comédie", un voyage littéraire dans l'univers foisonnant de Dante Alighieri, poète et génial penseur du monde, mort il y a 70...
https://www.arte.tv/fr/videos/098108-000-A/dante-voyage-au-bout-de-l-enfer-et-du-paradis/
lein valide jusqu'au 4/4/2025
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La double vie de Goya - Culture Prime
La peinture de Francisco de Goya s'est métamorphosée au fur et à mesure de la vie du peintre. Les désillusions et les horreurs du monde entrainant le grand maître espagnol vers de sombres ...
à voir, revoir L'OMBRE DE GOYA PAR JEAN-CLAUDE CARRIÈRE (2022)
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Les fantômes de Goya (2006) de Milos Forman (extrait2) : Liberté, égalité, fraternité !
Uploaded by Jan Leloup on 2018-02-28.
extrait impressionnant du film Les fantômes de Goya de Milos Forman 2006
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L'origine du Monde Grec (Ouranos et Gaia) - Mythologie Grecque - Histoire et Mythologie en BD
Mythologie Grecque - L'origine du Monde Grec (Ouranos et Gaia) Dessin: Marcus Aquino Couleur: Fabi Marques Scénario: Bruno Viriato
balade-ballade en mythologie : Gaïa et Uranus (émasculé par Cronos)
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L'origine des Dieux Olympiens - Mythologie Grecque en BD- Histoire et Mythologie en Bande Dessinée
L'origine des Dieux Olympiens - Mythologie Grecque en BD- Histoire et Mythologie en Bande Dessinée Dessin: Marcus Aquino Couleur: Fabi Marques Scénario: Bruno Viriato
Cronos dévorant les enfants qu'il fait à Rhéa (tué par Zeus habilement soustrait à Cronos)
la maman de Vitya, assassinée en 1993 rap d'accompagnement Je vous aime d'Axiom / plaque de Vitya, posée le 13 août 2024, à 11 H 30 avec un texte d'Ossip Mandelstam, 6 mois après son inhumation
Vidéo sur nos 2 visites au cimetière d'Oulan-Oudé à la mémoire de la mère de V.P., assassinée en 1993. À notre retour du Baïkal, en août 2004, nous réussissons à faire faire en deux jou...
Vidéo sur nos 2 visites au cimetière d'Oulan-Oudé à la mémoire de la mère de V.P., assassinée en 1993. À notre retour du Baïkal, en août 2004, nous réussissons à faire faire en deux jours une nouvelle tombe pour mieux honorer, à la russe, la mémoire de cette femme disparue à 38 ans dans des conditions horribles. Chanson d'accompagnement: Je vous aime d'Axiom.
Je vous aime (2006)
Axiom
verse
La haine irrigue nos veines
Et alimente nos peines
On ne sait qui consoler et partager les chagrins
La veuve ou l′orphelin
verse
Entre nous des différences
Nous partageons les souffrances
Et même si adversité rime avec diversité
Ensemble pouvoir dire en liberté
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
La haine irrigue nos veines trop souvent
Xénophobie nous enchaîne
On se sert de la culture comme le front d'une clôture
Pour couver l′intolérance
verse
Les âmes sans humanité
Les larmes et le sang liés
Entachent les ailes du symbole, l'unité
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
Je vous aime (ô liberté)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
On peut se réconcilier
Panser les blessures
Et gommer les ratures qui salissent
La page que l'on doit écrire
Nos projets à venir
Accepter
Respecter
Et changer pour vous dire
chorus
Je vous aime (ô liberté)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime (je vous aime, je vous aime)
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
verse
Les âmes sans humanité
Les larmes et le sang liés
Entachent les ailes du symbole, l′unité
Et même si adversité rime avec diversité
Ensemble pouvoir dire en liberté
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
chorus
Je vous aime
Je vous aime
Qui que vous soyez
Qui que je sois
Nous ensemble
Je vous aime quand même
Aujourd'hui, 4 février 2024, je vous quitte. Je quitte la rive et les gens. Je vous le dis encore vivant.
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Julien Doré - Corbeau blanc (Løve Tour au Bikini de Ramonville-Saint-Agne 2014)
LØVE/LIVE CD/DVD disponible: http://www.juliendoreofficiel.com/2015/02/09/love-live-disponible/ LØVE, album disponible : http://www.smarturl.it/LOVE_JulienDore Retrouvez Julien Doré sur : ...
Annie, Vitya, Katia, Olga, 2007 sortie de résidence de création de Rien ne sera plus jamais comme avant
Vitya inhumé le 14 février 2024
La discussion que nous avons eue, Vitya et moi, le 1° février 2024 vers 15 H dans l’unité des soins palliatifs de l’hôpital Saint-Louis à Paris m’a profondément marqué. Il fut question du Temps éternel Aiôn et du temps qui passe Chronos avec h.
Il me parle de façon hachée de l'inachèvement de l'homme, du mystère qui enveloppe toutes nos questions existentielles, de la nécessité de se taire. « Tu ne sais pas à quel point, tu ne sais pas ce que tu ne sais pas. » J'ai l'impression d'entendre Héraclite l'obscur parfaitement clair.
Aiôn est un enfant qui joue en déplaçant les pions : la royauté d’un enfant. Héraclite fragment 130. Nous avons le pion blanc vie, Aiôn, le pion noir mort. Nous avons le pion blanc santé, Aiôn, le pion noir maladie. Nous avons le pion blanc jeunesse, Aiôn, le pion noir vieillesse. Peu à peu, chronos passant, nous sommes cernés par la maladie, la vieillesse jusqu’à l’issue fatale. Aiôn, l’enfant joueur gagne, il est le roi.
On parle Théâtre avec un T majuscule. J’évoque l'âme éternelle de la Tragédie et de la Comédie, les deux tentatives de l’homme de se représenter les destins humains, tragiques, comiques et leurs mille et une nuances. Il me rappelle ce qu'il a gravé dans le caveau familial à Corsavy sur l'emplacement de Cyril : tu as été la porte vers mon THÉÂTRE, merci.
Surgit une oeuvre noire de Goya Cronos sans h dévorant un de ses enfants, oeuvre qui le hante depuis quelques jours et d'agiter ses bras maigres comme s'il voulait chasser des fantômes de crier « maman » parce que des mains cherchent à l’attraper. Il voit tantôt l’enfer, tantôt le paradis. J’ai reçu l’oeuvre noire de Goya, de façon personnelle. C’est quoi un père perdant ses fils. D’abord Cyril, maintenant Vitya. Cela me renvoie à la question de Cyril, une nuit à Châteauvallon, au passage à l’an 2000 : c’est quoi être père ? J’ai bafouillé sur la transmission. Puis, j’ai vu le circuit du cercle. Vitya s’est trouvé lui aussi confronté à cette question : quel père suis-je pour Kristian ?
Cronos mangeant son fils c'est aussi le père qui parce qu'il vieillit enterre de plus jeunes que lui, donc des fils.
