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CONVERSION

Table rase.
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Si beaucoup comme moi,
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Et toutes espèces
d’hommes d’action :
en portable.
Si beaucoup comme moi,
que de misanthropes !
faillite du système.
Refuse les comportements
majoritaires
populaires : …
les modes
minoritaires
snobinardes : …
Si beaucoup comme moi,
finie la commerie,
achevée la révolution.

Jean-Claude Grosse
La Parole éprouvée,
Les Cahiers de l'Égaré
 

 

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Images aléatoires

Texte Libre

Dimanche 15 novembre 2009
Rencontre entre  un cosmologiste
et un philosophe

Marcel Conche et Edgar Gunzig
Altillac, Corrèze,
le 11 novembre 2009



Arrivés à 9 H 30, les échanges du matin ont duré jusqu’à 12 H 30. J’ai filmé.
L’après-midi, échanges entre 14 H 45 et 18 H 15. Je n’ai pas filmé.
Le matin, les échanges ont mis en jeu
le cosmologiste, excellent vulgarisateur, très clair dans ses explications, descriptions, très informé des derniers débats et développements en cosmologie
et le métaphysicien, excellent connaisseur des anté-socratiques, très précis dans ses argumentations, définitions, questions, objections.
De l’humour, de la cordialité. Bref, de quoi rendre cette rencontre exceptionnelle tout en restant simple, accessible.
Sur la table, le philosophe a sorti le N° des Dossiers de la Recherche : Le Big Bang, révélations sur les origines de l’univers, ouvert à l’article consacré au cosmologiste.

Le cosmologiste a sorti Présence de la Nature, essais du philosophe, ouvert au chapitre : Penser la Nature.
Il y a une sculpture d’Épicure, un portrait de Montaigne.
Pour résumer la matinée, il me semble qu’il faut comprendre que le discours scientifique et le discours métaphysique ne sont pas faits pour se rencontrer.

Le savant parle sur le réel commun, perçu par les sens ou par les sens technicisés permettant de voir ce que l’œil ne peut voir, d’entendre ce que l’oreille n’entend pas. Son discours devrait toujours commencer par Tout se passe comme si… Le savant a à sa disposition des concepts, des métaphores. S’il emploie le mot « énergie », au moment où il l’emploie, il l’emploie comme image et non comme équation mathématique. Le mot rend tangible une abstraction construite. Idem s’il emploie « champ électromagnétique ». Richard Feynman disait qu’il lui était impossible de répondre à la question : qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ? Employer le mot « électron », c’est pour la plupart des gens, visualiser un corpuscule alors que l’électron est défini par une équation mathématique. Le cosmologiste a montré avec compétence et clarté comment il fallait comprendre les mots « position » et « vitesse » en mécanique quantique avec les relations d’incertitude ou d’indétermination. Ce qu’il faut assimiler c’est que la « position » ne peut émerger que d’un dispositif expérimental, la « vitesse » d’un autre dispositif expérimental car observer, agir à de si petites dimensions, c’est nécessairement interagir sur les phénomènes observés. En anthropologie, les ethnologues, Lévi-Strauss par exemple, ont aussi montré que l’observateur n’est pas neutre, que la société observée est modifiée par la présence de l’observateur. Comme on le voit, toute imprécision du vocabulaire, toute définition non explicitée, non expliquée va éloigner de la compréhension juste de ce dont parle le savant. Le quidam croira avoir compris, se fera une représentation nécessairement éloignée de la représentation du savant.
Le métaphysicien parle du Tout de la réalité. Il spécule sur ce Tout, emploie des mots qui sont ceux d’un poète, des images plutôt que des concepts. Le réel du métaphysicien n’est pas celui du sens commun. Pour le philosophe, l’accès au Tout de la réalité relève de l’évidence, une évidence non naïve, une évidence préparée par une contemplation de ce qui se présente, avant toute tentative de mise en mots, avant toute action sur ce qui se présente, contemplation qui n’est donc pas celle du paysan qui voit dans ce qui se présente devant lui, ce qu’il peut y planter, élever… par une méditation insistante, s’appuyant éventuellement sur les métaphysiques de prédécesseurs. Ce qui démarque le métaphysicien du savant, c’est que le métaphysicien saisit ce qui s’offre à l’évidence, ce n’est pas une construction de la pensée, de l’expérience. Le Tout de la réalité s’offre, s’offre à tous. Tout le monde peut en vivre l’évidence. Même si la plupart refusent cette offre. Le Tout de la réalité est d’abord donné avant d’être pensé. Pour le philosophe, le Tout de la réalité, c’est la Nature. Elle est Présence et de distinguer, les significations possibles : la Présence d’avant le temps, d’avant le temps ou étant le temps éternel, la Présence comme présent offert avant d’être l’instant présent, seule réalité du temps. Par la pensée, il peut préciser ce qui caractérise ce Tout, en quoi la Nature n’est pas un monde, n’est pas l’univers ou les multivers des savants, n’est pas un cosmos. Le métaphysicien ne peut qu’avancer des arguments pour disqualifier telle autre métaphysique, celle pour qui Dieu est le Tout, oui mais il y a Dieu créateur et le monde créé, donc Dieu ne contient pas tout. Cet argument convaincant pour le philosophe ne peut l’être pour un croyant d’où le scepticisme pour autrui, préconisé par le philosophe, pour laisser place au pluralisme des métaphysiques.
Pour le savant, les arguments sont des preuves : on prouve que la théorie n’est pas fausse à défaut de pouvoir prouver qu’elle est vraie. Le cosmologiste a bien montré que les théories cosmologiques récentes (théorie des cordes, théorie des boucles qui tentent de cerner une éventuelle théorie quantique de la gravitation) ne sont pas falsifiables, autrement dit n’ont pas encore pu accéder au statut de théories scientifiques. Ce sont souvent des théories mathématiques très sophistiquées qui ont permis aux mathématiciens d’aller explorer des domaines nouveaux et grâce à ces théories, les mathématiques sont en plein essor. Mais pour le moment, il est impossible de choisir parmi ces théories, celle dont la falsifiabilité établie la rendrait scientifique.
Malgré cette incompatibilité des deux discours, chacun ayant sa pertinence, sa nécessité, son domaine, son langage, ses démarches, le philosophe et le cosmologiste ont échangé. Ce fut surtout échange de précisions, chacun se mettant à portée de l’autre, au niveau de l’autre.
Cet échange permit au philosophe de faire des retours en arrière, d’aujourd’hui à Démocrite et son atome, vraisemblablement mathématique, géométrique mais on a perdu sous les cendres d’Herculanum, le traité démocritéen, d’aujourd’hui à Épicure et son clinamen, cette infime déviation de l’atome qui engendre la créativité de la Nature. Cet échange montra aussi des proximités saisissantes, à ne pas considérer comme des preuves en faveur de, seulement des constatations. Pour le cosmologiste, le vide quantique, source de gravitation répulsive, rejuvénélise l’univers localement, crée des bulles d’univers, à l’infini, dans l’infini toujours en expansion avec des accélérations, des décélérations, sans mort thermique de l’univers contrairement aux théories catastrophistes en vogue il y a quelques années.
Le philosophe fit remarquer que pour lui, la pensée doit s’exprimer dans une langue claire, accessible au plus grand nombre, cela parce que la démarche philosophique part de l’expérience de chacun, de ses intuitions, de ses évidences. La construction vient après : définition des mots, choix des arguments…
L’après-midi fut consacré à des sujets personnels.
Ont été abordés des sujets de société comme l’avortement. L’opposition de principe de Marcel Conche à l’avortement, non contradictoire avec la possibilité dans certains cas de le pratiquer, repose sur ce que dit la mère quand elle apprend qu’elle est enceinte. Elle dit : j’attends un enfant ; elle ne dit pas : j’attends un lapin, un embryon, un fœtus. Donc avorter c’est bien tuer la vie. Cela n’a rien à voir avec le désir ou non d’enfant, avec la possibilité ou non de l’élever : pour l’élever, il y a en général des solutions possibles.
Sur la disparition de Claude Lévi-Strauss, l’accord sur l’importance scientifique de son œuvre a été immédiat. Par sa recherche d’invariants, de structures communes à des corpus les plus larges possibles, regroupant le plus possible de cultures et leurs productions symboliques, Lévi-Strauss avait bien une démarche scientifique. Qu’il s’agisse des systèmes de parenté, de la position centrale de la prohibition de l’inceste pour assurer le passage de la nature à la culture, de la structure des mythes, il a réalisé avec d’autres un énorme travail d’inventaire de la diversité des productions symboliques humaines, avant disparition sous le rouleau compresseur de la technique et de la finance (300 langues disparaissent actuellement et annuellement). Je me souviens quand je faisais mes études d’ethnologie à la Sorbonne vers 1964 m’être intéressé aux Fuégiens de Patagonie et Terre de feu : il ne restait qu’une Fuégienne, questionnée par une ethnologue avant disparition de cette société et culture. En 2008, est paru : Quand le Soleil voulait tuer la Lune, rituels et théâtre chez les Selk’nam de Terre de feu d’Anne Chapman. Elle évoque Lola Kiepja, cette dernière fuégienne, morte en 1966. Par sa recherche sous cette diversité de ce qui est commun, invariant, Lévi-Strauss a montré si besoin était que même les hommes les plus démunis ont une pensée, une logique, que cette pensée sauvage a bien des points communs par ses opérations avec nos façons de penser. Autrement dit, il a dégagé pour une culture d’exclusion comme la nôtre, ce qu’il y avait d’humanité, d’universalité chez ceux que nous voulions exclure, exterminer. De cette œuvre se déduit éventuellement mais non nécessairement un relativisme culturel, une idéologie avec ses conséquences : si tout se vaut alors rien n’a de valeur mais ce n’était pas la position de Lévi-Strauss qui récusait notre prétention à la supériorité sur les autres et qui voyait dans cette prétention de supériorité de l’homme sur la nature, sur les animaux,  la matrice qui avait conduit à cliver les hommes entre eux jusqu’à éliminer ceux qui ne rentraient pas dans le cadre : nègres, juifs, tziganes… Lévi-Strauss était très pessimiste sur l’avenir de la Terre et de l’humanité, essentiellement à cause de la démographie galopante. Aujourd’hui, il semble que ce soit moins la démographie qui doive inquiéter que les conséquences écologiques de la prédation humaine.
Par suite en politique aujourd’hui, la question de la décroissance est centrale et applicable à chacun dès maintenant, le renoncement à tout ce qui est superflu relevant de notre responsabilité individuelle et pas seulement de décisions planétaires, de taxes carbone et autres mesures gouvernementales.
Je remarque au passage que les propositions de Solidarité et Progrès de Cheminade et LaRouche supposent une métaphysique (qu’ils explicitent d’ailleurs), avec laquelle ils justifient leurs grands projets (ils sont contre le mouvement écologiste, contre la décroissance) mais la pluralité des métaphysiques, l’impossibilité en métaphysique d’apporter des preuves, l’impossibilité donc de convaincre quelqu’un qui est convaincu par autre chose, tout cela fait que ces propositions qui leur paraissent évidentes, nécessaires ne le sont pas pour d’autres ce qui les conduit non au scepticisme pour autrui comme Marcel Conche mais à la polémique stérile, à des accusations légères ou lourdes sur Lévi-Strauss par exemple. Il serait bien que ce mouvement accueille le scepticisme pour autrui comme attitude politique.
Toujours en politique, Marcel Conche choisira toujours le grand homme qui œuvre pour la paix universelle. D’où son rejet de Mendès-France qui en Indochine signa une paix créant deux VietNam ce qui nécessairement allait conduire à une guerre interminable, terrible. D’où son rejet de Guy Mollet et de Mitterrand qui s’engagèrent dans la guerre d’Algérie, camouflée sous le nom d’opérations de police intérieure. D’où son admiration pour de Gaulle, l’homme inattendu du 18 juin 1940, l’homme de l’indépendance de l’Algérie, l’homme du discours de Phnom-Penh, non entendu par les Américains, l’homme de l’indépendance de la France par rapport aux Américains, par rapport à la Bourse, l’homme qui voulut avec son référendum de 1969 sur la participation partager les profits… Bref, le plus grand homme d’état que le monde ait connu, démoli par de l’anti-gaullisme primaire par les communistes, les socialistes et la droite réactionnaire.
Quant à la mort, Marcel Conche a eu cette question : que m’enlève-t-elle ? Elle m’enlève ce que je suis maintenant, en aucun cas ce que j’ai été, ce que j’ai fait. À 87 ans et demi, elle ne peut pas m’enlever l’œuvre accomplie dont mes traductions commentées d’Anaximandre, Héraclite, Parménide, Épicure, Lao-Tseu, mes études sur Pyrrhon, Lucrèce, Montaigne… La seule chose que je peux craindre c’est le mourir, comment vais-je mourir, dans la quiétude d’un sommeil, dans la souffrance d’une maladie. Il sera temps d’aviser.

Jean-Claude Grosse, le 15 novembre 2009


Par grossel - Publié dans : JC Grosse
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Dimanche 15 novembre 2009
11 novembre 2009
(quelque part en Corrèze
loin de la der des ders
y a plus de der des ders)
rencontre entre Marcel Conche, philosophe,
et Edgard Gunzig, cosmologiste,
filmée par Jean-Claude Grosse

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Être de bons jardiniers
Pause Philo
à la médiathèque d'Hyères


samedi 28 novembre 2009
de 14 à 16 H

pause philo
à la médiathèque d'Hyères :

Jacques Lacan, sa conception de l'inconscient
par Jean-Claude Grosse et
Marie-Paule Candillier, psychanalyste

samedi 30 janvier 2010
de 14 à 16 H
pause philo
à la médiathèque d'Hyères :

Claude Lévi-Strauss, les leçons d'un ethnologue
par Jean-Claude Grosse


jeudi 28 janvier 2010

de 17 H 30 à 19 H 30
Rabelais, le gay sçavoir
Montaigne, former son jugement

par Jean-Claude Grosse


jeudi 25 mars 2010
de 17 H 30 à 19 H 30
Janus Korczak,
comment surseoir à la violence ?

Joseph Jacotot,
peut-on enseigner sans savoir ?

par Jean-Claude Grosse

Par grossel - Publié dans : agoras - Communauté : Science
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Dimanche 15 novembre 2009


ISBN: 958-2-35502-015-5   15X21   252 pages    18 euros
diffusion par Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

10 pièces pour acteur/actrice unique

Requiem
Shéhérazade
Lettre à l'enfant
Une Vie
La Rose
Sarah
Discours d'investiture de la Présidente des États-Unis
Fa'a'amu, l'enfant adoptif
68 mon amour
La Vie sublime


Comment être un auteur tragique aujourd’hui ? En nos temps de tragédies renouvelées et multipliées, cela pourrait sembler évident. Mais, nous le savons depuis Eschyle, écrire des tragédies, ce n’est ni reproduire le malheur, ni jouer sur la corde sensible du spectateur. C’est trouver le langage qui parle à la fois au nom de la communauté des hommes et au nom d’une seule personne, l’auteur. Le cri doit être unique et universel. En cela, Roger Lombardot est un écrivain singulier qui a trouvé son chemin personnel en lequel chacun se retrouve.
L’amateur de théâtre peut établir une comparaison entre Roger Lombardot et Edward Bond, l’auteur anglais de Pièces de guerre. Mais alors que chez Bond il n’y a plus d’espoir, chez Lombardot, l’amour éclate, l’espoir est opiniâtre. Son œuvre noire est illuminée par la croyance en l’humanité et la conviction que toute crise peut être dénouée. Avec ses monologues qui mêlent sans effort des notations de la vie quotidienne, la narration au style soutenu et des échappées de penseur s’autorisant le droit de parler au monde, il est en même temps le quidam et la pythie, la victime et le bourreau, l’étonné et l’inspiré, l’orage et l’arc-en-ciel. L’orage de notre planète folle et l’arc-en-ciel d’une écriture qui a les dégradés de la peinture et de la musique.
Gilles Costaz



Par grossel - Publié dans : cahiers de l'égaré - Communauté : L'art e(s)t la vie
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Dimanche 15 novembre 2009
 



ISBN: 978-2-35502-013-1   15X21   150 pages   15 euros
diffusion par Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

avec Raymond Jean, Sylvie Combe, Jean-Claude Grosse, Albertine Benedetto, Gilles Desnots, Muriel Gébelin, Roger Lombardot, Gérard Lépinois, Aïdée Bernard, François Carrassan.

Quand je pense à Gabrielle Russier, quarante ans après l’ »affaire », je vois surtout son visage. Je le vois en face de moi, dans le grand amphithéâtre de la faculté des Lettres d’Aix où elle était assise aux premiers rangs tandis que je donnais un cours sur l’œuvre d’Éluard, très attentive, très motivée. Puis je la vois sur ces très beaux portraits d’elle que devait faire plus tard le peintre Cueco : un merveilleux profil.
Si je dis cela, c’est qu’avec le temps il arrive que les images demaurent en mémoire mieux que les faits…
Quel tour prendrait aujourd’hui une telle affaire ?
Je préfère ne penser ni au passé ni à l’avenir. Cette image, si belle de Gabrielle sur laz couverture d’une réédition de mon livre. Ce portrait de Cueco. Elle est là, Antigone, étonnamment présente.
Par grossel - Publié dans : cahiers de l'égaré - Communauté : L'art e(s)t la vie
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Dimanche 15 novembre 2009
Calendrier des 4 Saisons d’Ailleurs
et des Cahiers de l’Égaré

28 novembre 2009
de 14 à 16 H

pause philo
à la médiathèque d'Hyères :

Jacques Lacan, sa conception de l'inconscient
par Jean-Claude Grosse et
Marie-Paule Candillier, psychanalyste


    Projets 2010 :

-    Soutien à la création de L’Ensemble À Nouveau :
On ira voir la mer,
du 16 au 21 mars 2010
au Comédia à Toulon


-    Pauses philo à la médiathèque d’Hyères :
4 séances les 28 novembre 2009,
28 janvier, 30 janvier et 25 mars 2010


-    Soirées Côté Jardin au Mourillon, à Toulon,
une fois par trimestre,
à compter de janvier 2010


-    Bocal agité
pour la semaine de la langue française
en mars 2010
avec L’Écrit-Plume à Toulon

-    Présentation publique de Gabrielle Russier-Antigone
à la médiathèque d’Hyères en mars 2010,
signature chez Charlemagne à Hyères fin janvier 2010


-    Participation à la semaine du souffle culturel
du Lycée du Golf Hôtel, à Hyères, en avril 2010

-    Divers spectacles (théâtre, lectures, musiques et chants) en appartement (texte d’Evelyne Parisse, Portrait d’une femme poubelle, mis en scène par Gilles Desnots…) ou en extérieur (jardins, sentiers…) sont en préparation pour le 1° semestre 2010 ;
des collaborations sont envisagées avec Pauline Tanon


-    3° rencontres Cyril Grosse à Novossibirsk, fin mai 2010

-    Participation aux XIV° Rencontres de cosmologie de Peyresq,
 3° semaine de juin 2010
pour interviews de cosmologistes
avec Edgard Gunzig,
cosmologiste organisateur de ces rencontres

-    Participation aux journées pédagogiques de Cosne-sur-Loire
pour les enseignants biélorusses, en juillet 2010

-    Baïkal Méditerranée en août 2010,

baikal-2010

-    Lettres à une mère en décembre 2010,


-    Édition : 33000 mots pour la Grotte Chauvet ;
Le Baïkal et la goutte d'eau ;
Lettres à une mère





Par grossel - Publié dans : 4 saisons d'ailleurs
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Samedi 14 novembre 2009

Présentation des Cahiers de l’Égaré

 

L’histoire des Cahiers de l’Égaré est liée à trois histoires :

- celle de la revue Aporie qui a sorti 13 numéros entre 1982 et 1990 consacrés à des thèmes comme l’ordre et le désordre, la limite, le désert, la crise, l’espoir, la mise à mort, le mythe, le soleil

et à quatre poètes : Odysseus Elytis, Saint-John Perse, Lorand Gaspar, Salah Stétié

dont quatre œuvres ont été créées pour le théâtre : Marie des Brumes, Les tragédiennes sont venues, Judée, Lecture d’une femme ;

- celle du Festival de théâtre du Revest de 1983 à 1991, devenu Les 4 Saisons du Revest à partir de 1990 avec l’inauguration de la Maison des Comoni, jusqu’à fin 2004, cessation d’activité dans ce lieu par décision politique non motivée ni communiquée par écrit, décision contestée devant le tribunal administratif. 1° jugement rendu en avril 2009 favorable aux 4 Saisons du Revest.

- celle des agoras du Revest d’octobre 1995 à fin 2004, séances mensuelles de débats sur une thématique annuelle.


À la revue Aporie, Les Cahiers doivent de s’appeler de l’Égaré. Et quelques titres de poètes.

Odysseus Elytis : Avant tout, épuisé

Salah Stétié : Lumière sur lumière ou l’Islam créateur, Le voyage d’Alep, épuisés

Tristan Cabral : L’enfant d’eau, épuisé

Dimitri Analis : Sana’a-Aden, Silencieuse fraternité, épuisés

Emmanuelle Arsan : Bonheur, épuisé,  Bonheur 2, disponible

 

Au Festival et à la Maison des Comoni, Les Cahiers doivent d’éditer surtout du théâtre.


Aux agoras du Revest devenus depuis, les agoras d’ailleurs (soirées et pauses-philo à La Seyne et à Hyères), Les Cahiers doivent d’éditer de la philosophie (8 Cahiers de l’Agora édités entre 1996 et 2003 et divers autres livres dont 4 titres de et sur Marcel Conche).


On peut trouver  dans les pages des 3 blogs animés par Les 4 Saisons d’ailleurs, les interventions sur des sujets variés de plus de 12 philosophes, psychanalystes, auteurs.


À la date du 12 janvier 2009, Les 4 Saisons d’ailleurs c’est sur internet : 149718 visiteurs uniques pour 422135 pages vues ; les agoras d’ailleurs : 47786 visiteurs pour 123238 pages ; Les Cahiers de l’Égaré : 49651 visiteurs pour 118123 pages. Plus de 60000 visites sur les 195 vidéos publiées sur dailymotion et you tube.

À la date du 12 novembre 2009: 184331 visiteurs, 474404 pages pour le blog de JC Grosse, 60987 visiteurs, 141187 pages pour les agorasd'ailleurs, 60864 visiteurs, 132843 pages pour Les Cahiers de l'Égaré, 79022 vues pour 212 vidéos sur dailymotion, 17754 vues pour 59 vidéos sur you tube.


Les Cahiers ont édité  116 titres depuis juillet 1988 dont 53 titres épuisés, désormais indisponibles.


Certains titres sont le résultat de commandes d’écriture comme Feu, Elipse, Le fond des navires. Les autres ont été publiés parce que créés ou accueillis au Revest, avec tournées des spectacles.

Il y a aussi des titres non liés à l’histoire des 4 Saisons, des coups de coeur comme La mort et l’amour, Une vie, L’école imprévue, Temps de loups…

Tirage : entre 500 et 1 000 exemplaires.

Avec des retirages : Feu (2 éditions à 500), Lettre au directeur du théâtre (2 à 1000, 2 à 500), Babel (2 à 500), Mabel (2 à 500). Le cas Gaspard Meyer édité à 500 exemplaires a été réédité. Pilate, Soir bleu-soir rose, Sarah, La Rose ont  aussi été réédités.

Depuis 2007, pour certains titres, Les Cahiers de l’Égaré sont passés à l’impression numérique. Il s’agit de titres dont on sait que l’impact public sera réduit mais qui doivent exister pour après-demain. Exemple : Fiction du capital, essai de penser et d’écrire le capital aujourd’hui dans son action oxymorante d’où perte des repères, valeurs, confusion généralisée, absence de boussole idéologique  et bourrage de crâne.

Les ventes sont assurées par les spectacles qui tournent et qui ont du succès. Exemples : Le tour complet du cœur, Fournaise, Le cas Quichotte, tous les textes de Roger Lombardot…

Les Cahiers ont un diffuseur distributeur à Paris, Soleils.

Les ventes en librairie se font en petite quantité (sauf Denis Guénoun, Marcel Conche).

Les bibliothèques, malgré des lettres et des catalogues, nous ignorent.

Les Cahiers et l’Agence régionale du livre sont dans une relation d’ignorance même si nous sommes informés mais nous ne jouons pas dans les mêmes cours.

Outre les spectacles, les lectures constituent un bon relais pour la diffusion.

Ces lectures à plusieurs voix sont des moments appréciés, pour 20 à 50 personnes, en appartement, médiathèque, extérieur jour ou nuit.

Dernières lectures en appartement ou en public en 2008 et en 2009:

68 mon amour de Roger Lombardot

La vie sublime de Roger Lombardot

Temps de loups de Gilles Desnots

Le cas Quichotte de Philippe Vincenot

Avide, farce électorale de portée municipale, de Say Salé,

auteur burkinabè, non publiée à ce jour

Fiction du capital de Gérard Lépinois.

 

Certains titres ont été repris par d’autres éditeurs : Claudine Galéa (Chants du silence rouge) chez Circé, Claude Ber (L’auteurdutexte) chez Via Valeriano, Salah Stétié (Le voyage d’Alep) chez Fata Morgana…

Évidemment, je reçois des manuscrits. Mais je décourage l’envoi de manuscrits.

Je veux continuer à faire seul ce que je fais : je sais quels sont les gens avec qui j’ai envie de travailler et Les Cahiers ne cherchent ni la rentabilité, ni l’expansion, ni la communication dispendieuse : il n’y a aucun service de presse et plus de participation à des salons, Paris, Toulon, Mouans-Sartoux, Cotignac...

Il y a des ventes, l’argent en trésorerie est  donc réinvesti sur de nouveaux titres. Pas d’autres dépenses que les frais d’impression et de maquette.
Je ne publie que 4 à 5 titres par an, en relation avec ce qu’on a fait hier avec Les 4 Saisons du Revest,  avec ce qu’on fait aujourd’hui  avec Les 4 Saisons d’ailleurs.

Il y a bien sûr des exceptions.

Dis, la vie d’Elsa Solal, édité avec La Coupole à  2 500 exemplaires pour les habitants de Sénart. Rouge Nocturne de Michel Simonot, édité avec Le Carreau de Forbach à 700 exemplaires pour les habitants de Verdun. 

Lumière sur lumière ou l'Islam créateur de Salah Stétié, édité à 2 000 exemplaires pour donner une vision juste de l’Islam.

Ayant un budget de 5000 à 10000 euros par an en moyenne (ventes de livres dont les livres en souscription, hors commerce), je ne peux pas dépasser 4 à 5 titres par an. Mais en 2007 et 2008, j'ai édité 9 titres par an. En 2009, 3. En 2010, 3.

C’est pourquoi je n’ai pu éditer, par exemple, La mastication des morts de Patrick Kerman qui voulait être publié dans Les Cahiers.

J’ai cédé à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, à Cuers, prés de 250 manuscrits. Et il y a là-dedans pas mal d’auteurs qui, aujourd’hui, comptent. J’en ai encore une centaine à sa disposition. À noter la co-édition de 3 livres de théâtre pour la jeunesse avec Orphéon, bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

J’obtiens parfois une aide à la collection théâtre des Cahiers de l’Égaré de la part de la Région Provence-Alpes-Côte d'azur qui me permet de doubler le volume éditorial de l'année aidée. Dernière aide obtenue : 4000 euros en 2006. Pas de demande en 2007. Pas d’aide obtenue en 2008. Pas de demande en 2009. Ni pour 2010. Fatigué de faire des demandes, de remplir des dossiers.

Dernier point : les stocks non vendus des Cahiers de l’Égaré peuvent profiter à certaines opérations à destination d’élèves, d’étudiants ou de pays en demande. Nous avons en particulier fait profiter l’Université de Novossibirsk (département de français) de pièces de théâtre et ces dons de 2005-2006 ont donné naissance aux 1° rencontres Cyril Grosse à l’Université de Novossibirsk fin mai début juin 2008, avec création de textes d’auteurs français vivants en plus des classiques, le théâtre étant en Russie un vecteur pédagogique d’apprentissage de la langue.