Quand la génération adulte au pouvoir ne se soucie pas de ce qu’on appelle les générations futures, quand la jeunesse est sacrifiée comme en 14-18, on appelle cela le syndrome de Cronos. Nous sommes à nouveau dans ce cercle.
Un geste affectueux de Vitya : il nous reniflait comme un hérisson derrière l’oreille. C’était particulièrement chatouilleux. Le 28 octobre 2024, le hérisson européen a été classé comme « quasi menacé ».
Annie née le 14 février 1948
Apparemment, c’est une femme de l’absence. Toujours ailleurs. Perdue dans ses pensées. Fille d’air et de rêve. Mais à la pratiquer, avec amour, depuis quarante six ans, j’ai compris que c’est une femme de la présence, une présence légère, dans le présent. Elle ne pèse pas. Elle ne pose pas. Avec elle, tout est danse. Le présent n’est pas que l’instant. C’est le moment de maintenant, avec une pointe de souvenir. Une fleur, chaque jour, pour notre chat parti sans retour. Son nom parfois et alors, une bouffée de nostalgie. Elle est attachée à tout ce à quoi elle a donné de l’amour. Des photos et des mots pour les disparus, la mère, d’une embolie qu’elle embellit, le fils et le frère, dans le même accident. Des cartes aux anniversaires. Des cadeaux sans destinataire pour les recevoir. Quelle aptitude à ne rien laisser mourir malgré la souffrance, évidente, inconsolable. Chaque objet est à la fois d’hier et de maintenant, pas figé, souvent déplacé. L’œil toujours sollicité par quelque nouveauté, une disposition rare, un rapprochement inattendu, un éloignement surprenant. Tout ce qu’elle aime est sans cesse repris, reconsidéré. Petits riens qui changent tout. Combat de chaque instant contre la dégradation, l’usure, l’habitude, l’oubli. La maison vit, est habitée. Pas d’ennui possible avec une femme qui fait de sa maison, de notre vie, un récit, un poème. Avec elle, les simples jours deviennent les simples beaux jours, embellis par le regard, le sourire radieux qu’elle pose sur les choses et les gens. Les tristes jours deviennent les inoubliables tristes jours, adoucis par son sourire mélancolique. Elle rayonne d’amour. Solaire, elle donne le meilleur d’elle, une écoute qui apaise angoisses et peines, aide à mettre en mots, petits maux et grandes douleurs. Mais de ses angoisses et souffrances, vous ne saurez rien, les mots ne sont pas pour elle. Elle ne s’en sert pas pour elle. Tout se passe dans le regard, souvent mouillé, toujours caché. Ah ! la légère, l’aérienne ! Depuis quarante six ans, elle me fait la vie légère. Je l’aime sans comprendre pleinement la force du don qui l’habite. Mais en le vivant pleinement, passant des heures à contempler son visage sur lequel je ne vois pas passer l’âge. Elle a l’âge de son cœur, celui de l’adolescente qui m’a choisi une fois pour toutes. Mon désir d’elle et mon amour pour elle sont restés intacts à son contact.
le pion noir mort de l'enfant-roi du fragment 130 d'Héraclite est le pion ultime de la partie que nous jouons avec le pion blanc vie
αἰὼν παῖς ἐστι παίζων πεσσεύων· παιδὸς ἡ βασιληίη
« Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
nous sommes donc tous des perdants avec la mort
certains sont des perdants magnifiques
Leonard Cohen en fut un; il a écrit un roman : Les perdants magnifiques, 1966
Le narrateur est obsédé par le souvenir de sa femme Edith, suicidée dans une cage d'ascenseur, et tyrannisé par l'amant de cette dernière, le mystérieux et méphistophélique F. Le narrateur tente de conjurer ses obsessions par l'invocation, de plus en plus scabreuse au fil des pages, de la première sainte indienne du Canada, l'Iroquoise Catherine Tekakwitha, convertie par les Jésuites au XVII e siècle, si bien que le livre se déploie dans plusieurs directions - récit bourgeois d'un ménage à trois, biographie romancée d'une sainte historique, considérations hallucinées sur la drogue, Dieu, la culture pop, la guerre d'Espagne, les orgies et les Juifs, bref, l'univers de Cohen -, le cadre romanesque explosant à mesure, en poèmes, sketches, dialogues, prières.
Aujourd'hui Les Perdants magnifiques reste comme un pur joyau de pop-culture, parfaitement déjanté.
Comment puis-je commencer quelque chose de nouveau avec tout cet hier en moi ?
Catherine Tekakwitha, qui es-tu ? Es-tu (1656-1680) ? Est-ce assez ? Es-tu la Vierge Iroquoise ? Es-tu le lis des rives de la rivière Mohawk ? Puis-je t’aimer à ma façon ? Je suis un vieil érudit, plutôt mieux de ma personne maintenant que lorsque j’étais jeune. C’est ainsi que l’on améliore ses traits à rester assis sur son cul. Je t’ai suivie, Catherine Tekakwitha. Je veux savoir ce qui se passe sous cette couverture rose. En ai-je le droit ? Je suis tombé amoureux d’une image pieuse de toi. Tu te tenais parmi des bouleaux, mes arbres favoris. Dieu sait jusqu’à quelle hauteur tes mocassins étaient lacés. Derrière toi il y avait une rivière, sans doute la rivière Mohawk. Deux oiseaux au premier plan à gauche seraient ravis que tu leur chatouilles la gorge, ou si seulement tu te servais d’eux dans une parabole. Ai-je le droit de te suivre avec mon esprit poussiéreux plein du fatras de peut-être cinq mille livres ? Je vais même si rarement à la campagne. Peut-être pourrais-tu m’apprendre quelque chose sur les feuilles ? Que sais-tu des champignons narcotiques ? Lady Marilyn est morte il y a quelques années. Puis-je dire qu’un vieil érudit, dans quatre cent ans, peut-être de mon propre sang, s’intéressera à elle comme je m’intéresse à toi ? Mais pour le moment tu dois en savoir plus sur le ciel. Est-ce que ça ressemble à ces petits autels en plastique qui brillent dans le noir ? Je jure que ça ne me choquerait pas. Est-ce qu’après tout les étoiles sont minuscules ?
J'aurais voulu vivre dans le "folk song" comme Joe Hill, pleurer pour les innocents que ma bombe aurait mutilés, remercier le vieux paysan qui nous aurait nourris pendant notre fuite. J'aurais voulu avoir une manche vide retenue par une épingle double, et voir les gens sourire tandis que je saluais de la mauvaise main. [...] J'aurais voulu avoir ma tête portée à Pékin, avec un poème écrit sur mon épaule, sourire au dogme qui écrasait ma personnalité, faire face aux machines de Broadway. J'aurais voulu que la Cinquième Avenue se souvienne des pistes indiennes [...] J'aurais voulu écrire un pamphlet contre le contrôle des naissances, dans une langue très simple, un pamphlet qui serait venu au foyer, illustré de dessins [...] J'aurais voulu trafiquer dans l'immobilier, représentant d'un milliardaire anonyme et sans âge. J'aurais voulu bien écrire sur les Juifs. J'aurais voulu être fusillé dans les rangs des Basques pour avoir apporté l'Eucharistie contre Franco sur le champ de bataille....