Les 2° rencontres Cyril Grosse ont eu lieu en mai juin 2009.

Le 14 novembre 2009

  Jean-Claude Grosse

  Directeur des Cahiers de l’Égaré

 

 

 


À paraître en 2010-2011


33000 mots pour la Grotte Chauvet (titre provisoire)

(printemps 2010)
La goutte d'eau et le lac Baïkal
(titre provisoire)

(printemps 2010)
Lettres à une mère (printemps 2011)

 

 

  Parus en 2009

 

- Le Cycle de la Rose, Décadrame de Roger Lombardot, théâtre,

10 pièces pour un acteur:

Requiem, Shéhérazade, Lettre à l'enfant, Une Vie, La Rose, Sarah, Discours d'investiture de la Présidente des États-Unis, Fa'a'amu, 68 mon amour, La Vie sublime.


-  Gabrielle Russier/Antigone (l’affaire Gabrielle Russier, 40 ans après)

avec Raymond Jean, Sylvie Combe, Jean-Claude Grosse, Albertine Benedetto, Gilles Desnots, Muriel Gébelin, Roger Lombardot, Gérard Lépinois, Aïdée Bernard, François Carrassan.


- Le tour complet du coeur de Gilles Cailleau

Toutes les pièces de William Shakespeare pour un seul acteur (2° édition augmentée)


- Effraction 1, Effraction 2 d'Albertine Benedetto et Pascal Fayeton, livres d'artiste, photopoèmes, numérotés et signés, 70 exemplaires

 

TITRES DISPONIBLES

THÉÂTRE

 

 

Dis, la vie, comment ça marche ?

Elsa SOLAL

Texte à jouer

Peur

De la peur de l'oubli à celle du souvenir ou du désir, de la phobie d'une petite souris à la crainte de mourir, de vivre. Autant de voix qu'il existe de peurs pour nous raconter l'humain.

ISBN:   2908387476   -  64 p.  -  15X21  -     PVP:   7,5 euros

 

Faisceaux sous bois acide   -  2° édition  -

Gilles DESNOTS

Texte à jouer

Tyrannie Utopie

Cette pièce explore l'actualisation des mythes et de nos héritages: une société bâillonnée sous un régime de terreur en gants blancs, - un homme qui promène la Joconde dérobée au musée, - une troupe de baladins en mal de théâtre, - des rencontres explosives. Que restera-t-il des utopies? de la musique peut-être et tout à inventer.

ISBN:   2908387824  -  128p.  -  15X21  -    PVP:   15 euros

 

La mort et l'amour

Roger LOMBARDOT (EAT)

Texte à jouer

Affrontement

Requiem, Shéhérazade, Lettre à l'enfant.

De la Bosnie ou d'ailleurs en guerre aux monts d'Aubrac en paix.

Requiem, une des pièces les plus créées de ces dernières années, une douzaine depuis fin 1995.

Trois monologues, deux pour une actrice, un pour un homme qui forment une trilogie et un ensemble où l'on part de l'affrontement lié à une guerre civile pour finir par se réconcilier par l'amour autour de l'enfant né, à naître, abattu par un snipper.

ISBN:   2908387557  -  88 p.  -  15X21  -    PVP:   7,5 euros

 

La Rose  -  2° édition augmentée -

Roger LOMBARDOT (EAT)

préface de Dominique Baffier, conservatrice

postface d'Emmanuelle Arsan

Texte à jouer

 Art

Hommage théâtral à la Grotte Chauvet, accompagné de 18 photographies.

Ce monologue pour une femme se pose la question fondamentale: comment transmettre une émotion? La réponse: par l'art. Ayant été saisi par sa visite de la grotte Chauvet, seul artiste à y avoir pénétré, Roger Lombardot en a ramené un texte flamboyant sur les premiers artistes connus qui oeuvraient parce qu'ils ne pouvaient pas s'en empêcher.

ISBN:   2908387735  -  56 p.  -  15X21  -    PVP:   15 euros

 

La vie en jeu (aide à l’écriture de la DMDTS et résidence à La Chartreuse)

Jean-Claude GROSSE (EAT)

Texte à jouer

Apprentissage de la vie

Trois générations de gens établis et trois représentants des exclus se côtoient, s'affrontent, et un enfant découvre ainsi le monde des adultes. La fin laisse ouverte les réponses à la question: qu'a-t-il appris des bombardements et des jeux hypocrites des grandes personnes

ISBN:   2908387379  -  112 p.  -  15X21 -     PVP:   7,5 euros

 

Le Cas Gaspard Meyer  -  2°édition  -

Jean-Yves PICQ

Texte à jouer

Capitalisme

Une fable poétique sur l'économie de marché et la mémoire indienne.

ISBN:   2908387522  -  56 p.  -  15X21  -    PVP:   8 euros

 

Le fond des navires

Philippe VINCENOT

Texte à jouer

Bibliothèque

Ils sont deux, le bibliothécaire et l'archiviste. Ils sont inséparables. Perdus dans l'immensité du grand nord, ils récupèrent les livres échoués, fruits des naufrages. Leur travail: gratter les voyelles, aérer les mots. À cette latitude, un jour et une nuit font une année. C'est la fin de la nuit. Le visiteur qui vient à chaque levée du jour, au bout d'un an, ne sait pas lire, tout ce travail est pour lui.

ISBN:   2908387603   -  72 p.  -  15X21  -   PVP:   10 euros

 

Le gras théâtre est mort, maman

Cyril GROSSE (1971-2001)

Textes à jouer

Apprentissage de la vie

Le gras théâtre est mort, maman comprend trois pièces:

- Madelaine Musique d’après Lecture d’une femme de Salah Stétié

- Nighttown d’après Ulysse de James Joyce

- Tankus d’après Les derniers jours d’Emmanuel Kant de Thomas de Quincey

Édition hors commerce,

en vente exclusive aux Cahiers de l'Égaré

30 euros + 2 euros de port  -  240 p.  -  16,5X24  -

 

Le tour complet du coeur

Gilles CAILLEAU  (2° édition augmentée parue en mars 2009)

Texte à jouer

Shakespeare

Toutes les pièces de William Shakespeare pour un seul acteur.

ISBN:   2908387883  -  96 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros

 

Lettre au directeur du théâtre  -  4° édition  -

Denis GUÉNOUN

Texte à jouer

Actualité théâtrale

Voici une supplique, une adresse sur les heurs et malheurs du théâtre de ce temps.

ISBN:   290838728X   -  96 p.  -  15X21  -   PVP:   7,5 euros

 

L'enjeu de l'acteur

Alain SIMON

Essai Jeu

Jeu du comédien

Essais sur l'art de l'acteur par un comédien, excellent pédagogue, metteur en scène et formateur.

L'espace du plateau mérite un atlas et les acteurs avec leurs metteurs en scène sont les explorateurs de contrées nouvelles. Des paysages différents recèlent les mêmes éléments constituants: il s'agit toujours de terre, de cailloux, d'argile, de sable, de montagnes, de forêts, de fleuves. Et sur un plateau?

ISBN:   2908387727   -  128 p.  -  15X21  -   PVP:   15 euros

 

Pilate  -  2° édition  -

Jean-Yves PICQ

Texte à jouer

Croyance

Une pièce sur l'invention de Jésus.

Cette pièce est d'une rigueur implacable: elle montre comment le midrash est à l'origine de ce qu'il faut bien considérer comme une invention et une croyance massive non soumise à questionnement.

ISBN:   2908387174  -  72 p.  -  15X21  -    PVP:   10 euros

 

Relation   -  2° édition  -

Denis GUÉNOUN

Essai Philosophie

Entre théâtre et philosophie.

Denis Guénoun évoque en philosophe son parcours d'homme de théâtre, de L'Attroupement à La Comédie de Reims en passant par Châteauvallon.

ISBN:   2908387328  -  104 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros

 

Sans voix

Estelle LÉPINE

Texte à jouer

Inceste Viol

À la loi du silence, Aurélie, violée, choisit la voie de la justice.

ISBN:   2908387719  -  96 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros

 

Sarah   -  2° édition  -

Roger LOMBARDOT

Texte à jouer

Gémellité

Alice, transplantée du foie, s'adresse à celle, morte il y a dix ans, qui lui a permis de vivre depuis: Sarah.

ISBN:   2908387808   -  64 p.  -  15X21  -   PVP:   10 euros

 

Soir bleu Soir rose   -  2° édition  -

Perrine GRISELIN

Texte à jouer

Politique

Ils sont cinq comme les cinq présidents de la 5° république, comme les cinq continents, les cinq doigts de nos pieds, les cinq jours travaillés sept heures qui feront la semaine de trente-cinq heures, cinq comme le club des cinq, comme cinq semaines en ballon, les cinq dernières minutes, et la cinquième guerre mondiale qui finira bien par arriver.

ISBN:   2908387468  -  64 p.  -  15X21  -    PVP:   10 euros

 

Toulon 1942

Jean-Richard BLOCH

Texte à jouer

Guerre

Pièce écrite à Moscou dans les semaines qui ont suivi le sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 à Toulon. À la différence de la réalité, Jean-Richard Bloch s'est efforcé de trouver au sabordage de bonnes raisons idéologiques, pour contribuer à la résistance française à l'occupant nazi.

ISBN:   2908387417  -  160 p.  -  15X21  -    PVP:   7,5 euros

 

Un visible Théo

Renaud LE BAS

Texte à jouer

Handicap

C'est le premier jour d'école, enfin, pour Théo, après des années de galère pour ses parents parce que Théo est un garçon handicapé qui ne sait dire que hi hi. Claire et Massimo se retrouvent seuls pour cette première journée jusqu'au retour de Théo.

ISBN:  2-908387-85-9   -   64 p.   -   15X21   -   PVP:  10 euros

 

Une vie

Roger LOMBARDOT

Texte à jouer

Condition de la Femme

Une femme déroule sa vie en rapprochant son univers intime des évènements qui ont marqué le monde au cours du XXe siècle.

ISBN:  2-908387-64-6   -   48 p.   -   15X21   -   PVP:  8 euros

 

Voïces ou le retour d`Ulysse

Jean-Yves PICQ

Texte à jouer

Guerre de Troie

Guerre du Vietnam

Poème épique sur deux guerres mythiques, celle d'Homère et celle du Viêt-Nam.

Un des textes dramatiques les plus puissants sur la guerre.

ISBN:  2-908387-31-X   -   128 p.   -   15X21   -   PVP:  10,50 euros

 

Théâtre pour la jeunesse

 

Des lendemains qui dansent

Françoise du CHAXEL, Frédéric SENENT, Françoise PILLET, Marie-Line LAPLANTE, Fabienne ROUBY

Textes à jouer

Banlieue

Jeunesse

Cinq pièces pour la jeunesse, à lire et à jouer, cinq écritures contemporaines couvrant le champ scolaire, du primaire au lycée:

- Mina Chouya de Frédéric Senent

- Mise au point, virgule de Françoise Pillet

- Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante

- On fume juste une cigarette et en avant pour la nouvelle vie!

de Fabienne Rouby

- " Au pays de mon père, on voit des bois sans nombre "

de Françoise du Chaxel

ISBN: 2908387786 - 168p. - 15X21 - PVP: 14 euros

Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

 

Il faut que la neige fonde ou L'École imprévue

Gérard LÉPINOIS

Texte à jouer

Chronique sociale

Essai de théâtre sur une école à la fois réelle et rêvée.

ISBN: 2-908387-68-9 - 128 p. - 15X21 - PVP: 12 euros

 

Cette pièce très baroque dans son écriture est d'une efficacité redoutable pour qui n'a pas peur des situations extrêmes qu'elle propose. Accompagnée de notes en dissonance, elle est en même temps l'occasion d'une forte réflexion sur l'école.

 

Le corps qui parle

Jean-Claude GROSSE, Jacques SERENA, Jacques DOAZAN, Jeanne MATHIS, Christophe PELLET, Jean-Louis REBORA, Frédéric SENENT, Jean SICCARDI

Textes à jouer

Corps

Huit pièces courtes de huit auteurs sur le thème du corps qui parle:

- Le côté de ma mère de Jacques Doazan

- Trois femmes de Jean-Claude Grosse

- Ainsi font, font, font de Jeanne Mathis

- Se refaire de Christophe Pellet

- L'Egos de Jean-Louis Rebora

- Ochtiléou de Frédéric Senent

- État de mal de Jacques Serena

- Autour de lui de Jean Siccardi

ISBN: 290838759X - 72 p. - 15X21 - PVP: 7,5 euros

Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

 

Rêver le monde (épuisé)

Sylvie DURBEC, Lucette SALIBUR, Françoise du CHAXEL, Catherine ZAMBON

Textes à jouer

Jeunesse

Quatre pièces pour la jeunesse, à lire et à jouer, quatre écritures contemporaines couvrant le champ scolaire, du primaire au lycée:

- Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec

- Zindziwa et la légende du  vieux monde de Lucette Salibur

- Si on rêvait? Si on parlait? de Françoise du Chaxel

- Les badauds de Catherine Zambon

ISBN: 2908387654 - 96 p. - 15X21 - PVP: 10 euros

Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

 

La lutte des places / Le libre jeu

Jean-Claude GROSSE

Texte à jouer

Chronique sociale

La lutte des places met en jeu des nomades et des sédentaires. De ces deux modes de vie, lequel est le plus ancien, lequel a le plus d'avenir?

Le libre jeu met en jeu trois générations pour tenter de démêler si la vie a du sens et si notre liberté est réelle ou si nous n'avons qu'un petit peu de jeu dans les rouages de la grande machine à formater.

ISBN: 2908387360 - 96 p. - 15X21 - PVP: 7,5 euros

 

PHILOSOPHIE

 

RELATION, de Denis Guénoun - 2° édition -

(Entre théâtre et philosophie.)

En philosophe, Denis Guénoun évoque son itinéraire de comédien, de metteur en scène, de L'Attroupement à La Comédie de Reims, en passant par Châteauvallon)

ISBN: 2-908387-32-8 - 104 p. -  15x21 -  12€

 

DE L’AMOUR, de Marcel Conche - 2° édition -

(Pensées trouvées dans un vieux cahier de dessin.)

ISBN: 2-908387-69-7-  48 p. -  13x17 -  8€

 

L'ENJEU DE L'ACTEUR, d'Alain Simon

(Essais sur l'art de l'acteur)

ISBN: 2-908387-72-7-  128 p. -  15x21 -  15€

 

POUR UNE ÉCOLE DU GAI SAVOIR  - 10° édition -

UN LIVRE QUI DÉBLOQUE,

de Laurent Carle, Philippe Granarolo, Jean-Claude Grosse

(Des essais pour une renaissance de l’école avec le serment de Socrate à prêter par tout parent, tout enseignant en charge de l’éducation d’enfants.)

ISBN: 2-908387-75-1-  400 p. -  16,5x24  -  30€

 

HEIDEGGER PAR GROS TEMPS, de Marcel Conche

(Deux essais écrits par le philosophe Marcel Conche désireux, sans esprit de polémique, de se forger sa vérité sur « l’affaire Heidegger ».)

ISBN: 2-908387-76-X -  88 p. -  15x21 -  10€

 

ACTUALITÉ D’UNE SAGESSE TRAGIQUE

(La pensée de Marcel Conche)

de Pilar Sánchez Orozco

 Préface d’André Comte-Sponville.

ISBN: 2-908387-81-6 -  352 p. -   16,5x24 -  40€

 

 

ROMAN

 

BEVERLY, de Cyril Grosse (1971-2001), illustré par Michel Bories (1949-2001).

(Sur les traces d?un peintre ? faussaire ? ? le narrateur en perd le désir d?écrire.)

ISBN: 2-908387-25-5-   96 p. -  15x21 -  7,50?

 

LE PEINTRE, de Cyril Grosse (1971-2001), illustré par Michel Bories (1949-2001).

(De meurtres en beuveries et en amours de fortune, le romancier peint notre humanité-inhumanité.)

ISBN: 2-908387-61-1-   128 p. -   15x21 -  15?

 

 

POÉSIE

 

LA PAROLE ÉPROUVÉE, de Jean-Claude Grosse

(116 poèmes d’insolente patience joués aux dés désespérés des mots depuis 1956.)

ISBN: 2-908387-50-6 -  160 p. -  16,5x24 -  20€

 

30 MOTS POUR MAMAN, d’Anna Faix et Michel Bories (1949-2001)

(30 peintures-objets de Michel Bories photographiées par Michel Gloaguen, accompagnées de textes d’Anna Faix.)

ISBN: 2-908387-54-9 - 72 p. -  16,5x24 -  15€

 

PASSION, RAISON ET CHANSONS, de Jean Delorme (épuisé)

(Liberté, diversité, humanité, telle pourrait être la devise de Jean Delorme dans son avatar poétique.)

ISBN: 2-908387-83-2-  110 p. -  15x21 -  15€

 

CHŒUR DES CONTINENTS, de Patrick Berta Forgas (épuisé)

(La poésie de Patrick Berta Forgas naît du besoin de dire le monde, de toucher les choses avec les mots, de retrouver l’être dans le langage.)

ISBN: 2-908387-86-7-  50 p. -  15x21 -  8€

 

LARMES 200, de SheinB (épuisé)

(du slam, en livre et en live, par une Algérienne de Valenciennes, galérienne à La goutte d'Or dans le 18° à Paris; justesse des mots, force des images, ce livre de slam s'adresse à tous)

ISBN: 2-908387-87-5-  136p.-   14X24-   25 euros sans CD-   35 avec CD

 

L'APOSTROPHE, de Clara Païx (épuisé)

(Des univers à la Chagall)

ISBN: 2-908387- 91-3-   50 p.   -15X21   -   8 euros

 

Parus en 2008

 

- Le cas Quichotte de Philippe Vincenot,

ISBN: 978-2-35502-008-7  15X21  110 pages   12 euros

Devenir un errant, changer d'identité, partir sans plus d'attaches, sans mémoire, oser le vide, s'ouvrir au monde, à la bonté comme à l'intolérance, aux intempéries, aux douceurs du vent, aux nouvelles nécessités, décidées par les yeux, et le coeur, et le hasard qui est chance, décider du monde qu'il est celui où le rêve est loi, où la loi s'applique à tous puisque le rêve est éternel, se battre tant qu'on peut pour l'immense, pour l'ouvert, avec l'objectif avoué d'y déposer sa vie...

C'est juste le premier pas qui coûte.

 

 

- Ferme les yeux et regarde au loin de Natalie Rafal

ou le guide pour réussir sa vie

illustrations de Sylvain Mérot

théâtre jeune public, à partir de 9 ans

ISBN: 978-2-35502-010-0   15X21   112 pages    13 euros

 

- Fournaise de Gilles Cailleau,

énorme et sensible spectacle de cirque que j'ai vu à La Seyne-sur-mer en janvier 2008; je suis très fier de contribuer à faire connaître cet objet par le livre qui vivra d'une vie indépendante du spectacle. L'écriture de Gilles est une écriture qui me touche beaucoup: j'espère que les lecteurs à venir s'attarderont sur les textes (Les 16 destins par exemple ou L'éloge de l'imperfection et bien d'autres) et pas seulement sur les images, magnifiques.

ISBN: 978-2-35502-009-4  112 pages, format allongé à l'italienne, nombreuses photos et illustrations, 30 euros

 

- La voie certaine vers "Dieu" de Marcel Conche, philosophie,

ISBN: 978-2-35502-007-0  13X17   64 pages   10 euros

Avec la morale et la religion, on est dans l’élément de la certitude : indubitabilité du devoir (dans une situation donnée), conviction sans faille que l’amour doit, autant que possible, inspirer notre vie – amour du « prochain », qui est aussi, par là-même, amour de « Dieu », pour ceux qui attribuent au mot « Dieu » une signification. Ainsi, dans La voie certaine vers « Dieu », le mot « Dieu » peut désigner quelque chose de réel, ou quelque chose d’idéal, ou ne rien désigner du tout, mais qu’il en soit ainsi ou autrement, c’est chose indifférente.

 

- Tout ce que je dis de Denis Guénoun, théâtre

ISBN: 978-2-35502-005-6   15X21  64 pages 10 euros

Denis Guénoun, auteur dramatique, comédien, metteur en scène. Fondateur et animateur de la compagnie L’Attroupement, puis du Grand Nuage de Magellan. A été directeur du Centre Dramatique National de Reims, et président du Syndéac.
Auteur pour la scène de L’Énéide, Le Printemps, La Levée, Le Pas, X ou le petit mystère de la passion, Paysage de nuit avec œuvre d’art, Monsieur Ruisseau, Scène, Ruth éveillée, Tout ce que je dis.
Parmi ses essais sur le théâtre : Le Théâtre est-il nécessaire ?, L’Exhibition des mots  et Actions et Acteurs.
Également auteur d’ouvrages de philosophie, Hypothèses sur l’Europe et Après la révolution ; et d’un récit Un sémite.
Aujourd’hui professeur à l’université de Paris-Sorbonne.

 

- Fiction du capital de Gérard Lépinois, essai

Ne touche-t-on pas au point où le capital menace de nous transir entièrement avec sa fiction de vie. Il est temps, extrême, pour nous autres, de chercher à nouveau quelle sorte d'imagination et quelle force de vie peuventr, à la fois, rendre compte et dégager - réellement - d'une telle emprise, potentiellement illimitée.

 

- Bonheur 2 d'Emmanuelle Arsan et Jean-Claude Grosse, correspondance heureuse

 

- Je sors d'Albertine Benedetto, poèmes

 

- 68 mon amour de Roger Lombardot, théâtre

 

Parus en 2007

 

- Paru le 12 décembre 2007

L'île des esclaves de Marivaux

Édition réservée au Théâtre de Privas

 
- Disparition

livre sur le peintre Michel Bories (1949-2001)

inventeur du Pof Art, à l'occasion de l'exposition qui lui a été consacrée à la Tour des Templiers à Hyères du 27 octobre 2007 au 9 décembre 2007

ISBN 978-2-35502-000-1

248 pages, 18,5 x 24, cartonné, 146 reproductions d'oeuvres,

vente exclusivement réservée aux souscripteurs

35 euros + 7 euros de frais de port

 
- Temps de loups (épuisé)

de Gilles Desnots

132 pages, 15 x 21, 15 euros

 

Surprise:

23 octobre 2007, je reçois la commande de 2 exemplaires des 2 livres sur Corsavy, l'une pour l'université d'Harvard, l'autre pour l'université de Munich.

 

- CORSAVY: PAYSAGES ET VISAGES

ISBN 2-908387-92-1

Format: 16,5 x 24. 262 pages, 150 photos de JCG.

Auteurs: Jean-Claude Grosse, André Patot (pour Les Trésors d'un archiviste) et Keith Johnson (pour l'histoire de Corsavy, traduite en anglais).

35 euros

 

- CORSAVY D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

ISBN 2-908387-90-5

16,5 x 24  -  174p.  -  120 photos de JCG  -

Auteurs: Jean-Claude Grosse, André Patot

35 euros

 

- Au bal des oiseaux (épuisé)

photos d'épouvantails: Michel Gloaguen

textes: les authentiques cabochards de l'If

(tirage limité à 100 exemplaires avec 10 épreuves d'artiste)

ISBN : 978-2-908387-95-7

116 pages - 19 x 20,5 - 75 photographies d'épouvantails - 25 euros

 

- Les petits riens dans la clinique analytique et autres essais

de Jean-Paul Charancon (épuisé)

(à la mémoire de Jean-Paul Charancon, psychanalyste)

ISBN : 2-908387-96-4

116 pages, 15 x 21, 15 euros

 

Paru le 4 janvier 2007

- Ruth éveillée

de Denis Guénoun

ISBN 978-2-908387-94-0

64 pages, 15 x 21, 10 euros

Cette pièce tente de porter à la scène le livre biblique de Ruth, lu à travers le célèbre poème de Hugo, Booz endormi, dont l’écho lui donne son titre. C’est l’histoire d’une amitié obstinée entre deux femmes, traversant l’adversité, la famine et la guerre, la mort des hommes, et qui parvient à vaincre la haine nationale qui devrait les séparer.

 

- FA'A'AMU

L'enfant adoptif

de Roger Lombardot

ISBN 978-2-908387-93-3

64 pages, 15 x 21, 10 euros

Face à sa révolte, une mère révèle à son fils les circonstances de son adoption et lui livre ses pensées les plus intimes, élargissant son propos à la relation qui unit chaque mère, chaque père… à chaque enfant.

 

Paru en juin 2007, réédité en octobre 2007

- Roses des Sables

poèmes de Nouria Rabeh (épuisé)

40 pages, 15 x 21, 8 euros

Avec Roses des Sables, Les Cahiers de l'Égaré ont publié 100 titres en 20 ans et épuisé leurs 100 N° d'ISBN: 2-908387.

Les prochains titres correspondent à un nouvel ISBN: 978-2-35502

 

 

- Discours d’investiture de la Présidente des États-Unis

Cette pièce a été écrite par Roger Lombardot dans le cadre d’une résidence d’auteur de 3 ans au théâtre de Vals-les- Bains en Ardèche : 2005-2006-2007. Le Discours est le 2° volet de cette résidence, après Sarah dont le succès ne se dément pas avec plus de 80 représentations et avant le 3° volet, prévu pour 2007 et qui aura pour thème : l’adoption, Fa’a’amu.

 

 Titres épuisés, non réédités:

Avant tout d'Odysseus Elytis
Lumière sur lumière de Salah Stétié
Le voyage d'Alep de Salah Stétié
Sana'a-Aden de Dimitri Analis
Silencieuse fraternité de Dimitri Analis
L'enfant d'eau de Tristan Cabral
Bonheur d'Emmanuelle Arsan
La lumière des hommes de Cyril Grosse
L'auteurdutexte de Claude Ber
L'ombre de Don Juan de Benito Pelegrin
X ou le petit mystère de la passion de Denis Guénoun
Paysage de nuit avec oeuvre d'art de Denis Guénoun
Les étranges souffrances d'un directeur de théâtre
de Patrick Le Mauff, Laurent Vercelletto, Philippe Vincenot
Paroles du silence rouge de Claude Ber et Claudine Galéa
Un poète pour quoi faire de Sylvie di Roma
Elipse ou de lundi à dimanche de Sylvie di Roma
Parole d'aimant(e) de Jean-Claude Grosse
Paroles à façon(s) de Régine Bariteau
Ana Mua de Lysane Douënel
Rien ne vaut le réel contre l'inquiétude avec Mohamed Kacimi
Feu de Laurent Vercelletto et Philippe Vincenot
Le livre du Dol de Lionel Mazari
Le Printemps des poètes dans les collèges du Var,
5 livres: 2000-2001-2002-2003-2004
Rouvière, un lycée dans le vent
L'Agora,
7 Cahiers: 1996-1997-1998-1999-2000-2001-2002;
une quarantaine de CD
Théâtre à vif: Le sabordage de la flotte du 27 novembre 1942 à Toulon
Paginaire de Lysane Douënel, Sylvette Raoul, Nicole Santoro
Donjon Soleil ou les 10 ans des 4 Saisons du Revest
De l'impasse à la traverse ou les 20 ans
des 4 Saisons du Revest
Mabel ou il faut mettre de l'ordre dans la maison de Jorge Goldenberg
Babel ou le mystère des langues de Michel Peroni et Jacques Roux
Le passage de l'ange de Michel Peroni et Jacques Roux
Wolfie, le petit Mozart de Brigitte Bladoux
Les fabuleuses aventures d'Ulysse d'Angela Papayanopoulou
Midi à nos portes de Paul Fructus
Nord-Sud, balade hexagonale de Paul Fructus
Nu d'Emmanuel Loi
La Mémoire du crabe de Michel Simonot
Rouge nocturne-Verdun de Michel Simonot
Pierre de Villa-Cisneros
La Mort de Socrate de Georges Lauris
Le Voyageur invisible de Carlos Dorim
Pour Refuge B de Jean-Claude Villain

Adresses des blogs et sites :

le blog de Jean-Claude Grosse

Les Agoras d'ailleurs

Les 4 Saisons d'ailleurs

On peut trouver sur dailymotion des vidéos de lectures et de conférences :

http://www.dailymotion.com/grossel

 

 

 

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Lundi 9 novembre 2009

Les 16 et 17 octobre
 en Ardèche
rencontre de 33 auteurs
pour les 33000 ans
de la grotte Chauvet

Les Cahiers de l'Égaré éditeront le livre de ces rencontres
33 auteurs à 1000 mots = 33000 mots pour 33000 ans





Ce furent deux journées riches, denses, très bien organisées par Théâtre d'aujourd'hui avec le soutien du Conseil Général de l'Ardèche, les communes de Laurac, La Beaume, Saint-Mélany et avec l'aide d'associations comme le Sentier des Lauzes. Une conservatrice de la Grotte Chauvet, compétente et en verve, une guide à remonter le temps avec des raccourcis vertigineux, un Président de festival de musique à La Beaume enthousiaste, des élus en nombre à Laurac et à Rosières, une Maison familiale accueillante à Laurac, un Hôtel class' à Joyeuse avec ses peintures rococco, XIX° siècle en restauration, une auberge gîte: Le Travers à Saint-Mélany qu'on y passerait du temps encore et encore, un Sentier des Lauzes plein de surprises: sculptures, chants, un spetacle à Ucel: La nuit juste avant les forêts de Koltès, interprété par l'acteur, Yves Ferry, pour lequel Koltès avait écrit la pièce, il y a plus de 30 ans, un sentier de la Grotte Chauvet lui aussi plein de surprises: vidéo-surveillance par caméras et last but not least, un Pont d'Arc en lumière matinale, sans touristes, un bonheur à échos. C'est parti pour les 1000 mots, copie à rendre pour le 18 décembre 2009, jour du 15° anniversaire de la découverte de la grotte (18 décembre 1994). Merci à Roger Lombardot, à l'initiative de cette rencontre.