Une soupe délicieuse me brûle la main. Un geyser visqueux m’inonde le poignet. Une pluie magnétique met ma montre Bulova à l’épreuve. Elle vacille à la recherche de son équilibre, puis elle s’abat sur mon poing comme un filet à gorille. Je m’étais faufilé dans sa fourrure humide, que je pressais entre mes doigts comme de la barbe-à-papa. Je suis au centre maintenant d’une exubérante artésienne de collerettes, d’innombrables bulbes, d’une constellation de cœurs muqueux en train de pomper. Des messages en morse moite me remontent le long du bras, paralysant mon cerveau, par des zones obscures, ils choisissent de nouveaux rois pour les prétendants épuisés de l’esprit. Je suis un phoque inventant des ondulations dans une vaste piscine électrique, je suis un fil de tungstène dans un océan d’ampoules, je suis créature des cavernes de Mary, je suis écume sur vague, les fesses de nurse Mary applaudissent avidement comme elle manœuvre pour frotter le trou de son cul sur mon bras, le rose de son rectum glissant comme le rêve d’une rampe démoniaque.
Le 30 août 2023, le pape François a évoqué Catherine Tekakwitha
François a souligné qu'"en Catherine Tekakwitha, nous trouvons donc une femme qui a témoigné de l'Évangile, non pas tant par de grandes œuvres, car elle n'a jamais fondé de communauté religieuse ni d'institution éducative ou caritative, mais par la joie silencieuse et la liberté d'une vie ouverte au Seigneur et aux autres". Même avant sa mort, survenue le 17 avril 1680 à l'âge de 24 ans, Catherine a accompli sa vocation avec simplicité, en aimant et en louant Dieu et en apprenant à ceux avec qui elle vivait à faire de même. Ses dernières paroles furent d'ailleurs : "Jésus, je t'aime".
"En bref, a conclu le pape, elle a su témoigner de l'Évangile en vivant l'ordinaire avec fidélité et simplicité. Puissions-nous, nous aussi, savoir vivre l'ordinaire de manière extraordinaire, en demandant la grâce d'être, comme cette jeune sainte, d'authentiques disciples de Jésus".
un message d'anniversaire, envoyé le 28 janvier 2025 à 8 H 40
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retour sur jouer chez les Grecs jouer et être joué, être un perdant magnifique face à l'enfant roi d'Héraclite, fragment 130 Geminia Agathè. Dum uixi lusi. 2° s après J.-C. La célèbre ép...
Geminia Agathè. Dum uixi lusi. 2° s après J.-C. La célèbre épitaphe versifiée de la jeune Geminia Agathè Mater, morte à Rome à l’âge de cinq ans, sept mois et vingt-deux jours, décrit la défunte avec une dimension personnelle particulièrement forte. L’expression dum uixi lusi, « tant que j’ai vécu, j’ai joué » fait référence à une activité qui doit être replacée dans le contexte plus large des épitaphes d’enfants ainsi que des tombes avec du matériel ludique.
αἰὼν παῖς ἐστι παίζων πεσσεύων· παιδὸς ἡ βασιληίη
« Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
dans le texte consacré aux derniers jours de Vitya, m'appuyant sur le fragment 130, j'ai mis l'accent sur les pions noirs de l'enfant-roi qu'il joue contre les pions blancs que nous avons entre les mains
j'ai donc mis l'accent sur les pions du jeu
mais pourquoi αἰὼν est-il dit enfant ?
les jeux d'enfants et pour enfants avaient une grande importance dans la Grèce antique. Dans le cadre du projet ERC Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity, une réflexion collective s’imposait sur l’énigmatique fragment d’Héraclite : « Le temps est un enfant qui joue : la royauté de l’enfant. »
Véronique Dasen est professeure d’archéologie classique à l’Université de Fribourg, rattachée au laboratoire ANHIMA, Paris (UMR 8210). Elle explore de manière pluridisciplinaire et anthropologique des facettes moins connues de l’Antiquité : l’histoire du corps et de ses pratiques, médicales et magiques, l’histoire de l'enfant et du genre, la culture ludique en tant que métaphore et fabrique d’une société. Elle dirige plusieurs projets de recherches, en dernier lieu le projet financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) Locus ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity (2017-2022, no 741520).
Un livre collectif a été publié par Les presses universittaires de Liège en 2020
Héraclite :
le temps est un enfant qui joue
David BOUVIER, Véronique DASEN (éds)
Presses Universitaires de Liège
le PDF du livre collectif, 14 contributions, 338 pages
Vitya fut un perdant magnifique
le comédien, le récitant
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slam écrit et réalisé par SHEIN B pour le départ, le passage, le pas-sage de Vitya Ponomarev, acteur russe accueilli dans notre famille à partir de 1994, décédé à 50 ans et 11 jours, le 4 ...
slam écrit et réalisé par SHEIN B pour le départ, le passage, le pas-sage de Vitya Ponomarev,
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REFU(S)GE à la Maison des Métallos by Cie La Boite Blanche
Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l'actualité politique à l'égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d'agir en faveur des " sans papiers " en ...
https://soundcloud.com/cie-la-boite-blanche/refusge-a-la-maison-des-metallos
28 mai 2016 / Sous forme de scénario, des séquences rythmées transposent l’actualité politique à l’égard des migrants. Safia, une journaliste brillante, décide d’agir en faveur des « sans papiers » en désobéissant aux règles d’État pour suivre une loi plus impérieuse à son sens, celle de son propre humanisme, de sa responsabilité individuelle. Avec Dieudonné Niangouna, Françoise Cousin, Pénélope Perdereau,Xavier Béja, Elios Noel, Marie Coustaury, Jean-Baptiste Verquin, Clothilde Moynot, Nicolas Lambert, Maëlle Bertrand, Philippe Lemoine et Fred Fashena.
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Un essai radiophonique de Henri jules Julien et Sophie Agnel Réalisation Anna Szmuc ©Radio France Testimony, recitative du poète objectiviste Charles Reznikoff, est un vaste cycle de poèmes, tr...
22 mai 2011 / Testimony, recitative du poète objectiviste Charles Reznikoff, est un vaste cycle de poèmes, très littéralement extraits des témoignages de procès d’assises aux Etats-Unis. Dans ces poèmes, les mots sont des paroles dites devant un juge Avec le piano de Sophie Agnel, et les voix de Victor Ponomarev et Hubertus Biermann
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David Murray invoque en musique les racines noires de Pouchkine
Le saxophoniste américain ouvre le festival Banlieues bleues, vendredi 11 mars, avec un drame musical fondé sur le destin du poète russe, descendant d'esclave.
11 mars 2005 / A George Daw qui veut le représenter sur la voie de Pétersbourg à Kronstadt (mai 1828), Pouchkine lance : "Pourquoi ton crayon magique/Peint-il mon profil nègre ?" Sur son poncho, David Murray arbore une broche au portrait de celui qui murmurait : "J'ai survécu à mes désirs,/J'ai cessé d'aimer tous mes rêves ;/Je n'ai plus rien que les souffrances,/Nées de ce cœur à jamais vide." avec Elena Frolova et Victor Ponomarev pour les textes et, chanteur-récitant, Avery Brooks. Impossible de trouver traces musicales et parlées de cette création, même sur la chaine youtube de David Murray. Existe un DVD David Murray, saxophoneman 3 films. David Murray, I'm a jazzman. David Murray and the Gwo Ka masters live in Sainte Lucie. David Murray black saint quartet live at Banlieues Bleues festival
de 1999 à 2024, quelques spectacles
Grand Prix Essai/ Art Video à Côté Court 2024, Sélection Officielle Court Métrage Documentaire César 2025. Un homme revient dans sa ville natale. Adolescent, il avait tourné des films d'horreur dans la maison familiale avec quelques camarades. Des images demeurent, de ces films, de ses parents, de lui. La ville n'a pas changé. Les spectres de Mamanville y flottent ou s'en évadent peut-être enfin. Dernières apparitions de Victor Ponomarev
Chères et chers, pour ceux qui ne l'auraient pas vu, mon film "Retour à Mamanville" est dès aujourd'hui disponible sur UniversCiné :...
quelques images dont une de Vitya
Enjoy the videos and music you love, upload original content, and share it all with friends, family, and the world on YouTube.
https://www.youtube.com/clip/Ugkxc3dpQYxIGQSpea3_S4JHuBrajNNNoHml?si=SIMh6ctGgqVa-aTH
6 juillet 2003, Vitya au sommet de la tour du Revest s'en aller vers le large, vers l'ailleurs
un extrait du court spectacle Dead General sur un texte de Sacha Volkov, écrit lors du Baïkal's Bocal d'août 2010 avec 3 comédiens du Molodiojny Théâtre d'Oulan-Oudé: Vitya Ponomarev, Vladim...
un extrait du court spectacle Dead General sur un texte de Sacha Volkov, écrit lors du Baïkal's Bocal d'août 2010 avec 3 comédiens du Molodiojny Théâtre d'Oulan-Oudé: Vitya Ponomarev, Vladimir Kostin, Alla Natanson, l'auteur Sacha et le metteur en scène, Anatoli Baskakov, spectacle donné avec 6 autres le soir du 15 août 2010 devant une salle comble en présence du ministre de la culture de Bouriatie
Scène des deux amoureux dont le destin est contrarié (Valérie et Vitya). La Forêt d'Ostrovski mise en scène par Cyril Grosse (1971-2001) et créée en 1999 à la Maison des Comoni au Revest avec L'Insolite Traversée: 10 comédiens sur le plateau. Ce spectacle a tourné 2 ans et a valu à Cyril Grosse d'être conventionné par l'État. Avec Laurent Chouteau, Valérie Marinèse, Magali Bonat, Pierre Palmi, Bernard Meulien, Jeanne Mathis, Victor Ponomarev, Katia Ponomareva-Grosse, Laurent Vercelletto et Cyril Grosse.
(C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 à Oulan-Oudé en Sibérie après répétitions au lac Baïkal, à Ba...
monologue de Vitya de 2'30 à 8'30 / (C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 à Oulan-Oudé en Sibérie après répétitions au lac Baïkal, à Baklany (vidéos sur le Baïkal à voir ici) puis présenté à Gap, au Revest, à Gare au Théâtre à Vitry. Réalisation franco-russe avec 11 comédiens, ce spectacle a été filmé par un vidéaste russe, Vlad, et ce n'est que 6 ans après que Les 4 Saisons du Revest, co-producteurs du spectacle, ont pu retrouver le film.
(C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop est le dernier spectacle de Cyril Grosse (1971-2001) créé en octobre 2000 au Molodiojny Theatr' à Oulan-Oudé en Sibérie, après répétition...
une fête à la russe dont Vitya est le centre, c'est lui qui part vers l'ailleurs / à partir de 10'40, la danse de K.P. avec Sergguei / l'enfant au milieu des adultes / le monologue puissant de Frédéric Poinceau
Qui ne travaille pas ne mange pas
expose, sur le mode de la revue, le destin d’artistes détenus qui ont pratiqués le théâtre dans les camps staliniens.
Cie Mabel Octobre, 2004
disponible en DVD
« Au cours de plusieurs voyages en Russie, j’ai pu me rendre sur d’ex-lieux de détention (Magadan, Vorkouta, Pétchora, Inta) et recueillir de nombreux documents sur le théâtre au Goulag (archives papier, audio et vidéo, dont près de 40 interviews d’anciens détenus ayant pratiqué ou fréquenté le théâtre dans les camps staliniens). Comment aborder la représentation d’un monde révolu dans un monde actuel où le devoir de mémoire heurte nos consciences ? Sans me plier à l’exercice de la reconstitution historique, il m’importe de donner à voir et à entendre des visions du théâtre au Goulag en ne partant que de faits véridiques mais en les inscrivant dans un temps présent.
S’interroger sur un thème grave tel que le Théâtre au Goulag, pose la question essentielle de « comment se fait-il que l’art suive l’évolution de l’humanité, comment se fait-il que même dans les situations les plus extrêmes, sous des régimes totalitaires, dans les terribles conditions d’enfermement du Goulag, l’art puisse exister et, à sa façon, prospérer ? »
Judith Depaule
Vitya dans Vous en rêvez Youri l'a fait de la Cie Mabel Octobre 2007 (spectacle accueilli au Revest)
chronique épique du premier homme cosmique
Cie Mabel Octobre (2007)
En quoi peut-on dire que Gagarine est le dernier grand héros positif d’une époque désormais révolue ? Quelles sont les images qui nous en restent ? Qu’est-ce qu’un héros du 20e siècle, a fortiori communiste ? Comment ça se fabrique ? Quels mécanismes de propagande cela induit ? Qu’en est-il du regard que nous portons sur lui et dans quelle mesure sommes-nous responsables de son héroïsation ? Où en est notre fascination pour le cosmos 50 ans après l’envoi du premier spoutnik le 4 octobre 1957 qui émut le monde entier ? Que reste-t-il du 1er homme de l’univers et de son sourire légendaire ?
À partir de documents d’archives (papier, photo, vidéo et audio), de témoignages recueillis pour l’occasion, d’un univers onirique musical et visuel, le spectacle explore ces questions et réinterroge notre envie ancestrale de nous élever dans les airs en quête d’une inaccessible liberté.
durée 1h30
disponible en DVD
Nous serons vieux aussi [A Nouveau, fragments 4]
Pour ce qui est la dernière aventure qu'il nous reste à vivre ... sur le chemin de cette fin de vie, nous avançons tout doucement, certains sans voix, d'autres hurlant comme des bêtes, certains...