Lire l'article d'Emmanuelle Arsan sur
Les artistes de la grotte du vallon Pont d'Arc

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Par grossel - Publié dans : JC Grosse
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Lundi 9 novembre 2009
 BAÏKAL MÉDITERRANÉE 2010-2011


Le projet Baïkal-Méditerranée a pour objectif de lier culture, environnement, éducation.

Rappel des objectifs et du contexte, après la rencontre franco-russe (5 Russes, 5 Français) des 10 et 11 août 2009 à Batère – 1500 mètres d’altitude (P.O.)
-    2010 c’est le dixième anniversaire de la rencontre entre L’Insolite Traversée de Cyril Grosse et le Molodiojny Theatr’ d’Anatoli Baskakov; c’était en 2000 pour une double création franco-russe avec répétitions à Baklany (où se trouve le mémorial dédié à Cyril Grosse) au Baïkal, création à Oulan-Oudé, tournée à Moscou, Gap, Le Revest, Vitry. Le mariage de Gogol, mis en scène par Anatoli Baskakov. (C’est possible) ça va ou l’un de nous est en trop, mis en scène par Cyril Grosse.
-    2010, ce sont les rencontres croisées franco-russes ; une labellisation de notre projet est sollicitée.
-    le projet vise à approfondir la différence entre France et Russie, afin de dépasser le seul cadre des relations humaines singulières, pour mieux découvrir et connaître les fondements socioculturels des deux peuples d’où déjà l’apprentissage d’éléments de la langue de l’autre. Se référer au livre de Maryse Dennes : Russie-Occident, philosophie d’une différence.
-    le thème sera : une goutte d’eau, mémoire du monde et des hommes.  L’imagination de chacun sera préférable à des approximations scientifiques.
-    la forme sera celle d’un bocal agité

Baïkal et Méditerranée.

Baïkal : ¼ des ressources d’eau douce de la planète. 2010.
Méditerranée : une mer peut-être en train de mourir. 2011.
Au-delà des enjeux  écologiques et des évolutions économiques qui pourraient dégrader et dégradent le Baïkal autant que la Méditerranée, c’est toute la question du rapport entre l’homme et la nature, qui est posée : la nature comme paysage réel ou rêvé, certes, mais encore plus comme lieu de ressourcement, accomplissement, révélation de soi-même.
L’importance de l’eau, dans tous les domaines, a permis de dégager  un thème possible pour les rencontres : une goutte d’eau, mémoire du monde et des hommes. Par ce thème, on cherche à éviter la folklorisation du Baïkal, à ne pas participer à la commercialisation du lieu et du mot. Idem pour la Méditerranée.
Ce thème ouvre d’une part sur les utilisations de l’eau, sa symbolique, le lien entre arts et eau,  d’autre part sur les formes possibles : photo, film, chanson, musique, théâtre… Une grande diversité de registres est possible dont le fantastique. Ce thème permet de croiser arts et politique, arts et questions de société.

Les participants :
Auteurs : 4 Français, membres des EAT, 4 Russes
Comédiens : 5 Français, des Russes en plus grand nombre d'Oulan-Oudé
Metteurs en scène : T. B. (sorti 1° du Gitis de Moscou en 2009) et deux autres metteurs en scène russes choisis par lui
Traducteurs : présidente de l’Institut Sibérien de la Francophonie (Novossibirsk), organisatrice des Rencontres Cyril Grosse à Novossibirsk (depuis 2007) et deux étudiants de Novossibirsk
Lien avec des établissements scolaires en France (Hyères, Ardèche), à Novossibirsk-Akademgorodok (école 162), Oulan-Oudé.

Planning :

1/ jusqu’au printemps 2010 :
- chacun en fonction de ses désirs et possibilités participe à la construction d’une matière brute, faite de textes informatifs, fictions, photos, films, musique…
- Russes et Français font leurs démarches respectives en direction des tutelles et organismes pour subventions et aides.

2/ printemps 2010 :
- période de traduction et publication d’une partie des matériaux, pour diffusion auprès des participants. Date butoir : 15 mai 2010. Parution : 15 juin 2010.

3/ août 2010
- arrivée des Français à Oulan-Oudé : deux premiers jours consacrés aux discussions sur les matériaux, lectures, films. Soirée de Mémoire sur la rencontre et la double création de l’an 2000, en présence du public et des médias : théâtre, discours, film, rappelant les débuts de la coopération franco-russe en 1999-2000 et les projets actuels.
- troisième jour : départ pour le Baïkal pour le travail d’écriture, puis traductions, mises en scène et représentations. Durée : 9 jours.
- retour à Oulan-Oudé pour un temps de représentation, conférence de presse, bilan et perspectives, notamment sur la venue des Russes en Méditerranée pour 2011.

- planning :
-départ en Russie vers le 4 août
2 jours à Oulan-Oudé
2 jours à Baklani sur le lac
2 jours d’écriture
3 jours de mise en scène
1 jour de présentation
1 jour de bilan à Oulan-Oudé
1 jour de récupération
retour en France vers le 20 août.

Les participants peuvent être présents sur l’ensemble du séjour ou sur une partie seulement.

Jean-Claude Grosse et Gilles Desnots
Les 4 Saisons d’ailleurs

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Dimanche 8 novembre 2009
Les killers de France Télécom

ARTICLE DE PIERRE IVORRA PARU DANS LE JOURNAL L'HUMANITE

Depuis 2000, le groupe a liquidé le tiers de ses effectifs français mais, pour la seule année 2008, il a versé 3,4 milliards d’euros à ses actionnaires. L’entreprise a été déstabilisée et le personnel traumatisé par la nouvelle religion du chiffre.
Comment en est-on arrivé à un tel désastre humain ?

Un jour d’octobre 2009 dans une agence France Télécom du centre de la France. D’un coup de feutre impérieux, devant son personnel réuni peu avant l’ouverture des locaux, le responsable de l’agence inscrit sur un tableau blanc les résultats commerciaux de la veille. Il exulte : « On est les meilleurs, on est des killers, les concurrents, on va les tuer, et les gens de l’agence de Limoges, on va les b… »
Pierre Vars, un dirigeant national du syndicat Unsa-CGC de France Télécom assiste à la scène incognito. Il ne pipe pas mot, enregistre. Il était venu pour discuter avec un collègue qui, depuis quelque temps, rencontre des difficultés faute de réaliser ses objectifs, il a droit à une leçon de choses. « On est des killers », certes, mais qui tue-t-on au bout du compte ? Pas seulement les concurrents. Les coûts d’abord, mais quels coûts ?
Les coûts humains, surtout. En 2008, le total des dépenses de personnel du groupe en France et à l’étranger est à peine supérieur à ce qu’il était en 2000 alors que le chiffre d’affaires a augmenté de près de 60 % ! En neuf ans, de 2000 à 2008, 17 000 emplois ont été supprimés dans le monde, près de 50 000 en France. Il s’agit de la plus importante restructuration dans une entreprise de l’Hexagone après celle de la sidérurgie, dans les années soixante-dix et quatre-vingt !
Comment ce « joyau » de la République, fer de lance français de la future société de la connaissance, comment l’entreprise qui a réussi à numériser 100 % du réseau téléphonique français dès 1980, donnant ainsi à la France une avance considérable sur de nombreux pays européens, en est-elle arrivée là ?
Notre directeur d’agence, le « cost killer » de l’agence du centre de la France, n’est en l’affaire qu’un tout petit pion dans un jeu qui le dépasse et qui a une dimension nationale, mondiale même. C’est tout un système, porté d’abord par des dirigeants de multinationales, des financiers, des banquiers, soutenu par des hommes politiques de droite et aussi, hélas !, d’une certaine gauche, séduits par le néolibéralisme ambiant, qui explique cette mise en route d’une machine infernale qui a nourri et continue de nourrir la souffrance au travail. Chez France Télécom, entreprise à la pointe des nouvelles technologies, les choses sont allées très loin, trop loin.

QUI EST RESPONSABLE ?

Qui est coupable, qui donc accuser de la dégradation du climat social ? Tel PDG, ce DRH-là ? Certes, ils ont une lourde responsabilité mais que dire des politiques qui, aujourd’hui, à droite particulièrement, essaient de se défausser ?
Peut-on ainsi oublier que les deux promoteurs de la loi du 31 décembre 2003 concernant le service universel des télécommunications, Jean-Pierre Raffarin et Francis Mer, précisent dans leur exposé des motifs que la « situation tout à fait particulière  » de France Télécom, multinationale « employant plus de 100 000 fonctionnaires », « appelle une solution tout à fait exceptionnelle » (1) . Pierre Musso, un ancien haut cadre du groupe, spécialiste du secteur des télécommunications (2), pointe, lui, d’un doigt accusateur la dérégulation du secteur engagée en 1998 par la Commission et le Conseil européen, avec l’illusion que « la concurrence allait pousser à l’innovation ». « En fin de compte, affirme-il, cela va se traduire sur le continent par une guerre fratricide entre les différents services publics. » Un gâchis de ressources et de talents.

Dans ce contexte de la fin des années quatre-vingt-dix, marqué également par la montée des coûts de recherchedéveloppement, d’innovation, l’opérateur français considère que, pour compenser ses reculs inéluctables sur le marché national, induits par l’arrivée de nouveaux opérateurs, il se doit d’aller sur les autres marchés européens. Porter le feu de la guerre chez l’adversaire. Le groupe est alors saisi d’une véritable frénésie d’acquisitions. En juillet 1999, il acquiert 25 % du câblo-opérateur britannique NTL pour 5,5 milliards de dollars, quatre ans après seulement, il est obligé de revendre sa participation pour presque rien. Au début des années 2000, il prend le contrôle d’Orange PLC, le 3e opérateur britannique de téléphonie mobile, au prix fort et débourse 43 milliards d’euros.
En Allemagne, avec l’opérateur Mobilcom, il se fait rouler dans la farine par un escroc et essuie une nouvelle ardoise. « Au total, reconnaît Gervais Pélissier, directeur financier de France Télécom depuis 2006, ces acquisitions malheureuses ont consommé une quarantaine de milliards d’euros et n’ont rien rapporté. » Ce gâchis pèse d’un poids bien plus lourd sur les comptes du groupe que le seul coût du travail qui pourtant fait l’objet de toutes les attentions des « cost killers ».

Surtout, il est beaucoup moins utile socialement.

UNE SITUATION DE BANQUEROUTE

La direction actuelle trouve des justifications à cette stratégie. « Jusqu’en 2003, dès lors que le groupe ne pouvait pas ouvrir davantage son capital aux investisseurs financiers, il était contraint de financer son développement par la dette », affirme Gervais Pélissier. Et la dette, il allait falloir la payer… 68 milliards d’euros en 2002, une fois et demie le chiffre d’affaires de l’année ! Cependant, on perd le plus souvent de vue que la croissance externe et la politique de rachat de concurrents se concrétisent toujours par une prise de participation dans le capital de la société cible, c’est-à-dire par un achat de titres qui ont une existence propre sur les marchés boursiers et dont la valeur peut être rapidement gonflée par le jeu de la spéculation ou, à l’inverse, dégonflée comme une baudruche lorsque le jeu des traders s’inverse. C’est ce qui est arrivé à France Télécom.
En octobre 1997, quand les premières actions sont mises en vente, le prix unitaire est fixé aux environs de 28 euros. Lors de la période d’acquisitions forcenées, en pleine euphorie boursière, elles grimpent au-dessus des 200 euros. Cinq ans plus tard, en pleine crise, fin 2002, le cours s’effondre à 7 euros. Comment regonfler le titre alors que le boulet de la dette le tire vers les bas-fonds ? Avec l’accord de l’État, toute l’énergie de l’appareil directorial va être tendue vers cet objectif : faire du cash pour rembourser la dette et verser de gros dividendes aux actionnaires. Il faut sauver le fleuron du CAC 40, la vitrine de la Bourse de Paris !
Aux actionnaires donc, on promet la lune et même le soleil, le beurre et l’argent du beurre. En 2005, à l’occasion d’une assemblée générale, la direction de France Télécom s’engage devant eux, un parterre de représentants de fonds d’investissement et de fonds de pension, d’institutions financières et de grandes banques, à leur « distribuer entre 40 % et 45 % du cash-flow organique du groupe ». Aux salariés, on intime de changer de culture.