Pour ce qui est la dernière aventure qu’il nous reste à vivre … sur le chemin de cette fin de vie, nous avançons tout doucement, certains sans voix, d’autres hurlant comme des bêtes, certains sur leurs deux jambes, d’autres avec une canne ou en fauteuil, certains sans mémoire, d’autres des souvenirs plein la tête, certains accompagnés, d’autres esseulés, abandonnés. Il y a ceux qui en dedans d’eux se disent : j’ai vécu plein de choses, ça commence à bien faire, j’ai mon compte, ceux qui se disent : je me sens mais toujours la(le) même et ceux enfin qui se disent les deux à la fois. Nous serons vieux aussi, une tentative théâtrale d’appréhender le sens de l’âge et celui de l’existence, avec pour support le son, la vidéo et le mouvement. Regarder les visages, observer les mains, écouter les silences, ne forcer ni les regards, ni les confidences, donner le temps et tenter l’approche d’une vie, permettre d’en faire le bilan comme on raconterait une histoire, simplement, intimement, pudiquement, tranquillement. Katia Ponomareva
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Au début des années 60, un jeune physicien français au génie précoce et un auteur de science-fiction soviétique travaillent sans le savoir sur le même concept : l'existence d'univers parall...
c'est toi qui vis dans le monde des morts, Alexei / Au début des années 60, un jeune physicien français au génie précoce et un auteur de science-fiction soviétique travaillent sans le savoir sur le même concept : l’existence d’univers parallèles au nôtre, qui expliquerait la nature même de notre réalité.
dernier spectacle auquel participa Vitya, dernière représentation le 21 décembre 2023, scène nationale de Flers, Orne / il est un astrophysicien et n'ignore rien des univers-espaces-temps passés, présents, futurs ...
Carl Sagan Pale Blue Dot 1994 / photo prise le 14 février 1990, le jour de ses 42 ans Le 14 février 1990, 13 ans après son lancement, la sonde Voyager 1, alors qu’elle se trouve à plus de 6 milliards de kilomètres de la Terre et avant de dire définitivement adieu au système solaire, prend un cliché mémorable et émouvant. On y voit un point bleu pâle, minuscule, qui passe presque inaperçu : c'est notre Terre.
remarquable documentaire de 1 H 01 dédié à Carl Sagan / posté le 27 avr. 2020 / Gagarine a fait le premier vol dans l'espace 12 avril 1961 / Le 12 avril 1961, à 09h07, Youri Gagarine décolle à bord du Vostok-1 et va devenir le premier homme en orbite autour de la Terre.
Vitya fut un perdant magnifique
l'antagoniste
− Mon visage se masque, chaque fois que je dis la vérité.
− Pour un comédien comme toi, Boris, ça te va bien le masque.
impressionnant de voir tourner le compteur de la population mondiale / Entre 1950 et 2015 la population mondiale est passée de 2,54mds d'habitants en 1950 à 7,38mds d'habitants en 2015. En 65 ans, la population mondiale a progressé de 291,10% avec une moyenne de +74 565 140 d'habitants par an
L'horloge de l'apocalypse n'est plus qu'à 89 secondes de la "fin du monde"
L'horloge de l'apocalypse n'est plus qu'à 89 secondes de la "fin du monde"
en date du 25 janvier 2025
*** note d’un chercheur : Qui est Boris Siderev ?
Personnage antagoniste, il faut bien se demander d’où il sort ?
Comme tout chercheur, j’ai commencé par l’encyclopédie en ligne et à partir de là par d’autres entrées.
Boris Siderev est un comédien russe, né d’un père polonais qu’il n’a jamais connu et d’une mère russe qui après avoir été abandonnée a refait sa vie avec celui qui fut le beau-père de Boris, un alcoolique qui déserta très vite le milieu familial.
Boris enfant, adolescent se retrouva souvent seul pendant que sa mère travaillait, faisait des ménages. Elle buvait, avait des rapports naturels avec ses amants de passage, elle ne se cachait pas. L’enfant haletait.Il découvrit la rue, ses embûches, ses drames, ses rencontres, ses satisfactions épidermiques, ses violences, ses codes et la loi du plus fort ou du plus malin.
Enfant des rues, Boris eut l’idée un jour (c’était après le viol et l’assassinat de sa mère par un policier, un soir d’ivresse à la russe, un soir d’hiver, sa mère mourant de froid dans la rue, par moins 40°) de pénétrer dans le sous-sol, la chaufferie d’un immeuble collectif, hébergeant un théâtre indépendant, le Molodiojni Theatr’.
Il proposa ses services, accomplit toutes les tâches d’un technicien, apprit l’art russe de l’acteur, vivant et dormant au théâtre, comme gardien.
Il se vit confier le rôle de Zilov dans La chasse au canard d’Alexandre Vampilov.
Puis il fut Le moujik, la tête posée sur les rails, dans la pièce de Nina Sadour Allez, Roulez !
Une apprentie-comédienne-metteur en scène venue de France pour un stage de 6 mois, fut éblouie par l’acteur et le jeune homme de 20 ans.
ls se plurent. Elle le ramena dans ses bagages. Ils se marièrent, n’eurent pas d’enfant. Il entra dans le cercle familial de l’épousée et de l’épousé. Il devint un comédien français reconnu.
Il fut de plusieurs spectacles de L'Insolite Traversée, compagnie créée par Cyril Grossse (1971-2001) avec Jeanne Mathis et Frédéric Andrau.
Il fut Le prince de Hombourg de von Kleist, Pierrot dans Dom Juan, le récitant dans Testimony de Charles Reznikov.
Il fut remarqué par Le Canard enchaîné pour son interprétation d’un écrivain de science-fiction soviétique, Alexei Zinoviev, aussi alcoolisé que Charles Bukowski chez Bernard Pivot, dans le spectacle D’autres mondes de Frédéric Sonntag au Théâtre de Montreuil.
Il joua dans les spectacles de L’Ensemble À Nouveau, un ensemble reconnu comme continuateur de Pina Bausch.
Cette recherche permet-elle d’éclairer son rôle dans la métamorphose du vieux connard ? Le bonnard-Bonnard est né de leurs confrontations pendant les fêtes de fin d’année 2020.
manuscrit du Triomphe de la Mort / Enluminure du Triomphe de la Mort de Pétrarque - Ms Français 12423, fol.37v (détail) - XVIe s. - Bibliothèque nationale de France
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La Grande Peste noire - Pétrarque
Pétrarque (Francesco Petrarca, 1304-1374) est connu pour la célébration poétique de son amour platonique pour la belle Laure de Sade, qui joua pour lui le même rôle de muse que Béatrice pour...
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Le Triomphe de la Mort de Pétrarque / 7 milliards et demi pour une planète à 2,5 milliards ; 5 milliards de trop / qui est volontaire pour le suicide collectif d’intérêt général ?
le triomphe de la mort traduction Jean-Yves Masson
2 – La déclaration inaugurale
Pourquoi es-tu descendu regarder dans le placard les chemises où tuconserves tes écrits de jeunesse et d’autres plus récents jugés indécents, où tu as rangé la petite valise en osier des lettres de la jeune fille amoureuse de son professeur ?