LA CULTURE DU CHIFFRE

Pierre Musso résume en ces termes les trois « traumatismes  » subis par le personnel de France Télécom : « On est passé en premier lieu d’une culture technique et de service public à une culture essentiellement commerciale et financière, en deuxième lieu, du statut d’une entreprise innovante à celui d’un groupe en quasi-faillite en 2003. Enfin, dernier traumatisme, celui provoqué par la politique d’économies forcées sur les coûts humains. »
Même en pleine tempête sociale provoquée par la vague de suicides, le bien-fondé de cette politique de croissance financière n’est officiellement pas remis en question, pas plus au siège du groupe qu’à l’Élysée, alors qu’elle a fortement contribué à déstabiliser l’entreprise et son personnel. À rebours de son esprit de service public, celui-ci est incité à faire du chiffre. « Dès qu’un client passe la porte d’une agence, remarque Pierre Vars, notre dirigeant de l’Unsa-CGC, il faut absolument lui placer quelque chose. » Désormais, les salariés doivent fonctionner à l’objectif quantitatif dont le respect détermine le montant de la prime et donc le salaire à la fin du mois. « Fin 2008, les coûts commerciaux ont dépassé les frais de personnel », assure Michel Janin, président CGT de la commission économique du comité de groupe, entendant confirmer ainsi le virage pris par France Télécom.
Le consommateur y a-t-il au moins gagné ? Pour répondre à la question on pourrait se contenter de rappeler qu’en 2005, les autorités de la concurrence ont condamné les trois grands opérateurs à une lourde amende pour entente sur les prix des communications des mobiles. En fait, on ne peut répondre à la question seulement par une comparaison tarifaire. Pour une raison simple : en l’espace de quelques années, un nouveau venu s’est installé dans le paysage, le portable. Si les Français affectaient 1,4 % de leurs dépenses de consommation aux télécoms en 1990, en 2006, ils y consacraient 2,4 %, et probablement 2,8 % en 2010.
Comment soulager la souffrance au travail chez France Télécom ? La question concerne les salariés en premier lieu et leurs représentants. Elle est aussi politique. D’abord parce que l’État est actionnaire de l’entreprise. Surtout parce que ce qui s’y passe est au coeur de la question majeure posée à la société française dans la crise sans précédent qui secoue le capitalisme : croissance financière ou développement, quel chemin faut-il prendre ?

(1) Cité par Ivan du Roy, dans Orange stressé, le management par le stress à France Télécom, Éditions de La Découverte, octobre 2009.
(2) Cf. son dernier ouvrage : les Télécommunications, Éditions Strasbourg, 7 octobre, grève et manifestations après de nouveaux suicides dans l’entreprise. de La Découverte, mars 2008.

Arrêtons le carnage social !
20 septembre 2009
Encadrés
« Une société sans cupidité est pauvre »
Une culture de la mort
Par Jacques Cheminade

La scène est terrible, d’une violence absolue. Le vendredi 11 septembre, le corps d’une jeune femme consciencieuse, qui « réalisait de bons objectifs et recevait les félicitations de ses clients », gît au pied de l’immeuble de France Télécom, rue Médéric, à Paris. Elle s’est jetée par la fenêtre de son bureau et mourra deux heures plus tard. Tous ses collègues de travail ont assisté à son agonie. Il s’agissait du 23e cas de suicide au sein du groupe depuis février 2008, en dix-neuf mois. Le 14 septembre, une cadre d’une agence à Metz (Moselle), 53 ans, a été retrouvée inanimée sur le sol après avoir avalé des barbituriques. Le 14 juillet, c’est Michel Deparis, un Marseillais expert en réseau mobile, qui se suicidait. Il a, lui, laissé une lettre : « Je me suicide à cause de mon travail à France Télécom (…) Je sais que beaucoup vont dire : il y a d’autres causes que le travail. Mais non. C’est bien le travail l’unique cause. »

Le président de France Télécom, Didier Lombard, a déclaré, après le 11 septembre, que l’on allait s’efforcer de « mettre un point d’arrêt à cette mode de suicides ». En s’exprimant de manière si inhumaine, il n’a fait que révéler le point de vue de la direction : dans l’adaptation forcée à la concurrence internationale, cette « incertitude permanente dans laquelle nous vivons », les suicides sont considérés « logiquement » comme une mode gênante. Ceux qui s’y livrent n’étaient pas aptes à s’adapter à un monde nouveau dans lequel règne le profit à court terme et…la « cupidité ».

Comment en est-on arrivé là ? L’ex-Direction générale des télécommunications a été transformée en entreprise en 1996, et c’est Dominique Strauss-Kahn qui, dès 1997, a convaincu le Premier ministre d’alors d’en ouvrir le capital. Depuis, l’on est passé, en France, de 160 000 à 100 000 salariés. Les fonctionnaires qui, du temps du monopole public, avaient des repères techniques et humains qui les aidaient à tenir, ont vu ceux-ci systématiquement détruits. Beaucoup « ne savent littéralement plus où ils sont », comme le constate Danièle Linhart, directrice de recherche au CNRS citée par le Monde. La cruauté avec laquelle ils sont traités est effarante, même si on considère que la déesse cupidité doit être abondamment servie.

Ils ont perdu la référence au service public, au bien commun, certains d’entre eux ont changé plusieurs fois de métier et leur réseau professionnel s’est disloqué. A la direction générale de l’opérateur, on « secoue le cocotier humain » en pratiquant le « Time To Move ». Traduction en français : il est temps de bouger. En clair, l’obligation pour les cadres de changer de poste tous les trois ans. « Ta performance se dégrade, ça fait trop longtemps que tu es sur le même poste… Si tu ne bouges pas, c’est ta part variable qui va sauter ». « Pour faire plier les gens, ils menacent de nous envoyer en MOT si on est cadre, et en boutique ou au 10-14 pour les agents », rapporte un employé au Nouvel Observateur. Le MOT (mission opérationnelle temporaire), c’est six mois au maximum et parfois dans un poste pour lequel la personne est surqualifiée, inoccupée ou sans expérience. Le 10-14 est la plateforme où les agents reçoivent « à une cadence de poulets en batterie » les appels des clients mécontents. Il s’agit donc d’une forme de bizutage sadique.

Derrière cette « gestion du personnel » il y a la croyance commune au « management moderne » que le « résultat » implique la mobilité, qu’un salarié devient inefficace lorsqu’il s’est « enkysté » dans un poste, y a acquis de l’expérience, un réseau, l’amitié de ses collègues, un équilibre. La direction de France Télécom a poussé très loin cette logique en mettant ses salariés en concurrence permanente. « Il faut rendre compte de ses objectifs tous les trois mois, au lieu d’une fois par an auparavant ». « Les managers ont été choisis pour leur obéissance. Ils me font penser à des kapos dont le seul but serait de virer les gens », déclare une cadre supérieure. « On a le sentiment que, pour réduire les coûts, France Télécom a trouvé comme seule solution de dégoûter les salariés pour qu’ils partent », affirme Bernard Salengro, président du syndicat des médecins du travail CGC et de l’Observatoire du stress au travail. Début 2008, six médecins du travail ont démissionné de la société : « Nos propositions pour remettre du débat dans l’organisation du travail ont été rejetées en bloc. Puis la direction a commencé à nous diaboliser, expliquant que l’on voyait des dépressifs partout. »

Didier Lombard avait déclaré en prenant ses fonctions qu’il voulait « embarquer tout le monde, en n’abandonnant personne ». En fait, « il n’y a plus d’humanité, plus de proximité, seul compte le business », comme l’a dit Patrice Diochet, secrétaire national CFTC France Télécom, et « les logiques financières ont gagné l’ensemble de la structure », comme l’analyse Yvan du Roy, auteur d’ « Orange stressée ». Et France Télécom a bien embarqué tout le monde, mais en jetant constamment des membres de l’équipage par-dessus bord pour « faire du résultat ». En 2006, dans un séminaire pour cadres, l’animateur a expliqué : « Vous devez travailler au corps vos équipes pour en faire partir le plus possible. Suggérez-leur des reconversions, par exemple ouvrir une chambre d’hôte ou un club de plongée ». Tout est dit.

Dans ce contexte, pour les tenir, les managers ne donnent plus aux salariés tous les moyens nécessaires pour réaliser leur travail, ils comptent sur leur narcissisme. Dans les open space installés partout – des plateformes décloisonnées pour « gagner de l’espace, comme en Amérique » – les cadres perdent leur dernier signe extérieur de prestige, le bureau fermé. L’open space permet ainsi de mettre les individus directement en concurrence. Il devient un outil de contrôle social. Le cadre se polarise sur sa compétence et les résultats qu’on lui demande pour survivre dans un monde de la performance individuelle : le soir, le week-end, pendant les vacances, il doit être joignable, recevoir et envoyer des mails à l’autre bout du monde s’il le faut. Les vieux craquent, et c’est le résultat souhaité.

L’Etat, encore principal actionnaire, ne peut que se livrer à des déclarations incantatoires et s’il prévoit l’embauche de plusieurs médecins du travail et de cent personnes « spécialement dédiées aux ressources humaines », il ne pourra être qu’une dame patronnesse au sein d’un carnage tant qu’il n’aura pas changé la règle du jeu que toute la classe politique française a admise depuis plus de quarante ans.


« Une société sans cupidité est pauvre »

C’est ainsi que s’exprime le « philosophe » André Comte-Sponville dans le numéro 179 de Challenges du 10 septembre 2009. Nous retenons ici son « point de vue », page 53, car il résume bien ce sur quoi l’injustice et l’inefficacité de notre société se trouvent bâties : la croyance que la somme des vices privés peut conduire à la vertu publique, comme l’exprimait au XIXe siècle le précurseur d’Adam Smith et du libéralisme britannique, Bernard de Mandeville.

Ecoutons notre philosophe :
« La cupidité, c’est la passion de l’argent. Il est de bon ton de s’en scandaliser. Moralement, il y a pourtant bien pire (la cruauté, la méchanceté, le racisme…). Socialement, il n’y a guère mieux. C’est ce que Voltaire et Mandeville avaient compris. C’est ce que Engels a confirmé : "La basse cupidité fut l’âme de la civilisation, de son premier jour à nos jours, la richesse, encore la richesse, toujours la richesse, non pas la richesse de la société, mais celle de ce piètre individu isolé, son unique but déterminant. Si l’humanité a connu le développement croissant de la science et, en des périodes répétées, la plus splendide floraison de l’art, c’est uniquement parce que, sans eux, la pleine conquête des richesses de notre temps eût été impossible." Imaginons une société de saints, où la cupidité serait inconnue. Ce serait une société de pauvres (…) Quel développement humain, au contraire, quand la cupidité s’en mêle ! Voyez le siècle de Périclès, à Athènes, ceux d’Auguste ou Marc Aurèle à Rome ; voyez Venise au XIVe siècle, Florence au XVe, Anvers au XVIe, Amsterdam au XVIIe ; voyez la France du XVIIIe siècle, l’Angleterre du XIXe, l’Amérique du XXe (…) Et croit-on qu’elles se seraient enrichies sans la cupidité des individus ? "Vice privé, bienfaits publics", disait Mandeville ».


Comte-Sponville n’est, hélas, qu’un exemple particulièrement révélateur de cette rupture admise par nos cercles dirigeants entre « efficacité » (les marchés, le désir de possession) et « morale » (le respect de la dignité de l’autre). Daniel Cohen, éditorialiste associé au Monde et professeur émérite, intitule son dernier ouvrage : La prospérité du vice et explore les mêmes horizons.

Que de telles inepties – comme si une grande découverte scientifique, enrichissant toute une société par ses applications technologiques, pouvait être inspirée par la cupidité ! – puissent être proférées par des intellectuels médiatisés est la preuve d’une dérive qui, si elle continuait, conduirait nos sociétés à leur perte. Car la cupidité fait toujours prévaloir l’avoir, le court terme, sur l’être, la vision créatrice à long terme au service du bien commun et des générations futures. La « gestion » de France Télécom renvoie à cette conception bestiale du monde, un darwinisme social sans autre horizon que la survie au détriment de l’autre (au besoin baptisée « concurrence ») et sans dessein collectif.


Une culture de la mort
Il faut le dire brutalement : France Télécom n’est qu’un exemple particulièrement révélateur. On voit la même folie financière et la même souffrance humaine au travail se répandre partout, de proche en proche, en raison de la désintégration du système économique et social et de l’idéologie qui l’accompagne.

Marianne, dans son numéro 69 du 12 septembre, dans « On achève bien les cadres… », rapporte qu’en un an, le recrutement des cadres a chuté de 31% et plonge même de 40% pour les ingénieurs et jusqu’à 54% pour les fonctions en rapport avec les méthodes, le contrôle et la qualité. Sur le Technocentre de Guyancourt (Yvelines) de Renault, trois suicides ont eu lieu entre fin 2006 et début 2007, en raison d’un régime de cadences infernales et de tortures morales aussi intenable qu’à France Télécom. Depuis, les horaires d’ouverture ont été réduits et 40 responsables RH de proximité ont été recrutés sur le site. Cependant, les dames patronnesses ne peuvent rien face à la crise : hier on faisait travailler à outrance, maintenant, début mai, la direction a annoncé à ses cadres dopés à l’excellence et à la performance que du 28 août à la fin décembre, ils seront en chômage partiel chaque vendredi de la semaine, comme de vulgaires fonctionnaires de l’Etat américain de Californie. « Renault est un cas d’école. Il montre à quel point le système est devenu absurde. On demande aux cadres de se défoncer comme des fous pour réussir le challenge, puis, tout d’un coup, on dit : ‘ça suffit’. Résultat, la démobilisation est totale. Les gens ne veulent plus y laisser leur santé alors qu’au bout du bout, ils risquent tout bonnement de perdre leur job ». Et ce n’est pas un extrémiste qui le dit, mais Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC.

Partout une même souffrance se répand. Ici, c’est la directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse de Paris qui s’est, elle aussi, défénestrée du troisième étage en pleine réunion de service, dans un secteur victime lui aussi de restructurations et de suppressions d’activités. Ailleurs, ce sont des hommes et des femmes rongés par l’angoisse, « cuits à petit feu », dans les banques, les sociétés d’assurance ou les équipementiers et sous-traitants de l’automobile.