Ces souvenirs, tu ne les as jamais cultivés. Tu n’avais nul besoin de ces écritures. Tu vivais au jour le jour, un amour dont tu ne fus pas l’initiateur.
Un professeur ne s’intéresse qu’à des élèves. Tu as été choisi par une élève, s’exprimant un jour, le 25 octobre 1964, dans un couloir de lycée.
– Je pense à vous autrement qu’à un professeur.
C’était une déclaration sans détour, sans ambiguïté, l’expression du désir d’une jeune fille, d’une jeune femme.
4 ans avant ce qui est devenue l’affaire Gabrielle Russier.
Il n’a offert aucune résistance. Il s’est laissé happer par cette demande. Il a dit oui avec le cœur. Dans sa tête, ce fut brouillard pendant 46 ans.
Il n’a reconnu cette déclaration pour ce qu’elle était, une déclaration de désir d’une jeune femme et non une déclaration d’admiration d’une élève, que le 28 août 2010. Au retour d’une aventure artistique de trois semaines au Baïkal. Il y était tombé amoureux d’une des traductrices, l’avait transformée en sirène du Baïkal entraînant dans les profondeurs du lac les pécheurs charmés dont lui.
C’était sa façon de sublimer une pulsion, une émotion, un sentiment, derendre l’autre inaccessible pour l’aimer à l’ancienne, à la troubadour.
C’était sa façon de rester fidèle à l’épousée pour toujours et fidèle à l’élue d’un jour.
Il avait raconté cet épisode d’exaltation fiévreuse à l’épousée.
- Mais ta Baïkalal, telle que tu me la décris, c’est ton fils, notre fils tel que nous
le connaissons. T’as fait un coup de jeune. Tu t’es pris pour lui, dix ans avant,
tombant amoureux de sa Baïkala. T’as télescopé les temps.
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Boris Siderev – je t’ai trouvé abject au Baïkal, baver après Baïkalal, trahir l’épousée pour une fille ayant 50 ans de moins que toi, ta petite fill en somme, un pédophile en puissance, aucune décence, aucune retenue, la toute puissance d’un gamin qui ne s’interdit rien et qui bien sûr est impuissant à réaliser son rêve parce que pour ça, il faut être un homme, un mâle. T’as sublimé parce qu’elle t’a préféré Tolia. Lui, il est beau, magnétique, charismatique, il sait plaire aux filles. Toi, t’es pas beau, t’as pas de charisme. Tu faisais pas le poids. Alors tu t’es inventé un amour sublimé, un amour courtois, une Baïkalal inaccessible puisque tu ne pouvais la baiser. Quand t’as fait ton odieuse crise de jalousie, le 17 août 2010, tu m’as dégoûté. Et révélé ton vrai visage, prêt à détruire ce que tu ne peux obtenir. T’es un bel enfoiré, un imposteur. Tu te fais passer pour un artiste de l’amour à l’ancienne, à la troubadour alors que t’es jaloux de celui qui obtient ce que toi, tu cherches vainement. En plus tu as raconté ta trahison à l’épousée. Tu te rends compte ? Lui dire la vérité, une vérité truquée, masquée. Lui faire mal gratuitement. Moi, je te trouve ignoble, à vomir. Quelle magnanimité, équanimité dans sa réponse qui l’arrangeait d’imaginer le télescopage des temps, toi pour ton fils, la sirène pour l’aimée de ton fils.
Lui – merci Boris de me faire part de tes ressentis. Il y a quelques mois, je serais sorti de mes gonds, usant de la dénégation, étant dans le déni. Je t’aurais dit, Tomber en amour, ce n’est pas vouloir baiser. Aujourd’hui, je me regarde dans le miroir de tes ressentis. Tes ressentis, dégoût, vomissements, c’est aussi moi.
Oui, j’avais du désir sexuel pour Baïkalal, un filet de désir. Si elle avait fait retour, l’aurais-je baisé selon ton expression ? Baiser pour moi veut dire baiser comme un mâle, comme un animal, comme une bête et cela m’est arrivé parfois avec l’épousée.
Je crois que nous pouvons aussi nous comporter autrement, en partenaires
consentants et inventifs, créatifs dans nos corps à corps. Le corps ne triche pas. L’autre sait, sent si tu le considères ou s’il n’est qu’un objet.
Cela nous est arrivé avec l’épousée, la lubridicité.
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J’avais de la fascination pour la grâce, l’élégance, la classe de Baïkalal. J’avais
l’intuition de sa riche vie intérieure, de ses contradictions dynamisantes
et paralysantes.
Ma crise de jalousie ne m’a pas empêché d’écrire Dans le sillage de Baïkalal,
un testament amoureux. Peu importe qu’il soit un masque, une imposture comme tu dis. Toute écriture est posture donc imposture.
Ce qui compte, ce sont les effets sur les lecteurs, ce qui peut s’appeler l’effet de vie, théorisé par Marc-Mathieu Münch.
Y croient-ils ? Vibrent-ils ?
S’ils y croient, s’ils vibrent, il y a transmission, passage de relais, partage.
Mots et caresses de papier deviennent mots réels et caresses réelles.
Quant à l’épousée et moi, il me semble que cet amour subit, d’un jour, surgi au détour, nous a rapprochés. L’épousée et moi, nous avons renouvelé notre pacte d’amour le 28 août 2010.
C’était à leur trou d’eau, un trou d’eau au Riu Ferrer où ils aimaient se baigner nus, dans une eau à 12°, comme au Baïkal, l’été. Où ils aimaient jouir sur leur rocher, moussu vert épais pour l’accueil de deux corps allongés, offerts, prêts à recevoir et à donner, femme et homme-fontaines.
Ayant dit oui avec le cœur, il s’était éveillé à cette beauté, s’était émerveillé de cette beauté. Alors qu’elle allait sur 63 ans, il voyait la beauté de ce qu’on appelle vulgairement les outrages du temps. Elle ne s’acceptait pas en train de vieillir mais refusait tout maquillage. Il lisait telle ride comme la trace de ses rires et fous rires, telle autre comme la trace des larmes qui avaient accompagné la mort de leur fils et celle de son frère, 9 ans plus tôt, le 19 septembre 2001 quand l’instant-camion avait heurté l’instant-navire.
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Il l’a lue comme un livre illustré jusqu’à ce qu’elle passe en un mois, 90 jours après le renouvellement de leur serment d’amour et de leur noce mystique.
Ce fut enfin la Baise, comme elle l’avait souhaitée le 14 juillet 1970 à Baklany au Baïkal.
La Baise désirée eut lieu le 28 août 2010, au trou d’eau du Riu Ferrer où ils aimaient se baigner nus, dans une eau à 12°, comme au Baïkal, l’été. Où ils aimaient aussi jouir de tout ce qui les entourait, si vivant, si changeant, si chargé en vibrations, si chargé érotiquement, ombres et lumières, chants du torrent, reflets, odeurs des mousses, arbres bandants, branches ployées, feuilles mortes...
Boris Siderev – La Baise ! La Baise ! Phonétiquement, pour un comédien, c’est fabuleux à gueuler ! La Baise ! La Baise ! t’ouvres grande la bouche et t’exploses la consonne ! La Baise, c’est ça ? C’est quoi qu’est ouvert ? C’est quoi qu'explose ?
Lui – Je n’en sais foutrement rien. C’est pas pour nous, les mâles, exclusivement phalliques. C’est pas pour elles, la plupart des femmes, phalliques aussi, clitoridiennes. C’est pour quelques mystiques et hystériques. Ça s’appelle la voluptas dolendi, l’extase, l’Autre Jouissance.
Boris Siderev – la voluptas dolendi, au ra len ti la vo lup tas do len di di len do tas lup vo (rire)
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Pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023, au Revest. Pour nos 43 ans de mariage, le 1° juillet 1967, à Le Quesnoy. Pour les 22 ans de la disparition de C.G. et M.B., le 19 septembre 20...
pour les 75 ans de l'épousée, le 14 février 2023
Le narrateur – la guérison de l’épousée fut étudiée très attentivement par l’équipe des soins intensifs de l’hôpital. L’équipe conclut que le nombre des apnées (14), leur durée (jusqu’à 1H entre deux apnées, de 16 à 21 H) avaient sûrement déboussolés les cellules malignes, qu’elles s’étaient réorientées, qu’elles avaient fait le choix de l’apoptose, de se suicider, phénomène bien connu dans le monde vivant, des cellules se suicident pour permettre à l’organisme de vivre. Ils ne conclurent pas sur l’efficacité de l’empathie manifeste et manifestée à l’égard de l’épousée. Il n’était pas dans leurs compétences d’évaluer le pouvoir de la prière, le pouvoir d’un rituel sonore à 10.000 kms de distance, le pouvoir d’un puissant sentiment d’amour enveloppant de manière palpable la patiente.
L’épousée et la fille déclarèrent à l’équipe que leurs conclusions étaient sans doute trop restrictives, qu’une approche plus holistique, intégrative de ce qui s’était peut-être passé pourrait aider les milliers de patients atteints de cancer. L’équipe répondit que leur priorité était les milliers de cas livrés à l’hôpital, sans soutien, sans environnement affectueux et pas l’exemplarité d’un cas de guérison miraculeuse.
L’épousé et la fille écrivirent un livre sur la guérison de l’épousée Là où ça
ne prend pas fin. Ils ajoutèrent au constat, l’extraordinaire volonté de vivre
manifestée par l’épousée pendant les 30 jours de son hospitalisation, contredisant sa question initiale
– Je sais que je vais passer. Où vais-je passer ?
ÉPILOGUE -
À Baklany, au soleil levant, Koulbertichova apprivoise une mouette posée sur le mémorial. La mouette a, à la tête, une tache couleur rouge, du même rouge que les cheveux de l’épousée. Elle enlève délicatement une plume de la mouette, la lance en l’air. La plume vole au gré des vents du Baïkal qui jouent avec le nuage de Chernobylhome et va se poser sur l’océan de Foukirira.
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Boris Siderev – C’est quoi ces récits de résurrection chamanique ? Ces exhortations à l’apnée prolongée, victorieuse des cellules malignes ?
Moi, sibérien, traversé par trois traditions pratiquées, la chamanique, l’orthodoxe, la bouddhiste, j’y crois.
Mais pourquoi pas un mot de ta décision d’homme, d’épousé, pas d’écrivain, de faire débrancher l’épousée, piègée par deux oedèmes, l’un au-dessus de la tente pouvant être partiellement drainé, l’autre sous la tente, comprimant le tronc cérébral d’où le coma, ne pouvant être drainé ?
Tu nous (ta fille, celle qui t’adore et moi, le comédien, ton gendre) as associés à la décison (merci), décision prise à trois, après que tu nous aies décrit la situation à notre arrivée en train le 27 décembre vers midi, durant 3 heures, le temps de « calmer » nos angoisses.
Décision prise à trois, le 27 décembre vers 16 H 30 en concertation avec le chef de service des soins intensifs et après avoir vu l’épousée, sans réactions (apparemment) à nos caresses et paroles.
Tu as écrit des mails très touchants et vrais sur ces moments, jamais publiés mais adressés à plein d’amis de l’épousée.
Pourquoi as-tu fait passer l’écrivain avant l’homme ? La fiction avant la réalité ?
Je suis tenté de te dire : Va au diable ! Il te faut les feux de l’Enfer !
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toute l'ingénuité de la mouette à tête rouge en 35 secondes, filmée et interrogée par Bernd Lafrenz, comédien allemand; c'était à Corsavy, au-dessus de Batère fin août 2008; un document ...
fin août 2008 / il n'y a pas eu de miracle, Annie est décédée le 29 novembre 2010
quand je jette Le roi famine de Leonid Andreiev (ça m'arrive parfois d'être rendu fou par un livre) dans le feu de la sant-Joan à Corps Ça Vit le dimanche 23 juin 2024, à 22 H 15 / Le roi famine de Léonid Andréiev, 1908 Une pièce d’une noirceur absolue dont la trame est la révolte désespérée, impitoyable, des « crève-la-faim » poussés et trahis par un personnage étrange, à la fois provocateur, cynique et empathique, Le Roi Famine. Une pièce interdite à la mise en scène du vivant de son auteur mais qui scella la rupture d’Andréïev avec le camp révolutionnaire, indigné par son pessimisme.
Vitya fut un perdant magnifique
hypocondriaque et addict aux jeux virtuels
Inquiétude permanente concernant la santé, l'état et le fonctionnement de ses organes, provoquée par un trouble psychique bénin (anxiété, par exemple) ou grave (psychose, par exemple)
dans son cabanon au Revest ou dans son appartement du 18°, Vitya passait ses nuits à jouer à des jeux de rôles, parties avec amis, ennemis, discussion en jeu et hors jeu
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Fortnite : Ma dernière bataille
Pour une information libre, je soutiens Personne et son journal https://fr.tipeee.com/le-journal-de-personne/ une info scénario https://www.lejournaldepersonne.com/2017/12/ma-derniere-bataille/ Mes
Pour mener à bien son existence, maintenant, je le sais, il faut éliminer un par un tous les rats de la conscience parce que l'homme est un rat pour l'homme...éliminer l'irrespectueux, l'envieux, l'orgueilleux, l'ambitieux, l'avaricieux, le malicieux, le soupçonneux, le vaniteux, le visqueux, le belliqueux / mis en ligne le 31 décembre 2017 par lejournaldepersonne
Serge Pey poésie d'action
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D'autres plasticiens ont partagé son aventure poétique comme le peintre Corneille fondateur du mouvement COBRA illustrateur de l'évangile du serpent, Joan Jorda (Les poupées de Rivesaltes), Jea...
site de Serge Pey / Grand Prix national de Poésie (SGDL) en 2017. Le Prix Guillaume-Apollinaire lui a été remis le 6 novembre 2017 pour son ouvrage Flamenco.