Il faut bien comprendre que l’impératif d’une société monétariste basée sur la cupidité conduit à la désintégration économique et sociale tout ensemble et partout. Il se crée une culture globale, une culture de l’abus, créée par et pour les forts, qui assimile l’économie à une guerre et regroupe les intérêts dominants en un Empire mondialiste, dont le centre est à Londres et à Wall Street, contre l’intérêt de tous les peuples, y compris l’anglais et l’américain. Dire, comme le fait Jacques Attali, que « nous devons, pour survivre, participer à l’aventure mondiale », cette aventure de la cupidité globalisée, est pire qu’un crime, une idiotie absolue.



Les travailleurs low-cost
article importé du blog anti-libéral

Á deux reprises en quelques jours, l’Élysée a fortement suggéré aux producteurs de légumes de recourir à des contrats précaires de type Bolkestein pour embaucher à vil prix des travailleurs d’Europe centrale dans les serres et dans les champs.

L’information qui suit ne devait pas sortir. D’ailleurs, l’Agence France-Presse ne s’y était pas encore intéressée, hier, en milieu d’après-midi. La veille, pourtant, Reuters indiquait dès 16h16 depuis Strasbourg que le conseiller agricole de l’Élysée avait suggéré aux producteurs français de légumes « de faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine » pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’Hexagone…
L’information a été donnée à notre confrère Gilbert Reilhac par Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA. Récemment, Denis Digel accompagnait à l’Élysée Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Évoquant les propos du conseiller agricole de l’Élysée Christophe Malvezin, le maraîcher alsacien a déclaré à Reuters : « souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local »
On peut donc dire aujourd’hui que l’Élysée fait le forcing pour que le syndicalisme agricole majoritaire collabore afin de mettre en place un système de précarisation massive

Sollicité par Gilbert Reilhac pour Reuters, Christophe Malvezin a expliqué dans la soirée de jeudi que sa proposition était « d’analyser ce qui se passe dans les autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny. Ce dernier avait en effet donné une feuille de route en ce sens à Bruno Le Maire, son ministre de l’Agriculture. Selon Reuters, la proposition a également été formulée par le conseiller de l’Élysée devant un responsable agricole du Vaucluse le mercredi 4 novembre. On peut donc dire aujourd’hui que l’Élysée fait le forcing pour que le syndicalisme agricole majoritaire collabore afin de mettre en place un système de précarisation massive et de sous-rémunération des salariés de l’agriculture. Cette offensive est aujourd’hui en vigueur dans des pays qui ont transposé en droit intérieur la directive Bolkestein, amendée et finalement votée par une majorité de parlementaires européens, dont ceux de la droite française. Et les dégâts qu’elle occasionne vont bien au-delà de la baisse des coûts du travail saisonnier dans les serres, les champs de légumes et les vergers.

En Allemagne, les porcheries industrielles, les abattoirs et leurs ateliers de découpe fonctionnent désormais avec de plus en plus de main-d’œuvre polonaise, roumaine ou bulgare. L’absence de salaire minimum dans les régions autonomes de notre voisin d’outre-Rhin facilite cet appel à la main-d’œuvre étrangère cantonnée dans les contrats précaires renouvelables pour les tâches les plus difficiles et les plus faiblement rémunérées.
L’Europe délocalise les travailleurs pour réduire encore la part des salaires

Selon une étude rendue publique le 17 février 2009 en France par l’Institut du porc, dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine en Allemagne étaient des travailleurs des pays d’Europe centrale fournis par des prestataires de services. Cette étude indiquait que le coût de cette main-d’œuvre était de 7 euros de l’heure pour les industriels allemands de la découpe contre 15 euros avec des nationaux et 20 euros en France. L’étude ajoutait à ce propos : « On estime que cette situation s’est traduite par un avantage de coût de la main-d’œuvre d’au moins 5 centimes par kilo traité en abattage-découpe. Les abattages allemands sont en forte croissance ces dernières années (…). Ce système gagne plusieurs pays européens comme l’Irlande ou le Royaume-Uni. On estime que l’Espagne bénéficie d’un avantage du même ordre. Le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne ont aussi plus de facilité pour employer de la main-d’œuvre étrangère dans les élevages ». Faute de pouvoir délocaliser certaines productions agricoles aussi facilement que des activités industrielles et de services, l’Europe délocalise les travailleurs pour réduire encore la part des salaires dans la valeur ajoutée. La voilà, la signification de la proposition faite par Nicolas Sarkozy dans son discours de Poligny le 27 octobre.

Main d’œuvre agricole trop chère :
faut-il délocaliser Sarkozy ?
7 novembre 2009
(Nouvelle Solidarité) 


L'information devait rester confidentielle. Denis Digel, producteur alsacien de légumes et administrateur de Légumes de France, un syndicat spécialisé de la FNSEA, rapporte que, lors d’une rencontre avec le conseiller agricole de l’Elysée Christophe Malvezin, ce dernier aurait fait comprendre que le gouvernement souhaite « créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local ».

Interrogé, Christophe Malvezin affirme qu’il ne s’agissait nullement d’une proposition, mais d’une tentative « d’analyser ce qui se passe dans d’autres pays », conformément au souhait exprimé par le président de la République dans son discours de Poligny le 27 octobre dernier.

En effet, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il s’intéressait à cette possibilité : « Je demande à Bruno Le Maire d’analyser l’organisation de la main-d’œuvre étrangère chez nos partenaires européens pour me proposer avant la fin de l’année des mesures visant à accroître la compétitivité de nos exploitations agricoles. Je ne laisserai pas partir la production agricole française. On va vous mettre à armes égales avec vos concurrents. »

Or, que font nos concurrents européens ? Soumis à l’idéologie d’un système ultralibéral moribond et dépourvu d’une volonté réelle de rompre avec une Europe qui fait triompher un libre-échange monétariste, les pays membres sont condamnés à se faire la guerre les uns les autres à coups de prix de plus en plus bas.

Faute de délocaliser certaines productions agricoles avec la même facilité que les activités industrielles et de service, l’Europe délocalise son agriculture « à l’envers » : au lieu de délocaliser la production, on importe de la main d’œuvre à bas prix pour réduire la part des salaires dans la valeur ajoutée.

Si pendant longtemps, ce type de pratiques impliquait essentiellement des pays du pourtour méditerranéen, aujourd’hui, elle se pratique au sein de l’UE.

Par exemple, depuis dix ans, le chiffre d’affaire des producteurs allemands de fraises, d’asperges et de salades a augmenté dans la même proportion qu’il a baissé en France. Pour ce secteur, où le coût de la main d’œuvre intervient pour 60% dans le coût de revient, ce sont les bas salaires qui sont déterminants. En Allemagne, une heure de cueillette revient à 6 euros, contre 12 euros en France. Mais cette pratique ne se limite pas au secteur des fruits et légumes. Une étude de l’Institut du Porc du 17 février 2009 démontre que dès 2008, plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine étaient des travailleurs des pays de l’Europe centrale fournis par des prestataires de service. Le prix de cette main-d’œuvre n’est que de 7 euros l’heure contre 15 euros pour des nationaux et elle est de 20 euros en France.

Ce n’est donc pas l’arrivée du plombier polonais de M. Bolkestein que Sarkozy nous prépare, mais celui d’intérimaires polonais payés aux conditions de leur pays d’origine pour travailler dans les champs de légumes et dans les serres de l’hexagone.

Suggestion : s’il s’avère trop compliqué de délocaliser Nicolas Sarkozy dans un pays lointain, on pourrait envisager d’importer par exemple le président des Iles Féroé. Le prix de la douche installé pour ce dernier s’avèrerait sans doute largement en dessous des 250 000 euros payés par le contribuable français pour installer la douche de Sarkozy lors du sommet de la Méditerranée en juillet 2008 et dont il ne se serait même pas servi ! Bien sur, il ne s’agit de notre part nullement d’une proposition, mais d’un sujet à analyser afin de disposer des mêmes armes que nos concurrents !



Par grossel - Publié dans : agoras
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Samedi 7 novembre 2009
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Obama est-il en train d'échouer ?


Le temps d’un 20e anniversaire :
Octobre est arrivé !


par Lyndon H. LaRouche Jr.

30 septembre 2009

Ces derniers temps, j’ai présenté une série de rapports sur la nature et les causes de la crise d’octobre aujourd’hui en cours qui représente l’entrée immédiate des Etats-Unis et du monde dans la phase décisive d’une désintégration économique mondiale. J’ai situé la première moitié du mois d’octobre comme une période cruciale de changement de phase dans le déclenchement déjà latent de cette véritable désintégration. Ici, je reformule cette problématique en insistant en particulier sur l’identification des formes probables que pourrait prendre ce changement de phase devenu inévitable au cours des semaines à venir.

Les élections législatives en Allemagne étant désormais passées, il faut rappeler aux citoyens des Etats-Unis d’Amérique que la « grève de masse » politique qui perdure aujourd’hui contre le gouvernement Obama et les membres de plus en plus méprisés du Congrès, fait écho à la grève de masse en Allemagne de l’Est qui avait mené à la chute du Mur de Berlin il y a vingt ans. Comment, alors, les supposés « citoyens ordinaires » pourraient-ils reconnaître les signes d’un tel développement durant sa phase initiale ?

Aujourd’hui, aux Etats-Unis, le cri du « Wir sind das Volk ! » de l’ époque est repris par le « We are the people ! » provenant d’un mouvement encore croissant de grève de masse au sein de la majorité de la population américaine. Pour la majorité de nos citoyens, en particulier les 30% de la population active au chômage pour lesquels la nouvelle grande dépression économique a déjà commencé, ce fait est marqué par la chute virtuellement sans précédent du soutien populaire accordé à la de facto marionnette de l’Empire britannique, le Président Barack Obama.

Alors que le sinistre mois d’octobre se déploie sur toute la planète, une nouvelle crise existentielle plus vaste encore que cela s’empare des nations du monde. Octobre est le théâtre qui promet le déferlement d’une désintégration économique au niveau mondial. Aujourd’hui, il n’y a aucune raison valable de douter que le passage d’octobre 2009 à la nouvelle année fiscale américaine amorce une désintégration générale du système monétaro-financier américain, ni non plus que cette désintégration monétaire signifie la ruine commune des nations du monde. Par conséquent, les seules questions ayant leur place dans l’esprit des économistes compétents sont les deux suivantes : « 1. Quelle forme cette désintégration déjà en cours prendra-t-elle exactement, au cours du mois d’octobre et dans un futur proche ? 2. Existe-t-il une alternative ? »

En cette saison, la blague ironique de rigueur sera probablement, « quel politicien allez-vous pendre à votre arbre de Noël ? »

La réponse sera vraisemblablement : « Nous n’avons pas d’arbre de Noël cette année. »

La réplique serait alors : « Aha ! Vos politiciens doivent être vraiment terrifiés ! »

La planète entière a désormais fait son entrée dans un « Nouvel âge sombre » – à moins que des changements de types très spécifiques, assurant le passage d’un système monétaire mondial à un système de crédit mutuel « Hamiltonien », ne soient entrepris par une alliance constituée des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de l’Inde. Les esprits superficiels affirmeront qu’un tel changement est impossible. A d’autres. Le changement dont nous avons besoin est possible ; la question est : les gouvernements de ces quatre nations ont-ils la sagesse de saisir la grande opportunité de changement qui se présente à nous ? La raison pour laquelle cette réforme pourrait bénéficier du soutien dont elle a besoin, c’est qu’aucune nation sur cette planète n’a la moindre chance de survivre à l’échec de ces grandes nations à s’assembler pour lancer la réforme anti-monétariste requise.

Par conséquent, avant de faire l’erreur de considérer cette mauvaise nouvelle d’octobre comme sans réelle alternative, examinons deux questions cruciales. D’abord, passons en revue les causes du délai de cette désintégration monétaire et financière à venir, qui est actuellement déterminée par le contrôle flagrant qu’exerce l’Empire britannique sur le gouvernement Obama. Ensuite, considérons l’option alternative.

La crise économique aux Etats-Unis

La seule méthode compétente de prévision économique publiquement connue, depuis l’annonce en janvier 1996 de ma candidature à la nomination démocrate pour la présidentielle, est un instrument heuristique présenté alors comme ma « triple courbe ». Depuis, la preuve a été faite que cet instrument est la seule méthode compétente de prévision dans le monde entier. Dans ce sens, la désintégration actuelle du système monétaro-financier mondial peut être à juste titre considérée comme une conséquence de l’échec à prendre en compte ma prévision, pourtant validée.

Les trois éléments les plus cruciaux qui définissent les causes générales de la désintégration économique du système planétaire dans son ensemble sont :

Premièrement : la courbe du système monétaire, aujourd’hui hyperinflationniste. Quand, en été 2007, le taux d’expansion de cette inflation monétariste a rattrapé et surpassé le taux d’expansion financière, les pré-conditions d’une menace latente de désintégration mondiale et générale, correspondant au type de celle de la période de mars à novembre 1923 en Allemagne, étaient déjà complètement réunies.

Deuxièmement : le changement de la courbe financière, dans ces conditions, passant d’inflationniste à déflationniste, depuis cette période d’été-automne 2007.

Troisièmement : le taux accéléré d’effondrement de la production physique par tête et par kilomètre carré.

Dans ces conditions, le taux de croissance représenté par l’accélération de la courbe monétaire hyperinflationniste, ayant rattrapé le taux de croissance de la courbe financière, a agi de sorte que le cours de la courbe financière se renversât, pour apparemment devenir déflationniste. La combinaison du taux accéléré d’effondrement de la production physique relative par tête, de l’accélération des émissions monétaires et du cours déflationniste des flux financiers, signalait l’arrivée définitive de conditions correspondant précisément au motif de la rupture hyperinflationniste de l’économie de Weimar, entre le printemps et l’automne 1923.

Le précédent approprié pour ce type de désintégration est donc le cas de l’économie de l’Allemagne de Weimar, durant la période s’achevant en novembre 1923. En l’occurrence, l’occupation française de la Rhénanie avait déclenché une rupture hyperinflationniste déjà rampante. Aujourd’hui, aux Etats-Unis, la relation entre les trois éléments de la Triple courbe correspond à celle qui existait en Allemagne en 1923.