Serge Pey
La bibliothèque de Corsavy recèle des trésors. Internet et téléphonie étant intermittents, beaucoup de temps pour lire. Parcourir les rayons. Enfiler les livres selon ce qui ressemble à une logique, non de lecteur mais de chercheur. Deux questions m’animent depuis 2010 :
Je sais que je vais passer. Où vais-je passer ?
Un morceau de S. se balade dans mon corps.
Après les livres de fins de temps, de Pétrarque à Cormac McCarthy et Gao Xingjian, mon regard baladeur s’est porté sur deux livres de Serge Pey,
l’un de 1993, Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, Castex éditions
l’autre de 1999, Coplas infinies pour les Hommes-taureaux du dimanche, Éditions des Polinaires
J’en soupçonnais l’intérêt,
étant depuis longtemps partisan de la démarche d’Antonin Artaud
et depuis longtemps aussi attiré par le duende, tel que décrit par Federico Garcia Lorca, lorsqu’il saisit les cantaors, les matadors...
Poésie orale sous peyotl, vécue et écrite entre 1978 et 1992,
poésie des pieds sous influence flamenco, en lien avec La Jocelito et Pedro Soler.
Prière au feu
(Poème pour le peyotl, 2 mai 1989, pages 94-96 dans Nierika)
Merci
Pour nous avoir
Protégé
Sur le chemin
Pour avoir éloigné
De nos pas
Le tigre et
Le scorpion
Et le non et le oui
Et l’espace de la
Deuxième clarté
Merci
Pour nous avoir
Protégé
Du couteau
Et de la fleur à
Plume de corbeau
Et de l’arbre dont les
Ombres molles
Entourent
Les ventres
Merci
Pour nous avoir
Protégé de la lance
Et de l’écoulement de
La fin
Dors
Et repose en paix
Dans la nuit
Parmi les cendres
Qui te couvrent
Que ta réserve de
Falaises te garde dans
Les étoiles
Dors
Sous la pierre
Femelle
Et le bois ramassé
À Midi
Dors
Sous la pierre mâle
Accorde-moi la
Vision de la Beauté
Pour
Que je vive
Dans le colibri
Le seul qui
Boive sans se
Consumer
Dans le sexe rouge
De la rivière
Réveille-toi
Et incendie
Les cheveux
Qui attachent
Mes cerveaux
XXX (copla Les voyelles de la corrida, pages 102-103 dans Coplas infinies)
Le taureau est le A
face au ciel
L’arène est le O
face au ciel
Le taureau est le A dans le O
face au ciel
…
L’homme est le I qui attend le A dans le O
face au ciel
…
Les sabots du A sont des U dans le O
face au ciel
…
Les râteaux du E effacent
les empreintes du A
et lissent le O
face au ciel
…
Ainsi A Égalité de EIOU
Face au ciel
…
Ainsi AEIOU
face au ciel
Ainsi
AEIOU Nom
du cercle
plus grand que le O
AEIOU
souffle à l’intérieur
du cercle
face au ciel
Les voyelles de la corrida sont les voyelles de Rimbaud dont le nom est le masculin de Rime belle.
C’est ainsi que le nom Pey conduit Serge Pey au peyotl, plante sacrée, ça crée.
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Serge Pey - et nous ne voulons pas être des hommes
Performance du poète toulousain Serge Pey à la librairie "À la Sorbonne", à Nice, le 1 avril 1994. "Et nous ne voulons pas être des hommes..." Film réalisé par Jean-Paul Woodall ...
poésie des pieds : ne compte-t-on pas le nombre de pieds d'un vers ?
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9 novembre 1961 La Joselito danse le "Zapateado"(danse espagnole), accompagnée à la guitare sèche. Émissions TV, Archive tv, Archive television, tv replay live, live music, french tv Images ...
La Joselito doit son nom masculin au torero Joselito (José Gómez Ortega) qui la voyant danser sur une table à l'âge de 13 ans la baptisa symboliiquement de ce nom avec un verre de Xeres / Le 16 mai 1920, à Talavera de la Reina, il est tué par le taureau « Bailador » (Danseur) de la Señora viuda / Jacques Durand le surnomme « le torero plus léger que l'air, mythe de la tauromachie comme jeu élégant, sauvage et échiquéen / il était le beau-frère du matador Ignacio Sánchez Mejías, lui aussi mort dans l’arène de Ortega. / célébré par Lorca
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Joselito Carmen "Soleares" | INA
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avec Pedro Soler / Pedro Soler, nom de scène de Pierre Alfred Genard, né le 8 juin 1938 à Narbonne (Aude) et mort le 3 août 2024 à Molitg-les-Bains (Pyrénées-Orientales)
Pedro Soler & Gaspar Claus : Entrañas - Regarder le programme complet | ARTE Concert
Pedro Soler et Gaspar Claus vous prennent en road trip ! Un film musical tourné à l'occasion d'une tournée dans les environs d'Albi, témoin d'émouvantes relations père/fils et de superbes mom...
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disponible jusqu'au 19/12/2024 / Pedro Soler, nom de scène de Pierre Alfred Genard, né le 8 juin 1938 à Narbonne (Aude) et mort le 3 août 2024 à Molitg-les-Bains (Pyrénées-Orientales)
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Serge Pey : Episode 1 - Poète Action/Animiste/Sémantique/Visuel - Toulouse Février 2022
Entretiens avec le Poète Serge Pey Première Partie : "Engagement(s) et le Gang des Poètes" Février 2022 - Toulouse Vidéo, son et montage : Poésie is not dead. Serge Pey est né en 1950 dans u...
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Serge Pey : Episode 2 - Poète Action/Animiste/Sémantique/Visuel - Toulouse Février 2022
Entretiens avec le Poète Serge Pey - Deuxième Partie : "Chiara, Rituels et Logos" Février 2022 - Toulouse Vidéo, son et montage : Poésie is not dead. Serge Pey est né en 1950 dans une famille...
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La langue arrachée. Or et littérature - Persée
la langue arrachée or et littérature Serge Pey Entretien avec la revue Horizons Maghrébins H. M. : Serge Pey, dans ta thèse " La langue arrachée " tu évoques les relations complexes unissant ...
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entretien avec Serge Pey sur Philomèle, violée par Térée qui lui arracha la langue ce qui n'empêcha pas Philomèle de tisser avec ses cheveux, le récit de ce crime qui amena sa soeur Procné ...
Térée, roi de Thrace, fait couper la langue de Philomène, pour l'empêcher de parler et l'emprisonne, après l'avoir violée. Illustration de Charles Eisen de "The Copper Plate Magazine" / La langue arrachée (de Philomèle), poème-Action hommage à Serge Pey avec Beatriz Lalanne chant et musique, 2018
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La minute antique #28 - MeToo, la petite princesse et la langue coupée
Quand le monde contemporain résonne avec les temps anciens : cette semaine, une histoire où le sang coule, mais qui parle d'or.
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