Cependant, comme en Allemagne en 1923 ou aux Etats-Unis depuis août 2007, quand une hyperinflation monétaire rattrape le taux d’expansion des agrégats financiers – les actions du sénateur Chris Dodd et de ce député fanatique qu’est Barney Frank l’ayant permis – et que la production physique nette est en déclin, les pré-conditions à une rupture hyperinflationniste de l’ensemble de l’économie sont réunies. Le résultat des politiques des gouvernements Bush et Obama, depuis cette date jusqu’à aujourd’hui, révèle une démence clinique. Cependant, les mêmes conditions spécifiques prévalent également pour l’ensemble l’économie mondiale.

Le cas de l’Allemagne en 1923 était certes exceptionnel. L’Allemagne était alors soumise à des conditions absolument artificielles et prédatrices, définies par les conditionnalités de Versailles qui avaient été imposées, principalement, par la Banque d’Angleterre, les monétaristes de Manhattan, et les revanchards du régime français. En l’occurrence, les types de conditions limites imposées par, principalement, le trio Londres-Paris-Wall Street, comme les conditions que ces trois puissances ont imposées à l’Allemagne réunifiée en 1989, étaient alors restreintes à un secteur limité de l’économie mondiale. Aujourd’hui, les conditions imposées à l’Allemagne de Weimar ont été imposées, de fait, sur l’ensemble de la planète, par le biais de ce qui est implicitement le système monstrueusement corrompu du Fonds monétaire international (FMI).

La logique de ce que les puissances de Versailles ont fait à l’Allemagne dans les années 1920 est donc la même que celle appliquée à une échelle mondiale créant les pré-conditions pour une désintégration hyperinflationniste sans limite. Il est pertinent de dire que la pensée économique guidant la plupart des gouvernements s’est avérée, et s’avère encore, être une démence clinique.

Alors comme aujourd’hui, le seul remède à la hauteur d’une telle condition de rupture, est de soumettre l’intégralité du système à une mise en banqueroute organisée par les Etats-nations souverains compétents, en recourant à l’équivalent des critères du Glass-Steagall Act pour réorganiser l’ensemble du système en faillite. Les avoirs monétaires fictifs doivent simplement être annulés, et l’économie en question reconstituée sur la base d’un système anti-monétariste de crédit, annulant les avoirs monétaristes moralement frauduleux.

Ainsi, pour les Etats-Unis eux-mêmes, la condition formelle pour sauver le gouvernement américain d’une rupture financière totale causée par la charge des intérêts monétaristes, est un retour à l’interdiction constitutionnelle des pratiques monétaristes, inhérente à la prescription hamiltonienne intégrée dans la Constitution fédérale des Etats-Unis.

Une fois cette approche adoptée par les Etats-Unis, en conjonction avec quelques autres nations importantes, comme la Russie, la Chine et l’Inde, une reprise générale de l’économie mondiale pourrait être démarrée. Pour le moment, cependant, pour aussi longtemps que l’Europe de l’Ouest et l’Europe Centrale restent sous la botte monétariste britannique, ces nations manquent des mécanismes de souveraineté requis pour effectuer la réforme nécessaire. Ainsi, sans un bloc de coopération anti-monétariste entre systèmes de crédit des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine et de l’Inde, et d’autres puissances qui choisissent de les rejoindre dans cet effort commun, un plongeon général de toutes les nations dans un « Âge des ténèbres » mondial et prolongé serait virtuellement inévitable.

Sans une initiative allant dans ce sens de la part des Etats-Unis, une telle reprise ne serait pas possible. L’humanité serait alors inévitablement condamnée pour une génération ou plus.

Il est clair que le système monétaro-impérialiste britannique s’opposera à de telles réformes, coûte que coûte. Peu importe ; il est essentiel que la civilisation survive. Une fois que le monde aura décidé de redevenir économiquement raisonnable, les changements fondamentaux nécessaires dans les affaires du Royaume-Uni pourront se faire avec plus ou moins d’entrain.

Cependant, si le remède que j’ai prescrit n’est pas adopté, le monde est déjà pré-condamné à vivre une saison en Enfer. Pour comprendre cette menace immédiate de désintégration mondiale, le facteur de ce que l’on appelle la « mondialisation » doit être pris en compte.

Pourquoi un effondrement mondial

Il y a, en divers endroits de la planète, des économistes et responsables gouvernementaux incompétents ou induits en erreur, au point de croire qu’un effondrement du dollar américain ne provoquerait pas inévitablement un effondrement quasi-simultané de toutes les nations de la planète. A l’heure actuelle, seul le gouvernement chinois aborde cet enjeu de façon réaliste. On peut dire que les autres sont comme hypnotisés par les charmes séducteurs de quelque étrange fée, peut-être déguisée en monétariste keynésien.

Sans une conversion de l’économie de quelques nations importantes du monde qui coopéreraient entre elles, en passant d’un système monétariste à un système de crédit de type hamiltonien, il n’y a aujourd’hui pas la moindre chance de survie pour aucune économie nationale. L’évidence se présentera aux yeux de tous ceux qui ne se dupent pas, par des évolutions qui font déjà surface au cours de ce mois d’octobre.

Par exemple : si nous pouvions présumer que les politiques actuelles du gouvernement Obama soient poursuivies durant le mois d’octobre et légèrement au delà, les Etats-Unis seraient alors déjà condamnés à vivre leur pire désintégration physique depuis l’adoption de leur Constitution fédérale. Le taux de mortalité monterait en flèche, au delà de tout ce que peuvent imaginer la plupart des vivants d’aujourd’hui, et irait même bien au delà des volontés d’homicide déjà très marquées dans certaines clauses de la « réforme » de la santé d’Obama, dont la création d’un Comité indépendant d’experts médicaux (IMAC) directement inspiré des réformes d’Hitler.

Passons maintenant à la prochaine question. En présumant que les réformes que j’ai proposées ne soient pas introduites dans les lois et politiques américaines durant ce mois octobre, quelle forme prendrait une désintégration générale et conséquente de l’économie américaine ?

Perception ou réalité ?

Comme je l’avais prouvé de façon concluante en 1971 lors de l’effondrement de l’économie américaine sous Nixon – par exemple lors de ma victoire sur le principal économiste keynésien britannique Abba Lerner, lors d’un célèbre débat en décembre 1971 – l’incompétence des économistes prédominants, pro-keynésiens ou pires, qui aujourd’hui encore tiennent les positions universitaires et autres, est démontrée par leurs prévisions ratées, par opposition à mon propre bilan, relativement infaillible, depuis 1956-57. Leurs prévisions ont principalement reposé, soit sur des considérations purement monétaristes, soit sur des études des processus de l’économie physique en tant qu’interprétations adaptées à des méthodes statistiques monétaristes. La supposition selon laquelle les motifs de la croissance physique nette dans l’économie puissent être définis par et déduits des méthodes statistiques, est une erreur terrible qui ignore l’influence déterminante des facteurs de capital physique sous-tendant à la fois la production physique et la productivité.

En d’autres termes, les changements physiques dans la productivité, par tête et par kilomètre carré, sont principalement déterminés par la combinaison de facteurs liés à des principes scientifiques physiques et par l’impact relatif d’un mode de culture artistique Classique en poésie, en théâtre, en musique, en peinture et en sculpture. Le rôle crucial de ces facteurs culturels est dynamique, dans le sens où Gottfried Leibniz le définit dans sa dénonciation de la fraude des mathématiques cartésiennes. La « dynamique », dans le sens Classique du terme, est le principe sous-jacent à la fois aux problèmes de science physique et de composition artistique Classique. C’est de ces facultés créatrices propres et uniques aux modes Classiques humains de l’imagination que les pouvoirs créateurs de la science physique sont dérivés. Le cas d’Albert Einstein et de son violon est représentatif du rôle essentiel du lien entre la composition artistique Classique et les expressions valides du progrès scientifique.

Comme ma propre réussite relativement unique dans la prévision économique en atteste, c’est seulement en considérant ainsi les fonctions monétaires, financières et économico-physiques des économies nationales et mondiale, que l’on peut accéder au caractère original des changements dans la productivité relative des économies. Le rôle de la créativité dans les habitudes culturelles de la population n’est pas la moindre de ces considérations, ce qui implique de considérer l’expression sous-jacente de la disposition générale à la créativité, manifestée par le rôle relatif des modes artistiques Classiques, distincts des modes populistes, chez les différentes couches de la société. De Cues, Kepler, Fermat, Leibniz, Riemann, Einstein et Vernadski sont caractéristiques de ce facteur culturel qui affecte la productivité économique des nations et de leurs populations.

Comme ce disciple de Riemann qu’était l’académicien V.I. Vernadski l’a démontré, la productivité potentielle relative d’une culture nationale, par tête et par kilomètre carré, ne peut être mesurée par aucun standard mathématique fixe. L’augmentation des pouvoirs productifs relatifs du travail, mesurée à la fois par tête et par kilomètre carré, nécessite des augmentations dans la densité de flux énergétique potentielle relative des sources de puissance appliquées, qui compensent l’épuisement des dépôts relativement les plus riches que la biosphère a laissé derrière elle pour des formes variées d’exploitation par la Noosphère.

Ce facteur qui vient d’être évoqué, par exemple, a déterminé la capacité de la société moderne à aller sur la Lune, et déterminera la faisabilité d’un transport régulier de passagers, à distinguer des simples « choses », entre l’orbite lunaire de la Terre et Mars. J’insiste sur l’importance cruciale de la propulsion par fusion nucléaire dans le transport des passagers humains entre l’orbite lunaire de la Terre et l’orbite lunaire de Mars. La survie de l’espèce humaine sur Terre dépend uniquement de l’accroissement plus ou moins soutenu des modes de densité de flux énergétique employés. La fission et la fusion sont les points de référence de notre époque en ce qui concerne la capacité des cultures humaines existantes à survivre.

Ce facteur d’augmentation nécessaire de la densité de flux énergétique est corrélé à l’intensité relative en capital. C’est seulement par des taux de croissance relativement « géométriques » dans l’infrastructure économique de base, y compris celle des modes de production, que même la simple densité démographique potentielle d’une société peut être défendue.

Ces conceptions ont été élaborées depuis approximativement 1620 dans l’économie de ce qui est devenu les Etats-Unis d’Amérique, et ont été reprises dans leurs principes par les politiques anti-manchesterienne du Chancelier allemand Otto von Bismarck, de même qu’on les retrouve dans les politiques de la France sous Louis XI et dans les rôles de Jean-Baptiste Colbert et de l’École polytechnique sous la direction des cercles de Gaspard Monge et Lazare Carnot avant 1815.

Ainsi, ces notions d’intensité en capital sont inscrites dans le Système américain d’économie politique, étant associées aux recommandations d’Alexander Hamilton pour ledit Système. Cette notion de science de l’économie physique, opposée au dogme monétariste, est la racine historique des notions scientifiques compétentes de maintien et d’accroissement des pouvoirs productifs du travail, par tête et par kilomètre carré, jusqu’à aujourd’hui. Dans mes propres travaux, j’ai simplement insisté sur des critères physiques plus actuels.

S’agissant d’appliquer cette approche des principes compétents en science économique, et en prévision économique, ces conceptions, telles qu’elles sont résumées dans l’élaboration de ma fonction de « triple courbe », et dans l’utilisation que j’en fais, fournissent le degré d’approximation d’une science économique praticable de tous les jours, qui soit accordée au développement d’une politique nationale américaine compétente, et aussi un système de coopération mondiale au sein d’un ensemble de systèmes de crédit à taux de change fixes.

Une fois que nous nous sommes mis d’accord sur ce standard, nous passons ensuite au problème évident des déclins réversibles, à distinguer des irréversibles, au sein d’un système économique national dont l’organisation lui est propre. Ce que nous cherchons à proprement parler, en abordant la question de savoir si oui ou non un système économique national spécifique ou l’économie mondiale subit un déclin irréversible, est ainsi atteint.

Ainsi, quand je parle ou écris au sujet d’un point de rupture régressif dans l’état de l’économie nationale américaine au mois d’octobre, mon critère est celui du test de non-réversibilité implicite d’une diminution qualitative dans la productivité de cette économie. Il faut abandonner la forme monétariste actuelle, désespérément en faillite sous le joug du système de la Réserve fédérale, afin de rétablir la règle du système de crédit stipulée dans la Constitution fédérale des Etats-Unis d’Amérique.

C’est la fonction d’un retour des Etats-Unis à ce système de crédit constitutionnel, en abandonnant les systèmes monétaristes qui aujourd’hui polluent, par exemple, des nations telles que la Russie, la Chine et l’Inde, qui définit le rôle indispensable des Etats-Unis d’Amérique dans toute entreprise visant à éviter un plongeon de toute la planète dans un nouvel âge sombre. Le refus d’un tel rôle par n’importe laquelle de ces « quatre grandes puissances » signifierait à l’heure qu’il est une rupture générale de toute économie sur la planète, dans un délai très bref.

Malheureusement, la seule alternative, et c’est tout à fait temporaire, à ce que j’ai à nouveau proposé ici, serait une dictature sauvage comparable à celle de Hitler en Allemagne en temps de guerre. En d’autres termes, cela veut dire que les Etats-Unis doivent choisir soit mon approche, soit une forme sauvage et collectivement meurtrière d’austérité à la Hitler, imposée par l’actuel gouvernement Obama.

Voyez : vous avez la possibilité de choisir, mais seulement dans le court terme, comme Hitler pourrait l’avoir dit lors de ses derniers jours dans le bunker.

En d’autres termes, c’est l’absence ou l’imposition des réformes que j’ai présentées, qui détermineront la direction choisie pour le sort de la population américaine durant les semaines à venir.

Par conséquent, dans tous les cas, une baisse importante, implicitement irréversible, des moyens financiers en faveur de la population et des institutions, sous les conditions post-30 septembre 2009, impliquerait une descente politique irréversible, probablement de type fasciste, de toute l’économie américaine. Ce serait une preuve suffisante pour monter que la phase d’effondrement général de l’économie des Etats-Unis et aussi, par conséquent, de l’économie mondiale, serait entamée. En d’autres termes, un effondrement précipité sur les marchés ou un tournant sévère vers des modes pro-fascistes d’austérité, suffirait à prouver qu’un changement qualitatif portant les marques d’une désintégration générale a été confirmé.

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